Sanschagrin, David

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  • Dossier : Changer le monde - (...)

    Présentation du dossier du numéro 66

    Changer le monde - Où allons-nous ?

    Changer le monde pour qu’il soit plus juste, démocratique, égalitaire, libre, inclusif et en équilibre avec l’environnement est un projet naïf et téméraire, qui nécessite une lutte constante marquée par d’incessants reculs et avancées. Les forces du statu quo libéral capitaliste sont si écrasantes qu’il devient facile de renoncer à se mobiliser contre elles. Antonio Gramsci soulignait l’importance de conjuguer « le pessimisme de la raison et l’optimisme du cœur ». D’où ce dossier à la candeur assumée, celle de faire comme si l’on pouvait réussir à faire courber les pouvoirs, sachant que la volonté et les idées sont aussi des moteurs de l’histoire.

  • No 62 - déc. 2015 / janv. 2016

    Le projet libéral

    La « quatrième » révolution antidémocratique

    Analyse du discours

    Beaucoup a été dit sur le projet libéral de déconstruction de l’État providence québécois pour en faire un État minceur compétitif du 21e siècle. Cette quatrième révolution néolibérale, pour reprendre le titre du livre sacré de Philippe Couillard [1], doit marquer l’avènement d’un État qui créera les « conditions propices » pour attirer et favoriser les investisseurs d’ici, mais surtout d’ailleurs. Des investisseurs qui, seuls, sont en mesure de créer de la richesse ; un moyen qui est apparemment devenu la fin ultime des sociétés contemporaines.

  • Dossier : Le printemps érable - (...)

    Au-delà des principes de la démocratie directe

    Témoignage sur le fonctionnement réel de la CLASSE

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    Le mépris des milieux institutionnels et la fascination des milieux alternatifs pour la démocratie délégative pratiquée à la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) s’appuient souvent sur son opposition à la démocratie représentative québécoise. La représentation confère, pour les uns, la légitimité et l’efficacité nécessaires à une bonne gouvernance, et aliène, pour les autres, les notions d’égalité, de participation, de transparence et de délibération. Si publiquement la CLASSE s’enorgueillit de ses fondements démocratiques, c’est parce qu’elle a été capable de mobiliser des dizaines de milliers d’étudiantes grâce à une expérience politique participative, délibérative, radicale et originale tant dans les moyens d’action que dans les principes.

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