Consommation, marchandisation et pub

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  • Dossier : Repenser l’alimentation

    Dossier : Repenser l’alimentation

    Une visite au supermarché

    S’il est instructif de penser à un supermarché comme à une machine à inciter à consommer, c’est que cela l’est en effet. Il est utile de le savoir, ne serait-ce que pour résister aux pièges qu’on nous tend. Voici quelques-uns des rouages de la machine présentés par une visite imaginaire à votre supermarché préféré. Votre guide s’appelle Laura : c’est une jeune sceptique.

  • No 56 - oct. / nov. 2014

    L’empire Facebook

    Privatisation de l’amitié et placement de produit

    Pourquoi écrire sur Facebook aujourd’hui ? L’entreprise est si solidement implantée qu’elle s’impose comme une évidence, un poids lourd incontournable de la communication, un réseau aimé ou détesté, mais qui dépasse de loin tous ses concurrents. Un tel empire a nécessairement subi sa part de critiques. Pourtant il se maintient et se renforce, obtient un appui systématique même de ceux et celles qui s’y opposent, parce qu’ils n’ont pas le choix d’y adhérer, disent-ils. En ce sens, Facebook ressemble à bien des multinationales qui occupent presque une position de monopole.

  • No 56 - oct. / nov. 2014

    Culture

    Fêter à l’ère du capitalisme mondialisé

    Sécurité + ordre + profit

    Écho de formes de célébrations collectives anciennes, réminiscence de rassemblements rituels cycliques à caractère agraire et religieux, congrégation des arts, rencontre des peuples et des cultures, propagande étatique, fête militante ou corporation millionnaire, le festival est une pratique collective syncrétique dont les formes contemporaines témoignent de l’évolution et de l’état de l’art de la fête publique dans la culture occidentale. Qu’avons-nous donc en commun qui nous donne envie de nous rencontrer et de célébrer ?

  • No 53 - février / mars 2014

    Écologie

    La consommation responsable

    Faire proliférer la désinformation nuit à la santé collective

    Après la lecture de l’article « Éthique consommée » de François Doyon, paru dans le numéro d’octobre-novembre 2013 d’À bâbord !, nous devions conclure que la consommation « responsable » – biologique, équitable et locale – est un leurre. En effet, elle ne servirait qu’à nous donner bonne conscience, celle-ci ne tenant pas ses promesses. De plus, elle individualiserait les prises de décision face aux dérives du capitalisme alors que cela devrait être une responsabilité de nos institutions et de nos élites dirigeantes. Cependant...

  • No 53 - février / mars 2014

    Culture

    Ragoût de culture

    Je sais qu’on peut aisément confondre Éric Duhaime avec un chaudron, et je pourrais démontrer sans coup férir que son essai Libérez-nous des syndicats est du manger mou pour l’esprit. Il était tout de même étonnant de le retrou­ver en compétition avec La mijoteuse. De la lasagne à la crème brûlée de Ricardo pour le prix du public du Salon du livre de Montréal 2013. C’est la mijoteuse qui a remporté le concours, dans l’improbable catégorie « essais / livres pratiques ». Cette cuisante défaite de l’essai contre la lasagne est-elle un sinistre présage ? Est-ce le signe que l’avenir de Montaigne et Pascal se trouve dans le rayonnage des grille-pain et des tondeuses à gazon ? C’est à craindre si l’on soumet l’économie du livre au joug des grands monopoles commerciaux.

  • Dossier : Santé - État d’urgence

    Cancer du sein

    La vague rose

    Dossier : Santé - État d’urgence

    L’automne est la saison où l’on se mobilise contre le cancer. On peut « courir pour la vie », acheter des cosmétiques, des mouchoirs ou des champignons labélisés, une poêle à frire rose, indiquer « j’aime » sur une page Facebook… tout cela au nom de la lutte contre le cancer du sein. Les initiatives d’empathie et de solidarité doivent bien sûr toujours être saluées, mais au-delà des bons sentiments, on est en droit de s’interroger : à qui profitent ces campagnes ?

  • No 39 - avril / mai 2011

    Société

    Le discours sur l’endettement

    Une dépolitisation de la crise économique

    Nos élites politico-économiques viennent de tirer la sonnette d’alarme : le taux d’endettement des Canadiens risque de replonger le pays dans une crise financière semblable à celle qui a frappé les États-Unis en 2008. Le ratio de la dette des ménages canadiens par rapport à leur revenu a atteint le niveau record de 148,1 %, taux qui dépasse celui des Américains qui se situe maintenant à 147,2 %. Selon Mark Carney, « La turbulence que traverse l’Europe en ce moment nous rappelle que la crise n’est pas terminée, mais qu’elle vient simplement d’entrer dans une nouvelle phase. Dans un monde submergé par les dettes, l’assainissement du bilan des banques, des ménages et des pays exigera des années. Par conséquent, le rythme, le profil et la variabilité de la croissance à l’échelle du globe se modifient, et le Canada doit s’adapter [1].

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