Regards féministes
La fabrique des deuils sans importance
Les inégalités ne nous laissent aucun répit et nous pourchassent jusqu’après la mort. Comme dans la vie, le deuil révèle les limites de notre réservoir d’empathie collective.
Regards féministes
Les inégalités ne nous laissent aucun répit et nous pourchassent jusqu’après la mort. Comme dans la vie, le deuil révèle les limites de notre réservoir d’empathie collective.
Tandis que la richesse se concentre de plus en plus entre quelques mains, la pauvreté s’accroît à un rythme effarant. Des milliers de personnes n’ont plus les moyens de se nourrir adéquatement, de se loger, et de manière générale de répondre à leurs besoins de base et à ceux de leur famille. Les réponses du gouvernement de la CAQ devant ces problèmes demeurent profondément insatisfaisantes.
Culture
Les récits de transfuges de classes captivent, au Québec comme ailleurs. L’aventure singulière d’individus qui vont à l’encontre de ce qu’on leur avait assigné à la naissance, une vie dure et pauvre, et qui connaissent le succès, a un aspect rassurant. Mais ces récits dénoncent surtout la rigidité d’un ordre social dont on ne sort jamais indemne.
Féminisme
La précarité et la pauvreté sont des formes de violences extrêmes qui sont trop peu souvent reconnues et dénoncées. Alors que le coût de la vie atteint des sommets et que les salaires peinent à suivre l’inflation, le Comité des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, coordonné par la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a décidé de conduire sa campagne annuelle de 2023 sous le thème « Précarité genrée, violences ignorées ». La situation demeure d’une urgence criante aujourd’hui.
Un communiqué du groupe Robins des ruelles
Nous partageons ici un communiqué du groupe Robins des ruelles, qui a circulé sur internet suite à leur action du 15 décembre 2025 (notamment sur le site du journal Le Mouton Noir).
Dossier : Épiceries. Faim de justice
Sous les néons des épiceries bannières
Les grandes surfaces d’alimentation ne vendent pas que des produits : elles structurent l’accès à la nourriture, définissant ce qui est accessible, à quel prix et pour qui. Derrière leurs néons, un système organise les différences sociales, créant des épiceries à plusieurs vitesses où chaque panier raconte une histoire d’inégalités.
Éducation
Entretien avec Suzanne-G. Chartrand du collectif Debout pour l’école
En 2023, l’initiative Parlons éducation réunissait près de 1 700 personnes dans 20 forums et plus de 50 ateliers jeunesse à travers tout le Québec pour discuter des défis du système scolaire québécois. Bilan et perspectives avec Suzanne-G. Chartrand, porte-parole du collectif Debout pour l’école. Propos recueillis par Wilfried Cordeau.
Présentation du dossier du numéro 106
Dossier coordonné par Valérie Beauchamp et Mélanie Ederer
Comme bien des besoins de base, l’alimentation a été appropriée par de grandes corporations où l’acte de se nourrir devient pour ces entreprises une façon de s’enrichir. Les profits engrangés par les grandes épiceries se font au prix d’une augmentation des inégalités sociales, alors que de plus en plus d’individus font face à l’insécurité alimentaire et rencontrent des obstacles grandissants à bien s’alimenter.
Présentation du dossier du numéro 99
Le numéro 99 peut être commandé en ligne via le site des Libraires.
« Nous nous appauvrissons ! » Ce constat actuel et généralisé occupe de plus en plus d’espace médiatique, bien plus qu’au moment où le collectif de notre revue a envisagé pour la première fois de consacrer un dossier à la question de la pauvreté. La multiplication du nombre d’articles et de reportages traitant d’une manière ou d’une autre de cette question nous a réjoui·es – enfin on commence à dénoncer que certaines personnes vivent dans des situations inexcusables de pauvreté ! Cette couverture élargie nous a aussi inquiété·es : si les réalités de la pauvreté sont grandement exposées, les racines du problème semblent trop souvent écartées.
Dossier : Pauvreté, un enjeu collectif
Restreindre notre compréhension de la pauvreté au seul manque de ressources limite notre capacité à y répondre durablement. C’est seulement en rendant visibles les dimensions cachées de la pauvreté avec les personnes qui la vivent et à partir de leur expérience que l’on peut espérer y mettre fin.
Dossier : Pauvreté, un enjeu collectif
Les organismes d’aide alimentaire du Québec n’ont jamais été sous une telle pression. On peut s’étonner qu’autant de gens ne puissent pas se nourrir par leurs propres moyens dans une société supposément riche comme la nôtre. Pourtant, le coût élevé des aliments, d’une part, et la crise du logement, d’autre part, laissent peu de choix aux plus vulnérables de notre société. Et ces derniers ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
Dossier : Pauvreté, un enjeu collectif
La pauvreté est l’une des causes de l’itinérance, et elle se ressent dans le quotidien des personnes en situation d’itinérance. Les organismes communautaires membres du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) en sont témoins chaque jour : la pauvreté a des effets ravageurs sur nos concitoyen·nes, et les ressources manquent pour les soutenir adéquatement.
Publication indépendante paraissant quatre fois par année, la revue À bâbord ! est éditée au Québec par des militant·e·s, des journalistes indépendant·e·s, des professeur·e·s, des étudiant·e·s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une révolution dans l’organisation de notre société, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
À bâbord ! a pour mandat d’informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d’offrir un espace ouvert pour débattre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d’origine populaire. À bâbord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la bêtise, dénoncent les injustices et organisent la rébellion.