Dupuis-Déri, Francis

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    Dossier : Vivre en démocratie autoritaire

    Démocratie policière

    « Notre boulot, à la police, c’est la répression. Nous n’avons pas besoin d’un agent sociocommunautaire comme directeur, mais d’un général. Après tout, la police est un organisme paramilitaire, ne l’oublion pas. » – Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers de Montréal, en 2009

    À la suite de l’arrestation de masse lors du Sommet du G20 à Toronto, en 2010, un étudiant en théâtre de l’Université de Toronto pris dans le coup de filet s’insurgeait, à la télévision : « Je n’en reviens pas que cela puisse arriver au Canada !  » À le voir, on le savait de descendance européenne et probablement de classe moyenne. Ce qui expliquait son étonnement devant des policiers le traitant sans respect et bafouant ses droits. Plusieurs ont eu la même réaction lors des arrestations de masse pendant le Printemps de la matraque en 2012.

  • No 23 - février / mars 2008

    La rencontre du féminisme et de l’antiracisme

    Entretien avec Christine Delphy

    Sociologue et féministe française de renom, la théoricienne et militante Christine Delphy est venue à Montréal à l’automne 2007 pour prononcer deux conférences : « Le mythe de l’égalité-déjà-là : un poison » et « L’Afghanistan : une guerre pour les femmes ? » Christine Delphy s’est d’abord fait connaître au Québec dans les années 1970 pour son article « L’ennemi principal », puis par l’œuvre du même nom, publiée en deux volumes. En 1977, elle fonde, avec entre autres Simone de Beauvoir, la revue Questions féministes, puis Nouvelles questions féministes en 1980. Elle a récemment pris position contre la loi française interdisant le port du foulard musulman dans les écoles. Sa lutte antiraciste l’a menée à s’engager dans le Mouvement des indigènes de la république [1].

  • No 25 - été 2008

    Le rapport Manley sur la guerre d’Afghanistan

    Porte-voix des positions de l’OTAN

    En janvier dernier paraissait le rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, plus connu sous le nom de Rapport Manley, en référence à son président. Ce rapport était très attendu et sa sortie a provoqué de fortes vagues. Mais il semble qu’il y a déjà de cela une éternité, tant d’événements d’importance étant survenus depuis lors : le Parti libéral de Stéphane Dion a accepté le projet du gouvernement du Parti conservateur de prolonger jusqu’en 2011 la participation du Canada à l’occupation militaire de l’Afghanistan (un retrait était jusqu’alors prévu en 2009), les États-Unis ont décidé de déployer 1 000 soldats supplémentaires pour prêter main-forte aux soldats canadiens à Kandahar, le chef d’état-major Rick Hillier a annoncé qu’il quitterait son poste en juillet 2008 et le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a déclaré que le gouverneur afghan de Kandahar devrait être démis de ses fonctions – parce qu’il est brutal et corrompu – avant de s’excuser publiquement et d’affirmer que le Canada respectait la souveraineté et l’autonomie de l’Afghanistan (ben voyons !).

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