Laïcité, religions et politique

  • Articles
  • No 54 - avril / mai 2014

    Société

    La Charte : Quel débat public ?

    Depuis le début de l’automne, le gouvernement Marois essaie de faire monter sa cote de popularité en utilisant la Charte que je ne nommerai pas, parce qu’elle est encore susceptible de muer dans son énoncé. Le gouvernement tente également de nous faire croire qu’il mène un vrai débat public sur les enjeux reliés à cette Charte. Jusqu’à présent, il nous a plutôt instruits sur la manière dont on peut noyer un débat.

  • No 54 - avril / mai 2014

    Éducation

    Une laïcité inachevée

    Depuis des mois déjà, le Québec discute âprement de laïcité. Il y a pourtant eu, dans tous ces échanges, un singulier point aveugle – ou du moins un sujet dont il n’a que bien peu été question. Ce thème, qu’on s’est bien gardé d’affronter directement, est celui du financement public des écoles privées confessionnelles.

  • Dossier : L’utopie a-t-elle un (...)

    Dossier : L’utopie a-t-elle un avenir ?

    L’utopie du Dieu impuissant

    L’Apocalypse, qui signifie en grec révélation, est le dernier livre de la Bible chrétienne. Il révèle un aspect fondamental du christianisme dont témoignent à leur manière les théologies de la libération. Le Dieu de l’histoire auquel la Bible rend hommage à travers les écrits des prophètes dénonçant les pouvoirs politiques, sociaux et religieux, le Dieu caché parmi les événements historiques, dont la foi sait reconnaître les signes et la présence, le Dieu des pauvres et des humiliés, qui les accompagne inlassablement dans leur longue marche vers la libération, ce Dieu-là est tout entier impuissance et fragilité.

  • No 35 - été 2010

    Débat politique

    Le faux débat sur l’interculturalisme et la question identitaire

    Par le biais de lettres aux journaux, des universitaires québécois débattent présentement de l’identité québécoise et des valeurs communes qui devraient être partagées dans le contexte d’une société moderne. Trois grandes orientations cadrent ce débat. D’une part, les signataires du « Manifeste pour un Québec pluraliste » [1] prônent une vision ouverte et pluraliste de la société québécoise. D’autre part, les tenants d’une conception nationaliste conservatrice (les « néo-traditionnalistes ») remettent en question les pratiques d’accommodements raisonnables qui auraient pour effet de nier la mémoire de la majorité historique. Enfin, un troisième groupe propose une « vision stricte de la laïcité », qui « récuse les manifestations religieuses ostentatoires dans la sphère publique [2] ».

  • No 34 - avril / mai 2010

    Analyse du discours

    Qui parle lorsque parle Mathieu Bock-Côté ?

    Les thèses nationalistes conservatrices de Mathieu Bock-Côté (MBC) sont de plus en plus remarquées et discutées. Celui qui sévit depuis une douzaine d’années dans les pages d’organes intellectuels vendus à sa cause semble avoir acquis un capital intellectuel qui force la réplique de ses adversaires. Cette trajectoire apparemment ascendante n’est pourtant pas le produit d’un génie particulier ou le fait héroïque d’un auteur isolé qui signe des camouflets incendiaires dont la seule originalité s’imposerait à la lecture. C’est tout le contraire.

  • Dossier : Le Québec en quête de (...)

    Le Québec en quête de laïcité

    Le pari de la laïcité ouverte

    Dans une société pluriconfessionnelle comme le Québec, autant la justice que la bonne entente sociale dépendent de ce qu’il y ait une séparation entre les institutions publiques et les convictions religieuses des citoyens (j’inclus parmi les convictions religieuses celles d’athées qui sont convaincus de la non-existence de Dieu). La justice en dépend, car des institutions publiques dont le fonctionnement refléterait les valeurs et les croyances religieuses d’un groupe, par exemple de la majorité, seraient forcément amenées à traiter les citoyens n’appartenant pas à ce groupe comme moins égaux. L’égalité entre citoyens étant, dans une société démocratique, une condition sine qua non de la justice des institutions publiques, la séparation des cultes et de l’État est un ingrédient non négociable de la justice sociale.

  • Dossier : Le Québec en quête de (...)

    Le Québec en quête de laïcité

    Défi ou hérésie ?

    Laïcité et société postséculière

    Dans La religion dans les limites de la cité. Le défi religieux des sociétés postséculières [3], nous avons déployé en quelque 140 pages ce que nous sommes invités à faire ici en 1 000 mots, soit « présenter notre position sur la place qu’il convient de faire à la religion dans l’espace public ». Soyons donc bref en retournant au titre de notre ouvrage comme élément de réponse.

  • Dossier : Le Québec en quête de (...)

    Le Québec en quête de laïcité

    Et si on optait pour la laïcité républicaine

    Le principal objectif de la laïcité est d’assurer la neutralité de l’État en matière religieuse afin d’accorder à tous les mêmes droits et privilèges sans égard à leur croyance religieuse ou à leur incroyance. Cela nécessite une séparation claire de l’État et du religieux. Mais à quoi donc veut-on s’ouvrir lorsque l’on parle de « laïcité ouverte » ? On veut ouvrir les institutions publiques à l’intrusion du religieux. Dès lors, la laïcité ouverte ouvre la porte à ce dont elle est sensée protéger l’État.

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