Articles

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Le texte mis en cause

    Des hommes contre le féminisme

    par Barbara Legault

    Le masculinisme est une forme spécifique d’antiféminisme qui prétend que les problèmes des hommes (le décrochage et l’échec scolaires des garçons, le suicide chez les hommes et la « perte d’identité masculine ») sont causés par la « domination des femmes » et par le féminisme. Il se fonde sur une caricature du féminisme qu’il réduit à une logique de guerre entre les sexes [1].

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Mexique : la commune d’Oaxaca

    Sous la plage, les pavés

    Il y a des luttes sociales qui préfigurent des conflits de plus grande envergure. Elles sont comme un signal d’alarme qui met en évidence de graves problèmes politiques non résolus dans un pays. La mobilisation enseignante et populaire qui, depuis le 22 mai dernier, secoue l’état d’Oaxaca dans le Sud-Est mexicain, en est une expression éloquente. D’abord protestation, puis mouvement civique, cette lutte sociale a permis de mettre en lumière : l’épuisement d’un modèle de gouvernement, la crise de relation entre la classe politique et la société et la voie que le mécontentement populaire pourrait suivre à travers tout le Mexique dans un avenir rapproché.

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Chronique économie

    Le plein emploi est-il « solidaire » ?

    par Gaétan Breton

    Toute discussion relative au revenu de citoyenneté découle en quelque sorte de la façon dont on considère la question du plein emploi. Notre société a connu des gains de productivité qui font que le système n’a jamais autant produit de richesses par habitant. De plus, force est de constater que toute cette richesse créée est de plus en plus concentrée dans un nombre restreint de mains. Ainsi, il apparaît clairement que la solution consistant à augmenter le rythme du développement là où il a été (...)

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Pas vu à la télé

    Le don à l’étalage

    par Nesrine Bessaïh

    Fuzzkhan, créateur de musique électronique, et ses acolytes de la Fondation-Babybrul pratiquent en France le don à l’étalage (D. A.E.) depuis 2003. Il s’agit de pirater le système marchand en y introduisant des éléments de même nature que la marchandise, mais non référencés sur une échelle de valeur. Des médiathèques municipales et des détaillants de musique comme la FNAC ou Virgin (équivalent du HMV) ont ainsi vu apparaître sur leurs rayons plusieurs exemplaires du CD Thèmes et fuites de Babylone 1 de (...)

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Fraude électorale au Mexique

    Vers un gouvernement parallèle ?

    par Oscar Moreno

    La Convention nationale démocratique, réunissant plus d’un million de déléguées sur le Zócalo de Mexico, a nommé le 16 septembre Andrés Manuel López Obrador (AMLO) « président légitime du Mexique » et a reconnu son « triomphe dans les élections présidentielles » du 2 juillet 2006. AMLO accèdera à la « présidence en rébellion » le 20 novembre prochain, jour anniversaire de la Révolution mexicaine.

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Cinéma

    Sensibilité sociale à fleur de peau

    Une entrevue avec Benoit Pilon

    Benoit Pilon est une exception dans le cinéma québécois. Loin de nous présenter des films formatés pour plaire ou cherchant à s’adapter à l’air du temps, il nous introduit en toute discrétion dans l’univers de personnages originaux et décalés. Il nous les montre dans leur intimité, dans leur fragilité, et nous force par la bande à réfléchir aux soubresauts de notre histoire contemporaine. Après Rosaire et la Petite Patrie, dans lequel on rencontre son vieil oncle ancré dans une région qui lutte pour sa survie, et Roger Toupin, épicier, qui nous raconte l’histoire d’un homme dépassé par les changements trop rapides autour de lui, il nous revient avec Nestor et les oubliés, qui nous présente un orphelin de Duplessis solide, fier et bien vivant. Par ce film comme dans les précédents, Benoit Pilon a su marquer le documentaire québécois d’une belle touche de sensibilité. À bâbord ! l’a rencontré.

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Valleyfield - 1946

    Cent jours de lumière dans la grande noirceur

    par Pierre Legendre

    Il existe à Salaberry-de-Valleyfield une coalition intersyndicale dont le nom est COTON 46. Les organisations régionales de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, du SFPQ et de la FIIQ ont choisi cette appellation afin de maintenir le souvenir de la grève de 1946 menée par les ouvriers et ouvrières de la Montreal Cottons. Pour perpétuer la mémoire de cette lutte, COTON 46 a lancé une souscription auprès des syndicats du Québec et de la population locale afin d’ériger, au cœur de la ville, juste en face de (...)

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Mexique

    Vers un gouvernement parallèle ?

    par Oscar Moreno Corzo

    La Convention nationale démocratique, réunissant plus d’un million de déléguées sur le Zócalo de Mexico, a nommé le 16 septembre 2006 Andrés Manuel López Obrador (AMLO) « président légitime du Mexique » et a reconnu son « triomphe dans les élections présidentielles » du 2 juillet dernier. AMLO accèdera à la « présidence en rébellion » le 20 novembre prochain, jour anniversaire de la Révolution mexicaine.

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    De la démocratie à la ploutocratie

    par Claude Vaillancourt

    Lors d’une rencontre entre élues progressistes et groupes de la société civile à Ottawa le 6 juin dernier, Marcy Kaptur, représentante démocrate de l’Ohio au Congrès des États-Unis, a qualifié
    son propre régime politique de « ploutocratie ». L’accusation est grave : notre voisin ne s’est-il pas toujours fait le représentant de la démocratie et de la liberté ? Venant d’une élue respectée, ce terme n’est-il pas un surprenant aveu d’échec ?

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Chronique éducation

    Une réforme scolaire qui déforme

    par Normand Baillargeon

    Nous avons rencontré l’ennemi : c’est nous-mêmes.
    - Walt Killey

    L’événement des derniers mois en éducation a sans aucun doute été le fait que la Table de pilotage, mise sur pied par le ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports (MELS) pour coordonner l’implantation de la réforme de l’éducation – rebaptisée « renouveau pédagogique » –, n’a pas rendu le rapport qu’elle devait rendre en juin. C’est scandaleux certes, mais comme on va le voir, ce n’était là que le plus récent d’une trop longue série de cafouillages inexpliqués et inexplicables ayant marqué l’implantation de cette réforme. Mis bout à bout, ces cafouillages donnent le vertige. Et invitent à s’interroger sérieusement sur ce qui passe au ministère et dans les universités – puisqu’en définitive, c’est bien à ces deux instances et à la recherche qu’elles produisent que l’on doit la conception de cette réforme, son évaluation et son implantation.

  • No 16 - oct. / nov. 2006

    Éditorial No. 16

    L’Afghanistan aux Afghans

    Les événements des derniers mois nous confirment ce que nous savions déjà : le Canada n’a rien à faire en Afghanistan. Au moment de mettre ce numéro sous presse, 28 soldats canadiens avaient été tués depuis février dernier. Bien entendu, personne ne fait le décompte des victimes afghanes. On préfère nous ressasser sans cesse les mêmes « arguments » en faveur de la guerre. Voyons ceux-ci de plus près.
    Consolider la démocratie. Nous ne faisons que consolider un régime fantoche, corrompu, imposé par les (...)

Dossier : Impérialisme canadien

  • 19 juillet 2008

    Dossier

    Le Canada : conquérant ou inféodé ?

    par Mouloud Idir, Benoit Renaud et Claude Rioux

    Ce dossier sur la politique étrangère canadienne était devenu nécessaire. L’appui canadien à l’agression israélienne contre le Liban et l’implication grandissante du Canada dans la guerre néocoloniale d’Afghanistan apparaissent comme des révélateurs d’une politique étrangère impérialiste qui, si elle n’est pas complètement nouvelle, n’en demeure pas moins inquiétante. Cependant que de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger un retrait immédiat des troupes canadiennes d’Afghanistan, la propagande pro-guerre s’intensifie dans les médias de masse et chez la classe politique, laissant présager le maintien du cap militariste de la politique étrangère canadienne.

  • 18 juillet 2008

    Complexe militaro-industriel

    Le Canada, un État militariste comme les autres

    par Claude Rioux

    En dépit des déclarations officielles du gouvernement libéral de l’époque, le Canada a participé militairement à la guerre d’Irak en 2003 en fournissant des planificateurs militaires, en prenant la tête d’une force navale dans le Golfe persique, en consacrant d’importants moyens logistiques en Afghanistan – relevant ainsi les forces états-uniennes qui ont pu être redéployées en Irak – et en fournissant les pistes d’aviation de Terre-Neuve aux bombardiers états-uniens en route pour l’Irak…

  • 17 juillet 2008

    L’expansion canadienne en Afrique

    Une entrevue avec Aziz Fall

    Aziz Fall, politologue d’origine sénégalaise et égyptienne, enseigne depuis 17 ans les sciences politiques, l’anthropologie, les relations internationales et le développement international à l’Université McGill et à l’UQAM. Il a été coordonnateur du Réseau québécois contre l’apartheid et fondateur du Groupe de recherche et d’initiatives pour la libération de l’Afrique (GRILA).

  • 16 juillet 2008

    La politique extérieure du Canada au Moyen-Orient

    par Bruce Katz

    Depuis la création de l’État hébreu en 1948, la politique étrangère du Canada face au conflit au Moyen-Orient a connu un infléchissement favorable à Israël. Ce texte vise à faire un survol, forcément incomplet, de l’évolution des positions canadiennes face au conflit israélo-arable, évolution qui a culminé en un soutien inconditionnel du gouvernement de Stephen Harper à l’agression contre le Liban à l’été 2006.

  • 15 juillet 2008

    Le lobby pro-israélien et la politique étrangère canadienne

    par Marc-André Gagnon

    Avec son soutien inconditionnel aux bombardements israéliens au Liban, le gouvernement Harper a mis fin en juillet à la longue tradition de modération canadienne dans le conflit israélo-arabe. Ce changement de cap en a surpris plusieurs qui voyaient le Canada en interlocuteur modéré, engagé dans une tradition de maintien de la paix. Mais cela n’intervient pas sur un coup de tête du gouvernement conservateur puisque déjà, sous le gouvernement Martin, le Canada cessait de critiquer à l’ONU l’occupation israélienne des territoires occupés [2].

  • 14 juillet 2008

    Le partenariat de sécurité et de prospérité

    Diplomatie patronale

    par Claude Vaillancourt

    En mars 2005, tout ne tournait pas rond entre le Canada et les États-Unis, car sous la pression de l’opinion publique, le gouvernement canadien se comportait en bien piètre allié. Notre pays avait refusé de s’impliquer (du moins publiquement) dans la guerre en Irak et avait officiellement renoncé à collaborer à un utopique et coûteux projet de bouclier antimissile.

  • 13 juillet 2008

    Afghanistan :

    Guerre et propagande

    par Raymond Legault

    Quelques semaines après le 11-Septembre, le gouvernement Chrétien envoyait l’armée canadienne sur le premier front de la « guerre contre le terrorisme » [3], au sein d’une coalition dirigée par les États-Unis qui entreprit de bombarder, d’envahir et d’occuper militairement l’Afghanistan. Même si cet engagement canadien s’est maintenu depuis bientôt cinq ans, la conscience au sein de la population québécoise et canadienne que le Canada est en guerre est toute récente.

  • 12 juillet 2008

    Stratégies anti-impérialistes

    Comment combattre ?

    par Andrea Schmidt

    Pendant que Condoleeza Rice proclamait que les bombes états-uniennes dévastant le Liban exprimaient « l’angoisse de la naissance d’un nouveau Moyen-Orient », les activistes du Québec et du Canada se demandaient si cette nouvelle manifestation des desseins impérialistes allait redonner une nouvelle vigueur au mouvement antiguerre ou, mieux encore, à un mouvement anti-impérialiste durable, doté d’une stratégie solide.

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