Articles

  • No 06 - oct. / nov. 2004

    Gnawa diffusion

    Entre le soleil de France et de Bab El Oued

    Une entrevue avec Amazigh Kateb

    L’art n’est pas un antre où pourraient se réfugier intégristes de tout poil ou amuseurs publics. Il s’agit plutôt d’une navigation, d’un entre-deux où circulent et dialoguent de multiples points d’ancrage. Navigation à haut risque comme celle d’Ulysse mais, malgré ses périls, elle seule peut arracher un peu de sens à ce qui ne serait qu’une « histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien ».

    L’artiste, donc, comme passeur de signes et de symboles. Rebelle aussi. Rebelle à tout ce qui emprisonne et mutile la vie. Alors qu’un nouveau cycle de luttes contre la mondialisation capitaliste semble s’être enclenché, de nombreux artistes ont repris le flambeau du refus. Qu’on songe, pour la France, au Massilia sound system, aux Fabulous troubadours, à Zebda et, enfin, à Gnawa diffusion. Fondé en 1992 à Grenoble par Amazigh Kateb, ce groupe distille une musique proprement universelle avec de profondes racines africaines et algériennes. Issue de la tradition gnawa, celle des chants des esclaves africains, cette musique fusionne les instruments traditionnels avec l’électricité. Propulsées par cet environnement sonore, les paroles des chansons de Gnawa diffusion sont comme de véritables missiles dirigés contre les crimes et les injustices perpétrés par les dominants à l’encontre de l’ensemble de la planète.
    Entre le soleil de France, de Kingston et de Bab El Oued, Gnawa diffusion et Amazigh Kateb arpentent ainsi l’espace d’une liberté à créer, par-delà les frontières de styles ou de territoires. Une entrevue, donc, avec un homme libre [1].

  • No 06 - oct. / nov. 2004

    Petite leçon d’histoire à l’intention du SPQ-Libre

    Comment l’Action libérale nationale (ALN) de Paul Gouin s’est fait récupérer par Duplessis

    par Jacques B. Gélinas

    En mars dernier, une partie de la gauche nationaliste québécoise a décidé de former un « club politique » et de se rallier au Parti québécois dans un double but : tirer le PQ vers des positions plus progressistes et regrouper les forces souverainistes dans un même parti pour « hâter la résolution de la question nationale ». Ce club, qui prétend garder son autonomie au sein du PQ, a pris le nom de Syndicalistes progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre).

  • No 06 - oct. / nov. 2004

    Meurtres et répression en Tchétchénie

    L’Occident choisit de se taire

    par David Desmier

    Tchétchénie… Vous avez dit Tchétchénie ? Si ce n’étaient les attentats sanglants qui viennent hanter régulièrement nos postes de télévision ou la dramatique prise d’otages dans un théâtre de Moscou en octobre 2002, rien ne viendrait perturber l’indifférence quasi générale de la communauté internationale sur le sort de la population tchétchène. Les ONG et autres organismes humanitaires dénoncent le silence des pays occidentaux pour qui les bonnes relations politiques et commerciales avec la Russie prévalent sur les crimes de guerre commis dans cette région du Caucase.

  • No 06 - oct. / nov. 2004

    Chronique éducation

    Le réseau collégial et les jongleries du ministre Reid

    par Normand Baillargeon

    Les cégeps connaîtront-ils cette année une rentrée mouvementée ? Tout dépendra de ce qu’annoncera dans les semaines à venir le ministre de l’éducation, Pierre Reid. On se souviendra que ce printemps, M. Reid a convoqué un forum sur les cégeps. Avant, durant et après cette consultation, il a laissé planer jusqu’aux plus extrêmes hypothèses sur leur avenir – laissant même évoquer leur abolition pure et simple. Cet automne, il doit annoncer sa décision de ce qu’il adviendra des cégeps. On comprend sans mal que le milieu retienne son souffle et que la sourde colère qui gronde puisse éclater à tout moment.

  • No 06 - oct. / nov. 2004

    Monsanto se paie la cour Suprême

    par William Sloan

    Le canola est une jolie plante cultivée massivement au Canada et qui sert à fabriquer de l’huile végétale et des aliments pour bestiaux. Le Roundup est un herbicide à base de glyphosate fabriqué par la société transnationale Monsanto, un géant de l’industrie mondiale de l’agroalimentaire. Le Roundup, disponible dans toutes les bonnes quincailleries, tue toutes les plantes… ou presque.

  • No 06 - oct. / nov. 2004

    Norme sur l’étiquetage des OGM

    Les aveugles et l’éléphant

    par Richard Rothschild

    Alors que la santé constitue la priorité de la population, à l’heure où le moindre dérèglement biologique (SRAS, vache folle, grippe aviaire, etc.) risque d’entraîner des pandémies mondiales dévastatrices, les apprentis-sorciers favorables aux OGM continuent intensément leur lobby pour faire reconnaître la légitimité et la légalité de leurs produits modifiés. Et cela, sans qu’on en connaisse les impacts négatifs à moyen et à long termes sur la santé publique. Voici deux cas qui illustrent bien l’irresponsabilité de nos dirigeants pour faciliter l’intrusion à grande échelle des OGM dans notre mode de vie. Comment expliquer cette attitude complaisante et négligente de la part de nos autorités chargées de veiller au bien-être collectif, sinon par les profits exhorbitants que peut générer cette industrie du tripotage génétique ?

  • No 06 - oct. / nov. 2004

    Éditorial No 6

    Le pari d’À bâbord !

    La nécessité d’une revue de gauche indépendante

    Septembre 2004 : voilà une année entière que vogue À bâbord !, contre vents et marées, sur les mers hasardeuses de l’information alternative québécoise. Dans ce domaine, une année d’existence, ce n’est pas rien et il faut souligner cette réussite !
    S’il reste beaucoup à faire et bien des choses à améliorer, nous sommes fiers d’avoir pu garder le cap à gauche pendant ces douze derniers mois, entraînant dans notre sillage toujours plus de lecteurs et d’abonnés et, avec eux, une flopée de lettres (...)

Dossier : Sortir du capitalisme

  • 31 juillet 2008

    Présentation du dossier

    Sortir du capitalisme

    Un dossier coordonné par Christian Brouillard

    Après les mornes décennies 80 et 90, marquées sous le signe du capitalisme triomphant et du tristement célèbre There is no Alternative, un vent nouveau de critiques s’est brusquement levé et n’a cessé de souffler des rues de Seattle (1995) à celles de Mumbaï (2004), témoignant ainsi de ce qu’un mouvement, complexe et multiple s’était formé pour remettre sérieusement en question la forme, la logique et la légitimité même de la mondialisation capitaliste.
    Aujourd’hui, il est désormais demandé à ce mouvement (...)

  • 29 juillet 2008

    Pourquoi la décroissance ?

    par Serge Latouche

    La décroissance est un slogan commode pour résumer la nécessaire remise en cause de la croissance. Il a surtout pour objet de marquer fortement l’abandon de l’objectif insensé de la croissance pour la croissance, objectif dont le moteur n’est autre que la recherche effrénée du profit par les détenteurs du capital. Bien évidemment, il ne vise pas au renversement caricatural qui consisterait à prôner la décroissance pour la décroissance. En particulier, la décroissance n’est pas la croissance négative, (...)

  • 28 juillet 2008

    Le socialisme

    Une alternative économique globale

    par Benoit Renaud

    La plupart des propositions présentées comme des alternatives économiques ont en commun un horizon local, voire une vision explicitement localiste. Depuis le célèbre Small is Beautiful, bien des critiques du système capitaliste mondial, comme du socialisme réellement inexistant du défunt bloc de l’Est, sont fondées sur la recherche d’une plus grande liberté individuelle face aux monstres que sont l’Eat-nation et l’entreprise transnationale [2].

  • 27 juillet 2008

    Une vieille idée, riche de possibilités nouvelles

    L’autogestion

    par Christian Brouillard

    Le terme « autogestion » est relativement récent dans la langue française, car il n’est apparu qu’à partir de 1960. Il est la traduction littérale d’un mot serbo-croate, samoupravlje, lui donnant ainsi, au départ, une connotation historique précise, celle de l’expérience autogestionnaire yougoslave instaurée à partir des années 50. Par la suite, durant les années 70, il sera largement repris par divers courant de gauche un peu partout dans le monde, pas toujours d`une manière « désintéressée », ni très précise. Si le mot est récent, du moins en français, l’idée et la pratique sont beaucoup plus vieilles, remontant au début du capitalisme avec la formation des premières coopératives ouvrières de production dans le cours du XIXe siècle.

  • 26 juillet 2008

    L’écopar, une proposition libertaire

    par Normand Baillargeon

    « Devant les terribles carences – ce sont souvent de véritables crimes – de nos sociétés, beaucoup de gens et bien des activistes se demandent, avec raison, quel autre mode d’organisation sociale on pourrait imaginer qui nous épargnerait ces carences et ces crimes et qui serait capable de le faire dans la longue durée et pas seulement à court terme ou de manière réformiste. »

  • 25 juillet 2008

    Commercer autrement ?

    Les systèmes d’échange locaux

    par Christian Brouillard

    Alors que le capitalisme contemporain semble entré dans une ère où les marchés transnationaux et le commerce à large échelle sont hégémoniques, des communautés locales, à travers la planète, tentent d’expérimenter des formes alternatives d’échanges. On peut évoquer ici les pratiques du commerce équitable ou alors celles des Systèmes d’échanges locaux, les SEL. Nous nous attarderons plus précisément sur ces derniers.
    Initiés au Canada en 1983 , les SEL ont connu par la suite une extension importante en (...)

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