Articles

  • No 58 - février / mars 2015

    Austérité

    Propagande et rigueur économique

    Sommes-nous vraiment en crise financière ?

    Depuis qu’il est au pouvoir, le Parti libéral tente par tous les moyens de convaincre la population du Québec que la situation financière de notre État est catastrophique. L’enjeu est crucial, puisque seule la certitude d’une crise majeure des finances publiques peut justifier des compressions aussi considérables que celles amorcées par les libéraux. Mais notre situation financière est-elle aussi dramatique qu’on ne cesse de nous le répéter ?

  • No 58 - février / mars 2015

    Le visage politique de l’austérité

    Duplessis, phase 2

    On aurait tort d’examiner les politiques d’austérité sous leurs seuls aspects économiques ou budgétaires, car elles procèdent avant tout d’une vision politique particulière de l’orga­nisation de l’État et de ses rapports avec la société. Avec le train de mesures qu’il tente de mettre en œuvre, le gouvernement Couillard propose ni plus ni moins qu’un retour à l’État dirigiste, rompant ainsi avec plus de 50 ans d’évolution démocratique des institutions et services publics.

  • No 58 - février / mars 2015

    Austérité et éducation

    Faire l’économie du savoir

    Il y a quelque chose de contradictoire à associer l’éducation à une forme « d’économie du savoir ». C’est comme s’il fallait admettre que, pour qu’on la prenne au sérieux, l’éducation doive générer des profits et être partie prenante de l’économie. Comme si l’éducation relevait d’une véritable industrie. S’il est vrai qu’elle participe déjà à cette logique, il faut toutefois rappeler que sa visée première doit être émancipatrice, qu’elle doit permettre de générer et de partager des connaissances. Les paradoxes de cette logique économiste sont nombreux et ressortent de manière encore plus évidente dans un contexte d’austérité.

  • No 58 - février / mars 2015

    Austérité

    Préparer la bataille

    Depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier, le gouvernement du PLQ dirigé par Philippe Couillard s’est lancé dans une entreprise sans précédent de réorganisation néolibérale de l’appareil d’État : réforme des régimes de retraite municipaux, réorganisations majeures dans le domaine de la santé, transformations de structure dans le domaine de l’éducation, cure minceur pour ne pas dire disette pour une série de programmes culturels, sociaux ou éducatifs. Sans parler de l’offensive en règle contre les syndiqué·e·s du secteur public.

  • No 58 - février / mars 2015

    Une réforme en santé et services sociaux

    Portes ouvertes pour le secteur privé

    Notre réseau public de santé et de services sociaux est à la croisée des chemins. Alors que tous les intervenants et intervenantes voient de plus en plus la nécessité de mettre leurs différends de côté afin de se mettre à la recherche de solutions rassembleuses pour améliorer l’accessibilité et mieux contrôler la croissance des coûts, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, nous lance dans des réformes qui vont dans le sens opposé de ce que nous devrions faire, qui paralyseront le réseau et pourraient diviser les différents acteurs à l’heure où il y a urgence de nous rassembler.

  • No 58 - février / mars 2015

    Projet de loi C-525

    Attaque fédérale contre la syndicalisation

    Ce n’est pas la première fois que l’accès à la syndicalisation par les travailleuses et travailleurs des entreprises de nature fédérale est menacé. Mais il n’est plus question de paroles en l’air, le gouvernement fédéral est passé des menaces aux actes. Fini le décompte des cartes d’adhésion, passons au vote secret ; et l’abolition syndicale avec ça !

  • No 58 - février / mars 2015

    L’austérité n’est pas une fatalité !

    10 milliards de solutions

    Les efforts pour revenir à l’équilibre budgétaire du gouvernement Couillard sont presque essentiellement concentrés sur les dépenses publiques du gouvernement. À l’heure où nos programmes sociaux et nos services publics sont plus que jamais attaqués, il est pressant de mener une lutte pour la redistribution de la richesse. C’est ce que les mouvements sociaux font avec plus d’intensité depuis les derniers mois.

  • No 58 - février / mars 2015

    Mieux vivre nos professions

    Entrevue avec Régine Laurent, présidente de la FIQ

    La négociation dans le secteur public et le projet de loi 10 du ministre Barrette sont des enjeux majeurs cette année pour la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). Lors d’un entretien avec la présidente, Régine Laurent, nous avons abordé les thèmes faisant partie des priorités de l’organisation et de ses membres.

    Propos recueillis par Monique Moisan

  • No 58 - février / mars 2015

    Féminisme

    Ce que haïr veut dire

    J’écris cette chronique entre les dénonciations d’agressions sexuelles concernant Jian Gomeshi et Bill Cosby, celles qui ont envahi le web et tant de lieux d’activités, des salles des médias à la colline parlementaire en passant par l’université. Je l’écris à la veille du 6 décembre, 25 ans après l’attentat de l’École polytechnique et la mort de 14 femmes, des étudiantes, au bout d’une arme de destruction massive : la misogynie et l’antiféminisme.

  • No 58 - février / mars 2015

    Hydrocarbures au Québec

    Sortir de la dépendance

    Que ce soit les hydrocarbures en milieu marin dans le golfe du Saint-Laurent, les gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, le pétrole de schiste sur l’île d’Anticosti, les réservoirs compacts de la Gaspésie, le déploiement des sables bitumineux par train, par bateau et par oléoduc, le Québec fait face, depuis quelques années, à une invasion sans précédent de « projets fossilisés ». Nul besoin de rappeler que ces derniers n’ont jamais fait l’objet d’une réelle consultation publique digne de ce nom. Par ailleurs, serait-ce qu’il n’y ait qu’un seul projet relevant des énergies fossiles : celui de faire du Québec un État pétrolier à l’image du Canada d’aujourd’hui ? Bien des observateurs le pensent de plus en plus…

  • No 58 - février / mars 2015

    Médias

    Les nouveaux gatekeepers

    Jusqu’à récemment, la question « faut-il publier ou pas ? » relevait du groupe relativement circonscrit des professionnel·le·s de l’univers de la diffusion médiatique. La donne s’est grandement complexifiée ces dernières années puisque la parole publique est accessible à un nombre beaucoup plus grand de gens, alors même qu’elle est encadrée, filtrée et exploitée avec une intensité inégalée par les plateformes corporatives que sont Facebook, Google, Amazon et Apple. Cette bouleversante irruption de nouveaux « gatekeepers » (ou « portiers des médias ») dans l’écosystème médiatique est un phénomène d’une portée politique déterminante. Parce que publier, c’est justement rendre public ce qui relevait jusqu’alors du privé.

  • No 58 - février / mars 2015

    Éducation

    Modestes contributions à la réussite scolaire

    Je vous suggère cette fois quelques moyens simples, mais qu’on peut raisonnablement penser efficaces, pour aider vos étudiant·e·s à apprendre plus et mieux. Notez que ce que je propose ici vaut surtout pour les plus grands – disons pour les élèves de la fin du secondaire et pour les étudiant·e·s de cégep et d’université. Il vous revient bien entendu de décider si cela est pertinent pour votre classe, pour la matière que vous enseignez et si c’est compatible avec la pédagogie que vous utilisez.

  • No 58 - février / mars 2015

    Portrait

    Guy Rocher

    Le réformiste

    Monument de la pensée intellectuelle québécoise, Guy Rocher a été le sujet de plusieurs ouvrages. Loin de nous l’idée d’en faire ici une recension exhaustive, nous entendons plutôt y puiser des informations susceptibles de nous permettre d’esquisser, à grands traits, des éléments de sa vie qui ont été étroitement associés au changement social au Québec et de présenter certains points forts de sa démarche théorique en sociologie.

  • No 58 - février / mars 2015

    International

    Le Mexique, un pays sûr ?

    Demandez aux étudiants d’Ayotzinapa !

    Plusieurs, au Québec, connaissent Acapulco ou encore les belles plages de la côte du Pacifique au Mexique. Peu d’entre eux savent toutefois que cette ville touristique prisée à la fois par les Mexicains et les étrangers depuis des décennies est située dans l’État du Guerrero, où se trouve la petite ville d’Iguala, site des événements dramatiques touchant les étudiants de l’École normale Raúl Isidro Burgos de la localité d’Ayotzinapa. Cet État est l’un des plus pauvres au Mexique ; sous la pression des industries extractives, sa population s’appauvrit de plus en plus d’ailleurs. Tout comme l’Abitibi, le Guerrero a « un ventre en or », et les minières internationales, dont les canadiennes comme Goldcorp, l’ont bien compris.

  • No 58 - février / mars 2015

    Afrique

    L’autonomie au féminin

    Le 1er novembre 2014, l’Afrique célébrait la Journée de la jeunesse africaine. Alors que la problématique de l’égalité des sexes occupe une place prépondérante dans les préoccupations exprimées par diverses organisations, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent en Afrique pour réclamer l’amélioration de la condition féminine.

  • No 58 - février / mars 2015

    The Good Lie

    Une imagerie d’Épinal

    À la suite de l’impressionnant succès international remporté par Monsieur Lazhar (2011), Philippe Falardeau s’est vu offrir un attrayant contrat par la compagnie californienne Alcon Entertainment pour tourner un film à gros budget en territoire américain. C’est pourquoi Falardeau a réalisé The Good Lie (2014), dont l’action se déroule surtout dans la ville de Kansas City, au Missouri.

  • No 58 - février / mars 2015

    La tyrannie de la valeur

    Peur et pensée politique

    La crise du capitalisme n’est plus épisodique et conjoncturelle. À la suite de l’effondrement des mécanismes de l’endettement, qui avaient eux-mêmes remplacé la social-démocratie pour en contenir l’effet désintégrateur, la crise est devenue « structurelle ». Cette fois, c’est plus grave : l’anticapitalisme est aussi entré en crise. Ce que l’action politique de gauche et sa théorie nomment liberté ne serait plus que la condition d’une plus cruelle pénétration des marchés. Toute issue semble ouvrir sur l’accélération des moteurs. À moins que… de nouvelles valeurs soient proclamées, qui aboliraient le capi­talisme une bonne fois pour toutes !

  • No 58 - février / mars 2015

    Élections israéliennes 2015

    Une issue incertaine

    Les élections en Israël sont d’une complexité particulière en raison d’un système électoral proportionnel qui se traduit par une pléthore de partis politiques ayant remporté des sièges à la Knesset, le parlement israélien. Comme il est pratiquement impossible pour un parti d’obtenir une majorité de sièges, le gouvernement est donc toujours un gouvernement de coalition.

  • No 58 - février / mars 2015

    Éditorial du no 58

    Né.e.s pour un petit pain ?

    Depuis avril dernier, le spectre de la lutte des classes hante à nouveau le Québec. Cette fois-ci, ce ne sont toutefois pas les classes populaires qui luttent pour plus de dignité, de justice ou de liberté. Non, nous assistons plutôt à la revanche des élites contre les peuples. Rigueur et austérité sont les maîtres mots des officines gouvernementales qui s’acharnent sur les plus pauvres, alors que les riches ne se font pas embêter dans leurs paradis fiscaux ou pour leurs primes mal acquises (qu’il s’agisse de député-docteur ou de banquiers) !

  • No 58 - février / mars 2015

    Sommaire du no 58

    Austérité
    Propagande et rigueur économique / Claude Vaillancourt
    Le visage politique de l’austérité / Philippe Boudreau
    Faire l’économie du savoir et de la rigueur ! / Isabelle Bouchard
    Préparer la bataille / Diane Lamoureux
    L’austérité n’est pas une fatalité / Véronique Laflamme
    Encore une réforme en santé. Portes ouvertes pour le privé / Jean-Pierre Larche et Nadine Lambert
    Mieux vivre notre profession. Entretien avec Régine Laurent / Monique Moisan
    Ode à la grogne populaire / Des (...)

Dossier : Migrations mouvementées

  • 13 septembre 2015

    Présentation du dossier du no 58

    Migrations mouvementées

    Parallèlement à l’accroissement des inégalités mondiales, on assiste à un contrôle sans précédent de la mobilité vers l’Occident des citoyennes et citoyens des pays les plus fragilisés. Rappelons-nous simplement qu’au début du 20e siècle, avant la Première Guerre mondiale, on n’utilisait même pas de passeports !
    La migration est la question par excellence qui démontre les limites et la nature oppressive et raciste des États-nations. Lorsqu’une personne se retrouve à l’extérieur des (...)

  • 13 septembre 2015

    Dossier : Migrations mouvementées

    L’immigration soumise aux règles du marché

    L’importation d’une main-d’œuvre temporaire traitée comme une marchandise fait l’objet de nombreuses critiques depuis fort longtemps. Ainsi, pendant que l’on déroule le tapis rouge devant une minorité d’immigrants-investisseurs pour leur permettre de bénéficier de procédures rapides (acceptation, certificat de résidence, conditions d’établissement privilégiées, etc.), on renforce les mesures de précarisation de la situation d’importantes catégories d’immigrants, notamment les demandeurs d’asile et les travailleurs temporaires à contrat.

  • 12 septembre 2015

    Dossier : Migrations mouvementées

    L’école doit devenir un sanctuaire

    À Montréal, le 15 janvier 2014, Émilio, 16 ans et résidant au Québec depuis 2008, est convoqué dans un bureau de son école secon­daire. On lui dit que si sa mère ne vient pas payer la facture pour régler les frais de son inscription, Immigration Canada sera appelé et sa famille sera déportée. Des frais de 6 000 dollars par enfant et par année sont exigés pour l’inscription de la plupart des enfants sans-papiers dans les écoles publiques québécoises.

  • 12 septembre 2015

    Dossier : Migrations mouvementées

    « Où qu’il se situe sur sa trajectoire, le migrant a des droits »

    Avant d’être travailleur saisonnier, sans-papiers, demandeur d’asile ou travailleuse domestique, le migrant est une personne. Au-delà des catégories que le droit international s’acharne à définir, un migrant s’inscrit dans une trajectoire qui lui est propre. Professeure à l’UQAM, spécialiste du droit international, des droits économiques et sociaux, des droits des femmes et des institutions des droits de la personne, Lucie Lamarche milite pour une reconnaissance des trajectoires de mobilité des migrant·e·s. Afin qu’ils et elles cessent d’être perçu·e·s tantôt comme une menace potentielle pour les États, tantôt comme des personnes asservies à la fluidité des biens et services, héritage toxique des accords de commerce international. Entrevue.

  • 12 septembre 2015

    Dossier : Migrations mouvementées

    La santé : un droit pour tous !

    Pour répondre à l’absence d’accès aux soins de santé pour une population grandissante de migrant·e·s à statut précaire, Médecins du monde a lancé, en septembre 2011, une clinique anonyme qui leur offre des soins de base. S’opposant aux justifications administratives données pour exclure ces migrant·e·s, l’organisation et les quelque 300 bénévoles qui permettent le fonctionnement de cette clinique plaident pour le droit à la santé de tous et toutes, peu importe leur statut. Nous avons rencontré Véronique Houle, directrice des opérations nationales, et Karine Fonda et Sarah Simmons, respectivement intervenante sociale et infirmière pour le Projet migrants. Propos recueillis par Amélie Nguyen.

  • 12 septembre 2015

    Aides domestiques

    « Personne ne veut devenir esclave »

    Dossier : Migrations mouvementées

    En novembre dernier, le gouvernement canadien a mis en place une réforme du Programme des aides familiaux qui introduit en particulier la fin de l’obligation pour une travailleuse d’habi­ter chez son employeur ; une situation dénoncée depuis de nombreuses années par les employées pour les abus qu’elle entraîne. Mais ce volet de la réforme ne masque pas une importante restric­tion de l’accès à la résidence permanente pour les travailleuses et leurs familles, ce que déplorent les femmes de Pinay, une organisation de travailleuses philippines dédiée à la défense et à l’amélio­ration des droits des femmes migrantes, en particulier les aides familiales. Nous les avons rencontrées au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants de Montréal, rue Van Horne. Elles nous ont raconté leurs combats, leurs parcours et leurs espoirs.

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