Articles

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Politique

    Désobéissance et démocratie

    Un spectre hanterait le Québec, le spectre de la rue ! Pour le terrasser, le gouvernement Charest n’a trouvé rien de mieux en mai dernier que de proclamer une loi spéciale qui restreint considérablement la liberté d’expression, d’association et de manifestation. Plutôt que de vider les rues, une telle loi les a remplies de colère et de casseroles.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Économie

    L’immobilier, pôle d’instabilité

    Depuis l’an 2000, une même question revient, récurrente : où en est rendue la crise du logement au Québec ? Chaque année, les mêmes constats s’imposent : la crise du logement semble être devenue permanente. Le maintien d’un état de pénurie, couplé avec les hausses de loyers, commence à avoir de sérieux impacts sur le reste du monde de l’habitation. Les loyers à la hausse permettent de justifier une hausse des prix des propriétés (surtout les condos, destinés aux jeunes ménages qui désirent passer du statut (...)

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Les lois spéciales

    De moins en moins spéciales !

    L’adoption de lois spéciales, tant en provenance du gouvernement fédéral (pensons ici aux conflits de travail à Postes Canada et à Air Canada) que du gouvernement du Québec, a fait l’actualité ces derniers mois. Au Québec, le projet de loi 78 (devenu depuis Loi 12), adopté dans le cadre de la grève étudiante continue encore, au moment d’écrire cet article, à faire couler beaucoup d’encre. Qui l’eut cru ? Nous vivons supposément en démocratie. Dans une démocratie, les droits constitutionnels sont réputés être « inviolables » par le législateur. Et patati ! et patata ! Et pourtant…

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Éducation

    L’effet Mozart

    Une légende pédagogique

    Si vous suivez cette chronique, vous vous souvenez peut-être que j’ai proposé d’appeler « légendes pédagogiques » ces croyances rassurantes et séduisantes, mais cependant sans fondement scientifique ou cohérence philosophique, qui circulent en éducation. J’en ai ici même examiné quelques-unes et j’en traite cette fois une nouvelle : le supposé « effet Mozart », dont vous avez peut-être déjà entendu parler.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Assurance-emploi

    Les débroussailleurs en arrachent

    On en compte environ 10 000 au Québec. Payés au rendement, ils triment dur dans les forêts denses et éloignées de l’Abitibi, du Lac-Saint-Jean, de la Mauricie ou de la Côte-Nord pour un salaire un tant soit peu convenable. Ils espèrent, une fois la saison terminée, pouvoir retirer le maximum de l’assurance-emploi – lequel plafonne à 485 $ par semaine, est-il besoin de le rappeler – pour pouvoir subsister jusqu’à la saison suivante.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Joyce Banda

    Deuxième femme présidente en Afrique

    International

    Quelle est la place de la femme sur la scène politique africaine ? Cette question occupe une place majeure dans les débats qu’entretiennent les acteurs sociaux sur toute l’étendue du continent africain. Rappelons qu’en Afrique, les femmes représentent plus de la moitié de la population. Il est donc tout à fait légitime de se préoccuper du rôle qu’il faut assigner à la gent féminine au sein des instances dirigeantes.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    International

    Soulèvements populaires en Amérique latine

    Entrevue avec Ricardo Peñafiel, codirecteur de l’ouvrage L’interpellation plébéienne en Amérique latine

    En mai dernier sortait le dernier ouvrage collectif du GRIPAL (Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine) intitulé L’interpellation plébéienne en Amérique latine. Violence, actions directes et virage à gauche. Ce livre, fruit d’une recherche collective qui aura duré trois ans, analyse une série de soulèvements populaires survenus en Amérique latine au cours de la dernière décennie. Par un va-et-vient constant entre la théorie politique et les recherches de terrain, ce livre s’avère un outil de d’interprétation indispensable pour aborder d’autres printemps des peuples survenus plus près de nous ou ailleurs dans le monde. Afin d’en rendre compte, À bâbord ! a rencontré Ricardo Peñafiel, l’un des codirecteurs de ce livre.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    International

    Conférence Rio +20

    L’avenir que nous voulons ?

    L’implication québécoise au Sommet des peuples, au Forum des parties prenantes et à la Conférence Rio+20 a été active tout au long du déroulement de ces événements en juin au Brésil. L’un des objectifs de la société civile était de dénoncer les prises de position en matière sociale et environnementale des gouvernements Harper et Charest. Dans la foulée du désengagement canadien du protocole du Kyoto et de la promotion du Plan Nord par le gouvernement québécois, la voix des militantes environnementalistes, des Premières Nations, des syndicalistes, des étudiantes s’est fait entendre jusqu’au Brésil.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    IdAction mobile

    La médiation intellectuelle et culturelle au service des jeunes autochtones itinérants de Montréal

    Le 10 juillet dernier, j’ai eu la chance d’accompagner, le temps d’une soirée, un projet pilote surprenant et très intéressant d’Exeko : IdAction mobile. À bord d’une camionnette, nous avons sillonné les rues du centre-ville de Montréal à la recherche des lieux refuges des jeunes autochtones itinérantEs.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Naufragés dans une mer d’information

    Documentation à perte de vue ou documentation humanisée

    Culture

    À l’échelle planétaire, on reconnaîtra aisément l’existence d’une situation de fraction documentaire et informatique qui met hors circuit une très forte majorité d’humains. Pour notre part, l’avalanche d’informations et notre branchement perpétuel tendent à nous rapprocher de ce paradoxe que chantait Jacques Dutronc : « on nous dit tout, on nous dit rien ». Le tout et n’importe quoi à l’information mène à une forme de marécage de l’esprit qui, pour dégager un minimum de signification, exige une compréhension de l’information, un triage de base. Il faut discriminer et, ultimement, tirer du sens à partir du fatras documentaire qui, plus souvent qu’autrement, distrait, déconcerte, quand on ne va pas carrément jusqu’à faire l’impasse pour éviter toute préoccupation.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Trou story

    Un bilan des plus honteux

    Il y a environ trente-cinq ans, Richard Desjardins et Robert Monderie ont entamé une singulière collaboration cinématographique qui leur a permis de coréaliser cinq documentaires engagés [1] dont plusieurs observateurs avertis ont souligné la pertinence. Certes, leur œuvre – de Comme des chiens en pacage (1977) à Trou story (2011), en passant par Mouche à feu (1982) – ne s’avère pas aussi abondante qu’elle aurait pu l’être. Ce phénomène s’explique surtout parce que les deux hommes ont longtemps eu de la difficulté à trouver des fonds publics pour réaliser les films militants qu’ils souhaitaient faire.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Michel Freitag

    La nature liberticide de la liberté libérale

    Deux ans après la disparition subite du sociologue québécois Michel Freitag a paru chez Liber L’abîme de la liberté. Une critique du libéralisme. Cet « ouvrage-testament » constitue une réflexion inséparablement anthropologique, philosophique et sociologique sur la liberté et clôt une œuvre dont l’inventaire critique reste à faire. Freitag poursuit essentiellement un double objectif ici : il cherche, d’une part, à critiquer la représentation de la liberté dominante dans notre société et, d’autre part, à expliquer en quoi celle-ci est proprement liberticide.

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    Lancement du no 46 d’À bâbord !

    9 octobre, 17h30, Bar Les Pas Sages

    Lancement du no 46
    Le printemps érable - Ses racines et sa sève
    Mardi 9 octobre à compter de 17h30
    au Bar Les Pas Sages
    951, rue Rachel Est, Montréal (coin Mentana)
    Soirée animée par le Le Trio de Jazz À bâbord !
    https://www.facebook.com/events/282225218555132/

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Sommaire du no 46

    Maintenant en kiosque

    Actualité
    Désobéissance et démocratie / Diane Lamoureux
    Élections : un avenir mouvementé / Claude Vaillancourt
    Vigilance et mobilisation face aux politiques néolibérales / Véronique Laflamme, Katherine Ruault
    L’immobilier, pôle d’instabilité / Philippe Hurteau
    Les lois spéciales : spécial en effet ! / Yvan Perrier
    Droit de grève remis en cause à l’OIT / Léa Fontaine
    Loi mammouth C-38 : Le non-jeu parlementaire / François Rocher
    L’effet Mozart, légende pédagogique / Normand Baillargeon (...)

  • No 46 - oct. / nov. 2012

    Éditorial du no 46 - Maintenant en kiosque

    Les urnes et la rue

    Commençons par une évidence : la faible quantité de députés que le Parti québécois a réussi à faire élire, le 4 septembre dernier, n’est pas suffisante pour lui assurer une majorité parlementaire. Une période d’incertitude politique est donc à prévoir au cours des prochains mois ou des prochaines années. Combien de temps le gouvernement Marois restera-t-il en selle ? Mystère et boule de gomme. Chose certaine, il ne dispose pas des cinq prochaines années devant lui et une nouvelle élection sera déclenchée dès (...)

Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

  • 24 janvier 2013

    Dossier : Le printemps érable - ses racines et sa sève

    Un cycle mondial de protestation

    La vague de mobilisation qui a secoué le Québec au printemps 2012 est sans précédent. Le nombre de manifestations et d’opérations de perturbation, tout comme la créativité des étudiantEs et leur détermination, a surpris tout le monde et a contribué à redéfinir l’image du Québec à l’international. Soudainement, celui-ci n’était plus une contrée paisible et provinciale, mais plutôt la dernière expression d’un phénomène mondial de contestation du néolibéralisme et des politiques d’austérité. Le quotidien britannique The Guardian est même allé jusqu’à décréter que la mobilisation étudiante québécoise était en train de devenir l’une des plus puissantes et des plus créatives campagnes contre l’austérité [2].

  • 24 janvier 2013

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    Du Chili au Québec : Radicalisation des crises étudiantes

    Les mouvements jumeaux de la dissidence boréale et australe

    Avec un étonnant parallélisme, le printemps érable suit pratiquement les mêmes traces que son « jumeau austral », le printemps chilien. De simples conflits étudiants, qui auraient pu se « régler » après quelques semaines de grève, se radicalisent et se transforment en des mouvements multisectoriels questionnant les fondements mêmes de ce qui les nie : une forme restreinte de démocratie, qui marchandise des droits, criminalise la dissidence et prétend limiter la participation citoyenne à un périodique suffrage universel.

  • 24 janvier 2013

    De 2005 à 2012

    La route que nous suivons

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    À l’automne 2004, à la suite d’une tentative de grève infructueuse, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) était moribonde alors que la frange lobbyiste du mouvement étudiant, incarnée par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), assoyait sa domination. Lorsque le gouvernement libéral annonça une réforme de l’aide financière aux études (AFE) au printemps 2004, peu de gens croyaient une nouvelle grève possible. Pourtant, au printemps 2005, à la suite d’un travail acharné, ce qui devint alors le débrayage étudiant le plus massif de l’histoire amorça un renouveau du mouvement qui déboucha éventuellement sur le « printemps érable » de 2012.

  • 24 janvier 2013

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    La frilosité des syndicats

    Quelle que soit l’issue, la lutte sociale engendrée par le mouvement étudiant québécois est déjà passée à l’histoire. L’euphorie dégagée par des centaines de milliers de personnes dans les rues de Montréal lors des grandes manifestations nationales et par la prise de possession citoyenne de la rue le soir au son des casseroles un peu partout au Québec laissera une empreinte profonde dans la mémoire collective. Les masses populaires ont exprimé d’une seule voix leur refus d’une société corrompue et répressive. Un tel élan dépasse l’enjeu de la seule question des frais de scolarité. Elle pose la question : quel type de société souhaitons-nous ? Une société au service des minières, des spéculateurs qui exploitent nos ressources ou au service du bien collectif, des services publics, de l’éducation, de la santé et du logement ?

  • 24 janvier 2013

    Au-delà des principes de la démocratie directe

    Témoignage sur le fonctionnement réel de la CLASSE

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    Le mépris des milieux institutionnels et la fascination des milieux alternatifs pour la démocratie délégative pratiquée à la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) s’appuient souvent sur son opposition à la démocratie représentative québécoise. La représentation confère, pour les uns, la légitimité et l’efficacité nécessaires à une bonne gouvernance, et aliène, pour les autres, les notions d’égalité, de participation, de transparence et de délibération. Si publiquement la CLASSE s’enorgueillit de ses fondements démocratiques, c’est parce qu’elle a été capable de mobiliser des dizaines de milliers d’étudiantes grâce à une expérience politique participative, délibérative, radicale et originale tant dans les moyens d’action que dans les principes.

  • 24 janvier 2013

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    « Faire » la grève : formes artistiques de résistances

    Nous comptons déjà plus de cent manifestations nocturnes dans les rues de Montréal qu’on croirait silencieuses en raison de l’absence de couverture médiatique. C’est que sous la menace de l’application de « l’oie spéciale 78 », il peut en coûter cher à celles et ceux qui usent encore leurs casseroles. Pourtant, malgré la peur répressive et la lourdeur d’une présumée démobilisation, des centaines d’étudiantEs, de citoyenNEs, mais aussi d’artistes et d’activistes continuent de résister par des moyens artistico-politiques étonnants.

  • 24 janvier 2013

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    Les maNUfestantes

    Les grévistes féministes marchent. Elles troquent la chambre à soi pour la rue et elles défilent maquillées, masquées, voilées, parfois nues mais toujours conscientes des images qu’elles convoquent, imitent, qu’elles citent avec ironie. La femme nue est une des images convoquées dans cette grève étudiante qui, pour les femmes, se double d’une grève de la petite fille sage. Les filles en grève marchent, scandent, crient, écrivent, mais la géométrie de leur rage est à l’image de la grève qu’elles font d’une grève pensée comme si elle était immunisée contre le virus de la hiérarchie et de la misogynie. C’est dans ce contexte que les grévistes féministes se dénudent en public.

  • 24 janvier 2013

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    Les associations populaires et autonomes de quartier

    Parmi les groupes qui se sont formés dans le sillage du mouvement étudiant du « printemps érable », les APAQ (Association populaire et autonome de quartier) occupent une place à part. Contrairement aux Profs contre la hausse, aux Mères en colère et solidaires, aux Têtes blanches/ carré rouge, il s’agit de groupes non catégoriels, ouverts à toute la population d’un quartier. Il est d’ailleurs symbolique que leurs lieux habituels de réunions soient des parcs ou des rues fermées à la circulation automobile. (...)

  • 24 janvier 2013

    "The revolution will be televised" - CUTV

    Le front médiatique du printemps québécois

    Dossier : Le printemps érable - Ses racines et sa sève

    Le 23 avril dernier, le lendemain de la manifestation monstre contre le pillage de nos ressources naturelles, le Conseil du patronat du Québec déplorait le fait qu’il soit de plus en plus difficile de « faire passer » le message patronal auprès de la population, notamment en raison de l’arrivée des médias sociaux [3]. Cette réjouissante anecdote illustre que le printemps québécois fut aussi une bataille communicationnelle. Depuis quelques années, le Québec avait des échos de l’apport des médias sociaux dans certaines mobilisations citoyennes de par le monde ; en 2012, ce fut à notre tour d’être saisis par cette force de frappe. Comment expliquer cette efficacité des médias sociaux pour les mouvements citoyens ?

  • 24 janvier 2013

    Profs contre la hausse

    Le renouvellement de l’action politique enseignante

    Dossier : Printemps érable - Ses racines et sa sève

    Il régnait en ce mardi 6 mars 2012 au Collège Ahuntsic une atmosphère des plus fébriles ; plus d’une centaine de professeurEs de cégeps et d’universités se réunissaient pour la première fois afin de mettre en commun leur voix et leur résistance à la hausse des droits de scolarité. Un espace luxuriant d’action et de réflexion allait cristalliser les énergies militantes d’une multitude de professeurEs qui souhaitaient s’investir dans la lutte initiée par les étudiants et étudiantes des collèges et universités du Québec.

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Racisme au Québec : au-delà du déni Revue À bâbord format ePub/Téléphone