Nations autochtones

  • Articles
  • No 67 - déc. 2016 / janv. 2017

    La longue marche vers l’autonomie

    De toutes parts, les gouvernements provinciaux et fédéral prétendent qu’une relation nouvelle se développe avec les peuples autochtones. Pourtant, malgré l’éloquence de leurs discours, ceux-ci ne se sont jamais engagés de leur propre gré à reconnaître les aspirations des Premières Nations à l’autonomie. Encore aujourd’hui, les gouvernements poursuivent l’entreprise coloniale visant à éteindre le statut d’autochtone.

  • Dossier : Racisme au Québec. (...)

    Dossier. Racisme au Québec : Au-delà du déni

    Onickakw !

    En 2008, Sipi Flamand conduit des recherches par ses propres moyens sur les habitudes de consommation de sa communauté. Il se déplace au dépotoir, documente le gaspillage et l’accumulation de déchets qui détruisent la nature. Il se questionne sur les causes de cette surconsommation et de la pollution alors qu’il considère les peuples autochtones comme étant de grands défenseurs de l’environnement et de grands écologistes.

    En 2012, le mouvement Idle no More se lève, mais il a l’impression que sa communauté ne suit pas l’appel, qu’elle accepte ce qui se passe sans réagir. Il décide alors d’écrire ce manifeste afin de « réveiller les jeunes et les gens en général quant à leur responsabilité face au territoire » (« onickakw ! » signifie « réveillez-vous ! » en atikamekw). Il croit que cette nouvelle génération est plus ouverte et consciente des causes historiques des maux de sa communauté – les réserves, les pensionnats, le changement forcé de mode de vie, la Loi sur les Indiens – et que ce sont eux qui doivent transformer leur communauté et sensibiliser les générations précédentes. « Pour changer sa vision des choses, il est nécessaire de reconnaître son passé. »

    Sipi Flamand prépare actuellement un court métrage avec la Wapikoni mobile qui sera diffusé en 2017.

  • Dossier : Racisme au Québec. (...)

    Décoloniser nos relations

    En 2004, en territoire mohawk à Kanawake, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et Femmes autochtones du Québec (FAQ) signaient un protocole de solidarité qui inspire toujours les relations entre les deux organisations. Pour mieux comprendre les origines de ce processus et les leçons à en tirer, À bâbord ! a rencontré Michèle Asselin, présidente de la FFQ à cette époque.

  • Dossier : Gaspésie - Forces (...)

    Dossier : Gaspésie - Forces vives

    Les utopistes en action

    René Lévesque compara un jour le Québec à une main riche d’un duvet de forêt ouverte sur le monde et dont le pouce serait sa Gaspésie. Félix Leclerc décrivit la Gaspésie comme notre pays intérieur, patient, silencieux, inconnu, mystérieux d’où viendra le cri qui fera peur à tout le monde…

  • Dossier : Gaspésie - Forces (...)

    Gesgapegiag

    Les Mi’gmaqs de Gaspésie

    Dossier : Gaspésie - Forces vives

    Les trois communautés mi’gmaqs de la Gaspésie, Gespeg, Gesgapegiag et Listuguj, se sont réunis pour combattre les impacts du colonialisme et de la discrimination pour avoir accès aux ressources nécessaires pour leur développement. Comme l’exemple de Gesgapegiag le démontre, bâtir une économie sur moins de 2 km2, ce n’est pas évident !

  • No 62 - déc. 2015 / janv. 2016

    Éditorial du no 62

    Solidarité avec les femmes autochtones

    Les femmes algonquines soutenues par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or ont rompu le silence. En révélant les abus sexuels criminels dont elles disent avoir été victimes de la part d’agents de la Sûreté du Québec, ces femmes ont déclenché un raz-de-marée médiatique qui a forcé le gouvernement à « agir ». Comment ? En proposant une rencontre qui s’est avérée infructueuse avec les chefs autochtones et en promettant de l’argent pour appuyer les organismes qui travaillent avec les femmes autochtones de Val-d’Or. Une goutte d’eau en pleine tempête... De haut en bas, d’un bout à l’autre, les appareils gouvernementaux ont failli à protéger et soutenir ces femmes en situation de grande vulnérabilité.

  • Dossier : Nouvelles résistances,

    Mouvements autochtones contemporains en Amérique latine

    La question des alliances

    Dossier : Nouvelles résistances, nouvelles voies d’émancipation

    En ce qui concerne les mouvements autochtones d’Amérique latine, depuis deux décennies, les dynamiques nationales ont pris le pas sur les tendances globales qui avaient caractérisé la période précédente, marquée par les contre-célébrations du cinquième centenaire de la « découverte » (sic) de l’Amérique ; pour la première fois, des représentants des peuples des hauts plateaux purent échanger avec ceux de la forêt amazonienne ou de la prairie canadienne. La question des alliances politiques s’est progressivement imposée comme nous le verrons dans ce survol de la situation en Bolivie.

  • No 59 - avril / mai 2015

    Au-delà de la survie

    Spiritualité et cosmogonie autochtones

    Au cours des six dernières années, mes travaux de recherche se sont centrés sur la question de la réindigénisation. Mon intérêt pour ce sujet n’a pas été soudain ; il a plutôt été le résultat d’un long processus composé de prises de conscience sur des moments qui ont émaillé mon enfance indienne, de confrontations avec la perpétuelle exploitation coloniale et, enfin, d’un féroce engagement dans la résistance.

  • No 57 - déc. 2014 / janv. 2015

    Autochtones

    Déclaration de souveraineté atikamekw

    Entrevue avec Constant Awashish, Grand chef de la nation Atikamekw

    Dites-leur que nous n’avons jamais cédé notre territoire, que nous ne l’avons jamais vendu, que nous ne l’avons jamais échangé, de même que nous n’avons jamais statué autrement en ce qui concerne notre territoire [1]. - César Newashish

    Les Atikamekw Nehirowisiw ont proclamé le 8 septembre dernier leur Déclaration de souveraineté sur Nitaskinan, un vaste territoire de 80 000 km2 situé au nord de Trois-Rivières et englobant les communautés de Manawan, Opitciwan et Wemotaci. L’objectif de la nation atikamekw est de « maintenir et exercer sa gouvernance territoriale sur l’ensemble de Nitaskinan. Pour ce faire, Atikamekw Nehirowisiw a la volonté de faire de son peuple une instance politique et économique incontournable [2] ». Le grand chef de la nation atikamekw, Constant Awashish, a bien voulu partager avec nous ses réflexions sur cette Déclaration de souveraineté.

    Propos recueillis par Julie Depelteau

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