Littérature

  • Articles
  • No 65 - été 2016

    La littérature et la vie

    Sables bitumineux : l’Apocalypse maintenant !

    Je terminais ma lecture du dernier roman de Nancy Huston, Le club des miracles relatifs (Actes Sud, Leméac, 2016), lorsque l’incendie s’est déclenché autour de Fort McMurray, détruisant tout sur son passage, une bonne partie de la ville de même que les forêts qui l’encerclent. Un drame qui fait coïncider l’Évènement et la Fiction, s’offrant du coup comme une expérience inédite dans mon long parcours de lecteur : la coprésence en acte du réel et de l’imaginaire !

  • No 64 - avril / mai 2016

    La littérature et la vie

    Puissance de la mer, passion des mots

    Dominique Fortier appartient à la cohorte des écrivain·e·s qui, à l’aube de la quarantaine, parvenus à la maturité littéraire, possèdent à la fois un univers référentiel propre, reconnaissable et un style distinctif qui caractérisent leur monde romanesque. Dans son cas, c’est le recours à l’histoire fondé sur une puissante érudition et la maîtrise parfaite d’une écriture que l’on pourrait qualifier de classique, tout en finesse et en retenue, qui singularisent son approche.

  • No 63 - février / mars 2016

    La littérature et la vie

    L’année la plus longue. L’histoire est un roman

    Le roman historique est une forme codée, réglée au quart de tour, qui vise un lectorat ciblé, s’intéressant à l’histoire événementielle dans ses aspects anecdotiques, racontée de manière chronologique, et qui se présente le plus souvent comme un modèle parfaitement normalisé. Les écrivains innovateurs ont tendance à le déserter, sauf s’ils peuvent le détourner et le mettre au service d’un propos qui l’intègre tout en le dépassant.

  • Dossier : Contre l’austérité, (...)

    Compressions dans le domaine des arts

    L’étranglement de la culture

    Dossier : Contre l’austérité, luttes syndicales et populaires

    La veille de la Saint-Jean-Baptiste, la ministre de la Culture annonçait des compressions de 2,5 millions de dollars au budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Joli coup bas pour les artistes : avec un peu de chance, au retour des vacances, tout sera oublié, pourrait-on croire. Mais ces coupes additionnées à d’autres auront des effets à long terme qui affecteront grandement la qualité de la vie culturelle québécoise.

  • No 61 - oct. / nov. 2015

    Cinéma

    La modestie et la ténacité

    Entretien avec Bernard Émond

    Le cheminement artistique et intellectuel de Bernard Émond frappe par sa singularité et sa constance. Après avoir étudié l’anthropologie et travaillé à titre d’animateur, voire spécialiste de l’audiovisuel pour la télévision communautaire inuite durant quelques années, Émond a décidé, durant les années 1990, de réaliser des documentaires. Assez promptement, comme documentariste, il attire l’attention des cinéphiles en créant des métrages de qualité, qui témoignent d’une vision du monde personnelle.

  • No 61 - oct. / nov. 2015

    Le journal d’un vieil homme

    Entre la grandeur et la servitude humaines

    Depuis une quinzaine d’années, Bernard Émond écrit et met en scène des films de fiction intimistes dans lesquels ses protagonistes se posent des questions fondamentales au sujet du sens de leur existence. Ainsi, à travers des drames psychologiques comme La femme qui boit (2001), 20 h 17 rue Darling (2003), La neuvaine (2005), Contre toute espérance (2007) et La donation [1] (2009), Émond dépeint avec finesse et rigueur des personnages qui ont atteint un tournant de leur vie : ceux-ci cherchent avec ardeur à saisir, à surmonter les problèmes auxquels ils sont confrontés.

  • No 61 - oct. / nov. 2015

    La littérature et la vie

    Montréal, une et multiple

    Le titre du dernier roman de Monique Proulx, Ce qu’il reste de moi (Boréal, 2015), est énigmatique. Il laisse entendre que nous aurons affaire à un récit de type autofictionnel, raconté par un personnage dressant le bilan d’un parcours singulier, pratique littéraire fort répandue aujourd’hui. Or, on comprend vite, en le lisant, qu’il n’en est rien, que l’héroïne mythique incarnée ici par la figure historique de Jeanne Mance, centrale sur le plan symbolique, est elle-même une condensation originaire du Montréal diversifié et éclaté d’aujourd’hui, présent proche qu’elle relie au passé lointain à travers les personnages qui la prolongent et la redoublent.

  • No 60 - été 2015

    Culture

    La disparition de l’intellectuel : nouvel épisode

    Chez nous comme ailleurs dans le monde, il est bien connu que la place occupée par l’intellectuel·le dans la société s’est considérablement réduite, devant celle prise par l’expert. Un point de vue ultra spécialisé sur un sujet l’emporte nécessairement sur un autre plus distant et généraliste. Mais au Québec, où l’on s’est toujours méfié des intellectuels, cette mise au ban devient plus évidente ; elle semble d’ailleurs se faire avec la complicité silencieuse de tous, y compris des intellectuels eux-mêmes.

  • No 60 - été 2015

    Cinéma

    Gurov et Anna

    La déception de la chair

    Rafaël Ouellet a entamé sa carrière, à titre de téléaste, il y a une douzaine d’années, en réalisant des émissions et des séries alimentaires (Le Groulx Luxe [2003], Canadian Case Files [2005], Decade : Our Lady Peace [2006]), qui lui ont permis de faire ses gammes, en termes grammaticaux, voire de préparer son avenir dans le domaine du septième art.

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