Articles

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Le financement des arts et des lettres au Québec

    Cap vers le privé

    par Catherine Caron

    Les effets de la pensée et des politiques néolibérales sont manifestes dans des domaines comme l’éducation ou la santé au Québec et ils ont été largement exposés et discutés sur la place publique. Mais qu’en est-il du milieu de la culture, notamment celui des arts et des lettres ? Quelles sont les actions récentes du gouvernement libéral touchant les arts ?

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Observatoire des luttes

    Luttes contre les mégastores

    par Sébastien Despelteau

    Très populaires auprès des consommateurs, les magasins à grande surface [1] suscitent de plus en plus une vive opposition chez les résidants des quartiers où leur implantation est prévue, lorsqu’ils ne sont pas dénoncés par des syndicats et autres groupes de défense des travailleurs pour les piètres conditions de travail qu’ils offrent à leurs employées. Face aux Home Depot, Loblaws et autres géants du commerce de détail, la contestation s’organise, des citoyennes se mobilisent. Parmi ces « mégamagasins », Wal-Mart est sans conteste le plus grand adversaire.

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Analyse du discours

    L’idéologie des autres

    par Martin Jalbert

    Le discours n’est pas neuf. Depuis plusieurs décennies, et plus intensément depuis 1989, il nous dit que nous sommes dans une ère d’après les idéologies. Il conviendrait donc de n’être d’aucune. À l’idéologie, cet impératif oppose une contrepartie dont le nom varie selon les conjonctures : pragmatisme, réalisme politique, consensus, lucidité. Derrière ce discours qui se méfie des idées et des idéaux d’émancipation et d’égalité se cache quelque chose d’extrêmement insidieux, qui est peut-être la plus redoutable des illusions : un fantasme d’adéquation au réel.

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Les patrons ont toujours aimé l’État-nation

    Entretien avec Antonio Negri

    Philosophe et militant de gauche, Antonio Negri développe depuis plusieurs années une pensée politique qui ouvre de nouvelles perspectives sur le travail, les classes sociales, les formes d’oppression biopolitique et les nouveaux lieux de résistance. En travaillant à partir du concept de « multitude » plutôt qu’avec celui de « peuple », Negri déplace le paradigme de l’État-nation vers un réseau de singularités, de sujets engagés, qui propose un vivre en commun, une communauté dans l’action. Antonio Negri a écrit, en collaboration avec Michael Hardt, Empire (2000) et Multitude (2004). Il a aussi publié récemment Job, la force de l’esclave (2002), Fabrique de porcelaine : pour une nouvelle grammaire du politique (2006) et Lent Genêt : essai sur l’ontologie de Giacomo Leopardi (2006). Dans le présent entretien accordé à À bâbord ! lors de son passage à Montréal en avril 2006, Negri revient sur les dernières élections italiennes, sur le Contrat de première embauche (CPE) en France et sur sa prise de position en faveur de l’Union européenne.

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Grève étudiante au Chili

    Quand les élèves donnent la leçon

    par Antoine Casgrain

    Au Chili, l’année politique 2006, les étudiantes du secondaire l’ont écrite. Tout a commencé en mai dernier, alors qu’une grève étudiante a touché l’ensemble du pays. Non satisfaits de la sortie de la crise, les lycéennes ont repris les manifestations, les occupations d’école et les grèves au mois d’octobre. Depuis la transition à la démocratie (1990), aucun mouvement populaire n’a autant secoué la classe politique au pouvoir. D’ailleurs, personne ne pensait qu’une protestation étudiante déboucherait sur une vaste remise en question du « modèle chilien ».

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Smoking gun ou pétard mouillé ?

    Le dossier nucléaire iranien et le Conseil de sécurité

    par Siddharth Varadarajan

    Siddharth Varadarajan, journaliste indien de premier plan, est l’éditeur-adjoint du journal de gauche The Hindu. En novembre 2005, l’Association des correspondants auprès de l’ONU lui a décerné le prix Elizabeth Neuffer pour sa série d’articles intitulée « Le casse-tête iranien », traitant des relations entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Reconnu comme l’un des principaux experts sur la question du programme nucléaire iranien, amplement consulté et cité dans le monde entier, M. Varadarajan est cependant méconnu dans le monde francophone. À bâbord ! offre ici à ses lecteurs et lectrices son analyse en profondeur de cette question cruciale.

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Chronique éducation

    Les arts au primaire

    par Normand Baillargeon

    Depuis que Platon a banni les poètes de sa cité idéale, les arts ont partout tendu à être le parent pauvre des curriculums. C’est bien entendu toujours le cas, mais les récentes justifications données en faveur du maintien de la maigre place qu’on leur accorde sont particulièrement pathétiques. Pour le constater, reprenons la question d’un peu plus haut, à partir de deux couples de concepts indispensables pour cerner notre problème : expression et appréciation ; valeur intrinsèque et valeur instrumentale.

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Menaces sur la liberté des femmes

    Protéger le droit à l’avortement

    par Louise Boivin

    La présence d’un gouvernement conservateur à Ottawa et la montée de la droite religieuse et politique au Canada ne sont pas sans représenter des menaces pour la liberté des femmes à l’égard de la maternité et de l’avortement. La vigilance est de mise et nécessite la prise en compte du nouveau contexte politique et idéologique.

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Accès à l’avortement

    Le gouvernement doit payer

    par Marie-Claude Prémont

    Le recours collectif de l’Association pour l’accès à l’avortement a connu un dénouement positif le 16 août dernier, lorsque la juge Bénard de la Cour supérieure a ordonné au gouvernement du Québec de payer la somme de 10,8 millions $ au bénéfice des femmes ayant dû débourser une somme variant entre 200 $ et 300 $ pour un avortement en clinique privée. Le gouvernement du Québec a décidé de ne pas porter cette décision en appel et devra donc s’y soumettre. Que nous dit cette décision de l’appareil judiciaire ?

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Projet de loi 33 sur les soins de santé

    La maladie du profit

    par Lucie Mercier

    Après avoir été débouté à plusieurs reprises, Jacques Chaoulli, un médecin insatisfait de la structure du système public de santé du Québec, a finalement eu gain de cause en Cour suprême. La Cour a rendu une décision très divisée (4 juges contre 3) le 9 juin 2005. Le gouvernement libéral du Québec propose, via le projet de loi 33, trois moyens pour remédier aux listes d’attente : un mécanisme central de gestion de l’accès, la création de cliniques médicales spécialisées (CMS) et l’autorisation limitée de l’assurance privée duplicative, c’est-à-dire une assurance qui se superpose à l’assurance maladie publique. Or, le mécanisme central de gestion de l’accès suffirait, puisque la Cour a basé sa décision sur l’existence de délais d’attente déraisonnables. Les deux autres moyens, les CMS et l’assurance privée duplicative, apparaissent donc comme des décisions de nature purement politique.

  • No 17 - déc. 2006 / jan. 2007

    Réchauffement climatique

    La tête dans le sable bitumineux

    par Évariste Feurtey

    L’exploitation accélérée des sables bitumineux constitue le principal enjeu de la politique énergétique du Canada dans la perspective du protocole de Kyoto. Les sables bitumineux sont la principale source d’émission de gaz à effet de serre (GES) au Canada et la principale raison de leur hausse. Avec tous les projets de développement actuellement en cours et approuvés par le gouvernement, la production de GES canadiens va doubler entre 2000 et 2012. Face à ce constat, on comprend mieux pourquoi le gouvernement conservateur de Harper et la ministre de l’Environnement Rona Ambrose ont annoncé, le 20 octobre dernier, que le Canada repousse à 2050 ses objectifs de réduction de GES.

Dossier : Syndicalisme, l’heure des choix

  • 21 juillet 2008

    Présentation du dossier

    Syndicalisme : l’heure des choix

    Mondialisation des échanges, concurrence internationale, délocalisations, gestion par flux tendus, production « juste à temps », gestion participative, tertiarisation de l’économie, privatisations des services : tous ces facteurs rappellent l’ampleur des changements intervenus dans les réalités du monde du travail depuis deux décennies. Ils rappellent aussi, par le fait même, l’ampleur ainsi que la nouveauté des défis auquel fait face aujourd’hui le mouvement syndical.
    Pour les affronter, il est (...)

  • 19 juillet 2008

    Syndicalisme

    Organiser les atypiques

    par Isabelle Renaud

    Emploi à temps partiel, travail à durée temporaire, travail occasionnel, contractuel, cumul d’emplois et emploi autonome sont tous des termes désignant ce qu’on entend généralement par « travail atypique ». Même si le salariat (travail temps plein à durée indéterminée) demeure encore aujourd’hui la forme de travail la plus répandue, les emplois atypiques, où les taux de syndicalisation sont bas, ne cessent de s’accroître. Par ailleurs, la syndicalisation de ce type d’emploi est un enjeu majeur pour le mouvement syndical s’il veut maintenir et renforcer sa représentativité, l’un des éléments importants de sa force.

  • 18 juillet 2008

    Se syndiquer au québec en 2006

    Une maudite job

    par Normand Pépin

    Avec un taux de présence syndicale dépassant les 40 % en 2005, le Québec fait certainement bande à part en Amérique du Nord. Mais est-ce à dire qu’il y est facile de se syndiquer pour autant ? Il faut d’abord préciser qu’il y a une grande différence entre le secteur public, où huit salariées sur dix sont syndiquées, et le secteur privé, où moins de trois sur dix le sont. Et c’est dans ce secteur que se retrouvent 75 % des emplois au Québec.
    Un droit qui s’exerce dans la clandestinité
    À moins de se (...)

  • 17 juillet 2008

    Pour contrer la syndicalisation des travailleurs migrants

    Manigances et intrigues

    par Roberto Nieto

    En août dernier, quatre requêtes en accréditation venaient indéniablement écrire une page historique pour le mouvement syndical au Canada. Ces requêtes ont été déposées au Québec et au Manitoba par des travailleurs agricoles migrants mexicains ayant reçu l’appui du syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC, affilié FTQ au Québec). Selon le communiqué officiel des TUAC, ces travailleurs « seront pour la première fois en mesure de négocier leur salaire et conditions de travail qui, jusqu’à présent, ont été établies exclusivement par les gouvernements mexicain et canadien en vertu du Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) du gouvernement fédéral  ». Aussi, il est important d’ajouter que ces requêtes représentent de véritables tests des lois canadiennes au regard du droit syndical.

  • 16 juillet 2008

    La grève à la SAQ

    Partis sur une baloune

    par Jean-Marc Piotte

    Le 19 novembre 2004, le Syndicat des employées de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec (SEMB/SAQ) déclenche une grève générale illimitée qui durera beaucoup plus longtemps que ne l’avaient prévu les dirigeantes du syndicat, ceux de la SAQ et les citoyennes du Québec. Comment en est-on arrivé là ?

  • 15 juillet 2008

    La « réingénierie » et ses suites

    Un assaut gouvernemental contre le syndicalisme

    par Nicole de Sève

    Au cours de l’été 2006, le premier ministre Jean Charest accordait une entrevue au magazine français L’Express international dans laquelle il affirmait : « Nous avons livré une bataille très dure contre les intérêts syndicaux. Les agences de cotation ont reconnu cet effort en relevant la cote de crédit du Québec. Nous sommes très fiers de ces réalisations ».
    Ce que nous savions depuis son arrivée au pouvoir, à savoir que les attaques au mouvement syndical avaient comme but principal de rassurer l’élite (...)

  • 12 juillet 2008

    Les fonds syndicaux :

    Éthiques et créateurs d’emplois ?

    par Raymond Favreau

    À gauche, on a tendance à appuyer les initiatives des centrales syndicales. À juste titre car elles sont des composantes essentielles des forces vives du Québec. Qu’on pense à la création du Mouvement socialiste en 1977 par Marcel Pépin et autres syndicalistes, aux démarches de Michel Chartrand pour améliorer la sécurité sur les chantiers et, plus récemment, à l’appui de la FTQ et de la CSN en faveur de la défense de l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique, cible d’une poursuite (...)

  • 11 juillet 2008

    Le rôle social des syndicats

    par Gaétan Breton

    Le patronat dispose d’une machine de propagande énorme, incluant l’appareil étatique, qui transforme les slogans de l’entreprise en connaissance dite objective puisque enseignée dans les écoles et les universités. Les concepts qui se situent à la base même du système libéral sont vidés de leur sens pour remplir les besoins idéologiques du monde des affaires.
    Face à ce pouvoir idéologique, le côté des travailleurs ne dispose que de peu de moyens pour se défendre et se retrouve, par la magie du processus (...)

  • 10 juillet 2008

    Une modeste proposition

    Les bourses du travail

    par Normand Baillargeon et Chantal Santerre

    Un récent sondage (Journal de Montréal et Léger Marketing, 19 octobre 2006) le rappelle encore aux belles âmes qui préféreraient l’oublier : les syndicats sont loin d’avoir bonne presse au Québec. En fait, et très précisément, ce sondage dévoilait qu’« une majorité de Québécois n’aime pas les chefs syndicaux et estime que les syndicats ont trop de pouvoir au Québec ».

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