Boudreau, Philippe

  • Articles
  • No 69 - avril / mai 2017

    Retour sur une avancée populaire et démocratique

    Les 40 ans de la loi 101

    Mémoire des luttes

    L’histoire officielle a tendance à attribuer la paternité de la Charte de la langue française au seul Parti québécois. Or, elle découle en réalité d’importantes mobilisations sociales, parmi lesquelles figure avantageusement l’action déterminée du mouvement syndical et du mouvement étudiant. On l’oublie parfois, mais ces mobilisations s’enracinent dans une longue trajectoire populaire de résistance à l’oppression nationale.

  • Dossier en ligne : AB ! au (...)

    Dossier en ligne : AB ! au Forum social mondial 2016

    Comment organiser la gauche syndicale ?

    Dans le cadre du Forum social mondial 2016, Lutte commune a tenu trois ateliers intimement liés aux enjeux contemporains du syndicalisme québécois. L’un de ces ateliers cherchait à s’inspirer d’expériences enrichissantes, à l’échelle occidentale, en matière de rénovation par le bas de la vie syndicale et d’un épanouissement du courant « syndicalisme de combat » en son sein. Cet atelier, animé par Philippe de Grosbois, donnait la parole à deux invités : Natasha Carlsen (syndicaliste de Chicago) et Bruno-Pierre Guillette (syndicaliste du Québec). La première nous a expliqué l’origine, le fonctionnement et l’effet des Caucus of Rank and File Educators (CORE) dans le monde syndical américain ; le second a offert le même type d’explications à propos du National Shop Stewards Network (NSSN) au Royaume-Uni.

  • No 64 - avril / mai 2016

    Front commun 2015

    Résultats décevants, changements nécessaires

    Plus de 500 000 employé·e·s de la fonction publique étaient en négociations avec le gouvernement en 2015 pour le renouvellement de leur convention collective. La mobilisation fut particulièrement importante l’automne dernier. D’ici à un bilan complet, nous vous proposons dans notre numéro 64 trois voix différentes – parmi de nombreuses autres – qui reviennent sur les événements, le processus et le résultat des négociations de 2015… et de 2016 pour certain·e·s. Voici l’un des trois articles ; retrouvez les deux autres en kiosque.

  • No 59 - avril / mai 2015

    La lutte à la chefferie du Parti québécois

    Les angles morts d’une course

    Sept mois. Telle est la durée de la course à la direction du Parti québécois (PQ), entre les premières annonces officielles de candidatures et le premier tour de scrutin de la mi-mai. Cette longue période, normalement propice à de riches échanges et réflexions, aura-t-elle bien servi le parti ? A-t-elle pour effet de le remettre en selle et de le positionner clairement sur les enjeux de l’heure ?

  • No 58 - février / mars 2015

    Le visage politique de l’austérité

    Duplessis, phase 2

    On aurait tort d’examiner les politiques d’austérité sous leurs seuls aspects économiques ou budgétaires, car elles procèdent avant tout d’une vision politique particulière de l’orga­nisation de l’État et de ses rapports avec la société. Avec le train de mesures qu’il tente de mettre en œuvre, le gouvernement Couillard propose ni plus ni moins qu’un retour à l’État dirigiste, rompant ainsi avec plus de 50 ans d’évolution démocratique des institutions et services publics.

  • Dossier : Nouvelles résistances,

    Dossier : Nouvelles résistances, nouvelles voies d’émancipation

    Vers un nouveau sujet historique ?

    En introduction du livre Publics rebelles [1], Daniel Drache s’interroge : « Que penser de ces publics en colère, rebelles, qui s’organisent eux-mêmes tout en reconfigurant la sphère de la communication interactive et en modifiant le paysage de la politique électorale ? » Il entend décoder cette nouvelle géographie du pouvoir, c’est-à-dire élucider « pourquoi et comment les gens décident [...] de se constituer en communauté, de modifier la conversation publique, de se mobiliser, puis de se déconnecter pour traiter d’autres questions hors-ligne ».

  • No 55 - été 2014

    Négociations du secteur public

    Vers une réédition de 2010 ?

    Aussitôt élu, le gouvernement Couillard annonce clairement sa position : contrôle de la masse salariale du secteur public et médecine de cheval dans les ministères, en particulier dans le réseau de la santé et de l’éducation. Réponse des centrales syndicales ? Il faut « donner la chance au coureur », indique Jacques Létourneau, président de la CSN [2] ; pas de branle-bas de combat non plus du côté de la FTQ ou de la CSQ. Cela ne laisse pas présager des lendemains qui chantent pour la prochaine négociation. La pente sera dure à remonter pour les salarié·e·s qui souhaitent améliorer leurs conditions de travail et desserrer l’étau de l’endettement qui les étouffe un peu plus chaque année.

  • No 49 - avril / mai 2013

    Négos du secteur public

    Renouer avec le syndicalisme de combat

    Après le Printemps érable, qui a révélé la possibilité de faire des gains importants en s’appuyant d’abord et avant tout sur le rapport de force, la mobilisation et la solidarité, nous pouvons demander aux directions syndicales si elles ont l’intention d’emboîter le pas dans cette perspective de lutte concrète et stimulante. Déjà nous avons entendu certains leaders syndicaux se référer à la mobilisation étudiante pour interpeller leurs propres membres. Mais s’agit-il là d’une simple rhétorique ? La négociation de 2015 mesurera la capacité du mouvement syndical de se renouveler, voire de développer des pratiques différentes afin de faire des gains notables et immédiats.

  • No 38 - février / mars 2011

    Cinq ans de Québec Solidaire

    Un grand pas en avant

    La naissance de Québec solidaire en février 2006 a modifié le paysage partisan, comblant un espace laissé vacant, au fil du temps, par les autres forces politiques, notamment le Parti québécois. Dès le départ, QS prétendait dépasser de vieilles habitudes et mettait de l’avant le slogan «  faire de la politique autrement  ». Cinq ans plus tard, a-t-il relevé le défi ? Examinons les éléments d’un bilan peut-être précoce et sûrement incomplet.

  • No 23 - février / mars 2008

    Mémoire des luttes

    UQAM la Rouge

    par Philippe Boudreau

    Quand je discute avec des baby boomers progressistes ou avec des personnes ayant milité durant les années 1970, on me dit souvent qu’à l’échelle du Québec, les années 1980, c’est la décennie perdue, la décennie la plus sombre pour la gauche, pour les mouvements sociaux, bref, pour les grandes luttes visant la transformation sociale. Probablement que ces personnes ont en tête la grave récession de 1981-1982 et la terrible réorganisation économique subséquente faite sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Elles doivent songer aussi à l’échec référendaire de 1980, suivi de l’infâme rapatriement constitutionnel de 1982, puis de la confusion dans laquelle sera plongé le PQ avec son « beau risque ». J’imagine qu’elles pensent aussi à la dissolution des organisations marxistes-léninistes En lutte ! et PCO. Sans compter l’abominable raclée qu’ont mangée les syndicats du secteur public et parapublic en 1982-1983, raclée dont ils ne se sont pas encore remis d’ailleurs. C’est vrai que décrit comme ça, a posteriori, le portrait laisse songeur. Toutefois, sur le coup, je ne l’ai jamais vécu de cette façon-là. Les militantEs du mouvement étudiant non plus.

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