No 023 - février / mars 2008
Chronique Éducation
Un entretien avec Nathalie Morel
N’ayons pas peur des mots : au Québec, la pauvreté frappe certaines écoles, particulièrement à Montréal, d’une manière qu’on a du mal à imaginer et qui ne peut que faire pleurer et rager. En ce qui me concerne, ma douleur est d’autant plus grande que le Centre pour l’enseignement en milieux défavorisés de l’UQAM, qu’animait Robert Cadotte, a été fermé – une des toutes premières victimes des coupures qu’on y effectue. Comment se vit cette pauvreté pour les enseignantes sur le terrain ? Que peut-on faire, individuellement et collectivement, pour corriger ces inadmissibles situations ? J’ai voulu en parler avec quelqu’un qui connaît tout cela de près et bien mieux que moi. Et comme j’ai le grand plaisir de parfois croiser Nathalie Morel, qui a non seulement enseigné dans ces quartiers où sévit la pauvreté, mais qui est aussi présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal, je lui ai proposé un échange, qu’elle a eu la gentillesse d’accepter. N.B.