• Articles
  • No 097 - Automne 2023

    Culture

    Entrevue : Cinéma sous les étoiles et Funambules Média

    Entretien avec Hubert Sabino-Brunette et Romane Lamoureux-Brochu

    Cinéma sous les étoiles, organisé par Funambules Média, est un festival de documentaires sociaux qui se tient dans les parcs et quartiers de Montréal. Dans le cadre de leur 14e édition, Cinéma sous les étoiles propose près de 45 projections à 15 endroits à Montréal. Propos recueillis par Samuel-Élie Lesage.

  • No 091 - Printemps 2022

    Culture

    Revoir l’agriculture. Entrevue avec Carole Poliquin, cinéaste

    La documentariste Carole Poliquin, connue pour ses films percutants sur l’économie, nous revient avec le documentaire Humus, l’histoire d’une famille qui se lance dans l’expérience risquée et salutaire de l’agriculture régénératrice. Une aventure qu’elle nous raconte par d’émouvants témoignages et de superbes images. Propos recueillis par Claude Vaillancourt.

  • Dossier : Résilience écologique.

    Dossier : Résilience écologique. Résistance ou résignation ?

    Cinéma de science-fiction : un regard critique sur notre monde

    Lorsqu’il est question d’œuvres cinématographiques de science-fiction, l’un des thèmes les plus populaires et les plus fréquemment représentés est sans conteste l’effondrement de la civilisation telle qu’on la connait. De tous les scénarios proposés, c’est régulièrement celui de la catastrophe environnementale qui vient mettre les bases de l’œuvre de science-fiction.

  • No 078 - février / mars 2019

    Regards féministes

    Ce que nous apprend le cinéma

    Au moment où je m’apprête à rédiger cette chronique, l’écrivain français Yann Moix, en pleine promotion de son dernier roman, affirme dans un entretien pour le magazine Marie-Claire ne pas être capable d’aimer les femmes de 50 ans. Ne pas les désirer. Leur préférer celles qui ont la moitié de son âge. Préférer, aussi, des femmes du « genre asiatique ». Le corps des femmes de 25 ans, dit l’écrivain, est extraordinaire, contrairement à celui des femmes de 50 ans avec qui il n’aurait même pas l’idée de coucher puisqu’elles lui sont « invisibles ». Les propos de Yann Moix ont enflammé la toile, suscitant des réactions ulcérées et moqueuses de la part de nombre de femmes connues et moins connues. Et moi, j’ai vu mon âge clignoter sur l’écran toute la journée. Invisible, mais pas complètement…

  • No 078 - février / mars 2019

    Chronique Travail

    En guerre

    Explosion de colère devant le bureau du directeur : huées, insultes. Certains tentent même de forcer la porte. Les 1 100 salarié·e·s de l’entreprise viennent d’avoir la confirmation que leur usine spécialisée dans la sous-traitance automobile fermera définitivement sous peu. Tous se disent trahis, la direction s’étant engagée deux ans plus tôt à maintenir l’activité en échange de la suppression de plusieurs primes et d’un passage aux 40 heures par semaine, sans augmentation de salaire.

  • No 083 - mars 2020

    Regards féministes

    Sidération féministe

    Alors que j’écris ces lignes, j’ai à côté de moi, sur ma table de travail, une liasse d’enveloppes contenant des lettres, accompagnées de chroniques découpées dans le Journal de Montréal, soulignées et commentées, envoyées par quelqu’un qui, sous couvert de l’anonymat, conteste des opinions que j’énonce publiquement – des opinions féministes.

  • No 076 - oct. / nov. 2018

    Culture

    Des Affamés à La Chute de l’empire américain

    Variations cinématographiques sur l’effondrement de la société

    Animée par un insatiable appétit pour le cinéma, j’avais d’abord imaginé un bref billet sur le film Les Affamés de Robin Aubert. En dépit de mon intérêt quant à la singularité de ce cinéaste, il ne me semblait pas évident de commenter ce film dont je salue toutefois la particularité : naviguer avec brio à travers les codes de l’horreur et du fantastique dans le contexte de la cinématographie québécoise demeure une avenue pour le moins rarissime.

  • No 075 - été 2018

    Culture

    L’appel de la panthère : une fable afrofuturiste

    Où sont les Noir·e·s ? Notre sous-représentation dans le cinéma populaire et dans la science-fiction est revenue sur le devant de la scène avec la sortie du film Panthère noire de Ryan Coogler. Le film a battu des records d’entrées et de recettes, certes, mais son impact global nous échappe peut-être encore. Ce projet, sa réception et les contextes dans lesquels il s’inscrit ont une portée esthétique, culturelle et politique certaine. Le Roi-Guerrier wakandais est-il le héros que les personnes noires attendent ou celui qu’elles méritent ?

  • Dossier : Prisons. À l’ombre (…)

    Dossier : Prisons, à l’ombre des regards

    Waseskun. Voyage intime au coeur du pays indien

    Le film de Steve Patry nous fait pénétrer à l’intérieur des murs de Waseskun, l’un des neuf centres de guérison autochtones affiliés aux Services correctionnels du Canada et aux Services correctionnels du Québec et voués à la réinsertion sociale des « délinquants autochtones ». Il nous donne ainsi à voir le sentier de la guérison sur lequel s’engagent ces hommes à la fois souffrants et entiers.

  • No 066 - oct. / nov. 2016

    Culture

    Superhéros, propagande et empire

    Dans le contexte de la montée du nazisme, deux artistes juifs américains créèrent la bande dessinée Superman en 1938. Le nombre de ces justiciers s’est dès lors multiplié et leurs ennemis ont toujours reflété les défis politiques des États-Unis, comme la guerre froide. Quel sens donner à tous ces surhumains en collants qui déferlent sur le grand écran ?

  • No 065 - été 2016

    La Maison du pêcheur

    Des subversifs à Percé

    En 1971, Alain Chartrand profite de la création de l’Association coopérative de productions audio-visuelles (ACPAV) pour s’y impliquer et y achever le long métrage Isis au 8 (1972). De 1976 à 1983, Chartrand réalise des métrages comme La piastre (1976) et On n’est pas sorti du bois (1982), dans lesquels il traite, avec originalité, du rapport que le Québécois entretient avec la nature.

  • No 064 - avril / mai 2016

    Cinéma

    Fennario persiste et signe

    Un portrait lacunaire

    Au fil du temps, Martin Duckworth s’est imposé comme un solide directeur de la photographie et un cinéaste indépendant appréciable aux yeux de différents observateurs du septième art québécois. Dès lors, son plus récent documentaire allait-il lui permettre de représenter adéquatement une figure controversée du théâtre national ?

  • No 066 - oct. / nov. 2016

    This Changes Everything

    L’urgence de réagir

    Naomi Klein est sans contredit l’une des figures les plus connues de la gauche altermondialiste occidentale depuis trois lustres. Cette intellectuelle engagée a réussi à attirer l’attention des journalistes et d’un certain public en écrivant des essais percutants tels No Logo (1999), Fences and Windows (2002), The Shock Doctrine (2009) et This Changes Everything (2014). De plus, Klein a donné une forme de prolongement à ses œuvres littéraires en les adaptant pour le septième art.

  • No 062 - déc. 2015 / janv. 2016

    Cinéma

    God Save Justin Trudeau

    L’adulation d’un politicien sans profondeur

    Suite à l’échec critique cuisant qu’a subi le long métrage sensationnaliste Les États-Désunis du Canada (2012), nous avons formulé le souhait que les coréalisateurs Guylaine Maroist et Éric Ruel délaissent le domaine du documentaire sociopolitique, dans lequel ils ne parvenaient pas à se montrer perspicaces, pour renouer avec celui du reportage environnemental, au sein duquel ils avaient manifesté un appréciable savoir-faire aupa­ravant.

  • No 061 - oct. / nov. 2015

    Médias

    La pratique de l’attention

    J’avais cinq ans quand la guerre du Golfe a eu lieu, sept quand le siège de Sarajevo a commencé, neuf lors du génocide des Tutsis au Rwanda. La première chose que j’ai apprise à propos de ces horreurs que je discernais mal, c’est qu’elles ne me concernaient pas puisqu’elles appartenaient à une autre réalité, lointaine et inaccessible.

  • No 061 - oct. / nov. 2015

    Cinéma

    La modestie et la ténacité

    Entretien avec Bernard Émond

    Le cheminement artistique et intellectuel de Bernard Émond frappe par sa singularité et sa constance. Après avoir étudié l’anthropologie et travaillé à titre d’animateur, voire spécialiste de l’audiovisuel pour la télévision communautaire inuite durant quelques années, Émond a décidé, durant les années 1990, de réaliser des documentaires. Assez promptement, comme documentariste, il attire l’attention des cinéphiles en créant des métrages de qualité, qui témoignent d’une vision du monde personnelle.

  • No 061 - oct. / nov. 2015

    Le journal d’un vieil homme

    Entre la grandeur et la servitude humaines

    Depuis une quinzaine d’années, Bernard Émond écrit et met en scène des films de fiction intimistes dans lesquels ses protagonistes se posent des questions fondamentales au sujet du sens de leur existence. Ainsi, à travers des drames psychologiques comme La femme qui boit (2001), 20 h 17 rue Darling (2003), La neuvaine (2005), Contre toute espérance (2007) et La donation [1] (2009), Émond dépeint avec finesse et rigueur des personnages qui ont atteint un tournant de leur vie : ceux-ci cherchent avec ardeur à saisir, à surmonter les problèmes auxquels ils sont confrontés.

  • No 060 - été 2015

    Féminisme

    Les femmes, au présent

    La liste est longue des disparitions de femmes. Il faut lire le long roman 2666 de Roberto Bolano pour sentir dans son corps l’extrême violence, mais aussi la terrible mécanique des femmes éliminées à Ciudad Juárez, au Mexique ; des femmes-déchets, comme dans cette scène du long métrage de Ridley Scott The Counselor où le personnage joué par Penelope Cruz se retrouve poussé par une pelle mécanique dans une immense pile de détritus. Elle est de la même espèce que les déchets, nous dit le film, un être humain jetable.

  • Dossier : Sexe

    Dossier : Sexe

    Pourquoi je suis devenue une pornstar

    On imagine souvent que les personnes en situation de handicap sont dans le chemin, qu’elles sont sans importance ou qu’elles ont besoin d’aide. On dit qu’elles sont une « source d’inspiration » quand elles font des choses ordinaires. On les pense moins capables ou pas aussi bonnes que les personnes « normales » (un terme qui est aussi problématique). Ces attitudes renforcent et perpétuent des politiques et des pratiques qui associent handicap et non-désirabilité.

  • No 060 - été 2015

    Cinéma

    Gurov et Anna

    La déception de la chair

    Rafaël Ouellet a entamé sa carrière, à titre de téléaste, il y a une douzaine d’années, en réalisant des émissions et des séries alimentaires (Le Groulx Luxe [2003], Canadian Case Files [2005], Decade : Our Lady Peace [2006]), qui lui ont permis de faire ses gammes, en termes grammaticaux, voire de préparer son avenir dans le domaine du septième art.

  • No 055 - été 2014

    Cinéma

    Blue Jasmine

    Une oeuvre exceptionnelle

    À la mémoire de ma mère, Éléna

    Au cours des dernières années, Woody Allen a fréquemment donné à de nombreux cinéphiles la déplorable impression d’errer intellectuellement en réalisant des films qui, s’ils comportaient d’indéniables qualités formelles, n’étaient pas à la hauteur de son remarquable talent. Peut-être la volonté du cinéaste de tourner des longs métrages à un rythme effréné, alliée à celle de traduire une philosophie de vie bon enfant, lui a-t-elle été préjudiciable compte tenu du temps que tout artiste doit prendre pour renouveler son esthétique et sa thématique, voire pour se remettre en question.

  • No 055 - été 2014

    Les Québécois à Hollywood

    La langue conquérante du 7e art

    Trois de nos plus importants cinéastes s’installent à Hollywood : Denis Villeneuve, Jean-Marc Vallée et Philippe Falardeau. D’autres suivront sans doute. Plusieurs parmi le public québécois en ressentent de la fierté, ils se réjouissent de l’intrusion de compatriotes dans la seule vraie cour des grands. D’autres y voient une grande perte pour notre cinéma national, une atteinte à la diversité culturelle.

  • No 059 - avril / mai 2015

    Deux jours, une nuit

    Une lutte sans merci

    Le travail cinématographique auquel se livrent, en collaboration, les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne depuis plus de 35 ans est remarquable par son exigence et sa continuité. Au total, les deux cinéastes d’origine wallonne ont coréalisé 16 films qui traitent de sujets leur tenant à cœur. Après avoir œuvré durant quelques années dans le domaine du documentaire en signant des métrages comme Le chant du rossignol (1978) et Leçons d’une université volante (1982), ils mettent en scène des œuvres de fiction intimistes à partir de la deuxième moitié des années 1980.

  • No 058 - février / mars 2015

    The Good Lie

    Une imagerie d’Épinal

    À la suite de l’impressionnant succès international remporté par Monsieur Lazhar (2011), Philippe Falardeau s’est vu offrir un attrayant contrat par la compagnie californienne Alcon Entertainment pour tourner un film à gros budget en territoire américain. C’est pourquoi Falardeau a réalisé The Good Lie (2014), dont l’action se déroule surtout dans la ville de Kansas City, au Missouri.

  • No 061 - oct. / nov. 2015

    Le mirage du discours

    Le 12 août dernier, Martine Delvaux proposait une réflexion sur le film Le Mirage de Ricardo Trogi dans La Presse+. Dès le lendemain, un chroniqueur du Journal de Montréal réagissait de façon outrancière en personnalisant indûment l’enjeu social qui était soulevé. Dans ce nouvel article, l’auteure revient sur Le Mirage et aborde ce à quoi s’exposent les femmes lorsqu’elles prennent la parole dans l’espace public.

  • No 057 - déc. 2014 / janv. 2015

    Nation, huis clos avec Lucien Bouchard

    Un politicien présomptueux

    Quoi qu’on en dise, Lucien Bouchard a été l’un des politiciens québécois les plus marquants au cours des 25 dernières années, principalement en raison du rôle majeur qu’il a joué dans le camp du « Oui » durant la campagne référendaire portant sur la souveraineté du Québec en 1995. Toutefois, les avis qu’on entretient au sujet de sa contribution sociopolitique nationale demeurent très partagés au sein de la population québécoise.

  • No 056 - oct. / nov. 2014

    Anticosti : la chasse au pétrole extrême

    La légitimité de la cause environnementale

    Grâce aux succès d’estime remportés par des œuvres dramatiques comme La Répétition (1990), Don Quichotte (1997-1998) et L’Odyssée (2000-2003) [2], Dominic Champagne a acquis une réputation plutôt enviable d’auteur, de metteur en scène, de rebelle qui n’hésitait pas à contester l’ordre établi afin d’interpeller vigoureusement le public auquel il s’adressait.

  • No 054 - avril / mai 2014

    Culture

    Le peuple de la rivière Kattawapiskak

    Un scandale canadien

    À la fin du mois de novembre 2011, les Québécois, les Canadiens anglais et les membres des nations auto­chtones ont subitement appris que la cheffe du peuple cri de la région d’Attawapiskat, Theresa Spence, avait fait appel à la Croix-Rouge canadienne pour que des agents de cet organisme aident de nombreuses personnes de sa communauté à surmonter les problèmes majeurs de logement qu’elles éprouvaient durant une période de froid polaire (environ - 50 degrés Celsius).

  • No 052 - déc. 2013 / janv. 2014

    Carré rouge sur fond noir

    Une contestation magistrale

    Au début de l’année 2012, les associations étudiantes de nombreux cégeps et universités québécois ont déclenché une grève générale illimitée afin de contester les hausses des droits de scolarité que leur avait unilatéralement imposées le gouvernement libéral de Jean Charest. Désireux de traduire le point de vue des étudiantes et étudiants revendicateurs faisant partie de la CLASSE par rapport à la décision catégorique du gouvernement du Québec, les jeunes cinéastes Hugo Samson et Santiago Bertolino ont uni leurs efforts pour réaliser un documentaire sociopolitique significatif qui s’intitule Carré rouge sur fond noir (2013).

  • No 052 - déc. 2013 / janv. 2014

    Commentaire politique et cinéma direct

    Une aventure imprévisible

    Entrevue avec Santiago Bertolino et Hugo Samson

    En même temps que le cinéma Excentris présentait en première le documentaire politique Carré rouge sur fond noir devant une salle bondée,Télé-Québec diffusait la version courte (intitulée seulement Carré rouge) rejoignant un auditoire télévisuel de 65 000 personnes, cote d’écoute inespérée pour ce réseau. À bâbord ! a rencontré les deux réalisateurs afin d’en connaître davantage sur leur expérience filmique.

  • No 050 - été 2013

    Culture

    Le météore

    Mystères humains et cosmiques

    François Delisle est un cinéaste déterminé qui crée, depuis près de vingt-cinq ans, une œuvre intimiste et personnelle, largement méconnue des grands publics québécois et étrangers. Contrai­rement à un Robert Morin (La récep­tion [1989]) ou à un Philippe Falardeau (La moitié gauche du frigo [2000]), Delisle n’a jamais cherché à profiter des succès d’estime qu’il a remportés comme réalisateur indépendant pour tenter d’élargir son auditoire en faisant des films susceptibles de plaire à un public important, quantita­tivement parlant.

  • No 049 - avril / mai 2013

    Culture

    Les États-Désunis du Canada

    Une vision politique simpliste

    Les querelles entourant les négociations constitutionnelles pancanadiennes des années 1980 et 1990 n’ont pas laissé un grand souvenir dans l’esprit de nombreux Québécois, Canadiens anglais et Autochtones. Ces pourparlers se sont principalement soldés par les échecs de l’Accord du lac Meech [3] (1990), suite à l’opposition des parlements de Terre-Neuve et du Manitoba ; et de l’Accord de Charlottetown (1992), après que l’on ait consulté les peuples québécois, canadien-anglais et autochtone par le biais d’un référendum pancanadien portant sur un prétendu renouvellement de la constitution.

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