Les médias indépendants et les mouvement populaires

No 56 - oct. / nov. 2014

Forum social des peuples

Les médias indépendants et les mouvement populaires

Cet atelier, une initiative de rabble.ca, nous conviait à réfléchir sur les médias indépendants en lien avec les mouvements sociaux. Animé par Judy Rebick, le panel était composé de Jorge Barrera (Aboriginal People’s Television Network), James Patterson (Canadian Dimension), Cathy Edwards (CACTUS), Steffanie Pinch (rabble.ca), Sharmeen Khan (Upping the Anti, Media Coop) et moi-même pour À bâbord  !

Il y a de nombreux mouvements sociaux au Canada et il existe aussi une diversité de médias indépendants qui, souvent, travaillent étroitement avec les mouvements. Au fil des années, on a connu de beaux succès pour la mise en lumière de luttes spécifiques, les grands médias reprenant parfois les informations d’abord diffusées par les médias indépendants. Comment améliorer la visibilité de nos luttes dans les médias souvent au service des grandes corporations et de l’ordre établi ? Est-ce que des liens sont à construire avec eux ? Si oui, comment et dans quelles circonstances ? Et comment pouvons-nous les influencer dans leur manière de diffuser les informations et de mettre en scène les enjeux sociaux ? L’atelier nous a permis de mettre en commun nos diverses expériences et stratégies, que nous soyons Auto­chtones, Québécois·es ou Canadien·ne·s.

Les médias présents œuvrent sur diverses plateformes : télévision, Internet, imprimé… Les appro­ches sont donc parfois très différentes, mais tous ont en commun d’être en lien direct avec les mouvements sociaux, certains en sont même issus.

Notre premier objectif est de donner la parole aux acteur·e·s des luttes sociales, non seulement pour faire connaître leurs actions mais également pour participer aux luttes en cours. À cet égard, les réseaux sociaux sont mis à contribution : que ce soit via Facebook ou Twitter, notre tâche est aussi de relayer les informations qui nous sont transmises. L’usage des réseaux sociaux peut amener une certaine réflexion quant à leurs limites et écueils, mais la mise en ligne « en direct » des infor­mations devient un puissant outil au service de la mobilisation, notamment. Si l’intérêt des médias mainstream est parfois éveillé, au point que ceux-ci puisent de la « nouvelle » sur nos plateformes, il n’existe aucune recette pour les attirer à coup sûr. Collaborer avec eux peut s’avérer difficile, nos inté­rêts et priorités étant souvent très loin des leurs. Sans faire de concession sur nos missions respectives, nous entretenons tout de même des liens avec certains d’entre eux, espérant atteindre un plus grand public lorsque c’est possible.

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