Le Québec dans le monde

Dossier : Vieillir

Dossier : Vieillir

Le Québec dans le monde

Aujourd’hui, selon le Fonds des Nations Unies, plus de 11 % de la population mondiale a plus de 60 ans, et d’ici 2050, cette proportion passera à environ 22 %.

L’espérance de vie a connu des progrès un peu partout dans le monde. En 2018, l’espérance de vie à la naissance était estimée à 72 ans en moyenne. Cependant, il est important de considérer qu’il existe des disparités importantes entre les différentes régions du monde, de même qu’à l’intérieur d’une même région, voire à l’intérieur d’un même pays. De plus, l’espérance de vie se distingue selon le sexe.

En effet, selon les zones géographiques (tableau 1), la moyenne de l’espérance de vie des personnes diffère. Les populations d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et des Caraïbes et d’Océanie ont des espérances de vie plus longues (respectivement 82, 81 et 80 ans) alors que les personnes vivant sur le continent africain vivent moins longtemps, soit 64 ans en moyenne.

Par ailleurs, certains groupes ethnoculturels ont une longévité plus courte que celle du reste de la population du pays du fait de l’« invisibilisation » du groupe opérée par les autorités publiques. Pensons aux populations autochtones notamment.

Par ailleurs, règle générale, la longévité des femmes dépasse celle des hommes de quelques années. Cependant, force est de constater que cet écart s’est réduit progressivement.

Tableau 1 : Espérance de vie moyenne à la naissance dans le monde et par sexe (2018)

Source : Statista.com.

Au Québec

Espérance de vie en 2018 pour les hommes et les femmes du Québec

En 2018, l’espérance de vie à la naissance au Québec atteignait 84,2 ans pour les femmes et 80,7 ans pour les hommes, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Au cours des 40 dernières années, la longévité des femmes a gagné 7,4 ans alors que celle des hommes a augmenté de 11,4 années.

Par ailleurs, depuis 1980, l’écart qui sépare l’espérance de vie des femmes et des hommes se resserre, passant de 7,6 ans en faveur des femmes en 1980 à 3,5 ans en 2018.

On observe aussi que la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population québécoise a connu une forte augmentation entre 1971 et 2016 [1]. En effet, leur nombre a triplé. Selon les projections de l’ISQ pour la période de 2016 à 2066, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus devrait passer de 18 % à 28 % [2].

Femmes et pauvreté

En 2016, 54 % des personnes de 65 ans et plus étaient des femmes au Québec. Cette proportion s’élevait à 67 % chez les 85 ans et plus. Si les femmes sont actuellement largement majoritaires dans la population âgée, les gains d’espérance de vie plus importants des hommes depuis plusieurs années tendent à atténuer le déséquilibre entre les sexes.

Comme on le sait, les revenus des personnes âgées diminuent considérablement du fait que la grande majorité se retrouve à la retraite. Selon l’ISQ, « le revenu après impôt moyen des personnes âgées de 65 ans et plus est inférieur d’environ 11 000 $ à celui des personnes âgées de 25 à 54 ans, tandis que le revenu médian après impôt lui est inférieur d’environ 14 000 $. »

En 2017, au Québec, le taux de faible revenu après impôt des personnes âgées de 65 ans et plus était de 14,8 %. Pour les femmes, 18,2 % d’entre elles avaient un revenu inférieur ou équivalent au seuil de faible revenu alors que chez les hommes, il était de 10,9 % (tableau 2). Dans cette catégorie d’âge, la proportion de femmes vivant sous le seuil de faible revenu était nettement plus élevée, soit près de 2 fois plus élevée que celle des hommes.

Tableau 2 : Taux de faible revenu selon la mesure de faible revenu, Québec, 2012-2017

*MFR : Mesure de Faible Revenu (après impôts).

Source : « Enquête canadienne sur le revenu », Statistique Canada, fichiers maîtres adaptés par l’Institut de la statistique du Québec.


 


[1« Estimations démographiques annuelles : Canada, provinces et territoires », Statistique Canada. Disponible en ligne.

[2« Perspectives démographiques 2016-2066. Édition 2019 », Institut de la statistique du Québec. Disponible en ligne.

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