Le Bel, Pierre-Mathieu

Géographe, Université Blaise-Pascal

  • Articles
  • No 57 - déc. 2014 / janv. 2015

    France

    Une réforme scolaire mal venue

    Dans le contexte politique pour le moins chaotique qu’on sait, le milieu scolaire français traverse un grand chamboulement. Promise par François Hollande durant sa campagne de 2012, la réforme des rythmes scolaires est censée constituer le premier pas d’une transformation de l’école primaire (qui inclut la maternelle) de l’Hexagone. Alors que les effets sont importants, les collectivités locales n’ont pas toutes les mêmes moyens pour y faire face.

  • No 55 - été 2014

    Société

    Postes Canada à l’ère du 2.0

    Postes Canada avance dans sa stratégie de mettre un terme à la livraison du courrier à domicile. Les protestations n’ont pas tardé à venir tant des partis d’opposition que des municipalités et des citoyen·ne·s dès l’annonce de la société en février dernier. Pourtant, en mettant l’accent sur les aspects les plus matériels du problème, ne passe-t-on pas à côté de l’essentiel ?

  • No 56 - oct. / nov. 2014

    Catalogne

    Un référendum historique

    International

    Le 9 novembre prochain, la Catalogne organisera un référendum sur son indépendance. Vues de l’extérieur et a fortiori pour ceux et celles qui ne se frottent pas à la culture catalane, les marques distinctives de celle-ci paraissent biffées au profit d’une prétendue homogénéité hispanique que Madrid a beau jeu de diffuser. Dans le reste de l’Europe, grands financiers et politiques, toujours friands de statu quo, font circuler un discours de catastrophe imminente et de rejet de l’Union européenne. Au Québec, on connaît ce refrain [1].

  • No 53 - février / mars 2014

    International

    Entre Gagarine et l’Archipel du Goulag

    Sotchi. Des Jeux olympiques risqués

    Présentant moins de disciplines, de nations et d’athlètes participants, et la réalité hivernale étant inconnue de plusieurs pays, les Jeux olympiques d’hiver avaient jusqu’ici été moins onéreux que les Jeux d’été. Or, tout porte à croire que les Jeux de Sotchi seront les plus chers de l’histoire olympique en chiffres absolus. On évoque déjà la somme effarante de 36 milliards de dollars. Derrière ce chiffre, on trouve des enjeux bien spécifiques.

  • No 51 - oct. / nov. 2013

    Alimentation

    Souveraineté alimentaire à la sauce PQ

    La nouvelle politique québécoise de souveraineté alimentaire mise en place par le gouvernement Marois au mois de mai était censée incarner une réponse au rapport de la commission Pronovost déposé cinq ans plus tôt. Quelques mois seulement après l’entrée en scène d’un gouvernement péquiste à Québec, le délice avec lequel la première ministre et son ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, François Gendron, faisaient usage du label « souveraineté alimentaire » laissait voir leur plaisir de découvrir ce qui n’est rien de plus qu’une coïncidence linguistique faisant le pont entre agriculture et lexique politique québécois.

  • Dossier : Le sport en ville - (...)

    Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne

    La coupe est pleine

    Mundial et Jeux olympiques à Rio de Janeiro

    Le film de Fernando Meirelles (The Constant Gardener ; Blindness) présentant la candidature de la ville de Rio auprès du Comité international Olympique (CIO) avait quelque chose de magique. En 2 minutes et demie, Rio y est présenté comme une ville où la pratique des sports, de l’escalade à la natation en passant par le volleyball et le vélo, cohabite avec l’urbanité la plus vibrante dans une complète convivialité. Lorsque Rio a obtenu les Jeux olympiques de 2016, le 2 octobre 2009, c’est comme si une partie de la magie avait acquis une existence réelle. Tout comme en octobre 2007, au moment où le Brésil obtenait la Coupe du Monde FIFA 2014, cela a soulevé l’enthousiasme dans toutes les couches de la population. Pouvait-on être contre la Coupe du Monde dans un pays si fortement associé au soccer ?

  • Dossier : Le sport en ville - (...)

    Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne

    Le stade du coin de la rue

    Il est gros. Il a coûté cher. On aimerait bien collectivement mettre le pic dedans, tout en sachant bien qu’on ne peut pas : ce serait plus cher encore, et puis que mettrait-on à la place ? De toute façon, n’est-ce pas délicieusement gros ? La seule construction qui atteigne ce niveau de démesure dans la province entière. On en parle comme d’un équipement métropolitain. Les rapports d’enquête, d’étude, de faisabilité vous le diront tous : le plus gros stationnement intérieur de l’Est du Canada. Peut-être même du Nord-Est de l’Amérique. BIG !

  • No 40 - été 2011

    Société

    Café Cléopatre, le droit au centre-ville

    Quand la résistance fait la ville

    En 2005, Montréal lançait son grand projet de Quartier des spectacles. En 2006, la Ville confiait à la Société de développement Angus (SDA) le mandat de construire un édifice à vocation culturelle à l’angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent. Du même coup, elle appuyait la SDA dans sa démarche d’acquisition de tous les lots situés au nord du Monument national, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Clark, afin de mener à bien un autre projet immobilier essentiellement d’espaces à bureaux, mais dont le rez-de-chaussée serait occupé par des commerces verts et responsables. Les projets concrets proposés par la SDA ont nécessité un processus de consultation à travers l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). D’un côté, l’OCPM acceptait le projet de l’édifice à vocation culturelle, de l’autre, il recommandait un retour à la table à dessin pour l’édifice du quadrilatère Saint-Laurent. Cependant, en 2009 la municipalité rendait son verdict et acceptait les deux projets. Pour ce faire, elle entamait des procédures d’expropriation à l’encontre du Café Cléopâtre, le seul commerce toujours en activité au nord du Monument national, le seul lot n’appartenant pas à la SDA.

  • No 31 - oct. / nov. 2009

    Culture

    Henri Lefebvre et la production de la banlieue

    Crise économique oblige, il semble que nous n’ayons plus les moyens de mener le train de vie de l’État-providence. Il faut augmenter les tarifs des services dont la santé et l’éducation, revoir les règles de gouvernance économique, l’évaluation des risques, les attentes de profits. Sauf que personne ne questionne ses pratiques spatiales. Outre la remise en question de la « gratuité », fort peu pour affecter nos façons de faire hormis ces normes comptables. Du coup, la responsabilité se trouve rejetée vers un « autre » commode : le gestionnaire ou le politicien qu’il s’agit dorénavant de discipliner.

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