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Articles (3638)
- Chili. Rébellions populaires contre le néolibéralisme
Depuis le 18 octobre 2019, le Chili néolibéral du président Piñera est entré en crise, en proie à une vaste rébellion populaire touchant le pays entier. En ce début de novembre 2019, les blocages sont partout, laissant voir que se joue un véritable bras de fer politique entre forces sociales irréductiblement opposées.
Photos : Fabián Muñoz.
- Changements climatiques. Danser au-dessus d’un volcan
La semaine dernière, j’ai marché jusqu’à une petite boutique de vêtements de mon quartier où j’ai acheté deux chandails dont j’avais vraiment besoin. La vendeuse m’a dit qu’ils étaient faits de fibres en provenance de bouteilles de plastique recyclées et de coton biologique (mais ils ont été fabriqués en Chine, rien n’est parfait). Elle a glissé les vêtements dans mon sac à dos, non pas dans un gros sac de plastique, et m’a envoyé la facture par courriel, « parce que c’est mieux pour l’environnement ».
- Au coeur de la prison. Le Front de libération des femmes du Québec
En mars et avril 1971, à la prison Tanguay, les militantes du Front de libération des femmes (FLF) ont vécu avec les prisonnières de droit commun une expérience de solidarité féministe unique dans nos annales. En plus de réaliser un travail de conscientisation féministe et de défense des droits des prisonnières, elles ont tissé avec elles de profonds liens de confiance et de sororité sociale et politique. Retour sur une lutte peu ordinaire tombée dans les limbes de l’Histoire.
- Histoire de Fros
J’ai grandi dans Noranda, près de la Fonderie Horne, dans les années 1980. J’y ai connu des jeunes de mon âge avec des noms comme Simbirski et Wigorski. Je demandais : « D’où ça vient un nom de famille en -ski ? » De Pologne, me répondait-on. Certaines personnes âgées les affublaient de la dénomination de « Fros », une contraction du mot anglais foreigner, qui signifie étranger.
- Le corps de la lettre
Les narratrices de Karine Rosso, de Catherine Mavrikakis et de Lucille Ryckebusch sont contraintes dans leur corps (par les injonctions à la beauté, par l’enfermement, par la maladie). Elles cherchent cependant à reprendre possession d’elles-mêmes en dialoguant chacune avec des autrices libératrices (Nelly Arcan, Anne Frank, Virginia Woolf). Il en résulte des œuvres capables d’exprimer une vulnérabilité émancipatrice.
- ZLÉA : Le mouvement étudiant contre la globalisation néolibérale
Au Québec, les grèves pour le climat de 2019 n’étaient pas les premières grèves « internationales ». Le 31 octobre 2002, 10000 personnes prennent d’assaut les rues de Montréal pour s’opposer à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA), à l’initiative du mouvement étudiant. Un an après le Sommet des Amériques, le mouvement étudiant québécois se positionne à l’avant-garde de cette lutte internationale.
- Une coalition à la défense du fjord
La résistance s’organise au Saguenay pour protéger le fjord contre trois projets industriels qui menacent cet écosystème fragile. À bâbord ! s’est entretenu avec Adrien Guibert-Bartez, co-porte-parole de la Coalition Fjord, le regroupement qui coordonne les mobilisations. Propos recueillis par Valérie Beauchamp.
- Le monde magique d’Heather O’Neill
La littérature québécoise en anglais traverse actuellement une période particulièrement florissante. C’est du moins ce que prétend la revue Lettres québécoises qui lui consacre un dossier dans son dernier numéro, et qui tient Heather O’Neill comme une représentante flamboyante de ce renouveau.
- Gaspésie : La Biennale Barachois In Situ
À Barachois, un village situé entre Gaspé et Percé qui ne s’inscrit généralement pas dans les circuits touristiques habituels, la dévitalisation régionale est perceptible depuis des décennies. L’école du village a fermé ses portes en 1996, par manque d’élèves. Les services de train et d’autocar ne sont plus offerts depuis 2013 et 2015 respectivement. La population, majoritairement anglophone, est vieillissante et les familles avec jeunes enfants sont rares. Néanmoins, un nouvel évènement artistique attire les curieux et curieuses, et mobilise la population : la Biennale Barachois In Situ.
- Les luttes antiracistes, des luttes contre l’effacement
« Encore aujourd’hui, on continue à associer les luttes antiracistes à l’immigration récente, comme si ces dernières étaient condamnées à un éternel recommencement. Plusieurs événements restent mal documentés et ne sont quasiment jamais évoqués dans les livres d’histoire. »
Alexander Grant
- Portraits de femmes
Dans leurs livres récemment publiés, Catherine Mavrikakis et Valérie Lefebvre-Faucher esquissent des portraits de femmes on ne peut plus contrastés. La première décrit la condition d’une femme de la petite bourgeoisie dont le destin se déroule sous le signe d’un ennui profond, de nature quasi ontologique. La seconde évoque celui des femmes de la maison Marx, marqué par la lutte, aspect longtemps négligé par les historiographes de la famille au profit de la célèbre figure paternelle.
- Que peut-on attendre du tramway ?
L’annonce du projet de réseau structurant de transport en commun (RSTC) à Québec a fait couler beaucoup d’encre et nourri de nombreuses tribunes, chacun y allant de son interprétation et de sa lecture. Dans les discussions ayant eu lieu autour du tramway et de ses effets, la science a été mise de côté pour faire place aux opinions. Ce texte propose d’explorer les impacts possibles sur la base de faits, soit d’études reconnues et publiées.
- Politique de la nuit
Alors que les nuits montréalaises sont largement reconnues par la richesse de la scène musicale underground, la Ville peine à déployer les moyens pour protéger la vie nocturne et développer son économie. Entrevue avec Mathieu Grondin, porte-parole de l’organisme sans but lucratif MTL 24/24.
- L’histoire méconnue des grèves d’élèves du secondaire
Les récentes mobilisations des élèves du secondaire pour la défense du climat sont historiques à l’échelle planétaire. À Montréal, la marche pour le climat du 27 septembre 2019 aurait été l’une des plus grandes manifestations de l’histoire du Canada. Des jeunes se mobilisent également dans leur école pour exiger la mise en place d’un service de compost ou pour l’utilisation d’ustensiles biodégradables à la cafétéria. D’autres rejoignent le réseau Extinction Rebellion pour mener des actions de désobéissance civile.
- Syndicalisme en santé. Une nouvelle plateforme politique
S’engager dans les luttes sociopolitiques pour contribuer à faire changer les choses, c’est ce que propose l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) à ses membres pour combattre le sentiment d’impuissance vis-à-vis du démantèlement du réseau de la santé.
- Under Pressure
- Luttes communes avec les syndicats du Mexique
En octobre dernier, le mouvement parasyndical québécois Lutte commune et le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) ont organisé une conférence et un atelier avec des militant·e·s œuvrant dans des syndicats mexicains. Quel portrait tracer des luttes syndicales au Mexique ? Comment se vivent au quotidien ces combats ? Que retenir de ces solidarités nouvelles ? Propos recueillis par Isabelle Bouchard.
- Les sublimes
Un puissant recueil qui rend poétiquement hommage « aux femmes qui ont osé ».
Les sublimes. Hommage aux femmes qui ont osé. Adèle Blais, Nathalie Plaat. adeleblais.com, 2018, 80 P.
- Impérialisme culturel à l’ère du capitalisme numérique
Lors d’un événement organisé par l’Association canadienne des producteurs médiatiques qui s’est tenu à Ottawa le 31 janvier dernier, la PDG de la CBC/Radio-Canada, Catherine Tait, a critiqué la domination de Netflix au Canada en faisant un parallèle entre la plateforme de diffusion numérique américaine et l’Empire britannique.
- Le communautaire en grève !
Le 7 février, les organismes communautaires étaient en grève. Cette journée a marqué le début d’une intensification des mobilisations du milieu communautaire qui se poursuivront jusqu’au dépôt du budget provincial à la fin mars. Pour mieux comprendre leurs revendications et leurs stratégies, À bâbord ! s’est entretenue avec deux délégué·e·s du Front régional de l’action communautaire autonome (FRACA).
- Le mouvement communautaire dans les mailles des regroupements
Le mouvement d’action communautaire autonome, composé à la base de militantes et de militants, a puissamment contribué aux avancées sociales des quarante dernières années au Québec. Bien que son apport demeure encore largement sous-estimé, ce mouvement est sans conteste l’un des acteurs sociaux les plus importants et parmi les plus progressistes du Québec. Mais selon Bertrand Loiselle, celui-ci ferait aujourd’hui bien mauvaise figure : les groupes lorgnant de plus en plus vers la prestation de services, et ce, au détriment de leur mission de transformation sociale. Point de vue d’un militant sur les causes de ce glissement.
- Le Québec dans le monde
Aujourd’hui, selon le Fonds des Nations Unies, plus de 11 % de la population mondiale a plus de 60 ans, et d’ici 2050, cette proportion passera à environ 22 %.
- Syndicaliser le communautaire, naturel ou pas ?
Être syndiqué·e ou se syndiquer comme travailleur·euse du communautaire soulève plusieurs débats dans le milieu. Pourtant, il devrait s’agir d’un geste assez naturel, tous et toutes partageant en principe les mêmes valeurs. L’action communautaire autonome, les travailleur·euses et le mouvement syndical ont tout à gagner de cette alliance.
- L’innovation au service des locaux communautaires
Alors qu’on salue l’importance des organismes communautaires pour le maintien du filet social, la crise d’accès à des locaux ajoute un fardeau difficile à porter pour un réseau déjà précaire. Les intervenant·es et des directions d’organismes se demandent comment poursuivre leur mission auprès de la population quand leur propre avenir est incertain. Pour mieux surmonter cet obstacle, plusieurs regroupements communautaires et acteurs de l’économie sociale se retroussent les manches et tentent d’explorer le champ des possibles.
- Communautaire et féminisme : espace d’égalité pour un monde juste
Les garderies populaires devenues des CPE, des maisons de la famille devenues des organismes communautaires, des groupes d’entraide devenus des centres d’éducation populaire. Des idées ayant émergé de groupes de femmes soucieuses de répondre aux besoins des familles, du quartier, du village, de la région, du Québec tout entier. C’est aussi ça, le mouvement communautaire québécois qui s’est bâti depuis les années 1960.
- Le communautaire à bout de souffle
La pandémie de COVID-19 a exacerbé la surcharge et l’épuisement dans les organismes communautaires qui souffrent de sous-financement, de mauvaises conditions de travail et d’un manque de reconnaissance. Depuis plusieurs années, les organismes ressentent des pressions pour offrir davantage de services directs à la population, ce qui contrevient parfois à leur mission et mine leur autonomie.
- L’action communautaire. Des pratiques en quête de sens
Henri Lamoureux, L’action communautaire. Des pratiques en quête de sens, VLB, Montréal, 2007.
- Ripostes : les voix du communautaire
En février 2025 voyait le jour Ripostes, une plateforme médiatique dédiée au milieu de l’action communautaire autonome québécois. À bâbord ! est allé à la rencontre de l’une de ses instigatrices. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Déception dans le communautaire : la CAQ est invitée à revoir ses engagements électoraux
La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles a profité de la période électorale pour questionner toutes les formations politiques en regard des revendications de la campagne CA$$$H (Communautaire autonome en santé et services sociaux - Haussez le financement !) . De toutes les réponses reçues, celles de la CAQ sont les plus décevantes, ce pourquoi nous les détaillons ici.
- Vers une réappropriation de notre action politique
Dans un contexte d’épuisement et de sous-financement, il est plus que jamais important de rappeler que l’action communautaire autonome est un mouvement social et politique qui doit être proactif dans la construction d’un contre-discours fort.
- Action communautaire : dérives et possibles
Eric Shragge, Action communautaire : dérives et possibles, Écosociété, Montrèal, 2006.
- Les 100 ans de l’Organisation internationale du travail (OIT)
L’Organisation internationale du travail (OIT) a toujours joué un rôle important lors des moments clefs de l’histoire du travail, qu’il s’agisse de la Grande Dépression, de la décolonisation, de la création de Solidarność en Pologne, de la victoire sur l’apartheid en Afrique du Sud. Voilà l’occasion de revenir sur le passé d’une institution qui célèbre cette année son centième anniversaire.
- Les organismes communautaires, laboratoires d’un nouveau pouvoir
Depuis 15 ans, à l’instar des autres régions du Québec, les Laurentides vivent une désintégration des services publics. Dans ce contexte, le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL), interlocuteur désigné des organismes communautaires en santé et services sociaux, défend ardemment un rattrapage du financement des organismes et œuvre à la solidarité régionale.
- Santé communautaire : un exercice de démocratie directe
La crise sanitaire actuelle remet en évidence les problèmes existant depuis des décennies dans le réseau de la santé. La solution passe par le développement des services communautaires et de premières lignes.
- Action communautaire autonome et philanthropie : une relation tendue
La question de l’autonomie des groupes communautaires soutenus par la philanthropie soulève des débats au Québec depuis plus de 15 ans. Ces débats sont notamment liés à l’arrivée dans le paysage d’un acteur philanthropique doté de ressources financières considérables et d’une influence notable : la Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC). Cette fondation a été le premier avatar québécois d’un nouveau type de philanthropie élitaire privée que j’appelle « philanthropie d’investissement », mais (…)
- Milieux communautaires et fondations privées : des enjeux persistants
Les organismes communautaires et les fondations ont une relation d’interdépendance : les premiers, sous-financés par l’État, doivent avoir recours à du financement alternatif ; et les secondes ont besoin des groupes pour accomplir leur mission sur le terrain. Les relations qu’ils entretiennent sont à géométrie très variable et ont bien sûr évolué au fil des années. Les représentations ainsi que la mobilisation autour des partenariats public-privé (PPP) sociaux ont permis aux groupes (…)
- La NUPES devant la présidentialisation du régime français
Les élections législatives françaises, devenues l’objet d’un « troisième tour » visant à faire élire Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre, n’ont pas permis à la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (NUPES) d’obtenir une majorité de sièges à l’Assemblée nationale. Cette alliance historique des trois gauches en France a tout de même permis de combattre la présidentialisation du régime français, et d’envisager une reparlementarisation de ses institutions.
- Centraide. Quand les fondations disciplinent le communautaire
Vous êtes nombreux et nombreuses à donner chaque année à Centraide du Grand Montréal. Depuis 2010, cette fondation régionale a pourtant grandement changé et s’est progressivement alignée sur les autres fondations privées qui forment le paysage philanthropique québécois, causant de fortes tensions avec les organismes subventionnés.
- Milieu communautaire. De l’éclatement au rassemblement
Le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et de la condition féminine (CDEACF) est une bibliothèque qui privilégie les savoirs et l’apprentissage dans des domaines particuliers. Comme toutes les bibliothèques, il fait de la curation, c’est-à-dire qu’il sélectionne et diffuse des contenus textuels ou multimédias axés sur les centres d’intérêt d’une communauté.
- Le communautaire contre-attaque
Après la grève de l’automne dernier à travers tout le Québec, 2017 sera encore une année de mobilisation pour les organismes d’action communautaire autonome, avec plusieurs actions qui se tiennent au mois de février.
- Le progrès fragile de la scolarisation primaire dans le monde
Plusieurs organismes internationaux ont entrepris de promouvoir l’éducation universelle : offrir à tous les enfants une scolarisation de base. Le progrès de l’institution scolaire primaire est indéniable, mais depuis une décennie celui-ci stagne et on craint que les avancées faites de longue haleine ne soient vite effacées dès lors qu’une crise économique ou un conflit militaire survient. Pis encore, le progrès de l’école et le progrès des compétences de base ne sont pas analogues : plusieurs vont à l’école, mais n’y apprennent que trop peu.
- Milieu communautaire : pas besoin de patron !
Nous avons interrogé sept personnes travaillant dans des milieux autogérés pour documenter leurs expériences dans ce mode de fonctionnement. Tous et toutes sont issu·es du communautaire, l’un des milieux de travail comptant le plus d’expériences en autogestion au Québec. Pendant les entrevues, il a été marquant de réaliser la similitude des discours que les personnes portent sur leurs expériences d’autogestion en milieu de travail. Il se dégage de ce processus que malgré les différences dans les façons d’appliquer les principes autogestionnaires, les constats qui en ressortent pour les travailleurs et travailleuses sont en tous points semblables.
- Protéger les locaux communautaires montréalais
En 2017, des regroupements d’organismes communautaires ont réalisé une enquête révélant que 115 organismes seraient évincés de leurs locaux au cours des trois années suivantes, et que ces organismes n’arrivaient pas à établir un plan de relocalisation accessible. Les locaux étaient désormais plus rares, plus chers et plus éloignés de leur zone de desserte. Six ans plus tard, la situation ne s’améliore pas.
- Grève sociale dans le communautaire : écoeuré·es d’être méprisé·es
L’OPDS existe depuis 1980 et a toujours fait de la défense des droits à l’aide sociale son cheval de bataille. Avec les années, la lutte par des actions d’éclat est devenue notre façon de faire pour reprendre un espace public où les personnes à l’aide sociale et en situation de pauvreté sont invisibilisées. En juin 2023, lors de l’assemblée annuelle des militant·es de l’OPDS, nous avons voulu mettre encore plus de pression en mobilisant les groupes communautaires et de la société civile pour une grève sociale d’une semaine qui s’est tenue en avril 2024.
- GNL Saguenay : protection du climat et de la biodiversité doivent être au centre des décisions
Chaque année, les experts nous alarment sur la situation fragile de notre climat et de la disparition des espèces, sommant l’humanité d’effectuer le virage pour renverser la tendance. Ils rappellent que les « changements transformateurs » de nos sociétés, ne peuvent plus attendre à demain. Or, la réponse mondiale est grandement insuffisante et les projets d’énergies polluantes se poursuivent, dont ceux des énergies fossiles.
- Justice climatique : les groupes communautaires au front !
Au printemps 2019, le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12) a décidé de se pencher sur les liens entre la justice sociale et la crise écologique.
- Une présence incontournable
Il en va des organismes communautaires en Gaspésie comme du chapelet de villages qui longent les centaines de kilomètres de côtes de notre vaste région : ils sont nombreux, plus de cent, et ils ont chacun leurs couleurs, leurs accents, leurs défis, leur succès. Leur grand nombre démontre la vitalité des communautés, la culture d’entraide typique de la région.
- Luttes antiracistes et autochtones
Des espaces communautaires en lutte !
- Saguenay - Nitassinan : les anarchistes repensent le communautaire
Depuis environ huit ans, à Saguenay, sur les territoires volés du Nitassinan [1], le Collectif Emma Goldman met de l’avant le principe de l’Action sociale anarchiste, une approche alternative de l’intervention sociale et communautaire. Nous vous présentons ce que nous avons tissé au fil de nos discussions, expériences pratiques et réflexions collectives.
- Constitution d’un mouvement
Dans la foulée de la « Révolution tranquille », où l’on assiste à la modernisation de l’État et de la société québécoise, on voit, en parallèle, des couches de citoyens et citoyennes marginalisés par le système politique et économique tenter de s’organiser sur leur propre base. Constitués dans les limites des paroisses des grandes villes, ces groupes exerçaient des pressions pour résoudre des problèmes quotidiens très pointus. Très rapidement, les comités de citoyens vont déborder cet espace (…)
- Comment se vit l’éducation populaire autonome ?
Pour illustrer concrètement une démarche d’éducation populaire portée par la base, À bâbord ! a sollicité l’organisme communautaire Atout-Lire. Ce groupe populaire œuvre en alphabétisation depuis 1982 et il est né des besoins exprimés par des membres du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur à Québec.
- Le droit de défendre nos droits
Depuis un peu plus d’un an, les groupes de défense collective des droits font l’objet d’une campagne de dénigrement et de remise en question du financement que leur verse l’État québécois pour accomplir leur mission. S’il semble acceptable que des groupes communautaires soient subventionnés pour accomplir à un coût moindre la mission de l’État auprès des plus démuniEs, il n’en va pas de même pour les groupes dont la mission principale est de défendre nos droits.
- Empire. Nouvel habit de l’impérialisme ?
Au tournant du millénaire, Michael Hardt et Antonio Negri avançaient une thèse assez controversée au sujet de l’avènement d’une nouvelle forme « postmoderne » de domination mondialisée qu’ils nomment « Empire ». Pour ces auteurs, la concurrence belliqueuse entre puissances impériales a fait place à un seul système d’exploitation post-étatique de domination mondialisée.
- Logement social : des leçons européennes d’ambition
Le 29 et 30 mai derniers ont eu lieu les Journées d’étude « Perspectives internationales sur le logement social et communautaire » au Palais des congrès de Montréal. Près de 400 acteur·rices du milieu québécois de l’habitation se sont réuni·es pour s’inspirer de modèles de financement éprouvés à l’international et repenser le système québécois pour le rendre plus performant, plus résilient et garantir sa pérennité.
- Fonds de solidarité des groupes populaires de Québec
Outre son drôle de comportement électoral, la région de Québec est également le théâtre de pratiques sociales originales. L’une d’elles, qui vise une plus grande autonomie financière du mouvement populaire, dure depuis plus de 30 ans.
- Charité bien ordonnée commence par « la science » !
Si la nouvelle philanthropie emprunte la logique entrepreneuriale exigeant un rendement optimal sur ses investissements, la légitimité de ses pratiques s’appuie sur un certain usage des connaissances scientifiques pouvant l’autoriser à préconiser certaines pratiques et à en justifier le financement.
- Manuel d’antispéculation immobilière – Une introduction aux fiducies foncières communautaires
Manuel d’antispéculation immobilière – Une introduction aux fiducies foncières communautaires, sous la direction de Johan Emmeus Davis, Montréal, Écosociété, 2014, 216 p.
- Pointe Saint-Charles : un quartier, des femmes, une histoire communautaire
Le Collectif Courtepointe, Pointe Saint-Charles : un quartier, des femmes, une histoire communautaire, Les Éditions du Remue-Ménage, Montréal, 2006
- Le mouvement communautaire autonome
Que ce soit dans des domaines aussi divers que celui de la santé, de l’environnement, des communications ou des loisirs ; que ce soit auprès des jeunes, des femmes, des personnes immigrantes ou des locataires, plusieurs milliers d’organismes communautaires au Québec œuvrent sur une base quotidienne à tenter d’améliorer la qualité de vie des populations souvent les plus défavorisées et/ou discriminées. Chacun selon sa mission, ces organismes travaillent à la réalisation de leurs objectifs (…)
- Itinérance. Aller au-delà de l’urgence
Depuis les cinq dernières années, les organismes communautaires en itinérance observent une augmentation importante des personnes ayant besoin d’un hébergement d’urgence dans la Ville de Québec. Pour mieux comprendre cette réalité, À bâbord ! s’est entretenu avec la coordonnatrice du Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ), Jimena Michea.
- Lorraine Guay. En dehors des normes
À 77 ans, mère et grand-mère, soucieuse du bien-être des siens, mais aussi des enfants des autres, Lorraine Guay continue d’être active. Infirmière de formation, elle a été impliquée principalement dans le secteur de la santé et a participé au projet novateur de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, un des « ancêtres » des CLSC. Elle a été très active dans le milieu communautaire autonome, en particulier dans les ressources alternatives en santé mentale, ainsi que dans les luttes féministes et la solidarité internationale. La militante de longue date nous a aimablement accordé une longue et riche entrevue dont nous reproduisons ici quelques extraits significatifs.
Propos recueillis par Suzanne Audette.
- Un programme néolibéral pur et dur
C’est sans doute l’une des grandes ironies de la petite histoire politique du Québec que l’ADQ se présente sous la bannière du changement quand on sait qu’elle veut remplacer ce qu’elle appelle de « vieilles » idées par des idées encore plus désuètes.
- Le dossier nucléaire iranien et le Conseil de sécurité
Siddharth Varadarajan, journaliste indien de premier plan, est l’éditeur-adjoint du journal de gauche The Hindu. En novembre 2005, l’Association des correspondants auprès de l’ONU lui a décerné le prix Elizabeth Neuffer pour sa série d’articles intitulée « Le casse-tête iranien », traitant des relations entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Reconnu comme l’un des principaux experts sur la question du programme nucléaire iranien, amplement consulté et cité dans le monde entier, M. Varadarajan est cependant méconnu dans le monde francophone. À bâbord ! offre ici à ses lecteurs et lectrices son analyse en profondeur de cette question cruciale.
- Partis sur une baloune
Le 19 novembre 2004, le Syndicat des employées de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec (SEMB/SAQ) déclenche une grève générale illimitée qui durera beaucoup plus longtemps que ne l’avaient prévu les dirigeantes du syndicat, ceux de la SAQ et les citoyennes du Québec. Comment en est-on arrivé là ?
- Logement social : un travail invisible et essentiel
La pénurie de logements est permanente pour les femmes en situation de handicap qui sont à la recherche d’un appartement qui convient à leurs besoins et capacités. Elle l’est également pour les aînées de la diversité sexuelle qui peinent à trouver des milieux de vie respectueux où elles sont à l’aise de dévoiler leur orientation sexuelle et de recevoir leur famille choisie.
- Montréal-Nord. Une clinique de proximité par et pour les citoyenn·e·s
À Montréal-Nord, des citoyen·ne·s construisent une clinique communautaire de proximité, fruit d’un partenariat regroupant Parole d’excluEs, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal. Ce projet repose sur une vision élargie de la santé qui postule que les besoins de la communauté doivent être au cœur de l’approche des soins, et dans laquelle les citoyen·ne·s sont appelé·e·s à jouer un rôle actif aux côtés des professionnelles de la santé.
- Pourquoi s’en priver ?
Le rapport Ménard pave la voie à une rupture sociale. En effet, si les jeunes n’ont plus à payer pour les services de santé des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des impôts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le système d’éducation ? Dans la même veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d’économie sociale peuvent prendre le relais à rabais ?
Les groupes communautaires sont nés de la volonté des citoyens et (…) - L’aide alimentaire, un garrot pour les plus vulnérables
Les organismes d’aide alimentaire du Québec n’ont jamais été sous une telle pression. On peut s’étonner qu’autant de gens ne puissent pas se nourrir par leurs propres moyens dans une société supposément riche comme la nôtre. Pourtant, le coût élevé des aliments, d’une part, et la crise du logement, d’autre part, laissent peu de choix aux plus vulnérables de notre société. Et ces derniers ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
- Crise du logement. La mobilisation face à l’inaction
Le Bas-Saint-Laurent n’a pas été épargné par l’intensification de la crise du logement qui sévit partout au Québec. Voici un tour d’horizon de la situation du logement depuis le début de la pandémie et de la vague de mobilisation qui en découle.
- Pour un plan national de lutte à la pauvreté !
À l’occasion de la sortie de son numéro portant sur le Saguenay–Lac-Saint-Jean, tout le collectif de rédaction d’À bâbord ! traverse le parc des Laurentides lors de la fin de semaine du 16-17-18 juin. Nous présenterons donc sur place notre plus récent numéro, à Chicoutimi le 16 juin et à Alam le 17. Tous les détails ici.
Au plaisir de vous y trouver !
- Raviver l’utopie au Royaume !
Deux nouvelles initiatives populaires ont vu le jour au cours de la dernière année au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’une dans l’ancienne ville de Chicoutimi, l’autre dans la capitale jeannoise, la ville d’Alma.
- Un régime novateur, qui peut faire école
À la suite de l’introduction, en 2007, d’une nouvelle réglementation québécoise, Relais-femmes et le Centre de formation populaire, avec l’appui du Service aux collectivités de l’UQAM, ont alors pris l’initiative de créer le Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF). Mis en place en octobre 2008, ce régime regroupe, au printemps 2014, plus de 4 000 personnes participantes travaillant chez 493 employeurs différents. Ses actifs dépassent 23 millions $.
- Changer de classe sociale : trois modes d’emploi
Les récits de transfuges de classes captivent, au Québec comme ailleurs. L’aventure singulière d’individus qui vont à l’encontre de ce qu’on leur avait assigné à la naissance, une vie dure et pauvre, et qui connaissent le succès, a un aspect rassurant. Mais ces récits dénoncent surtout la rigidité d’un ordre social dont on ne sort jamais indemne.
- Repères de pauvreté, repères de société
En 2002, l’Assemblée nationale adoptait à l’unanimité la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Cette loi nous engageait à « tendre vers un Québec sans pauvreté ». Où en sommes-nous ?
- Accumuler avec Ricardo : la machine à manger
L’anthropologie nous apprend que les pratiques culinaires sont des pratiques sociales liées à un système symbolique qu’elles contribuent à alimenter et à reproduire dans sa matérialité. Aussi, il n’est pas rare que dans une réunion de famille, lorsqu’il est question de cuisine, on en vienne à parler de « Ricardo ». En substance, le pivot de la conversation consistera à discuter les raisons pour lesquelles on aime, ou pas, Ricardo : ses recettes sont simples, il a du « bon sens », il est souriant ; il en fait trop, ce n’est pas vraiment un cuisinier.
- Reprendre parole. Entrevue avec la maison d’édition Diverses Syllabes
Nouvelle maison d’édition fondée à l’été 2020, Diverses Syllabes a soulevé un grand intérêt dans le milieu littéraire et au-delà. À bâbord ! a rencontré trois des co-fondatrices.
Version intégrale de l’entrevue parue dans le numéro 86 de la revue.
Avec Sayaka Araniva-Yanez, Brintha Koneshachandra et Paola Ouedraogo
Propos recueillis par Alexis Ross
- Réformes et contre-réformes en éducation
En réaction aux résultats catastrophiques, réels ou appréhendés, des élèves du Québec aux épreuves de français, la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, annonçait le 6 février 2008 un train de 22 mesures en cinq axes pour corriger, espérait-elle, les ratés de nos services éducatifs en français. Parmi ces mesures, on trouve la révision du programme de français et l’accroissement du niveau de préparation en français de tous les enseignants. Depuis cette annonce, la déjà ex-ministre de l’Éducation a réformé la réforme, du moins partiellement, au soulagement et à la réjouissance de nombreux citoyens. Mais y a-t-il vraiment lieu de se réjouir ou plutôt de quoi doit-on se réjouir ? Et à quelle aune doit-on mesurer la valeur de cette contre-réforme ? Pour répondre à ces questions, le passé, pas si lointain, permettra de jeter un nouvel éclairage sur cette contre-réforme et donnera, nous l’espérons, une autre perspective sur les récents événements politiques en matière d’éducation.
- L’avenir du système de santé québécois
Selon Antonio Gramsci, il faut comprendre le rôle des intellectuels dans l’organisation de la vie collective non pas à partir de la définition du type de travail que ces acteurs effectuent, mais plutôt selon la fonction qu’ils occupent au sein de la société. Ainsi, en tant que composante de la société civile, ces intellectuels contribuent par la production des idées à la création d’un bloc culturel hégémonique qui alimente la pensée dominante et assure la légitimité du discours des autorités (…)
- Un fusil dans la main, un poème dans la poche
Emmanuel Dongala, Un fusil dans la main, un poème dans la poche, Paris, Le Serpent à plumes, coll. « Motifs », 2003, 396 p.
- Les communs pour une souveraineté alimentaire
Partout au Québec émergent des îlots de projets alimentaires alternatifs et collectifs qui s’inscrivent dans l’ensemble des maillons de la chaîne alimentaire. Sont-ils les prémices de l’émergence de systèmes alimentaires de communs ?
- Saint-Valérien. De la saine réintégration du politique dans le social
Contrairement à plusieurs villages ruraux, la municipalité de Saint-Valérien résiste à la dévitalisation. Chaque année, de nouveaux ménages s’y installent et les initiatives citoyennes foisonnent, appuyées par les élu·es municipaux. Si bien que des gens d’un peu partout font la route pour venir comprendre le secret des irréductibles Valérienois·es.
- Le philanthro-capitalisme : l’extension du ruissellement
La théorie du trickle-down effect, ou ruissellement économique, prônée dans les années 1980 aux États-Unis puis dans de nombreux pays acquis au tournant néolibéral, soutient qu’un système économique et fiscal qui profite aux plus riches serait bénéfique pour tou·te·s, via la consommation et les investissements des premier·ère·s : les bons effets « ruisselleraient » jusqu’aux catégories sociales inférieures. Cette théorie a été largement battue en brèche, avec une hausse des inégalités (…)
- Le Café de la Maison ronde. Un carrefour social pour les Autochtones
Situé au square Cabot, à quelques minutes à pieds du métro Atwater, le Café de la Maison ronde cherche à favoriser la mixité sociale et l’autonomisation des Autochtones. Le projet d’économie sociale est porté par le Groupe communautaire L’Itinéraire (qui publie le magazine du même nom), avec la collaboration de l’arrondissement Ville-Marie.
- Petite histoire d’une ronde de négociations collectives
L’enjeu principal pour les membres du Front commun 2015 était d’obtenir pour les trois prochaines années des augmentations salariales de 13,5% pour pallier les mesures d’austérité en cours. Les pertes de pouvoir d’achat de 2010 à 2015 jumelées à des hausses de tarifs de maints services de base (électricité, transport, frais de garde, etc.) nécessitaient ce rattrapage. Il y a loin de la coupe aux lèvres.
- Un État social unitaire de droit, plurinational et communautaire
Le samedi 7 février 2009, le président bolivien, Evo Morales Ayma, d’origine ayamara, promulguait la nouvelle Constitution politique de l’État, en présence de Rigoberta Menchu (Guatémaltèque et prix Nobel de la paix en 1992), du Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), José Miguel Insulza, des forces armées, de la marine, de la police, de représentants de la nation bolivienne, de ses 36 peuples indigènes d’origine [2] et de plusieurs pays d’Amérique centrale et du Sud. Environ un million de personnes ont participé et assisté à cette cérémonie imprégnée de dignité et de fierté, celles de créer un nouveau pays par cette Constitution.
- L’intelligence artificielle, cette chimère
Voici un article paru dans la revue Milieu(x) en 2019, reproduit ici avec leur permission.
- Ce que la migration temporaire de main-d’oeuvre dit de nous
Les Programmes des travailleurs étrangers temporaires au Canada sont populaires auprès des entreprises canadiennes, des travailleur·euses elleux-mêmes, des gouvernements et des institutions internationales. Ces programmes permettent pourtant une pure et simple exploitation des travailleur·euses, qui doivent endurer des conditions de travail et de vie inacceptables et parfois dangereuses. Et même s’ielles passent des années parmi nous, la plupart d’entre eux et elles n’auront jamais accès à un statut permanent. La migration de main-d’œuvre temporaire est-elle vraiment la voie de l’avenir ?
- Internet et la raison d’État
Longtemps loué pour son potentiel émancipateur, l’Internet semble être devenu un inquiétant instrument de contrôle aux mains des pouvoirs étatiques et économiques. À l’occasion de la sortie de l’édition québécoise de son livre, intitulé Contre-histoire d’Internet. Du XVe siècle à nos jours (Éditions de la rue Dorion), le sociologue Félix Tréguer revient sur les raisons de cet échec et sur les perspectives actuelles de luttes et de subversions. Propos recueillis par Philippe de Grosbois.
- Abolition du cours ECR. Le test des valeurs de la CAQ
Peu de programmes scolaires n’auront autant servi la controverse et si peu le débat public que celui d’Éthique et culture religieuse. En l’abolissant dès 2022, le gouvernement Legault, champion autoproclamé de la laïcité, donne l’impression de parachever son œuvre. Pourtant, ses intentions quant à la suite des choses sont à peu près aussi peu consistantes que la critique qu’il en a livrée.
- Sensibilités féministes
À bâbord ! a toujours cherché à être un espace féministe autant dans ses pratiques que dans les thèmes des dossiers parus à travers les années.
- Savoirs autochtones. Les minéraux critiques de la recherche universitaire
Après avoir été choquée d’en apprendre sur ma propre culture dans les écrits d’anthropologues blancs, j’ai découvert la recherche communautaire et j’ai travaillé avec des chercheuses qui entretenaient des relations de longue date avec des organismes autochtones. Ces années formatrices ont éveillé en moi le désir de travailler auprès des communautés autochtones et de consacrer mon énergie à organiser, à mobiliser, à soutenir, à honorer, à apprendre, à défendre les intérêts de personnes animées du même esprit que moi. Cette démarche s’inscrit en faux contre l’extractivisme épistémique (des savoirs) dont est héritier le milieu de la recherche universitaire.
- Individualisation de l’itinérance : « Si tu veux, tu peux ! »
La pauvreté est l’une des causes de l’itinérance, et elle se ressent dans le quotidien des personnes en situation d’itinérance. Les organismes communautaires membres du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) en sont témoins chaque jour : la pauvreté a des effets ravageurs sur nos concitoyen·nes, et les ressources manquent pour les soutenir adéquatement.
- Droit au logement : « Nous sommes au début d’une très longue lutte »
Le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE), qui défend les droits des locataires de ce quartier montréalais, est l’avant-garde de la lutte contre la gentrification et la crise du logement. Les locataires qui s’y mobilisent sont parmi les plus vulnérables au pays et font face à une spéculation immobilière féroce, mais iels ont aussi organisé cet été une manifestation historique contre les attaques caquistes envers le droit au logement. À bâbord ! s’est entretenue avec un groupe qui a beaucoup à nous apprendre. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross.
- Mobiliser pour un quartier chinois inclusif
L’histoire du quartier chinois de Montréal remonte à plus de cent-quarante ans. Une maison, un refuge pour plusieurs communautés, le quartier a vu les changements s’accélérer dans les dernières années. Après la pandémie de COVID-19 qui a durement malmené sa vie culturelle, ses commerces et ses institutions, un essor rapide de la spéculation immobilière a forcé la communauté du Chinatown à lutter pour la préservation de son héritage afin de pouvoir y construire un avenir. À bâbord ! est allé à la rencontre de deux militant·es afin de dresser un portrait sommaire des gains et des défis auxquels fait face la lutte pour sauver le quartier chinois.
Propos recueillis par Caroline Brodeur et Samuel Raymond.
- Travail et conditions de vie à la ferme : l’envers du décor
L’agriculture est un domaine professionnel trop peu connu de la population québécoise. Pour mieux comprendre les conditions de vie rattachées au métier de fermier et fermière, À bâbord ! s’est entretenu avec trois travailleuses de rang d’Écoute agricole, un organisme communautaire d’écoute et de référence destiné précisément aux agriculteur·trice·s.
- L’aide sociale et la pauvreté. Une lutte inachevée
La marche « Du pain et des roses » s’ébranle le 26 mai 1995 en trois contingents. De Montréal, de Longueuil et de Rivière-du-Loup, des centaines de femmes marcheront durant 10 jours pour se rendre devant l’Assemblée nationale. Le thème central de cette longue caravane est la lutte à la pauvreté.
- Les cliniques populaires vs les CLSC. Une lutte démocratique
Au cours des dernières années, la concentration des pouvoirs décisionnels entre les mains du ministre de la Santé nous a amenés à réfléchir à la place accordée aux usagers et aux usagères dans le système de santé. Un retour historique sur les critiques formulées par les cliniques populaires dans leur lutte pour « la santé du peuple » permet de mieux saisir, aujourd’hui, comment le droit à la santé est directement lié à la démocratisation de sa gestion.
- Défis des lieux de diffusion engagés
Camille Caron Belzile est une entrepreneure sociale préparant un mémoire en recherche-création qui portera sur son expérience au Café l’Artère, dont elle est cofondatrice et actuelle coordonnatrice. Le café a pignon sur rue au 7000 avenue du Parc, à Montréal. Il fêtera ses cinq ans d’existence le 16 juillet prochain.
- L’éducation populaire menacée
À bâbord ! : M. Bélanger, professeur à l’UQAM, vous êtes spécialiste de l’éducation aux adultes et de l’éducation populaire. Vous êtes donc particulièrement bien placé pour nous expliquer les menaces qui pèsent actuellement au Québec sur l’éducation populaire et pourquoi elle est ciblée de la sorte.
- Programmer le désastre - La politique israélienne à l’oeuvre
Michel Warschawski, Programmer le désastre - La politique israélienne à l’œuvre, Paris, La Fabrique, 2008, 76 p.
Rubriques (473)
- Dossier : Le Québec que nous voulons
- Dossier : Bas-Saint-Laurent. Repousser l’horizon
- Dossier - Queer : une révolution flamboyante
- No 075 - été 2018
- Dossier : Racisme au Québec. Au-delà du déni
- No 066 - oct. / nov. 2016
- No 055 - été 2014
- Dossier : Nos services publics, un trésor collectif en péril
- No 027 - déc. 2008 / jan. 2009
- Dossier : La « réforme » en éducation entre le pédagogique et le politique
