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- La gauche transphobe, fer de lance de l’extrême droite
Un des aspects les plus fascinants de l’extrême droite est sans doute la conscience qu’ont ses membres que leur idéologie est inacceptable. Dans les premières phases d’un backlash, il n’est pas rare de voir des gens se réclamer du groupe auquel illes s’opposent, avant de finalement déployer un discours de plus en plus transparent quant à leurs réelles intentions. C’est une stratégie qui permet non seulement de normaliser leur propos, mais aussi de placer les mouvements progressistes dans une posture défensive.
- La figure québécoise dite colonisée et l’invisibilisation autochtone
À l’occasion de la fête nationale du Québec, il semble important d’ouvrir un débat critique sur la figure du québécois comme figure colonisée, et d’évoquer les angles morts et les héritages, accidentels ou non, de cette représentation mise en avant par des revues comme Parti pris.
- Ce que la migration temporaire de main-d’oeuvre dit de nous
Les Programmes des travailleurs étrangers temporaires au Canada sont populaires auprès des entreprises canadiennes, des travailleur·euses elleux-mêmes, des gouvernements et des institutions internationales. Ces programmes permettent pourtant une pure et simple exploitation des travailleur·euses, qui doivent endurer des conditions de travail et de vie inacceptables et parfois dangereuses. Et même s’ielles passent des années parmi nous, la plupart d’entre eux et elles n’auront jamais accès à un statut permanent. La migration de main-d’œuvre temporaire est-elle vraiment la voie de l’avenir ?
- Chartrand le malcommode
Le 12 avril 2010, le réputé syndicaliste québécois Michel Chartrand s’éteignait à l’âge vénérable de 93 ans. En raison des propos tenus par l’ex-ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, au sujet des relations unissant le premier ministre Charest à des personnages importants de l’industrie de la construction, et de l’annonce des travaux de la Commission Bastarache, l’événement n’a pas suscité autant d’attention médiatique qu’on aurait pu le souhaiter. Pourtant, plusieurs mois avant que Chartrand ne meure, le cinéaste Manuel Foglia a eu l’heureuse idée de le filmer et d’interroger des personnalités connues à son sujet afin de tracer un portrait synthétique de celui qui fut une des figures-clefs du syndicalisme québécois de la deuxième moitié du XXe siècle.
- Conditions d’une véritable transition
Partout sur la planète s’agitent des mouvements écocitoyens qui s’organisent et déploient des initiatives de solidarité et de justice sociale. Ils insufflent de plus en plus cette perspective systémique à leurs luttes afin de mettre en œuvre une transition écosociale complète.
- Ensemble pour mettre en branle la transition écologique et sociale !
Les États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale ont rassemblé plus de 250 personnes issues des syndicats de profs et de personnes étudiantes de l’enseignement supérieur du mercredi 7 janvier au samedi 10 janvier.
- Responsabilité, guérison et transformation
Au cours d’une décennie de vie collective et d’organisation anarchiste, abolitionniste, féministe et queer, Geneviève Parisien, Charlotte Sansfaçon-Lévesque et moi-même avons été impliqué·es dans ce qu’on appelle couramment des « processus de justice transformatrice » en réponse aux violences sexuelles et conjugales. Inspiré·es par ces expériences, nous avons entrepris de développer un modèle de processus de responsabilité, de guérison et de transformation, actuellement en cours d’élaboration sous forme de livre. Notre objectif est de fournir des outils basés sur nos succès, nos échecs et nos recherches sur le sujet afin de contribuer aux réflexions existantes sur la justice transformatrice.
- Mobilité en déroute. Comment sortir de l’impasse du financement ?
Le transport coûte cher, très cher. La construction d’infrastructures de transports collectifs se chiffre en milliards de dollars, les frais d’exploitation en millions, et les dépenses liées à l’entretien ont tendance à grossir chaque année. Comment peut-on alors espérer financer de nouveaux projets, étendre nos réseaux et améliorer la qualité de l’expérience usager ?
- Réalités transféminines et violences carcérales
Le Service correctionnel du Canada a récemment annoncé une nouvelle politique de placement pour les détenu·e·s transgenres. En vertu de celle-ci, les personnes trans pourront généralement choisir d’être placées dans un pénitencier fédéral correspondant à leur identité de genre.
- Transition sociale et écologique : vers un récit citoyen
On reconnait depuis longtemps à l’imaginaire collectif un rôle dans la transformation du monde. L’histoire humaine est remplie d’exemples de discours et d’utopies qui accompagnent le changement social. On assiste aujourd’hui à un regain d’intérêt pour des récits capables de lutter contre la « pensée unique ».
- Lobby : Halte aux dérapages
En continuité avec notre dossier Lobbyisme, le pouvoir obscur (no. 95), nous publions la déclaration Lobby : halte aux dérapages, que nous vous invitons à lire attentivement et à signer en allant à l’adresse https://lobby-halte-aux-derapages.org. Votre appui permettra d’ajouter une action simple mais importante à la lecture de notre numéro sur le sujet.
- Petite chronologie de l’autogestion au Québec
1945
L’imprimerie coopérative Harpell – Sainte-Anne-de-Bellevue
Considérée par plusieurs comme l’ancêtre du mouvement autogestionnaire au Québec, c’est en 1945 que l’imprimerie devient une coopérative de travail pendant près de 50 ans. À son plus fort, elle réunit près de 300 membres travailleurs·euses.
1947
Le village de Guyenne ou « la petite Russie » – Abitibi
En 1946 est mis en place une formule de colonisation du territoire qui mènera à la création d’un village où les (…) - Planification : un parcours semé d’embûches
Les transports collectifs joueront un rôle central dans la transition écologique, de concert avec une requalification du territoire respectueuse des populations qui y vivent. Mais encore faut-il qu’ils soient efficaces et bien conçus. Le Réseau express métropolitain de Montréal a, quant à lui, de nombreux effets pernicieux sur cet écosystème de transport.
- Mobilité durable : un chaînon manquant
« Le tramway s’est imposé au fil des années, car il répond à une logique de réaménagement urbain, de planification des transports et de préoccupations environnementales. C’est un choix politique : il s’ancre dans une logique de développement durable, permet de repenser la mobilité urbaine et les projets d’urbanisation. Le tramway est également devenu un outil de promotion de la ville, car implanter un tramway c’est aussi vouloir renouveler l’image de la ville qui l’accueille. » [1]
- Justice réparatrice par et pour les communautés noires
L’idée derrière Justice hoodistique est née en 2019 lors du forum social de l’organisme Hoodstock. L’objectif était d’apporter une solution aux problèmes du profilage racial, du racisme systémique, et de la surreprésentation des personnes noires dans le système de justice québécois. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, Justice hoodistique entame sa deuxième année d’activité à titre de projet-pilote de justice réparatrice par et pour les personnes noires vivant au nord-est de l’île de Montréal.
- Forums citoyens sur l’éducation : il faut travailler à changer le rapport de force
En 2023, l’initiative Parlons éducation réunissait près de 1 700 personnes dans 20 forums et plus de 50 ateliers jeunesse à travers tout le Québec pour discuter des défis du système scolaire québécois. Bilan et perspectives avec Suzanne-G. Chartrand, porte-parole du collectif Debout pour l’école. Propos recueillis par Wilfried Cordeau.
- Négociations de 2023 : bilan et avenir du Front commun
L’automne 2023 restera dans les annales de l’histoire syndicale québécoise. Les négociations du secteur public y ont pris une ampleur inégalée dans les dernières décennies. Au cœur de ces dynamiques, un cartel syndical représentant la vaste majorité des travailleur·euses de l’État : le Front commun. Revenons sur cette bibitte bien québécoise et réfléchissons à son avenir.
- Perturber les frontières
Depuis plus de 15 ans, Solidarité sans frontières (SSF) se mobilise sans relâche sur la base de quelques revendications simples : un statut pour toutes les personnes migrantes, la fin des détentions et des déportations, l’abolition de la double peine et, enfin, l’établissement d’une Cité sans frontières [2].
- Repères de pauvreté, repères de société
En 2002, l’Assemblée nationale adoptait à l’unanimité la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Cette loi nous engageait à « tendre vers un Québec sans pauvreté ». Où en sommes-nous ?
- Négociation ouverte à McGill : Tous·tes invité·es à la table
Les 2 700 auxiliaires d’enseignement de l’Université McGill se sont livré·es à une chaude lutte contre leur employeur lors de la négociation de leur nouvelle convention collective au cours de l’année universitaire 2023-2024. Après 30 ans d’existence, l’Association of Graduate Students Employed at McGill (AGSEM), leur syndicat, est devenu le premier syndicat québécois d’envergure à négocier exclusivement selon les préceptes du open bargaining, soit « la négociation ouverte ».
- Rien ne sert de courir...
Observer notre société à travers le prisme des transports, comme nous l’avons fait dans ce dossier, nous fait prendre conscience (une fois de plus) des inconséquences du développement. Le gaspillage des ressources qui est relié au transport ne peut être supporté par notre planète. Mais plus encore, la manière dont nous avons organisé la vie sociale dépend beaucoup de nos réseaux de transports, les infrastructures de transport comptant pour près de 50 % de l’espace urbain. Questionner nos (…)
- Nos souliers sont usés !
À Montréal, la pauvreté existe toujours. 29 % de la population vit sous le seuil de faible revenu défini par Statistique Canada. 40 % des travailleurs et travailleuses gagnent moins de 20 000 $ par année. 56 % des femmes monoparentales se retrouvent sous le seuil de faible revenu. La majorité des personnes qui subissent la pauvreté, s’en étonnera-t-on, n’ont pas d’auto. Le transport en commun est un service public qui devrait être accessible à tout le monde, indépendamment de nos revenus. Mieux, il devrait être gratuit et financé par des impôts réellement progressifs. La gratuité du transport en commun s’avère également nécessaire dans la lutte contre les changements climatiques. La gratuité favoriserait le passage de l’auto au transport en commun. En plus d’être écologique, une telle mesure serait un exemple de justice sociale.
- La guérison par la justice transformatrice
Les gens qui passent par le système de justice canadien après avoir été reconnus coupables d’un tort perçu sont séparé·es de force de leur famille, de leurs ami·es et de leur communauté. À leur arrivée en prison, la plupart des gens (moi comprise) font déjà, et depuis longtemps, l’expérience de ce cycle de séparation et de relocalisation nocif. Punition ultime, l’emprisonnement ne fait que causer plus de torts à l’individu, ainsi qu’à sa famille et sa collectivité.
- Le capitalisme coupable
Nous avons posé à différents groupes les deux mêmes questions : pourquoi y a-t-il de la pauvreté dans notre société et comment l’éradiquer définitivement ? Voici leurs réponses.
- Conteurs à gages : Des récits pour se réconcilier avec la/notre nature
Étienne Laforge et Félix Morissette, surnommés les « Conteurs à gages », créent pour, par et avec des groupes citoyens, des contes écologiques au cœur du quartier Rosemont—La-Petite-Patrie à Montréal. Nous nous sommes entretenus avec eux pour en apprendre sur leurs ambitions, et plus particulièrement sur le rôle de l’art du conte pour réfléchir notre rapport à la nature, nourrir l’imaginaire, et construire des récits ancrés dans les quartiers. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Entrevue : Cinéma sous les étoiles et Funambules Média
Cinéma sous les étoiles, organisé par Funambules Média, est un festival de documentaires sociaux qui se tient dans les parcs et quartiers de Montréal. Dans le cadre de leur 14e édition, Cinéma sous les étoiles propose près de 45 projections à 15 endroits à Montréal. Propos recueillis par Samuel-Élie Lesage.
- La condition migrante. Élargir les frontières de la démocratie
Sous le thème « Migrer, résister, construire, transformer », le Forum social mondial sur la migration (FSMM) s’est tenu en novembre dernier à Mexico. Dans l’invitation à y participer, il était clairement dit que la 8e édition serait axée sur les enjeux sociaux, géopolitiques et environnementaux liés aux migrations et qu’elle voulait tabler sur une véritable approche d’« ouverture des frontières ».
- Ripostes : les voix du communautaire
En février 2025 voyait le jour Ripostes, une plateforme médiatique dédiée au milieu de l’action communautaire autonome québécois. À bâbord ! est allé à la rencontre de l’une de ses instigatrices. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Vers l’engluement bitumineux
À Cacouna, dans le Bas-du-Fleuve, la société TransCanada ambitionne de bâtir un terminal pétrolier, tête de pont au Québec de son projet Énergie Est. Un port qui serait alimenté par le plus gros pipeline d’Amérique du Nord, capable de transporter 1,1 million de barils de pétrole par jour. Au Québec, depuis plusieurs mois, citoyen·ne·s, défenseur·e·s de l’environnement et scientifiques se mobilisent et dénoncent les risques environnementaux considérables qu’un tel plan fait peser sur la région de Cacouna, sa « pouponnière » de bélugas et, plus largement, sur le bassin versant du Saint-Laurent. Face à l’offensive des compagnies pétrolières, le gouvernement du Québec tarde à réagir.
- Covid-19 : Individualisme et solidarité, une fausse opposition
La pandémie de COVID-19 n’est pas terminée. Alors que les vagues continuent de se succéder et que les variants sont si multiples qu’on a cessé de les dénombrer, les mêmes dynamiques rhétoriques et sociales de division simpliste entre les obéissant·es et les irresponsables continuent d’avoir cours.
- GAFAM : Conclusions
J’ai proposé précédemment dans cette série d’articles une synthèse de ce qui fait la domination des GAFAMs. Nous pouvons maintenant chercher ce qu’il y a de commun à leurs histoires respectives.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Amazon. Le capitalisme mégalomane » ; « Google. Ne pas être malveillant » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité ».
- Entre urgence et volonté d’agir
Il faut travailler à une transition écologique juste et non simplement à une transition énergétique. Cette lutte n’est pas qu’environnementale, elle est également économique. Une révoution dans nos habitudes de production et de consommation s’impose donc.
- La sépulture, impensé de la situation d’immigration
Ébranlée par la tragédie de la mosquée de Québec, la communauté musulmane s’est mobilisée dans la recherche d’un terrain visant à fonder un cimetière. Sur sa route, elle a dû affronter l’hydre d’un intégrisme inédit.
- Le Deuxième front a 50 ans
En 1968, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Marcel Pepin, présente en congrès son rapport moral intitulé Le deuxième front. Revenir aujourd’hui sur ce document important offre une occasion unique de mettre en perspective quelques-uns des enjeux qui interpellent encore le syndicalisme québécois.
- Petite histoire d’une ronde de négociations collectives
L’enjeu principal pour les membres du Front commun 2015 était d’obtenir pour les trois prochaines années des augmentations salariales de 13,5% pour pallier les mesures d’austérité en cours. Les pertes de pouvoir d’achat de 2010 à 2015 jumelées à des hausses de tarifs de maints services de base (électricité, transport, frais de garde, etc.) nécessitaient ce rattrapage. Il y a loin de la coupe aux lèvres.
- Remontée du Parti québécois
Jusqu’en 2023, nombreuses étaient les personnes qui estimaient que le Parti québécois n’était, en définitive, que le parti d’une génération. Contre toute attente, le PQ a toutefois rebondi.
- Auprès de la mort
Le présent article rassemble les témoignages de trois femmes âgées offrant une fenêtre sur leur expérience de vie et leurs réflexions quant aux thèmes du deuil et de la mort. Il s’agit d’une invitation à l’écoute de personnes ayant leur propre vécu, sensibilités et visions du monde. Une brève tribune pour une parole humaine intime remettant ainsi à jour l’éternelle question : « Mort, où est ta victoire ? »
- Prairies canadiennes : cultiver l’extractivisme
Bien que le terme « extractivisme » soit le plus souvent utilisé pour désigner les industries minières et fossiles, l’histoire du développement agricole dans les Prairies peut également être interprétée comme une forme d’agro-extractivisme, commençant par la colonisation et la dépossession autochtone, puis par des décennies d’agro-industrialisation et, plus récemment, par la financiarisation des terres agricoles.
- Apartheid israélien et nécropolitique. Jusqu’où compter les morts ?
Avec le nouveau gouvernement israélien, l’hypothèse de l’annexion totale de la Cisjordanie devient de plus en plus plausible. Parallèlement, les opérations meurtrières de l’armée israélienne se poursuivent, et le blocus contre Gaza perdure depuis 2007. Israël s’empare d’un droit de vie ou de mort sur la population palestinienne. Si la « nécropolitique » fait référence à une politique de la mort, comment l’État d’Israël la met-il en œuvre et jusqu’où ira-t-il ?
- Retour au cabotage
Malgré la hausse des échanges commerciaux causée par la mondialisation, la quantité de marchandises transbordées sur le Saint-Laurent est passée de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 à 100 Mt en 1990, puis s’est stabilisée autour de 105 Mt. L’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) a fait augmenter les quantités de marchandises échangées entre le Québec et ses voisins du sud. En contrepartie, l’ALÉNA et la dérèglementation du secteur des transports ont donné au camionnage la priorité sur d’autres formes (ferroviaire, maritime).
- La transformation de la production
La financiarisation de l’économie et la transnationalisation des processus de production forcent à repenser la forme de l’État et les relations entre classes sociales. Assiste-t-on nous à l’émergence d’une classe capitaliste transnationale, voire d’un « État capitaliste global », dont les États nationaux ne seraient qu’une courroie de transmission ? Est-il de nos jours encore pertinent de penser les classes dans une optique nationale ?
- L’anti-wokisme et ses intellectuel·les : le cas de Nathalie Heinich
Parmi les cautions intellectuelles de l’anti-wokisme, on retrouve la sociologue française Nathalie Heinich. On se réclame de son autorité intellectuelle jusque dans les pages du Journal de Montréal. Ses prises de position méritent pourtant d’être replacées dans leur véritable contexte d’énonciation.
- « La grande transition »
Le collectif La grande transition organise un colloque international à l’UQAM en mai prochain. L’événement vise à rassembler « un millier de participant·e·s pour discuter des critiques du capitalisme, des stratégies qui visent son dépassement et des modèles d’organisation économique alternatifs ». Afin d’en savoir plus sur le projet, À bâbord ! a rencontré deux membres du comité organisateur, Alain Savard et Maïka Sondarjee.
Propos recueillis par Caroline Brodeur.
- Au coeur de la prison. Le Front de libération des femmes du Québec
En mars et avril 1971, à la prison Tanguay, les militantes du Front de libération des femmes (FLF) ont vécu avec les prisonnières de droit commun une expérience de solidarité féministe unique dans nos annales. En plus de réaliser un travail de conscientisation féministe et de défense des droits des prisonnières, elles ont tissé avec elles de profonds liens de confiance et de sororité sociale et politique. Retour sur une lutte peu ordinaire tombée dans les limbes de l’Histoire.
- Koumbit : la technologie autrement
Koumbit est un collectif de travail qui offre une alternative aux solutions piégées de la grande industrie informatique. L’organisation autogérée fête cette année son 20ᵉ anniversaire, une prouesse militante qui mérite d’être soulignée. Propos recueillis par Yannick Delbecque.
- Décarbonation du Québec. La cape d’invisibilité de Pierre Fitzgibbon
Face aux impératifs de la transition énergétique et de la décarbonisation, le ministre Fitzgibbon n’a de yeux que pour l’électrification du système énergétique. Cette stratégie, contrairement aux solutions axées sur la sobriété énergétique, ne remet pas en question les modèles de croissance dont nous devons pourtant impérativement nous détacher.
- La pensée politique de Michel Chartrand
La mort de Michel Chartrand a fait beaucoup de bruit dans les médias, donnant lieu à quelques hommages inspirés, mais surtout à des lieux communs. Combien de fois n’a-t-on pas entendu : « Il nous manquera » ? Mais à qui manque-t-il vraiment, pour qui son absence est-elle insupportable ? Sûrement pas aux institutions québécoises dont une seule l’a honoré, la ville de Longueuil qui lui a dédié un parc magnifique. Un devoir de mémoire et de reconnaissance s’impose. Mais pour mesurer la portée (…)
- Une voie navigable
Malgré la hausse des échanges commerciaux causée par la mondialisation, la quantité de marchandises transbordées sur le Saint-Laurent est passée de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 à 100 Mt en 1990, puis s’est stabilisée autour de 105 Mt. L’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) a fait augmenter les quantités de marchandises échangées entre le Québec et ses voisins du sud. En contrepartie, l’ALÉNA et la dérèglementation du secteur des transports ont donné au camionnage la priorité (…)
- Communs, décolonisation et avenirs autochtones
Au solstice de l’été 2024, j’ai convié trois femmes que j’estime à venir marcher sur la FUSA Akwekon Nisi, située à Sainte-Perpétue, en territoire Wolastoq non cédé. Ce fut l’occasion de tisser des liens et d’échanger sur le concept des communs.
Entretien avec Samantha Lopez Uri, Stella Warnier et Françoise de Montigny-Pelletier. Propos recueillis par Marie-Soleil L’Allier.
- Justice réparatrice et privilège de la blanchité
Après 17 ans passés en prison, Jon Romano, un homme blanc auteur de tir dans une école en 2004 ayant blessé un professeur, bénéficie aujourd’hui d’une certaine notoriété sur TikTok, où il partage sa quête de rédemption. Ce dernier utilise activement ses plateformes pour dénoncer la violence armée et plaider en faveur d’un contrôle accru. Dans l’une de ses vidéos les plus populaires, il discute de l’importance de la santé mentale et suggère que si les enseignant·es étaient plus attentif·ves aux besoins de leurs élèves, certaines tragédies pourraient être évitées. Il exprime aussi régulièrement ses profonds regrets d’avoir commis un acte de violence et souhaite désormais apporter son aide à la communauté. Bien que je trouve qu’il établit un lien un peu hâtif entre la santé mentale et la violence, ce qui m’a vraiment marquée, c’est qu’il soit présenté comme un exemple de justice restaurative.
- Une lecture féministe de l’histoire médicale. Hommage à Barbara Ehrenreich
Décédée le 1er septembre 2022, Barbara Ehrenreich n’avait cessé, à travers son œuvre, d’interroger le primat de la science médicale et de désacraliser les rituels qui maintiennent son autorité. Cette critique se décline aussi bien dans ses écrits qu’à partir de son expérience de la maladie.
- Grève de 1972 : 50 ans Quel avenir pour la lutte en front commun ?
Au printemps 1972, la lutte menée au sein du premier Front commun intersyndical marque l’histoire du Québec comme un moment de triomphe de la solidarité et du syndicalisme de combat. Comment cet épisode mythique peut-il encore inspirer le mouvement aujourd’hui ?
- Vers une réédition de 2010 ?
Aussitôt élu, le gouvernement Couillard annonce clairement sa position : contrôle de la masse salariale du secteur public et médecine de cheval dans les ministères, en particulier dans le réseau de la santé et de l’éducation. Réponse des centrales syndicales ? Il faut « donner la chance au coureur », indique Jacques Létourneau, président de la CSN [3] ; pas de branle-bas de combat non plus du côté de la FTQ ou de la CSQ. Cela ne laisse pas présager des lendemains qui chantent pour la prochaine négociation. La pente sera dure à remonter pour les salarié·e·s qui souhaitent améliorer leurs conditions de travail et desserrer l’étau de l’endettement qui les étouffe un peu plus chaque année.
- Nouveau-Brunswick : Au pays d’Irving
Le discours de la dépendance à l’extractivisme est omniprésent au Nouveau-Brunswick, conséquence directe de la position dominante des entreprises et de la famille Irving. Contre le déni de la crise climatique du gouvernement Higgs et son projet de transition énergétique fondé sur la croissance « verte », le mouvement de contestation populaire doit prendre l’offensive.
- Solidarité féministe avec la Palestine
Féministes racisé·e·s uni·e·s et solidaires (FRUeS) est un groupe non mixte de soutien et de résistance par et pour les personnes s’identifiant comme femmes, fems et personnes non-binaires racisé·es. Suite à la violence déchaînée par l’État d’Israël sur la Palestine, le collectif a rédigé ce manifeste que nous partageons ici dans son intégralité. Nous remercions Jade Almeida de leur avoir ouvert les pages de la revue à travers sa chronique !
- Airvore ou la face obscure des transports. Chronique d’une pollution annoncée
Laurent Castaignède, Airvore ou la face obscure des transports. Chronique d’une pollution annoncée, Montréal, Écosociété, 2018, 341 pages.
- La transition énergétique n’est pas un changement d’huile
La transition énergétique est devenue tellement populaire que le Parti libéral tente de la récupérer pour peinturer un plan carbone douteux. Mais vu le sort du développement durable et ses usages dangereusement cosmétiques, soyons critiques.
- Les frontières du politique en Amérique latine. Imaginaires et émancipation
André Corten, Vanessa Moulin et Julie Girard-Lemay (dir), Les frontières du politique en Amérique latine. Imaginaires et émancipation, Paris, Karthala, 2006.
- Réparer le tissu social
Le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) a été fondé le 11 septembre 2001. Quelles sont ses particularités et comment se déploie-t-il ? Propos recueillis par Isabelle Bouchard.
- Masculinité et féminité imposées
Le corps trans, au Québec, est pathologisé, médicalisé, normalisé, stérilisé. Ce dernier ainsi que l’être qui l’habite subissent les impacts extrêmes de la normalisation genrée, sans pour autant être les seul·e·s. C’est pourquoi nous souhaitons ici ouvrir le dialogue et mettre de l’avant l’importance d’aborder l’enjeu de leur stérilisation forcée comme exemple vécu d’une normalisation extrême de nos corps. Cette normalisation et cette légalisation du corps trans passent par l’imposition d’une féminité et d’une masculinité standardisées. De celles dont nous souhaitons nous éloigner ou de celles dont nous souhaitons nous rapprocher.
- Les angles morts des pistes cyclables
À l’automne 2023, on a assisté à Montréal à un certain nombre de manifestations s’opposant à l’aménagement de nouvelles pistes cyclables, notamment dans les quartiers Saint-Michel et Parc-Extension. Le mouvement procyclisme a-t-il des leçons à retenir de cette opposition ?
- Simonne Monet-Chartrand
Heureusement qu’il y a eu des femmes comme Simonne Monet-Chartrand. Des femmes, comme elle, qui nous ont servi d’exemples. Elle nous a démontré qu’il était possible, en s’unissant, de combattre les injustices et de vivre en harmonie avec des valeurs inclusives
- Palestine. Haro sur la censure
Depuis le début de la guerre israélienne contre la population palestinienne de Gaza, le 7 octobre, nous sommes témoins d’une recrudescence de cas de censure des opinions propalestiniennes. Cette volonté d’effacement vise spécifiquement l’expression de la solidarité et l’expertise qui démentent les discours officiels israéliens.
- Usurpations identitaires : Autochtones à la place des Autochtones
Dans l’Est-du-Québec et ailleurs, dès les années 1980, mais de façon marquée à partir des années 2000, des groupes de chasseurs et de défense des droits des blancs se rassemblent pour se constituer en organisations métisses. Ironiquement, se réclamer d’une ascendance autochtone est pour eux un moyen de militer contre l’avancement des droits territoriaux des Autochtones, comme le montre l’exemple du mouvement de réaction envers les avancées politiques des Innu·es/Ilnu·es [4].
- Luttes économiques. Incarner une meilleure solidarité
En quoi les enjeux LGBTQ+ rejoignent-ils ceux de la lutte des classes ? À bâbord ! a rencontré Élyse Bourbeau, syndicaliste et femme trans, pour en parler. Propos recueillis par Isabelle Bouchard et Claire Ross
- La décroissance, élément-clé de la transition
Il ne s’agit pas de chercher à remplacer le pétrole pour produire l’énergie que requiert notre mode de vie, mais plutôt à diminuer nos besoins en énergie. Et cela requiert des changements dans nos façons de vivre, ce à quoi nous invite le mouvement de la décroissance.
- Vers une renaissance syndicale
L’année 2024 a vu se conclure les négociations avec le Front commun du secteur public, tandis que les nouvelles réformes néolibérales de la CAQ continuent à mettre à mal les services publics. En réponse, une contre-attaque syndicale non négligeable s’organise.
- Le transport est un bien commun !
Le transport collectif est un élément clé de la transition écologique. Le Québec reste cependant un cancre en ce domaine : mal organisé, insuffisant, mal financé, le transport collectif n’arrive pas à s’imposer devant la voiture individuelle – et devant les véhicules utilitaires sport plus particulièrement – toutes ces automobiles étant polluantes, coûteuses, encombrantes et dangereuses. Devant un projet de transport aussi mal conçu que le REM à Montréal, devant des transports interurbains (…)
- Agroécologie 101
Lorsqu’on pense à la transition écologique, les domaines des transports et de l’énergie sont souvent aux premiers rangs des considérations citoyennes. Cependant, le domaine de l’alimentation (par conséquent l’agriculture) vous amène à faire des choix de consommation 3 fois par jour, 365 jours par année.
- La transition énergétique selon Philippe Couillard
À l’automne 2015, à Paris, dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP21), Philippe Couillard s’est posé, avec un enthousiasme jamais vu, en champion du climat, à la grande surprise de la société civile québécoise. Notre premier ministre, en proie à une soudaine illumination, aurait-il enfin compris l’importance de l’enjeu au point de modifier la stratégie libérale habituelle du laisser-faire pour amorcer une véritable transition énergétique ? Décryptage.
- Pour être efficace, il faut d’abord être équitable
Afin de rendre le système éducatif québécois plus efficace, les tenants de l’idéologie néolibérale préconisent depuis 30 ans l’accroissement de la concurrence et de la sélection scolaires. Cette thèse bat de l’aile aujourd’hui. En fait, il semble que les systèmes d’éducation qui font réussir le plus grand nombre d’élèves sont souvent ceux qui mettent en place des mesures fondées sur l’équité. Ainsi, se pourrait-il qu’il faille d’abord être équitable avant d’être efficace ?
- Autogestion démocratique pour tous... et toutes
Depuis le 19e siècle en Europe, la coopérative et l’autogestion sont devenues le support d’une réflexion utopique de transformation démocratique du travail et de la société.
- Les oeillères des Célèbres cinq
En Amérique du Nord, plusieurs femmes blanches de la première vague du féminisme ont perverti les idéaux de cette lutte au détriment de femmes autochtones, racisées et/ou en situation de handicap.
- Blocage de Trans Mountain. Une grande victoire est possible !
Après la lutte contre le projet d’Énergie Est, les mouvements écologistes du Canada tentent maintenant de faire avorter le projet de construction d’un nouvel oléoduc de 1150km le long du tracé de l’oléoduc Trans Mountain.
- La force tranquille d’Oscar Peterson
Pour plusieurs amateurs de jazz, écouter la musique d’Oscar Peterson tenait du plaisir caché. Alors que le jazz se livrait à toutes les expériences, de la déconstruction radicale par les musiciens de free jazz à la fusion audacieuse avec les sonorités rock, Oscar Peterson continuait à reprendre des mélodies de Broadway, de vieux boogie-woogies ou des classiques du swing avec une obstination et une assurance qui déconcertaient. L’immense popularité du pianiste accentuait une certaine méfiance à son égard : son succès n’était-il pas engendré par un jeu largement consensuel, propulsé par une technique cherchant avant tout à éblouir ?
- Des coûts plus élevés pour moins de transparence et de démocratie
La controverse actuelle autour des partenariats public-privé (PPP) au Québec fait ressortir le conflit de valeurs entre les secteurs public et privé. On pourrait définir le PPP comme « un projet qui consiste à faire appel à l’intérêt économique privé pour accomplir des tâches considérées traditionnellement comme étatiques. [5] » Or, l’intérêt privé n’a rien à voir avec l’intérêt public : le premier est fondé sur le profit et la rentabilité, le second sur des notions d’intérêt général et de bien commun. La critique des PPP n’a pas pour but de diaboliser le secteur privé, mais de rappeler que les relations qui se tissent entre le public et le privé sont à haut risque, entre autres pour l’accessibilité et l’équité des services publics.
- « Entreprise libérée » : Expérimentations et apprentissages
Fondée en 2004 en Beauce, l’entreprise RG dessin est une entreprise privée de dessin industriel de 12 employé·es qui s’inspire du concept d’entreprise libérée. Une gouvernance qui emprunte des éléments d’autogestion tout en conservant certains traits propres aux entreprises privées. Comment se déploie cette philosophie dans l’entreprise ?
Entrevue avec Vincent Roy, président co-fondateur de l’entreprise privée RG dessin. Propos recueillis par Isabelle Bouchard et Samuel Raymond.
- L’aide alimentaire, un garrot pour les plus vulnérables
Les organismes d’aide alimentaire du Québec n’ont jamais été sous une telle pression. On peut s’étonner qu’autant de gens ne puissent pas se nourrir par leurs propres moyens dans une société supposément riche comme la nôtre. Pourtant, le coût élevé des aliments, d’une part, et la crise du logement, d’autre part, laissent peu de choix aux plus vulnérables de notre société. Et ces derniers ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
- Covid-19. D’ignorance crasse en aveuglement
Depuis août 2020, par l’entremise de mon site Web et des médias sociaux, je recense les cas de COVID-19 dans les écoles et milite activement pour une meilleure qualité de l’air. Voici pourquoi.
- Il n’y a pas de discours anti-réactionnaire
La vitesse à laquelle les discours réactionnaires sont diffusés a de quoi fatiguer quiconque les juge dangereux et s’échine à montrer leur errance. Mais un tel effort est vain, car aucune réponse à ces discours n’est susceptible de faire changer d’avis leurs producteurs ou celles et ceux qui y adhèrent. Voici plutôt comment critiquer un réactionnaire sans se fatiguer.
- Transition agroécologique : l’avenir se construit maintenant et collectivement !
Le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA) a pour mission de « piloter des réflexions et des projets de recherche appliquée misant sur les innovations sociales ayant une pertinence pratique pour le secteur agroalimentaire et pour la société ». Des membres de son équipe discutent de l’importance d’être à l’écoute de divers acteurs pour arriver à une transition agroécologique cohérente et adaptée.
- La taxe sur les transactions financières
Les marchés financiers occupent une place plus que considérable dans l’économie contemporaine. Les gouvernements abdiquent de leur autonomie afin de prendre les décisions qui les rassureront le mieux possible. Leurs excès rendent les populations victimes des débâcles qu’ils provoquent. Ils échappent à toute réglementation, à toute reddition de compte. Les sommes faramineuses qu’ils accumulent ne sont pas redistribuées. Aucun secteur de l’économie ne s’émancipe si aisément de toute forme de contrôle.
- Les bombes flottantes du projet Rabaska
Penser établir un port méthanier sur un fleuve difficile à naviguer, englacé cinq mois par année et situé à Lévis à plus de 1 200 km de l’Atlantique, s’avère un projet des plus téméraires. Cette éventualité de voir circuler des méthaniers suscite craintes et inquiétudes, notamment sur le plan de la coexistence de ce transporteur avec les autres trafics et pour l’avenir économique de la voie fluviale.
- Les errances du cas Bedford c. Canada
Au Canada, la prostitution n’est pas illégale. Cependant, la plupart des activités qui entourent « son exercice » le sont : vivre des fruits de la prostitution d’autrui ou amener une tierce personne à se prostituer (article ss. 212), posséder, exploiter, occuper ou transporter quelqu’un vers une maison de débauche (articles ss. 210 et 211) ainsi que communiquer dans des lieux publics à des fins de prostitution (article ss. 213). Cet état de fait est actuellement remis en question par différentes personnes et organisations, dont certaines ont décidé de porter leur cause devant les tribunaux. C’est le cas de Terri-Jean Bedford.
- La ruée minière au XXIè siècle. Enquête sur les métaux à l’ère de la transition
Célia Izoard, La ruée minière au XXIè siècle. Enquête sur les métaux à l’ère de la transition, Éditions de la rue Dorion, 2024.
- Critique de la critique réactionnaire de l’élite économique et de ses sbires
« En tant que pays, nous allons souffrir. Nous allons devenir un pays pauvre. [6] » Ces mots sont ceux de Robert Asselin, vice-président, Politiques publiques du Conseil canadien des affaires, au lendemain de l’annonce de l’augmentation du taux d’inclusion de 50 % à 66,6 % de l’imposition des gains en capital, qui représente un retour partiel au taux de 75 % prévalant dans les années 1990 au Canada.
- Il n’y a pas de mémoire révolutionnaire sans illustrations
Remi, alias Rémo, est illustrateur et bédéiste engagé. Depuis 2017, il réalise du dessin militant sur différentes causes et mobilisations, comme la grève de l’UQAM de 2019 ou les luttes décoloniales. Il s’est aussi investi auprès de la revue Fêlure. À l’occasion de la sortie de sa bande dessinée autobiographique L’Enfant-Homme, publiée par le collectif d’impression et d’édition féministe indépendant La Guillotine, À bâbord ! a souhaité s’entretenir avec lui.
- Élues à l’Assemblée nationale : quelle égalité politique ?
Les femmes représentent actuellement 46 % de la députation à l’Assemblée nationale du Québec. On pourrait s’en réjouir et penser que l’égalité dans la représentation est atteinte. Cependant, dans ce domaine comme dans d’autres, les chiffres sont trompeurs et font état d’une égalité de façade construite sur des sables mouvants.
- De « Coule pas chez nous » à « Roule pas chez nous ». Une histoire de résistances
Les militant·es bas-laurentien·nes n’en sont pas à leur premier rodéo : l’industrie pétrolière canadienne reluque depuis longtemps ses berges et ses vallons pour y faire couler ou étaler du bitume. Comment une poignée de militant·es écologistes a-t-elle mis à genoux un géant de l’industrie ?
- « L’école efficace » : entre discours abusif et évaluation inefficace
« La première place du réseau public francophone revient aux élèves du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeois » titrait récemment un communiqué triomphant du Centre de services. Une nouvelle occasion pour son directeur général de vanter les mérites de ce qu’il qualifie dans les médias « d’école efficace ». Dans le préambule du rapport de la Fédération des cégeps sur la réussite, ce dernier précisait qu’il s’agirait de « déployer des pratiques de gestion exemplaire qu’on retrouve dans la littérature scientifique » et de faire preuve « d’un leadership pédagogique affirmé et courageux ».
- Transports, écologie et changement social
On reste affligé, sans être surpris, devant l’inconscience des gouvernements et des entreprises face à la catastrophe permanente que constitue la détérioration des écosystèmes. Les hausses récentes du prix du pétrole et le réchauffement planétaire annoncent une crise énergétique et écologique profonde que l’on ne fait que repousser à plus tard. Cela ne semble pas perturber nos élites qui – à la veille de la tenue à Montréal de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (…)
- Le bien-être animal
Commençons par définir ce qu’on entend par bien-être animal. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, « le bien-être animal fait référence aux conditions de vie auxquelles un animal doit faire face. Un animal a un bon niveau de bien-être s’il est en santé, s’il est à son aise, s’il est bien nourri, s’il est en sécurité, s’il est capable d’exprimer ses comportements innés, et s’il ne doit pas éprouver d’états négatifs tels que la souffrance, la peur et la détresse. La qualité du bien-être d’un animal implique la prévention de la maladie et les traitements d’un vétérinaire, un abri adéquat, une saine nutrition, de même que la manipulation, le transport et l’abattage sans cruauté. » Qu’en est-il chez nous ? Le portrait, on va le voir, est loin d’être rose.
- La gauche « efficace » de Jean-François Lisée
Il faut le reconnaître : Jean-François Lisée, comme publiciste, possède un incontestable talent. Il est à son meilleur lorsqu’il se consacre à la promotion de sa petite personne et, accessoirement, aux idées qu’il défend. Gérald Larose, un virtuose dans l’art de la formule qui fait mouche, l’admet d’ailleurs volontiers : Lisée, n’est rien de moins pour lui qu’une « puissante machine à idées ! » Dotée, au surplus, d’un sens supérieur de la synthèse, « un solidaire qui essaie d’être lucide », (…)
- Terre en transe
L’année 1968 devait être, selon les paroles de Fidel Castro prononcées le 2 janvier à La Havane, celle du « guérillero héroïque ». Les échos de la mort du Che allaient se répercuter tout au long de cette année dans le monde, à travers un, deux, trois, mille foyers de révolte. Le Québec n’y échappera pas et cet écho sera modulé selon les caractéristiques propres de la société québécoise : on assiste alors non pas à un « complot international » ou à une transposition tardive de ce qui se fait ailleurs, mais à une convergence de mouvements de lutte qui entrent en résonance avec ce qui se passe au niveau mondial (pouvant, à l’occasion, s’en inspirer) et qui ont des racines dans l’histoire québécoise.
- Aux côtés de Michel Chartrand
Dans les pierres il y a la vie des arbres, des racines
la vie de la pluie et du soleil et nos cendres sont là.Pablo Neruda (cité par Alain Massot)
- Écrire l’histoire de la marge au centre... ensemble
« Aucune femme noire écrivaine dans cette culture ne peut “trop écrire”. En effet, aucune femme écrivaine ne peut “trop écrire”. Aucune femme n’a suffisamment écrit. » — bell hooks
- Des communs qui s’ignorent
Véritables bêtes sociales, les êtres humains créent des collectifs autour d’objectifs communs. Ils s’organisent et collaborent tant pour assurer leur survie que par plaisir. Ces projets prennent des formes diverses et sont présents partout !
- Les justices transformatrice et réparatrice
Penser la justice au delà de la punition et de l’incarcération.
- L’accord de Paris est bien vivant
Lors de la signature de l’Accord de Paris en 2015, nous avons été plusieurs à déclarer que nous en étions au début de la fin de l’ère des combustibles fossiles. Reste à savoir si cette fin arrivera suffisamment rapidement, alors que les États-Unis se retirent de l’accord.
- La pauvreté, cause et conséquence de violations de droits humains
La précarité économique dans laquelle un nombre de plus en plus important d’entre nous se trouve compromet le droit à la sécurité sociale et nuit à l’exercice de l’ensemble des droits humains.
Rubriques (271)
- Dossier : Les classes dominantes au Québec
- Dossier : Gaspésie - Forces vives
- No 067 - déc. 2016 / janv. 2017
- Dossier : Médias, journalisme et critique sociale
- Dossier : Médias, journalisme et critique sociale
- Dossier : L’institut économique de Montréal, repaire de la droite
- No 081 - novembre 2019
- No 029 - avril / mai 2009
- No 009 - avril / mai 2005
- Dossier : Changer le monde - Où allons-nous ?
