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Articles (294)
- Des données pour le bien commun
Les groupes progressistes ont aujourd’hui accès à une incroyable quantité d’information sous la forme des données numériques qu’elles accumulent au fil de leurs activités. Or, il faut souvent des compétences techniques de pointe pour en tirer du savoir utilisable. La fondation Data for Good réunit des hackers indépendants et bénévoles qui partagent leur expertise afin que ces ressources numériques puissent servir l’intérêt général. Propos recueillis par Isabelle Bouchard.
- Vérité et réconciliation à l’école. Les défis de la guérison
La découverte de 215 sépultures d’enfants autochtones au pensionnat de Kamloops au printemps dernier a rappelé avec stupeur que le système scolaire avait été le rouage privilégié de l’entreprise coloniale canadienne. Or, aujourd’hui, il est appelé à devenir la clé de voûte de la réconciliation. Immense, mais incontournable défi dont j’ai voulu discuter avec Rachel Cloutier et Mélissa Céré-Morais, enseignantes autochtones.
- L’open data municipale pour toutes et tous ?
Depuis leur apparition il y a une dizaine d’années, les politiques d’ouverture des données municipales produisent des résultats mitigés en matière de revitalisation de la démocratie locale et d’empowerment citoyen. Comment faire en sorte que l’open data bénéficie à tout le monde ?
- Droit d’auteur ? Oubliez l’auteur
L’automne 2011 s’annonce chaud à Ottawa pour le secteur culturel. Outre l’impact que la lutte au déficit ne manquera pas d’avoir sur les arts et la culture en général, on assistera vraisemblablement dès la rentrée parlementaire au dépôt d’un nouveau projet de loi sur la Loi sur le droit d’auteur.
- Sommaire du numéro 44
Actualité
« We are McGill » : Bilan de la grève / Collectif d’auteurs
CPE : La ténacité des travailleuses / Léa Fontaine
Canada : Un pays qui se militarise / Philippe Hurteau
La censure sur Internet... notre antidote / Antoine Beaupré
La vieillesse : Entre consommation et exclusion / Julien Simard
Le droit de grève étudiant / Alexandre Leduc, Jonathan Leblanc
De l’inégalité des bourses aux études supérieures / Nadia Koromyslova et Julie Depelteau
L’enseignement de l’anglais (…) - Le dossier nucléaire iranien et le Conseil de sécurité
Siddharth Varadarajan, journaliste indien de premier plan, est l’éditeur-adjoint du journal de gauche The Hindu. En novembre 2005, l’Association des correspondants auprès de l’ONU lui a décerné le prix Elizabeth Neuffer pour sa série d’articles intitulée « Le casse-tête iranien », traitant des relations entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Reconnu comme l’un des principaux experts sur la question du programme nucléaire iranien, amplement consulté et cité dans le monde entier, M. Varadarajan est cependant méconnu dans le monde francophone. À bâbord ! offre ici à ses lecteurs et lectrices son analyse en profondeur de cette question cruciale.
- Une histoire des peuples plus que des gouvernements
Il est maintenant devenu un lieu commun de parler du virage à gauche de l’Amérique latine. Tellement commun qu’il est déjà suivi d’un second lieu commun consistant à questionner cet apparent virage en évoquant les différences notoires existant entre les divers gouvernements dits de gauche du sous-continent. En effet, les gouvernements « sociaux-démocrates » de Lula (Brésil), des Kirchner (Argentine), de Bachelet (Chili), de Tabaré Vázquez (Uruguay) cherchant à « humaniser » le capitalisme (…)
- Blue Jasmine
À la mémoire de ma mère, Éléna
Au cours des dernières années, Woody Allen a fréquemment donné à de nombreux cinéphiles la déplorable impression d’errer intellectuellement en réalisant des films qui, s’ils comportaient d’indéniables qualités formelles, n’étaient pas à la hauteur de son remarquable talent. Peut-être la volonté du cinéaste de tourner des longs métrages à un rythme effréné, alliée à celle de traduire une philosophie de vie bon enfant, lui a-t-elle été préjudiciable compte tenu du temps que tout artiste doit prendre pour renouveler son esthétique et sa thématique, voire pour se remettre en question.
- Les Sans-cravates et la télélégitime défense
Deux siècles après la prise de la Bastille par les Sans-culottes, la coordination des Sans-cravates, active depuis 1989 en Europe, se propose de poursuivre le combat contre l’oppression qui subsiste dans le monde actuel. Estimant que les « emperruqués » de la révolution d’hier sont les « encravatés » du système capitaliste d’aujourd’hui, les Sans-cravates entendent s’attaquer aux formes contemporaines d’asservissement et d’aliénation. Au premier rang de celles-ci : la téléphagie collective ! (…)
- L’avenir du système de santé québécois
Selon Antonio Gramsci, il faut comprendre le rôle des intellectuels dans l’organisation de la vie collective non pas à partir de la définition du type de travail que ces acteurs effectuent, mais plutôt selon la fonction qu’ils occupent au sein de la société. Ainsi, en tant que composante de la société civile, ces intellectuels contribuent par la production des idées à la création d’un bloc culturel hégémonique qui alimente la pensée dominante et assure la légitimité du discours des autorités (…)
- Quand chanter est politique
L’auteur-compositeur-interprète Mike Paul Kuekuatsheu nous a livré ses réflexions sur la place du chant chez les Ilnus, ainsi que sur sa propre démarche politique, où la musique rejoint la défense du territoire et des pratiques ancestrales.
Propos recueillis par Isabelle Bouchard , Philippe de Grosbois et Audrée Thériault Lafontaine
- L’arche de Socrate : petit bestiaire philosophique
Normand Baillargeon, L’arche de Socrate : petit bestiaire philosophique, M Éditeur, 2018, 207 pages.
- Entre le soleil de France et de Bab El Oued
L’art n’est pas un antre où pourraient se réfugier intégristes de tout poil ou amuseurs publics. Il s’agit plutôt d’une navigation, d’un entre-deux où circulent et dialoguent de multiples points d’ancrage. Navigation à haut risque comme celle d’Ulysse mais, malgré ses périls, elle seule peut arracher un peu de sens à ce qui ne serait qu’une « histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien ».
L’artiste, donc, comme passeur de signes et de symboles. Rebelle aussi. Rebelle à tout ce qui emprisonne et mutile la vie. Alors qu’un nouveau cycle de luttes contre la mondialisation capitaliste semble s’être enclenché, de nombreux artistes ont repris le flambeau du refus. Qu’on songe, pour la France, au Massilia sound system, aux Fabulous troubadours, à Zebda et, enfin, à Gnawa diffusion. Fondé en 1992 à Grenoble par Amazigh Kateb, ce groupe distille une musique proprement universelle avec de profondes racines africaines et algériennes. Issue de la tradition gnawa, celle des chants des esclaves africains, cette musique fusionne les instruments traditionnels avec l’électricité. Propulsées par cet environnement sonore, les paroles des chansons de Gnawa diffusion sont comme de véritables missiles dirigés contre les crimes et les injustices perpétrés par les dominants à l’encontre de l’ensemble de la planète.
Entre le soleil de France, de Kingston et de Bab El Oued, Gnawa diffusion et Amazigh Kateb arpentent ainsi l’espace d’une liberté à créer, par-delà les frontières de styles ou de territoires. Une entrevue, donc, avec un homme libre [1]. - Deuxième femme présidente en Afrique
Quelle est la place de la femme sur la scène politique africaine ? Cette question occupe une place majeure dans les débats qu’entretiennent les acteurs sociaux sur toute l’étendue du continent africain. Rappelons qu’en Afrique, les femmes représentent plus de la moitié de la population. Il est donc tout à fait légitime de se préoccuper du rôle qu’il faut assigner à la gent féminine au sein des instances dirigeantes.
- À quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data
Dominique Cardon, À quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data, Paris, Seuil, 2015, 106 pages.
- Paradis infernaux
Mike Davis et Daniel B. Monk (dir.), Paradis infernaux, Paris, Les prairies ordinaires, 2008, 318 p.
- Naissance et mort de la raison émancipatrice
Dans le cadre de cette chronique, débutée au dernier numéro, je cherche à élaborer un nouvel espace de réflexion pour le thème de l’émancipation (libération) en tenant à distance tout autant les formes substantialistes de construction de l’idéal libérateur – qui tendent à imposer une idée fixe et restreinte à la liberté à la diversité des aspirations et des luttes sociales –, que les dérives post-modernes abdiquant face à la nécessité de réaliser concrètement des changements sociaux au nom (…)
- Changements climatiques. Danser au-dessus d’un volcan
La semaine dernière, j’ai marché jusqu’à une petite boutique de vêtements de mon quartier où j’ai acheté deux chandails dont j’avais vraiment besoin. La vendeuse m’a dit qu’ils étaient faits de fibres en provenance de bouteilles de plastique recyclées et de coton biologique (mais ils ont été fabriqués en Chine, rien n’est parfait). Elle a glissé les vêtements dans mon sac à dos, non pas dans un gros sac de plastique, et m’a envoyé la facture par courriel, « parce que c’est mieux pour l’environnement ».
- Cannabis. Après la légalisation, on fait quoi ?
Le 17 octobre dernier, après plus de 100 ans de prohibition de l’usage du cannabis, le gouvernement libéral du Canada a légalisé sa consommation et sa possession pour les Canadiens et Canadiennes de 18 ans et plus.
- Le premier Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques du Québec ne doit pas être bâclé
- L’expropriation de Forillon : un mal pour un bien ?
Formulée à plusieurs reprises dans le beau roman de Rachel Leclerc (Leméac, 2016), cette question sert de fil conducteur d’un bout à l’autre du récit.
- Lancement du livre Mutations de l’univers médiatique
Le mardi 13 mai, 17 h, au Bar Les Pas Sages (951 Rachel est, Montréal)
- Inégalités sociales et environnementales. Portrait géographique à fine échelle
La distribution géographique des inégalités, qu’elles soient sociales, liées à la qualité de l’environnement ou encore à l’accessibilité aux services, n’est pas un phénomène qui relève du hasard.
- Histoire de Fros
J’ai grandi dans Noranda, près de la Fonderie Horne, dans les années 1980. J’y ai connu des jeunes de mon âge avec des noms comme Simbirski et Wigorski. Je demandais : « D’où ça vient un nom de famille en -ski ? » De Pologne, me répondait-on. Certaines personnes âgées les affublaient de la dénomination de « Fros », une contraction du mot anglais foreigner, qui signifie étranger.
- L’enseignement assisté ou réalisé par ordinateur
Au cours des cinq dernières années, Robert Slavin et son équipe de collaborateurs de l’Université John Hopkins, située à Baltimore, ont réalisé plusieurs méta-analyses sur l’enseignement de la lecture et des mathématiques, et ce, tant au niveau élémentaire que secondaire (Best Evidence Encyclopedia, 2010).
- Roulodrôme et Skatepark
L’aventure du TAZ débute en 1994, à même la rue. Ses deux fondateurs, Janet McNulty et Michel Comeau, adeptes de patin, de skateboard et artistes de la scène, veulent monter des spectacles sur patins, skateboard et BMX. Aucun lieu ne veut les accueillir puisque ces sports sont alors très alternatifs et associés à la délinquance. Ils s’entraînent donc sur la rue avec les jeunes qui cherchent un lieu où l’on respectera leur style de vie.
- Services publics : vers la grève !
La grève est un moyen d’action qui a laissé ses traces dans l’histoire des négociations des secteurs public et parapublic au Québec. Qu’en est-il aujourd’hui, alors que les conventions collectives sont à renouveler, et ce, en pleine pandémie ?
- Négos des secteurs public et parapublic : L’heure du bilan... et de la préparation
Quelles réflexions préliminaires peut-on tirer des négociations des secteurs public et parapublic menées en pleine crise sanitaire, en vue du prochain cycle de discussions qui viendra rapidement ?
- La disparition : deux variations sur un thème
On saurait difficilement trouver deux romans aussi dissemblables que ceux publiés cet automne par André Hamel et Jean-Simon Desrochers. Dans Le désarroi du vieil Hubert (Leméac, 2019), Hamel nous propose un récit intimiste centré sur la quête de sens d’un héros vieillissant face à une mort inéluctable. Dans Les limbes (Les herbes rouges, 2019), Desrochers évoque sur le mode descriptif la disparition du célèbre « Red Light » de Montréal, démoli pour faire place nette à la modernité conquérante des années 1960.
- Les luttes antiracistes, des luttes contre l’effacement
« Encore aujourd’hui, on continue à associer les luttes antiracistes à l’immigration récente, comme si ces dernières étaient condamnées à un éternel recommencement. Plusieurs événements restent mal documentés et ne sont quasiment jamais évoqués dans les livres d’histoire. »
Alexander Grant
- Frite alors ! - Petite histoire d’un syndicalisme solidaire et combatif
Fondé aux États-Unis en 1905, le Syndicat industriel de travailleurs et travailleuses (SITT, plus connu sous son acronyme anglais IWW) a des racines profondes dans l’histoire industrielle nord-américaine. Prônant un syndicalisme de solidarité, il s’inscrit à contre-courant de la pratique contemporaine.
- À l’encontre des mensonges et de l’intolérance
Depuis un certain temps, Atom Egoyan cherche à donner un nouveau souffle à ses créations cinématographiques d’envergure. Voilà pourquoi on a vu le cinéaste s’aventurer dans les domaines parallèles de l’art moderne (il a présenté l’installation Hors d’usage [2002] au musée d’Art contemporain de Montréal), de la télévision (Knapp’s Last Tape [2000]) et du court métrage (Diaspora [2001]). Il tente constamment de renouveler son style tout en demeurant fidèle à lui-même, voire au cinéma d’auteur. Mais l’impasse artistique dans laquelle il se trouve ne découlerait-elle pas surtout de sa dépendance plus prononcée que par le passé envers différentes compagnies de production qui lui imposent leurs propres objectifs commerciaux ?
- Terre, eau et vie
L’intensification des investissements étrangers au cœur de la mondialisation néolibérale a entraîné la multiplication des chantiers d’exploitation des ressources naturelles en Amérique latine. Écorchant les territoires du continent, ces projets sont reconnus pour leurs effets destructifs sur le milieu naturel et les impacts qu’ils génèrent pour les populations vivant sur les terres exploitées. Bien que quelques gouvernements progressistes de la région aient recours à des instruments (…)
- Éducation sexuelle et pulsions mercantiles
Sharon Lamb et Lyn Mikel Brown, deux professeures américaines connues depuis une vingtaine d’années pour leurs recherches sur les femmes et les filles, ont publié en 2006 le livre Packaging Girlhood : Rescuing Our Daughters from Marketers’ Schemes [2]. Ce livre, qu’elles ont écrit en tant que femmes, mères et enseignantes, s’adresse surtout aux parents et porte un regard critique sur la culture dans laquelle les jeunes filles évoluent.
- ZLÉA : Le mouvement étudiant contre la globalisation néolibérale
Au Québec, les grèves pour le climat de 2019 n’étaient pas les premières grèves « internationales ». Le 31 octobre 2002, 10000 personnes prennent d’assaut les rues de Montréal pour s’opposer à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA), à l’initiative du mouvement étudiant. Un an après le Sommet des Amériques, le mouvement étudiant québécois se positionne à l’avant-garde de cette lutte internationale.
- Le chemin de la révolte. Entretien avec Dominic Champagne
Dominic Champagne est un auteur et metteur en scène au parcours théâtral tumultueux, allant de l’underground, avec Cabaret Neiges Noires, jusqu’au Cirque du Soleil à Las Vegas. Il est aussi l’un des artistes québécois dont les engagements sont les plus visibles et les plus percutants, principalement ceux en faveur de la protection de l’environnement. Il nous explique les liens qu’il entretient entre son travail d’artiste et ses interventions militantes. Propos recueillis par Claude Vaillancourt.
- Nouveau Parlement, vieilles options
Avec l’appui du quart de l’électorat éligible, la Coalition avenir Québec (CAQ) se retrouve au pouvoir pour les quatre prochaines années. Si l’Assemblée nationale a renouvelé ses visages, les vieilles options et les vieux dilemmes se sont néanmoins réinstallés à demeure. Le gouvernement Legault souscrit en effet à la même logique d’austérité que ses prédécesseurs et, pour le combattre et le remplacer, Québec solidaire (QS) devra continuer à éviter les sentiers qui ont tenu la gauche en échec durant toute l’ère péquiste.
- Ces obscurs objets du désir
À lui seul, le générique d’introduction attise la curiosité : un homme se jette d’une tour à bureaux. Tout autour de lui, le long de sa chute, défilent des réclames publicitaires représentant des familles unies, de longues jambes féminines, des verres de whisky, des slogans tels « Enjoy the best America has to offer ». Ainsi commence chaque épisode de la série américaine Mad Men, qui a complété sa troisième saison l’automne dernier.
- Paradigme fiscal désuet et fiscalité à réformer
Tandis que la richesse se concentre de plus en plus entre quelques mains, la pauvreté s’accroît à un rythme effarant. Des milliers de personnes n’ont plus les moyens de se nourrir adéquatement, de se loger, et de manière générale de répondre à leurs besoins de base et à ceux de leur famille. Les réponses du gouvernement de la CAQ devant ces problèmes demeurent profondément insatisfaisantes.
- Grève étudiante de 2012. Rire aux larmes
Entremêlé avec d’autres formes d’action, l’humour s’est manifesté à de nombreuses reprises durant la grève étudiante de 2012. On le retrouvait dans les manifestations, que ce soit par les thématiques de celles-ci, par les pancartes brandies, par les slogans scandés ou par les personnages colorés qui sillonnaient les rues.
- La gestionnite aiguë en éducation
L’éducation primaire et secondaire va mal : nous le voyons avec la pénurie de main-d’œuvre, le manque de ressources matérielles telles que les livres ou autres instruments d’apprentissage, ou encore l’état de nombreux bâtiments scolaires… Les méthodes de gestion actuelles, qui relèvent davantage de l’entreprise privée que du service public, sont à revoir afin de garantir une éducation qui soit émancipatrice, tant pour les enseignant·e·s que pour les élèves.
- L’action politique de proximité
Peut-on réellement, comme le suggère le sociologue Riccardo Petrella, changer le monde en disant bonjour à son voisin ? Dans la première décennie du présent siècle, le mouvement de retour vers l’action locale qui a suivi les mobilisations altermondialistes autour d’enjeux globaux a alimenté la multiplication d’initiatives qui se déploient aujourd’hui dans des espaces de proximité : au cœur des ruelles urbaines, lors d’assemblées de quartier ponctuelles, autour de la réappropriation d’immeubles vacants ou par l’aménagement collectif de terrains abandonnés, entre autres exemples. Or, si ces initiatives contribuent certainement au renouvellement des solidarités sociales, sont-elles pour autant équivalentes dans leurs fondements affinitaires et leurs façons de construire le lien politique ?
- Ni Dieu, ni Maître : la mouvance anarchiste contemporaine
Récupérer de la nourriture dans les conteneurs à poubelles, s’organiser avec ses voisinEs pour construire un centre social autogéré dans son quartier, s’impliquer dans une fanfare de rue : hors de l’arène partisane, point de salut pour l’action politique ? Alors que de nombreux indicateurs confirment une baisse de la confiance envers les éluEs et un déclin de l’intérêt de la population pour la politique des partis, de nombreuses activités militantes se présentent comme autant d’expressions d’une façon originale de faire de la politique à l’extérieur des voies institutionnalisées. Dans le Québec d’aujourd’hui, plusieurs de ces initiatives sont porteuses d’un projet politique dont la forme et la
finalité s’inspirent d’un renouveau de la pensée politique libertaire. - Le Collectif de recherche sur l’autonomie collective
Quel pouvoir de transformation portent les acteurs et actrices sociaux dans les sociétés actuelles ? Une réponse courante consiste à évaluer leur potentiel de résistance en fonction de leur aptitude à influencer l’orientation des politiques étatiques ou à intervenir dans les processus de prise de décision des autorités. Cette conception apparaît pourtant fort limitée et n’éclaire qu’une seule dimension du changement social et politique. Elle repose effectivement sur une définition restreinte du pouvoir, désignant alors les rapports entre dominantes et dominées, plutôt que sur une conception large qui inclurait la capacité des personnes concernées à agir sur elles-mêmes et sur leur milieu de vie.
- Un gouvernement CAQ et puis quoi après ?
Nous lançons un appel large aux personnes, collectifs, comités politiques, associations étudiantes, groupes communautaires et syndicats à se joindre et à appuyer publiquement la lutte actuelle pour la rémunération de tous les stages, à tous les niveaux.
- Lancement du no 59
À bâbord ! vous invite au lancement du no 59
Nouvelles résistances, nouvelles voies d’émancipation
Mercredi 22 avril à compter de 17 h 30
au Bar Les Pas Sages 951 Rachel Est, Montréal
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Co-lancement d’À bâbord et des Nouveaux cahiers du socialisme
Les NCS et À Bâbord ! vous invitent au lancement commun de leurs derniers numéros !
C’est un rendez-vous le 26 février à 17h30 au Bar Les Pas Sages (951 Rachel est, Montréal) pour discuter avec les auteur-es, ainsi qu’avec des militant-es de nos réseaux !
- La Gauche au Québec
Débat au bar Les Pas Sages, 951 rue Rachel Est,
avec Diane Lamoureux, Catherine Dorion, Marc Laviolette et Alexandre Leduc. - Il y a police sous roche
À Montréal et ailleurs, il y a longtemps que les rumeurs sur l’utilisation d’agents provocateurs lors de manifestations circulent. L’affaire des trois agents (dé)masqués de la Sûreté du Québec (SQ) au Sommet de Montebello confirme l’existence du phénomène. La tenue d’une enquête publique indépendante doit vider la question une fois pour toutes.
- Chili. Rébellions populaires contre le néolibéralisme
Depuis le 18 octobre 2019, le Chili néolibéral du président Piñera est entré en crise, en proie à une vaste rébellion populaire touchant le pays entier. En ce début de novembre 2019, les blocages sont partout, laissant voir que se joue un véritable bras de fer politique entre forces sociales irréductiblement opposées.
Photos : Fabián Muñoz.
- Splendeur et misère des coalitions
Les causes se gagnent plus facilement quand l’union fait la force. Syndicats et organisations citoyennes jugent souvent nécessaire de former des coalitions afin de mettre en commun leur énergie pour une cause particulière et lutter plus efficacement. Mais ces réseaux n’ont pas la vie facile, le plus souvent à cause d’un manque d’argent.
- Quels droits pour les travailleuses et travailleurs migrants temporaires ?
Alors qu’elles et ils rendent possible la souveraineté alimentaire au Québec, les travailleuses et travailleurs migrants sont invisibles et leurs voix, inaudibles. Ils et elles sont pourtant régulièrement victimes de graves violations de leurs droits. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a même dénoncé la discrimination systémique à leur égard depuis 2011. À bâbord ! a rencontré Michel Pilon et Mostafa Henaway [3], qui œuvrent au quotidien à la défense de leurs droits. Propos recueillis par Amélie Nguyen.
- Une coalition à la défense du fjord
La résistance s’organise au Saguenay pour protéger le fjord contre trois projets industriels qui menacent cet écosystème fragile. À bâbord ! s’est entretenu avec Adrien Guibert-Bartez, co-porte-parole de la Coalition Fjord, le regroupement qui coordonne les mobilisations. Propos recueillis par Valérie Beauchamp.
- Vers une réappropriation de notre action politique
Dans un contexte d’épuisement et de sous-financement, il est plus que jamais important de rappeler que l’action communautaire autonome est un mouvement social et politique qui doit être proactif dans la construction d’un contre-discours fort.
- Portraits de femmes
Dans leurs livres récemment publiés, Catherine Mavrikakis et Valérie Lefebvre-Faucher esquissent des portraits de femmes on ne peut plus contrastés. La première décrit la condition d’une femme de la petite bourgeoisie dont le destin se déroule sous le signe d’un ennui profond, de nature quasi ontologique. La seconde évoque celui des femmes de la maison Marx, marqué par la lutte, aspect longtemps négligé par les historiographes de la famille au profit de la célèbre figure paternelle.
- Vieillir à loyer
Au Québec, la politique « Vieillir et vivre ensemble, chez soi, dans sa communauté » définit les grandes orientations gouvernementales en matière de vieillissement de la population. La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, affirmait en 2012 que la première mouture de cette politique constituait « une étape décisive dans l’amélioration des conditions de vie des aînés ».
- Le logement n’est pas une marchandise
Les débats entourant l’encadrement des plateformes numériques d’hébergement touristique (dont la plus populaire est Airbnb) reviennent fréquemment dans l’actualité et les médias de masse, que ce soit au Québec ou ailleurs dans le monde. Le Comité logement du Plateau-Mont-Royal propose pour sa part leur interdiction totale.
- Haïti. Frauduleuses élections
Le processus électoral haïtien en cours depuis la formation du Conseil électoral provisoire au début de 2015 a atteint une première phase cruciale le 9 août et une deuxième le 25 octobre dernier. Depuis, il ne cesse de se détériorer. Retour sur un processus électoral laborieux.
- Épiceries. Faim de justice
Comme bien des besoins de base, l’alimentation a été appropriée par de grandes corporations où l’acte de se nourrir devient pour ces entreprises une façon de s’enrichir. Les profits engrangés par les grandes épiceries se font au prix d’une augmentation des inégalités sociales, alors que de plus en plus d’individus font face à l’insécurité alimentaire et rencontrent des obstacles grandissants à bien s’alimenter.
- Sommaire du numéro 106
Travail
Trop politiques, les syndicats ? / Thomas Collombat
Société
Face à l’extrême droite, se retrouver / Victor Beaudet-Latendresse et Simon Tremblay-Pepin
L’importance de se projeter / Sophie Elias-Pinsonnault
Sortie des cales
Clap de fin / Jade Almeida
Mémoire des luttes
Le combat de Claudia Jones / Alexis Lafleur-Paiement, membre du collectif Archives Révolutionnaires
L’héritage de Mobilisation : S’enraciner pour mieux lutter / Entretien avec Guillaume Tremblay-Boily. (…) - La cause, la demande et la voix de Tamara Thermitus
Me Tamara Thermitus est l’ancienne présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Elle a mené pendant des mois, et mène toujours, une bataille juridique axée, entre autres, sur la réhabilitation des faits et de sa réputation.
- Le travail invisible, angle mort des luttes sociales ?
Vous vous souvenez peut-être de la bande dessinée Fallait demander, publiée il y a un peu plus d’un an sur Facebook. La bédéiste Emma y abordait l’épineux sujet de la charge mentale, qui réfère au fardeau cognitif que portent beaucoup de femmes qui doivent « penser à » et s’assurer que « tout soit fait » à la maison. S’il ne s’agit pas d’un problème récent, il doit toutefois être élargi et examiné à nouveau par les mouvements féministes et progressistes.
- Les néonics : un tueur silencieux
Les « néonics » (abrégé de néonicotinoïdes) désignent une série de composés chimiques dérivés de la molécule naturelle qu’est la nicotine. Commercialisés depuis la fin des années 1990 en tant qu’insecticides, les néonics se sont avérés être des tueurs d’abeilles, malgré le fait que leur usage est dénoncé depuis plus de cinquante ans.
- À petit feu
Le 22 janvier dernier, la télévision de Radio-Canada diffusait le deuxième épisode de la cinquième saison de la série Trauma. La nouvelle trame « haïtienne » de l’émission est entrecoupée d’un cas de viol : une jeune femme est amenée à l’urgence par son petit ami, inanimée, en hémorragie vaginale, le visage en apparence tuméfié. Les urgentologues soupçonnent un viol, mais la jeune femme ne se souvient de rien. On croit qu’elle a été battue, mais son visage gonfle et dégonfle à quelques (…)
- Monsanto se paie la cour Suprême
Le canola est une jolie plante cultivée massivement au Canada et qui sert à fabriquer de l’huile végétale et des aliments pour bestiaux. Le Roundup est un herbicide à base de glyphosate fabriqué par la société transnationale Monsanto, un géant de l’industrie mondiale de l’agroalimentaire. Le Roundup, disponible dans toutes les bonnes quincailleries, tue toutes les plantes… ou presque.
- Les nouveaux arrivants sont privés de soins
Depuis 2001 au Québec, tous les résidents permanents et travailleurs temporaires arrivant au pays doivent attendre trois mois avant d’être couverts par le régime d’assurance-maladie, une période nommée « délai de carence ». Les femmes immigrantes sont particulièrement touchées par ce délai.
- Migrations climatiques. Faire face à l’inévitable
Alors que nous assistons à une augmentation fulgurante des catastrophes climatiques, menaçant le mode de vie et l’habitat de milliers de personnes, les États enregistrent un nombre grandissant de mouvements de population. Il suffit de regarder les vagues de personnes migrantes ayant déferlé sur l’Europe en 2015 ou l’afflux de migrant·e·s venu·e·s d’Amérique latine à la frontière canado-américaine en 2018 pour en mesurer l’ampleur.
- Donald Trump et la radicalisation du conservatisme américain
Le président républicain Donald Trump, aussi radicalement ignorant, mythomane et raciste soit-il, n’est pas une aberration : il est issu de dizaines d’années de radicalisation du Parti républicain et du mouvement conservateur américain.
- Négociations du secteur public : pas de place pour l’environnement
Alors que les employé·e·s du secteur public sont en pleine ronde de négociations pour le renouvellement de leur convention collective, force est de constater que l’environnement est pratiquement absent des revendications des syndiqué·e·s. Est-ce parce que le milieu du travail n’est pas un bon véhicule pour mener la lutte aux changements climatiques ou parce que les syndicats ne se sont pas encore pleinement saisis de cet enjeu ?
- Les Crypto Wars
La cryptographie fait partie de nos activités quotidiennes. Si nous sommes capables de naviguer sur le Web sans être constamment exposés à des virus ou logiciels malveillants, effectuer des transactions bancaires sans crainte de fraude, ou encore échanger des communications privées avec des collègues ou ami·e·s, c’est grâce à l’implantation de systèmes cryptographiques robustes.
- Vers la fin des logements à bas prix ?
À Québec, le parc de logements locatifs à prix abordable s’effrite. Les récents indicateurs annoncent qu’une crise du logement pointe à nouveau. La chute des taux d’inoccupation entraîne une augmentation des loyers, accélérant la gentrification déjà présente depuis quelques années dans les quartiers populaires.
- Technophobes, les vieilles personnes ?
La relation entre la vieillesse et la technologie est bidirectionnelle. Il n’y a pas que la réticence du vieux ou de la vieille à utiliser un gadget, il y a aussi celle de l’industrie à permettre à l’utilisateur·trice la pleine maîtrise de ses outils et le choix des fonctions dont il ou elle a besoin.
- Pour que vieillir soit gai
La Fondation Émergence, sous la présidence de Laurent McCutcheon (1942-2019), lance en 2009 une formation intitulée « Pour que vieillir soit gai », destinée à faire comprendre les réalités des personnes LGBT [4] aux intervenant·e·s des milieux de vie où se trouvent les personnes aînées : maisons de retraite, CHSLD, résidences privées, etc. Comme le disait lui-même Laurent McCutcheon : « Je me suis battu pour sortir du placard et permettre que les autres puissent le faire. Je ne vais pas y retourner en vieillissant. »
- « Qu’est-ce qui vous amène en Abitibi-Témiscamingue ? »
C’est la question qu’on se fait le plus souvent poser quand on fait partie des vagues récentes de l’immigration. Et bien que l’on se considère, après quelques années, comme faisant partie de la communauté d’accueil, on se fait encore poser cette même question.
- Lendemains de crise : éviter les erreurs du passé
En apparence, la crise sanitaire que nous vivons n’a rien à voir avec la crise économique des années 2007-2008. Pourtant ces deux cas ont révélé des failles majeures dans notre système économique. Entre autres, les effets pervers de la dérèglementation, qui a d’abord mené à l’écroulement du secteur financer. Celle-ci a aussi contribué à la grande fragilisation de nos écosystèmes et à l’affaiblissement des services de la santé, deux importants facteurs qui ont provoqué et aggravé la crise que nous vivons.
- Les origines de l’algèbre
Au Moyen Âge, au fil de son expansion, le monde musulman est entré en contact avec l’ancienne culture grecque et avec la culture indienne. L’accès à des connaissances nouvelles, que ce soit dans les domaines de l’astronomie ou de la médecine, tombait à point dans le contexte où les besoins s’étaient multipliés avec l’expansion rapide du territoire. Le Calife fit créer des « maisons de la sagesse » où on traduisait et étudiait plusieurs écrits grecs et indiens en langue arabe – souvent des manuscrits disséminés dans l’ancien empire d’Alexandre le Grand.
- La tentation d’un capitalisme « avec des valeurs asiatiques »
François Legault déclarait lors de la dernière campagne électorale que les jeunes du Québec devraient envier la culture de l’effort et la productivité de leurs vis-à-vis « asiatiques ». Nombre de commentateurs, souvent perplexes et parfois franchement agacés, n’ont pas manqué de lier cette déclaration à celle de Lucien Bouchard, datant de 2006, sur la nécessité pour les salariés québécois de « travailler plus » pour rester compétitifs dans l’économie globalisée.
- Noir Canada ?
En 1995, la Compagnie Minière San Xavier, filiale de Glamis Gold & Metallica Resources Inc., a engagé des travaux d’exploration des gisements d’or et d’argent du village de Cerro de San Pedro dans l’État mexicain de San Luis Potosi. Rien d’étrange à cela, quand on sait que l’endroit a été fondé en 1592 à partir, justement, de la découverte de l’un des plus riches gisements d’argent et d’or du pays. Mais le problème aujourd’hui est que cet ambitieux projet suppose l’utilisation de (…)
- Insécurité sociale et surgissement sécuritaire *
L’analyse comparée de l’évolution de la pénalité dans les pays avancés durant la dernière décennie fait ressortir un lien étroit entre la montée du néolibéralisme comme projet idéologique et pratique gouvernementale mandatant la soumission au « libre marché » et la célébration de la « responsabilité individuelle » dans tous les domaines [5] d’une part, et le déploiement de politiques sécuritaires actives et punitives, d’autre part. Ces politiques sont ciblées sur la délinquance de rue et les catégories situées dans les fissures et les marges du nouvel ordre économique et moral qui se met en place sous l’empire conjoint du capital financiarisé et du salariat flexible.
- Mouvements queers et féministes : l’intersectionnalité est une exigence stratégique
La communauté queer naît d’abord d’une identité politique radicale. Elle entretient l’ambition d’un mouvement de libération qui puise dans l’anti-autoritarisme et qui pose l’intersectionnalité comme une composante essentielle de son discours. Pourtant, il existe peu de réflexions stratégiques pour s’assurer que ces exigences survivent au test de la lutte.
- Les cibles culturelles du mouvement antiavortement
Depuis de nombreuses décennies, le mouvement états-unien contre l’avortement tente d’influencer l’opinion publique en s’inscrivant dans le domaine culturel. En plus de limiter le strict droit à l’avortement, des efforts importants sont déployés afin de rendre l’avortement littéralement « impensable ».
- Un siècle de solidarité ouvrière
Le Conseil central du Montréal métropolitain – CSN (CCMM-CSN) est reconnu comme une organisation syndicale militante, combative et solidaire, toujours présente au cœur des luttes politiques et sociales. Son influence sur la vie politique montréalaise et québécoise au cours du XXe siècle est indéniable et se poursuit aujourd’hui. Pour souligner son 100e anniversaire, nous proposons un rapide survol de son histoire [6].
- Que peut-on attendre du tramway ?
L’annonce du projet de réseau structurant de transport en commun (RSTC) à Québec a fait couler beaucoup d’encre et nourri de nombreuses tribunes, chacun y allant de son interprétation et de sa lecture. Dans les discussions ayant eu lieu autour du tramway et de ses effets, la science a été mise de côté pour faire place aux opinions. Ce texte propose d’explorer les impacts possibles sur la base de faits, soit d’études reconnues et publiées.
- Politique de la nuit
Alors que les nuits montréalaises sont largement reconnues par la richesse de la scène musicale underground, la Ville peine à déployer les moyens pour protéger la vie nocturne et développer son économie. Entrevue avec Mathieu Grondin, porte-parole de l’organisme sans but lucratif MTL 24/24.
- 30 ans de résistance à l’homophobie. La descente policière au Sex Garage
En 2020, on soulignera le 30e anniversaire de la descente policière qui a eu lieu lors d’une fête privée surnommée « Sex Garage ». Cette soirée rassemblait des membres de la communauté LGBTQ+ et fut ruinée par une intervention policière musclée et parsemée de propos homophobes. D’autres arrestations eurent lieu lors de manifestations qui suivirent cette intervention policière. Ces événements de l’été 1990 ont été déterminants dans l’obtention de véritables gains juridiques et sociaux pour les membres de la communauté LGBTQ+.
- L’aide sociale et la pauvreté. Une lutte inachevée
La marche « Du pain et des roses » s’ébranle le 26 mai 1995 en trois contingents. De Montréal, de Longueuil et de Rivière-du-Loup, des centaines de femmes marcheront durant 10 jours pour se rendre devant l’Assemblée nationale. Le thème central de cette longue caravane est la lutte à la pauvreté.
- L’intelligence artificielle, cette chimère
Voici un article paru dans la revue Milieu(x) en 2019, reproduit ici avec leur permission.
- Au coeur de la prison. Le Front de libération des femmes du Québec
En mars et avril 1971, à la prison Tanguay, les militantes du Front de libération des femmes (FLF) ont vécu avec les prisonnières de droit commun une expérience de solidarité féministe unique dans nos annales. En plus de réaliser un travail de conscientisation féministe et de défense des droits des prisonnières, elles ont tissé avec elles de profonds liens de confiance et de sororité sociale et politique. Retour sur une lutte peu ordinaire tombée dans les limbes de l’Histoire.
- Le monde magique d’Heather O’Neill
La littérature québécoise en anglais traverse actuellement une période particulièrement florissante. C’est du moins ce que prétend la revue Lettres québécoises qui lui consacre un dossier dans son dernier numéro, et qui tient Heather O’Neill comme une représentante flamboyante de ce renouveau.
- Les sublimes
Un puissant recueil qui rend poétiquement hommage « aux femmes qui ont osé ».
Les sublimes. Hommage aux femmes qui ont osé. Adèle Blais, Nathalie Plaat. adeleblais.com, 2018, 80 P.
- Le gérontocide, forme extrême de l’âgisme ?
En cette année deux-mille-vingt après Jésus-Christ, serions-nous en train d’assister à une forme inédite de gérontocide, cette pratique d’« élimination des vieillards » aussi vieille que l’Antiquité [7] ? Cette question épineuse, difficile à manipuler, me taraude depuis plusieurs jours, comme citoyen et comme gérontologue social.
- Gaspésie : La Biennale Barachois In Situ
À Barachois, un village situé entre Gaspé et Percé qui ne s’inscrit généralement pas dans les circuits touristiques habituels, la dévitalisation régionale est perceptible depuis des décennies. L’école du village a fermé ses portes en 1996, par manque d’élèves. Les services de train et d’autocar ne sont plus offerts depuis 2013 et 2015 respectivement. La population, majoritairement anglophone, est vieillissante et les familles avec jeunes enfants sont rares. Néanmoins, un nouvel évènement artistique attire les curieux et curieuses, et mobilise la population : la Biennale Barachois In Situ.
- Droit au logement au Québec. Le temps de faire des choix politiques conséquents
En septembre dernier, des militantes et militants pour le droit au logement ont marché les 560 km reliant Ottawa et Québec pendant 28 jours. Événement le plus ambitieux des 40 ans d’histoire du FRAPRU, De villes en villages pour le droit au logement visait à mettre en lumière les graves dénis du droit au logement et à réclamer des engagements ambitieux de la part des gouvernements afin d’y mettre un terme.
- Le pragmatisme radical d’un « matérialiste historique »
Quelques jours après le congrès de Québec solidaire et l’élection de Gabriel Nadeau-Dubois comme député de Gouin, À bâbord ! rencontrait le nouveau co-porte-parole de QS pour l’interroger sur une série d’enjeux entourant l’avenir du parti.
Dans cette seconde partie de l’entretien, le nouveau représentant de QS à l’Assemblée nationale détaille une stratégie pour faire des percées dans les différentes régions du Québec et souligne l’importance pour le parti de gauche de formuler des propositions économiques concrètes pour le développement régional. L’ancien leader étudiant se prononce également sur des questions d’éducation, de politique municipale et de communication politique.
Pour (re)lire la première partie, cliquez ici.
- Leçons sur les devoirs
À l’automne 2013, la revue The Atlantic a publié un savoureux article qui faisait tout à la fois sourire et méditer. L’auteur, Karl Taro Greenfeld, y racontait l’expérience qu’il avait tentée et péniblement menée à terme : faire, pendant toute une semaine, les devoirs qui étaient assignés à sa fille de 13 ans, qui fréquente une école sélective.
- Écrire une page d’histoire
De l’encre d’impression odorante aux caractères inodores affichés à l’écran, du bouquin sur vélin à la liseuse électronique, de l’objet qu’on aime toucher à celui qu’on peut télécharger, c’est toute l’industrie de l’édition et de la librairie qui est bouleversée par la plus importante des révolutions de son histoire : le livre numérique. En inventant l’imprimerie typographique au XVe siècle, Gutenberg a permis la transmission du savoir à grande échelle. L’édition électronique, elle, en se libérant du carcan physique, changera carrément le visage du livre.
- Séminaire La bête et le souverain - Volume 1, 2001-2002
Jacques Derrida, Séminaire La bête et le souverain - volume 1, 2001-2002, Paris, Galilée, 2008, 467 p.
- La bidonvillisation de la planète
Le phénomène d’urbanisation galopante gagne aujourd’hui les pays en voie de développement (PVD) dans un contexte marqué par la mondialisation néolibérale et les impacts des programmes d’ajustements structurels, tout cela aggravé par une crise environnementale.
- L’expérience ontarienne
Engagée dans le mouvement étudiant puis dans l’extrême-gauche politique, Judy Rebick a été une figure importante de la lutte pour le droit à l’avortement dans les années 80. Elle a également été présidente du Comité canadien d’action sur le statut de la femme. Journaliste et
professeure, elle est impliquée dans le Forum social de Toronto et dans de nombreuses luttes féministes, sociales et politiques. - Les communs pour une souveraineté alimentaire
Partout au Québec émergent des îlots de projets alimentaires alternatifs et collectifs qui s’inscrivent dans l’ensemble des maillons de la chaîne alimentaire. Sont-ils les prémices de l’émergence de systèmes alimentaires de communs ?
Rubriques (20)
- Mini-dossier : COVID en continu
- Mini-dossier : Action communautaire autonome
- No 041 - oct. / nov. 2011
- Dossier : Le Saint-Laurent en eaux troubles
- No 028 - février / mars 2009
- Dossier : Épiceries. Faim de justice
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