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Articles (3700)
- La poète et le bum
On rencontre vraiment de tout dans le roman québécois contemporain et pour tous les goûts, des amateurs de littérature classique aux partisans des formes les plus éclatées. Témoignent de cette floraison luxuriante les plus récents livres de Dominique Fortier et de Kevin Lambert, illustrations particulièrement réussies de ces manières de penser et d’écrire.
- Sommaire du numéro 106
Travail
Trop politiques, les syndicats ? / Thomas Collombat
Société
Face à l’extrême droite, se retrouver / Victor Beaudet-Latendresse et Simon Tremblay-Pepin
L’importance de se projeter / Sophie Elias-Pinsonnault
Sortie des cales
Clap de fin / Jade Almeida
Mémoire des luttes
Le combat de Claudia Jones / Alexis Lafleur-Paiement, membre du collectif Archives Révolutionnaires
L’héritage de Mobilisation : S’enraciner pour mieux lutter / Entretien avec Guillaume Tremblay-Boily. (…) - Sommaire du numéro 105
Lancement double le 14 octobre prochain à 18h30 ! La parution du numéro 104 (et son dossier sur l’Acadie) et du numéro 105 (et son dossier sur l’internationalisme) seront soulignés à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal).
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Le Québec dans le monde
Aujourd’hui, selon le Fonds des Nations Unies, plus de 11 % de la population mondiale a plus de 60 ans, et d’ici 2050, cette proportion passera à environ 22 %.
- Le progrès fragile de la scolarisation primaire dans le monde
Plusieurs organismes internationaux ont entrepris de promouvoir l’éducation universelle : offrir à tous les enfants une scolarisation de base. Le progrès de l’institution scolaire primaire est indéniable, mais depuis une décennie celui-ci stagne et on craint que les avancées faites de longue haleine ne soient vite effacées dès lors qu’une crise économique ou un conflit militaire survient. Pis encore, le progrès de l’école et le progrès des compétences de base ne sont pas analogues : plusieurs vont à l’école, mais n’y apprennent que trop peu.
- Organisation syndicale. « Bats-toi ou meurs »
Puisque les travailleuses et travailleurs sont de plus en plus isolé·e·s, que le capitalisme sauvage menace les gains syndicaux obtenus par la lutte et que les milieux de travail traditionnels regroupant tous les salarié·e·s au même endroit sont de plus en plus rares, le syndicalisme doit adapter ses tactiques.
- La NUPES devant la présidentialisation du régime français
Les élections législatives françaises, devenues l’objet d’un « troisième tour » visant à faire élire Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre, n’ont pas permis à la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (NUPES) d’obtenir une majorité de sièges à l’Assemblée nationale. Cette alliance historique des trois gauches en France a tout de même permis de combattre la présidentialisation du régime français, et d’envisager une reparlementarisation de ses institutions.
- La figure québécoise dite colonisée et l’invisibilisation autochtone
À l’occasion de la fête nationale du Québec, il semble important d’ouvrir un débat critique sur la figure du québécois comme figure colonisée, et d’évoquer les angles morts et les héritages, accidentels ou non, de cette représentation mise en avant par des revues comme Parti pris.
- Un changement de cap discutable
En juillet dernier, l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a annoncé en catimini l’adoption d’une nouvelle politique de partenariat avec les organismes de coopération internationale (OCI). Cette annonce, qui a fait peu de vagues depuis, représente une menace pour l’autonomie des OCI. En fait, ses orientations sont symptomatiques d’une modification beaucoup plus profonde du modèle du rapport entre la société civile et l’État qui pourrait avoir des répercussions à long terme sur la liberté d’expression et la démocratie.
- La transformation de la production
La financiarisation de l’économie et la transnationalisation des processus de production forcent à repenser la forme de l’État et les relations entre classes sociales. Assiste-t-on nous à l’émergence d’une classe capitaliste transnationale, voire d’un « État capitaliste global », dont les États nationaux ne seraient qu’une courroie de transmission ? Est-il de nos jours encore pertinent de penser les classes dans une optique nationale ?
- Petite chronologie de l’autogestion au Québec
1945
L’imprimerie coopérative Harpell – Sainte-Anne-de-Bellevue
Considérée par plusieurs comme l’ancêtre du mouvement autogestionnaire au Québec, c’est en 1945 que l’imprimerie devient une coopérative de travail pendant près de 50 ans. À son plus fort, elle réunit près de 300 membres travailleurs·euses.
1947
Le village de Guyenne ou « la petite Russie » – Abitibi
En 1946 est mis en place une formule de colonisation du territoire qui mènera à la création d’un village où les (…) - Droit au logement : « Nous sommes au début d’une très longue lutte »
Le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE), qui défend les droits des locataires de ce quartier montréalais, est l’avant-garde de la lutte contre la gentrification et la crise du logement. Les locataires qui s’y mobilisent sont parmi les plus vulnérables au pays et font face à une spéculation immobilière féroce, mais iels ont aussi organisé cet été une manifestation historique contre les attaques caquistes envers le droit au logement. À bâbord ! s’est entretenue avec un groupe qui a beaucoup à nous apprendre. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross.
- Gouvernance. Le management totalitaire
Dans cet ouvrage de moins de 200 pages, Alain Deneault s’intéresse à un concept fourre-tout qui est venu récemment pervertir le champ lexical de la vie politique : gouvernance. Ce mot, aux apparences inoffensives à première vue, a engendré depuis la fin des années soixante-dix et quatre-vingt des « ravages » majeurs tant dans les pays du nord que du sud de la planète, tant au sein des organisations publiques nationales qu’internationales.
- Le rôle du gouvernement canadien an Ayiti
Ayiti s’embourbe dans un cycle de crises à répétition. Les services publics sont détruits, l’économie criminelle s’impose et bloque tout développement de l’économie nationale, la pauvreté extrême s’approfondit, les élites sont incapables de résoudre les problèmes globaux par leurs propres moyens. Le Canada, sous le couvert de l’aide internationale, joue un rôle dans le maintien de l’occupation d’Ayiti.
- Disséquer la « sensibilité » nationaliste conservatrice
Le schisme identitaire : Guerre culturelle et imaginaire québécois a été écrit par la vedette montante du nationalisme conservateur québécois, Étienne-Alexandre Beauregard [1]. Si sa thèse est faible et friable, le livre demeure toutefois intéressant, car il expose les travers du débat actuel sur l’identité.
- La responsabilité de protéger
Quatre mois après le début de l’intervention de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Libye, qui ne devait durer que quelques jours, la chute du régime libyen semble, au moment d’écrire ces lignes, imminente. S’il reste impossible de savoir ce que ces événements apporteront comme avancées ou comme reculs pour le peuple libyen, et encore moins quelles seront leurs répercussions sur l’état des relations internationales et des rapports de force entre les pays membres de l’OTAN et le reste du monde, certains journaux ont déjà désigné un vainqueur : « La guerre de Nicolas Sarkozy » titrait un article du Monde du 23 août. Deux jours plus tard, le même journal rappelait que les principales compagnies pétrolières, et les françaises « au premier rang », seraient les principaux « bénéficiaires collatéraux » de l’appui occidental aux rebelles. La « Responsabilité de protéger » la population de la Libye devant les menaces faites par Mouammar Kadhafi a été invoquée pour justifier l’intervention. Repositionné historiquement et au vu des risques qu’il représente, le principe de la Responsabilité de protéger permettrait-il de reproduire des modes de subordination historiques et constitutifs du droit international ?
- André Querry, photographe des luttes
L’important travail d’archivages des luttes sociales qui ont ponctué le Québec à travers les décennies est souvent effectué par des groupes militants et bénévoles qui s’évertuent ainsi à garder notre mémoire vivante. Tous et toutes reconnaîtront en ce sens l’apport d’André Querry à ce travail collectif de par les milliers de photos d’innombrables mobilisations des années 80 à aujourd’hui qu’il rend disponible sur sa page Flickr. À bâbord ! s’est entretenu avec le photographe pour en apprendre davantage sur sa démarche. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross
- Cannabis. Après la légalisation, on fait quoi ?
Le 17 octobre dernier, après plus de 100 ans de prohibition de l’usage du cannabis, le gouvernement libéral du Canada a légalisé sa consommation et sa possession pour les Canadiens et Canadiennes de 18 ans et plus.
- Que le théâtre ne meure...
Le théâtre québécois est-il accessible à tous ? Ou s’agit-il d’un art élitiste, destiné à une population privilégiée, sensible à un type de spectacle audacieux et sophistiqué et, surtout, capable de se payer des billets de plus en plus chers ? Une longue tradition, allant de Brecht et son Berliner Ensemble au Théâtre national populaire en France ou au Théâtre populaire du Québec, cherchait à rapprocher le théâtre des gens, quitte parfois à aller au-devant du public. Que reste-t-il de ces ambitions aujourd’hui alors qu’on demande aux troupes théâtrales de se tourner vers le secteur privé pour compenser un financement public insuffisant ? Marchandisation et démocratisation peuvent-ils aller de pair ? À bâbord ! a rencontré Martin Faucher, metteur en scène et président du Conseil québécois du théâtre, pour discuter de ces sujets.
- Les ruses de la réaction
Au fil de ses défaites et de ses retours, la réaction affine ses stratégies et pose un défi de décodage qui en dupe plusieurs.
- La voix d’un journal régional
Il y a tout juste dix ans, l’Abitibi-Témiscamingue se dotait d’un journal culturel. Un projet médité longuement qui a pris forme au bout de cinq ans de réflexions, de brassage d’idées et de questionnements. Parmi ceux-ci : un tel projet est-il possible ?
- L’assujettissement à la finance
La crise financière de 2008 aura permis de mettre en lumière la formidable puissance du secteur financier dans les économies occidentales. Cette sphère financière qui pouvait sembler totalement décrochée du réel avec ses produits dérivés exotiques, comme les hedge funds ou des fonds spéculatifs sur la météo, a montré à quel point elle était en mesure de dévaster l’économie réelle.
- La gauche transphobe, fer de lance de l’extrême droite
Un des aspects les plus fascinants de l’extrême droite est sans doute la conscience qu’ont ses membres que leur idéologie est inacceptable. Dans les premières phases d’un backlash, il n’est pas rare de voir des gens se réclamer du groupe auquel illes s’opposent, avant de finalement déployer un discours de plus en plus transparent quant à leurs réelles intentions. C’est une stratégie qui permet non seulement de normaliser leur propos, mais aussi de placer les mouvements progressistes dans une posture défensive.
- Des médias régionaux vulnérables
Où que vous soyez au Québec, les médias vont mal et les rapports s’accumulent pour le confirmer. Dans cet enjeu, il est néanmoins important de noter le déséquilibre qui existe entre le centre et les périphéries ainsi que la diminution de la production d’information originale dans les régions, comme l’a établi le rapport Payette en 2010.
- Négociation ouverte à McGill : Tous·tes invité·es à la table
Les 2 700 auxiliaires d’enseignement de l’Université McGill se sont livré·es à une chaude lutte contre leur employeur lors de la négociation de leur nouvelle convention collective au cours de l’année universitaire 2023-2024. Après 30 ans d’existence, l’Association of Graduate Students Employed at McGill (AGSEM), leur syndicat, est devenu le premier syndicat québécois d’envergure à négocier exclusivement selon les préceptes du open bargaining, soit « la négociation ouverte ».
- Entrevue : Cinéma sous les étoiles et Funambules Média
Cinéma sous les étoiles, organisé par Funambules Média, est un festival de documentaires sociaux qui se tient dans les parcs et quartiers de Montréal. Dans le cadre de leur 14e édition, Cinéma sous les étoiles propose près de 45 projections à 15 endroits à Montréal. Propos recueillis par Samuel-Élie Lesage.
- Le Canada et le libre-échange
Dans le meilleur des mondes, les financiers et les politiciens auraient retenu les leçons de la crise qui nous frappe depuis 2008. À la place, ils ne font que mettre de l’avant, avec une désolante pauvreté d’imagination, des solutions vouées à l’échec. Parmi celles-ci, le libre-échange qui profite d’un élan nouveau. Le Canada en est plus que jamais un grand zélateur.
- Colombie. Entre la violence et l’espoir
Plusieurs analystes ont expliqué la persistance de la violence en Colombie par des manifestations de criminalité individuelle. Il faut toutefois, même si cela est complexe, tenter de comprendre la violence autrement pour rendre compte de sa persistance dans le temps et l’espace.
- Que signifie la financiarisation du logement ?
Les ténors de l’industrie immobilière nous disent que l’actuelle crise du logement résulterait d’une réglementation trop restrictive qui aurait longtemps découragé l’investissement privé dans le marché résidentiel et créé un problème « d’offre ». Pourtant, il n’y a jamais eu autant d’argent circulant dans ce secteur que depuis vingt ans. Pourquoi sommes-nous donc confronté·es à une aussi importante crise du logement ?
- Résistance populaire face aux minières canadiennes
La demande pour les métaux et minéraux non métalliques a monté en flèche depuis 2000, sous l’effet conjugué de la croissance asiatique et de la crise financière occidentale, qui fait rechercher des valeurs sûres comme l’or. Dans leur dernier ouvrage [2], Alain Deneault et Wiliam Sacher soulignent comment le laxisme de la législation canadienne et les conditions particulièrement favorables de la Bourse de Toronto ont stimulé la croissance des entreprises minières au Canada, pour le plus grand bénéfice des spéculateurs. Non seulement le Canada est-il un paradis fiscal pour les entreprises minières, mais le gouvernement « couvre » les opérations de ces entreprises à l’étranger, rendant toute poursuite pratiquement impossible.
- Le Canada continue d’encourager l’impunité de ses entreprises
Le gouvernement canadien est passé maître dans l’art de faire semblant d’agir pour encadrer les activités de ses entreprises à l’étranger. La nouvelle loi sur le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement, adoptée en mai 2023, ne fait pas exception à la règle.
- Forum social mondial - Palestine libre !
Le Brésil a eu le courage d’accueillir du 28 novembre au 1er décembre derniers le Forum social mondial – Palestine libre ! Trois mille personnes y ont participé dont une centaine de Palestiniennes de Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est et plusieurs centaines de réfugiéEs ou de descendantEs palestinienNEs. Trente-sept pays y étaient représentés.
- GAFAM : Conclusions
J’ai proposé précédemment dans cette série d’articles une synthèse de ce qui fait la domination des GAFAMs. Nous pouvons maintenant chercher ce qu’il y a de commun à leurs histoires respectives.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Amazon. Le capitalisme mégalomane » ; « Google. Ne pas être malveillant » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité ».
- Le capital canadien en perspective
La bourgeoisie canadienne se constitue peu à peu au rythme de l’essor industriel et de sa propre émancipation de l’Empire britannique. L’accumulation primitive chez cette classe émergente se réalise surtout à travers le commerce, les produits de base (céréales, bois) et les activités de fabrication traditionnelles. Mais l’impulsion déterminante vient avec la construction des canaux et surtout des chemins de fer, au XIXe siècle. Ces initiatives permettent de structurer un espace transcontinental et de créer un marché intérieur favorisant le développement du capital canadien.
- Figures de l’identité arabe au Canada
Houda Asal est titulaire d’un doctorat en histoire soutenu en 2011 à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Depuis, elle travaille sur le racisme, l’islamophobie et les discriminations. Dans la foulée de son numéro 67 sur le racisme au Québec, À bâbord ! a souhaité approfondir cette réflexion avec elle à l’occasion de la parution de son ouvrage Se dire arabe au Canada aux Presses de l’Université de Montréal.
- Mexique : la lutte contre l’extractivisme s’intensifie
Lorsqu’une grande entreprise extractive décide de s’installer quelque part, les rapports de force sont extrêmement inégaux. Cela est encore plus vrai dans le cas des territoires autochtones ou de communautés économiquement fragiles. Au cours des années 1990, de nouveaux gisements miniers sont devenus rentables en raison de la croissance de la demande de métaux et des avancées technologiques au sein de l’industrie. Quelles sont les conséquences de cette recrudescence du secteur extractif pour le Mexique ?
- Fin de parti(e) ?
Assistons-nous à l’agonie des formations politiques, le Parti québécois et le Bloc québécois, qui ont porté le flambeau du mouvement souverainiste depuis les années 1960 ? Plus encore, l’heure a-t-elle sonné de la marginalisation définitive et de l’échec ultime de ce mouvement qui, à partir de la Révolution tranquille, a redéfini le nationalisme canadien-français et porté le projet de l’indépendance du Québec ? Bref, assistons-nous à la fin de cette partie qui a opposé si longtemps fédéralistes et souverainistes, en même temps que celle des partis politiques qui furent les porte-étendard de la question du Québec ? Et ultimement, risquons-nous l’effacement lent mais inéluctable de la question nationale, de cette intention ferme et inconditionnelle de préserver et de promouvoir l’existence d’une communauté et d’une culture francophones en ce coin de terre d’Amérique ?
- Les stages rémunérés, c’est CUTE !
D’abord parue en une version courte publiée dans le numéro 73, voici la version plus élaborée de la rencontre avec ces militantes. Nous la publions aujourd’hui puisque les Comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) profiteront de la journée des droits des femmes pour appeler à l’action et diffuser les perspectives féministes de cette campagne, intrinsèquement liée à la reconnaissance et la valorisation du travail invisible des femmes.
- L’Occident choisit de se taire
Tchétchénie… Vous avez dit Tchétchénie ? Si ce n’étaient les attentats sanglants qui viennent hanter régulièrement nos postes de télévision ou la dramatique prise d’otages dans un théâtre de Moscou en octobre 2002, rien ne viendrait perturber l’indifférence quasi générale de la communauté internationale sur le sort de la population tchétchène. Les ONG et autres organismes humanitaires dénoncent le silence des pays occidentaux pour qui les bonnes relations politiques et commerciales avec la Russie prévalent sur les crimes de guerre commis dans cette région du Caucase.
- Agir par l’imaginaire
Vous avez probablement entendu parler, au printemps dernier, d’Agir : Art des femmes en prison, une exposition réalisée grâce à un travail collaboratif entre 8 artistes professionnelles et 49 femmes incarcérées dans deux établissements pénitenciers, une maison de transition et un institut psychiatrique. Le projet a permis aux participantes d’explorer leur expérience de vie, mais revisitée à partir d’une interrogation sur les liens entre la pauvreté, l’exclusion et la criminalisation. Deux (…)
- Être queer, c’est révolutionnaire et ça doit le rester
Du 7 au 11 juin derniers, les queers montréalais·es se sont rassemblé·es au festival Brûlances pour célébrer et défendre leurs identités. Quel est le lien entre Brûlances et les initiatives queers précédentes ? Qu’est-ce qui motive cette renaissance ? Quels sont les défis auxquels la communauté queer du Québec doit faire face aujourd’hui et à l’avenir ? Propos recueillis par Jahanzeb Hussain.
- S’enrichir avec les litiges
Au sein du capitalisme mondial financiarisé, non seulement les entreprises privées ont leur propre instance de résolution des litiges commerciaux, parallèles aux tribunaux étatiques, mais des entreprises cotées en bourse ont pour principale activité de financer de tels litiges internationaux en vue d’un gain. Quelle est la genèse de cette pratique financière déconcertante et pourquoi faut-il la craindre ?
- « Ils veulent diminuer notre terre ! »
Dans l’État mexicain de Puebla, au cœur de la Sierra Nororiental, des sociétés d’énergie tentent d’harnacher d’importantes rivières à travers plusieurs projets de barrages hydroélectriques, au détriment des populations locales. Mais la résistance s’organise et les victoires s’accumulent.
- Les États-Désunis du Canada
Les querelles entourant les négociations constitutionnelles pancanadiennes des années 1980 et 1990 n’ont pas laissé un grand souvenir dans l’esprit de nombreux Québécois, Canadiens anglais et Autochtones. Ces pourparlers se sont principalement soldés par les échecs de l’Accord du lac Meech [3] (1990), suite à l’opposition des parlements de Terre-Neuve et du Manitoba ; et de l’Accord de Charlottetown (1992), après que l’on ait consulté les peuples québécois, canadien-anglais et autochtone par le biais d’un référendum pancanadien portant sur un prétendu renouvellement de la constitution.
- Le projet de loi C-10
"Par rapport à la plupart des démocraties occidentales, les peines d’emprisonnement au Canada sont longues et ont augmenté au cours des dernières années" [4]
Le projet de loi C-10
L’adoption du projet de loi C-10 modifie plusieurs lois : Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents ; Loi sur le transfèrement international des délinquants ; Loi sur le casier judiciaire ; Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition ; Loi réglementant certaines drogues et autres substances ; Loi sur l’immunité des États ; Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés et, finalement, le Code criminel.
Devant l’ampleur des modifications législatives, il va sans dire que ce n’est pas dans un texte de deux pages qu’il est possible d’analyser tous les principes et valeurs qui sont remis en cause sinon carrément modifiés ou abandonnés.
- Révolution québécoise : une revue « pour l’établissement d’un véritable socialisme »
Dans les années 1960, en Occident, de nombreux mouvements contestataires sont réunis sous l’appellation de Nouvelle gauche. Cette dernière désire renouveler l’analyse marxiste, tout en introduisant des pratiques militantes originales. Au Québec, plusieurs groupes s’inscrivent dans cette mouvance et cherchent une voie d’émancipation sociale, culturelle et économique. C’est le cas de l’équipe de Révolution québécoise, qui joue un rôle central dans la discussion radicale avant que ses dirigeants ne rejoignent le Front de libération du Québec à l’automne 1965.
- Filière batterie : Transition en déroute
Un boom d’exploration minière menace les territoires, la dénationalisation d’Hydro-Québec met en péril l’héritage énergétique québécois et des subventions de plusieurs milliards de dollars sont accordées à des multinationales étrangères. Ces réalités sont le résultat de la nouvelle filière batterie. Faisant appel à l’imaginaire séduisant de l’écomodernisation, ce projet néolibéral et colonial dissimule toutefois des risques importants et reconduit l’exploitation du territoire et du vivant.
- L’inaction face au génocide de la Palestine, un acte de complicité
Nous entrons maintenant dans le dixième mois du génocide perpétré par Israël contre le peuple palestinien assiégé et occupé. Ce génocide est une extension de plus de sept décennies de dépossession coloniale et d’apartheid infligés aux Palestinien·nes.
- Internet et la raison d’État
Longtemps loué pour son potentiel émancipateur, l’Internet semble être devenu un inquiétant instrument de contrôle aux mains des pouvoirs étatiques et économiques. À l’occasion de la sortie de l’édition québécoise de son livre, intitulé Contre-histoire d’Internet. Du XVe siècle à nos jours (Éditions de la rue Dorion), le sociologue Félix Tréguer revient sur les raisons de cet échec et sur les perspectives actuelles de luttes et de subversions. Propos recueillis par Philippe de Grosbois.
- La sépulture, impensé de la situation d’immigration
Ébranlée par la tragédie de la mosquée de Québec, la communauté musulmane s’est mobilisée dans la recherche d’un terrain visant à fonder un cimetière. Sur sa route, elle a dû affronter l’hydre d’un intégrisme inédit.
- « Intellectual dark web » version Québec
Aux États-Unis, des intellectuels de mouvance libérale s’adonnent à la chasse ouverte à la « gauche identitaire ». Qu’en est-il ici ? Retour historique et analyse.
- Victoire de Michelle Bachelet
L’élection présidentielle ayant porté au pouvoir Michelle Bachelet le 15 janvier 2006 a suscité un enthousiasme populaire à la mesure des enjeux cruciaux soulevés par le choix historique des Chiliens de porter une femme à la présidence de leur pays. Première femme élue présidente dans l’histoire du Chili, la figure de Bachelet suscite bien des commentaires. Tandis que les grands quotidiens états-uniens la placent aux côtés de Lula dans le camp gauche « inoffensive » et « civilisée » par opposition aux « radicaux » Hugo Chávez ou Evo Morales, la presse espagnole s’étonne de voir un pays jugé très machiste élire une femme à la présidence avant les grandes démocraties libérales européennes ou nord-américaines.
- Six décennies de science et de luttes
Née de parents anglophones progressistes à l’époque duplessiste, Donna Mergler est une scientifique et militante dont l’engagement a commencé dans les années soixante, durant la Révolution Tranquille. Le magazine Science for the People l’a interrogée sur son parcours dans une version anglaise de cette entrevue qui est disponible sur le site Web https://scienceforthepeople.org. Nous les remercions pour cette collaboration qui nous permet de publier ce texte en français. Propos recueillis par Jennifer Laura Lee.
- Les innombrables contradictions de la convergence
Québec solidaire n’a pas fini d’entendre parler de son refus d’une convergence avec le Parti québécois lors des prochaines élections. En plus des reproches de dogmatisme, de fermeture et de favoriser la réélection des libéraux, les solidaires doivent aussi jongler avec le scandale entourant la non-divulgation de la feuille de route de OUI Québec sur une démarche commune d’accession à l’indépendance.
- Négociations du secteur public. Une société à reconstruire, une planète à sauver
C’est avec appréhension que plusieurs salarié·e·s du secteur public envisagent le prochain duel que sera la négociation des conventions collectives. Le gouvernement caquiste demeure foncièrement attaché au même credo néolibéral que son prédécesseur. Face à lui, des organisations syndicales extrêmement prudentes, malmenées par la droite depuis des décennies, se présentent en rangs dispersés.
- Wild Canada Show
If we don’t use our land, we’re gonna lose it.
Theresa Spence,
Chef de la réserve d’AttawapiskatLa télévision d’État canadienne a proposé en janvier dernier aux citoyens de sa monarchie cathodique une série de quatre épisodes, en version française et anglaise, portant sur la situation actuelle des peuples autochtones du Canada. L’objectif de 8e feu, tel qu’annoncé par le diffuseur : « Montrer pourquoi il est urgent de rétablir la relation que le Canada entretient depuis 500 ans avec les peuples autochtones, enlisés dans le colonialisme, les conflits et le déni. »
- Repères de pauvreté, repères de société
En 2002, l’Assemblée nationale adoptait à l’unanimité la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Cette loi nous engageait à « tendre vers un Québec sans pauvreté ». Où en sommes-nous ?
- L’histoire de l’occupation anishnabe dans les Laurentides
Quand les premières populations euro-canadiennes sont arrivées dans les Laurentides, dans les années 1800, beaucoup d’Algonquin·e·s (Anishnabes) étaient présent·e·s dans la région et vivaient sur ces terres. Le territoire algonquin s’étend de Trois-Rivières jusqu’aux portes de la Baie-James.
- Espace musique et Radio-Canada
On ne fête pas les sixièmes anniversaires. C’est que le chiffre « six » est difficile à situer et ne s’intègre pas dans la cadence régulière des multiples de « cinq ». Par contre, il vaut la peine de rappeler les six ans d’un non-événement, l’élimination d’un des bijoux de notre patrimoine québécois, l’excellente Chaîne culturelle de Radio-Canada, remplacée par l’insipide Espace musique. Une pareille désolation mérite d’être rappelée à tous les ans.
- ALENA. La nouvelle offensive
Les rondes de renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) se poursuivent depuis plus de six mois et tous les scénarios quant au sort de ces discussions demeurent possibles. Donald Trump ne renonce pas à mettre fin à l’accord, mais la possibilité de les reporter après les élections mexicaines et américaines qui ont lieu cette année est une hypothèse plausible. Néanmoins, les équipes de négociation, y compris celle de l’administration Trump, travaillent dans la perspective de conclure une entente. Quelle sorte d’accord pourrait-il ressortir de ces négociations ?
- Les errances du cas Bedford c. Canada
Au Canada, la prostitution n’est pas illégale. Cependant, la plupart des activités qui entourent « son exercice » le sont : vivre des fruits de la prostitution d’autrui ou amener une tierce personne à se prostituer (article ss. 212), posséder, exploiter, occuper ou transporter quelqu’un vers une maison de débauche (articles ss. 210 et 211) ainsi que communiquer dans des lieux publics à des fins de prostitution (article ss. 213). Cet état de fait est actuellement remis en question par différentes personnes et organisations, dont certaines ont décidé de porter leur cause devant les tribunaux. C’est le cas de Terri-Jean Bedford.
- Le stade du coin de la rue
Il est gros. Il a coûté cher. On aimerait bien collectivement mettre le pic dedans, tout en sachant bien qu’on ne peut pas : ce serait plus cher encore, et puis que mettrait-on à la place ? De toute façon, n’est-ce pas délicieusement gros ? La seule construction qui atteigne ce niveau de démesure dans la province entière. On en parle comme d’un équipement métropolitain. Les rapports d’enquête, d’étude, de faisabilité vous le diront tous : le plus gros stationnement intérieur de l’Est du Canada. Peut-être même du Nord-Est de l’Amérique. BIG !
- Changer de classe sociale : trois modes d’emploi
Les récits de transfuges de classes captivent, au Québec comme ailleurs. L’aventure singulière d’individus qui vont à l’encontre de ce qu’on leur avait assigné à la naissance, une vie dure et pauvre, et qui connaissent le succès, a un aspect rassurant. Mais ces récits dénoncent surtout la rigidité d’un ordre social dont on ne sort jamais indemne.
- Le capitalisme coupable
Nous avons posé à différents groupes les deux mêmes questions : pourquoi y a-t-il de la pauvreté dans notre société et comment l’éradiquer définitivement ? Voici leurs réponses.
- Comment la lutte aux paradis fiscaux a été récupérée
On apprenait récemment la publication d’un court essai intitulé Paradis fiscaux. Comment on a changé le cours de l’histoire, qui raconte les dernières tentatives de réformer la fiscalité internationale. Le titre témoigne de la confiance des privilégiés qui, aux commandes des grands chantiers de réforme, s’assurent que le vent du changement tourne toujours en leur faveur.
- Aide internationale féministe. Trop d’armes et pas assez de développement
L’hiver dernier, l’organisation One, cofondée par le chanteur Bono du groupe U2, invitait le premier ministre Justin Trudeau à passer de la parole aux actes en ce qui a trait à la place des femmes dans sa politique de développement international. Près d’un an plus tard, force est de constater que les progrès restent très minces.
- Vous n’aimez pas la vérité - 4 jours à Guantanamo
Le traitement inique que l’armée et le gouvernement états-uniens ont réservé au ressortissant de nationalité canadienne Omar Khadr a fait couler beaucoup d’encre dans la presse internationale depuis sa détention sur la base militaire de Guantanamo. Le fait que Khadr ait été capturé et emprisonné en Afghanistan, puis transféré dans le déplorablement célèbre centre de détention états-unien afin d’y être accusé, par une Commission militaire, de crimes qu’il aurait perpétrés en tant qu’enfant (…)
- L’offensive des nationalistes conservateurs expliquée
Y a-t-il une mouvance néoconservatrice au Québec ? Porte-t-elle le chapeau de cowboy et le fusil, la Bible et Adam Smith à la main ? Dans l’ouvrage qu’ils dirigent, La guerre culturelle des conservateurs québécois (M Éditeur, 2016), Francis Dupuis-Déri et Marc-André Éthier décortiquent, sans fard ni caricature, les assauts du nationalisme conservateur depuis le tournant des années 2000.
- Annie Ernaux. L’écriture, une exploration totale du réel
Il faut toujours se méfier des préconceptions et des préjugés, à commencer par les siens. Ils m’ont retenu longtemps dans ma venue à la lecture de l’oeuvre d’Annie Ernaux qui ne s’est amorcée qu’avec Les années, publié en 2008 et dont le titre signale d’emblée la dimension et la portée historiques. Je l’associais, à tort, à la nébuleuse des écrivaines s’adonnant complaisamment à l’autofiction, au récit de leurs petites histoires personnelles, amoureuses et érotiques, un peu à la manière de leurs équivalents masculins, Miller ou Bukowski par exemple.
- La fine frontière entre investigation et complotisme
Quand quitte-t-on le questionnement légitime sur les rouages du pouvoir pour verser dans la recherche disjonctée d’un ordre occulte gouvernant secrètement nos existences ?
- La pensée politique de gauche
François Cyr, est avocat et professeur de politique. Militant syndical et de la gauche politique québécoise depuis nombre d’années, il fut l’un des fondateurs et animateurs du Rassemblement pour l’alternative progressiste puis de l’Union des forces progressistes. Il est mainteant membre du Comité de coordination national de Québec solidaire à titre de responsable aux orientations. À bâbord ! s’est entretenu avec lui sur la vision et la pensée politique du nouveau parti de gauche sur la scène politique québécoise. Il s’exprime ici à titre personnel.
- Remontée du Parti québécois
Jusqu’en 2023, nombreuses étaient les personnes qui estimaient que le Parti québécois n’était, en définitive, que le parti d’une génération. Contre toute attente, le PQ a toutefois rebondi.
- Conteurs à gages : Des récits pour se réconcilier avec la/notre nature
Étienne Laforge et Félix Morissette, surnommés les « Conteurs à gages », créent pour, par et avec des groupes citoyens, des contes écologiques au cœur du quartier Rosemont—La-Petite-Patrie à Montréal. Nous nous sommes entretenus avec eux pour en apprendre sur leurs ambitions, et plus particulièrement sur le rôle de l’art du conte pour réfléchir notre rapport à la nature, nourrir l’imaginaire, et construire des récits ancrés dans les quartiers. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Nation-anxiété
2022 a vu la publication de trois essais écrits par de jeunes intellectuels ouvertement conservateurs et nationalistes. Si ces trois textes sont caractérisés par la peur anxieuse de voir la nation québécoise disparaître, les lire révèle en fait la nullité absolue de leur idée de nation, de l’usage stratégique de cette notion, et des visées éminemment autoritaires des auteurs.
- Pour la vitalité de l’espace public
La vitalité des sociétés démocratiques repose sur leur capacité à accueillir les tensions et les contradictions inhérentes à la vie humaine et sociale. Ce n’est qu’à travers des espaces publics dynamiques que l’expression du conflit peut se faire entendre, permettant ainsi la mise en place de mécanismes de régulation sociale librement acceptés par l’ensemble des citoyen·ne·s.
- Crise au Venezuela. L’empire et ses laquais
Ce serait aveuglement volontaire que d’ignorer les difficultés que traverse les Vénézuelien·ne·s. Il serait toutefois naïf de croire que le bien-être de la population vénézuélienne est la raison des récents événements entourant l’autoproclamation de Juan Guaidó à la présidence du pays.
- L’établissement d’un impôt-monde onusien !
Ce texte promeut une révision importante du mode de financement de l’ONU. Après plus de soixante ans d’existence, le temps est venu de sortir cette institution vénérable de ses ornières du passé, d’envisager un élargissement de son mandat et de lui fournir des outils du XXIe siècle. L’hypothèse que nous soutenons vise à transformer l’ONU en une institution mondiale mieux argentée, plus responsable et plus solidaire ayant, au total, des attributs qui ressemblent davantage à une organisation « gouvernementale » que diplomatique. Nous suggérons ainsi un nouveau pacte social mondial fondé sur l’établissement d’un impôt-monde en vue de soutenir une ONU plus autonome et plus responsable. Cet impôt-monde prendrait la forme d’une taxe de vente onusienne (TVO) de 0,7 % applicable à des dépenses de consommation ciblées des pays du G20.
- Nationalisme et religiosités
Depuis janvier dernier, une série d’événements, dont un attentat meurtrier et une alerte à la bombe, ont ranimé les tensions entre les communautés musulmanes et les Québécoises et Québécois dits « de souche ».
- Libre-échange. Résoudre la quadrature du cercle
Le libre-échange n’a jamais été aussi impopulaire. Les populations en subissent durement les effets. La concurrence entre les travailleurs et les travailleuses de tous les pays fait très mal. Les délocalisations affectent grandement l’emploi. Les multinationales accumulent les profits alors que les citoyen·ne·s s’appauvrissent. Un grand défi se pose ainsi aux gouvernements un peu partout dans le monde : comment continuer à négocier des ententes commerciales en dépit de leurs conséquences négatives ?
- Fraude scientifique au service d’un discours antisocial
La théorie économique néoclassique domine largement dans les départements d’économie. La croix néo-classique, l’une des icônes de la culture intellectuelle, nous vient de cette théorie. La croix représente l’économie en un seul graphique, par deux courbes qui se croisent, l’une représentant la demande des consommateurs et l’autre l’offre des firmes, leur point de rencontre assurant l’équilibre économique. Ce modèle de la demande et de l’offre constitue l’une des plus grandes et des plus persistantes fraudes scientifiques. Cette fraude a des conséquences bien au-delà du milieu académique et scientifique, puisque les politiques antisociales et conservatrices des 30 dernières années se trouvent souvent justifiées sur la base des résultats pseudo-scientifiques tirés de la croix néoclassique.
- Les mains invisibles de Saguenay
Un « vent de changement » a soufflé sur Saguenay le 5 novembre dernier. Plusieurs perçoivent, en effet, le départ de Jean Tremblay et l’arrivée de nouveaux visages comme la garantie d’un renouveau bienfaiteur. Il reste que redonner un sens démocratique à cet appareil municipal gangrené par le favoritisme et les abus de pouvoir s’avèrera une tâche complexe.
- Une politique fédérale en transition
Le contexte de la politique fédérale canadienne a bien changé depuis quelques années. Lorsque les Libéraux de Jean Chrétien ont pris le pouvoir en 1993, le Canada sortait d’une grave récession, les déficits budgétaires étaient de l’ordre de 40 milliards $, les États-Unis venaient d’élire Clinton et réduisaient leurs dépenses militaires après l’effondrement de leur adversaire de la Guerre froide. L’ALÉNA venait d’entrer en vigueur et on se préparait à fonder l’Organisation mondiale du commerce (OMC). C’était l’époque du néolibéralisme triomphant et arrogant.
- Haïti. Frauduleuses élections
Le processus électoral haïtien en cours depuis la formation du Conseil électoral provisoire au début de 2015 a atteint une première phase cruciale le 9 août et une deuxième le 25 octobre dernier. Depuis, il ne cesse de se détériorer. Retour sur un processus électoral laborieux.
- La révolte libanaise contre l’indécence de ses gouvernants
Depuis le 18 octobre 2019, le Liban est en proie à un mouvement social sans précédent, à la fois par son ampleur et sa composition. Retour sur une situation singulière au Proche-Orient.
- Solidarités noires face aux génocides
En 2023, Pauline Lomami, Marlihan Lopez et moi-même avons mis sur pied Harambec, une initiative consacrée à la défense des droits des femmes Noires et des personnes non binaires Noir·es [5]. Parmi les actions menées, en mars 2024, nous avons organisé un panel sur Les Solidarités Noires face aux génocides animé par Belen Blizzard. Nous avons eu le privilège d’accueillir Dalia Elsayed, Duha Elmardi et Kandake, qui ont démontré les liens inextricables entre les contextes soudanais, congolais, palestinien et sud-africain.
- Le soulèvement de 2006. Un héritage révolutionnaire à Oaxaca
Un État sous le contrôle d’une assemblée populaire durant plusieurs mois. Marches, barricades, confrontations avec les forces répressives, médias révolutionnaires et art de la résistance… On désigne souvent le soulèvement de 2006 comme la « Commune de Oaxaca ». Aujourd’hui, elle constitue un moment fondamental, une inspiration sociale et artistique. Les « enfants de 2006 » en portent la mémoire dans les luttes qui voient le jour depuis quelques années à Oaxaca.
- Auprès de la mort
Le présent article rassemble les témoignages de trois femmes âgées offrant une fenêtre sur leur expérience de vie et leurs réflexions quant aux thèmes du deuil et de la mort. Il s’agit d’une invitation à l’écoute de personnes ayant leur propre vécu, sensibilités et visions du monde. Une brève tribune pour une parole humaine intime remettant ainsi à jour l’éternelle question : « Mort, où est ta victoire ? »
- Apartheid israélien et nécropolitique. Jusqu’où compter les morts ?
Avec le nouveau gouvernement israélien, l’hypothèse de l’annexion totale de la Cisjordanie devient de plus en plus plausible. Parallèlement, les opérations meurtrières de l’armée israélienne se poursuivent, et le blocus contre Gaza perdure depuis 2007. Israël s’empare d’un droit de vie ou de mort sur la population palestinienne. Si la « nécropolitique » fait référence à une politique de la mort, comment l’État d’Israël la met-il en œuvre et jusqu’où ira-t-il ?
- Le Paro Agrario en Colombie
La grève nationale qui a secoué la Colombie du 19 août à début septembre a réuni pour la première fois une convergence de luttes sociales qui ont fini par amener le gouvernement de Juan Manuel Santos à la table de négociation. Alors que le gouvernement de l’oligarchie tente par tous les moyens de libéraliser et d’ouvrir l’économie en tournant le dos au monde rural traditionnel, l’échiquier social semble avoir changé.
- Luttes autochtones
Catherine Tremblay a séjourné du 25 mai au 25 novembre 2015 au Guatemala, dans le cadre d’une mission de Projet accompagnement Québec Guatemala. Elle y a accompagné les communautés autochtones locales dans leur combat pour la reconnaissance de leurs droits.
- Anges ou démons ?
Le 15 mars 2020, le gouvernement Legault tient son premier point de presse « pandémique ». Rapidement, des arcs-en-ciel apparaissent aux fenêtres et les travailleur.ses (trop souvent précaires) de la santé deviennent des anges, « nos anges ». Puis, le temps passe et la crise perdure. « Nos anges » tombent dans un oubli relatif et l’on est désormais plus préoccupé par les paresseux et les profiteurs de la crise, qui refuseraient de travailler pour recevoir la Prestation canadienne d’urgence (PCU), freinant ainsi la reprise économique et, pourquoi pas, le bien commun. Mais comment en est-on arrivé là ?
- Guatemala : L’État de droit gravement menacé
Entouré d’une escorte militaire et policière, le président du Guatemala, Jimmy Morales, a annoncé le 31 août dernier sa décision de ne pas renouveler le mandat de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG). Quelques jours plus tard, arguant une menace à la sécurité nationale, Morales sommait d’interdiction de séjour le chef de la CICIG, le Colombien Iván Velásquez.
- À qui profite la littératie financière ?
Selon l’OCDE, la financiarisation de l’économie exige le renforcement de l’éducation à la finance. En développant un nouveau savoir-agir, les jeunes sauront poser les bons gestes en matière d’épargne, de crédit, de consommation de biens et de services, et atteindront ainsi un prétendu « bien-être financier ».
- L’école au service de la classe financière
En mars 2017, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’empressait de modifier le régime pédagogique pour rendre obligatoire un cours d’éducation financière d’une durée de 50 heures en 5e secondaire, plaidant la nécessité d’outiller les jeunes pour leur permettre « d’exercer leur jugement et de développer leur capacité à prendre position sur des enjeux financiers ».
- Lutter dans un État rentier
Depuis janvier 2015, une communauté du sud de l’Algérie lutte pour obtenir un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste. Par la nature de ses revendications, sa composition, sa cohésion et les répertoires d’action qu’il investit, le mouvement citoyen d’In Salah est inédit dans l’histoire récente du pays.
- La « paix » comme prolongement de la guerre
Le conflit armé colombien semble sur le point d’atteindre le stade de la signature des accords de paix entre le gouvernement et les deux principales guérillas, soit les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l’Armée de libération nationale (ELN).
- Échapper au piège du net gratuit
Dans la mesure où Internet est un médium facilement appropriable par la population en général, et par les mouvements sociaux en particulier, la question du financement des initiatives web qui nous semblent subversives et pertinentes devrait être centrale. C’est loin d’être le cas. C’est tellement simple quand c’est gratuit ! Et pourtant...
- Les sept péchés capitaux
Il est en effet courant, depuis une quinzaine d’années au moins, de se faire rebattre les oreilles par des leitmotive apocalyptiques tels péril, érosion, naufrage de l’université. Assurément, plusieurs problèmes affligent aujourd’hui cette institution séculaire ; et, puisque j’évoque l’apocalypse, pourquoi ne pas puiser dans « notre » fonds religieux une lecture de la situation actuelle ?
- L’ennemi est à nos portes...
Et si on regardait à l’intérieur ?
Quelques événements récents ont propulsé la gouvernance universitaire sous les projecteurs, laissant le champ libre à la critique du modèle actuel basé sur la collégialité. Certains ont décrié le conflit d’intérêt potentiel des universitaires qui se gèrent eux-mêmes, appelant en renfort la présence d’administrateurs externes apparemment dénués d’intérêts qui viendraient, dans un élan de sollicitude, mettre à profit (excusez le jeu de mot bien volontaire) (…) - Processus de paix : la résistance palestinienne renaît
Le processus de paix d’Oslo devait mener à la création d’un État palestinien voisin de l’État israélien. Mais Oslo n’a jamais été pour la solution des deux États. Bien qu’illégale, l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem Est le 14 mai 2018 a le mérite d’affirmer clairement qu’il n’y aura jamais d’État palestinien.
Rubriques (625)
- Dossier : Éthique animale - Les animaux ont-ils des droits ?
- No 039 - avril / mai 2011
- Regards croisés sur le système public de santé
- No 004 - avril / mai 2004
- Dossier : Médias, journalisme et critique sociale
- Mini-dossier - La philanthropie : une fausse solution pour le communautaire
- No 042 - déc. 2011 / jan. 2012
- Dossier : Dix ans de zapatisme
- Dossier : L’avortement, un droit menacé
- Mini-dossier : Action communautaire autonome
