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- La figure québécoise dite colonisée et l’invisibilisation autochtone
À l’occasion de la fête nationale du Québec, il semble important d’ouvrir un débat critique sur la figure du québécois comme figure colonisée, et d’évoquer les angles morts et les héritages, accidentels ou non, de cette représentation mise en avant par des revues comme Parti pris.
- Libérer la nature humaine
Noam Chomsky critique depuis cinquante ans le capitalisme d’État en général et la politique étrangère des États-Unis en particulier. Il interprète la rhétorique politique et ses effets concrets sous un angle socialiste libertaire ou anarchiste. En effet, Chomsky adhère à un grand principe : la vie humaine a une valeur en elle-même. Son inspiration, il la puise dans la lutte de Bertrand Russell pour que la société « […] valorise les choses autrement que sous un rapport de domination et que (…)
- Chomsky, le langage et la créativité ordinaire
La créativité et la liberté sont des thèmes centraux dans le travail de Noam Chomsky. Avec Descartes, il pense que les êtres humains sont dotés de libre arbitre. Avec les anarchosyndicalistes, il soutient que les êtres humains se réalisent dans des actions et par du travail créatif, tout spécialement dans du travail utile à autrui.
- Vers la liberté animale
Certaines discriminations sont-elles légitimes ? Oui, mais à condition d’être moralement justifiées. Depuis Aristote, en effet, nous croyons que la justice exige que les cas similaires soient traités de manière similaire et que les cas différents soient traités de manière différente. Discriminer entre deux êtres sur la seule base de leur race ou de leur sexe serait raciste ou sexiste. Le faire sur la seule base de leur espèce serait spéciste.
- Les justices transformatrice et réparatrice
Penser la justice au delà de la punition et de l’incarcération.
- Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance & la foi
Jacques Bouveresse, Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance & la foi, Marseille, Agone, coll. « Banc d’essais », 2007, 288 p.
- Le mythe d’un traitement "humain"
Vus de l’extérieur, les défenseurs des droits des animaux (DDA) doivent sembler bien étranges. Nous ne mangeons pas de viande, nous évitons tout cosmétique qui aurait été testé sur des animaux et nous boycottons les « Ringling Brothers » [un cirque qui utilise des animaux, NDT]. Porter de la fourrure est hors de question : les DDA ne portent même pas de cuir ou de laine. En fait, bien des gens considèrent que les DDA sont à classer parmi les cinglés certifiés et les tiennent pour des premiers de classe de la dinguerie. Pourtant, quand on le ramène à l’essentiel, ce que nous défendons est de l’ordre du simple bon sens.
- L’État : d’hier à aujourd’hui
L’État. Ce petit mot de quatre lettres est probablement, avec Dieu, celui qui a fait couler le plus d’encre et, possiblement, qui a fait l’objet du plus grand nombre de… mensonges. Avant de cerner les éléments le concernant, il est important de préciser que ce mot vient rarement seul.
- Flexibilisation de la main-d’oeuvre en santé
À la faveur de la réingénierie de la santé commencée en 2003, la philosophie de gestion et les pratiques des employeurs du réseau de la santé ont emprunté la voie du néolibéralisme. Ce choix n’est pas sans effet sur la gestion des ressources humaines, gestion qui s’inscrit de plus en plus dans des modes de gestion flexibles, sur le modèle du privé. Souvent au détriment de la logique professionnelle et en l’absence d’une vision globale, les ressources humaines sont soumises aux aléas d’une gestion à courte vue afin de répondre aux besoins du moment.
- L’ALÉNA et les droits humains ne font pas bon ménage
L’ALÉNA est un accord de commerce régional flanqué de deux accords parallèles de coopération : l’un dans le domaine du travail et l’autre concernant l’environnement.
- L’anti-wokisme et ses intellectuel·les : le cas de Nathalie Heinich
Parmi les cautions intellectuelles de l’anti-wokisme, on retrouve la sociologue française Nathalie Heinich. On se réclame de son autorité intellectuelle jusque dans les pages du Journal de Montréal. Ses prises de position méritent pourtant d’être replacées dans leur véritable contexte d’énonciation.
- La valeur du temps humain
Les gens travaillent aujourd’hui plus que jamais. Au Canada, en 1991, un travailleur sur dix trimait plus de cinquante heures par semaine. En 2001, leur nombre avait augmenté à un sur quatre. Pourtant, dans notre société, la production de la valeur et de richesse dépend de moins en moins du travail humain. Étonnant paradoxe des sociétés capitalistes avancées : le travail est devenu superflu, mais on ne s’y est jamais accroché avec autant de force.
- Ce que la migration temporaire de main-d’oeuvre dit de nous
Les Programmes des travailleurs étrangers temporaires au Canada sont populaires auprès des entreprises canadiennes, des travailleur·euses elleux-mêmes, des gouvernements et des institutions internationales. Ces programmes permettent pourtant une pure et simple exploitation des travailleur·euses, qui doivent endurer des conditions de travail et de vie inacceptables et parfois dangereuses. Et même s’ielles passent des années parmi nous, la plupart d’entre eux et elles n’auront jamais accès à un statut permanent. La migration de main-d’œuvre temporaire est-elle vraiment la voie de l’avenir ?
- Remises en question de l’adoption internationale
Depuis le début des années 2000, le nombre d’adoptions internationales connaît une chute spectaculaire à l’échelle mondiale. Parallèlement, ces dernières années, de plus en plus de personnes adoptées adoptent un discours critique vis-à-vis des pratiques et revendiquent des changements. Ces deux phénomènes traduisent une remise en question profonde de la pertinence du modèle de l’adoption internationale comme solution pour les enfants vulnérables. Est-ce que la fin aurait sonné pour l’adoption internationale ? Et qu’est-ce que cela signifie pour les enfants qui n’ont pas de milieu familial apte à les soutenir ?
- Savoirs autochtones. Les minéraux critiques de la recherche universitaire
Après avoir été choquée d’en apprendre sur ma propre culture dans les écrits d’anthropologues blancs, j’ai découvert la recherche communautaire et j’ai travaillé avec des chercheuses qui entretenaient des relations de longue date avec des organismes autochtones. Ces années formatrices ont éveillé en moi le désir de travailler auprès des communautés autochtones et de consacrer mon énergie à organiser, à mobiliser, à soutenir, à honorer, à apprendre, à défendre les intérêts de personnes animées du même esprit que moi. Cette démarche s’inscrit en faux contre l’extractivisme épistémique (des savoirs) dont est héritier le milieu de la recherche universitaire.
- Le programme biolinguistique
Les paragraphes suivants visent à souligner la contribution exceptionnelle de Noam Chomsky, ce grand intellectuel qui, au siècle dernier, a fait faire un changement de paradigme scientifique à la linguistique et qui ne cesse de faire avancer nos connaissances du langage, cet objet qui fait partie de la biologie humaine et qui sert à exprimer des pensées complexes.
- La libération animale
Il y aura bientôt quarante ans – pour être exact, le 5 avril 1973 –, j’ai fait paraître dans The New York Review of Books la recension d’un ouvrage précurseur de ce qui allait devenir le nouveau mouvement en faveur des droits des animaux. Ce livre, Animals, Men and Morals, était un ouvrage collectif édité par Stanley et Roslind Godlovitch et John Harris.
- L’immigration soumise aux règles du marché
L’importation d’une main-d’œuvre temporaire traitée comme une marchandise fait l’objet de nombreuses critiques depuis fort longtemps. Ainsi, pendant que l’on déroule le tapis rouge devant une minorité d’immigrants-investisseurs pour leur permettre de bénéficier de procédures rapides (acceptation, certificat de résidence, conditions d’établissement privilégiées, etc.), on renforce les mesures de précarisation de la situation d’importantes catégories d’immigrants, notamment les demandeurs d’asile et les travailleurs temporaires à contrat.
- Une initiative d’éducation sexuelle de l’organisme À deux mains
« Si l’éducation sexuelle n’est pas une priorité pour le gouvernement, nous en ferons la notre ! »
- En route vers le Forum social mondial des interserctions
Du 29 mai au 1er juin 2025 aura lieu le Forum social mondial des intersections (FSMI) à Tiohtià:ke – Montréal, ainsi que dans plusieurs autres territoires du monde, notamment en Afrique et en Asie, avec une composante en ligne. Coup d’œil sur cet évènement phare à venir.
- Pour l’instruction des filles
Voici la seconde partie d’un entretien avec Mme Monique Béchard. Dans la première partie, nous retracions le parcours singulier de Mme Béchard, de son enfance à l’obtention de son doctorat de psychologie en 1947. Elle nous raconte ici ce qui l’a amenée, parallèlement à ses études et à son travail, à écrire différents articles promouvant l’instruction des filles à une époque où les « écoles ménagères » étaient valorisées par le haut clergé et le gouvernement d’alors.
- L’impunité de l’homme Blanc en Haïti
Le 17 juin 2005, lors de la Conférence internationale de Montréal sur Haïti, un militant a renversé de la gouache rouge sur les mains du ministre des Affaires internationales Pierre Pettigrew en lui assénant cette vérité bien sentie : « Vous mentez, le peuple haïtien se meurt et vous avez du sang sur les mains ! ». Un incident similaire est survenu le 1er juillet alors que le même ministre tentait de parader dans les rues de Parc Extension.
- Justice climatique : les groupes communautaires au front !
Au printemps 2019, le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12) a décidé de se pencher sur les liens entre la justice sociale et la crise écologique.
- Les sublimes
Un puissant recueil qui rend poétiquement hommage « aux femmes qui ont osé ».
Les sublimes. Hommage aux femmes qui ont osé. Adèle Blais, Nathalie Plaat. adeleblais.com, 2018, 80 P.
- La pauvreté, cause et conséquence de violations de droits humains
La précarité économique dans laquelle un nombre de plus en plus important d’entre nous se trouve compromet le droit à la sécurité sociale et nuit à l’exercice de l’ensemble des droits humains.
- Droits et responsabilités sont-ils compatibles ?
Plus que jamais, les réalités qui se dissimulent derrière le mot RESPONSABILITÉ sont inquiétantes. Lorsque nos gouvernants – le gouvernement Harper par exemple – affirment agir de manière responsable, il est devenu impossible de les croire. Ce n’est pas un hasard ! On a confié beaucoup de responsabilités formelles aux gouvernements en prenant pour acquis que c’était leur rôle de voir à notre bien-être. Nos espoirs sont largement déçus.
La collusion entre les élites politiques et (…) - Le rôle politique de la mémoire
Depuis 2000, on assiste à des changements majeurs et presque impensables en matière de droits humains dans les pays du Cône sud de l’Amérique latine : abolition des lois protégeant l’impunité dans l’Argentine de Nestor Kirchner ; au Chili, sous la présidence de Michelle Bachelet, création d’une journée nationale des détenus-disparus et première tentative du gouvernement de la Concertación pour faire annuler l’amnistie décrétée par Pinochet ; en Uruguay, émergence d’un mouvement visant à reposer la question du référendum de 1989 ayant mené à la confirmation de l’amnistie des militaires ; mais surtout, partout, la présence marquée et soutenue de mobilisations massives en faveur de la justice, qui ont semblé faire irruption depuis 1998 et depuis l’affaire Pinochet.
- L’écosophie ou la sagesse de la nature
Serge Mongeau, L’écosophie ou la sagesse de la nature suivi de La belle vie, Montréal, Écosociété, 2017, 204 pages.
- Vers un point de bascule ?
L’automne 2014 fut riche en mobilisations sur le front de la lutte à l’austérité, et le mouvement syndical fut l’un des principaux acteurs de cette lutte, sinon le principal. Batailles contre la réforme des régimes de retraite des employés municipaux, contre la réforme des Centres à la Petite Enfance (CPE), contre les coupures à Radio-Canada, contre le projet de loi 10 en santé, bref, contre le projet général de liquidation du volet social de l’État. Semaine après semaine, l’opposition syndicale et populaire s’est fait entendre. Les centrales syndicales l’ont bien souligné lors de leurs sorties publiques de début d’année [1] : l’année 2015 sera elle aussi chargée, d’autant plus que les négociations du secteur public viendront s’ajouter à cette campagne plus générale.
Sur le plan de la mobilisation, le mouvement syndical semble prêt à être à nouveau de la partie en 2015. Qu’en est-il de l’analyse politique de la situation ? C’est sur ce terrain que j’aimerais m’interroger dans ce billet. Le mouvement syndical a-t-il pris la mesure de la radicalité des attaques que nous vivons, et de la radicalité nécessaire pour leur répondre ?
- La crise de la croissance
Depuis l’automne 2008, aucun reportage sur « l’état de santé » de l’économie mondiale ne passe à côté d’une question fondamentale : à quand le retour à la croissance ? Beaucoup d’efforts sont mis en place pour stimuler l’économie afin de retrouver rapidement le chemin d’une expansion soutenue et continue. Pourtant, les mêmes journaux télévisés qui, d’une voix, espèrent retrouver le chemin de la prospérité, se montrent de plus en plus soucieux de développement durable et de lutte aux changements climatiques. Il y a donc là imbrication de deux discours pourtant irréconciliables : d’un côté une défense non critique de la croissance économique comme souverain bien de la vie civilisée et, de l’autre, la reconnaissance de la nécessité de « protéger » l’environnement des activités humaines.
- Des Mexicains exploités dans nos champs
C’est en 1966 que le Canada a instauré le premier programme visant à faire venir des travailleurs migrants pour combler les besoins de main-d’œuvre dans le secteur agricole. Ils sont aujourd’hui plus de 17 000, en majorité des Mexicains, et travaillent souvent dans des conditions insoutenables et injustes.
- Justice. Discriminations systémiques
En tant qu’expert en criminologie, on ne peut être sourd face aux réactions et aux prises de position suscitées par la mort de George Floyd en mai 2020. Le problème du racisme aux États-Unis a encore une fois ressurgi avec véhémence, et il n’a pas manqué de se répercuter au nord du 49e parallèle.
- Sur les ruines du « bloc de l’Est »
Hongrie, Roumanie, Moldavie, Ukraine… Souvent classifiés comme « pays de l’Est », car situés à la périphérie de l’Europe, ces pays, de par leur histoire récente, peuvent nous éclairer sur les enjeux du présent. Espoirs déchus, replis nationalistes, révoltes et oppressions : ce voyage offre une interprétation de la situation telle qu’elle était palpable au printemps 2013.
- Un intellectuel, un instinct de liberté
Noam Chomsky est né en 1928 à Philadelphie, ville qui était au XVIIIe siècle le phare étatsunien de la philosophie des Lumières. Sa pensée est-elle le fruit de son époque ? Quelles ont été ses influences tout au long de sa vie ? Regardons de plus près l’intellectuel et le militant qu’il a été et continue d’être pour essayer de mettre au jour les racines qui soutiennent son œuvre.
- Femmes invisibles - Leurs mots contre la violence
Pour le sociologue Smaïn Laacher du Centre d’étude des mouvements sociaux de l’École des Hautes Études en Sciences sociales (CEMS-EHESS) de Paris, la réalité des violences domestiques faites aux femmes issues de l’immigration est escamotée par les débats polémiques sur l’islam et la laïcité. Dans un livre innovant qui fera date, Smaïn Laacher se penche sur ces « femmes invisibles » qui ont osé exposer publiquement des affaires privées et tues. Le sociologue a finement analysé les courriers que des femmes en souffrance ont adressés à deux associations : Voix de femmes (spécialiste des mariages forcés) et la très médiatique Ni putes ni soumises. On en dégage, dans cet entretien, quelques intuitions que le regard intellectuel et les pouvoirs publics devront méditer avec sérieux.
- Pour contrer le terrorisme d’État... des populations civiles en résistance !
En Colombie, les groupes de droits humains, les organisations syndicales et étudiantes ainsi que les communautés rurales font face à une répression grandissante. S’appuyant sur la doctrine de la « Sécurité démocratique », le gouvernement d’Uribe Velez a adopté une série de mesures politiques et judiciaires menant à la criminalisation de larges secteurs de la population, particulièrement lorsque ceux-ci dénoncent la stratégie paramilitaire utilisée par l’État colombien.
Tania Hallé, qui a récemment passé six mois en Colombie, en travaillant dans la province de Choco avec l’organisation colombienne des droits humains Justice et paix, nous retrace ici – loin des informations lénifiantes des grandes agences de presse – les lignes forces de ces politiques répressives ainsi que les efforts des populations civiles pour y résister.
- Maintenant tu es mort. Le siècle des bombes
Sven Lindqvist, Maintenant tu es mort. Le siècle des bombes, Le Serpent à plumes, Coll. « Essais/documents », Paris, 2002
- Entrevue avec Suzy Basile
Suzy Basile est professeure à l’École d’études autochtones de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Elle a consacré sa thèse à l’identification du rôle des femmes atikamekw, leur place dans la gouvernance locale, leurs perceptions de l’état du territoire et leurs préoccupations par rapport aux connaissances qui s’y rattachent. Cette recherche a mis en lumière l’importance d’assurer une place aux femmes dans les mécanismes de prise de décision afin que leurs savoirs contribuent au maintien et au renforcement du lien profond entre la nation atikamekw et le territoire.
Propos recueillis par Camille Robert.
- La juste part : Repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grille-pains
La juste part : Repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grille-pains, David Robichaud et Patrick Turmel, Coll. Documents, Nouveau Projet, Montréal, 2012, 102 p.
- Un salaire minumum à bonifier
L’année 2015 marque le 90e anniversaire de l’entrée en vigueur de la première loi fixant un niveau de salaire minimum au Québec : la Loi sur le salaire minimum des femmes. Force est de constater, 90 ans plus tard, que malgré l’évolution législative et les progrès sociaux que le Québec a connus, nous sommes encore aux prises avec plusieurs problèmes de pauvreté, d’exclusion et de discrimination à l’endroit de plusieurs groupes de travailleuses et de travailleurs.
- "Il faut se battre pour maintenir le système de santé public"
Régine Laurent est présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), une organisation qui regroupe près de 60 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires. Elle a été au cœur des débats sur la santé ces dernières années. À bâbord ! l’a rencontrée.
- Le Canada continue d’encourager l’impunité de ses entreprises
Le gouvernement canadien est passé maître dans l’art de faire semblant d’agir pour encadrer les activités de ses entreprises à l’étranger. La nouvelle loi sur le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement, adoptée en mai 2023, ne fait pas exception à la règle.
- Dissidences
Originaire du quartier Lower Ormeau, dans le sud de Belfast, Anthony McInthyre a vu naître la violence politique en Irlande du Nord à la fin des années 60. Comme de nombreux jeunes catholiques, il a choisi la voie des armes pour défendre sa communauté. En 1973, à l’âge de 16 ans, il devint membre de l’Irish Republican Army (IRA). Un an plus tard, il fut arrêté et emprisonné pour participation à cette organisation clandestine. Relâché en 1975, il retourna en prison en 1976 pour le meurtre d’un paramilitaire protestant. En 1978, il se joignit au Blanket Protest 1 après avoir perdu son statut de prisonnier politique 2 à la suite d’une tentative d’évasion ratée. En prison, il entreprit des études universitaires et s’occupa d’ateliers de discussion sur l’histoire de l’Irlande. Sorti de prison en 1992, il devint membre du Sinn Féin et poursuivit des études doctorales. Déçu de la nouvelle orientation adoptée par les dirigeants du Sinn Féin et opposé aux Accords du Vendredi saint [2], Anthony McInthyre abandonna le mouvement républicain en 1998. Depuis, il est journaliste et l’un des fondateurs de la revue en ligne The Blanket (http://lark.phoblacht.net), qui se veut une tribune libre et ouverte aux différents courants de pensée. Anthony McInthyre nous a accordé une entrevue dans laquelle il nous livre ses pensées sur le Sinn Féin, les Accords du Vendredi saint, l’avenir de l’Irlande du Nord et la revue The Blanket.
- Lancement du dossier « Épiceries. Faim de justice » le 10 février
Le collectif de la revue À bâbord ! vous invite au lancement de son numéro 106 et du dossier « Épiceries. Faim de justice ».
Plusieurs auteurs et autrices du numéro seront sur place pour prendre parole et présenter leur article !
Ça se passe à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal), le mardi 10 février à 18h30.
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Mexique : Une victoire pour la justice et contre la violence d’État
Mai 2018 : le Mexique est secoué par une décision aussi importante qu’inattendue, qui révèle l’ampleur de la violence d’État dans ce pays souvent vu comme contrôlé par les narcos. Après des années de mensonges officiels du gouvernement d’Enrique Peña Nieto visant à convaincre la population que les 43 étudiants de l’École normale d’Ayotzinapa, disparus en 2014, avaient été victimes de leurs propres actes, un tribunal de Tamaulipas accepte d’ouvrir une enquête à la suite de plaintes pour torture de certains de ces narcotrafiquants accusés.
- L’inaction face au génocide de la Palestine, un acte de complicité
Nous entrons maintenant dans le dixième mois du génocide perpétré par Israël contre le peuple palestinien assiégé et occupé. Ce génocide est une extension de plus de sept décennies de dépossession coloniale et d’apartheid infligés aux Palestinien·nes.
- Retour à la caverne
Appauvrissement des écosystèmes, pollution chimique incontrôlée et maintenant changement climatique annonciateur d’une nouvelle époque géologique : depuis les années soixante-dix, les nombreuses déclinaisons de la crise écologique se sont imposées tant dans l’imaginaire collectif que dans les sphères institutionnelles. Or, cette crise est également le terreau d’un renouvellement de la pensée sur le rapport entre l’animal humain et son « écosystème », entre la société et son « environnement », bref entre « l’Homme » et la « Nature ». Tous ces binômes rééditent à leur manière une dualité fondatrice de la pensée occidentale : la dualité nature/culture. Et dans le feu du débat alimenté par le brasier de la crise écologique, certains croient que l’on ne pourra pas tout sauver. La culture peut être sacrifiée.
- Les victoires des employéEs de l’hôtellerie québécoise
Les employés québécois de l’hôtellerie jouissent actuellement de conditions de salaire et de travail parmi les meilleures en Amérique du Nord. Cela n’a pas été toujours le cas. Ainsi, alors que dans les années 1970, les salaires des préposées aux chambres et des serveurs étaient à peine supérieurs au salaire minimum, ils sont aujourd’hui souvent deux fois plus élevés. Alors que ces travailleurs étaient pauvres, ils gagnent maintenant bien leur vie. Alors qu’ils étaient traités comme des domestiques, ils se perçoivent aujourd’hui comme des professionnels. Comment expliquer cette progression remarquable ?
- Mainmise sur les services. Privatisation, déréglementation et autres stratagèmes
Claude Vaillancourt, Mainmise sur les services. Privatisation, déréglementation et autres stratagèmes, Écosociété, Montréal, 2006
- Guatemala. Victoire pour la démocratie
L’entrée en poste du nouveau président élu Bernardo Arévalo le 15 janvier 2024 marque un tournant pour le Guatemala. Si elle représente une victoire pour la démocratie et l’État de droit, les obstacles demeurent nombreux et l’avenir, incertain…
- Pour les syndiqués précaires congédiés : quel recours ?
Précarisation des travailleurs et travailleuses, protection contre le congédiement, arbitrage ou tribunal et contenu implicite des conventions collectives. Voici les ingrédients du mélange à gâteau qui sera servi à la Cour suprême sous peu. Les juges laisseront-ils les travailleurs et travailleuses sur leur appétit ?
- À qui profite le crime ?
À l’ouverture de la présente session parlementaire, le gouvernement de Stephen Harper a présenté une réforme musclée du système de justice. Sous des couverts de loi et d’ordre, les changements proposés pourraient en fait alimenter des super-prisons opérées par des compagnies privées. Si l’idée a de quoi faire sourciller, c’est pourtant la crainte de criminologues, de syndicats et de citoyens inquiets.
- Des conseils pour bien s’alimenter
En général, nous souhaitons tous bien manger et maintenir un poids santé, et c’est pourquoi Internet et différentes revues regorgent de conseils et de produits miracles pour nous aider à bien nous nourrir. Il est donc important de s’assurer que les sources consultées sont valables.
- De la démocratie athénienne à la démocratie représentative et pluraliste
Voici le texte de mon intervention sur la notion de démocratie à l’émission Simplement humain (CIBL 101,5 FM) le 20 avril dernier.
- Topo politique sur le témoignage de Paul Dumais, professeur au Cégep de Rosemont
Voici, dans ses grandes lignes, la transcription de mon intervention à l’émission de radio Simplement humain (CIBL). L’émission a été diffusée mercredi le 2 décembre dernier.
- Pour des villes à échelle humaine
Pour des villes à échelle humaine, Jan Gehl, Écosociété, Montréal, 2012.
- Le Prince de Machiavel. Toujours actuel
La maison d’édition CEC et Yves Vaillancourt ont eu l’heureuse initiative de nous proposer un nouvel ouvrage consacré au Prince de Machiavel. Ce livre, dont nous célébrons cette année son cinquième centenaire, mérite d’être lu et relu tant, comme l’écrit Yves Vaillancourt, il « nous permet de mieux comprendre notre monde contemporain ». L’ouvrage comporte trois sections. Dans un premier temps, une présentation d’Yves Vaillancourt en six parties : « Éléments de bibliographie », « Repères historiques et culturels », notes sur « Le contexte politique et culturel du Prince », une analyse des quatre grands thèmes de l’ouvrage, « La résonance actuelle du Prince » et finalement des « Questions d’analyse et de synthèse ». Ensuite, Le Prince de Machiavel et, enfin, L’oraison funèbre de Périclès selon l’historien Thucydide.
- L’université de demain : libre ou asservie ?
Le 17 mars dernier, le gouvernement du Québec a déposé son budget pour l’année 2011-2012. Résolu dans sa volonté de poursuivre la révolution tarifaire entamée l’an dernier, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a joint à son budget un document intitulé Un plan de financement des universités équitable et équilibré . Comme nous le verrons, ce plan gouvernemental mise sur l’augmentation des droits de scolarité et sur une plus grande intégration par les établissements universitaires de leur rôle de stimulateurs de l’économie du savoir.
- Villages solidaires
En 1984, des familles d’agriculteurs de Ste-Élisabeth, un village de Lanaudière, accueillent des stagiaires de Jeunesse Canada Monde. Certains viennent du Canada, d’autres du Mali. L’expérience est passionnante. Sensibles à la réalité malienne, les familles désirent poursuivre l’aventure et font parvenir un an plus tard une lettre à Sanankoroba, au Mali, afin d’établir une relation d’amitié. Qui aurait pensé, à l’époque, que cet échange interculturel tout simple allait déboucher sur l’une (…)
- Ce que je dois à Bruno Latour
Bruno Latour, sociologue, anthropologue, théologien et philosophe des sciences français, est décédé le 9 octobre dernier. Né en 1947, il était parmi les chercheur·euses les plus cité·es dans la grande famille des sciences humaines.
- Mainmise sur les terrains publics. Sevrer la bête
Il existe à Montréal de grandes friches urbaines qu’il faut redévelopper et qui font l’objet d’une importante bataille. Elles attirent l’attention des promoteurs, des spéculateurs et même des fonds de pension qui voient une opportunité pour y construire des logements très rentables. Mais il est essentiel qu’elles deviennent plutôt un lieu privilégié pour réinventer la ville au bénéfice des communautés locales.
- Du cataclysme à la promesse
L’apocalypse philosophique existe-t-elle encore aujourd’hui ? Depuis le millénarisme médiéval de Joachim de Flore jusqu’aux annonces de Peter Sloterdijk, le discours du cataclysme n’a cessé de se renouveler et il reproduit en le modifiant un dispositif maintenant bien connu : un renversement du temps de l’histoire, en continuité avec l’approche par les catégories, déjà classiques depuis Hegel, d’une structure nécessaire, d’une téléologie. La plupart des philosophies de l’histoire, pensons seulement à Auguste Comte, considèrent le progrès comme le moteur d’une histoire orientée nécessairement vers le bien. Le catastrophisme contemporain, autant scientifique que philosophique, propose de renverser cette structure : s’instaurant prophète d’une fin néfaste, fondée sur la ruine écologique et sur la terreur généralisée, il prophétise un désastre inéluctable, et pour certains déjà manifeste. Du stalinisme aux manipulations génétiques rendant possible la gestion de l’espèce humaine, Peter Sloterdijk, pour ne nommer que lui, appartient à cette catégorie de prophètes du mal nécessaire.
- J’abats mon jeu
Le 29 février 2008, à l’ouverture du congrès de Québec solidaire, Normand Baillargeon a été invité à présenter sa réflexion sur l’état de la gauche et son avenir au Québec. Le texte qui suit reprend de larges extraits de cette conférence très appréciée des congressistes.
- Main basse sur l’État : les partenariats public-privé au Québec et en Amérique du Nord
Dorval Brunelle (dir.), Main basse sur l’État : les partenariats public-privé au Québec et en Amérique du Nord, Éditions Fides, coll. « Points chauds », 2005, 276 p.
- L’industrie du vivant-marchandise
« Ce que le libéralisme veut, c’est un sujet désymbolisé, (…) un sujet flottant, délesté de toute attache symbolique ; (…) un sujet unisexe et « inengendré », c’est-à-dire désarrimé de son fondement dans le seul réel, celui de la différence sexuelle et de la différence générationnelle. »
Dany Robert Dufour, 2003:248 - La santé sera-t-elle un jour possible ?
« Alors que l’on exhorte les citoyens à une saine alimentation, la majorité des travailleurs passe le tiers de leur vie adulte dans des lieux qui agressent leur santé physique et mentale. » – Fernand Séguin
- Sublimes ou ratés ?
Annoncé comme le grand roman de la génération X, Chez les sublimés [3] de Jean-Philippe Martel remplit-il sa promesse ? En quoi et comment témoigne-t-il de cette génération, souvent qualifiée de sacrifiée par comparaison avec celle des baby-boomers, qui la précède ?
- Les Libéraux n’aiment pas (non plus) les enfants
Lorsque le Parti libéral du Québec (PLQ) a repris le pouvoir en 2014, il ne portait aucune vision pour les jeunes enfants. Un vague pronostic budgétaire laissait entendre qu’une indexation du tarif quotidien des garderies était envisagée.
- Les communs libristes : coincés entre privé et public
Un commun numérique est une communauté de producteur·trices et d’utilisateur·trices d’une ressource numérique qui se dote de règles de gestion. La plupart de ces communs adoptent une variante de la stratégie du « libre ». Qu’est-ce que le libre ? Que peut-on apprendre de ces expériences ?
- Lancement et table-ronde
À Bâbord ! vous invite au lancement de son 74e numéro : Justice pour toutes !
Rendez-vous dès 18h le 19 avril à la librairie féministe L’Euguélionne (1426 rue Beaudry, Montréal).
Pour l’occasion, nous tiendrons une table-ronde formée d’autrices du dossier.
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Repenser la démocratie « par le bas »
C’est entre 2011 et 2012, avec l’avènement du printemps chilien, vaste mouvement social initié par les grèves étudiantes massives, que les observateurs du monde entier prennent la mesure de changements majeurs survenus dans la démocratie stable – considérée parfaite par bien des spécialistes – du Chili. La véritable explosion des mobilisations, mais aussi la montée d’un projet d’assemblée constituante – du jamais-vu dans ce pays – a bouleversé les conceptions traditionnelles faisant du Chili post-dictature une société « apathique », réconciliée avec son passé.
- L’arche de Socrate : petit bestiaire philosophique
Normand Baillargeon, L’arche de Socrate : petit bestiaire philosophique, M Éditeur, 2018, 207 pages.
- Publicités subliminales : une légende urbaine
Tout le monde a entendu parler de l’histoire suivante. En 1957, aux États-Unis, on aurait inséré dans un film projeté dans une salle de cinéma du New Jersey des images passant si rapidement que les spectateurs ne les percevaient pas consciemment. Ces images, qui disaient « buvez du Coca-Cola » ou « affamé – mangez du popcorn », étaient cependant perçues par leur cerveau et incitaient les spectateurs à aller se procurer ces choses au comptoir du cinéma. Et ça marchait ! Les hausses des ventes (…)
- Entre la grandeur et la servitude humaines
Depuis une quinzaine d’années, Bernard Émond écrit et met en scène des films de fiction intimistes dans lesquels ses protagonistes se posent des questions fondamentales au sujet du sens de leur existence. Ainsi, à travers des drames psychologiques comme La femme qui boit (2001), 20 h 17 rue Darling (2003), La neuvaine (2005), Contre toute espérance (2007) et La donation [4] (2009), Émond dépeint avec finesse et rigueur des personnages qui ont atteint un tournant de leur vie : ceux-ci cherchent avec ardeur à saisir, à surmonter les problèmes auxquels ils sont confrontés.
- L’auteur d’un manuel scolaire falsifie des citations pour présenter Richard Dawkins comme un misogyne
Avec le mois d’août qui commence, vient le temps pour les professeurs de commencer à préparer la session qui approche à grands pas. Ce temps est celui du choix des lectures que nous proposerons à nos étudiants. Malheureusement, l’ivraie prolifère et croît en popularité. D’après un représentant aux ventes des Éditions Chenelière Éducation, La condition humaine de Jean-Claude St-Onge [5] est l’un des manuels destinés à l’enseignement du deuxième cours de philosophie au collégial les plus populaires auprès des enseignants. Cela est tout à fait désolant, car, ce manuel fait une présentation caricaturale et trompeuse des auteurs, particulièrement en ce qui concerne le chapitre sur l’évolutionnisme. À l’aide de citations falsifiées, St-Onge présente le biologiste Richard Dawkins comme un déterministe génétique à tendances misogynes.
- Le « chatongate » : la cruauté envers les animaux est-elle plus scandaleuse que le racisme, l’homophobie et le sexisme ?
Stéphane Gendron, en avouant peut-être à la blague avoir tué des chatons, en a choqué plusieurs et avec raison. Mais comment se fait-il que cette histoire de chatons tués fasse le tour du pays et scandalise bien davantage la population que le flot de propos racistes, sexistes et homophobes qui déferle chaque jour sur les ondes de certaines stations de radio ? Je trouve étrange de voir les droits des animaux plus âprement défendus que les droits de la personne. Sommes-nous en train de devenir antihumanistes ?
- Tout ce que tu possèdes, un film de Bernard Émond
Au cours des années 1990, Bernard Émond s’est illustré dans le domaine du documentaire québécois en réalisant quelques moyens métrages engagés portant sur des laissés-pour-compte de notre univers modernisé. Parmi les œuvres les plus appréciables du cinéaste qui s’inscrivent dans cette tendance, citons simplement : Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces (1992) et L’épreuve du feu (1997). Après la réussite de Le temps et le lieu (2000), un documentaire traitant de la vie des agriculteurs du Québec, Bernard Émond cherche à approfondir sa réflexion artistique et humaine en réalisant un long métrage de fiction intitulé La femme qui boit (2001).
- Le printemps en hiver
Depuis le début de l’hiver austral, le Chili vit son printemps populaire avec des mobilisations étudiantes qui sont devenues le symbole d’une série d’autres luttes, pour engendrer le plus important mouvement de protestation sociale que le pays ait connu depuis la fin de la dictature, rassemblant dans les rues, semaine après semaine, des centaines de milliers de personnes opposées à un système ségrégationniste hérité de la dictature de Pinochet et maintenu en place par tous les gouvernements de la démocratie de marché issue du processus de transition démocratique.
- Éthique animale 101
Quel rapport devrions-nous entretenir avec les animaux ? Qu’est-ce que le spécisme ? Est-il acceptable de consommer des produits d’origine animale ? Faut-il agrandir les cages ou, plus radicalement, abolir toute forme d’exploitation des animaux, comme on a aboli l’esclavage humain ? Avons-nous des devoirs envers les animaux ? Ont-ils des droits ?
- La gauche en temps de crise, Contre-stratégies pour demain
Pierre Mouterde,La gauche en temps de crise, Contre-stratégies pour demain, Montréal, Liber, 2011.
- Quand l’environnement nous rend malades
Notre santé et notre bien-être dépendent de notre environnement – de l’eau que l’on boit, de l’air que l’on respire et de la nourriture que l’on consomme. Le premier environnement est celui du foetus, constitué, entre autres, d’un filtrat du sang maternel, qui contient les nutriments nécessaires à la croissance, mais aussi d’un grand nombre de produits toxiques, certains accumulés durant toute la vie de la mère.
- Fini les cargos sur le fleuve
Pour ce qui est de l’avenir de la voie navigable du Saint-Laurent et de la voie maritime des Grands Lacs, il est impossible de savoir réellement ce qui en est des projets des gouvernements canadien et états-unien. Et selon Marc Hudon, de Nature-Québec, qui s’intéresse au dossier depuis de nombreuses années, des deux côtés de la frontière le processus d’étude et de décision est tout sauf transparent.
Difficile de savoir ce qui se trame. En novembre 2007, sept ministères et organismes (…) - Expériences limites
« En fin de compte, tout ce que je puis dire de véridique d’Alfa (…),
c’est qu’elle m’a rendu fou : mais je plains ceux qui méprisent ce genre de folie. »Olivier Rolin, Méroé
- Usurpations identitaires : Autochtones à la place des Autochtones
Dans l’Est-du-Québec et ailleurs, dès les années 1980, mais de façon marquée à partir des années 2000, des groupes de chasseurs et de défense des droits des blancs se rassemblent pour se constituer en organisations métisses. Ironiquement, se réclamer d’une ascendance autochtone est pour eux un moyen de militer contre l’avancement des droits territoriaux des Autochtones, comme le montre l’exemple du mouvement de réaction envers les avancées politiques des Innu·es/Ilnu·es [6].
- Bilan du gouvernement Harper
Voilà maintenant quatre ans que le gouvernement Harper est au pouvoir, toujours minoritaire, élu par à peine 35 % de la population, dans un contexte où 40 % des Canadiens et Canadiennes n’ont pas voté. Il est temps d’évaluer « notre » gouvernement.
- S’en laver les mains
Malgré les règlements sur le respect de l’environnement qui existent au Québec, les problèmes persistent à plusieurs endroits. Avons-nous les moyens de nos ambitions ? Les municipalités doivent faire appliquer des règlements et des politiques que leur largue le gouvernement sans les doter des moyens et des outils nécessaires. Ce sont les cours d’eau qui en souffrent.
- Rompre avec la loi du plus fort
Force est de constater, 60 années après son adoption, que l’ordre souhaité à l’article 28 de cette déclaration historique est encore à venir. Proclamée à l’orée d’un monde bipolaire, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) fut traduite depuis en 337 langues. Elle demeure une référence partout sur cette planète, au sens où tous les individus sont titulaires des droits et libertés qui y sont énoncés, du seul fait de leur appartenance à l’espèce humaine. Ces droits, inhérents, ont été affirmés tels au-delà des frontières, des nations et autres différences caractérisant les peuples et individus de notre monde. D’où sa portée universelle.
- La recherche universitaire sous influence
Les universités regorgent des ressources intellectuelles essentielles au développement des connaissances et des sociétés. Faut-il alors s’étonner que depuis bon nombre d’années, des bailleurs de fonds cherchent à inciter, voire à contraindre, les universitaires à satisfaire leurs besoins spécifiques ? Sous l’autorité publique ou en provenance du secteur privé, le financement de la recherche exerce une influence de plus en plus déterminante sur les orientations et les objets de recherche universitaire. Plusieurs s’en inquiètent et craignent que les professeures perdent les conditions et la liberté académique qui garantissent l’intégrité de la recherche comme service public.
- Lumière humaine
Marie-Hélène Montpetit, Dans le tabou des arbres, Montréal, Tryptique, 2007.
Marie-Hélène Montpetit est poète, auteure de chansons et chanteuse. Après 40 singes-rubis (2002), elle a fait paraître Dans le tabou des arbres, un recueil d’une singulière intensité qui fait l’effet d’une bombe à bouleversement. La posture de l’auteure est celle, paradoxale, de qui aurait voulu, simultanément, vivre sans concession une très forte émotion et la décrire avec rigueur et précision. Une telle posture (…) - La semaine québécoise de l’informatique libre
En septembre dernier avait lieu, un peu partout au Québec, la quatrième Semaine québécoise de l’informatique libre (SQIL). Qu’est-ce que l’informatique libre ? C’est la conception collaborative de logiciels, tels OpenOffice et Firefox, ou de systèmes d’exploitation (par système d’exploitation, on entend l’ensemble de programmes qui « gèrent » l’ordinateur, comme notre bon ami Windows chez Microsoft), tels Linux. Le « code source » de ces produits est ouvert, ce qui signifie que tout le monde (…)
- Une campagne pour les jeunes filles ou pour les pharmaceutiques ?
Sur le marché depuis 2006, le vaccin Gardasil, qui immunise contre certaines souches d’infections causées par le virus du papillome humain (VPH) [7], a fait parler de lui comme nul autre vaccin. La vaste campagne de publicité lancée par son fabricant, Merck Frosst, a certes contribué à créer un certain sentiment d’anxiété quant à la prévalence du VPH et du cancer du col de l’utérus. Alors que sur nos télévisions, de jeunes filles nous disent « prendre leur santé en mains » grâce à Gardasil, aux États-Unis, on invite les jeunes filles à devenir « One Less Statistic », une femme de moins à « se battre » contre le cancer du col de l’utérus.
- L’institution scolaire et ses miracles
Smaïn Laacher, L’institution scolaire et ses miracles, La Dispute, Paris, 2005.
- Les biotechnologies au service de quelle société ?
De l’ingénierie génétique aux nanotechnologies, en passant par le clonage et la fécondation in vitro, les biotechnologies créent un malaise. Que ce soit le manque d’éthique de certains chercheurs, l’avidité des entreprises biopharmaceutiques, le danger de déstabiliser des écosystèmes déjà fragilisés par la pollution, les raisons ne manquent pas pour afficher une fin de non-recevoir à la biotechnologie. Pour ces critiques, la science et la technologie ne sont pas un mal en soi. Il s’agit (…)
- L’autre guerre pour le pétrole
Environ 2 300 soldats canadiens sont basés dans le sud de l’Afghanistan depuis le début février dans le cadre de l’opération de l’OTAN, en appui à la guerre menée par les États-Unis depuis octobre 2001. Pour une période d’un an, qui pourrait être prolongée, le Canada fournit le plus important contingent et assume le commandement de cette force.
- Conférence des {Nouveaux cahiers du socialisme}
Après l’échec de Copenhague : écosocialisme et mobilisation populaire
Conférence des Nouveaux cahiers du socialisme
- Le néolibéralisme à l’assaut de l’université
En février 2004 a commencé à siéger la Commission parlementaire de l’Assemblée nationale sur le financement des universités. C’est là une question d’une grande importance puisque ce qui est en jeu, c’est tout à la fois l’accessibilité aux études universitaires et l’autonomie de l’université. On peut espérer que le gouvernement Charest n’osera pas, pour le moment du moins, hausser les frais de scolarité. Mais il y a fort à parier qu’il va chercher à promouvoir les diverses formes de partenariat avec le privé qu’il voit d’un bon œil pour solutionner le problème du sous-financement chronique des universités.
- La constitution du repli
Le 9 octobre 2025, le gouvernement de la CAQ présentait à l’Assemblée nationale un projet de loi omnibus : la « Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec ». Un texte que personne n’attendait, déposé de manière unilatérale, sans consultations préalables ni implication populaire significative. Un texte qui plane loin au-dessus des préoccupations quotidiennes que représentent la baisse du pouvoir d’achat ou la crise du logement. Bref, un numéro authentiquement caquiste.
- Le travail est-il mortel ?
Si, dans le quotidien des personnes travailleuses, la routine métro-boulot-dodo se veut souvent monotone et répétitive, elle apparaît, au moins, sans risque. Malheureusement, plus de 200 personnes par année succombent à cette routine à cause d’un accident ou d’une maladie professionnelle.
- Communautaire et féminisme : espace d’égalité pour un monde juste
Les garderies populaires devenues des CPE, des maisons de la famille devenues des organismes communautaires, des groupes d’entraide devenus des centres d’éducation populaire. Des idées ayant émergé de groupes de femmes soucieuses de répondre aux besoins des familles, du quartier, du village, de la région, du Québec tout entier. C’est aussi ça, le mouvement communautaire québécois qui s’est bâti depuis les années 1960.
- Philosophie de la praxis : Marx, Luckás et l’École de Francfort
Andrew Feenberg, Philosophie de la praxis : Marx, Luckás et l’École de Francfort, Montréal, Lux, 2016, 544 pages.
Rubriques (513)
- Dossier : Après-crise ou crise permanente - Où en sommes-nous ?
- No 049 - avril / mai 2013
- Dossier : Éthique animale - Les animaux ont-ils des droits ?
- No 038 - février / mars 2011
- No 032 - déc. 2009 / jan. 2010
- Dossier : Le Saint-Laurent en eaux troubles
- Dossier : Les affres de l’ALÉNA
- No 002 - nov. / déc. 2003
- Dossier : Partenariats public-privé
- No 008 - février / mars 2005
