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- Ce que la migration temporaire de main-d’oeuvre dit de nous
Les Programmes des travailleurs étrangers temporaires au Canada sont populaires auprès des entreprises canadiennes, des travailleur·euses elleux-mêmes, des gouvernements et des institutions internationales. Ces programmes permettent pourtant une pure et simple exploitation des travailleur·euses, qui doivent endurer des conditions de travail et de vie inacceptables et parfois dangereuses. Et même s’ielles passent des années parmi nous, la plupart d’entre eux et elles n’auront jamais accès à un statut permanent. La migration de main-d’œuvre temporaire est-elle vraiment la voie de l’avenir ?
- L’immigration au service des entreprises
Sans crier gare, le gouvernement libéral a privatisé une partie du système d’immigration au cours des derniers mois, pour répondre à ce que les milieux d’affaires décrivent comme une pénurie de main-d’œuvre. C’est une nouvelle brèche dans le modèle québécois qui se fait cette fois au détriment des personnes immigrantes et de la cohésion sociale.
- L’immigration soumise aux règles du marché
L’importation d’une main-d’œuvre temporaire traitée comme une marchandise fait l’objet de nombreuses critiques depuis fort longtemps. Ainsi, pendant que l’on déroule le tapis rouge devant une minorité d’immigrants-investisseurs pour leur permettre de bénéficier de procédures rapides (acceptation, certificat de résidence, conditions d’établissement privilégiées, etc.), on renforce les mesures de précarisation de la situation d’importantes catégories d’immigrants, notamment les demandeurs d’asile et les travailleurs temporaires à contrat.
- Google. Ne pas être malveillant
En 2015, Google devient Alphabet, compagnie mère chapeautant une diversité d’entreprises et de services. Au moment de cette restructuration, le code de conduite de Google est modifié et ne comporte plus la devise « don’t be evil », pilier de la culture de l’entreprise depuis 2000.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Amazon. Le capitalisme mégalomane » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité » ; « GAFAM : Conclusions ».
- Migrations climatiques. Faire face à l’inévitable
Alors que nous assistons à une augmentation fulgurante des catastrophes climatiques, menaçant le mode de vie et l’habitat de milliers de personnes, les États enregistrent un nombre grandissant de mouvements de population. Il suffit de regarder les vagues de personnes migrantes ayant déferlé sur l’Europe en 2015 ou l’afflux de migrant·e·s venu·e·s d’Amérique latine à la frontière canado-américaine en 2018 pour en mesurer l’ampleur.
- La peur de l’autre
On discute aujourd’hui plus que jamais des politiques d’immigration. Les enjeux soulevés sont nombreux : démographique, économique, national, politique, culturel. Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, dans leur livre paru récemment [1]., y voient un « remède imaginaire » qui « ne sauvera pas le Québec ». Voyons ça de plus près.
- Le défi de l’immigration féminine africaine
Partir ou rester ? Tel est le dilemme auquel sont confrontées plusieurs millions de personnes dans les pays où règne l’insécurité. Du coup, la question suivante s’impose : pourquoi les migrants quittent-ils leur environnement ? Bien évidemment on peut se poser d’autres questions et d’abord celle-ci : quelle serait LA solution idéale pour freiner ces départs massifs vers de nouveaux horizons ? L’exil est-il forcément le sésame qui ouvre les portes de la « quiétude » ?
- La sépulture, impensé de la situation d’immigration
Ébranlée par la tragédie de la mosquée de Québec, la communauté musulmane s’est mobilisée dans la recherche d’un terrain visant à fonder un cimetière. Sur sa route, elle a dû affronter l’hydre d’un intégrisme inédit.
- Toujours plus précaires
Cela fait plus de 30 ans que les militant·e·s et les chercheurs·euses documentent la vulnérabilité accrue et l’exploitation engendrées par les Programmes de travailleurs étrangers temporaires (PTET) au Canada.
- Relever le défi de l’immigration
Il est difficile aujourd’hui d’évoquer la question nationale en lien avec l’immigration sans avoir en tête les tristes paroles prononcées par Jacques Parizeau le soir du 30 octobre 1995. Les « votes ethniques » et le « nous » lancés dans le discours du premier ministre de l’époque avaient un goût amer pour bien des Québécoises, souverainistes ou pas.
- La « dérive droitière » de Sarkozy
Durcissement des lois sur l’immigration, expulsions massives des étrangers en situation irrégulière, discours musclés contre l’insécurité, le président français s’approprie depuis quelques mois les thèmes phares de l’extrême droite, quitte à déclencher l’ire des associations des droits de l’homme et d’une partie de la communauté internationale. À dix-huit mois de la prochaine élection présidentielle, Nicolas Sarkozy entend réitérer son « exploit » de 2007 : être réélu en siphonnant une partie des voix du Front national, le principal parti d’extrême droite. Un pari fort risqué pour celui dont la popularité est en chute libre et qui doit affronter un mouvement de grogne au sein même de sa majorité.
- Pour des structures syndicales plus inclusives
À l’évidence, depuis plusieurs années, le monde du travail est en mutation. Les questions suivantes se posent donc : comment rendre les structures syndicales plus inclusives ? Comment favoriser l’implication des personnes issues des minorités visibles dans les syndicats ?
- L’école doit devenir un sanctuaire
À Montréal, le 15 janvier 2014, Émilio, 16 ans et résidant au Québec depuis 2008, est convoqué dans un bureau de son école secondaire. On lui dit que si sa mère ne vient pas payer la facture pour régler les frais de son inscription, Immigration Canada sera appelé et sa famille sera déportée. Des frais de 6 000 dollars par enfant et par année sont exigés pour l’inscription de la plupart des enfants sans-papiers dans les écoles publiques québécoises.
- L’insoutenable légèreté du Canada envers les réfugiés
Stewart Istvansffy est avocat et pratique le droit à Montréal. Il est spécialiste du droit des réfugiées.
- L’immigration ou les paradoxes de l’altérité, tome 1 : L’illusion du provisoire
Abdelmalek Sayad, L’immigration ou les paradoxes de l’altérité, tome 1 : l’illusion du provisoire, Paris, Raisons d’agir, 2006.
- Un regard sociologique sur la révolte des banlieues françaises
Smaïn Laacher est chercheur au Centre d’études des mouvements sociaux de l’École des Hautes Études en Sciences sociales, Paris.
- La condition migrante. Élargir les frontières de la démocratie
Sous le thème « Migrer, résister, construire, transformer », le Forum social mondial sur la migration (FSMM) s’est tenu en novembre dernier à Mexico. Dans l’invitation à y participer, il était clairement dit que la 8e édition serait axée sur les enjeux sociaux, géopolitiques et environnementaux liés aux migrations et qu’elle voulait tabler sur une véritable approche d’« ouverture des frontières ».
- Le retour de l’histoire. Conflits et migrations au 21è siècle
Jennifer Welsh, Le retour de l’histoire. Conflits et migrations au 21è siècle, Montréal, Boréal, 2016, 280 pages.
- Quand le privé contrôle les infrastructures
Au cours des derniers mois, les firmes de génie-conseil québécoises ont fait les manchettes. Ce fleuron du Québec Inc., qui exporte son expertise partout dans le monde, fait toutefois principalement parler de lui en raison d’histoires de copinage avec des élus pour l’attribution de contrats sans appel d’offres. Cet état de fait n’est pas étonnant lorsqu’on remarque l’importance que ces contrats ont prise ces dernières années. Les firmes de génie-conseil sont partout. Les noms des plus grosses firmes sont connus : SNC-Lavallin, Roche, Axor, Dessau, BPR, GENIVAR, etc. Il s’agit là des principales entreprises, qui raflent la majorité des contrats d’infrastructures au Québec.
- Le Québec après Bouchard-Taylor, les identités religieuses de l’immigration
Le Québec après Bouchard-Taylor, les identités religieuses de l’immigration, sous la direction de Louis Rousseau, PUQ, 2012, 393 p.
- Contre la bouc−émissarisation des immigrant·es
Annonce d’un moratoire sur l’immigration au Québec, virage du Parti libéral du Canada et du gouvernement fédéral sur les seuils d’accueil, débats sur l’adhésion (ou non-adhésion) aux « valeurs de la société québécoise ». C’est acté : l’immigration s’enligne pour être l’un des grands sujets des campagnes électorales canadiennes et québécoises.
- Pas de capitalisme sans racisme
L’enjeu de la migration et des solutions à y apporter est devenu la question centrale de notre époque. La vague sans précédent de migration de masse en 2015, qui a battu des records avec le déplacement de 244 millions de personnes (juste devant les 232 millions de personnes en 2013), l’illustre bien.
- Quand les cités deviennent mobiles
On nous dit parfois que la mondialisation fait de nous des citoyen·ne·s du monde. Qui dit citoyen·ne, dit cité. Lorsque migrent les citoyens du monde, avec eux migrent les cités et alors les bureaucraties tremblent.
- Migrations mouvementées
Parallèlement à l’accroissement des inégalités mondiales, on assiste à un contrôle sans précédent de la mobilité vers l’Occident des citoyennes et citoyens des pays les plus fragilisés. Rappelons-nous simplement qu’au début du 20e siècle, avant la Première Guerre mondiale, on n’utilisait même pas de passeports !
La migration est la question par excellence qui démontre les limites et la nature oppressive et raciste des États-nations. Lorsqu’une personne se retrouve à (…) - Lancement du numéro 77
Le collectif de la revue À Bâbord ! est fier de vous inviter au lancement de son numéro 77, contenant un dossier thématique intitulé Journalisme : sorties de crise.
Ça se passe au Pub L’île noire (1649 St-Denis, Montréal), le 13 décembre à 18h.
Plusieurs collaboratrices et collaborateurs seront de la partie !
Venez en discuter avec nous et profitez-en pour bénéficier de notre prix spécial d’abonnement : 45$ pour 5 numéros papier + bonus lancement, recevez le numéro 77 en prime !Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous.
Pour lire la présentation du dossier, c’est ici.
Pour consulter le sommaire du numéro, c’est ici.
Pour l’événement Facebook, c’est par ici.
- « Où qu’il se situe sur sa trajectoire, le migrant a des droits »
Avant d’être travailleur saisonnier, sans-papiers, demandeur d’asile ou travailleuse domestique, le migrant est une personne. Au-delà des catégories que le droit international s’acharne à définir, un migrant s’inscrit dans une trajectoire qui lui est propre. Professeure à l’UQAM, spécialiste du droit international, des droits économiques et sociaux, des droits des femmes et des institutions des droits de la personne, Lucie Lamarche milite pour une reconnaissance des trajectoires de mobilité des migrant·e·s. Afin qu’ils et elles cessent d’être perçu·e·s tantôt comme une menace potentielle pour les États, tantôt comme des personnes asservies à la fluidité des biens et services, héritage toxique des accords de commerce international. Entrevue.
- « Personne ne veut devenir esclave »
En novembre dernier, le gouvernement canadien a mis en place une réforme du Programme des aides familiaux qui introduit en particulier la fin de l’obligation pour une travailleuse d’habiter chez son employeur ; une situation dénoncée depuis de nombreuses années par les employées pour les abus qu’elle entraîne. Mais ce volet de la réforme ne masque pas une importante restriction de l’accès à la résidence permanente pour les travailleuses et leurs familles, ce que déplorent les femmes de Pinay, une organisation de travailleuses philippines dédiée à la défense et à l’amélioration des droits des femmes migrantes, en particulier les aides familiales. Nous les avons rencontrées au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants de Montréal, rue Van Horne. Elles nous ont raconté leurs combats, leurs parcours et leurs espoirs.
- Sommaire du numéro 105
Lancement double le 14 octobre prochain à 18h30 ! La parution du numéro 104 (et son dossier sur l’Acadie) et du numéro 105 (et son dossier sur l’internationalisme) seront soulignés à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal).
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- « Elle est chez qui la violence ? »
Motivés, Motivés ! Les Toulousains de Zebda le sont toujours. En studio, où ils ont réalisé un disque (Utopie d’occase) d’une grande intimité alliée à une rage – mais de celle qui fait danser – inépuisable. Sur scène, où on les a vus, à Montréal début août, rivaliser d’énergie avec une foule gonflée à bloc. Et en politique, bien sûr, où ils donnent un bel exemple de radicalité ouverte, militante et enthousiaste. À l’occasion de leur passage au Québec cet été, Mouloud Idir a rencontré Mustapha Amokrane et Magyd Cherfi.
- Femmes invisibles - Leurs mots contre la violence
Pour le sociologue Smaïn Laacher du Centre d’étude des mouvements sociaux de l’École des Hautes Études en Sciences sociales (CEMS-EHESS) de Paris, la réalité des violences domestiques faites aux femmes issues de l’immigration est escamotée par les débats polémiques sur l’islam et la laïcité. Dans un livre innovant qui fera date, Smaïn Laacher se penche sur ces « femmes invisibles » qui ont osé exposer publiquement des affaires privées et tues. Le sociologue a finement analysé les courriers que des femmes en souffrance ont adressés à deux associations : Voix de femmes (spécialiste des mariages forcés) et la très médiatique Ni putes ni soumises. On en dégage, dans cet entretien, quelques intuitions que le regard intellectuel et les pouvoirs publics devront méditer avec sérieux.
- Un stade démontable...permanent ?
Le stade olympique de Londres comptera 80 000 places. Afin d’en assurer la pérennité, on a pensé à édifier une structure démontable permettant de réduire l’ensemble à 25 000 places, en faisant du coup une infrastructure moins coûteuse à gérer, et s’intégrant davantage dans l’East End de Londres, fortement défavorisé, en lui fournissant des installations sportives de proximité. Mais c’était sans compter sur les intérêts du sport professionnel…
- Les partenariats publics-privés
L’intrusion du privé dans des secteurs d’activités du domaine public, notamment par le biais des partenariats public-privé (PPP), était l’un des éléments centraux de la réingénierie proposée par le gouvernement Charest dès son arrivée au pouvoir. Les orientations qu’il a adoptées au fil du temps en ont toujours témoigné. Cependant, la teneur de cette privatisation est-elle exprimée clairement par les pouvoirs politiques et, surtout, comprise par la population ? Rien n’est moins certain. Les PPP, sous différentes formes, occupent une place grandissante parmi les projets d’infrastructures au Québec et le réseau de la santé ne fera pas exception à la règle.
- Misères et mensonges du bouclier antimissiles
Si l’échéancier promulgué par le président George W. Bush le 17 décembre 2002 est respecté, la première phase du bouclier antimissiles devrait être complétée dès septembre 2004. Six intercepteurs vont alors être déployés à Fort Greely, en Alaska, et quatre autres à la base aérienne de Vandenberg, en Californie. On prévoit ajouter dix intercepteurs à Fort Greely dès 2005.
- Des ponts parmi les feux
Lancement double le 14 octobre prochain à 18h30 ! La parution du numéro 104 (et son dossier sur l’Acadie) et du numéro 105 (et son dossier sur l’internationalisme) seront soulignés à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal).
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Perturber les frontières
Depuis plus de 15 ans, Solidarité sans frontières (SSF) se mobilise sans relâche sur la base de quelques revendications simples : un statut pour toutes les personnes migrantes, la fin des détentions et des déportations, l’abolition de la double peine et, enfin, l’établissement d’une Cité sans frontières [2].
- Action collective au Québec : Territoires en lutte
Notre numéro 108 sera disponible en librairie le 26 juin prochain. Pour consulter le sommaire du numéro, c’est ici.
- C’est la lutte fiscale
L’État-clochard ne se connaît plus d’ambition ni d’autorité. Les motivations ayant jadis présidé à l’élaboration des infrastructures et institutions publiques — l’élaboration d’un bien commun garanti par l’État — ont été perdues de vue. Ces dernières se sont donc érodées. Le principal symptôme de cette impuissance se révèle l’incapacité du fisc à faire autorité auprès des puissances financières.
- Internationalisme. Quel horizon pour nos luttes ?
Lancement double le 14 octobre prochain à 18h30 ! La parution du numéro 104 (et son dossier sur l’Acadie) et du numéro 105 (et son dossier sur l’internationalisme) seront soulignés à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal).
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Lancement du numéro 93
Le numéro 93 et son dossier « Queer : une révolution flamboyante » seront lancés le jeudi 6 octobre prochain, à partir du 18h, au café Reine Garçon (611 Duluth est, Montréal).
Plusieurs des contributrices et contributeurs au dossier et au numéro seront sur place. Des rafraîchissements seront offerts.
Entrée libre, bienvenue à toustes !
- Lancement (en ligne) du numéro 86
À bâbord ! vous invite au lancement virtuel de son 86e numéro et du dossier « Résilience écologique : résignation ou résistance ? ».
Pour l’occasion, plusieurs collaboratrices et collaborateurs au numéro seront là !
Rendez-vous le 12 décembre, 16h, sur Zoom. Pour consulter et partager l’événement Facebook, c’est ici.
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Sommaire du numéro 78
Le collectif de la revue À Bâbord ! vous invite à un lancement festif de son numéro 78, contenant un dossier thématique intitulé : Quand l’art se mêle de politique. Sous la forme d’un cabaret politico-musical, le lancement se tiendra au Quai des brumes (4481 Rue Saint-Denis, Montréal), le 4 mars à partir de 17h30. Tous les détails ici.
Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
- Lutte antiraciste : à la fois en retard et en avance
Comment le milieu syndical aborde-t-il la question délicate du racisme systémique dans les milieux de travail ? Comment relever le défi d’impliquer davantage les personnes qui en sont victimes dans les instances syndicales ?
Propos recueillis par Isabelle Bouchard.
- Montréal n’est pas une ville sanctuaire
Afin de se démarquer des politiques anti-immigration de Donald Trump, le maire de Montréal Denis Coderre « tweetait » en janvier dernier au président des États-Unis que Montréal est une ville sanctuaire et qu’elle était fière de l’être. Mais au-delà des paroles, qu’en est-il réellement ?
- La santé : un droit pour tous !
Pour répondre à l’absence d’accès aux soins de santé pour une population grandissante de migrant·e·s à statut précaire, Médecins du monde a lancé, en septembre 2011, une clinique anonyme qui leur offre des soins de base. S’opposant aux justifications administratives données pour exclure ces migrant·e·s, l’organisation et les quelque 300 bénévoles qui permettent le fonctionnement de cette clinique plaident pour le droit à la santé de tous et toutes, peu importe leur statut. Nous avons rencontré Véronique Houle, directrice des opérations nationales, et Karine Fonda et Sarah Simmons, respectivement intervenante sociale et infirmière pour le Projet migrants. Propos recueillis par Amélie Nguyen.
- La citoyenneté en marche
Au Canada, plus de la moitié des revendicateurs du statut de réfugié voient leur demande rejetée. Chaque année, environ 5000 demandeurs d’asile déboutés sont déportés du pays alors que de nombreux autres quittent « volontairement ». Depuis trois ans, les sans-statut algériens ont mis en lumière les limites de notre système démocratique et les événements entourant cette question nous amènent à reconsidérer la valeur et le rôle attribué à la notion de citoyenneté.
- D’une passion prépolitique
Parmi les positions qui se sont mariées, pour le meilleur et pour le pire, dans ce débat chargé de positions de principe, quatre ont particulièrement contribué à enflammer les discussions et à les faire dévier vers des zones troubles : 1. l’approche policière, selon laquelle il serait nécessaire que l’État intervienne pour mettre fin au désordre que les multiples demandes d’ordre religieux, émanant d’un excès de « droits démocratiques », contribueraient à semer dans la cité ; 2. l’approche antireligieuse, qui postule qu’il faudrait limiter, sinon éliminer de l’environnement public ou semi public, toute trace visible des religions [3] ; 3. l’approche identitaire, considérant lesdites demandes et la prétendue transformation de l’environnement social comme le symptôme de l’amenuisement de l’identité et des valeurs collectives, menacées par la multiculturalisation de la société ; et 4. l’approche xénophobe, pour laquelle l’immigration serait la principale cause de cette menace. Ces positions ont convergé dans le discours entourant l’établissement, ici et là en région, de « normes de vie » destinées à accueillir les immigré·es de demain. Ces approches méritent d’être sérieusement examinées. Nous nous penchons ici sur les deux dernières.
- Une réponse locale à un phénomène mondial
C’est un mardi après-midi habituel au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) de Côte-des-Neiges. Dès son ouverture à 13h30, et jusqu’à 22h le soir, le Centre – tout juste un petit bureau – est plein de monde. Les stagiaires planifient les réunions des comités de travail, une membre du Conseil d’administration s’occupe de la paperasse et Tess Tesalona, cofondatrice et coordonnatrice, discute avec une journaliste étudiante des liens entre l’impérialisme, la mondialisation (…)
- {La directive de la honte} du Parlement européen
Fidèles à leur politique de plus en plus répressive en matière migratoire, les principaux États occidentaux ne cessent de renforcer leurs mesures juridiques, politiques et administratives déjà très largement coercitives. Le paradigme étatique dominant est celui du tout-sécuritaire. C’est dans ce sillage qu’a été adoptée en juin dernier par le Parlement européen ce que l’on appelle « la directive retour ». L’objectif assigné à cette dernière est de baliser le retour des migrants clandestins (…)
- Marchés libres : travailleurs entravés
Il est de plus en plus admis que les migrations constitueront un enjeu majeur au 21e siècle. Le grand défi, disent les spécialistes, est de repenser les politiques migratoires sur des bases plus justes et solidaires, qui permettront non seulement à tous les États de bénéficier des flux migratoires pour leur propre développement, mais aussi aux migrants eux-mêmes de vivre plus dignement. À cet égard, beaucoup de propositions existent. Celles-ci gagneraient à être connues.
L’augmentation des (…) - Le mouvement étudiant. L’heure des bilans
Pour la première fois depuis presque une décennie, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) n’organisera pas de manifestation nationale au cours de l’année scolaire. À l’exception d’un contingent pris en charge par l’organisme Femmes de diverses origines lors de la manifestation annuelle du 8 mars, ce constat est un signe parmi bien d’autres de l’essoufflement de l’aile la plus combative du mouvement étudiant québécois.
- Abolition des commissions scolaires : changer quatre trente sous pour une piastre ?
Abolir ou transformer les commissions scolaires ? Nuance importante, disait le député Roberge en 2016. Évolution, plutôt que révolution, dit-il depuis qu’il est ministre. À en croire la novlangue caquiste, le Grand Soir de la libération nationale face aux « diktats » bureaucratiques aurait cédé à la magie du changement dans la continuité. Et s’il s’agissait d’une diversion ?
- L’abolition des commissions scolaires
La Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault, qui a un fort vent électoral dans ses voiles politiques, a commencé à divulguer des éléments de son éventuel programme. En éducation comme ailleurs, l’approche est résolument comptable : la CAQ préconise par exemple qu’on évalue les enseignantes et enseignants afin de les rémunérer selon leurs performances – tout en reconnaissant qu’une infime minorité (5 %, dira Legault) pose problème et en taisant les bien connus dangers et effets contre-productifs de cette approche. La CAQ propose également, dans le but cette fois d’alléger les structures scolaires et d’augmenter les services directs aux élèves, « l’abolition des commissions scolaires (incluant les élections scolaires et les postes de commissaires) et des directions régionales ».
- Souvenirs du Bank Hotel
Tandis que les classes supérieures disparaissent derrière les murs des immeubles et des autos, les gens modestes, eux, poussent n’importe où, sauf dans les habitations.
Siegfried Kracauer, 1927. - Lancement du numéro 103
Le collectif de rédaction de la revue À bâbord ! vous invite au lancement de son numéro 103 ayant pour titre de dossier « À ras bord ! ».
L’événement se déroulera à la libraire Zone Libre (262 Rue Sainte-Catherine Est, Montréal) le mercredi 2 avril 2025 à partir de 18h.
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Party des fêtes et lancement du numéro 98
Le collectif de rédaction de la revue À bâbord ! vous invite au lancement de son numéro 98 ayant pour titre de dossier « Démasquer la réaction » qui se déroulera au Bar Milton Parc (3714 Avenue du Parc, Montréal).
- Lancement du numéro 96
À Bâbord ! vous invite au lancement de son 96e numéro et son dossier « Bas-Saint-Laurent. Repousser l’horizon ».
Rendez-vous le Samedi 1er juillet à partir de 18h aux Bains Publics - Cabaret culturel, coop de solidarité (53 Rue St Germain E, Rimouski).
Prises de parole à confirmer.
- Lancement du numéro 68
Lancement du numéro 68 d’À bâbord !
Prisons. À l’ombre des regards
16 février, 17h30, à la Station Host (1494 Ontario est, Montréal)
Ce qui se déroule entre les quatre murs des prisons ne devrait pas être un tabou. À nous de nous y intéresser !
- Parc-Extension : Pas de Plan Marshall en vue, les locataires prennent la rue !
Plusieurs actions et campagnes de mobilisation ont été organisées au cours des dernières années pour dénoncer la gentrification de Parc-Extension et réclamer une meilleure protection des droits des locataires. La lutte du Comité d’action de Parc-Extension (CAPE), dans un quartier avec de fortes singularités, mérite toute notre attention.
- Quels droits pour les travailleuses et travailleurs migrants temporaires ?
Alors qu’elles et ils rendent possible la souveraineté alimentaire au Québec, les travailleuses et travailleurs migrants sont invisibles et leurs voix, inaudibles. Ils et elles sont pourtant régulièrement victimes de graves violations de leurs droits. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a même dénoncé la discrimination systémique à leur égard depuis 2011. À bâbord ! a rencontré Michel Pilon et Mostafa Henaway [4], qui œuvrent au quotidien à la défense de leurs droits. Propos recueillis par Amélie Nguyen.
- L’institution scolaire et ses miracles
Smaïn Laacher, L’institution scolaire et ses miracles, La Dispute, Paris, 2005.
- Vers un antiracisme de plus en plus progressiste
S’agissant des « immigrants », les débats sur l’antiracisme et le racisme s’en tiennent généralement aux discours à connotation raciste et sur les attitudes racistes, ou encore sur le vote d’une droite nationaliste et frileuse, ce qui a pour résultat de faire l’impasse sur un débat important relatif à l’immigration : le fait que les immigrés sont, dans la réalité, soumis et confrontés aux lois du fonctionnement les plus ordinaires de ce qu’il conviendrait d’appeler l’espace social au niveau (…)
- Un combat exemplaire
De passage à Paris en novembre 2010, À bâbord ! a rencontré Lucie Tourette. Journaliste, cette dernière a été pendant plusieurs années bénévole dans une association d’alphabétisation pour personnes migrantes, ce qui l’a amenée à s’impliquer dans les luttes des sans-papiers. Elle a participé au sein du collectif ASPLAN à la rédaction d’un ouvrage [5] sur cette expérience inédite que constitue la grève des sans-papiers en France.
- La communauté politique en question
La communauté politique en question – Regards croisés sur l’immigration, la citoyenneté, la diversité et le pouvoir, sous la direction de Micheline Labelle, Jocelyne Couture et Frank W. Remiggi, Québec, PUQ, 2012, 390 p.
- Amazon. Le capitalisme mégalomane
On critique souvent les GAFAM – Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft –, ces grandes entreprises ayant atteint un haut niveau de fortune et d’influence grâce à Internet. Au-delà de la grande diversité de critiques formulées à leur endroit, quel portrait général peut-on se faire de ces géants du Web ? Premier article d’une série exposant les problèmes que pose chacune de ces grandes entreprises.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Google. Ne pas être malveillant » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité » ; « GAFAM : Conclusions ».
- Pour une gestion féministe des fermes
Véronique Bouchard, propriétaire de la ferme Aux petits oignons et titulaire d’une maîtrise en agronomie, discute avec nous des inégalités de genre en agriculture. Elle aborde la nécessité d’un changement dans les structures organisationnelles ainsi que dans les modes de gestion à la ferme pour permettre aux femmes d’y prendre leur juste place et d’être reconnues pour leur travail. Propos recueillis par Amélie Nguyen.
- La vieillesse
Le vieillissement, nous le savons bien, est une problématique qui fait de plus en plus couler d’encre au Québec. Entre les échos diffus de maltraitance dans les CHLSD et la constatation d’une solitude morne chez les personnes âgées, un malaise plane : placer un membre de sa famille en institution n’est jamais chose facile. La plupart d’entre nous ne pouvons assumer de garder un proche à la maison par manque de temps, de compétences, de structures physiques ou de soutien ; la nécessité d’institutionnaliser un parent peut ainsi être vécue comme une ingratitude profonde, en plus d’être coûteuse. Entre la honte et le déni, nous avons peu d’options en tant que société pour penser les problèmes de stigmatisation, d’isolement et de marginalisation des personnes âgées, car la question se gère de famille en famille, mais rarement collectivement.
- Crise du capitalisme financiarisé
Que le capitalisme soit en crise, et que cette crise soit majeure et affecte le cœur de ce régime économique ne font maintenant aucun doute. Les signes avant-coureurs d’une reprise, d’un quelconque retour à la normale, espérés depuis un an ne se manifestent toujours pas. Au contraire, depuis l’automne la crise financière s’étend à d’autres secteurs et se consolide en crise économique majeure. Ceux qui ne croyaient qu’à un léger, court et nécessaire ajustement après la folie momentanée des subprimes* commencent à réaliser l’importance des déséquilibres ainsi que des contradictions structurelles qui se sont accumulées dans le cadre du capitalisme financiarisé. Celles-ci sont principalement de deux ordres : financier et ordinaire.
- Bouffée de réel du printemps
Le printemps aura donné lieu à un mouvement de révolte des étudiants et des lycéens, entre autres, contre le Contrat Première Embauche (CPE) destiné aux « jeunes » sans qualification, « ceux-là » en somme qui auront animé les émeutes de l’automne, provoquant la proclamation d’un état d’urgence – ce que l’on n’avait pas vu depuis la Guerre d’Algérie. Mais que signifiait exactement ce mouvement contre ce que le sens commun considérait comme un projet censé réduire le chômage et instituer la flexibilité dont les entreprises ont besoin ?
- Du logement
Le numéro 88 et son dossier Cultiver la résistance agricole seront lancés le 26 juin, 16h, en partenariat avec la revue Relations ! En raison de la pluie, ça se passera en ligne. Tous les détails ici !
- Lancement (en ligne) du numéro 87
À bâbord ! vous invite au lancement virtuel de son 87e numéro et du dossier « La police, à quoi ça sert ? ».
Pour l’occasion, on tiendra un dîner-causerie animé par Adèle Clapperton-Richard, en compagnie de Layla Belmahi et Anne-Marie Livingstone de Montréal sans profilage, ainsi qu’Alexandre Popovic. Il y aura aussi quelques pièces musicales !
Rendez-vous le 18 mars à 12h, sur Zoom. L’événement Facebook est ici.
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Lancement du numéro 81 le 24 octobre prochain !
Le lancement du numéro 81 et de son dossier « Quel avenir pour le travail ? » aura lieu le 24 octobre, à 17h30 à la librairie l’Euguélionne (1426 rue Beaudry, Montréal).
Il y aura pour l’occasion une causerie avec Anne-Marie Buisson, Stéphanie Barahona et Marc-Édouard Joubert. Tous les détails ici !
- Lancement et causerie : Quel avenir pour le travail ?
Le lancement du numéro 81 et de son dossier « Quel avenir pour le travail ? » aura lieu le 24 octobre, à 17h30 à la librairie l’Euguélionne (1426 rue Beaudry, Montréal).
Il y aura pour l’occasion une causerie avec Anne-Marie Buisson, Stéphanie Barahona et Marc-Édouard Joubert.
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Toujours debouttes
Le collectif de la revue À Bâbord ! vous invite à un lancement festif de son numéro 78, contenant un dossier thématique intitulé : Quand l’art se mêle de politique. Sous la forme d’un cabaret politico-musical, le lancement se tiendra au Quai des brumes (4481 Rue Saint-Denis, Montréal), le 4 mars à partir de 17h30. Tous les détails ici.
Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
- Lancement en ligne du numéro 84 - Vieillir
Le lancement du numéro 84 et de son dossier Vieillir aura lieu à distance le 22 juin à 19h.
- Lancement du numéro 97
À Bâbord ! vous invite au lancement de son 97e numéro et son dossier « La mort. Territoire politique et enjeu de pouvoir » !
Rendez-vous le jeudi 19 octobre à partir de 18h30 au Bistro L’Enchanteur (7331 avenue Henri Julien, Montréal).
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Lancement du numéro 94
À Bâbord ! vous invite au lancement de son 94e numéro et son dossier « Financiarisation du logement. Champ libre au privé. »
Rendez-vous le jeudi 15 décembre à partir de 18h au Bâtiment 7 (salle polyvalente), 1900 Rue le Ber, Montréal.
- Lancement du numéro 83
Le numéro 83 et son dossier « Perturbations à prévoir » seront lancés le mardi 10 mars entre 18h et 20h, au vénérable Bâtiment 7 (1900 Le Ber, Montréal). Des collaboratrices et collaborateurs au dossier ainsi que plusieurs membres du collectif seront sur place. Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Lancement du numéro 79 - Les nouveaux habits de l’impérialisme
À Bâbord ! vous invite au lancement de son 79è numéro portant sur l’impérialisme.
Rendez-vous le 7 mai dès 17h30 à la librairie Zone Libre (262 Ste-Catherine Est, Montréal) !
- Les luttes antiracistes, des luttes contre l’effacement
« Encore aujourd’hui, on continue à associer les luttes antiracistes à l’immigration récente, comme si ces dernières étaient condamnées à un éternel recommencement. Plusieurs événements restent mal documentés et ne sont quasiment jamais évoqués dans les livres d’histoire. »
Alexander Grant
- « Qu’est-ce qui vous amène en Abitibi-Témiscamingue ? »
C’est la question qu’on se fait le plus souvent poser quand on fait partie des vagues récentes de l’immigration. Et bien que l’on se considère, après quelques années, comme faisant partie de la communauté d’accueil, on se fait encore poser cette même question.
- L’identité québécoise. Du château fort à la gélatine
Débattre publiquement d’identité, québécoise ou canadienne, n’implique pas nécessairement de sombrer dans le conservatisme identitaire, où l’Autre est perçu comme une menace à la préservation de « notre » culture.
- Cette école vous est interdite
En réaction à un article de La Presse faisant écho aux efforts du Collectif éducation sans frontières, un sombre chroniqueur du Journal de Montréal invitait récemment son lectorat à ne pas « se laisser intimider » par la rhétorique des « idéologues du sans-frontiérisme » évoquant l’« inhumanité » des décisions du système d’immigration canadien qui se débarrasse d’un nombre grandissant d’êtres humains jetables venus d’ailleurs et qui deviendront des sans-papiers privés de droits fondamentaux s’ils refusent l’ordre de déportation et les pénibles conséquences d’un retour forcé au pays qu’ils ont fui. Il était alors question d’enfants – des milliers au Québec – exclus des écoles faute de statut migratoire. Avertissement : le présent article pourrait vous intimider.
- Refonte de la taxation scolaire. Une réforme qui en prépare une autre ?
En labourant les terres caquistes afin d’« alléger le fardeau fiscal des contribuables », le gouvernement Couillard prétend s’attaquer à diverses iniquités fiscales par sa réforme du modèle de taxation scolaire. Or, bien plus qu’un enjeu technique et électoral, cette réforme a une portée politique et idéologique notable.
- Au sujet de certaines formes de regroupements humains, de lieux d’activités économiques et d’États
Voici une liste provisoire et non exhaustive de certains types de regroupements humains, de lieux d’activités économiques et d’États qui ont pris forme au sein de divers modes de production qui se sont succédé dans l’histoire (la commune primitive, le mode de production esclavagiste, le mode de production féodal, le mode de production capitaliste, le mode de production « socialiste » et le mode de production « communiste »). Les concepts énumérés ici sont définis, par ordre alphabétique, dans un lexique qui apparaît dans la deuxième partie du texte.
- L’univers de Chomsky
Pourquoi Noam Chomsky est-il aujourd’hui une figure aussi imposante dans le monde de la linguistique ? Au début des années 1950, il a posé une question très simple qui n’avait jamais été posée auparavant et a découvert que la réponse était fort complexe et tout sauf évidente : Quelle capacité le locuteur d’une langue doit-il posséder pour apprendre à s’exprimer adéquatement sur le plan grammatical dans celle-ci ou dans toute autre langue ?
- Le programme biolinguistique
Les paragraphes suivants visent à souligner la contribution exceptionnelle de Noam Chomsky, ce grand intellectuel qui, au siècle dernier, a fait faire un changement de paradigme scientifique à la linguistique et qui ne cesse de faire avancer nos connaissances du langage, cet objet qui fait partie de la biologie humaine et qui sert à exprimer des pensées complexes.
- Flusher tout
Il y a environ une cinquantaine d’années, il était encore possible de se baigner dans le fleuve Saint-Laurent, et cela, même dans la grande région de Montréal. Un temps révolu. Le fleuve se fait encore servir une soupe d’égouts à longueur d’année, souvent sans traitement. Pas de quoi souhaiter y plonger !
- Le néolibéralisme dévore la ville
Le néolibéralisme est associé à la restructuration des activités économiques, à la dérèglementation, à la privatisation et à la mise en place de nouveaux mécanismes institutionnels favorisant les fameux partenariats public-privé. Au Québec, nous sommes désormais familiers avec ce qu’il évoque et commençons à reconnaître ses manifestations dans le domaine de la santé, de l’éducation, des services ou encore du maintien des infrastructures. Ce que nous savons moins, c’est que le néolibéralisme est non seulement arrivé en ville, mais il la dévore. Sans fanfares, ni trompettes ! Au Québec, on assiste à une offensive qui impose de renouveler nos analyses pour mieux saisir les enjeux de transformation, et ainsi mieux repenser nos stratégies et luttes urbaines.
- Peuple, à toi la parole ! (Des conditions s’appliquent)
Notre numéro 108 sera disponible en librairie le 26 juin prochain. Pour consulter la présentation du dossier « Action collective au Québec : Territoires en lutte », c’est ici.
- Lancement double le 14 octobre !
La parution du numéro 104 (et son dossier sur l’Acadie) et du numéro 105 (et son dossier sur l’internationalisme) seront soulignés à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal).
Mardi 14 octobre à 18h30. Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Liberate the North from nuclear waste
As northwestern Ontario is currently being considered to host all of Canada’s current and future nuclear fuel waste, local citizens and groups, including First Nations, have formed We the Nuclear Free North (WTNFN) to oppose the transport, burial and abandonment of radioactive waste in northern watersheds. À Bâbord ! met one of their members, Brennain Lloyd, Project Coordinator at Northwatch. Interview by Louise Nachet.
L’article est disponible en français ici.
- Lancement du dossier « Épiceries. Faim de justice » le 10 février
Le collectif de la revue À bâbord ! vous invite au lancement de son numéro 106 et du dossier « Épiceries. Faim de justice ».
Plusieurs auteurs et autrices du numéro seront sur place pour prendre parole et présenter leur article !
Ça se passe à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal), le mardi 10 février à 18h30.
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- L’intelligence artificielle, cette chimère
Voici un article paru dans la revue Milieu(x) en 2019, reproduit ici avec leur permission.
- Gouvernance néocoloniale et discriminations raciales
La pandémie a mis en lumière les difficultés à combler les postes nécessaires au travail agricole estival sans faire appel aux travailleur·euse·s migrant·e·s. Essentiel·le·s à notre agriculture, ils et elles se retrouvent pourtant dans des conditions d’exploitation sans réelle possibilité de défendre leurs droits.
- Diviser pour mieux régner
Avez-vous remarqué que la CAQ a sans cesse recouru à un discours clivant pour gagner des votes durant la dernière élection ? Plusieurs fois pendant la campagne, nous avons entendu François Legault prétendre que Montréal, son apparente hantise, méprisait les résident·es de la ville de Québec et des régions en général. « Les gens de Montréal », comme il les appelle, en donnant l’impression qu’il s’agit d’étranger·es. Au lendemain des élections, la carte électorale semblait néanmoins rendre compte de cette segmentation politique selon le lieu d’habitation.
- Reprendre parole. Entrevue avec la maison d’édition Diverses Syllabes
Nouvelle maison d’édition fondée à l’été 2020, Diverses Syllabes a soulevé un grand intérêt dans le milieu littéraire et au-delà. À bâbord ! a rencontré trois des co-fondatrices.
Version intégrale de l’entrevue parue dans le numéro 86 de la revue.
Avec Sayaka Araniva-Yanez, Brintha Koneshachandra et Paola Ouedraogo
Propos recueillis par Alexis Ross
- Ne sommes-nous pas Québécoises ?
Rosa Pires, Ne sommes-nous pas Québécoises ?, Montréal, Éditions du Remue-ménage, 2019.
- Une droite radicale décomplexée
« Retour du peuple québécois », « moment historique », « renaissance politique du Québec »… Le conservateur Mathieu Bock-Côté ne cachait pas sa jubilation, en juin dernier, quant à l’adoption sous bâillon du projet de loi 21 (interdisant le port de signes religieux chez les enseignant·e·s, policiers·ères et juges) dans le sillage du projet de loi 9 (éliminant plus de 18 000 dossiers d’immigration).
- Hussein Hussein. L’histoire d’un homme comme tant d’autres
Alors que les images et les chiffres nous submergent, à l’image des corps qui flottent sur l’eau tranquille de la Méditerranée, l’Europe vacille dangereusement sous le poids d’idéaux nationalistes apeurés. Contre l’isolationnisme et l’apathie générale, l’histoire d’un homme. Quand la petite histoire rencontre la grande. Une histoire pour tirer l’alarme, plutôt que la larme.
Pour aller plus loin, regardez le documentaire de Léa Coffineau Hussein Hussein - 15 years a refugee, disponible avec sous-titres français.
- Figures de l’identité arabe au Canada
Houda Asal est titulaire d’un doctorat en histoire soutenu en 2011 à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Depuis, elle travaille sur le racisme, l’islamophobie et les discriminations. Dans la foulée de son numéro 67 sur le racisme au Québec, À bâbord ! a souhaité approfondir cette réflexion avec elle à l’occasion de la parution de son ouvrage Se dire arabe au Canada aux Presses de l’Université de Montréal.
Rubriques (75)
- No 004 - avril / mai 2004
- Mini-dossier : Droits des enfants
- Dossier : La « réforme » en éducation entre le pédagogique et le politique
- Dossier : Qu’est le Québec devenu ?
- No 030 - été 2009
- Dossier : Migrations mouvementées
- Dossier : Le Québec que nous voulons
- Dossier : L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?
- No 005 - été 2004
- No 006 - oct. / nov. 2004
