Dossier : L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

Articles

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    Présentation du dossier du no. 31

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    La question nationale n’est pas nouvelle : elle traverse d’une certaine manière l’histoire du Québec depuis les origines prenant à l’époque contemporaine la forme d’un projet indépendantiste maintenant revendiqué depuis près de 50 ans et toujours non accompli. Si bien que pour plusieurs, cette question est devenue lassante en raison même de son irrésolution.
    En la réactivant, en consacrant un dossier au projet québécois d’indépendance, nous voulions « dérégler » une question manifestement « réglée » dans (...)

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Le souverainisme néolibéral et nationaliste

    Les raisons de s’en séparer

    Le souverainisme ne va pas bien. La portée du projet se réduit, les discussions sur le monde que la souveraineté pourrait permettre de construire sont remises à plus tard, soumises à l’impératif de gagner d’abord un prochain référendum. La vision du monde, néolibérale, de ses représentantes officielles contribue à approfondir le divorce avec ceux qui sont portés par une solidarité politique à l’égard des opprimés et par un point de vue critique de la mondialisation. L’indépendance peut-elle redevenir un projet progressiste menant à plus de liberté, d’égalité et de justice ? Peut-elle concerner plus spécifiquement les couches populaires et défavorisées ? La possibilité d’une réponse positive à ces questions réside dans la capacité d’invention qu’auront ceux et celles qui prennent leurs distances avec le nationalisme et qui refusent de secondariser les luttes pour l’égalité et la justice sociale.

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    L’indépendance contre la globalisation capitaliste

    Le discours de la globalisation capitaliste soutient que les frontières se sont effacées devant l’envergure des échanges internationaux, que l’État nation est en déclin et est devenu impuissant devant les acteurs économiques mondiaux. La régulation de l’économie, la plus légère possible, est la tâche des institutions internationales. Il en découle donc que la lutte pour la souveraineté nationale est complètement décalée et passéiste.

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Dissocier indépendance et nationalisme

    La question de l’indépendance représente une contradiction irrésolue dans l’histoire de la communauté politique du Québec. Elle est intimement mêlée aux autres formes de domination, dont l’oppression capitaliste. Si elle a, jusqu’ici, fait partie de l’arsenal idéologique des classes dominantes et des élites nationalistes, cela ne veut pas pour autant dire que la gauche peut se permettre de l’escamoter. Peut-être faudrait-il en revenir à dissocier indépendance et nationalisme. Cela ne veut pas dire nier la réalité nationale, mais plutôt penser l’appartenance à une communauté politique concrète comme condition nécessaire de tout projet d’émancipation et d’autonomie politique [1].

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Le poids de l’héritage

    Indépendance et traités internationaux

    L’accession à l’indépendance de territoires non indépendants est une constante dans l’histoire. Potentiellement porteurs d’effets déstabilisateurs dans le monde, ces développements, en général, ne laissent pas indifférente la communauté des États. D’où l’élaboration, au fil du temps, de textes juridiques pour encadrer ce mouvement d’autonomie. Leurs dispositions sont alors immanquablement évoquées pour tenter de répondre à quelques-uns des nombreux problèmes soulevés à cette occasion. On peut donc en déduire, (...)

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Réinventer le social dans le national

    Pendant longtemps, les mouvements progressistes québécois se sont battus pour un projet d’émancipation à la fois social et national. Dans les années 1960, c’était la gauche qui mettait de l’avant un projet indépendantiste et socialiste pour briser la structure quasi coloniale qui dominait le Québec, et cela, dans une perspective anticapitaliste et anti-impérialiste. Quant le PQ est apparu dans le décor, il y a eu comme une déconnexion entre les deux dimensions, sociale et nationale. Libéral dans le (...)

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Une démarche originale : L’Assemblée constituante

    Au début des années 1970, le terme référendum n’évoquait à peu près rien pour l’écrasante majorité de la population du Québec. Il en est sans doute ainsi, aujourd’hui, pour le projet d’Assemblée constituante proposé notamment par Québec solidaire. Mais, qui sait, dans une dizaine d’années le terme assemblée constituante sera peut-être sur toutes les lèvres ? D’autant plus que l’idée n’est pas nouvelle et pourrait très bien s’imposer comme perspective centrale visant à solutionner la question nationale. Le PQ semble avoir pour sa part définitivement choisi la voie de la gouvernance provinciale.

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Indépendance nationale et souveraineté populaire

    De défaite en défaite jusqu’à la victoire finale… Tel semble être le leitmotiv lancinant de la nation québécoise. Jamais au pouvoir, toujours en résistance : tous les soulèvements et projets d’indépendance de ce peuple semblent voués à l’échec. Et pourtant, ils ne sont tels qu’en fonction d’une idée précise de la prise du pouvoir ou de l’accession à un État-nation. Par rapport à la création puis à la perpétuation d’un sentiment national et d’une souveraineté populaire, tous ces « échecs » sont autant de jalons à partir desquels nous pouvons encore nous projeter vers un avenir où le « peuple » québécois décidera de son devenir de manière autonome.

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Les Premières nations

    Le Québec de la diversité et l’indépendance

    Qu’est-ce qu’une nation ?
    Groupe d’humains assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unicité et la volonté de vivre en commun. Source : Dictionnaire Le Robert méthodique.
    Cette définition du Robert décrit bien la réalité de la province du Québec, car les nations autochtones et la nation québécoise veulent être reconnues comme des sociétés distinctes et désirent développer des relations de partenariat entre elles dans un respect mutuel des différences. Somme toute, c’est ce que les politiciens (...)

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Le Québec et ses minorités

    Le Québec de la diversité et l’indépendance

    De plusieurs manières, les nationalistes québécois, entendus en un sens large qui inclut les nationalistes qui ne sont pas en faveur de l’indépendance, ont gagné la guerre qui les opposait à la fois à l’Église catholique canadienne-française et à l’État canadien. Le développement continu de l’État québécois et les dispositions législatives établissant la dominance du français dans la vie publique ont considérablement renforcé l’espace politique québécois, au point où la plupart des demandes d’intervention (...)

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Relever le défi de l’immigration

    Il est difficile aujourd’hui d’évoquer la question nationale en lien avec l’immigration sans avoir en tête les tristes paroles prononcées par Jacques Parizeau le soir du 30 octobre 1995. Les « votes ethniques » et le « nous » lancés dans le discours du premier ministre de l’époque avaient un goût amer pour bien des Québécoises, souverainistes ou pas.

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Pour la liberté

    Je radoterai. Forcément. Après plus de 40 ans passés à répondre à cette question. Évidemment, l’événement n’a pas eu lieu. Ce n’est pas une raison pour tenter continuellement d’en refonder la nécessité ou, pire, pour en contester la pertinence. L’indépendance a été, est et sera un projet à réaliser jusqu’à son avènement, pour des raisons irréductibles aux circonstances immédiates. Il s’agit en effet de la question universelle de la liberté de disposer de soi-même.
    Tout le reste n’est que gauchisme qui répugne à (...)

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    L’indépendance ? Ça dépend !

    Réponse de Normand
    On va m’accuser de donner une réponse de Normand. Et pourtant, ce que je pense de l’indépendance en général et de celle du Québec en particulier est précisément cela : ça dépend.
    De quoi ? Essentiellement de ce qu’on veut faire avec.
    C’est que l’indépendance d’une nation est à mes yeux une valeur politique instrumentale ou seconde et non première ou fondamentale. C’est pourquoi, si elle sert certaines valeurs politiques qui sont pour moi fondamentales, ce qui arrive, je peux l’appuyer ; (...)

  • Dossier : L’indépendance - Laquelle

    L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?

    Repenser la rupture avec le capitalisme

    L’émergence du courant socialisme et indépendance fut intimement liée à l’apogée puis à la crise de l’État providence durant les années 1960 et 1970. Le contexte, caractérisé par le développement des nouvelles classes moyennes et l’affirmation politique du mouvement ouvrier, favorisa la résurgence des mouvements nationaux dans les États du centre (Québec, Catalogne, Écosse, Irlande du Nord). Le projet de joindre l’avènement du socialisme à la réalisation de l’indépendance peut ainsi être pensé comme une radicalisation de l’imaginaire d’émancipation politique du welfare state. Le succès relatif de cette mouvance dans les milieux intellectuels, les syndicats et les groupes communautaires fit cependant long feu lors du passage au néolibéralisme et devant l’échec des socialismes réels.

La revue

dans votre poche

Depuis 2013, la revue est disponible au format numérique. Que vous utilisiez un téléphone, une tablette, une liseuse Kindle ou un ordinateur, vous pourrez lire la revue sur le support qui vous convient.

Téléchargez gratuitement une application pour lire la revue À bâbord !

Le module EPUBReader permet de lire les fichiers ePub dans le navigateur Firefox (MAC, PC)

Le logiciel FBReader (MAC, PC, Linux, Android, Blackberry)

Le logiciel Calibre (MAC, PC, Linux)

Le logiciel Adobe Digital Editions (MAC, PC)

Le site Google Play Livres permet de téléverser la revue dans l’onglet "Mes livres". Vous pourrez ensuite lire la revue sur tous les navigateurs (Chrome, Firefox, Internet Explorer, Safari) ou sur votre téléphone intelligent via l'application Google Play Livres (MAC, PC, iPad/iPhone, Android).

Le site Google Play Livres permet de téléverser la revue dans l’onglet "Mes livres". Vous pourrez ensuite lire la revue sur tous les navigateurs (Chrome, Firefox, Internet Explorer, Safari) ou sur votre téléphone intelligent via l'application:
Google Play Livres pour Android
Google Play Livre pour iPhone/iPad

Kindle pour liseuse Kindle

iBooks pour iPhone/iPad

Le logiciel FBReader pour Blackberry