Résultats de la recherche
Articles (3462)
- La figure québécoise dite colonisée et l’invisibilisation autochtone
À l’occasion de la fête nationale du Québec, il semble important d’ouvrir un débat critique sur la figure du québécois comme figure colonisée, et d’évoquer les angles morts et les héritages, accidentels ou non, de cette représentation mise en avant par des revues comme Parti pris.
- Parc-Extension : Pas de Plan Marshall en vue, les locataires prennent la rue !
Plusieurs actions et campagnes de mobilisation ont été organisées au cours des dernières années pour dénoncer la gentrification de Parc-Extension et réclamer une meilleure protection des droits des locataires. La lutte du Comité d’action de Parc-Extension (CAPE), dans un quartier avec de fortes singularités, mérite toute notre attention.
- Microsoft. Adopter, étendre, anéantir
Le troisième texte de cette série sur les GAFAM porte sur Microsoft, omniprésent dans le monde du travail et dont la stratégie technico-commerciale est féroce.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Amazon. Le capitalisme mégalomane » ; « Google. Ne pas être malveillant » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité » ; « GAFAM : Conclusions ».
- Les ruses de la réaction
Au fil de ses défaites et de ses retours, la réaction affine ses stratégies et pose un défi de décodage qui en dupe plusieurs.
- Conteurs à gages : Des récits pour se réconcilier avec la/notre nature
Étienne Laforge et Félix Morissette, surnommés les « Conteurs à gages », créent pour, par et avec des groupes citoyens, des contes écologiques au cœur du quartier Rosemont—La-Petite-Patrie à Montréal. Nous nous sommes entretenus avec eux pour en apprendre sur leurs ambitions, et plus particulièrement sur le rôle de l’art du conte pour réfléchir notre rapport à la nature, nourrir l’imaginaire, et construire des récits ancrés dans les quartiers. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Lancement du no 47 d’À bâbord !
Lancement du no 47
"Aux Voleurs ! Nos ressources naturelles et le Plan Nord"
Lundi 10 décembre à compter de 17h30
au Bar Les Pas Sages
951, rue Rachel Est, Montréal (coin Mentana)
Soirée animée par le Le Trio de Jazz À bâbord ! - Les voies de l’autonomie autochtone
Au cours des siècles ayant suivi l’arrivée des Européens en Amérique, ce sont d’abord des élites politiques et des religieux espagnols, portugais, français et anglais qui ont défini les autochtones, en même temps qu’ils mettaient en oeuvre des politiques destinées à les subordonner, à les convertir et à les assimiler. L’accès à l’indépendance des anciennes colonies du nord et du sud n’a pas signifié grand-chose pour les autochtones, sinon un changement de maîtres. Le XIXe siècle a été partout marqué par une expropriation massive et violente des territoires autochtones afin de faire place au flux accru des immigrants européens. Les autochtones n’ont cependant pas assisté impuissants à cette dépossession.
- Révolution québécoise : une revue « pour l’établissement d’un véritable socialisme »
Dans les années 1960, en Occident, de nombreux mouvements contestataires sont réunis sous l’appellation de Nouvelle gauche. Cette dernière désire renouveler l’analyse marxiste, tout en introduisant des pratiques militantes originales. Au Québec, plusieurs groupes s’inscrivent dans cette mouvance et cherchent une voie d’émancipation sociale, culturelle et économique. C’est le cas de l’équipe de Révolution québécoise, qui joue un rôle central dans la discussion radicale avant que ses dirigeants ne rejoignent le Front de libération du Québec à l’automne 1965.
- Montréal. Ville autochtone
Aujourd’hui, la majorité des Autochtones du Canada devient urbaine. Alors que cela risque de bouleverser définitivement la vision passéiste que l’on a trop souvent d’eux, j’ai souhaité rencontrer dans le cadre d’un projet photographique une dizaine de jeunes habitant à Montréal. Celles et ceux y ayant presque toujours vécu ont bien voulu m’expliquer ce qui les a retenus en ville ; celles et ceux arrivé·e·s il y a peu m’ont évoqué les raisons de leur venue et les conséquences que cela a eues sur leur vie et leur identité. Voici une partie de ce qu’il m’a été permis d’apprendre.
- Droit au logement : « Nous sommes au début d’une très longue lutte »
Le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE), qui défend les droits des locataires de ce quartier montréalais, est l’avant-garde de la lutte contre la gentrification et la crise du logement. Les locataires qui s’y mobilisent sont parmi les plus vulnérables au pays et font face à une spéculation immobilière féroce, mais iels ont aussi organisé cet été une manifestation historique contre les attaques caquistes envers le droit au logement. À bâbord ! s’est entretenue avec un groupe qui a beaucoup à nous apprendre. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross.
- André Querry, photographe des luttes
L’important travail d’archivages des luttes sociales qui ont ponctué le Québec à travers les décennies est souvent effectué par des groupes militants et bénévoles qui s’évertuent ainsi à garder notre mémoire vivante. Tous et toutes reconnaîtront en ce sens l’apport d’André Querry à ce travail collectif de par les milliers de photos d’innombrables mobilisations des années 80 à aujourd’hui qu’il rend disponible sur sa page Flickr. À bâbord ! s’est entretenu avec le photographe pour en apprendre davantage sur sa démarche. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross
- Le Canada abandonne les femmes autochtones à leur sort
L’Association des femmes autochtones du Canada estime qu’au cours des vingt dernières années, au moins 500 femmes autochtones à travers le Canada seraient disparues et pourraient avoir été assassinées. En mars 2004, face à l’indifférence et à l’impunité, elle a lancé la campagne Sœurs d’esprit, afin de sensibiliser la population à ce drame, de faire connaître les violences que vivent les femmes autochtones et de rendre justice et honneur aux disparues.
- Petite chronologie de l’autogestion au Québec
1945
L’imprimerie coopérative Harpell – Sainte-Anne-de-Bellevue
Considérée par plusieurs comme l’ancêtre du mouvement autogestionnaire au Québec, c’est en 1945 que l’imprimerie devient une coopérative de travail pendant près de 50 ans. À son plus fort, elle réunit près de 300 membres travailleurs·euses.
1947
Le village de Guyenne ou « la petite Russie » – Abitibi
En 1946 est mis en place une formule de colonisation du territoire qui mènera à la création d’un village où les (…) - Solidarités noires face aux génocides
En 2023, Pauline Lomami, Marlihan Lopez et moi-même avons mis sur pied Harambec, une initiative consacrée à la défense des droits des femmes Noires et des personnes non binaires Noir·es [1]. Parmi les actions menées, en mars 2024, nous avons organisé un panel sur Les Solidarités Noires face aux génocides animé par Belen Blizzard. Nous avons eu le privilège d’accueillir Dalia Elsayed, Duha Elmardi et Kandake, qui ont démontré les liens inextricables entre les contextes soudanais, congolais, palestinien et sud-africain.
- Lobby : Halte aux dérapages
En continuité avec notre dossier Lobbyisme, le pouvoir obscur (no. 95), nous publions la déclaration Lobby : halte aux dérapages, que nous vous invitons à lire attentivement et à signer en allant à l’adresse https://lobby-halte-aux-derapages.org. Votre appui permettra d’ajouter une action simple mais importante à la lecture de notre numéro sur le sujet.
- Filière batterie : Transition en déroute
Un boom d’exploration minière menace les territoires, la dénationalisation d’Hydro-Québec met en péril l’héritage énergétique québécois et des subventions de plusieurs milliards de dollars sont accordées à des multinationales étrangères. Ces réalités sont le résultat de la nouvelle filière batterie. Faisant appel à l’imaginaire séduisant de l’écomodernisation, ce projet néolibéral et colonial dissimule toutefois des risques importants et reconduit l’exploitation du territoire et du vivant.
- Les réserves de Monsieur Harper
Le 29 juin 2006, le Canada (avec la Russie) votait contre l’adoption de la Déclaration des droits des peuples autochtones à la première séance du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Ce vote constitue un revirement majeur par rapport à l’attitude adoptée par le Canada durant les vingt années pendant lesquelles s’est élaborée cette déclaration. Un retour en arrière sur l’historique et le contexte d’élaboration de cette déclaration, ainsi qu’une analyse de la position du Canada, permettra de mieux comprendre — et d’expliquer — ce vote qui ne répond aux demandes ni des autochtones, ni des partis d’opposition, ni des ONG, ni du Comité permanent des affaires autochtones.
- Le Pérou à l’avant-garde ?
En juin 2002, la tenue d’une consultation populaire dans la municipalité de Tambogrande, Piura, Pérou, à propos d’un projet d’exploitation d’une mine d’or mené par la compagnie canadienne Manhattan Minerals Corp., avait marqué l’histoire de la résistance au modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources non renouvelables. [2] Les citoyens de Tambogrande, une municipalité non autochtone dont l’économie est tournée vers la production de mangues et de limes, avaient alors massivement rejeté le projet minier, entraînant éventuellement le retrait de la compagnie canadienne. Pour la première fois dans les Amériques, une population locale appuyée par des ONG nationales et internationales utilisait la voie des urnes pour signaler son opposition à l’imposition d’un projet de développement contraire à ses intérêts.
- Prisons et discriminations. Le cas des autochtones.
Sombre rappel : les Autochtones sont surreprésenté·e·s dans les établissements de détention au Canada et au Québec et le problème ne date pas d’hier.
- Le premier Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques du Québec ne doit pas être bâclé
- Apartheid israélien et nécropolitique. Jusqu’où compter les morts ?
Avec le nouveau gouvernement israélien, l’hypothèse de l’annexion totale de la Cisjordanie devient de plus en plus plausible. Parallèlement, les opérations meurtrières de l’armée israélienne se poursuivent, et le blocus contre Gaza perdure depuis 2007. Israël s’empare d’un droit de vie ou de mort sur la population palestinienne. Si la « nécropolitique » fait référence à une politique de la mort, comment l’État d’Israël la met-il en œuvre et jusqu’où ira-t-il ?
- « Montréal, Innovation et Laboratoire » ou « Minimum d’Implication Locale » ?
Un article récemment paru dans un cahier spécial du Devoir, présentant le projet du nouveau campus MIL de l’Université de Montréal, ignore complètement les besoins de la population de Parc-Extension, quartier où il sera établi.
- La sépulture, impensé de la situation d’immigration
Ébranlée par la tragédie de la mosquée de Québec, la communauté musulmane s’est mobilisée dans la recherche d’un terrain visant à fonder un cimetière. Sur sa route, elle a dû affronter l’hydre d’un intégrisme inédit.
- Une victoire encore incomplète
Le 13 septembre 2007, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait, après 12 ans de négociations et d’atermoiements, sa Déclaration sur les droits des peuples autochtones. Dans les deux Amériques, on estime à environ 50 millions le nombre actuel des autochtones, qui sont présents dans tous les pays (sauf l’Uruguay), mais concentrés surtout dans les Andes (Pérou, Bolivie) et en Mésoamérique (Mexique, Guatemala).
- L’accès aux services de santé
La région métropolitaine de Montréal concentre sur son territoire la huitième plus grande population autochtone urbaine au Canada. Entre 2001 et 2006, le nombre d’Autocthones vivant à Montréal a bondi de 60 % pour se fixer à près de 18 000 personnes. Et rien ne semble indiquer que la tendance s’inversera. Les services de santé disponibles sont toutefois mal adaptés aux besoins particuliers de cette population et le temps presse pour remédier à la situation.
- Repères de pauvreté, repères de société
En 2002, l’Assemblée nationale adoptait à l’unanimité la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Cette loi nous engageait à « tendre vers un Québec sans pauvreté ». Où en sommes-nous ?
- La justice au secours des Autochtones
Les nations autochtones de Colombie, qui sont plus d’une centaine dont plusieurs en situation de quasi-extinction, se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour obtenir justice et réparation pour les torts qu’elles ont subis.
- Voix autochtones
Voix autochtones est une émission diffusée sur la radio communautaire CKIA FM de Québec portant sur les actualités politiques, sociales, culturelles et artistiques des Premières Nations, le tout accompagné de musique autochtone contemporaine et traditionnelle. Rencontre avec la réalisatrice et animatrice, Donna Larivière, de la nation algonquine.
- Négociation ouverte à McGill : Tous·tes invité·es à la table
Les 2 700 auxiliaires d’enseignement de l’Université McGill se sont livré·es à une chaude lutte contre leur employeur lors de la négociation de leur nouvelle convention collective au cours de l’année universitaire 2023-2024. Après 30 ans d’existence, l’Association of Graduate Students Employed at McGill (AGSEM), leur syndicat, est devenu le premier syndicat québécois d’envergure à négocier exclusivement selon les préceptes du open bargaining, soit « la négociation ouverte ».
- Guatemala : promesses bafouées
Entre le 4 et le 9 octobre 2005, le Guatemala fut frappé de plein fouet par l’ouragan Stan. Selon la Coordination nationale pour la prévention des catastrophes (CONRED), l’ouragan causa la mort de 669 personnes, la disparition de 884 individus et détruit 9 136 habitations. Cette catastrophe mit en évidence la situation précaire des populations autochtones et le manque d’attention portée à leur égard par un État qui les a systématiquement négligées, en dépit des Accords de paix signés en 1996 [3]. En fait, les communautés rurales où vivent la majorité de la population autochtone sont les plus marginalisées du pays.
- La gauche transphobe, fer de lance de l’extrême droite
Un des aspects les plus fascinants de l’extrême droite est sans doute la conscience qu’ont ses membres que leur idéologie est inacceptable. Dans les premières phases d’un backlash, il n’est pas rare de voir des gens se réclamer du groupe auquel illes s’opposent, avant de finalement déployer un discours de plus en plus transparent quant à leurs réelles intentions. C’est une stratégie qui permet non seulement de normaliser leur propos, mais aussi de placer les mouvements progressistes dans une posture défensive.
- Colombie. Entre la violence et l’espoir
Plusieurs analystes ont expliqué la persistance de la violence en Colombie par des manifestations de criminalité individuelle. Il faut toutefois, même si cela est complexe, tenter de comprendre la violence autrement pour rendre compte de sa persistance dans le temps et l’espace.
- Splendeurs et misères de l’autonomie
Dans la conscience que les organismes communautaires québécois ont d’eux-mêmes, leurs actions contribuent à la transformation sociale de la société dans l’optique d’une plus grande justice sociale en autant qu’ils reçoivent la reconnaissance par la puissance publique du statut d’autonomie. Mais autonomie envers quoi ? Envers cette même puissance publique, l’État, qui doit lui remettre, cependant, les clés de son autonomie par l’entremise de subventions publiques sans contrepartie. Formidable ambiguïté ! Subventions qui, faut-il le rappeler, servent aussi à donner une relative autonomie au monde communautaire vis-à-vis la charité intéressée du monde des affaires. Et, si le retour en arrière ne fait pas peur, il est bon de réfléchir sur le fait que l’histoire des organismes communautaires commence, dans les années 60, par une action qui tend à s’affranchir du maillage de l’Église.
- Forums citoyens sur l’éducation : il faut travailler à changer le rapport de force
En 2023, l’initiative Parlons éducation réunissait près de 1 700 personnes dans 20 forums et plus de 50 ateliers jeunesse à travers tout le Québec pour discuter des défis du système scolaire québécois. Bilan et perspectives avec Suzanne-G. Chartrand, porte-parole du collectif Debout pour l’école. Propos recueillis par Wilfried Cordeau.
- Wild Canada Show
If we don’t use our land, we’re gonna lose it.
Theresa Spence,
Chef de la réserve d’AttawapiskatLa télévision d’État canadienne a proposé en janvier dernier aux citoyens de sa monarchie cathodique une série de quatre épisodes, en version française et anglaise, portant sur la situation actuelle des peuples autochtones du Canada. L’objectif de 8e feu, tel qu’annoncé par le diffuseur : « Montrer pourquoi il est urgent de rétablir la relation que le Canada entretient depuis 500 ans avec les peuples autochtones, enlisés dans le colonialisme, les conflits et le déni. »
- Solidarité avec les femmes autochtones
Les femmes algonquines soutenues par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or ont rompu le silence. En révélant les abus sexuels criminels dont elles disent avoir été victimes de la part d’agents de la Sûreté du Québec, ces femmes ont déclenché un raz-de-marée médiatique qui a forcé le gouvernement à « agir ». Comment ? En proposant une rencontre qui s’est avérée infructueuse avec les chefs autochtones et en promettant de l’argent pour appuyer les organismes qui travaillent avec les femmes autochtones de Val-d’Or. Une goutte d’eau en pleine tempête... De haut en bas, d’un bout à l’autre, les appareils gouvernementaux ont failli à protéger et soutenir ces femmes en situation de grande vulnérabilité.
- Nation-anxiété
2022 a vu la publication de trois essais écrits par de jeunes intellectuels ouvertement conservateurs et nationalistes. Si ces trois textes sont caractérisés par la peur anxieuse de voir la nation québécoise disparaître, les lire révèle en fait la nullité absolue de leur idée de nation, de l’usage stratégique de cette notion, et des visées éminemment autoritaires des auteurs.
- La longue marche vers l’autonomie
De toutes parts, les gouvernements provinciaux et fédéral prétendent qu’une relation nouvelle se développe avec les peuples autochtones. Pourtant, malgré l’éloquence de leurs discours, ceux-ci ne se sont jamais engagés de leur propre gré à reconnaître les aspirations des Premières Nations à l’autonomie. Encore aujourd’hui, les gouvernements poursuivent l’entreprise coloniale visant à éteindre le statut d’autochtone.
- Savoirs autochtones. Les minéraux critiques de la recherche universitaire
Après avoir été choquée d’en apprendre sur ma propre culture dans les écrits d’anthropologues blancs, j’ai découvert la recherche communautaire et j’ai travaillé avec des chercheuses qui entretenaient des relations de longue date avec des organismes autochtones. Ces années formatrices ont éveillé en moi le désir de travailler auprès des communautés autochtones et de consacrer mon énergie à organiser, à mobiliser, à soutenir, à honorer, à apprendre, à défendre les intérêts de personnes animées du même esprit que moi. Cette démarche s’inscrit en faux contre l’extractivisme épistémique (des savoirs) dont est héritier le milieu de la recherche universitaire.
- Six décennies de science et de luttes
Née de parents anglophones progressistes à l’époque duplessiste, Donna Mergler est une scientifique et militante dont l’engagement a commencé dans les années soixante, durant la Révolution Tranquille. Le magazine Science for the People l’a interrogée sur son parcours dans une version anglaise de cette entrevue qui est disponible sur le site Web https://scienceforthepeople.org. Nous les remercions pour cette collaboration qui nous permet de publier ce texte en français. Propos recueillis par Jennifer Laura Lee.
- Entrevue : Cinéma sous les étoiles et Funambules Média
Cinéma sous les étoiles, organisé par Funambules Média, est un festival de documentaires sociaux qui se tient dans les parcs et quartiers de Montréal. Dans le cadre de leur 14e édition, Cinéma sous les étoiles propose près de 45 projections à 15 endroits à Montréal. Propos recueillis par Samuel-Élie Lesage.
- Projet de société autocentré, tricontinentale et internationalisme
La mondialisation néolibérale, ses leurres et ses lueurs ont confiné l’enjeu du développement et la réduction de la pauvreté à des acceptions de plus en plus éloignées de celle de l’autodétermination véritable des pays. Mais la redécouverte des vertus de l’État, venu à la rescousse de l’économie spéculative par le régime Bush, et son recours comme panacée pour sortir de l’actuelle récession par l’administration Obama, exhume l’État développementiste. Un tel État, contraire à celui que le néolibéralisme s’est partout évertué à désengager de l’économie puis à en reconfigurer les fonctions, doit de façon responsable et démocratique redevenir l’architecte du développement.
- Un mouvement de résistances
Jean-Yves Joannette travaille et milite dans les milieux populaires et communautaires autonomes depuis une trentaine d’années. Il a débuté au Comité Logement Centre-Sud, et il a été le premier coordonnateur du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) au début des années 80. Depuis une douzaine d’années, il est permanent à la Table des regroupements d’organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEP) de Montréal. Il a contribué à la mise sur pied de plusieurs coalitions dont J’ai jamais voté pour ça ! Il est aussi reconnu pour son travail d’animateur ou de monologuiste lors de manifestations ou de colloques.
- Le capitalisme coupable
Nous avons posé à différents groupes les deux mêmes questions : pourquoi y a-t-il de la pauvreté dans notre société et comment l’éradiquer définitivement ? Voici leurs réponses.
- Justice réparatrice par et pour les communautés noires
L’idée derrière Justice hoodistique est née en 2019 lors du forum social de l’organisme Hoodstock. L’objectif était d’apporter une solution aux problèmes du profilage racial, du racisme systémique, et de la surreprésentation des personnes noires dans le système de justice québécois. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, Justice hoodistique entame sa deuxième année d’activité à titre de projet-pilote de justice réparatrice par et pour les personnes noires vivant au nord-est de l’île de Montréal.
- Ce que la migration temporaire de main-d’oeuvre dit de nous
Les Programmes des travailleurs étrangers temporaires au Canada sont populaires auprès des entreprises canadiennes, des travailleur·euses elleux-mêmes, des gouvernements et des institutions internationales. Ces programmes permettent pourtant une pure et simple exploitation des travailleur·euses, qui doivent endurer des conditions de travail et de vie inacceptables et parfois dangereuses. Et même s’ielles passent des années parmi nous, la plupart d’entre eux et elles n’auront jamais accès à un statut permanent. La migration de main-d’œuvre temporaire est-elle vraiment la voie de l’avenir ?
- Le saccage du Grand Nord
Ottawa s’apprête à donner le feu vert à un projet colossal qui transformera l’Arctique en un chantier géant et en profite pour faire des gâteries aux richissimes pétrolières. État des lieux d’une catastrophe sociale et environnementale en préparation.
- Changer de classe sociale : trois modes d’emploi
Les récits de transfuges de classes captivent, au Québec comme ailleurs. L’aventure singulière d’individus qui vont à l’encontre de ce qu’on leur avait assigné à la naissance, une vie dure et pauvre, et qui connaissent le succès, a un aspect rassurant. Mais ces récits dénoncent surtout la rigidité d’un ordre social dont on ne sort jamais indemne.
- 22 jours de grève
Après une tentative de médiation et plusieurs séances à la table de négociation sans véritables avancées, les enseignantes et enseignants de la FAE – dont le contrat de travail était échu depuis avril 2023 – déclenchent une grève générale illimitée le 23 novembre 2023. L’objectif est de taille : améliorer les conditions de travail des profs, freiner la désertion en enseignement, et renverser la vapeur du recul des dernières années en éducation.
- Internet et la raison d’État
Longtemps loué pour son potentiel émancipateur, l’Internet semble être devenu un inquiétant instrument de contrôle aux mains des pouvoirs étatiques et économiques. À l’occasion de la sortie de l’édition québécoise de son livre, intitulé Contre-histoire d’Internet. Du XVe siècle à nos jours (Éditions de la rue Dorion), le sociologue Félix Tréguer revient sur les raisons de cet échec et sur les perspectives actuelles de luttes et de subversions. Propos recueillis par Philippe de Grosbois.
- Être queer, c’est révolutionnaire et ça doit le rester
Du 7 au 11 juin derniers, les queers montréalais·es se sont rassemblé·es au festival Brûlances pour célébrer et défendre leurs identités. Quel est le lien entre Brûlances et les initiatives queers précédentes ? Qu’est-ce qui motive cette renaissance ? Quels sont les défis auxquels la communauté queer du Québec doit faire face aujourd’hui et à l’avenir ? Propos recueillis par Jahanzeb Hussain.
- Une lecture féministe de l’histoire médicale. Hommage à Barbara Ehrenreich
Décédée le 1er septembre 2022, Barbara Ehrenreich n’avait cessé, à travers son œuvre, d’interroger le primat de la science médicale et de désacraliser les rituels qui maintiennent son autorité. Cette critique se décline aussi bien dans ses écrits qu’à partir de son expérience de la maladie.
- Femmes autochtones disparues
824. C’est le nombre de femmes autochtones disparues ou tuées depuis la fin des années 1980 d’après une recherche parue en 2013. Le rapporteur spécial de l’ONU, James Anaya, parle d’une véritable « épidémie ». Au Canada, une femme autochtone court cinq fois plus de risque qu’une femme non-autochtone de mourir de mort violente. Devant l’inertie du gouvernement, de la police et des institutions, des femmes autochtones et leurs allié·e·s s’organisent.
- On s’assoit dans le siège arrière et on mange un char...
Comme le rappelle Quentin Wilson, le célèbre chroniqueur automobile britannique, parmi tous les symboles matériels de la société industrielle fixant notre valeur et notre statut, l’automobile demeure le plus puissant. Maître de soi-même, on peut apparemment aller là où on veut, quand on veut, avec qui on veut, en empruntant les sentiers battus que l’on veut. Née sous le signe de la liberté et de l’autonomie, l’automobile s’est greffée, tel un périphérique, à un nouveau modèle d’homme (excusez, mesdames, mais le féminin n’est pas utilisé ici exprès).
- La lutte des Six Nations
Le territoire des Six Nations iroquoises de la rivière Grand, habité par 25 000 autochtones et situé près d’Hamilton en Ontario, a longtemps été connu comme le « géant endormi » des réserves au Canada. Toutefois, depuis le 28 février 2006, ce terme ne s’applique plus. Le peuple des Six Nations, mené principalement par des femmes, décidait ce jour-là d’occuper une parcelle de son territoire, Douglas Creek Estates, vendue à un promoteur immobilier sans que les Iroquois n’aient donné leur consentement ou n’aient même été consultés. Aujourd’hui, près d’un an plus tard, la revendication territoriale des Six Nations représente une avancée historique et politique dans l’histoire de la décolonisation de la terre appelée Canada. Le peuple des Six Nations et ses alliés ont agi avec détermination, non seulement au nom de leurs droits territoriaux, mais également au nom de leur droit à l’autonomie et à la souveraineté.
- Écrire l’histoire de la marge au centre... ensemble
« Aucune femme noire écrivaine dans cette culture ne peut “trop écrire”. En effet, aucune femme écrivaine ne peut “trop écrire”. Aucune femme n’a suffisamment écrit. » — bell hooks
- Auprès de la mort
Le présent article rassemble les témoignages de trois femmes âgées offrant une fenêtre sur leur expérience de vie et leurs réflexions quant aux thèmes du deuil et de la mort. Il s’agit d’une invitation à l’écoute de personnes ayant leur propre vécu, sensibilités et visions du monde. Une brève tribune pour une parole humaine intime remettant ainsi à jour l’éternelle question : « Mort, où est ta victoire ? »
- L’anti-wokisme et ses intellectuel·les : le cas de Nathalie Heinich
Parmi les cautions intellectuelles de l’anti-wokisme, on retrouve la sociologue française Nathalie Heinich. On se réclame de son autorité intellectuelle jusque dans les pages du Journal de Montréal. Ses prises de position méritent pourtant d’être replacées dans leur véritable contexte d’énonciation.
- GAFAM : Conclusions
J’ai proposé précédemment dans cette série d’articles une synthèse de ce qui fait la domination des GAFAMs. Nous pouvons maintenant chercher ce qu’il y a de commun à leurs histoires respectives.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Amazon. Le capitalisme mégalomane » ; « Google. Ne pas être malveillant » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité ».
- Mouvements politiques des Inuit*
En 1975, Lisa Koperqualuk travaillait au Conseil communautaire de Puvirnituq comme étudiante. Cet été-là, on ne parlait que de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ). Mais les Puvirnitumiut, avec les Inuit* de Ivujivik et la moitié du village de Salluit, décidèrent de ne pas signer cette Convention. Cette prise de position était l’expression d’un mouvement d’autodétermination des Inuit initié dans cette région bien avant la Convention. Lisa Koperqualuk revient sur l’historique de ce mouvement, ses protagonistes et les enjeux qu’il a soulevés. Et sur le fait que, 40 ans plus tard, malgré tous les efforts des Inuit du Nunavik, l’autodétermination politique réelle n’est toujours pas une réalité.
- Hydro-Québec : L’emblème du nationalisme québécois
L’hydroélectricité est un élément incontournable de l’imaginaire nationaliste québécois. Souvent présenté comme un fleuron national et une fierté d’ingénierie, le développement de l’hydroélectricité s’inscrit dans un processus d’accaparement des territoires et des ressources par l’État colonial québécois. Cela s’exerce aux dépens des droits des Premiers Peuples, de l’intégrité de leurs territoires et de leurs modes de vie. En quoi l’hydroélectricité est une forme de dépossession coloniale, une autre facette de l’extractivisme au Québec ?
- Le soulèvement de 2006. Un héritage révolutionnaire à Oaxaca
Un État sous le contrôle d’une assemblée populaire durant plusieurs mois. Marches, barricades, confrontations avec les forces répressives, médias révolutionnaires et art de la résistance… On désigne souvent le soulèvement de 2006 comme la « Commune de Oaxaca ». Aujourd’hui, elle constitue un moment fondamental, une inspiration sociale et artistique. Les « enfants de 2006 » en portent la mémoire dans les luttes qui voient le jour depuis quelques années à Oaxaca.
- Idle No More
Le mouvement Idle No More est né à l’automne 2012, initié en Saskatchewan par deux femmes autochtones et deux citoyennes canadiennes. Sans politicienNEs élues, sans chef national ni salariéEs, Idle No More coordonne des actions stratégiques en mobilisant des leaders autochtones de la base et des Canadiennes de toutes origines contre le projet de loi C-45, dont ses impacts sur les droits à l’eau et au territoire prévus par la Loi sur les Indiens. Le mouvement s’en prend aux politiques visant (…)
- Kim Pate
Trop de femmes autochtones sont " chez elles" derrière les barreaux de nos prisons canadiennes
- L’autogestion
Le terme « autogestion » est relativement récent dans la langue française, car il n’est apparu qu’à partir de 1960. Il est la traduction littérale d’un mot serbo-croate, samoupravlje, lui donnant ainsi, au départ, une connotation historique précise, celle de l’expérience autogestionnaire yougoslave instaurée à partir des années 50. Par la suite, durant les années 70, il sera largement repris par divers courant de gauche un peu partout dans le monde, pas toujours d`une manière « désintéressée », ni très précise. Si le mot est récent, du moins en français, l’idée et la pratique sont beaucoup plus vieilles, remontant au début du capitalisme avec la formation des premières coopératives ouvrières de production dans le cours du XIXe siècle.
- Amazon. Le capitalisme mégalomane
On critique souvent les GAFAM – Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft –, ces grandes entreprises ayant atteint un haut niveau de fortune et d’influence grâce à Internet. Au-delà de la grande diversité de critiques formulées à leur endroit, quel portrait général peut-on se faire de ces géants du Web ? Premier article d’une série exposant les problèmes que pose chacune de ces grandes entreprises.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Google. Ne pas être malveillant » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité » ; « GAFAM : Conclusions ».
- Le gaz naturel, l’éléphant dans la politique énergétique
- 2008-2013 : À la défense des services publics
La période allant de 2008 à 2013 a été fortement marquée par la nécessité de défendre les services publics. S’il s’agit-là d’une préoccupation récurrente à la revue, le moment était particulièrement propice pour développer une solide réflexion sur la question, alors que le modèle québécois était attaqué de front par le gouvernement de Jean Charest, puis par celui de Philippe Couillard, ceux-ci adoptant différentes formules pour justifier leur offensive : réingénierie, révolution tarifaire, principe de l’utilisateur payeur, rigueur budgétaire.
- La grève des fros, Abitibi 1934
En 1993, le musicien engagé Richard Desjardins rappelle à notre mémoire collective la grève des fros qui s’est déroulée en juin 1934 à la mine Noranda en Abitibi. Depuis, les militant·es connaissent sa chanson emblématique, mais beaucoup moins l’histoire derrière. Un retour sur cette grève pionnière, courageuse et radicale s’impose afin de comprendre son importance pour le mouvement ouvrier. Par-delà sa féroce répression, l’action des fros demeure exemplaire.
- Altermondialisme, le grand cercle vicieux
Depuis sa naissance, le mouvement altermondialiste est nettement pacifiste et non violent. Pourtant, il est systématiquement associé à des images de violence : vitrines fracassées, Black blocs affrontant des robocops, voitures de police incendiées, comme on l’a vu au dernier G20 de Toronto. Comment expliquer ce paradoxe et ces images qui contredisent l’essence même du mouvement ? Quelle est la réelle position des altermondialistes devant ces violences auxquelles on les associe ? Questions complexes, certes. D’autant plus que les grands médias contribuent largement à entretenir la confusion.
- Bolivie : Une nouvelle réalité politique
En une seule année, le nouveau gouvernement nationalise les hydrocarbures, met en place une Assemblée constituante, fait adopter une nouvelle loi sur la répartition de la terre et affirme son autorité devant les élans d’autonomie des départements de la partie orientale du pays. Morales est-il en train de changer la donne au pays des Aymaras et des Quechuas ?
- Vivre en corpocratie
Il est aisé aujourd’hui de constater l’immense pouvoir des grandes entreprises. Leur lobbying intensif dicte les politiques adoptées par les gouvernements. Le financement des partis politiques leur permet de se partager de juteux contrats publics. Les accords commerciaux leur donnent la possibilité de poursuivre les gouvernements (alors que l’inverse est impossible). Et si la démocratie était tout simplement dépassée ? Et si le pouvoir était glissé imperceptiblement aux mains des entreprises, selon un système que nous pourrions nommer « corpocratie » ? Lançons-nous dans le jeu et essayons de déterminer ce que seraient les grandes caractéristiques de ce nouveau régime.
- Remontée du Parti québécois
Jusqu’en 2023, nombreuses étaient les personnes qui estimaient que le Parti québécois n’était, en définitive, que le parti d’une génération. Contre toute attente, le PQ a toutefois rebondi.
- Enfances extraites. Mères mohawks et Orphelin·es de Duplessis
La recherche de sépultures anonymes d’enfants autochtones a mené à des découvertes troublantes sur le rôle des orphelinats dans les transferts et les disparitions d’enfants au Québec. Ethnographie kanien’kehá:ka de l’alliance avec les orphelin·es pour réparer leurs enfances extraites par l’Église et l’État durant la Grande Noirceur.
- Négociations de 2023 : bilan et avenir du Front commun
L’automne 2023 restera dans les annales de l’histoire syndicale québécoise. Les négociations du secteur public y ont pris une ampleur inégalée dans les dernières décennies. Au cœur de ces dynamiques, un cartel syndical représentant la vaste majorité des travailleur·euses de l’État : le Front commun. Revenons sur cette bibitte bien québécoise et réfléchissons à son avenir.
- 2018-2024 : De nouveaux horizons
Les années 2018 à 2024 ont été animées pour À bâbord !. Nous sommes passés de cinq numéros par années à quatre, nous avons profité du retour progressif d’une équipe régulière de création d’images originales et poursuivi la série des numéros sur les régions. À ces éléments s’ajoutent les chroniques régulières qui maintiennent le cap depuis des années. Signalons aussi deux séries d’articles notables : celle sur les États généraux en éducation (Wilfried Cordeau) et celle sur les GAFAM (Yannick Delbecque).
- Koumbit : la technologie autrement
Koumbit est un collectif de travail qui offre une alternative aux solutions piégées de la grande industrie informatique. L’organisation autogérée fête cette année son 20ᵉ anniversaire, une prouesse militante qui mérite d’être soulignée. Propos recueillis par Yannick Delbecque.
- Réchauffement climatique : peut-on encore prendre l’avion ?
Devant les effets dévastateurs du réchauffement climatique et sachant à quel point l’avion est un important émetteur de gaz à effet de serre (GES), plusieurs hésitent à prendre ce moyen de transport. D’autres y renoncent carrément et pour toujours. Vaut-il mieux suivre leur exemple et rayer les grands avantages qu’offre l’avion ?
- Ripostes : les voix du communautaire
En février 2025 voyait le jour Ripostes, une plateforme médiatique dédiée au milieu de l’action communautaire autonome québécois. À bâbord ! est allé à la rencontre de l’une de ses instigatrices. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Féminicide, version canadienne
La découverte du corps de la jeune Tina Fontaine, à la mi-août, a relancé le débat sur les femmes autochtones portées disparues ou assassinées. Il y a longtemps que les associations de femmes autochtones et l’Assemblée des Premières Nations, le Rapporteur de l’ONU sur les droits autochtones, Amnistie internationale nous alertent sur le caractère inacceptable de cette situation. Cette fois-ci, leur appel doit être entendu.
- Fonds de solidarité des groupes populaires de Québec
Outre son drôle de comportement électoral, la région de Québec est également le théâtre de pratiques sociales originales. L’une d’elles, qui vise une plus grande autonomie financière du mouvement populaire, dure depuis plus de 30 ans.
- Victoire de Michelle Bachelet
L’élection présidentielle ayant porté au pouvoir Michelle Bachelet le 15 janvier 2006 a suscité un enthousiasme populaire à la mesure des enjeux cruciaux soulevés par le choix historique des Chiliens de porter une femme à la présidence de leur pays. Première femme élue présidente dans l’histoire du Chili, la figure de Bachelet suscite bien des commentaires. Tandis que les grands quotidiens états-uniens la placent aux côtés de Lula dans le camp gauche « inoffensive » et « civilisée » par opposition aux « radicaux » Hugo Chávez ou Evo Morales, la presse espagnole s’étonne de voir un pays jugé très machiste élire une femme à la présidence avant les grandes démocraties libérales européennes ou nord-américaines.
- La sobriété, voie de passage de la transition énergétique
- Solidarité féministe avec la Palestine
Féministes racisé·e·s uni·e·s et solidaires (FRUeS) est un groupe non mixte de soutien et de résistance par et pour les personnes s’identifiant comme femmes, fems et personnes non-binaires racisé·es. Suite à la violence déchaînée par l’État d’Israël sur la Palestine, le collectif a rédigé ce manifeste que nous partageons ici dans son intégralité. Nous remercions Jade Almeida de leur avoir ouvert les pages de la revue à travers sa chronique !
- De la diversité libérale à la réaction anti-antiraciste
Un pilier majeur du projet réactionnaire contemporain est la dénonciation du mouvement antiraciste. Les « anti-antiracistes » s’inquiètent pour leur place dans un ordre « naturel » de plus en plus contesté. Tout cela alors même que le néolibéralisme fait d’une main des promesses creuses de représentation pour les minorités et procède de l’autre au saccage généralisé des conditions de vie. Propos recueillis par Philippe de Grosbois et Claire Ross.
- Avatar et les véritables DéfenseurEs de la Terre
Le film Avatar, la plus récente réalisation de James Cameron, raconte comment les humains entreprennent de coloniser une planète et de déplacer puis d’exterminer le peuple d’indigènes qui y habitent afin de s’emparer des riches ressources de leur territoire. Cette allégorie nous donne de nombreux sujets de réflexion.
- Décentralisation et démocratie urbaine
La décentralisation, entendue ici comme un remodelage de l’État, a longtemps été perçue et revendiquée par les mouvements sociaux comme un moyen de valoriser la démocratie, de rapprocher des citoyens et des citoyennes le pouvoir, les lieux de décisions, les services publics ainsi que les possibilités de contrôler le développement régional et local. Au Québec, dans un contexte où le néolibéralisme domine, quelle forme prend la décentralisation et quels intérêts sert-elle ? Contribue-t-elle au renforcement de la démocratie aux échelles régionale ou locale ? Est-il possible pour les citoyennes, organisés ou non, d’occuper les espaces politiques pour mieux faire valoir leurs intérêts, voire pour expérimenter de nouvelles pratiques en matière de développement local et de démocratie participative ? Quelles conditions cela nécessite-t-il ? Quels sont les principaux enjeux de ce processus de reconfiguration politique et quels défis se posent aux mouvements sociaux en termes de revendications et de stratégies ? À quelles nouvelles exigences les mouvements sociaux sont-ils confrontés ? De Montréal, elle-même décentralisée vers ses arrondissements, aux intérêts du monde rural en passant par Trois-Rivières, quatre militants ancrés dans des réalités différentes ont bien voulu répondre à ces grandes questions.
- Les suites du tremblement de terre zapatiste
Le choc provoqué sur la société mexicaine par le soulèvement zapatiste du premier janvier 1994 est bien celui d’un tremblement de terre. Pas une « petite secousse » mais un de ces vrais tremblements de terre dont ce pays de volcans a une longue expérience. Ils ébranlent les fondations des édifices mêmes les plus solides. Souvent, les lézardes n’apparaîtront que progressivement : c’est des années plus tard qu’on réalisera qu’il faut démolir et reconstruire à neuf.
- Le peuple de la rivière Kattawapiskak
À la fin du mois de novembre 2011, les Québécois, les Canadiens anglais et les membres des nations autochtones ont subitement appris que la cheffe du peuple cri de la région d’Attawapiskat, Theresa Spence, avait fait appel à la Croix-Rouge canadienne pour que des agents de cet organisme aident de nombreuses personnes de sa communauté à surmonter les problèmes majeurs de logement qu’elles éprouvaient durant une période de froid polaire (environ - 50 degrés Celsius).
- Notre démocratie du petit nombre
Un parlement québécois votant, par une imposante majorité d’élu·e·s, l’adoption d’une loi d’exception restreignant les droits fondamentaux d’association, d’expression et de réunion. Un gouvernement péquiste appuyant l’application d’un règlement municipal brimant tout autant ces mêmes droits, sur un territoire plus restreint, mais à perpétuité. Un gouvernement canadien bâillonnant la recherche scientifique autant que l’expression de la critique au sein de tout ce que pouvait subventionner l’État auparavant. Un gouvernement états-unien se dotant du pouvoir d’épier toutes les communications dans le monde et poursuivant, telle une police politique internationale, le courageux dénonciateur de cette situation inacceptable. Un peu partout sur la planète, une criminalisation de l’action collective et une banalisation de lois d’exception décrétées par des gouvernements « démocratiquement » élus (ou non).
- Communs, décolonisation et avenirs autochtones
Au solstice de l’été 2024, j’ai convié trois femmes que j’estime à venir marcher sur la FUSA Akwekon Nisi, située à Sainte-Perpétue, en territoire Wolastoq non cédé. Ce fut l’occasion de tisser des liens et d’échanger sur le concept des communs.
Entretien avec Samantha Lopez Uri, Stella Warnier et Françoise de Montigny-Pelletier. Propos recueillis par Marie-Soleil L’Allier.
- Divest McGill : Lutter pour responsabiliser nos institutions
Divest McGill est une campagne qui a commencé entre 2011 et 2012 sous le nom de Decorporatize McGill. Depuis, la campagne milite plus spécifiquement pour que l’Université McGill cesse d’investir dans l’industrie des combustibles fossiles.
Entretien avec Laura et Emily, membres de Divest McGill. Propos recueillis par Arianne Des Rochers et traduits de l’anglais par Amadou Ballo.
- Sous les JO, le ravage
Les Jeux olympiques (JO) de Paris auront fait jaser, bien au-delà de la cérémonie d’ouverture, de la qualité de l’eau de la Seine ou de l’apparence des mascottes. L’illusoire trêve olympique a vite été balayée par des affrontements politiques variés, que ce soit à propos des personnes transgenres et intersexes, du port du voile, du corps des femmes, du racisme dans le sport ou bien de la Palestine. Mais le sujet du « nettoyage social » qui se poursuit a trop vite été mis de côté une fois les épreuves commencées.
- Des ponts parmi les feux
Lancement double le 14 octobre prochain à 18h30 ! La parution du numéro 104 (et son dossier sur l’Acadie) et du numéro 105 (et son dossier sur l’internationalisme) seront soulignés à la librairie N’était-ce pas l’été (6702 St-Laurent, Montréal).
Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Comment répondre au tweet de Kevin
Kevin aime bien se faire passer pour le vrai défenseur des vrais idéaux de gauche : la sollicitude envers les pauvres, la laïcité, la liberté d’expression et tout le tralala. Mais ne vous laissez pas berner : Kevin est un fasciste.
- Usurpations identitaires : Autochtones à la place des Autochtones
Dans l’Est-du-Québec et ailleurs, dès les années 1980, mais de façon marquée à partir des années 2000, des groupes de chasseurs et de défense des droits des blancs se rassemblent pour se constituer en organisations métisses. Ironiquement, se réclamer d’une ascendance autochtone est pour eux un moyen de militer contre l’avancement des droits territoriaux des Autochtones, comme le montre l’exemple du mouvement de réaction envers les avancées politiques des Innu·es/Ilnu·es [4].
- Le déploiement opaque de la nébuleuse
L’échec des négociations dans le cadre du cycle de Doha à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’a en rien ralenti les ardeurs de ceux et celles qui veulent transformer la planète entière en un marché sans frontières. Les grandes ententes multilatérales ne fonctionnent pas à cause de la présence d’un trop grand nombre d’interlocuteurs aux intérêts forcément divergents ? Soit. Il sera désormais nécessaire d’aller de l’avant par des ententes bilatérales qui confrontent de grandes puissances commerciales et leurs richissimes entreprises à de petits pays qui peinent à se développer.
- L’enseignement de l’anglais au primaire
Vu de l’extérieur, le monde de l’éducation doit parfois sembler bien étrange à ceux et celles qui n’y œuvrent pas, ne serait-ce qu’en raison des incessants et parfois abscons conflits idéologiques qui le caractérisent. Considérez celui qui domine au moment où j’écris.
- Nouveaux regards sur l’histoire autochtone
« Nouveaux regards sur l’histoire autochtone », Recherches amérindiennes du Québec, Vol. 46, no 1, 2016, 112 pages.
- La ville spectacle
Voici l’été qui vient et, à sa suite, toute une panoplie de festivals culturels et d’événements sportifs qui tiendront le haut du pavé dans un grand nombre d’agglomérations du Québec, dont le centre-ville de Montréal. Dans ce dernier cas, la concentration d’activités culturelles est telle [5] qu’elle a conduit à la création d’un « quartier des spectacles », zone qui devrait couvrir un territoire d’environ un kilomètre carré autour de l’intersection de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent. Le but de l’opération est autant culturel qu’économique, l’aménagement du quartier intéressant aussi bien les promoteurs immobiliers que l’industrie touristique. Comme on peut le lire sur le site officiel du partenariat du quartier des spectacles, il s’agit d’apporter une contribution « au rayonnement de la métropole aux quatre coins du monde » [6]. En d’autres termes, il importe pour l’administration municipale, ainsi que pour les gouvernements provincial et fédéral, de « mousser » un avantage comparatif que posséderait Montréal dans la compétition que se font les grandes villes sur le marché mondial. Au bénéfice de tous ? Pas exactement…
Rubriques (471)
- Dossier : Démasquer la réaction
- No 026 - oct./nov 2008
- Dossier : Cégeps – 50 ans d’existence
- Dossier : Internationalisme. Quel horizon pour nos luttes ?
- No 105 - Automne 2025
- Mini-dossier : La musique engagée
- No 073 - février / mars 2018
- Dossier : Gaspésie - Forces vives
- No 027 - déc. 2008 / jan. 2009
- Dossier : Acadie. Un accent sur notre monde
