Résultats de la recherche
Articles (3692)
- Les sublimes
Un puissant recueil qui rend poétiquement hommage « aux femmes qui ont osé ».
Les sublimes. Hommage aux femmes qui ont osé. Adèle Blais, Nathalie Plaat. adeleblais.com, 2018, 80 P.
- Organiser la résistance, pratiquer la résilience. Entrevue avec Mélanie Busby du Front commun pour la transition énergétique
Le projet de cette vaste coalition qu’est le Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ) est on ne peut plus ambitieux : viser un Québec ZéN (pour zéro émission nette).
Propos recueillis par Pierre Avignon.
- Conteurs à gages : Des récits pour se réconcilier avec la/notre nature
Étienne Laforge et Félix Morissette, surnommés les « Conteurs à gages », créent pour, par et avec des groupes citoyens, des contes écologiques au cœur du quartier Rosemont—La-Petite-Patrie à Montréal. Nous nous sommes entretenus avec eux pour en apprendre sur leurs ambitions, et plus particulièrement sur le rôle de l’art du conte pour réfléchir notre rapport à la nature, nourrir l’imaginaire, et construire des récits ancrés dans les quartiers. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Les 100 ans de l’Organisation internationale du travail (OIT)
L’Organisation internationale du travail (OIT) a toujours joué un rôle important lors des moments clefs de l’histoire du travail, qu’il s’agisse de la Grande Dépression, de la décolonisation, de la création de Solidarność en Pologne, de la victoire sur l’apartheid en Afrique du Sud. Voilà l’occasion de revenir sur le passé d’une institution qui célèbre cette année son centième anniversaire.
- Ripostes : les voix du communautaire
En février 2025 voyait le jour Ripostes, une plateforme médiatique dédiée au milieu de l’action communautaire autonome québécois. À bâbord ! est allé à la rencontre de l’une de ses instigatrices. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Le soulèvement de 2006. Un héritage révolutionnaire à Oaxaca
Un État sous le contrôle d’une assemblée populaire durant plusieurs mois. Marches, barricades, confrontations avec les forces répressives, médias révolutionnaires et art de la résistance… On désigne souvent le soulèvement de 2006 comme la « Commune de Oaxaca ». Aujourd’hui, elle constitue un moment fondamental, une inspiration sociale et artistique. Les « enfants de 2006 » en portent la mémoire dans les luttes qui voient le jour depuis quelques années à Oaxaca.
- Le progrès fragile de la scolarisation primaire dans le monde
Plusieurs organismes internationaux ont entrepris de promouvoir l’éducation universelle : offrir à tous les enfants une scolarisation de base. Le progrès de l’institution scolaire primaire est indéniable, mais depuis une décennie celui-ci stagne et on craint que les avancées faites de longue haleine ne soient vite effacées dès lors qu’une crise économique ou un conflit militaire survient. Pis encore, le progrès de l’école et le progrès des compétences de base ne sont pas analogues : plusieurs vont à l’école, mais n’y apprennent que trop peu.
- Maladie ou salut de la démocratie ? Fausse question, mauvaises réponses
Le populisme est d’actualité. Mieux dit : il ne cesse d’être d’actualité. Peu d’enjeux du débat public sont aussi systématiquement actuels. À tel point que le sociologue est interpellé moins par son actualité que par sa récurrence : pourquoi le populisme ne cesse-t-il de faire la une ? Peut-être est-ce l’actualité qui fait la question populiste ; et le populisme, un concept qui sert davantage qu’à l’éclairer, à la renvoyer à la déraison.
- Changer de classe sociale : trois modes d’emploi
Les récits de transfuges de classes captivent, au Québec comme ailleurs. L’aventure singulière d’individus qui vont à l’encontre de ce qu’on leur avait assigné à la naissance, une vie dure et pauvre, et qui connaissent le succès, a un aspect rassurant. Mais ces récits dénoncent surtout la rigidité d’un ordre social dont on ne sort jamais indemne.
- André Querry, photographe des luttes
L’important travail d’archivages des luttes sociales qui ont ponctué le Québec à travers les décennies est souvent effectué par des groupes militants et bénévoles qui s’évertuent ainsi à garder notre mémoire vivante. Tous et toutes reconnaîtront en ce sens l’apport d’André Querry à ce travail collectif de par les milliers de photos d’innombrables mobilisations des années 80 à aujourd’hui qu’il rend disponible sur sa page Flickr. À bâbord ! s’est entretenu avec le photographe pour en apprendre davantage sur sa démarche. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross
- Six décennies de science et de luttes
Née de parents anglophones progressistes à l’époque duplessiste, Donna Mergler est une scientifique et militante dont l’engagement a commencé dans les années soixante, durant la Révolution Tranquille. Le magazine Science for the People l’a interrogée sur son parcours dans une version anglaise de cette entrevue qui est disponible sur le site Web https://scienceforthepeople.org. Nous les remercions pour cette collaboration qui nous permet de publier ce texte en français. Propos recueillis par Jennifer Laura Lee.
- La figure québécoise dite colonisée et l’invisibilisation autochtone
À l’occasion de la fête nationale du Québec, il semble important d’ouvrir un débat critique sur la figure du québécois comme figure colonisée, et d’évoquer les angles morts et les héritages, accidentels ou non, de cette représentation mise en avant par des revues comme Parti pris.
- Empire. Nouvel habit de l’impérialisme ?
Au tournant du millénaire, Michael Hardt et Antonio Negri avançaient une thèse assez controversée au sujet de l’avènement d’une nouvelle forme « postmoderne » de domination mondialisée qu’ils nomment « Empire ». Pour ces auteurs, la concurrence belliqueuse entre puissances impériales a fait place à un seul système d’exploitation post-étatique de domination mondialisée.
- Russie - Les « miracles » de Poutine
Vue de loin, la popularité persistante de Poutine en Russie apparaît étonnante, sinon entièrement fabriquée. Le personnage est généralement réservé, peu sympathique et n’a aucun charisme ni dans ses discours ni dans son allure. Il a été le premier responsable de la guerre de Tchétchénie et de toutes les atrocités qui l’ont entourée, pour ne mentionner que ce dossier à son passif. Pourtant au cours des quatre dernières années ou plus, d’après tous les sondages y compris les plus crédibles, son taux d’approbation ou de popularité s’est maintenu aux alentours de 76 %. La majorité de la population aurait été d’accord pour qu’il fasse amender la constitution du pays afin de pouvoir briguer un troisième mandat présidentiel consécutif. On peut y voir la conséquence du contrôle direct ou indirect exercé par le Kremlin sur les grands médias électroniques. Mais il y a plus et le phénomène demande une explication. Un peu paradoxalement, il s’explique davantage par le bilan catastrophique de son prédécesseur que par les succès de Poutine lui-même.
- Enfances extraites. Mères mohawks et Orphelin·es de Duplessis
La recherche de sépultures anonymes d’enfants autochtones a mené à des découvertes troublantes sur le rôle des orphelinats dans les transferts et les disparitions d’enfants au Québec. Ethnographie kanien’kehá:ka de l’alliance avec les orphelin·es pour réparer leurs enfances extraites par l’Église et l’État durant la Grande Noirceur.
- Je vote pour la science. Entrevue avec Isabelle Burgun
Je vote pour la science est une émission de radio hebdomadaire diffusée sur les ondes de Radio Ville-Marie. Elle est issue d’une coalition du même nom et diffuse des idées sur les rapports entre mondes scientifique et politique.
Entrevue avec Isabelle Burgun, animatrice de l’émission radio Je vote pour la science. Propos recueillis par Yannick Delbecque.
- Entretien avec Catherine Dorion. Comment dire les choses autrement en politique ?
Pour le meilleur et pour le pire, de l’intérieur ou de l’extérieur, Québec solidaire est parfois associé au populisme de gauche. Chose certaine, le défi de faire connaître et apprécier un programme politique considéré par plusieurs comme radical est toujours grand. Nous discutons de la question avec la députée Catherine Dorion qui, de son côté, a été souvent confrontée à un populisme… de droite.
Propos recueillis par Claude Vaillancourt.
- Ni Dieu, ni Maître : la mouvance anarchiste contemporaine
Récupérer de la nourriture dans les conteneurs à poubelles, s’organiser avec ses voisinEs pour construire un centre social autogéré dans son quartier, s’impliquer dans une fanfare de rue : hors de l’arène partisane, point de salut pour l’action politique ? Alors que de nombreux indicateurs confirment une baisse de la confiance envers les éluEs et un déclin de l’intérêt de la population pour la politique des partis, de nombreuses activités militantes se présentent comme autant d’expressions d’une façon originale de faire de la politique à l’extérieur des voies institutionnalisées. Dans le Québec d’aujourd’hui, plusieurs de ces initiatives sont porteuses d’un projet politique dont la forme et la
finalité s’inspirent d’un renouveau de la pensée politique libertaire. - GAFAM : Conclusions
J’ai proposé précédemment dans cette série d’articles une synthèse de ce qui fait la domination des GAFAMs. Nous pouvons maintenant chercher ce qu’il y a de commun à leurs histoires respectives.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Amazon. Le capitalisme mégalomane » ; « Google. Ne pas être malveillant » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité ».
- Politique pour les dépossédés
Connu surtout comme militant politique, à titre de dirigeant et de théoricien de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) française, Daniel Bensaïd est aussi engagé depuis une vingtaine d’années dans l’élaboration d’une entreprise de réflexion sociale et politique d’envergure. Sa production intellectuelle, nombreuse et diversifiée, peut néanmoins être regroupée autour de trois pôles principaux : l’approfondissement et le prolongement de la pensée de Marx ; le développement d’une réflexion stratégique liée à la conjoncture ; l’articulation des rapports entre la politique et l’histoire. Les trois livres qu’il a publiés au cours de la dernière année constituent autant de révélateurs des principales facettes d’un projet d’ensemble par ailleurs unifié par le fil à plomb de la défense des opprimés et des exclus de la globalisation marchande.
- J’apostasie, tu apostasies, nous apostasions… Apostasiez !
Ce n’est un secret pour personne : l’Église catholique est une institution dont un des buts principaux est le contrôle social. Elle exerce, depuis des siècles, une influence tentaculaire sur l’ordre social et politique de nombreux pays, ainsi que sur la vie sociale, sexuelle et conjugale de centaines de millions de personnes. Au fil de l’histoire, elle ne s’est pas gênée pour avoir recours à la guerre, au gynécide et au génocide pour imposer son pouvoir. Aujourd’hui, elle continue de mener une guerre ouverte et permanente contre les droits des femmes et de défendre une morale rétrograde qui condamne des millions de personnes à la maladie, à la soumission et à la misère. Assez c’est assez ! Apostasions !
- L’anti-wokisme et ses intellectuel·les : le cas de Nathalie Heinich
Parmi les cautions intellectuelles de l’anti-wokisme, on retrouve la sociologue française Nathalie Heinich. On se réclame de son autorité intellectuelle jusque dans les pages du Journal de Montréal. Ses prises de position méritent pourtant d’être replacées dans leur véritable contexte d’énonciation.
- Éloge de l’action politique jetable
Prenons l’action politique par son bout le plus naïf, par sa nécessité utopique, et par sa véritable motivation. Parlons de cette forme de l’action politique dont l’objectif est de « changer le monde ». Formule creuse ? Principe d’espérance ? Impossibilité ? Évidence ? Le motus de la transformation politique et générale de la vie des communautés humaines accueille plusieurs significations, et celles-ci répondent à différentes conceptions de l’action qui mène au changement, différentes manières de comprendre l’émancipation et ses moyens.
- Haïti. La place des femmes dans les récentes mobilisations
Depuis le 6 et 7 juillet 2018 s’enracine en Haïti une mobilisation populaire donnant à voir que la population demande des comptes au gouvernement. Ces manifestations ont débuté quand les citoyen·ne·s se sont révolté·e·s contre la hausse du prix des produits pétroliers que le gouvernement avait voulu imposer sous l’injonction des organisations internationales. Depuis cette date se sont répétés ou relancés des actes de protestations continues des citoyen·ne·s contre la corruption, la cherté de la vie et la gabegie administrative.
- Le droit à l’avortement, une lutte exemplaire
Militante de longue date pour le droit à l’avortement, Louise Desmarais publie en 1998 La lutte pour le droit à l’avortement, histoire d’une bataille inachevée. Elle présente ici les principales caractéristiques et les moments forts, selon elle, de la lutte pour le droit à l’avortement au Québec.
- Ma censure bien-aimée
Les prises de position contre la « censure » des pièces SLĀV et Kanata de Robert Lepage ont su rallier une faction élargie des champs médiatique et intellectuel. Le récent dossier de la revue Argument sur la censure constitue un échantillon fort révélateur de ce discours qui tend à nourrir le conservatisme ambiant.
- La contamination des mots
C’est un euphémisme de dire qu’on entend beaucoup parler de la contamination des eaux – à moins que ce soit un leurre –, mais beaucoup moins de la contamination des mots. Alors que Guy Laliberté, grâce à l’assistance veule et bénévole des médias, tente de fasciner le monde avec la promotion de sa Fondation One Drop (qu’il appelle fallacieusement sa Mission sociale et poétique), la lecture ou la relecture de Don Quichotte s’avère hautement désaltérante. Sûrement pas pour comparer le Chevalier à la Triste Figure à la tête heureuse de Guy Laliberté, mais pour l’y opposer.
- Solidarités noires face aux génocides
En 2023, Pauline Lomami, Marlihan Lopez et moi-même avons mis sur pied Harambec, une initiative consacrée à la défense des droits des femmes Noires et des personnes non binaires Noir·es [1]. Parmi les actions menées, en mars 2024, nous avons organisé un panel sur Les Solidarités Noires face aux génocides animé par Belen Blizzard. Nous avons eu le privilège d’accueillir Dalia Elsayed, Duha Elmardi et Kandake, qui ont démontré les liens inextricables entre les contextes soudanais, congolais, palestinien et sud-africain.
- Comment la critique du « politically correct » nous enfonce dans le brouillard
Avec les récents livres de Mathieu Bock-Côté et de Pierre Mouterde consacrés au « politiquement correct », un certain confusionnisme idéologique s’étend du conservatisme au progressisme, au Québec comme en France. Une telle pente manichéenne ne nous fait-elle pas perdre en chemin la boussole de l’émancipation ?
- Crise du capitalisme financiarisé
Que le capitalisme soit en crise, et que cette crise soit majeure et affecte le cœur de ce régime économique ne font maintenant aucun doute. Les signes avant-coureurs d’une reprise, d’un quelconque retour à la normale, espérés depuis un an ne se manifestent toujours pas. Au contraire, depuis l’automne la crise financière s’étend à d’autres secteurs et se consolide en crise économique majeure. Ceux qui ne croyaient qu’à un léger, court et nécessaire ajustement après la folie momentanée des subprimes* commencent à réaliser l’importance des déséquilibres ainsi que des contradictions structurelles qui se sont accumulées dans le cadre du capitalisme financiarisé. Celles-ci sont principalement de deux ordres : financier et ordinaire.
- L’étau des privatisations
Quelle technique a-t-elle permis d’imposer la mise en concurrence, voire la privatisation, d’entreprises publiques, de faire accepter la fermeture définitive de nombre de bureaux de poste et de gares, de remettre en cause la gratuité de la santé et de l’éducation, de transformer la fonction publique en un archipel d’agents concurrents et menacés ? Le tout presque sans « débat ». Pour cela, il a suffi de construire un corridor de « réformes » à l’intérieur duquel une porte se verrouille sitôt qu’on en franchit le seuil, pour conduire à une autre qui s’ouvre à mesure qu’on s’en rapproche. Puis, comme le dit la chanson, assez vite « on n’a plus assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens. Alors il faut qu’on avance ».
- La déraison de la croissance des transports
Les usagers briseront les chaînes du transport surpuissant lorsqu’ils se remettront à aimer comme un territoire leur îlot de circulation, et à redouter de s’en éloigner trop souvent.
Ivan Illich [2]
- Communs, décolonisation et avenirs autochtones
Au solstice de l’été 2024, j’ai convié trois femmes que j’estime à venir marcher sur la FUSA Akwekon Nisi, située à Sainte-Perpétue, en territoire Wolastoq non cédé. Ce fut l’occasion de tisser des liens et d’échanger sur le concept des communs.
Entretien avec Samantha Lopez Uri, Stella Warnier et Françoise de Montigny-Pelletier. Propos recueillis par Marie-Soleil L’Allier.
- Victoire de l’opposition, de l’abstention ou de la démocratie ?
La victoire du « non » lors du référendum du 2 décembre 2007 portant sur les réformes constitutionnelles proposées par le président vénézuélien Hugo Chávez constitue le premier succès électoral de l’opposition depuis l’arrivée au pouvoir du mouvement bolivarien en 1998. Pourtant, en chiffres absolus, le camp de l’opposition n’a pratiquement pas connu d’augmentation. Le facteur déterminant de ce référendum est surtout l’abstention de près de trois millions d’électeurs qui, après avoir voté pour Chávez lors des présidentielles de décembre 2006, n’ont pas accouru aux urnes pour soutenir ses réformes constitutionnelles. Plus qu’un désaveu vis-à-vis de Chávez, cette abstention peut être interprétée comme un signe de l’autonomie et de la maturité de l’électorat chaviste refusant de se faire imposer un chantage plébiscitaire au nom de leur appui à un chef ou à un processus révolutionnaire.
- Apocalypse et utopie
On compte qu’entre le deuxième siècle avant l’ère chrétienne et le neuvième siècle de l’ère chrétienne, plus de deux cents apocalypses ont été rédigées par les communautés chrétiennes et juives. Aucun de ces livres apocalyptiques n’a été intégré dans le canon de ces deux communautés religieuses, à l’exception du livre de Daniel, dans la Bible hébraïque, ainsi que du livre de l’Apocalypse (Ap) du Nouveau Testament, dont la canonicité fit difficulté pendant les quatre premiers siècles de l’ère chrétienne. Mais quelle révélation (c’est ce que signifie le mot apocalypsis) cette littérature porte-t-elle au langage ? À cette question, les réponses données au cours de l’histoire ont été multiples. On comprendra donc que, pour des raisons d’espace, mon propos se limitera au livre de l’Ap et que la place nécessaire à son analyse détaillée me fera défaut.
- La santé sera-t-elle un jour possible ?
« Alors que l’on exhorte les citoyens à une saine alimentation, la majorité des travailleurs passe le tiers de leur vie adulte dans des lieux qui agressent leur santé physique et mentale. » – Fernand Séguin
- Indépendance nationale et souveraineté populaire
De défaite en défaite jusqu’à la victoire finale… Tel semble être le leitmotiv lancinant de la nation québécoise. Jamais au pouvoir, toujours en résistance : tous les soulèvements et projets d’indépendance de ce peuple semblent voués à l’échec. Et pourtant, ils ne sont tels qu’en fonction d’une idée précise de la prise du pouvoir ou de l’accession à un État-nation. Par rapport à la création puis à la perpétuation d’un sentiment national et d’une souveraineté populaire, tous ces « échecs » sont autant de jalons à partir desquels nous pouvons encore nous projeter vers un avenir où le « peuple » québécois décidera de son devenir de manière autonome.
- Dissidences
Originaire du quartier Lower Ormeau, dans le sud de Belfast, Anthony McInthyre a vu naître la violence politique en Irlande du Nord à la fin des années 60. Comme de nombreux jeunes catholiques, il a choisi la voie des armes pour défendre sa communauté. En 1973, à l’âge de 16 ans, il devint membre de l’Irish Republican Army (IRA). Un an plus tard, il fut arrêté et emprisonné pour participation à cette organisation clandestine. Relâché en 1975, il retourna en prison en 1976 pour le meurtre d’un paramilitaire protestant. En 1978, il se joignit au Blanket Protest 1 après avoir perdu son statut de prisonnier politique 2 à la suite d’une tentative d’évasion ratée. En prison, il entreprit des études universitaires et s’occupa d’ateliers de discussion sur l’histoire de l’Irlande. Sorti de prison en 1992, il devint membre du Sinn Féin et poursuivit des études doctorales. Déçu de la nouvelle orientation adoptée par les dirigeants du Sinn Féin et opposé aux Accords du Vendredi saint [3], Anthony McInthyre abandonna le mouvement républicain en 1998. Depuis, il est journaliste et l’un des fondateurs de la revue en ligne The Blanket (http://lark.phoblacht.net), qui se veut une tribune libre et ouverte aux différents courants de pensée. Anthony McInthyre nous a accordé une entrevue dans laquelle il nous livre ses pensées sur le Sinn Féin, les Accords du Vendredi saint, l’avenir de l’Irlande du Nord et la revue The Blanket.
- Convergence, quelle convergence ?
La convergence entre partis souverainistes, on en parle beaucoup ces jours-ci. Dans le rang des solidaires, le débat est en cours, mais l’idée rencontre de la résistance. On se demande : est-elle possible avec le PQ ?
- Le bon mot...
« On ne peut plus jouer sur les mots ». Line Beauchamp, 25 avril 2012.
Rome brûle ! Non. Reprenons. Le Québec brûle ! Pendant ce temps, le Premier ministre (Pm) Jean Charest, trouve que sa pièce est un peu trop surchauffée. Insensible à la souffrance sociale qui sévit à l’extérieur de son bunker et fort conscient que la surchauffe vient de ses décisions impopulaires en tout point conformes à ses orientations néolibérales, le Pm souhaite qu’on rafraîchisse la pièce qu’il occupe. Pour ce faire, il demande à son serviteur de démarrer… le climatiseur. Le bon mot pour résumer le comportement de Jean Charest durant le conflit étudiant édition 2012 : irresponsabilité.
- Grandeur et misère de QS
Québec solidaire aura 10 ans l’an prochain. J’étais à son congrès de fondation en février 2006. J’ai été membre de son comité de coordination jusqu’en 2009. Si d’autres activités m’occupent en ce moment, je suis toujours attentif à ce qu’il advient de ce parti dont les idéaux politiques correspondent aux miens. Alors que des partis similaires – Syriza en Grèce, Podemos en Espagne – connaissent des vagues d’appui populaire sans précédent, comment comprendre l’évolution bien différente de Québec solidaire ?
- Un programme néolibéral pur et dur
C’est sans doute l’une des grandes ironies de la petite histoire politique du Québec que l’ADQ se présente sous la bannière du changement quand on sait qu’elle veut remplacer ce qu’elle appelle de « vieilles » idées par des idées encore plus désuètes.
- Montréal en quête d’une légitimité
Aux dernières élections municipales à Montréal, le taux de participation de 35 % semblait révélateur du désintérêt de la population montréalaise face à une campagne électorale terne où les enjeux mis de l’avant portaient sur les nids de poule et la propreté. Cette campagne sans intérêt avait permis au maire Gérald Tremblay d’être reportés au pouvoir pour un deuxième mandat, tout en évitant de se prononcer sur les véritables enjeux. Cette bonne vieille tactique adoptée par les politiciens voulant être reportés au pouvoir est bien connue : rester coi, prendre la parole le moins possible en vue de se faire élire à nouveau.
- Quand les affaires priment sur l’éthique
Le point de départ de cet article est relativement simple : l’une des manières les plus simples et efficaces de contribuer au mieux-être des populations du Sud est d’exercer de la pression sur nos gouvernements pour qu’ils agissent de manière responsable et éthique dans leur politique extérieure, en particulier dans la gestion de l’aide publique au développement. S’il est très difficile d’avoir une influence directe sur la politique intérieure d’un autre État, il est beaucoup plus simple de demander des comptes aux représentants de notre État. Pourtant, les exemples où ce sont les intérêts commerciaux qui priment sur l’éthique sont légion. Ici, nous avons choisi d’illustrer cette dynamique de collusion en analysant l’action du Canada aux Philippines.
- Bruno Marchand et le piège de l’extrême centre
Bruno Marchand a créé la surprise en devenant maire de Québec le 7 novembre 2021. Se présentant comme centriste lors de la campagne électorale, il séduit une partie de l’électorat progressiste par sa personnalité. Or, depuis qu’il est au pouvoir, ce dernier essuie de vives critiques sur son aile gauche.
- Saguenay - Nitassinan : les anarchistes repensent le communautaire
Depuis environ huit ans, à Saguenay, sur les territoires volés du Nitassinan [4], le Collectif Emma Goldman met de l’avant le principe de l’Action sociale anarchiste, une approche alternative de l’intervention sociale et communautaire. Nous vous présentons ce que nous avons tissé au fil de nos discussions, expériences pratiques et réflexions collectives.
- Le Canada : conquérant ou inféodé ?
Ce dossier sur la politique étrangère canadienne était devenu nécessaire. L’appui canadien à l’agression israélienne contre le Liban et l’implication grandissante du Canada dans la guerre néocoloniale d’Afghanistan apparaissent comme des révélateurs d’une politique étrangère impérialiste qui, si elle n’est pas complètement nouvelle, n’en demeure pas moins inquiétante. Cependant que de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger un retrait immédiat des troupes canadiennes d’Afghanistan, la propagande pro-guerre s’intensifie dans les médias de masse et chez la classe politique, laissant présager le maintien du cap militariste de la politique étrangère canadienne.
- Le souverainisme néolibéral et nationaliste. Les raisons de s’en séparer
Le souverainisme ne va pas bien. La portée du projet se réduit, les discussions sur le monde que la souveraineté pourrait permettre de construire sont remises à plus tard, soumises à l’impératif de gagner d’abord un prochain référendum. La vision du monde, néolibérale, de ses représentant·es officiel·les contribue à approfondir le divorce avec les personnes qui sont portées par une solidarité politique à l’égard des opprimé·es et par un point de vue critique de la mondialisation. L’indépendance peut-elle redevenir un projet progressiste menant à plus de liberté, d’égalité et de justice ? Peut-elle concerner plus spécifiquement les couches populaires et défavorisées ? La possibilité d’une réponse positive à ces questions réside dans la capacité d’invention qu’auront ceux et celles qui prennent leurs distances avec le nationalisme et qui refusent de secondariser les luttes pour l’égalité et la justice sociale.
- Du cataclysme à la promesse
L’apocalypse philosophique existe-t-elle encore aujourd’hui ? Depuis le millénarisme médiéval de Joachim de Flore jusqu’aux annonces de Peter Sloterdijk, le discours du cataclysme n’a cessé de se renouveler et il reproduit en le modifiant un dispositif maintenant bien connu : un renversement du temps de l’histoire, en continuité avec l’approche par les catégories, déjà classiques depuis Hegel, d’une structure nécessaire, d’une téléologie. La plupart des philosophies de l’histoire, pensons seulement à Auguste Comte, considèrent le progrès comme le moteur d’une histoire orientée nécessairement vers le bien. Le catastrophisme contemporain, autant scientifique que philosophique, propose de renverser cette structure : s’instaurant prophète d’une fin néfaste, fondée sur la ruine écologique et sur la terreur généralisée, il prophétise un désastre inéluctable, et pour certains déjà manifeste. Du stalinisme aux manipulations génétiques rendant possible la gestion de l’espèce humaine, Peter Sloterdijk, pour ne nommer que lui, appartient à cette catégorie de prophètes du mal nécessaire.
- Les réserves de Monsieur Harper
Le 29 juin 2006, le Canada (avec la Russie) votait contre l’adoption de la Déclaration des droits des peuples autochtones à la première séance du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Ce vote constitue un revirement majeur par rapport à l’attitude adoptée par le Canada durant les vingt années pendant lesquelles s’est élaborée cette déclaration. Un retour en arrière sur l’historique et le contexte d’élaboration de cette déclaration, ainsi qu’une analyse de la position du Canada, permettra de mieux comprendre — et d’expliquer — ce vote qui ne répond aux demandes ni des autochtones, ni des partis d’opposition, ni des ONG, ni du Comité permanent des affaires autochtones.
- Planification : un parcours semé d’embûches
Les transports collectifs joueront un rôle central dans la transition écologique, de concert avec une requalification du territoire respectueuse des populations qui y vivent. Mais encore faut-il qu’ils soient efficaces et bien conçus. Le Réseau express métropolitain de Montréal a, quant à lui, de nombreux effets pernicieux sur cet écosystème de transport.
- Le cri du peuple
Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en 2016, le mot « populisme » est sur toutes les lèvres. Loin d’être une nouveauté – nous en retrouvons des traces au 18e siècle autour de la Révolution française –, le terme est principalement associé, dans l’univers médiatique actuel, à des idéologies de droite ou d’extrême droite.
- La décroissance
Engagement politique et dévastation de l’économie productiviste
Notre génération, rencontrant les limites de la biosphère, possède considérablement plus de responsabilités du point de vue politique et moral que les « générations anciennes, dont on peut dire aujourd’hui, par contraste avec nous, qu’elles ne savaient pas ce qu’elles faisaient ».
Bref, le progrès est devenu problématique. Comment pouvons-nous encore avoir confiance dans ce monde marchand qui s’accroît aux dépens de nos (…) - La force du peuple souverain
Selon un récit largement partagé, l’ascension au pouvoir de gouvernements de gauche – ou du moins « antinéolibéraux » – en Amérique latine a été précédée et rendue possible par la pression de soulèvements populaires massifs. Sans être faux, ce récit néglige de souligner les profondes différences et incompatibilités existant entre les résolutions institutionnelles prenant aujourd’hui le tournant d’un virage à gauche et la logique de ces soulèvements, émeutes ou manifestations de masse. Pour comprendre la « politique de la rue », il est nécessaire de s’intéresser à cette force politique populaire pour elle-même et non pas en fonction de ses traductions « politiciennes » qui n’en sont que le pâle reflet.
- Les 150 premiers jours du gouvernement libéral
L’arrivée au pouvoir du gouvernement libéral a suscité bien des angoisses. Pour en discuter, À bâbord ! a réuni les représentants de quatre groupes importants dans notre société : Lorraine Guay, du collectif D’Abord solidaires, Molly Alexander, de l’Union des forces progressistes, Arthur Sandborn, du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN) et François Saillant du FRAPRU. Nous résumons ici – sur la base de deux grandes questions de fond – l’essentiel de leurs propos.
- « Ceux que la mort fait travailler »
Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal est géré par la Fabrique de la paroisse Notre-Dame. Il compte 17 employé·es de bureau et 90 responsables de l’entretien. Des personnalités comme Thérèse Casgrain, Lhasa de Sela et Émile Nelligan y ont trouvé le repos éternel. Le défi de tenir une grève dans un lieu aussi chargé symboliquement n’est pas banal. Histoire d’un conflit de travail avec Patrick Chartrand. Propos recueillis par Isabelle Larrivée.
- Projet de loi 2 : les corps trans contre l’État
La reconnaissance identitaire est un des points centraux des militances trans et non binaires contemporaines. Rien de surprenant quand on sait le temps que nous mettons chaque jour à négocier nos identités avec les institutions et les personnes cis [5]. Mais la récente lutte contre le projet de loi n°2 nous enseigne les limites d’une approche minoritaire et nous invite à remettre le corps au centre de notre projet politique.
- Rendez-vous des médias critiques de gauche
Le 19 novembre 2022 se tenait la première édition du Rendez-vous des médias critiques de gauche. Ce fut l’occasion, pour les artisan·es d’une quinzaine de publications, de se rencontrer et de discuter des défis que nous vivons.
- Droits et responsabilités sont-ils compatibles ?
Plus que jamais, les réalités qui se dissimulent derrière le mot RESPONSABILITÉ sont inquiétantes. Lorsque nos gouvernants – le gouvernement Harper par exemple – affirment agir de manière responsable, il est devenu impossible de les croire. Ce n’est pas un hasard ! On a confié beaucoup de responsabilités formelles aux gouvernements en prenant pour acquis que c’était leur rôle de voir à notre bien-être. Nos espoirs sont largement déçus.
La collusion entre les élites politiques et (…) - Réforme du mode de scrutin. Recette pour le statu quo
Le 25 septembre dernier, le gouvernement du Québec a déposé le projet de loi 39 pour un nouveau mode de scrutin, respectant ainsi partiellement son engagement électoral. Partiellement, parce qu’il ne livre pas ce à quoi le premier ministre Legault s’était engagé, tant pour le processus que pour le contenu. Où en sommes-nous cinq mois plus tard ?
- Un parti de gauche hybride
Benoit Renaud est, depuis le 1er mars 2008, le secrétaire général de Québec solidaire. À ce titre, il est en quelque sorte le coordonnateur de la vie interne du parti. L’itinéraire de ce militant vaut la peine d’être rappelé, car Benoit Renaud cumule une longue expérience dans divers mouvements et associations (du mouvement étudiant au mouvement contre la guerre en passant par le collectif d’À bâbord !) de même qu’un engagement dans des organisations politiques qu’on pourrait qualifier de « marxistes révolutionnaires » ou de « trotskistes ». Il est donc bien placé pour analyser, dans une perspective engagée et « intéressée », l’évolution de la gauche au Québec depuis une vingtaine d’années et le phénomène de convergence politique qui s’exprime maintenant dans Québec solidaire.
- Pourquoi je suis devenue une pornstar
On imagine souvent que les personnes en situation de handicap sont dans le chemin, qu’elles sont sans importance ou qu’elles ont besoin d’aide. On dit qu’elles sont une « source d’inspiration » quand elles font des choses ordinaires. On les pense moins capables ou pas aussi bonnes que les personnes « normales » (un terme qui est aussi problématique). Ces attitudes renforcent et perpétuent des politiques et des pratiques qui associent handicap et non-désirabilité.
- Soulèvements populaires en Amérique latine
En mai dernier sortait le dernier ouvrage collectif du GRIPAL (Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine) intitulé L’interpellation plébéienne en Amérique latine. Violence, actions directes et virage à gauche. Ce livre, fruit d’une recherche collective qui aura duré trois ans, analyse une série de soulèvements populaires survenus en Amérique latine au cours de la dernière décennie. Par un va-et-vient constant entre la théorie politique et les recherches de terrain, ce livre s’avère un outil de d’interprétation indispensable pour aborder d’autres printemps des peuples survenus plus près de nous ou ailleurs dans le monde. Afin d’en rendre compte, À bâbord ! a rencontré Ricardo Peñafiel, l’un des codirecteurs de ce livre.
- 22 jours de grève
Après une tentative de médiation et plusieurs séances à la table de négociation sans véritables avancées, les enseignantes et enseignants de la FAE – dont le contrat de travail était échu depuis avril 2023 – déclenchent une grève générale illimitée le 23 novembre 2023. L’objectif est de taille : améliorer les conditions de travail des profs, freiner la désertion en enseignement, et renverser la vapeur du recul des dernières années en éducation.
- Centre et réaction : un tango funeste
Les courants réactionnaires contemporains ont trouvé comment tirer profit de la crainte des centristes autour de la « montée des extrêmes » et de la « polarisation ». L’obsession pour le dialogue et le juste milieu fait le jeu de a droite dure.
- Le rôle politique de la mémoire
Depuis 2000, on assiste à des changements majeurs et presque impensables en matière de droits humains dans les pays du Cône sud de l’Amérique latine : abolition des lois protégeant l’impunité dans l’Argentine de Nestor Kirchner ; au Chili, sous la présidence de Michelle Bachelet, création d’une journée nationale des détenus-disparus et première tentative du gouvernement de la Concertación pour faire annuler l’amnistie décrétée par Pinochet ; en Uruguay, émergence d’un mouvement visant à reposer la question du référendum de 1989 ayant mené à la confirmation de l’amnistie des militaires ; mais surtout, partout, la présence marquée et soutenue de mobilisations massives en faveur de la justice, qui ont semblé faire irruption depuis 1998 et depuis l’affaire Pinochet.
- Petite intifada d’un soir
Ce titre fait référence à une crise politique majeure, celle de la conscription de 1917-1918, qui a vu la population du Québec s’opposer massivement à la loi du service militaire obligatoire outre-mer (votée en juillet 1917 par le gouvernement conservateur de Robert Borden). Cette lutte a culminé dans ce qu’on a appelé « les émeutes de Québec ». Ces émeutes ont duré quatre soirs (du 28 mars au 1er avril) et se sont terminées dans le sang. Convoquée pour mater les émeutiers, l’armée a ouvert le feu sur ceux-ci. Comment en est-on arrivé là ?
- Une boussole pour le changement social et politique
La démocratie participative, on commence à en parler partout au Québec. Ateliers de formation organisés par Alternatives ou le Repac, discussions à l’UFP ou dans diverses organisations populaires, projet de budget participatif dans certains arrondissements de Montréal : la voici à l’ordre du jour, avec sur toutes les lèvres la référence quasi magique à Porto Alegre. Mais qu’y a-t-il de vraiment transposable au Québec dans cette expérience brésilienne ? En quoi pourrait-elle nous servir ici de boussole ?
- Pour contrer le terrorisme d’État... des populations civiles en résistance !
En Colombie, les groupes de droits humains, les organisations syndicales et étudiantes ainsi que les communautés rurales font face à une répression grandissante. S’appuyant sur la doctrine de la « Sécurité démocratique », le gouvernement d’Uribe Velez a adopté une série de mesures politiques et judiciaires menant à la criminalisation de larges secteurs de la population, particulièrement lorsque ceux-ci dénoncent la stratégie paramilitaire utilisée par l’État colombien.
Tania Hallé, qui a récemment passé six mois en Colombie, en travaillant dans la province de Choco avec l’organisation colombienne des droits humains Justice et paix, nous retrace ici – loin des informations lénifiantes des grandes agences de presse – les lignes forces de ces politiques répressives ainsi que les efforts des populations civiles pour y résister.
- Défendre la cause de toutes les femmes !
Au Québec, les questions identitaires soulèvent les passions. Accommodements raisonnables, port de signes religieux dans la fonction et les services publics québécois, laïcité, autant de questions fondamentales qui ont déclenché des débats et alimenté pendant des mois des médias en mal de sensationnalisme. La Fédération des femmes du Québec (FFQ) fut et est toujours au cœur de cette tourmente. Toujours, la FFQ a pris le parti de l’égalité et de la liberté des femmes, dans toute leur diversité !
- La division sexuelle du travail
Quel est le rapport entre femmes, féminisme et souveraineté alimentaire ? Au Nord comme au Sud, en ville comme à la campagne, « l’économie », l’agriculture et le gros du commerce des aliments sont encore aujourd’hui « des affaires d’hommes », des secteurs où les positions de pouvoir sont occupées par les hommes et où les femmes, leur travail et leurs revendications restent largement invisibles et dévalorisés. Pourtant, de la semence à l’assiette, les femmes jouent un rôle central dans la production, la distribution et la transformation des aliments. Les restructurations actuelles du système alimentaire mondial les affectent de multiples manières, et elles sont au cœur des luttes politiques pour la justice économique, sociale et environnementale. Regard féministe sur les enjeux de la lutte pour la souveraineté alimentaire.
- Décentralisation et démocratie urbaine
La décentralisation, entendue ici comme un remodelage de l’État, a longtemps été perçue et revendiquée par les mouvements sociaux comme un moyen de valoriser la démocratie, de rapprocher des citoyens et des citoyennes le pouvoir, les lieux de décisions, les services publics ainsi que les possibilités de contrôler le développement régional et local. Au Québec, dans un contexte où le néolibéralisme domine, quelle forme prend la décentralisation et quels intérêts sert-elle ? Contribue-t-elle au renforcement de la démocratie aux échelles régionale ou locale ? Est-il possible pour les citoyennes, organisés ou non, d’occuper les espaces politiques pour mieux faire valoir leurs intérêts, voire pour expérimenter de nouvelles pratiques en matière de développement local et de démocratie participative ? Quelles conditions cela nécessite-t-il ? Quels sont les principaux enjeux de ce processus de reconfiguration politique et quels défis se posent aux mouvements sociaux en termes de revendications et de stratégies ? À quelles nouvelles exigences les mouvements sociaux sont-ils confrontés ? De Montréal, elle-même décentralisée vers ses arrondissements, aux intérêts du monde rural en passant par Trois-Rivières, quatre militants ancrés dans des réalités différentes ont bien voulu répondre à ces grandes questions.
- Porte-voix des positions de l’OTAN
En janvier dernier paraissait le rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, plus connu sous le nom de Rapport Manley, en référence à son président. Ce rapport était très attendu et sa sortie a provoqué de fortes vagues. Mais il semble qu’il y a déjà de cela une éternité, tant d’événements d’importance étant survenus depuis lors : le Parti libéral de Stéphane Dion a accepté le projet du gouvernement du Parti conservateur de prolonger jusqu’en 2011 la participation du Canada à l’occupation militaire de l’Afghanistan (un retrait était jusqu’alors prévu en 2009), les États-Unis ont décidé de déployer 1 000 soldats supplémentaires pour prêter main-forte aux soldats canadiens à Kandahar, le chef d’état-major Rick Hillier a annoncé qu’il quitterait son poste en juillet 2008 et le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a déclaré que le gouverneur afghan de Kandahar devrait être démis de ses fonctions – parce qu’il est brutal et corrompu – avant de s’excuser publiquement et d’affirmer que le Canada respectait la souveraineté et l’autonomie de l’Afghanistan (ben voyons !).
- Répression politique 101
Pinochet, Suharto, crise d’Octobre, Printemps érable... La répression politique est souvent convoquée pour nommer des faits et réalités très divers, tant en degrés qu’en pratiques. Qu’en est-il vraiment ? Qu’est-ce que la répression politique ?
- Forum social mondial - Palestine libre !
Le Brésil a eu le courage d’accueillir du 28 novembre au 1er décembre derniers le Forum social mondial – Palestine libre ! Trois mille personnes y ont participé dont une centaine de Palestiniennes de Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est et plusieurs centaines de réfugiéEs ou de descendantEs palestinienNEs. Trente-sept pays y étaient représentés.
- Les ruses de la réaction
Au fil de ses défaites et de ses retours, la réaction affine ses stratégies et pose un défi de décodage qui en dupe plusieurs.
- Mobilité durable : un chaînon manquant
« Le tramway s’est imposé au fil des années, car il répond à une logique de réaménagement urbain, de planification des transports et de préoccupations environnementales. C’est un choix politique : il s’ancre dans une logique de développement durable, permet de repenser la mobilité urbaine et les projets d’urbanisation. Le tramway est également devenu un outil de promotion de la ville, car implanter un tramway c’est aussi vouloir renouveler l’image de la ville qui l’accueille. » [6]
- Projet de société autocentré, tricontinentale et internationalisme
La mondialisation néolibérale, ses leurres et ses lueurs ont confiné l’enjeu du développement et la réduction de la pauvreté à des acceptions de plus en plus éloignées de celle de l’autodétermination véritable des pays. Mais la redécouverte des vertus de l’État, venu à la rescousse de l’économie spéculative par le régime Bush, et son recours comme panacée pour sortir de l’actuelle récession par l’administration Obama, exhume l’État développementiste. Un tel État, contraire à celui que le néolibéralisme s’est partout évertué à désengager de l’économie puis à en reconfigurer les fonctions, doit de façon responsable et démocratique redevenir l’architecte du développement.
- Les tribunaux contre la liberté
Avez-vous remarqué que l’État n’est jamais à cours de budget quand vient le temps d’attaquer judiciairement la dissidence ? Sommes-nous si dangereux que ça ? Peut-être que non. Mais serait-il dans l’intérêt de l’État d’attendre le jour où la dissidence représentera une menace digne de ce nom à l’égard de la minorité privilégiée ? Poser la question, c’est y répondre !
- Cul, corps, cash
Le dernier livre de la sexologue Jocelyne Robert, Sexe en mal d’amour, de la révolution sexuelle à la régression érotique, est présenté comme un ouvrage qui vise à « susciter et à intensifier la réflexion et les initiatives de ceux et celles qui auraient envie de purifier l’air de la puanteur pseudo-érotique ambiante, axée sur le cul obligé, performant, instrumental, mécanique, utilitariste et triste comme un jour de corvée ». À bâbord ! l’a interviewée sur sa vision du contexte social dans lequel s’inscrit la sexualité au Québec et en Occident.
- Rien de moins qu’une expropriation populaire
Un courant porteur d’alternatives autonomes s’élargit à travers le monde. Peu visible dans les médias de masse, rejetant la politique traditionnelle, il lutte contre la mainmise du capitalisme mondialisé qui souhaite faire des rapports sociaux et de la vie humaine une simple marchandise. L’action du centre social autogéré de Pointe-Saint-Charles s’inscrit dans cette perspective : résister et construire une autre vie.
- La gauche, l’islam, et le racisme
Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et l’état d’urgence planétaire décrété par les États-Unis sous prétexte de « guerre au terrorisme », dans les pays occidentaux, les personnes issues des pays arabo-musulmans sont en butte à toutes les discriminations, tant ethno-raciales que socio-économiques. De plus, les pays arabo-musulmans sont également victimes de l’impérialisme occidental et de l’incurie de leurs propres dirigeants. Au nord comme au sud, des courants politiques « musulmans » prétendent mener des luttes pour contrer ces injustices. Ce constat soulève des défis pour la gauche, qui doit d’une part comprendre les phénomènes politiques se réclamant de l’islam et trouver la meilleure stratégie pour y répondre et, d’autre part, prendre ses responsabilités dans la lutte contre les injustices subies par des nations à majorité musulmane et par les minorités arabo-musulmanes d’Occident. La relation entre la gauche et l’islamisme politique soulève plusieurs questions : comment mener la lutte contre l’islamophobie et le racisme tout en maintenant une vigilance constante à l’égard du fondamentalisme religieux ? L’islamisme peut-il apporter une contribution positive à la lutte anti-impérialiste ? Une action politique inspirée par l’islam peut-elle être également progressiste et compatible avec la gauche ? Les enjeux ne sont pas les mêmes dans les sociétés occidentales où les personnes de confession islamique, minoritaires, sont victimes de racisme et dans les pays arabo-musulmans où la gauche et l’extrême-gauche laïques sont également victimes de l’islamisme politique. Nous avons demandé à deux membres de la rédaction, Benoît Renaud et Mabrouk Rabahi, de lancer le débat.
- Réplique à Philippe Corcuff. Crise de la représentation et rectitude politique
Je dois dire que ton texte m’a surpris puisque tu disais avoir apprécié mes deux ouvrages précédents, dans lesquels pourtant tout ce que je dis sur la rectitude politique se trouve déjà en germe. Je te croyais aussi plus sensible aux difficultés que la gauche peut connaître aujourd’hui ainsi qu’aux impasses dans lesquelles elle tend plus souvent qu’autrement à s’enfermer. N’es-tu pas bien placé, par ton parcours militant même, pour le savoir ?
- Femmes invisibles - Leurs mots contre la violence
Pour le sociologue Smaïn Laacher du Centre d’étude des mouvements sociaux de l’École des Hautes Études en Sciences sociales (CEMS-EHESS) de Paris, la réalité des violences domestiques faites aux femmes issues de l’immigration est escamotée par les débats polémiques sur l’islam et la laïcité. Dans un livre innovant qui fera date, Smaïn Laacher se penche sur ces « femmes invisibles » qui ont osé exposer publiquement des affaires privées et tues. Le sociologue a finement analysé les courriers que des femmes en souffrance ont adressés à deux associations : Voix de femmes (spécialiste des mariages forcés) et la très médiatique Ni putes ni soumises. On en dégage, dans cet entretien, quelques intuitions que le regard intellectuel et les pouvoirs publics devront méditer avec sérieux.
- Quel principe sous-tend l’imposition ?
Le fisc ne se réduit pas à un mécanisme technique de redistribution de la richesse. C’est pour donner corps à un principe civique supérieur qu’il remplit cet office. Pointe d’épine dans le gras du riche, il rappelle à ce dernier que l’enrichissement personnel est tributaire d’une organisation collective. Sans un contexte social structuré, il n’y aurait nul lieu d’engranger des profits à soi seul.
- La décentralisation
La plupart des démocraties occidentales doivent beaucoup à la centralisation. C’est grâce à un processus de centralisation forcée que la France et l’Italie se sont construites, par exemple. Cette volonté de changer le pays à partir d’une autorité centrale s’est incarnée dans le jacobinisme qui, encore aujourd’hui, demeure le talon d’Achille de la gauche traditionnelle. Il n’en demeure pas moins que c’est ce souci égalitaire et démocratique qui a donné naissance aux États modernes [7].
- Conquérir le pouvoir citoyen
Le passé politique des villes québécoises, alors que seuls les propriétaires fonciers avaient droit de vote, pour ne pas dire droit de cité, continue de peser sur notre conception même de la démocratie municipale. Toutefois, entre luttes urbaines et ouverture d’espaces institutionnels de participation, depuis plus de 30 ans des citoyennes revendiquent le droit à la ville.
- J’abats mon jeu
Le 29 février 2008, à l’ouverture du congrès de Québec solidaire, Normand Baillargeon a été invité à présenter sa réflexion sur l’état de la gauche et son avenir au Québec. Le texte qui suit reprend de larges extraits de cette conférence très appréciée des congressistes.
- Ordinateurs pour tous et succès garanti !
Intellectuel engagé et critique tenace du monde des médias, Neil Postman (1931-2003) était d’avis que l’école avait deux ennemis : les technologies de l’information et les programmes d’études. Au Québec, l’omniprésence des technologies de l’information en salle de classe et l’arrivée des contrats de performance scolaire auront-elles pour effet de reléguer l’acte pédagogique à une fonction utilitaire ? Bref tour d’horizon de la pensée de Postman appliquée au contexte québécois.
- La nouvelle cible de la croisade états-unienne
La crise en Irak est source d’inquiétude pour bien des militantes pour la paix à travers le monde. Il y a en effet de bonnes chances que cette crise s’aggrave et s’étende au-delà de ce pays. Alors qu’en Irak des factions radicales se consolident et résistent à la coalition dirigée par les États-Unis, les conservateurs religieux ont déjà remporté les élections en Iran. L’exportation de la démocratie au Moyen-Orient, une priorité numéro un de l’administration Bush, est clairement un échec.
- La gauche et l’islamisme
Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et l’état d’urgence planétaire décrété par les États-Unis sous prétexte de « guerre au terrorisme », dans les pays occidentaux, les personnes issues des pays arabo-musulmans sont en butte à toutes les discriminations, tant ethno-raciales que socio-économiques. De plus, les pays arabo-musulmans sont également victimes de l’impérialisme occidental et de l’incurie de leurs propres dirigeants. Au nord comme au sud, des courants politiques « musulmans » prétendent mener des luttes pour contrer ces injustices. Ce constat soulève des défis pour la gauche, qui doit d’une part comprendre les phénomènes politiques se réclamant de l’islam et trouver la meilleure stratégie pour y répondre et, d’autre part, prendre ses responsabilités dans la lutte contre les injustices subies par des nations à majorité musulmane et par les minorités arabo-musulmanes d’Occident. La relation entre la gauche et l’islamisme politique soulève plusieurs questions : comment mener la lutte contre l’islamophobie et le racisme tout en maintenant une vigilance constante à l’égard du fondamentalisme religieux ? L’islamisme peut-il apporter une contribution positive à la lutte anti-impérialiste ? Une action politique inspirée par l’islam peut-elle être également progressiste et compatible avec la gauche ? Les enjeux ne sont pas les mêmes dans les sociétés occidentales où les personnes de confession islamique, minoritaires, sont victimes de racisme et dans les pays arabo-musulmans où la gauche et l’extrême-gauche laïques sont également victimes de l’islamisme politique. Nous avons demandé à deux membres de la rédaction, Benoît Renaud et Mabrouk Rabahi, de lancer le débat.
- Les oeillères des Célèbres cinq
En Amérique du Nord, plusieurs femmes blanches de la première vague du féminisme ont perverti les idéaux de cette lutte au détriment de femmes autochtones, racisées et/ou en situation de handicap.
- L’archivage culturel, une responsabilité collective
Même si elle n’a plus la cote depuis l’ère numérique, la télé est toujours parmi nous et demeure très influente. Depuis 70 ans, elle marque notre imaginaire collectif et notre discours politique. Pourtant, on ne l’archive pas de manière systématique. Ce travail dépend en grande partie de passionné·es et de militant·es. Regard sur deux documentaires qui soulignent cette tâche essentielle, ainsi que l’état inquiétant de l’archivage culturel à l’ère numérique.
- 40 ans après la Révolution tranquille, pourquoi sommes-nous encore plus dépendants que jamais ?
Paul Rose a consacré sa vie à la lutte pour l’émancipation nationale et sociale du peuple québécois. Projeté à l’avant-scène lors des évènements d’Octobre 1970, prisonnier politique incarcéré pendant douze ans, docteur en sociologie et syndicaliste actif, il partage avec nous son analyse de l’évolution de la société québécoise au cours des quarante dernières années. Bilan historique et perspectives d’avenir d’un militant de la gauche politique québécoise.
- Quelques réflexions stratégiques
L’action en faveur de la justice et de la paix au Proche-Orient fait face à des défis importants dans le contexte actuel. Le texte qui suit se veut une réflexion sur l’approche stratégique qu’on pourrait adopter dans les milieux militants. Il ne prétend aucunement être une réponse définitive aux questions posées, mais plutôt une invitation à une réflexion et à un dialogue sur ces questions.
- Drôle d’odeur dans la cuisine
En vue de produire une nouvelle Politique québécoise d’égalité – appelée sous les gouvernements précédents Politique en matière de condition féminine –, le Conseil du statut de la femme (CSF) a déposé auprès du gouvernement un Avis public intitulé Vers un nouveau contrat pour l’égalité sociale entre les femmes et les hommes. La Commission parlementaire de janvier 2005 est l’aboutissement des consultations entreprises par le CSF et le comité d’expertes nommées par la ministre, Michelle Courchesne, en février 2004 [8].
- Montréal-Nord. Une clinique de proximité par et pour les citoyenn·e·s
À Montréal-Nord, des citoyen·ne·s construisent une clinique communautaire de proximité, fruit d’un partenariat regroupant Parole d’excluEs, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal. Ce projet repose sur une vision élargie de la santé qui postule que les besoins de la communauté doivent être au cœur de l’approche des soins, et dans laquelle les citoyen·ne·s sont appelé·e·s à jouer un rôle actif aux côtés des professionnelles de la santé.
- Problème insoluble ?
La corruption en politique ne date pas d’hier. Six ans après la fondation du Canada en 1867, le premier ministre John A. Macdonald est forcé de démissionner pour avoir accepté de l’argent du Canadien Pacifique. La politique municipale n’est pas à l’abri et la situation est souvent bien pire, depuis longtemps.
- Peur et pensée politique
La crise du capitalisme n’est plus épisodique et conjoncturelle. À la suite de l’effondrement des mécanismes de l’endettement, qui avaient eux-mêmes remplacé la social-démocratie pour en contenir l’effet désintégrateur, la crise est devenue « structurelle ». Cette fois, c’est plus grave : l’anticapitalisme est aussi entré en crise. Ce que l’action politique de gauche et sa théorie nomment liberté ne serait plus que la condition d’une plus cruelle pénétration des marchés. Toute issue semble ouvrir sur l’accélération des moteurs. À moins que… de nouvelles valeurs soient proclamées, qui aboliraient le capitalisme une bonne fois pour toutes !
- Les mouvements sociaux : gardiens du bien commun
Ces dernières années, la tendance a été forte de restreindre la gauche politique aux partis politiques de gauche présents dans l’arène électorale. Sans nier ni minimiser le rôle d’un parti comme Québec solidaire, il me semble que si l’on veut analyser les phénomènes à l’œuvre actuellement au Québec, il faut élargir nos horizons et porter attention aux mobilisations sociales de diverses natures et aux mouvements qui les portent.
