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Articles (2345)
- Quand les affaires priment sur l’éthique
Le point de départ de cet article est relativement simple : l’une des manières les plus simples et efficaces de contribuer au mieux-être des populations du Sud est d’exercer de la pression sur nos gouvernements pour qu’ils agissent de manière responsable et éthique dans leur politique extérieure, en particulier dans la gestion de l’aide publique au développement. S’il est très difficile d’avoir une influence directe sur la politique intérieure d’un autre État, il est beaucoup plus simple de demander des comptes aux représentants de notre État. Pourtant, les exemples où ce sont les intérêts commerciaux qui priment sur l’éthique sont légion. Ici, nous avons choisi d’illustrer cette dynamique de collusion en analysant l’action du Canada aux Philippines.
- Petite chronologie de l’autogestion au Québec
1945
L’imprimerie coopérative Harpell – Sainte-Anne-de-Bellevue
Considérée par plusieurs comme l’ancêtre du mouvement autogestionnaire au Québec, c’est en 1945 que l’imprimerie devient une coopérative de travail pendant près de 50 ans. À son plus fort, elle réunit près de 300 membres travailleurs·euses.
1947
Le village de Guyenne ou « la petite Russie » – Abitibi
En 1946 est mis en place une formule de colonisation du territoire qui mènera à la création d’un village où les (…) - Droit au logement : « Nous sommes au début d’une très longue lutte »
Le Comité d’action de Parc-Extension (CAPE), qui défend les droits des locataires de ce quartier montréalais, est l’avant-garde de la lutte contre la gentrification et la crise du logement. Les locataires qui s’y mobilisent sont parmi les plus vulnérables au pays et font face à une spéculation immobilière féroce, mais iels ont aussi organisé cet été une manifestation historique contre les attaques caquistes envers le droit au logement. À bâbord ! s’est entretenue avec un groupe qui a beaucoup à nous apprendre. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross.
- À la recherche du téléphone éthique
Pour les militant·e·s de gauche, choisir un téléphone intelligent peut s’avérer une tâche complexe. Une variété de critères éthiques existe, mais il est difficile, voire impossible, de trouver un appareil pouvant les satisfaire tous. Est-il possible de changer les pratiques des grands fabricants et autres emblèmes de l’ère techno-capitaliste ?
- Droits et responsabilités sont-ils compatibles ?
Plus que jamais, les réalités qui se dissimulent derrière le mot RESPONSABILITÉ sont inquiétantes. Lorsque nos gouvernants – le gouvernement Harper par exemple – affirment agir de manière responsable, il est devenu impossible de les croire. Ce n’est pas un hasard ! On a confié beaucoup de responsabilités formelles aux gouvernements en prenant pour acquis que c’était leur rôle de voir à notre bien-être. Nos espoirs sont largement déçus.
La collusion entre les élites politiques et (…) - Lobby : Halte aux dérapages
En continuité avec notre dossier Lobbyisme, le pouvoir obscur (no. 95), nous publions la déclaration Lobby : halte aux dérapages, que nous vous invitons à lire attentivement et à signer en allant à l’adresse https://lobby-halte-aux-derapages.org. Votre appui permettra d’ajouter une action simple mais importante à la lecture de notre numéro sur le sujet.
- La gauche transphobe, fer de lance de l’extrême droite
Un des aspects les plus fascinants de l’extrême droite est sans doute la conscience qu’ont ses membres que leur idéologie est inacceptable. Dans les premières phases d’un backlash, il n’est pas rare de voir des gens se réclamer du groupe auquel illes s’opposent, avant de finalement déployer un discours de plus en plus transparent quant à leurs réelles intentions. C’est une stratégie qui permet non seulement de normaliser leur propos, mais aussi de placer les mouvements progressistes dans une posture défensive.
- André Querry, photographe des luttes
L’important travail d’archivages des luttes sociales qui ont ponctué le Québec à travers les décennies est souvent effectué par des groupes militants et bénévoles qui s’évertuent ainsi à garder notre mémoire vivante. Tous et toutes reconnaîtront en ce sens l’apport d’André Querry à ce travail collectif de par les milliers de photos d’innombrables mobilisations des années 80 à aujourd’hui qu’il rend disponible sur sa page Flickr. À bâbord ! s’est entretenu avec le photographe pour en apprendre davantage sur sa démarche. Propos recueillis par Isabelle Larrivée et Claire Ross
- Une coalition à la défense du fjord
La résistance s’organise au Saguenay pour protéger le fjord contre trois projets industriels qui menacent cet écosystème fragile. À bâbord ! s’est entretenu avec Adrien Guibert-Bartez, co-porte-parole de la Coalition Fjord, le regroupement qui coordonne les mobilisations. Propos recueillis par Valérie Beauchamp.
- Six décennies de science et de luttes
Née de parents anglophones progressistes à l’époque duplessiste, Donna Mergler est une scientifique et militante dont l’engagement a commencé dans les années soixante, durant la Révolution Tranquille. Le magazine Science for the People l’a interrogée sur son parcours dans une version anglaise de cette entrevue qui est disponible sur le site Web https://scienceforthepeople.org. Nous les remercions pour cette collaboration qui nous permet de publier ce texte en français. Propos recueillis par Jennifer Laura Lee.
- Entrevue : Cinéma sous les étoiles et Funambules Média
Cinéma sous les étoiles, organisé par Funambules Média, est un festival de documentaires sociaux qui se tient dans les parcs et quartiers de Montréal. Dans le cadre de leur 14e édition, Cinéma sous les étoiles propose près de 45 projections à 15 endroits à Montréal. Propos recueillis par Samuel-Élie Lesage.
- Un grand défi pour les anglophones
Le comité d’action sociale anglophone (CASA) aide les jeunes anglophones de la péninsule gaspésienne grâce à son programme Compass. Ce programme vise à aider les anglophones de 12 à 35 ans pour qui accéder au marché du travail présente toutes sortes de difficultés.
- Repères de pauvreté, repères de société
En 2002, l’Assemblée nationale adoptait à l’unanimité la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Cette loi nous engageait à « tendre vers un Québec sans pauvreté ». Où en sommes-nous ?
- Colombie. Entre la violence et l’espoir
Plusieurs analystes ont expliqué la persistance de la violence en Colombie par des manifestations de criminalité individuelle. Il faut toutefois, même si cela est complexe, tenter de comprendre la violence autrement pour rendre compte de sa persistance dans le temps et l’espace.
- Penser le journalisme dans un monde en crise
Il faut prendre au sérieux la prétention des journalistes à se voir comme « chiens de garde de la démocratie » pour saisir l’ampleur des dérives actuelles de l’idéal moderne d’autonomie collective, classiquement entendu comme la capacité de la société de prendre en main son histoire. Appréhender le journalisme en le confrontant à sa doxa permet alors de resituer la crise contemporaine du journalisme dans le miroir de la crise du politique. Cela ne fait bien sûr pas disparaître le problème (…)
- Internet et la raison d’État
Longtemps loué pour son potentiel émancipateur, l’Internet semble être devenu un inquiétant instrument de contrôle aux mains des pouvoirs étatiques et économiques. À l’occasion de la sortie de l’édition québécoise de son livre, intitulé Contre-histoire d’Internet. Du XVe siècle à nos jours (Éditions de la rue Dorion), le sociologue Félix Tréguer revient sur les raisons de cet échec et sur les perspectives actuelles de luttes et de subversions. Propos recueillis par Philippe de Grosbois.
- Être queer, c’est révolutionnaire et ça doit le rester
Du 7 au 11 juin derniers, les queers montréalais·es se sont rassemblé·es au festival Brûlances pour célébrer et défendre leurs identités. Quel est le lien entre Brûlances et les initiatives queers précédentes ? Qu’est-ce qui motive cette renaissance ? Quels sont les défis auxquels la communauté queer du Québec doit faire face aujourd’hui et à l’avenir ? Propos recueillis par Jahanzeb Hussain.
- L’islamophobie : fantasme ou réalité ?
Nous diffusons en ligne la version intégrale d’un article de Jacques Pelletier que l’on retrouve dans notre numéro de juin 2014.
- Le capitalisme coupable
Nous avons posé à différents groupes les deux mêmes questions : pourquoi y a-t-il de la pauvreté dans notre société et comment l’éradiquer définitivement ? Voici leurs réponses.
- Petite intifada d’un soir
Ce titre fait référence à une crise politique majeure, celle de la conscription de 1917-1918, qui a vu la population du Québec s’opposer massivement à la loi du service militaire obligatoire outre-mer (votée en juillet 1917 par le gouvernement conservateur de Robert Borden). Cette lutte a culminé dans ce qu’on a appelé « les émeutes de Québec ». Ces émeutes ont duré quatre soirs (du 28 mars au 1er avril) et se sont terminées dans le sang. Convoquée pour mater les émeutiers, l’armée a ouvert le feu sur ceux-ci. Comment en est-on arrivé là ?
- Changer de classe sociale : trois modes d’emploi
Les récits de transfuges de classes captivent, au Québec comme ailleurs. L’aventure singulière d’individus qui vont à l’encontre de ce qu’on leur avait assigné à la naissance, une vie dure et pauvre, et qui connaissent le succès, a un aspect rassurant. Mais ces récits dénoncent surtout la rigidité d’un ordre social dont on ne sort jamais indemne.
- Le soulèvement de 2006. Un héritage révolutionnaire à Oaxaca
Un État sous le contrôle d’une assemblée populaire durant plusieurs mois. Marches, barricades, confrontations avec les forces répressives, médias révolutionnaires et art de la résistance… On désigne souvent le soulèvement de 2006 comme la « Commune de Oaxaca ». Aujourd’hui, elle constitue un moment fondamental, une inspiration sociale et artistique. Les « enfants de 2006 » en portent la mémoire dans les luttes qui voient le jour depuis quelques années à Oaxaca.
- La sépulture, impensé de la situation d’immigration
Ébranlée par la tragédie de la mosquée de Québec, la communauté musulmane s’est mobilisée dans la recherche d’un terrain visant à fonder un cimetière. Sur sa route, elle a dû affronter l’hydre d’un intégrisme inédit.
- Auprès de la mort
Le présent article rassemble les témoignages de trois femmes âgées offrant une fenêtre sur leur expérience de vie et leurs réflexions quant aux thèmes du deuil et de la mort. Il s’agit d’une invitation à l’écoute de personnes ayant leur propre vécu, sensibilités et visions du monde. Une brève tribune pour une parole humaine intime remettant ainsi à jour l’éternelle question : « Mort, où est ta victoire ? »
- De la démocratie athénienne à la démocratie représentative et pluraliste
Voici le texte de mon intervention sur la notion de démocratie à l’émission Simplement humain (CIBL 101,5 FM) le 20 avril dernier.
- Un cycle mondial de protestation
La vague de mobilisation qui a secoué le Québec au printemps 2012 est sans précédent. Le nombre de manifestations et d’opérations de perturbation, tout comme la créativité des étudiantEs et leur détermination, a surpris tout le monde et a contribué à redéfinir l’image du Québec à l’international. Soudainement, celui-ci n’était plus une contrée paisible et provinciale, mais plutôt la dernière expression d’un phénomène mondial de contestation du néolibéralisme et des politiques d’austérité. Le quotidien britannique The Guardian est même allé jusqu’à décréter que la mobilisation étudiante québécoise était en train de devenir l’une des plus puissantes et des plus créatives campagnes contre l’austérité [1].
- Les élites du capital financier
Pour dépasser l’image standard du bourgeois propriétaire d’entreprise comme figure de la domination sociale, il est nécessaire d’opérer un retour sur le développement de l’entreprise depuis deux siècles ainsi que sur la part croissante de l’activité financière depuis 30 ans. L’analyse sommaire de ces deux dimensions permettra de distinguer les traits caractéristiques d’une élite financière dont le pouvoir ne cesse de croître.
- Koumbit : la technologie autrement
Koumbit est un collectif de travail qui offre une alternative aux solutions piégées de la grande industrie informatique. L’organisation autogérée fête cette année son 20ᵉ anniversaire, une prouesse militante qui mérite d’être soulignée. Propos recueillis par Yannick Delbecque.
- Réchauffement climatique : peut-on encore prendre l’avion ?
Devant les effets dévastateurs du réchauffement climatique et sachant à quel point l’avion est un important émetteur de gaz à effet de serre (GES), plusieurs hésitent à prendre ce moyen de transport. D’autres y renoncent carrément et pour toujours. Vaut-il mieux suivre leur exemple et rayer les grands avantages qu’offre l’avion ?
- Ripostes : les voix du communautaire
En février 2025 voyait le jour Ripostes, une plateforme médiatique dédiée au milieu de l’action communautaire autonome québécois. À bâbord ! est allé à la rencontre de l’une de ses instigatrices. Propos recueillis par Samuel Raymond.
- Familles LGBT+ : Lutter pour la reconnaissance
La Coalition des familles LGBT+ est un organisme communautaire de défense des droits qui vise la reconnaissance sociale, juridique et institutionnelle des familles issues de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres. À babord ! s’est entretenu avec Mona Greenbaum de la Coalition des familles LGBT+. Propos recueillis par Caroline Brodeur.
- L’anti-wokisme et ses intellectuel·les : le cas de Nathalie Heinich
Parmi les cautions intellectuelles de l’anti-wokisme, on retrouve la sociologue française Nathalie Heinich. On se réclame de son autorité intellectuelle jusque dans les pages du Journal de Montréal. Ses prises de position méritent pourtant d’être replacées dans leur véritable contexte d’énonciation.
- Nation-anxiété
2022 a vu la publication de trois essais écrits par de jeunes intellectuels ouvertement conservateurs et nationalistes. Si ces trois textes sont caractérisés par la peur anxieuse de voir la nation québécoise disparaître, les lire révèle en fait la nullité absolue de leur idée de nation, de l’usage stratégique de cette notion, et des visées éminemment autoritaires des auteurs.
- Divest McGill : Lutter pour responsabiliser nos institutions
Divest McGill est une campagne qui a commencé entre 2011 et 2012 sous le nom de Decorporatize McGill. Depuis, la campagne milite plus spécifiquement pour que l’Université McGill cesse d’investir dans l’industrie des combustibles fossiles.
Entretien avec Laura et Emily, membres de Divest McGill. Propos recueillis par Arianne Des Rochers et traduits de l’anglais par Amadou Ballo.
- Hydro-Québec : L’emblème du nationalisme québécois
L’hydroélectricité est un élément incontournable de l’imaginaire nationaliste québécois. Souvent présenté comme un fleuron national et une fierté d’ingénierie, le développement de l’hydroélectricité s’inscrit dans un processus d’accaparement des territoires et des ressources par l’État colonial québécois. Cela s’exerce aux dépens des droits des Premiers Peuples, de l’intégrité de leurs territoires et de leurs modes de vie. En quoi l’hydroélectricité est une forme de dépossession coloniale, une autre facette de l’extractivisme au Québec ?
- 22 jours de grève
Après une tentative de médiation et plusieurs séances à la table de négociation sans véritables avancées, les enseignantes et enseignants de la FAE – dont le contrat de travail était échu depuis avril 2023 – déclenchent une grève générale illimitée le 23 novembre 2023. L’objectif est de taille : améliorer les conditions de travail des profs, freiner la désertion en enseignement, et renverser la vapeur du recul des dernières années en éducation.
- Brèches féministes dans les murs de la ville
Malgré des avancées au cours du siècle dernier, l’appropriation par les femmes de l’institution municipale et de la ville se produit lentement – trop lentement, au goût de plusieurs militantes et organisations féministes. Comment rompre avec cette hégémonie patriarcale qui a longtemps fait des municipalités des boys club ?
- Filière batterie : Transition en déroute
Un boom d’exploration minière menace les territoires, la dénationalisation d’Hydro-Québec met en péril l’héritage énergétique québécois et des subventions de plusieurs milliards de dollars sont accordées à des multinationales étrangères. Ces réalités sont le résultat de la nouvelle filière batterie. Faisant appel à l’imaginaire séduisant de l’écomodernisation, ce projet néolibéral et colonial dissimule toutefois des risques importants et reconduit l’exploitation du territoire et du vivant.
- Palestine. Haro sur la censure
Depuis le début de la guerre israélienne contre la population palestinienne de Gaza, le 7 octobre, nous sommes témoins d’une recrudescence de cas de censure des opinions propalestiniennes. Cette volonté d’effacement vise spécifiquement l’expression de la solidarité et l’expertise qui démentent les discours officiels israéliens.
- Solidarité féministe avec la Palestine
Féministes racisé·e·s uni·e·s et solidaires (FRUeS) est un groupe non mixte de soutien et de résistance par et pour les personnes s’identifiant comme femmes, fems et personnes non-binaires racisé·es. Suite à la violence déchaînée par l’État d’Israël sur la Palestine, le collectif a rédigé ce manifeste que nous partageons ici dans son intégralité. Nous remercions Jade Almeida de leur avoir ouvert les pages de la revue à travers sa chronique !
- Ce que la migration temporaire de main-d’oeuvre dit de nous
Les Programmes des travailleurs étrangers temporaires au Canada sont populaires auprès des entreprises canadiennes, des travailleur·euses elleux-mêmes, des gouvernements et des institutions internationales. Ces programmes permettent pourtant une pure et simple exploitation des travailleur·euses, qui doivent endurer des conditions de travail et de vie inacceptables et parfois dangereuses. Et même s’ielles passent des années parmi nous, la plupart d’entre eux et elles n’auront jamais accès à un statut permanent. La migration de main-d’œuvre temporaire est-elle vraiment la voie de l’avenir ?
- GAFAM : Conclusions
J’ai proposé précédemment dans cette série d’articles une synthèse de ce qui fait la domination des GAFAMs. Nous pouvons maintenant chercher ce qu’il y a de commun à leurs histoires respectives.
NLDR. Les autres articles de la série sont également disponibles sur notre site : « Amazon. Le capitalisme mégalomane » ; « Google. Ne pas être malveillant » ; « Microsoft. Adopter, étendre, anéantir » ; « Apple. Le géant des apparences » ; « Facebook. La tyrannie de la popularité ».
- La fabrique des deuils sans importance
Les inégalités ne nous laissent aucun répit et nous pourchassent jusqu’après la mort. Comme dans la vie, le deuil révèle les limites de notre réservoir d’empathie collective.
- Enfances extraites. Mères mohawks et Orphelin·es de Duplessis
La recherche de sépultures anonymes d’enfants autochtones a mené à des découvertes troublantes sur le rôle des orphelinats dans les transferts et les disparitions d’enfants au Québec. Ethnographie kanien’kehá:ka de l’alliance avec les orphelin·es pour réparer leurs enfances extraites par l’Église et l’État durant la Grande Noirceur.
- Usurpations identitaires : Autochtones à la place des Autochtones
Dans l’Est-du-Québec et ailleurs, dès les années 1980, mais de façon marquée à partir des années 2000, des groupes de chasseurs et de défense des droits des blancs se rassemblent pour se constituer en organisations métisses. Ironiquement, se réclamer d’une ascendance autochtone est pour eux un moyen de militer contre l’avancement des droits territoriaux des Autochtones, comme le montre l’exemple du mouvement de réaction envers les avancées politiques des Innu·es/Ilnu·es [2].
- Les COP sont-elles bonnes ou mauvaises ?
Les Conférences des Parties, ou COP, qu’elles portent sur le climat ou la biodiversité, restent controversées. Certaines personnes les jugent indispensables pour combattre des problèmes majeurs à une échelle internationale, d’autres considèrent qu’elles lancent des paroles en l’air et qu’elles demeurent inefficaces, voire nuisibles. Qui donc a raison ?
- L’échec commercial d’un bien public
L’imputabilité des élites dépend en grande partie de la qualité, de la pluralité et de la disponibilité des journalistes professionnels, qui sont les yeux et les oreilles des citoyen·ne·s autrement exclu·e·s des lieux de pouvoir. Pourtant, les médias d’information, particulièrement la presse écrite, traversent une crise économique sans précédent et sans fin qui met son existence en péril. Et si la solution consistait à admettre l’échec commercial de l’information et à confirmer son statut de bien public ?
- Université des mouvements sociaux à Paris
Plus de 2 000 personnes provenant de dizaines d’organisations et de mouvements sociaux ont convergé à la fin du mois d’août au campus de Bobigny de l’Université de la Sorbonne Paris Nord. Elles venaient assister à plus de 200 ateliers, plénières et activités culturelles dans le cadre de l’Université d’été des mouvements sociaux et de solidarité (UÉMSS). Ces participant·es provenaient d’une trentaine de pays, et la délégation franco-québécoise comptait une vingtaine de personnes.
- Remises en question de l’adoption internationale
Depuis le début des années 2000, le nombre d’adoptions internationales connaît une chute spectaculaire à l’échelle mondiale. Parallèlement, ces dernières années, de plus en plus de personnes adoptées adoptent un discours critique vis-à-vis des pratiques et revendiquent des changements. Ces deux phénomènes traduisent une remise en question profonde de la pertinence du modèle de l’adoption internationale comme solution pour les enfants vulnérables. Est-ce que la fin aurait sonné pour l’adoption internationale ? Et qu’est-ce que cela signifie pour les enfants qui n’ont pas de milieu familial apte à les soutenir ?
- S’en laver les mains
Malgré les règlements sur le respect de l’environnement qui existent au Québec, les problèmes persistent à plusieurs endroits. Avons-nous les moyens de nos ambitions ? Les municipalités doivent faire appliquer des règlements et des politiques que leur largue le gouvernement sans les doter des moyens et des outils nécessaires. Ce sont les cours d’eau qui en souffrent.
- Doit-on s’y résigner ?
Jean-Pierre Terrail est professeur à l’Université de Versailles-Saint-Quentin. L’Humanité a présenté son dernier livre comme un ouvrage « savant, foisonnant, bourré de références insolites » et son travail comme ouvrant « des pistes neuves et dérangeantes ». En fait, comme on va le constater, Terrail propose un substantiel et stimulant renouvellement de la question de l’inégalité scolaire.
- Prairies canadiennes : cultiver l’extractivisme
Bien que le terme « extractivisme » soit le plus souvent utilisé pour désigner les industries minières et fossiles, l’histoire du développement agricole dans les Prairies peut également être interprétée comme une forme d’agro-extractivisme, commençant par la colonisation et la dépossession autochtone, puis par des décennies d’agro-industrialisation et, plus récemment, par la financiarisation des terres agricoles.
- Précarité genrée, violences ignorées
La précarité et la pauvreté sont des formes de violences extrêmes qui sont trop peu souvent reconnues et dénoncées. Alors que le coût de la vie atteint des sommets et que les salaires peinent à suivre l’inflation, le Comité des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, coordonné par la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a décidé de conduire sa campagne annuelle de 2023 sous le thème « Précarité genrée, violences ignorées ». La situation demeure d’une urgence criante aujourd’hui.
- Les oeillères des Célèbres cinq
En Amérique du Nord, plusieurs femmes blanches de la première vague du féminisme ont perverti les idéaux de cette lutte au détriment de femmes autochtones, racisées et/ou en situation de handicap.
- Chevalier, Barbie.... et Richelieu : Le cinéma des bonnes intentions
Certains films, portés par de bonnes intentions, devraient spontanément susciter l’adhésion par les valeurs qu’ils défendent. Tout le monde sait cependant que l’appui à des causes justes n’assure en rien la qualité d’une œuvre. Deux films hollywoodiens récents, Chevalier et Barbie, en sont de bons exemples.
- Prolétaires de tous les jeux, unissez-vous !
Games Workers Unite Montréal est une organisation locale s’inscrivant dans le mouvement mondial Games Workers Unite (GWU). À bâbord ! s’est entretenu avec eux pour discuter de la situation au Québec. Propos recueillis par Yannick Delbecque.
- Les artifices du pouvoir
La ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec, attire l’attention des médias depuis plusieurs années. L’administration municipale fait l’objet de multiples plaintes au ministère des Affaires municipales ; des démarches citoyennes devenues indispensables qui suscitaient chez Sylvie Asselin, en juillet 2015 au sortir d’élections précipitées, des réflexions sur l’état de notre démocratie.
- Familles noires et DPJ. Quand le système blesse sous couvert de protection
La surreprésentation des enfants Noir·es dans les systèmes de protection de la jeunesse révèle une injustice alarmante, mais souvent passée sous silence. Protégeons-nous réellement les enfants et les familles Noires ou leur causons-nous du tort à travers un processus discriminatoire ?
- Les oublié·es de la réforme du droit de la famille
Le système législatif est plus souvent à la remorque des réalités sociales qu’il n’est moteur de changement et d’avant-gardisme. La réforme du droit de la famille proposée par la CAQ depuis 2022 en est un bon exemple. Un regard attentif peut rapidement apercevoir les laissé·es pour compte de la démarche.
- Paradigme fiscal désuet et fiscalité à réformer
Tandis que la richesse se concentre de plus en plus entre quelques mains, la pauvreté s’accroît à un rythme effarant. Des milliers de personnes n’ont plus les moyens de se nourrir adéquatement, de se loger, et de manière générale de répondre à leurs besoins de base et à ceux de leur famille. Les réponses du gouvernement de la CAQ devant ces problèmes demeurent profondément insatisfaisantes.
- L’inaction face au génocide de la Palestine, un acte de complicité
Nous entrons maintenant dans le dixième mois du génocide perpétré par Israël contre le peuple palestinien assiégé et occupé. Ce génocide est une extension de plus de sept décennies de dépossession coloniale et d’apartheid infligés aux Palestinien·nes.
- Qui a droit à la romance ?
Qui gagne et qui perd au jeu de la séduction ? Est-ce un droit ou une forme de privilège que d’avoir accès à l’amour ?
- Les cibles culturelles du mouvement antiavortement
Depuis de nombreuses décennies, le mouvement états-unien contre l’avortement tente d’influencer l’opinion publique en s’inscrivant dans le domaine culturel. En plus de limiter le strict droit à l’avortement, des efforts importants sont déployés afin de rendre l’avortement littéralement « impensable ».
- « Entreprise libérée » : Expérimentations et apprentissages
Fondée en 2004 en Beauce, l’entreprise RG dessin est une entreprise privée de dessin industriel de 12 employé·es qui s’inspire du concept d’entreprise libérée. Une gouvernance qui emprunte des éléments d’autogestion tout en conservant certains traits propres aux entreprises privées. Comment se déploie cette philosophie dans l’entreprise ?
Entrevue avec Vincent Roy, président co-fondateur de l’entreprise privée RG dessin. Propos recueillis par Isabelle Bouchard et Samuel Raymond.
- La pauvreté, cause et conséquence de violations de droits humains
La précarité économique dans laquelle un nombre de plus en plus important d’entre nous se trouve compromet le droit à la sécurité sociale et nuit à l’exercice de l’ensemble des droits humains.
- Bruno Marchand et le piège de l’extrême centre
Bruno Marchand a créé la surprise en devenant maire de Québec le 7 novembre 2021. Se présentant comme centriste lors de la campagne électorale, il séduit une partie de l’électorat progressiste par sa personnalité. Or, depuis qu’il est au pouvoir, ce dernier essuie de vives critiques sur son aile gauche.
- Justice réparatrice par et pour les communautés noires
L’idée derrière Justice hoodistique est née en 2019 lors du forum social de l’organisme Hoodstock. L’objectif était d’apporter une solution aux problèmes du profilage racial, du racisme systémique, et de la surreprésentation des personnes noires dans le système de justice québécois. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, Justice hoodistique entame sa deuxième année d’activité à titre de projet-pilote de justice réparatrice par et pour les personnes noires vivant au nord-est de l’île de Montréal.
- De la diversité libérale à la réaction anti-antiraciste
Un pilier majeur du projet réactionnaire contemporain est la dénonciation du mouvement antiraciste. Les « anti-antiracistes » s’inquiètent pour leur place dans un ordre « naturel » de plus en plus contesté. Tout cela alors même que le néolibéralisme fait d’une main des promesses creuses de représentation pour les minorités et procède de l’autre au saccage généralisé des conditions de vie. Propos recueillis par Philippe de Grosbois et Claire Ross.
- L’après-Facebook des médias d’info
Le torchon brûle entre les médias d’information canadiens et le géant numérique Meta. Il est fort possible que le blocage des nouvelles canadiennes sur Facebook, Instagram et consorts soit définitif. Quelles leçons tirer de cette confrontation, tant dans l’immédiat que pour les futures batailles dans la sphère numérique ?
- Antigone et la fondation nationale par le deuil
Comment appréhender la succession morbide de tueries de masse aux États-Unis ? Si elles sont le fruit de la folie du siècle, elles s’ancrent aussi dans l’histoire américaine et contribuent à refonder la nation.
- Le téléphone intelligent rend-il bête ?
Au moment où j’écris ces lignes, on annonce que la France, et c’est une première mondiale, s’apprête à mettre en place ce qu’on appelle un « droit à la déconnexion » [3]. C’est qu’avec les nouvelles technologies et les possibilités de rester partout et en tout temps connecté, des maux autrefois insoupçonnés envahissent le monde du travail et nécessitent qu’on prenne des mesures pour les contrer.
- Dissidences
Originaire du quartier Lower Ormeau, dans le sud de Belfast, Anthony McInthyre a vu naître la violence politique en Irlande du Nord à la fin des années 60. Comme de nombreux jeunes catholiques, il a choisi la voie des armes pour défendre sa communauté. En 1973, à l’âge de 16 ans, il devint membre de l’Irish Republican Army (IRA). Un an plus tard, il fut arrêté et emprisonné pour participation à cette organisation clandestine. Relâché en 1975, il retourna en prison en 1976 pour le meurtre d’un paramilitaire protestant. En 1978, il se joignit au Blanket Protest 1 après avoir perdu son statut de prisonnier politique 2 à la suite d’une tentative d’évasion ratée. En prison, il entreprit des études universitaires et s’occupa d’ateliers de discussion sur l’histoire de l’Irlande. Sorti de prison en 1992, il devint membre du Sinn Féin et poursuivit des études doctorales. Déçu de la nouvelle orientation adoptée par les dirigeants du Sinn Féin et opposé aux Accords du Vendredi saint [4], Anthony McInthyre abandonna le mouvement républicain en 1998. Depuis, il est journaliste et l’un des fondateurs de la revue en ligne The Blanket (http://lark.phoblacht.net), qui se veut une tribune libre et ouverte aux différents courants de pensée. Anthony McInthyre nous a accordé une entrevue dans laquelle il nous livre ses pensées sur le Sinn Féin, les Accords du Vendredi saint, l’avenir de l’Irlande du Nord et la revue The Blanket.
- De l’insurrection au parlementarisme
Tommy McKearney est né en 1952 en Irlande du Nord. Il est issu d’une famille qui a une longue tradition républicaine. Ses deux grands-pères ont combattu dans la guerre d’indépendance (1919-1921) et la guerre civile (1922-1923). Trois de ses frères sont morts durant le conflit nord-irlandais : deux en service commandé pour l’IRA, le troisième, malgré qu’il n’ait jamais été membre de l’IRA, a été assassiné par des paramilitaires protestants. Le 9 août 1971, au lendemain de l’introduction de la politique d’internement, Tommy McKearney décida de joindre l’IRA provisoire. Il deviendra rapidement l’officier commandant de la brigade d’East Tyrone. Arrêté en 1977, il fut condamné à la prison à vie. Dès son arrivée en prison, il participa avec des centaines d’autres républicains au blanket protest et au dirty protest pour obtenir le statut de prisonnier politique. En 1980, après trois ans de lutte sans résultat, il prit part avec six autres volontaires à la première des deux grèves de la faim menées par les prisonniers républicains. Afin d’éviter la mort d’un des grévistes, la grève fut levée après 53 jours, avant qu’un accord officiel n’ait été conclu, ce qui mena à la seconde grève de la faim, dirigée par Bobby Sands. À sa sortie de prison en 1993, en désaccord avec l’orientation prise par le Sinn Féin, il fonde avec d’autres républicains l’Irish Republican Writers Group (IRWG) et la revue Fourthwrite (for a democratic socialist republic) afin de donner une voix à la gauche républicaine. Aujourd’hui, il est journaliste pigiste et organisateur syndical pour l’Independent Workers Union. Ses articles peuvent être consultés sur son site [5]. Il se décrit toujours comme un républicain socialiste. Il vient de publier The Provisional IRA : From Insurrection to Parliament (Pluto Press, 2011, 236 p.). C’est à cette occasion qu’À bâbord ! l’a rencontré.
- Le budget participatif
À la suite des révélations quant à l’existence de la corruption dans les municipalités au Québec, comment expliquer qu’il n’y ait pas eu un plus grand nombre de citoyennes et de citoyens réclamant des comptes à leurs éluEs ? Depuis quelques années déjà, plusieurs faits permettaient pourtant de présumer qu’un certain nombre de nos représentantEs et fonctionnaires « s’en mettent plein les poches », ou à tout le moins abusent du système. Une question s’impose donc : comment éviter que cela ne se reproduise ?
- Quitte ou double
La lutte étudiante actuelle concerne les frais de scolarité, enjeu certes criant, mais qui cache un autre système de ségrégation entravant l’accessibilité à l’éducation : les bourses aux études supérieures provenant d’organismes fédéraux ou provinciaux. On en vient à se demander lequel des deux, frais de scolarité ou absence de bourses, restreint le plus fortement l’accès aux études supérieures.
- Entretien avec Jooneed Khan
Originaire de Maurice, Jooneed Khan a œuvré pendant trente-cinq ans au quotidien La Presse comme journaliste de politique internationale. Il nous livre ici ses réflexions sur la nature perfide d’un système mondial qui confine de nombreux pays du tiers-monde – à l’instar de Maurice – à l’inégalité et à la dépendance.
- Conquérir le pouvoir citoyen
Le passé politique des villes québécoises, alors que seuls les propriétaires fonciers avaient droit de vote, pour ne pas dire droit de cité, continue de peser sur notre conception même de la démocratie municipale. Toutefois, entre luttes urbaines et ouverture d’espaces institutionnels de participation, depuis plus de 30 ans des citoyennes revendiquent le droit à la ville.
- MiningWatch Canada. 25 ans de lutte contre les injustices
C’est en rassemblant les gens directement affectés et préoccupés par les réalités minières, en favorisant les échanges de leur expérience et leur expertise, et en créant des relations, des réseaux, des coalitions que nous avons choisi de livrer bataille.
- Sensibilités féministes
À bâbord ! a toujours cherché à être un espace féministe autant dans ses pratiques que dans les thèmes des dossiers parus à travers les années.
- Ensemble pour mettre en branle la transition écologique et sociale !
Les États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale ont rassemblé plus de 250 personnes issues des syndicats de profs et de personnes étudiantes de l’enseignement supérieur du mercredi 7 janvier au samedi 10 janvier.
- Une vie entre sociologie et syndicalisme
Première femme embauchée comme conseillère syndicale à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Mona-Josée Gagnon deviendra vingt ans plus tard professeure d’université et l’une des principales théoriciennes du mouvement syndical québécois [6]. Retour sur ce parcours professionnel et engagé peu commun. Propos recueillis par Thomas Collombat
- L’aide alimentaire, un garrot pour les plus vulnérables
Les organismes d’aide alimentaire du Québec n’ont jamais été sous une telle pression. On peut s’étonner qu’autant de gens ne puissent pas se nourrir par leurs propres moyens dans une société supposément riche comme la nôtre. Pourtant, le coût élevé des aliments, d’une part, et la crise du logement, d’autre part, laissent peu de choix aux plus vulnérables de notre société. Et ces derniers ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
- Élues à l’Assemblée nationale : quelle égalité politique ?
Les femmes représentent actuellement 46 % de la députation à l’Assemblée nationale du Québec. On pourrait s’en réjouir et penser que l’égalité dans la représentation est atteinte. Cependant, dans ce domaine comme dans d’autres, les chiffres sont trompeurs et font état d’une égalité de façade construite sur des sables mouvants.
- Covid-19 : Individualisme et solidarité, une fausse opposition
La pandémie de COVID-19 n’est pas terminée. Alors que les vagues continuent de se succéder et que les variants sont si multiples qu’on a cessé de les dénombrer, les mêmes dynamiques rhétoriques et sociales de division simpliste entre les obéissant·es et les irresponsables continuent d’avoir cours.
- Responsabilité, guérison et transformation
Au cours d’une décennie de vie collective et d’organisation anarchiste, abolitionniste, féministe et queer, Geneviève Parisien, Charlotte Sansfaçon-Lévesque et moi-même avons été impliqué·es dans ce qu’on appelle couramment des « processus de justice transformatrice » en réponse aux violences sexuelles et conjugales. Inspiré·es par ces expériences, nous avons entrepris de développer un modèle de processus de responsabilité, de guérison et de transformation, actuellement en cours d’élaboration sous forme de livre. Notre objectif est de fournir des outils basés sur nos succès, nos échecs et nos recherches sur le sujet afin de contribuer aux réflexions existantes sur la justice transformatrice.
- Comment répondre au tweet de Kevin
Kevin aime bien se faire passer pour le vrai défenseur des vrais idéaux de gauche : la sollicitude envers les pauvres, la laïcité, la liberté d’expression et tout le tralala. Mais ne vous laissez pas berner : Kevin est un fasciste.
- Centre et réaction : un tango funeste
Les courants réactionnaires contemporains ont trouvé comment tirer profit de la crainte des centristes autour de la « montée des extrêmes » et de la « polarisation ». L’obsession pour le dialogue et le juste milieu fait le jeu de a droite dure.
- Caribous et vieilles forêts, même combat !
Pour protéger le caribou des bois, il faut conserver des massifs de vieilles forêts. C’est bénéfique pour le climat et la biodiversité… et c’est un pas vers un aménagement durable.
- « Ceux que la mort fait travailler »
Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal est géré par la Fabrique de la paroisse Notre-Dame. Il compte 17 employé·es de bureau et 90 responsables de l’entretien. Des personnalités comme Thérèse Casgrain, Lhasa de Sela et Émile Nelligan y ont trouvé le repos éternel. Le défi de tenir une grève dans un lieu aussi chargé symboliquement n’est pas banal. Histoire d’un conflit de travail avec Patrick Chartrand. Propos recueillis par Isabelle Larrivée.
- Refuser la parentalité et la famille nucléaire
Phénomène relativement marginal, le refus de la parentalité biologique semble toutefois gagner du terrain. Égoïstes et cyniques, celleux qui choisissent de ne pas avoir d’enfants, ou réalistes et compatissants ? Une petite enquête de terrain auprès d’une dizaine d’ami·es et de connaissances révèle que les raisons sont nombreuses et variées pour ne pas faire d’enfants au 21e siècle.
- Virée au centre du monde. Entretien avec Emmanuelle Walter
À l’été 2015, la journaliste Emmanuelle Walter a eu le bonheur de faire la route de la Baie-James avec le député néo-démocrate Romeo Saganash. De son expérience, elle en a tiré un livre, Le centre du monde – une virée en Eeyou Istchee Baie-James avec Romeo Saganash, qui nous instruit sur la réalité des Cris du Québec.
- Biologie, sexe et compétitions sportives
Mâle ou femelle ? Une question en apparence banale, mais qui appelle une réponse infiniment complexe. Qu’est-ce qui définit le sexe ? Les chromosomes ? Les hormones ? L’apparence des organes génitaux ? Que faire lorsque ceux-ci entrent en contradiction ? Depuis le milieu du 20e siècle, les organisations sportives tentent de mettre en place des tests pour déterminer qui est apte à concourir dans la catégorie « femme ». Avec des résultats peu concluants, voire désastreux pour les athlètes. Car si le sexe est socialement construit sur un mode binaire M/F, la biologie, elle, se moque des catégories.
- Les élites responsables du déficit d’empathie
Dans une lettre d’opinion publié sur Pivot, l’historienne Catherine Larochelle [7] m’a ouvert une nouvelle voie qui permet d’intégrer plus clairement la responsabilité des élites politiques et médiatiques à ma réflexion sur l’empathie et sur son déclin dénoncé à grands cris par tant de nos contemporain·es.
- La restitution des terres, clé de la vitalité des systèmes alimentaires autochtones
Les peuples autochtones [8] sont à la tête d’un mouvement pour la souveraineté alimentaire qui repose sur la restauration des systèmes agroalimentaires ancestraux. Bien que nous nous efforcions de restaurer ce que le colonialisme a confisqué de nos tables, il demeure que sans réparation ni restitution de nos territoires, aucune justice n’est possible. La souveraineté alimentaire passe par la restitution des terres.
- De quoi les fausses nouvelles sont-elles le symptôme ?
Le phénomène des fausses nouvelles déchaîne des passions qui peuvent laisser circonspect. Dès que l’on cherche à cerner ce que le terme désigne, le vertige nous prend tant il semble s’appliquer à tout et n’importe quoi. Pourtant, on sent bien qu’il soulève un problème social essentiel [9].
- La vraie contre-réforme de l’éducation
Trente ans après la Commission Parent, le consensus qui s’était créé autour de cette réforme s’est peu à peu effondré, comme l’ont démontré les consultations autour des États généraux, menées en 1996.
- Sous les JO, le ravage
Les Jeux olympiques (JO) de Paris auront fait jaser, bien au-delà de la cérémonie d’ouverture, de la qualité de l’eau de la Seine ou de l’apparence des mascottes. L’illusoire trêve olympique a vite été balayée par des affrontements politiques variés, que ce soit à propos des personnes transgenres et intersexes, du port du voile, du corps des femmes, du racisme dans le sport ou bien de la Palestine. Mais le sujet du « nettoyage social » qui se poursuit a trop vite été mis de côté une fois les épreuves commencées.
- Plan fédéral de décarbonation de l’économie : un échec annonce
Le plus récent plan de transition du gouvernement fédéral présenté lors du budget de mars 2023 illustre clairement la crise du modèle de développement dominant. La bêtise des mesures annoncées est le reflet d’une classe politique indifférente et incapable de sortir du néolibéralisme et du capitalisme fossile qui sont pourtant à l’origine de l’effondrement écologique de nos sociétés.
- Réparer le tissu social
Le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) a été fondé le 11 septembre 2001. Quelles sont ses particularités et comment se déploie-t-il ? Propos recueillis par Isabelle Bouchard.
- Apartheid israélien et nécropolitique. Jusqu’où compter les morts ?
Avec le nouveau gouvernement israélien, l’hypothèse de l’annexion totale de la Cisjordanie devient de plus en plus plausible. Parallèlement, les opérations meurtrières de l’armée israélienne se poursuivent, et le blocus contre Gaza perdure depuis 2007. Israël s’empare d’un droit de vie ou de mort sur la population palestinienne. Si la « nécropolitique » fait référence à une politique de la mort, comment l’État d’Israël la met-il en œuvre et jusqu’où ira-t-il ?
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- Dossier : Syndicalisme, l’heure des choix
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- Mini-dossier : Jean-Marc Piotte à 80 ans
- No 061 - oct. / nov. 2015
- Dossier : La gauche au Québec, entre la rue et les urnes
- No 086 - décembre 2020
