Dossier : Syndicalisme, l’heure des choix

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    Présentation du dossier

    Syndicalisme : l’heure des choix

    Mondialisation des échanges, concurrence internationale, délocalisations, gestion par flux tendus, production « juste à temps », gestion participative, tertiarisation de l’économie, privatisations des services : tous ces facteurs rappellent l’ampleur des changements intervenus dans les réalités du monde du travail depuis deux décennies. Ils rappellent aussi, par le fait même, l’ampleur ainsi que la nouveauté des défis auquel fait face aujourd’hui le mouvement syndical.
    Pour les affronter, il est (...)

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    Syndicalisme

    Organiser les atypiques

    par Isabelle Renaud

    Emploi à temps partiel, travail à durée temporaire, travail occasionnel, contractuel, cumul d’emplois et emploi autonome sont tous des termes désignant ce qu’on entend généralement par « travail atypique ». Même si le salariat (travail temps plein à durée indéterminée) demeure encore aujourd’hui la forme de travail la plus répandue, les emplois atypiques, où les taux de syndicalisation sont bas, ne cessent de s’accroître. Par ailleurs, la syndicalisation de ce type d’emploi est un enjeu majeur pour le mouvement syndical s’il veut maintenir et renforcer sa représentativité, l’un des éléments importants de sa force.

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    Se syndiquer au québec en 2006

    Une maudite job

    par Normand Pépin

    Avec un taux de présence syndicale dépassant les 40 % en 2005, le Québec fait certainement bande à part en Amérique du Nord. Mais est-ce à dire qu’il y est facile de se syndiquer pour autant ? Il faut d’abord préciser qu’il y a une grande différence entre le secteur public, où huit salariées sur dix sont syndiquées, et le secteur privé, où moins de trois sur dix le sont. Et c’est dans ce secteur que se retrouvent 75 % des emplois au Québec.
    Un droit qui s’exerce dans la clandestinité
    À moins de se (...)

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    Pour contrer la syndicalisation des travailleurs migrants

    Manigances et intrigues

    par Roberto Nieto

    En août dernier, quatre requêtes en accréditation venaient indéniablement écrire une page historique pour le mouvement syndical au Canada. Ces requêtes ont été déposées au Québec et au Manitoba par des travailleurs agricoles migrants mexicains ayant reçu l’appui du syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC, affilié FTQ au Québec). Selon le communiqué officiel des TUAC, ces travailleurs « seront pour la première fois en mesure de négocier leur salaire et conditions de travail qui, jusqu’à présent, ont été établies exclusivement par les gouvernements mexicain et canadien en vertu du Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) du gouvernement fédéral  ». Aussi, il est important d’ajouter que ces requêtes représentent de véritables tests des lois canadiennes au regard du droit syndical.

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    La grève à la SAQ

    Partis sur une baloune

    par Jean-Marc Piotte

    Le 19 novembre 2004, le Syndicat des employées de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec (SEMB/SAQ) déclenche une grève générale illimitée qui durera beaucoup plus longtemps que ne l’avaient prévu les dirigeantes du syndicat, ceux de la SAQ et les citoyennes du Québec. Comment en est-on arrivé là ?

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    La « réingénierie » et ses suites

    Un assaut gouvernemental contre le syndicalisme

    par Nicole de Sève

    Au cours de l’été 2006, le premier ministre Jean Charest accordait une entrevue au magazine français L’Express international dans laquelle il affirmait : « Nous avons livré une bataille très dure contre les intérêts syndicaux. Les agences de cotation ont reconnu cet effort en relevant la cote de crédit du Québec. Nous sommes très fiers de ces réalisations ».
    Ce que nous savions depuis son arrivée au pouvoir, à savoir que les attaques au mouvement syndical avaient comme but principal de rassurer l’élite (...)

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    Les fonds syndicaux :

    Éthiques et créateurs d’emplois ?

    par Raymond Favreau

    À gauche, on a tendance à appuyer les initiatives des centrales syndicales. À juste titre car elles sont des composantes essentielles des forces vives du Québec. Qu’on pense à la création du Mouvement socialiste en 1977 par Marcel Pépin et autres syndicalistes, aux démarches de Michel Chartrand pour améliorer la sécurité sur les chantiers et, plus récemment, à l’appui de la FTQ et de la CSN en faveur de la défense de l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique, cible d’une poursuite (...)

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    Le rôle social des syndicats

    par Gaétan Breton

    Le patronat dispose d’une machine de propagande énorme, incluant l’appareil étatique, qui transforme les slogans de l’entreprise en connaissance dite objective puisque enseignée dans les écoles et les universités. Les concepts qui se situent à la base même du système libéral sont vidés de leur sens pour remplir les besoins idéologiques du monde des affaires.
    Face à ce pouvoir idéologique, le côté des travailleurs ne dispose que de peu de moyens pour se défendre et se retrouve, par la magie du processus (...)

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    Une modeste proposition

    Les bourses du travail

    par Normand Baillargeon et Chantal Santerre

    Un récent sondage (Journal de Montréal et Léger Marketing, 19 octobre 2006) le rappelle encore aux belles âmes qui préféreraient l’oublier : les syndicats sont loin d’avoir bonne presse au Québec. En fait, et très précisément, ce sondage dévoilait qu’« une majorité de Québécois n’aime pas les chefs syndicaux et estime que les syndicats ont trop de pouvoir au Québec ».

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