Le blogue de la Rédac

Le Blogue de la Rédac permet à nos auteur.e.s de discuter de l’actualité et de réagir plus rapidement que la revue aux sujets chauds !

Notez que chaque parution n’engage que celui ou celle qui l’a écrite et ne reflète pas nécessairement les opinions des autres membres du collectif.

Bonne lecture !

  • 1er mai 2016

    Redécouvrir la désobéissance

    Un retour sur l’expérience de grève sociale des enseignant.e.s de cégep, le 1er mai 2015

    Le texte qui suit est adapté de la participation à un panel lors du colloque Précarité, mobilisations et résistances : La réponse syndicale au Québec et en Ontario, tenu le 13 novembre 2015 à l’initiative du GIREPS et du PRACTA. Pour un récit des événements plus « à chaud », c’est ici.

  • 11 décembre 2015

    Un ministre impertinent

    Le 10 décembre 2015, Le Devoir titrait « Martin Coiteux juge la grève impertinente », paraphrasant les propos exacts du président du Conseil du trésor qui qualifiait de « non pertinente » la journée de grève du 9 décembre, du Front commun et de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Pourtant, en affirmant cela il se montre lui-même « impertinent », dans un autre sens du terme, défini par le Larousse comme : « Attitude de quelqu’un qui cherche à choquer par la liberté, le caractère déplacé, l’insolence de ses manières, de ses paroles, de ses actes ».

  • 31 août 2015

    La Grèce et nous

    Les évènements qui ont secoué la Grèce sont devenus pour plusieurs observateurs progressistes le grand feuilleton de l’été. L’enjeu était énorme : il s’agissait de la bataille d’un peuple affaibli après cinq années de mesures d’austérité contre des institutions supranationales technocrates, celle d’un petit pays fragilisé de l’Europe du Sud contre de grandes puissances du Nord, celle de la démocratie contre le pouvoir des grands intérêts financiers.

  • 7 juillet 2015

    Victoire du Non au #Greferendum

    Trois leçons pour la résistance québécoise à l’austérité

    On ne peut surestimer l’importance de l’incroyable succès du « Non » au référendum grec du 5 juillet 2015. Il s’agit de la victoire la plus importante contre le néolibéralisme depuis le virage à gauche de l’Amérique latine, il y a dix ans. La réussite de Syriza et du peuple grec est d’autant plus significative qu’elle témoigne de façon éclatante d’une puissante percée de la gauche dans les pays du Nord. Il ne fait pas de doute que cela doit nous inspirer et donner un nouvel élan à nos propres batailles. Bien sûr, la bataille n’est pas terminée en Grèce, et on ne peut appliquer aveuglément leur expérience à la société québécoise. On peut néanmoins, à mon avis, tirer au moins trois leçons de leurs victoires.

  • 5 février 2015

    Le syndicalisme québécois et l’austérité

    Vers un point de bascule ?

    L’automne 2014 fut riche en mobilisations sur le front de la lutte à l’austérité, et le mouvement syndical fut l’un des principaux acteurs de cette lutte, sinon le principal. Batailles contre la réforme des régimes de retraite des employés municipaux, contre la réforme des Centres à la Petite Enfance (CPE), contre les coupures à Radio-Canada, contre le projet de loi 10 en santé, bref, contre le projet général de liquidation du volet social de l’État. Semaine après semaine, l’opposition syndicale et populaire s’est fait entendre. Les centrales syndicales l’ont bien souligné lors de leurs sorties publiques de début d’année [1] : l’année 2015 sera elle aussi chargée, d’autant plus que les négociations du secteur public viendront s’ajouter à cette campagne plus générale.

    Sur le plan de la mobilisation, le mouvement syndical semble prêt à être à nouveau de la partie en 2015. Qu’en est-il de l’analyse politique de la situation ? C’est sur ce terrain que j’aimerais m’interroger dans ce billet. Le mouvement syndical a-t-il pris la mesure de la radicalité des attaques que nous vivons, et de la radicalité nécessaire pour leur répondre ?

  • 18 janvier 2015

    Lettre à André Pratte

    Bienvenue dans l’ère de la rigoureuse austérité

    M. Pratte,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos deux éditoriaux qui ont pour titre « Ceci n’est pas de l’austérité » (La Presse, 10 janvier 2015) et « Quand l’austérité marche » (La Presse +, 11 janvier 2015). J’aimerais revenir sur trois choses que vous mentionnez dans le premier texte. D’abord, vous constatez que : « Depuis 2003-2004, les dépenses consolidées du gouvernement du Québec ont augmenté en moyenne de 4,6 % par année. C’est plus de deux fois le rythme de l’inflation. » Ensuite, vous vous posez la question suivante : « Pourquoi une croissance si forte ? ». Vous y répondez, finalement, en invoquant, entre autres choses, l’« amélioration de la rémunération des employés du secteur public, notamment des médecins […] ».