Le blogue de la Rédac

Le Blogue de la Rédac permet à nos auteur.e.s de discuter de l’actualité et de réagir plus rapidement que la revue aux sujets chauds !

Notez que chaque parution n’engage que celui ou celle qui l’a écrite et ne reflète pas nécessairement les opinions des autres membres du collectif.

Bonne lecture !

  • 31 août 2018

    Importantes victoires dans le conflit à la TELUQ

    Suspension du DG de la TELUQ et démission du président du SPPTU

    Il faut maintenant s’attaquer au statut d’emploi de professeur·e sous contrat

    Le 27 juillet dernier, le directeur général de la TELUQ est relevé de ses fonctions, dans la foulée des enquêtes ouvertes par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la demande d’injonction introduite par la FNEEQ contre la sous-traitance de l’encadrement des étudiant·e·s à un institut privé. Moins d’un mois plus tard, le président du Syndicat des professeures et professeurs de la Télé-université (SPPTU), Denis Robichaud, démissionne devant le désaveu d’une partie de ses membres. Cependant, le SPPTU a signé une convention collective entérinant la création d’un nouveau statut d’emploi, les « professeur·e·s sous contrat », faisant un travail similaire aux personnes tutrices, dans des conditions de travail dégradées. Cette création unilatérale d’un nouveau statut d’emploi n’est pas nécessairement plus légale, par rapport au droit du travail, et représente certainement un geste antisyndical qu’il faudra combattre dans les mois qui viennent.

  • 11 juillet 2018

    Controverse autour de SLĀV

    Qui « nuit au dialogue » ?

    Encore un billet sur SLĀV ? Pas exactement. Je voudrais ici prendre un pas de recul et discuter de la question du « dialogue » qui aurait été brisé dans la foulée du débat autour de la création de Robert Lepage et Betty Bonifassi. Lorsqu’il est question de la responsabilité de « maintenir le dialogue » de la part des personnes critiques de SLĀV et des personnes qui se sont portées à sa défense, on peut constater un déséquilibre significatif dans le discours médiatique dominant. Voilà ce que j’aimerais démontrer ici.

  • 1er mai 2016

    Redécouvrir la désobéissance

    Un retour sur l’expérience de grève sociale des enseignant.e.s de cégep, le 1er mai 2015

    Le texte qui suit est adapté de la participation à un panel lors du colloque Précarité, mobilisations et résistances : La réponse syndicale au Québec et en Ontario, tenu le 13 novembre 2015 à l’initiative du GIREPS et du PRACTA. Pour un récit des événements plus « à chaud », c’est ici.

  • 11 décembre 2015

    Un ministre impertinent

    Le 10 décembre 2015, Le Devoir titrait « Martin Coiteux juge la grève impertinente », paraphrasant les propos exacts du président du Conseil du trésor qui qualifiait de « non pertinente » la journée de grève du 9 décembre, du Front commun et de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Pourtant, en affirmant cela il se montre lui-même « impertinent », dans un autre sens du terme, défini par le Larousse comme : « Attitude de quelqu’un qui cherche à choquer par la liberté, le caractère déplacé, l’insolence de ses manières, de ses paroles, de ses actes ».

  • 31 août 2015

    La Grèce et nous

    Les évènements qui ont secoué la Grèce sont devenus pour plusieurs observateurs progressistes le grand feuilleton de l’été. L’enjeu était énorme : il s’agissait de la bataille d’un peuple affaibli après cinq années de mesures d’austérité contre des institutions supranationales technocrates, celle d’un petit pays fragilisé de l’Europe du Sud contre de grandes puissances du Nord, celle de la démocratie contre le pouvoir des grands intérêts financiers.

  • 7 juillet 2015

    Victoire du Non au #Greferendum

    Trois leçons pour la résistance québécoise à l’austérité

    On ne peut surestimer l’importance de l’incroyable succès du « Non » au référendum grec du 5 juillet 2015. Il s’agit de la victoire la plus importante contre le néolibéralisme depuis le virage à gauche de l’Amérique latine, il y a dix ans. La réussite de Syriza et du peuple grec est d’autant plus significative qu’elle témoigne de façon éclatante d’une puissante percée de la gauche dans les pays du Nord. Il ne fait pas de doute que cela doit nous inspirer et donner un nouvel élan à nos propres batailles. Bien sûr, la bataille n’est pas terminée en Grèce, et on ne peut appliquer aveuglément leur expérience à la société québécoise. On peut néanmoins, à mon avis, tirer au moins trois leçons de leurs victoires.