Le Collectif de la revue À bâbord !

  • Articles
  • No 66 - oct. / nov. 2016

    Éditorial du numéro 66

    Changer et rester soi-même

    Depuis la crise financière de 2008, le capitalisme n’a pas eu à produire de nouvelles idées pour assurer sa domination et continuer à approfondir les inégalités à travers le monde. Les politiques d’austérité s’imposent par la force ; les seules idéologies qui plaisent encore à l’oligarchie sont celles qui canalisent le sentiment d’injustice vers la haine de l’autre : la musulmane, le Mexicain, le queer, l’Autochtone, la syndiquée, le réfugié. Pour les forces de gauche, cette stagnation idéologique est paradoxalement une opportunité à saisir pour se faire entendre et mettre de l’avant leurs idéaux. Pour cela, la vitalité de nos espaces médiatiques est un enjeu de première importance. Les idées comptent ; il faut les défendre et les promouvoir.

  • No 63 - février / mars 2016

    Éditorial du no 63

    De bonnes raisons de désobéir en 2016

    En kiosque

    Nous vivons dans un ordre social, politique et économique injuste qui déjoue l’alternance politique pour éroder à la fois les acquis sociaux et la résistance. Plus cette injustice s’approfondit et plus les privilèges à protéger pour une minorité sont grands. Dès lors, la réponse donnée par les gouvernements à toute forme de contestation citoyenne est toujours plus répressive, protégeant ainsi la classe privilégiée proche du pouvoir.

  • No 62 - déc. 2015 / janv. 2016

    Éditorial du no 62

    Solidarité avec les femmes autochtones

    Les femmes algonquines soutenues par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or ont rompu le silence. En révélant les abus sexuels criminels dont elles disent avoir été victimes de la part d’agents de la Sûreté du Québec, ces femmes ont déclenché un raz-de-marée médiatique qui a forcé le gouvernement à « agir ». Comment ? En proposant une rencontre qui s’est avérée infructueuse avec les chefs autochtones et en promettant de l’argent pour appuyer les organismes qui travaillent avec les femmes autochtones de Val-d’Or. Une goutte d’eau en pleine tempête... De haut en bas, d’un bout à l’autre, les appareils gouvernementaux ont failli à protéger et soutenir ces femmes en situation de grande vulnérabilité.

  • No 61 - oct. / nov. 2015

    Éditorial du no 61

    Élections, piège à cons ?

    Surgie dans la foulée de Mai 1968, cette question en forme d’affirmation était et demeure provocatrice. Elle signale toutefois un problème réel, celui de la démocratie en tant qu’exercice de la souveraineté politique du peuple. Les élections et les péripéties souvent peu glorieuses qui les accompagnent favorisent-elles effectivement l’idéal démocratique ou n’en sont-elles que la caricature ? Quelques exemples récents incitent à se poser à nouveau la question.

  • No 60 - été 2015

    Éditorial du no 60

    Ces pères Fouettard qui nous gouvernent

    En kiosque le 12 juin

    Face à une opposition sociale croissante à leurs politiques d’austérité, nos gouvernants manient alternativement la matraque, le discours lénifiant et la novlangue. Le gouvernement provincial, où 91 % du budget est contrôlé par des hommes blancs, veut nous faire croire que papa a toujours raison et que c’est pour notre bien qu’on sabre dans l’éducation, la culture, la santé publique ou les programmes sociaux. Tant pis si ce sont des femmes qui en font majoritairement les frais comme travailleuses dans les services publics, comme usagères de ces services ou encore comme substituts lorsqu’ils disparaissent ; l’ordre patriarcal s’en trouvera conforté.

  • No 59 - avril / mai 2015

    Éditorial du no 59

    On a raison de se révolter

    « Nous refusons l’appauvrissement humain, social, politique et intellectuel que l’offensive antisociale appelée austérité fait subir au monde, lui donnant ce visage patibulaire, cynique, servile, tout juste navré, médiocre, un brin sadique. » Tels sont les mots qui ouvrent le manifeste anonyme La guerre qu’on nous fait qui circule sur Internet depuis la fin février. Le choix de l’anonymat n’est pas fortuit. S’il brise avec l’habitude consistant à toujours devoir associer des signatures respectables à des idées contestataires, il reste que ce choix est en phase avec le climat actuel : la criminalisation de
    l’action collective.

  • No 58 - février / mars 2015

    Éditorial du no 58

    Né.e.s pour un petit pain ?

    Depuis avril dernier, le spectre de la lutte des classes hante à nouveau le Québec. Cette fois-ci, ce ne sont toutefois pas les classes populaires qui luttent pour plus de dignité, de justice ou de liberté. Non, nous assistons plutôt à la revanche des élites contre les peuples. Rigueur et austérité sont les maîtres mots des officines gouvernementales qui s’acharnent sur les plus pauvres, alors que les riches ne se font pas embêter dans leurs paradis fiscaux ou pour leurs primes mal acquises (qu’il s’agisse de député-docteur ou de banquiers) !

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