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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le fleuve St-Laurent en eaux troubles</title>
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		<dc:date>2009-06-18T18:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Baillargeon, Sophie Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Baillargeon, Normand </dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Sophie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e est le 50e anniversaire de la voie maritime du Saint-Laurent. Apr&#232;s avoir d&#233;plac&#233; des milliers de personnes et inond&#233; des villages entiers pendant sa construction, elle est inaugur&#233;e en juin 1959. La revue &#192; Babord ! a souhait&#233; en parler &#224; sa mani&#232;re dans ce dossier sp&#233;cial fleuve. &lt;br class='autobr' /&gt;
Traiter du fleuve et de sa protection est une t&#226;che aussi gigantesque que la force qui l'habite. Les atteintes &#224; l'int&#233;grit&#233; du Saint-Laurent sont innombrables et son image de colosse semble faire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-Saint-Laurent-en-eaux-" rel="directory"&gt;Dossier : Le Saint-Laurent en eaux troubles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Sophie-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Sophie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton849.gif?1642092276' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;691&#034; height=&#034;935&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette ann&#233;e est le 50e anniversaire de la voie maritime du Saint-Laurent. Apr&#232;s avoir d&#233;plac&#233; des milliers de personnes et inond&#233; des villages entiers pendant sa construction, elle est inaugur&#233;e en juin 1959. La revue &lt;i&gt;&#192; Babord !&lt;/i&gt; a souhait&#233; en parler &#224; sa mani&#232;re dans ce dossier sp&#233;cial fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traiter du fleuve et de sa protection est une t&#226;che aussi gigantesque que la force qui l'habite. Les atteintes &#224; l'int&#233;grit&#233; du Saint-Laurent sont innombrables et son image de colosse semble faire oublier que sa sant&#233; d&#233;cline. Son omnipr&#233;sence dans le paysage qu&#233;b&#233;cois n'a d'&#233;gale que l'ignorance des probl&#232;mes qu'on lui sert de tout c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur toute sa longueur, notre cours d'eau national est sous la perfusion de syst&#232;mes d'&#233;gouts qui d&#233;bordent. Il est abreuv&#233; par des rivi&#232;res remplies de purin de porc, de produits chimiques de toutes sortes et de toutes origines ainsi que de s&#233;diments provenant de l'&#233;rosion des berges qu'on refuse de prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t dans cet environnement &#171; toxique &#187;, une chicane se profile sur le contr&#244;le des d&#233;bits d'eau provenant des Grands Lacs et dont la Commission mixte internationale (CMI) rendra public un rapport au mois de juin. Au Qu&#233;bec, la navigation commerciale pousse la province &#224; demander le maintien des d&#233;bits actuels au d&#233;pens d'une gestion &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'autoroute H2O&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pas &#233;tonnant quand on pense que les ports qu&#233;b&#233;cois enregistrent pr&#232;s de 120 millions de tonnes de marchandises transbord&#233;es chaque ann&#233;e. L'industrie du transport maritime nourrit m&#234;me l'espoir de voir ce chiffre doubler d'ici 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi justifier le titre que l'industrie lui donne &#171; d'autoroute H2O &#187;. L'ironie du marketing pousse m&#234;me &#224; le surnommer &#171; l'autoroute bleue &#187;. On en vient presque &#224; croire que le transport maritime des marchandises est la voie &#233;cologique &#224; suivre pour maintenir notre syst&#232;me &#233;conomique bas&#233; sur la consommation. Mais face aux probl&#232;mes qu'engendre notamment l'introduction d'esp&#232;ces exotiques par les navires transoc&#233;aniques, des &#233;tudes d&#233;montrent qqqu'un moratoire sur la circulation de ces navires au profit d'un transport intermodal (trains et barges de lac) est viable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, les mastodontes porte-conteneurs de 800 pieds de longueur circulent sur le fleuve. Comme ils fr&#244;lent le fond par endroits, il ne faut pas s'&#233;tonner de commencer &#224; entendre, entre les clapotis, qu'on pourrait entreprendre de creuser davantage le chenal. D'ailleurs, la dangerosit&#233; de la navigation sur le fleuve am&#232;ne plusieurs &#224; se questionner au sujet du port m&#233;thanier Rabaska de L&#233;vis. Avec tous les aspects mena&#231;ant notre cours d'eau national, la revue a esquiss&#233; un canevas d&#233;butant par une entrevue avec l'artiste et &#233;cologiste Fr&#233;d&#233;ric Back, auteur de plusieurs films d'animation. C'est sa pens&#233;e sur les fa&#231;ons de faire, mais surtout de ne pas faire de notre soci&#233;t&#233; qui donne le ton &#224; notre dossier. Comme il l'explique, nous esp&#233;rons que cette goutte d'eau dans ce fleuve de probl&#232;mes saura vous rejoindre et, qui sait, lever la voix. Bonne lecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par Normand Baillargeon et Sophie Vaillancourt&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'homme au grand fleuve</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-homme-au-grand-fleuve</link>
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		<dc:date>2009-06-18T18:24:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Sophie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand on entend parler Fr&#233;d&#233;ric Back sur la souffrance des animaux et la d&#233;tresse de l'environnement, sa voix est toujours aussi claire. Sans jamais lever le ton, le message est tranchant. &#171; Aujourd'hui, on ne parle que d'argent, de p&#233;trole et de rendements. La crise mon&#233;taire a rel&#233;gu&#233; la question environnementale au troisi&#232;me rang des pr&#233;occupations de notre soci&#233;t&#233;. Beaucoup de gens se fichent pas mal de la vie qui nous entoure. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1994, j'ai rencontr&#233; Fr&#233;d&#233;ric Back &#224; Strasbourg, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton874.jpg?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;444&#034; height=&#034;349&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on entend parler Fr&#233;d&#233;ric Back sur la souffrance des animaux et la d&#233;tresse de l'environnement, sa voix est toujours aussi claire. Sans jamais lever le ton, le message est tranchant. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, on ne parle que d'argent, de p&#233;trole et de rendements. La crise mon&#233;taire a rel&#233;gu&#233; la question environnementale au troisi&#232;me rang des pr&#233;occupations de notre soci&#233;t&#233;. Beaucoup de gens se fichent pas mal de la vie qui nous entoure.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994, j'ai rencontr&#233; Fr&#233;d&#233;ric Back &#224; Strasbourg, la ville de son enfance alsacienne. Il venait y pr&#233;senter son nouveau film, Le fleuve aux grandes eaux. &#192; plus de 70 ans, &#224; l'&#233;poque il avait d&#233;j&#224; une calme &#233;nergie. On aurait dit un combattant qui ne s'&#233;tonne plus des atrocit&#233;s auxquelles il fait face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est 15 ans plus tard que l'image devient limpide quand il dit qu'en mati&#232;re de sauvegarde de l'environnement, &#171; &lt;i&gt;on est dans une guerre. Il y a des gens qui voient la stupidit&#233; qui pr&#233;vaut dans la masse de la population et qui essaient d'y faire contrepoids.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant l'ampleur du probl&#232;me, &#171; &lt;i&gt;mes petits dessins semblent tout de m&#234;me ridicules. Mais c'est tout ce que je peux faire. Et j'esp&#232;re pouvoir marquer les gens et les sensibiliser sur la port&#233;e de nos gestes et peut-&#234;tre faire changer les comportements.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, le Saint-Laurent qui faisait partie de la vie des gens d'ici est devenu un inconnu. &#171; &lt;i&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois n'ont plus conscience de ce qu'est le fleuve et de son importance.&lt;/i&gt; &#187; Dans sa r&#233;flexion sur notre soci&#233;t&#233; de consommation, cette ignorance fait certainement l'affaire de certains.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Changer de vie &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1949, il arrive au Qu&#233;bec au moment o&#249; le projet de la Voie maritime du Saint-Laurent prend son essor. &#171; &lt;i&gt; On a tout fait pour attirer les bateaux et leur permettre de rejoindre les Grands Lacs afin d'aller jusqu'&#224; Chicago.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Typiques de l'&#234;tre humain, les besoins changent tout le temps. Il nous en faut toujours plus. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, on voit des &#171; cath&#233;drales &#187; circuler sur le fleuve, mais on n'a pas l'id&#233;e d'adapter les bateaux en fonction du lieu o&#249; ils naviguent. On imagine plut&#244;t d'adapter la g&#233;ographie du lieu en question.&lt;/i&gt; &#187; Pas &#233;tonnant qu'on en revienne perp&#233;tuellement au projet de creusage du fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; plus de 80 ans, Fr&#233;d&#233;ric Back n'arrive pas &#224; essuyer sa tristesse devant le constat des agissements des humains. Dans les ann&#233;es 1950, il y avait des chalets et des plages le long du fleuve Saint-Laurent. &#171; &lt;i&gt;Il y avait aussi beaucoup de pollution. Mais on avait au moins l'excuse de ne pas savoir ce qui se passait. Aujourd'hui, on le sait, mais rien ne change.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour celui qui a contribu&#233; &#224; fonder le GREMM, le Groupe de recherche et d'&#233;ducation sur les mammif&#232;res marins, &#171; &lt;i&gt;on ne veut pas comprendre que toutes les esp&#232;ces sont interd&#233;pendantes. Ce qui arrive aux b&#233;lugas, aux baleines, aux bancs de morues ou &#224; la for&#234;t c'est aussi ce qui nous arrive. Le fleuve &#233;touffe par manque d'oxyg&#232;ne ; ailleurs dans les oc&#233;ans, l'acidit&#233; fait mourir les coraux. Le grand public, lui, s'en fout, car il ne voit pas ce qui se passe. Il voit juste son propre mieux-&#234;tre. Et pour le distraire des choses importantes, on organise &#224; r&#233;p&#233;tition toutes sortes d'&#233;v&#233;nements, par exemple, &#224; coups de millions de dollars, les Jeux olympiques.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa r&#233;volte personnelle n'est pas sur le point de s'&#233;teindre. Quand on voit les g&#233;ants de l'industrie agroalimentaire, &#171; &lt;i&gt;on peut dire qu'on s'est aussi foutu de ce que disait Rachel Carson dans son livre le Printemps silencieux. Dans nos campagnes, on a bien &#233;limin&#233; le DDT, mais il a &#233;t&#233; remplac&#233; par d'autres produits chimiques qui aboutissent toujours dans les cours d'eau et qui remontent la cha&#238;ne alimentaire pour se retrouver dans nos assiettes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s autant d'ann&#233;es de combat pour l'environnement &#171; &lt;i&gt;je m'aper&#231;ois qu'il faut toujours ramer &#224; contre-courant&lt;/i&gt; &#187;, dit-il, et sans chercher le succ&#232;s, c'est l&#224; qu'il pense l'avoir rencontr&#233;. &#171; &lt;i&gt;Sans &#234;tre h&#233;ro&#239;que, on peut r&#233;ussir &#224; cr&#233;er une lueur dans cette noirceur. Car apr&#232;s tout dans cette vie qui peut &#234;tre &#224; la fois terrible et magnifique, l'humanit&#233; a d&#233;velopp&#233; les connaissances qui la rendent capable de faire des choses merveilleuses... si elle cesse enfin d'&#234;tre &#233;go&#239;ste.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Sophie Vaillancourt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journaliste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Flusher tout</title>
		<link>https://www.ababord.org/Flusher-tout</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Flusher-tout</guid>
		<dc:date>2009-06-18T18:22:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233;anne Demers, H&#233;l&#232;ne Godmaire</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Demers, Andr&#233;anne</dc:subject>
		<dc:subject>Godmaire, H&#233;l&#232;ne </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a environ une cinquantaine d'ann&#233;es, il &#233;tait encore possible de se baigner dans le fleuve Saint-Laurent, et cela, m&#234;me dans la grande r&#233;gion de Montr&#233;al. Un temps r&#233;volu. Le fleuve se fait encore servir une soupe d'&#233;gouts &#224; longueur d'ann&#233;e, souvent sans traitement. Pas de quoi souhaiter y plonger ! &lt;br class='autobr' /&gt; L'accroissement rapide de la population a entra&#238;n&#233;, en particulier au cours des ann&#233;es 50, 60 et 70, une augmentation marqu&#233;e des rejets industriels, des eaux us&#233;es domestiques et de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Demers-Andreanne-+" rel="tag"&gt;Demers, Andr&#233;anne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Godmaire-Helene-+" rel="tag"&gt;Godmaire, H&#233;l&#232;ne &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton873.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;927&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a environ une cinquantaine d'ann&#233;es, il &#233;tait encore possible de se baigner dans le fleuve Saint-Laurent, et cela, m&#234;me dans la grande r&#233;gion de Montr&#233;al. Un temps r&#233;volu. Le fleuve se fait encore servir une soupe d'&#233;gouts &#224; longueur d'ann&#233;e, souvent sans traitement. Pas de quoi souhaiter y plonger !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'accroissement rapide de la population a entra&#238;n&#233;, en particulier au cours des ann&#233;es 50, 60 et 70, une augmentation marqu&#233;e des rejets industriels, des eaux us&#233;es domestiques et de la pollution agricole. Avec les d&#233;veloppements urbain et rural acc&#233;l&#233;r&#233;s, de nombreux habitats naturels ont &#233;t&#233; d&#233;truits et la qualit&#233; de l'eau s'est d&#233;grad&#233;e. Dans ce contexte, la population a d&#233;laiss&#233; le fleuve et ses rives pour des lieux r&#233;cr&#233;otouristiques plus attrayants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; cette d&#233;gradation, divers acteurs de la sc&#232;ne politique municipale, provinciale et f&#233;d&#233;rale, ainsi que des chercheurs scientifiques, ont uni leurs efforts pour restaurer et prot&#233;ger les &#233;cosyst&#232;mes. Ce n'est que vers la fin des ann&#233;es 70 que les initiatives d'&#233;puration ont d&#233;but&#233;. Pour la sant&#233; publique et celle de l'environnement, il &#233;tait plus que temps !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Delirium tremens&lt;/i&gt; pour le fleuve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les eaux us&#233;es collect&#233;es par les municipalit&#233;s dans leurs r&#233;seaux d'&#233;gouts proviennent de trois sources : les r&#233;sidences, les industries, commerces et institutions (ICI) et la pluie. Ces eaux us&#233;es sont charg&#233;es de mati&#232;re organique, de coliformes, de d&#233;chets, de sable, d'hydrocarbures, de produits chimiques de synth&#232;se et de m&#233;taux lourds. Cette charge polluante d&#233;t&#233;riore consid&#233;rablement l'&#233;tat des cours d'eau r&#233;cepteurs. Les apports d'azote et de phosphore contribuent &#224; leur eutrophisation, c'est-&#224;-dire leur enrichissement et leur vieillissement pr&#233;matur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les polluants chimiques tels que les hydrocarbures, les pesticides, les produits pharmaceutiques, les produits nettoyants domestiques ou les r&#233;sidus domestiques dangereux affectent la faune et la flore aquatiques qui y sont expos&#233;es. Parmi ces produits, plusieurs s'accumulent dans les organismes (bioaccumulation) et le long de la cha&#238;ne alimentaire (bioamplification). Par ailleurs, la pollution bact&#233;riologique (coliformes f&#233;caux), d&#233;t&#233;riore la qualit&#233; de l'eau des rives. Elle limite les usages, notamment la baignade et diverses activit&#233;s aquatiques. On a donc tout int&#233;r&#234;t &#224; les g&#233;rer efficacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, quelle est la situation aujourd'hui ? Y a-t-il encore des eaux us&#233;es non trait&#233;es rejet&#233;es dans le fleuve ? La baignade est-elle possible ? Pour r&#233;pondre &#224; ces questions, Union Saint-Laurent Grands Lacs, en collaboration avec la Coalition Eau Secours et &#201;cojustice, a examin&#233; l'efficacit&#233; des infrastructure d'assainissement de six municipalit&#233;s le long du Saint-Laurent : Montr&#233;al, Laval, Qu&#233;bec, Longueuil, Trois-Rivi&#232;res et Salaberry-de-Valleyfield.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensemble, ces villes repr&#233;sentent un peu plus de 60 % du d&#233;bit total des eaux us&#233;es de la province. Elles ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;es, comme t&#233;moin, pour leur diversit&#233; de syst&#232;me d'&#233;puration, leur localisation riveraine et leurs dimensions vari&#233;es. Les donn&#233;es analys&#233;es pour les ann&#233;es 2004 &#224; 2006 et 2007 sont extraites des rapports du minist&#232;re des Affaires municipales, des R&#233;gions et de l'Occupation du Territoire (MAMROT).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Allez hop ! Dans l'eau !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque municipalit&#233; doit assurer le bon fonctionnement de sa station d'assainissement d'eaux us&#233;es et doit fournir p&#233;riodiquement des rapports d'analyse au MAMROT. Ainsi, les op&#233;rateurs des stations mesurent plusieurs param&#232;tres dans l'eau qui y entre, et dans celle qui en sort. Ces mesures, compil&#233;es et transmises au MAMROT, servent &#224; s'assurer que la station r&#233;pond aux exigences de rejet &#233;dict&#233;es par le minist&#232;re du D&#233;veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux param&#232;tres sont r&#233;guli&#232;rement mesur&#233;s, soit la demande biochimique en oxyg&#232;ne (DBO) et la concentration de mati&#232;res en suspension (MES). Ces deux mesures sont des indicateurs de la mati&#232;re organique pr&#233;sente dans l'eau. Elles sont donc par le fait m&#234;me des indicateurs de la capacit&#233; d'&#233;puration d'une usine et de la charge polluante des eaux us&#233;es. Plusieurs stations mesurent &#233;galement la concentration de phosphore. Cet &#233;l&#233;ment, essentiel &#224; la croissance des plantes, est un &#233;l&#233;ment cl&#233; car une concentration &#233;lev&#233;e entra&#238;ne l'eutrophisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;bordement ou surverses sont aussi surveill&#233;s. Lors de fortes pluies ou lors de la fonte des neiges, les capacit&#233;s du r&#233;seau d'&#233;gouts combin&#233; (sanitaire et pluvial) et de la station d'&#233;puration peuvent &#234;tre rapidement d&#233;pass&#233;es. Afin d'&#233;viter des refoulements d'&#233;gouts ou des inondations dans les foyers et les sous-sols, l'exc&#232;s d'eau us&#233;e est &#233;vacu&#233; sans traitement directement dans le fleuve Saint-Laurent. Ce ph&#233;nom&#232;ne de &#171; surverse &#187; dure de quelques minutes &#224; quelques heures et se produit plusieurs fois par ann&#233;e. Dans de nombreux cas, ces &#233;v&#233;nements contribuent &#224; la d&#233;gradation de la qualit&#233; de l'eau des rives et &#224; la fermeture de plages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il ne faut pas se leurrer, le ph&#233;nom&#232;ne est admis ! Nos infrastructures de surverse qui lib&#232;rent le trop plein d'eaux us&#233;es non trait&#233;es sont assujetties &#224; des exigences de rejet fix&#233;es en fonction de la qualit&#233; du r&#233;seau et d'objectif environnemental de rejet d&#233;termin&#233; par le MDDEP selon les usages du milieu qui les re&#231;oit...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Saint-Laurent frapp&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'examen des indicateurs pour les six villes t&#233;moins r&#233;v&#232;le que les stations de type &#233;tangs a&#233;r&#233;s (Trois-Rivi&#232;res), boues activ&#233;es (Salaberry-de-Valleyfield) et biofiltre (Qu&#233;bec) permettent de r&#233;duire la DBO jusqu'&#224; 80 %. Elles sont plus efficaces que les stations physico-chimiques que l'on retrouve &#224; Montr&#233;al, &#224; Laval et &#224; Longueuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte o&#249; plus de la moiti&#233; des eaux us&#233;es de la province sont trait&#233;es par un proc&#233;d&#233; physico-chimique, il va sans dire que, sans traitement secondaire, leurs rejets entra&#238;nent in&#233;vitablement une pollution importante des eaux de surface. Les eaux de ces effluents, encore charg&#233;es de mati&#232;res organiques, imposent une forte demande biologique en oxyg&#232;ne au milieu qui les re&#231;oit, souvent un cours d'eau, en l'occurrence le fleuve Saint-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En absence de d&#233;sinfection, comme c'est le cas &#224; Montr&#233;al, la pr&#233;sence de coliformes f&#233;caux d&#233;grade la qualit&#233; de l'eau des rives et limite les usages r&#233;cr&#233;atifs. Le proc&#233;d&#233; physico-chimique a l'avantage de traiter rapidement d'&#233;normes volumes d'eau. Cependant, il ne permet pas d'&#233;liminer ad&#233;quatement certains contaminants, tels les m&#233;taux lourds, les cyanures, les compos&#233;s ph&#233;noliques et les produits pharmaceutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun contr&#244;le syst&#233;matique de ces substances polluantes n'est effectu&#233; &#224; la source. Ce qui permet &#224; un grand nombre d'industries de ne pas s'inqui&#233;ter de les lib&#233;rer dans le r&#233;seau des eaux us&#233;es ou directement dans le fleuve. Et on n'en finit pas d'attendre le Programme provincial sur les rejets industriels.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#199;a d&#233;borde !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les mesures de phosphore, les stations de Montr&#233;al, Longueuil et Laval respectent les exigences de rejet de 0,5 mg/L comme bon nombre de stations &#224; travers le Qu&#233;bec. Mais m&#234;me le respect de ces exigences fait que l'apport en phosphore dans les cours d'eau a un impact significatif. &#192; Montr&#233;al seulement on rejette pr&#232;s de 1,3 tonne de phosphore par jour, c'est-&#224;-dire 16 % de ce que contient tout le fleuve Saint-Laurent. &#192; ce taux-l&#224;, heureusement, au MDDEP on r&#233;fl&#233;chit &#224; revoir ces exigences de rejet. Enfin si ce n'est pas pour tout le fleuve, c'est au moins pour les plans d'eau affect&#233;s par les cyanobact&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 2004 et 2006, les six villes &#233;tudi&#233;es ont enregistr&#233;, en moyenne, plus de 500 d&#233;bordements de leurs infrastructures de surverse &#224; chaque ann&#233;e. Les villes de Laval et de Qu&#233;bec sont celles qui ont effectu&#233; en moyenne le plus de surverses, avec plus de 2 000 d&#233;bordements. Les villes de Laval et de Salaberry-de-Valleyfield ont pr&#233;sent&#233; &#233;galement des surverses par temps sec. Ce probl&#232;me survient lorsque le r&#233;seau ne peut traiter le volume d'eau us&#233;e g&#233;n&#233;r&#233; par les utilisateurs : r&#233;sidants, entreprises, commerces, institutions et industries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, Salaberry-de-Valleyfield a solutionn&#233; son probl&#232;me. Le nombre de surverses par temps sec a diminu&#233; &#224; chaque ann&#233;e depuis 2004 et a &#233;t&#233; &#233;limin&#233; en 2007. Mais &#224; Laval, le probl&#232;me persiste avec pr&#232;s de 350 d&#233;bordements par ann&#233;e ! Les volumes d'eau us&#233;e rejet&#233;s lors de ces d&#233;bordements ne sont pas connus. Un certain pourcentage des infrastructures de surverse est &#233;quip&#233; d'un enregistreur qui mesure la dur&#233;e des d&#233;bordements en nombre d'heures. Il est cependant difficile, voire m&#234;me impossible, d'&#233;valuer le volume total.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des fuites dans les normes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale au Qu&#233;bec, la situation en 2007 a &#233;t&#233; semblable. Un grand nombre de surverses ont eu lieu fr&#233;quemment et principalement en temps de pluie : 27 137 d&#233;bordements sur un total de 45 178, soit 59 % de toutes les surverses enregistr&#233;es sur les 4 208 installations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 20 villes de la province ont survers&#233; en temps sec l'ann&#233;e pass&#233;e. Ironie, seulement 15 % des stations ont enregistr&#233; une &#233;valuation inf&#233;rieure &#224; 85 %... car selon les normes &#233;tablies, elles respectent les exigences. Globalement, le syst&#232;me fuit &#171; correctement &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au probl&#232;me des surverses s'ajoute celui des raccordements crois&#233;s. L&#224; o&#249; les r&#233;seaux de collecte des eaux sanitaires et pluviales sont s&#233;par&#233;s, les eaux pluviales sont dirig&#233;es vers le fleuve tandis que les eaux us&#233;es domestiques sont trait&#233;es en station. Le branchement accidentel ou ill&#233;gal d'un &#233;gout domestique &#224; l'&#233;gout pluvial constitue un raccordement crois&#233;. Dans un tel cas, les eaux us&#233;es domestiques sont d&#233;vers&#233;es avec les eaux de pluie, sans traitement, directement dans le Saint-Laurent, et ce, toute l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D'la vraie &#171; &lt;i&gt;chnoute&lt;/i&gt; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On n'en est plus &#224; l'&#233;poque o&#249; les &#233;gouts &#233;taient officiellement d&#233;vers&#233;s dans le fleuve. Des milliards de dollars ont &#233;t&#233; investis au cours des derni&#232;res d&#233;cennies pour assainir les eaux us&#233;es des villes. Plus de 700 stations d'assainissement sont en op&#233;ration. M&#234;me si l'on constate une am&#233;lioration, il est clair qu'on est encore loin de r&#233;tablir et de maintenir la sant&#233; de notre &#233;cosyst&#232;me fluvial. Le probl&#232;me est g&#233;n&#233;ralis&#233; ; chaque ann&#233;e, les villes de la r&#233;gion des Grands Lacs et du Saint-Laurent d&#233;versent plus de 90 milliards de litres d'eaux us&#233;es brutes dans les lacs et le fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, certaines villes traitent ad&#233;quatement leurs eaux us&#233;es sans enregistrer de surverse... sauf bien s&#251;r en situation d'urgence. La g&#233;ographie, la d&#233;mographie et les d&#233;bits trait&#233;s y sont certainement pour quelque chose, mais c'est pour quand la fin de la M. dans le fleuve ? C'est pourtant r&#233;alisable. De grandes villes telles que Portland, Seattle, Toronto et Chicago ont commenc&#233; &#224; mettre en &#339;uvre, avec succ&#232;s, des strat&#233;gies visant le z&#233;ro d&#233;bordement, avec notamment une meilleure gestion des eaux pluviales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'action et vite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'am&#233;lioration des infrastructures de collecte et d'assainissement des eaux us&#233;es est un processus lent. Les centres urbains sont en expansion, &#231;a exige qu'on demande la modernisation des syst&#232;mes d'&#233;gouts v&#233;tustes et malgr&#233; tout, certains probl&#232;mes peuvent &#234;tre corrig&#233;s rapidement. Des solutions existent et plusieurs actions doivent &#234;tre entreprises collectivement (gouvernements, industries, citoyens, etc.), et ce, sans n&#233;cessiter d'investissement massif. Parmi les pistes de solutions prometteuses et abordables se trouvent l'innovation technologique, l'urbanisme cr&#233;atif et l'engagement citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion des eaux pluviales et des eaux us&#233;es doit &#234;tre revue et modernis&#233;e surtout dans la perspective de financements &#233;ventuels qui seront consacr&#233;s aux infrastructures municipales dont les r&#233;seaux d'assainissement. Il n'y a rien de nouveau dans de ce qui doit &#234;tre fait. Le d&#233;fi est de s'assurer que ces solutions soient int&#233;gr&#233;es et mises en &#339;uvre. Il est cependant essentiel de r&#233;viser la r&#233;glementation et d'adopter une approche multidisciplinaire et de d&#233;velopper des incitatifs. Le succ&#232;s d&#233;pend d'une volont&#233; de tous &#224; &#233;laborer une vision &#224; long terme et &#224; la r&#233;aliser. Quand il s'agit de la sant&#233; humaine et environnementale, il est difficile d'ignorer plus longtemps la qualit&#233; de nos eaux de rejet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Union Saint-Laurent Grands Lacs et Coalition Eau Secours, &lt;i&gt;Eaux us&#233;es et Fleuve Saint-Laurent : Probl&#232;mes et solutions&lt;/i&gt;, 2009, 22 pages. (&lt;a href=&#034;http://www.glu.org/fr/node/259#attachments&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.glu.org/fr/node/259#attachments&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Comit&#233; ZIP Jacques Cartier, &#171; On a un tuyau pour vous... Rejet d'eaux us&#233;es en rives et qualit&#233; de l'eau &#187;. &lt;i&gt;Atlas du r&#233;seau d'eaux de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, 2003, 55 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Ville de Montr&#233;al, Station d'&#233;puration des eaux us&#233;es. Consult&#233; le 28 septembre 2008 (&lt;a href=&#034;http://services.ville&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://services.ville&lt;/a&gt;. montreal.qc.ca/station/fr/accustaf.htm)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Ecojustice, Great Lakes Sewage Report Card., 2006. Consult&#233; le 20 mai 2008 (&lt;a href=&#034;http://www.ecojustice.ca/publications/reports/the-great-lakes-sewage-report-card&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ecojustice.ca/publications/reports/the-great-lakes-sewage-report-card&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Ecojustice, 2008. Green Cities Great Lakes. Consult&#233; 11 octobre 2008 (&lt;a href=&#034;http://www.ecojustice.ca/publications/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ecojustice.ca/publications/&lt;/a&gt; reports/the-green-infrastructure-report)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne Godmaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Union Saint-Laurent Grands Lacs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233;anne Demers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coalition Eau Secours&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S'en laver les mains</title>
		<link>https://www.ababord.org/S-en-laver-les-mains</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/S-en-laver-les-mains</guid>
		<dc:date>2009-06-18T18:19:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233;anne Demers, &#200;ve-Marie Lacroix</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>Lacroix, &#200;ve-Marie </dc:subject>
		<dc:subject>Demers, Andr&#233;anne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; les r&#232;glements sur le respect de l'environnement qui existent au Qu&#233;bec, les probl&#232;mes persistent &#224; plusieurs endroits. Avons-nous les moyens de nos ambitions ? Les municipalit&#233;s doivent faire appliquer des r&#232;glements et des politiques que leur largue le gouvernement sans les doter des moyens et des outils n&#233;cessaires. Ce sont les cours d'eau qui en souffrent. &lt;br class='autobr' /&gt; Les sondages le disent. Le respect de l'environnement est une priorit&#233; pour la population. Pourtant, nos cours d'eau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-Saint-Laurent-en-eaux-" rel="directory"&gt;Dossier : Le Saint-Laurent en eaux troubles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale et r&#233;gionale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lacroix-Eve-Marie-+" rel="tag"&gt;Lacroix, &#200;ve-Marie &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Demers-Andreanne-+" rel="tag"&gt;Demers, Andr&#233;anne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton872.jpg?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1432&#034; height=&#034;1815&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; les r&#232;glements sur le respect de l'environnement qui existent au Qu&#233;bec, les probl&#232;mes persistent &#224; plusieurs endroits. Avons-nous les moyens de nos ambitions ? Les municipalit&#233;s doivent faire appliquer des r&#232;glements et des politiques que leur largue le gouvernement sans les doter des moyens et des outils n&#233;cessaires. Ce sont les cours d'eau qui en souffrent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les sondages le disent. Le respect de l'environnement est une priorit&#233; pour la population. Pourtant, nos cours d'eau servent encore de fosses septiques, leurs berges s'&#233;rodent et nos lacs se teintent du vert vif des cyanobact&#233;ries. Mais ce n'est pas par manque de r&#232;glements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'on puisse trouver plusieurs lacunes dans les politiques et les r&#232;glements du gouvernement qu&#233;b&#233;cois, ils encadrent n&#233;anmoins les activit&#233;s humaines sources de pollution. La &lt;i&gt;Loi sur la qualit&#233; de l'environnement&lt;/i&gt; (LQE) r&#233;git les rejets de polluants dans l'environnement, tandis que la &lt;i&gt;Politique pour la protection des rives, rivages et des plaines inondables&lt;/i&gt; guide les municipalit&#233;s dans la pr&#233;servation des cours d'eau. Donc, ce n'est pas les r&#232;glements eux-m&#234;mes qui posent le probl&#232;me mais plut&#244;t leur application.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re du D&#233;veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), responsable en grande partie de la LQE, est un minist&#232;re sous-financ&#233; depuis des ann&#233;es. En cons&#233;quence, il a balay&#233; plusieurs de ses responsabilit&#233;s de son application dans la cour des voisins, notamment au palier municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les municipalit&#233;s et les MRC (municipalit&#233;s r&#233;gionales de comt&#233;) doivent int&#233;grer la &lt;i&gt;Politique pour la protection des rives, rivages et des plaines inondables&lt;/i&gt; dans leur sch&#233;ma d'am&#233;nagement. Un sch&#233;ma qui encadre tout le d&#233;veloppement et les activit&#233;s se d&#233;roulant sur leur territoire. Elles doivent &#233;galement s'occuper de faire appliquer plusieurs r&#232;glements issus de la LQE tel le &lt;i&gt;R&#232;glement sur l'&#233;vacuation et le traitement des eaux us&#233;es des r&#233;sidences isol&#233;es&lt;/i&gt; (Q2r8).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un b&#226;illon virtuel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de d&#233;centraliser la gestion des probl&#232;mes environnementaux dans les r&#233;gions et de laisser les gens du milieu s'en occuper est, en th&#233;orie, louable. Mais les municipalit&#233;s et les MRC rencontrent bien des obstacles dans l'application des r&#232;glements provinciaux ou municipaux sur l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obstacle le plus grand est le manque de moyens. Le gouvernement du Qu&#233;bec a donn&#233; aux municipalit&#233;s la responsabilit&#233; d'appliquer des r&#232;glements sans toutefois leur en fournir les moyens, financiers et techniques. Plusieurs municipalit&#233;s sont pauvres, soit parce qu'elles sont petites, soit parce que leurs citoyens ont peu de revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les municipalit&#233;s n'ont par ailleurs pas les ressources humaines et techniques requises. &#192; plusieurs endroits au Qu&#233;bec, les inspecteurs travaillent &#224; temps partiel ou doivent couvrir seul un vaste territoire. Les inspecteurs municipaux s'occupent aussi souvent de plusieurs dossiers en plus de celui de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les MRC n'ont pas les leviers n&#233;cessaires pour faire appliquer la r&#233;glementation de Qu&#233;bec, puisqu'elle n'est pas sous leur propre juridiction. Et pour appliquer les r&#232;glements, encore faut-il qu'il y ait poursuite. Or, les poursuites contre les contrevenants sont rares puisque les injonctions requises et les avocats pour les traiter co&#251;tent cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du gouvernement du Qu&#233;bec, il existe des inspecteurs dans chaque bureau r&#233;gional du MDDEP. Mais ceux-ci sont &#233;galement confront&#233;s &#224; une t&#226;che immense avec des effectifs r&#233;duits. Enfin, les citoyens sont souvent convaincus qu'ils respectent les r&#232;glements, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Cela est loin de faciliter la t&#226;che aux inspecteurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les bandes riveraines, elles sont peu respect&#233;es. Autant les agriculteurs que les r&#233;sidants les ignorent. Au manque d'information des gens s'ajoute le refus d'admettre les fautes commises. R&#233;sultat ? La d&#233;gradation des lacs et l'&#233;rosion des rives. Et dans les municipalit&#233;s, on se pr&#233;occupe peu d'&#233;mettre des amendes pour des questions d'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des conflits de voisinage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lus municipaux ne sont pas tous enclins &#224; faire respecter les r&#232;glements sur l'environnement. Les conflits d'int&#233;r&#234;ts entre un agriculteur ne respectant pas la r&#232;glementation sur les bandes riveraines et le maire ou un conseiller municipal, qui peut &#234;tre en m&#234;me temps un membre de sa famille ou un voisin, sont monnaie courante dans nos r&#233;gions. Et quand il s'agit d'intenter des actions contre la ou les rares entreprises de son territoire, celles qui concentrent les emplois de toute la r&#233;gion, qui payent des taxes et qui peut-&#234;tre d&#233;pannent la municipalit&#233; quand il s'agit, par exemple, d'entreposer les neiges us&#233;es, on pr&#233;f&#232;re fermer les yeux sur les atteintes &#224; l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La loi de la plainte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'aberration est que, en mati&#232;re d'environnement, sans plaintes des citoyens, il n'y a pratiquement pas d'application des r&#232;glements. Malheureusement, les gens confondent les mots d&#233;nonciation et d&#233;lation. Le premier vise &#224; faire conna&#238;tre une action nuisible. C'est le second qui est teint&#233; de motifs m&#233;prisables et de tra&#238;trise. Cons&#233;quence ? Peu de gens prennent la responsabilit&#233; de mettre au jour les agissements de leurs voisins, qu'il s'agisse d'un individu ou d'une entreprise. D'autant plus que porter plainte, c'est souvent entreprendre une lutte de plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet &#233;gard, la victoire en cour Supr&#234;me des citoyens de Beauport au mois de novembre dernier contre l'entreprise Ciment Saint-Laurent apr&#232;s 15 ans de proc&#233;dures est r&#233;v&#233;latrice de la fa&#231;on dont nos gouvernements g&#232;rent la question de la protection de l'environnement et des citoyens. Les gens de Beauport ont d&#251; se regrouper pour se d&#233;fendre contre les nuisances que causait l'entreprise &#224; son entourage. Cette victoire permet toutefois de constater que les citoyens ont un pouvoir quand il s'agit de d&#233;fendre l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chaos juridique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#233;galement un flou juridique autour des responsabilit&#233;s des MRC. Par exemple pour la gestion des cours d'eau et de leur &#233;coulement : l'habitat du poisson est sous juridiction f&#233;d&#233;rale de P&#234;ches et Oc&#233;ans Canada, le cours d'eau en tant que tel rel&#232;ve de la juridiction de Qu&#233;bec, tandis que les berges sont sous la responsabilit&#233; des MRC. Parfois m&#234;me, les rivi&#232;res sillonnent &#224; la fronti&#232;re de deux MRC, chaque berge &#233;tant la responsabilit&#233; de l'une ou de l'autre. Dans ce fouillis, &#224; qui faut-il porter plainte maintenant ?!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les probl&#233;matiques du Bas-Saint-Laurent sont diff&#233;rentes de celles de la Mont&#233;r&#233;gie ou de l'Abitibi-T&#233;miscamingue, la r&#233;gionalisation dans l'application des r&#232;glements sur l'environnement est requise. Les municipalit&#233;s sont aux premi&#232;res lignes en ce qui concerne l'application de la r&#233;glementation au sujet de plusieurs probl&#232;mes environnementaux, mais sans le soutien et les sommes n&#233;cessaires, il est inutile d'imaginer que les MRC, les villes et les villages puissent faire respecter ces r&#232;glements et investir dans la protection des cours d'eau et de leurs rives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Andr&#233;anne Demers, ph. d. et &#201;dith Lacroix, biol. m. sc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coalition Eau Secours&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un cocktail toxique pour le fleuve</title>
		<link>https://www.ababord.org/Un-cocktail-toxique-pour-le-fleuve</link>
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		<dc:date>2009-06-18T18:16:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve-Marie Lacroix</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Lacroix, &#200;ve-Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 1990, les m&#233;dias ont alert&#233; le public en rapportant la pr&#233;sence de m&#233;dicaments dans l'eau. En janvier dernier, une &#233;tude r&#233;v&#233;lait la pr&#233;sence de produits de chimioth&#233;rapie et de certains m&#233;dicaments traitant l'hypertension et le cholest&#233;rol dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, en aval de la station d'&#233;puration des eaux us&#233;es de la Ville de Montr&#233;al. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une pharmacie dans le fleuve &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; le traitement par des stations d'&#233;puration, plusieurs produits pharmaceutiques et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-Saint-Laurent-en-eaux-" rel="directory"&gt;Dossier : Le Saint-Laurent en eaux troubles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lacroix-Eve-Marie-+" rel="tag"&gt;Lacroix, &#200;ve-Marie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton871.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;775&#034; height=&#034;1067&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 1990, les m&#233;dias ont alert&#233; le public en rapportant la pr&#233;sence de m&#233;dicaments dans l'eau. En janvier dernier, une &#233;tude r&#233;v&#233;lait la pr&#233;sence de produits de chimioth&#233;rapie et de certains m&#233;dicaments traitant l'hypertension et le cholest&#233;rol dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, en aval de la station d'&#233;puration des eaux us&#233;es de la Ville de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une pharmacie dans le fleuve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le traitement par des stations d'&#233;puration, plusieurs produits pharmaceutiques et de sant&#233; personnelle (PPSP) sont persistants, car ils ne se d&#233;composent pas facilement. Ils franchissent le processus d'&#233;puration. Ils se retrouvent donc intacts ou peu d&#233;grad&#233;s dans le Saint-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moins 80 PPSP ont &#233;t&#233; identifi&#233;s dans les affluents des stations d'&#233;puration des eaux us&#233;es municipales et dans les eaux de surface de partout dans le monde : des analg&#233;siques, des pilules anticonceptionnelles, des antibiotiques, des anti&#233;pileptiques, des antid&#233;presseurs pour n'en nommer que quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Danger, produits toxiques !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'ils ne se retrouvent pas en concentration suffisante pour causer des effets de toxicit&#233; aigu&#235; chez les organismes aquatiques, il y a lieu de s'inqui&#233;ter. Les risques pour les humains sont peu connus et aucune &#233;tude sur les effets &#224; long terme n'a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e. On soup&#231;onne cependant qu'ils induisent la r&#233;sistance aux antibiotiques et le d&#233;r&#232;glement du syst&#232;me endocrinien (syst&#232;me hormonal). Les malformations observ&#233;es dans le syst&#232;me reproducteur de poissons montrent clairement que les PPSP ne sont pas inoffensifs. La bioaccumulation de ces produits chimiques dans les tissus des organismes vivants a des cons&#233;quences &#224; long terme sur la sant&#233; de ceux-ci. Plusieurs &#233;tudes r&#233;alis&#233;es sur la faune aquatique du fleuve Saint-Laurent, proche de l'&#233;missaire de la station de Montr&#233;al, ont montr&#233; les effets d&#233;l&#233;t&#232;res de la pollution sur le cycle reproducteur et hormonal. Malheureusement, la consommation sans cesse grandissante de m&#233;dicaments ne fera qu'accentuer la contamination de l'environnement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Centre Saint-Laurent d'Environnement Canada, &lt;i&gt;Un cocktail de m&#233;dicaments dans le Saint-Laurent loin de soulager les organismes aquatiques.&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.qc.ec.gc.ca/csl/inf/inf070_f.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.qc.ec.gc.ca/csl/inf/inf070_f.html&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Kleywegt, S., Smyth, S.-A., Parrott, J., Schaefer, K., Lagac&#233;, E., Payne, M., Topp, E., Beck, A., McLaughlin, A. et K. Ostapyk (sous la dir. de), &lt;i&gt;Produits pharmaceutiques et produits d'hygi&#232;ne personnelle dans l'environnement canadien : recherches et directives&lt;/i&gt;, S&#233;rie de rapports d'&#233;valuation scientifique de l'INRE, No 8, 2007, 61 p. (&lt;a href=&#034;http://www.ec.gc.ca/inre-nwri&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ec.gc.ca/inre-nwri&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Lacoursi&#232;re, Ariane, &#171; Des m&#233;dicaments de chimioth&#233;rapie dans le fleuve. Des chercheurs s'inqui&#232;tent de la qualit&#233; de l'eau aux abords de la station d'&#233;puration de Montr&#233;al &#187;,&lt;i&gt; La Presse&lt;/i&gt;, 2009-01-27, Actualit&#233;s, p. A11.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;dith Lacroix, biol. m. sc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coalition Eau Secours&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Encore et toujours modeler la nature !</title>
		<link>https://www.ababord.org/Encore-et-toujours-modeler-la</link>
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		<dc:date>2009-06-18T18:14:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jackson</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Jackson, John</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis cinq ans la Commission mixte internationale se penche sur le probl&#232;me du contr&#244;le des d&#233;bits d'eau du barrage Moses-Sanders. L'enjeu &#233;conomique est tel que l'organisme n'a pas m&#234;me adopt&#233; les conclusions de ses propres experts. Une nouvelle &#233;ch&#233;ance est fix&#233;e en juin prochain. &#192; voir ce que deviendront les belles id&#233;es environnementales. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous construisons nos maisons et nos chalets le long des berges des lacs et des rivi&#232;res ; puis nous tentons d'emp&#234;cher que le niveau de l'eau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton870.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;350&#034; height=&#034;254&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis cinq ans la Commission mixte internationale se penche sur le probl&#232;me du contr&#244;le des d&#233;bits d'eau du barrage Moses-Sanders. L'enjeu &#233;conomique est tel que l'organisme n'a pas m&#234;me adopt&#233; les conclusions de ses propres experts. Une nouvelle &#233;ch&#233;ance est fix&#233;e en juin prochain. &#192; voir ce que deviendront les belles id&#233;es environnementales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous construisons nos maisons et nos chalets le long des berges des lacs et des rivi&#232;res ; puis nous tentons d'emp&#234;cher que le niveau de l'eau monte ou descende, afin d'&#233;viter que nos maisons soient submerg&#233;es ou pour garantir que nous aurons facilement acc&#232;s &#224; l'eau. Nous construisons des ports afin que les bateaux des mers ou des lacs puissent y acc&#233;der et, cette fois encore, nous cherchons &#224; contr&#244;ler les niveaux d'eau &#8211; dans ce cas, pour assurer que la profondeur permettra le transport d'un maximum de marchandises. Nous construisons des quais pour nos bateaux r&#233;cr&#233;atifs, puis nous demandons aux gouvernements de hausser ou d'abaisser les niveaux d'eau, selon que nos quais sont &#224; sec ou submerg&#233;s. Nous construisons des barrages pour produire de l'&#233;lectricit&#233; avec les eaux des rivi&#232;res et nous en contr&#244;lons le d&#233;bit de mani&#232;re &#224; produire assez d'&#233;nergie pour satisfaire les besoins des &#234;tres humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces sc&#233;narios se r&#233;p&#232;tent sur toute l'&#233;tendue des Grands Lacs et du bassin du fleuve Saint-Laurent. Nous cherchons perp&#233;tuellement &#224; contr&#244;ler le d&#233;bit naturel des eaux pour satisfaire nos besoins, plut&#244;t que d'ajuster notre mani&#232;re de vivre afin de l'harmoniser avec les changements naturels de notre environnement. Nous voulons contr&#244;ler et manipuler la nature selon ce qui nous arrange, plut&#244;t que d'apprendre &#224; vivre avec elle. Le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent sont embl&#233;matiques des effets n&#233;fastes de nos efforts incessants pour contr&#244;ler la nature.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le fleuve le plus menac&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Durant les 50 derni&#232;res ann&#233;es, la perturbation des d&#233;bits naturels et des variations des niveaux d'eau par le barrage hydro&#233;lectrique de Moses-Saunders, &#224; Cornwall-Massena, a eu des cons&#233;quences n&#233;gatives dramatiques sur le lac Ontario et sur le fleuve Saint-Laurent. Des cons&#233;quences s&#233;rieuses l&#224; o&#249; justement les d&#233;cisions ont &#233;t&#233; prises dans le but d'en minimiser les fluctuations afin de prot&#233;ger les propri&#233;t&#233;s des riverains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission mixte internationale (CMI) pour l'&#233;tude du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent a conclu qu'en raison de l'importante diminution des fluctuations naturelles dans cette r&#233;gion, &#171; &lt;i&gt;il y a eu une r&#233;duction de 50 % des marais et de la v&#233;g&#233;tation flottante depuis l'implantation de cette r&#233;gulation, &#224; la fin des ann&#233;es 50. Durant cette m&#234;me p&#233;riode, il y a eu un accroissement de 29 % des marais &#233;mergents o&#249; pr&#233;domine la massette (quenouille &#224; large feuille)&lt;/i&gt; &#187;. Ces transformations des syst&#232;mes situ&#233;s pr&#232;s des berges ont eu des cons&#233;quences dramatiques pour les poissons, pour les amphibiens, pour les oiseaux et pour toutes les plantes et les animaux sauvages qui, pour vivre, d&#233;pendent de ces milieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisme American Rivers a d&#233;sign&#233; le fleuve Saint-Laurent comme &#233;tant le quatri&#232;me fleuve le plus menac&#233; en Am&#233;rique du Nord et cela en raison des dommages caus&#233;s &#224; l'&#233;cosyst&#232;me par ce barrage. Depuis sa construction, les fluctuations des niveaux d'eau en aval du barrage ont vari&#233; de mani&#232;re plus importante qu'en amont, et ce, afin de compenser les effets de la stabilisation des niveaux du lac Ontario&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'aval : direction vers laquelle coule l'eau. L'amont : direction d'o&#249; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est ce qui explique que les effets du barrage sur les &#233;cosyst&#232;mes ont &#233;t&#233; moins graves en aval qu'en amont.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Contr&#244;ler le d&#233;bit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Commission mixte internationale (CMI), une organisation canado-&#233;tats-unienne, prend les d&#233;cisions relatives aux d&#233;bits d'eau qui traversent le barrage hydro&#233;lectrique de Moses-Saunders. Au terme d'une &#233;tude d'experts de cinq ann&#233;es, on y a propos&#233; en mars 2008 l'adoption d'une nouvelle strat&#233;gie. Les experts m&#234;mes de la CMI mettaient de l'avant une strat&#233;gie environnementale que l'organisme a d&#233;cid&#233; de ne pas appuyer. Ses membres ont plut&#244;t opt&#233; pour une strat&#233;gie visant certaines pr&#233;cautions environnementales, mais dont l'objectif premier &#233;tait de minimiser les effets n&#233;gatifs sur les propri&#233;taires riverains. Une fois de plus, ce sont les besoins humains qui ont eu pr&#233;s&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles propositions du CMI ont suscit&#233; un toll&#233; g&#233;n&#233;ral. Aucune mesure n'y &#233;tait pr&#233;vue pour s'assurer que les variations saisonni&#232;res et annuelles des niveaux d'eau permettraient de restaurer les marais du lac Ontario et ceux de l'aval du fleuve Saint-Laurent. Des lieux d'une importance cruciale pour un grand nombre de poissons, d'animaux et de plantes sauvages, qui s'y reproduisent et s'y nourrissent. Devant cette agitation, la CMI a d&#233;cid&#233; de se retirer pour demander aux diff&#233;rents niveaux de gouvernement de travailler avec elle &#224; concevoir une nouvelle strat&#233;gie. Son objectif est de mettre de l'avant des &#171; &lt;i&gt;d&#233;bits plus naturels tout en respectant d'autres int&#233;r&#234;ts&lt;/i&gt; &#187;. On attend ce document en juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cas de l'amont du fleuve Saint-Laurent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le groupe de travail environnemental de la CMI a conclu que l'&#233;cosyst&#232;me en amont du fleuve est beaucoup plus dynamique que celui en aval. Ce dernier est lourdement influenc&#233; par les d&#233;bits de la rivi&#232;re des Outaouais et de ses affluents. En cherchant une strat&#233;gie qui prot&#233;gera les utilisateurs du fleuve, nous devons nous assurer qu'une fois de plus nous ne porterons pas atteinte &#224; l'&#233;cosyst&#232;me de sa section situ&#233;e en amont. Parmi les effets n&#233;gatifs et positifs envisageables de la strat&#233;gie que privil&#233;gient ses experts techniques, la CMI mentionne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Des gains pour les bateaux r&#233;cr&#233;atifs en aval du barrage, sauf pour le lac Saint-Pierre, o&#249; ses effets sont neutres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Une am&#233;lioration de la navigation r&#233;cr&#233;ative autour de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Un important avantage pour la soci&#233;t&#233; Hydro-Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Des cons&#233;quences l&#233;g&#232;rement n&#233;gatives pour la navigation commerciale &#224; Montr&#233;al, mais loin d'&#234;tre statistiquement significatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Des dangers d'inondation en amont causant des probl&#232;mes d'&#233;rosion des berges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Des impacts n&#233;gatifs sur la reproduction de la guifette noire, sur l'habitat de certaines esp&#232;ces de grenouilles, ainsi que sur celui du rat musqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie &#224; mettre de l'avant doit limiter ces effets n&#233;gatifs. La sauvegarde et l'am&#233;lioration de la sant&#233; des &#233;cosyst&#232;mes naturels ne sont pas moins importantes que le respect de la pratique des loisirs nautiques et du commerce des marchandises. Mais cela implique que nous devrons ajuster nos attentes d'humains de mani&#232;re &#224; nous consid&#233;rer comme faisant partie de l'&#233;cosyst&#232;me et non pas comme son dictateur supr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Clinton Edmonds and Associates Limited, &lt;i&gt;Lake Ontario and St. Lawrence River - Changes in the Institutional Structure and Their Impact on Water Levels, 1950-2001, Report to International Lake Ontario-St. Lawrence River Study Board&lt;/i&gt;, January 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; International Lake Ontario - St. Lawrence River Study Board, &lt;i&gt;Options for Managing Lake Ontario and St. Lawrence River Water Levels and Flows&lt;/i&gt;, March 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;American Rivers, &lt;i&gt;America's Most Endangered Rivers : 2008 Edition&lt;/i&gt;, March 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; International Joint Commission, &lt;i&gt;Your Guide to the IJC's Proposed new Order of Approval and Plan 2007&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'aval : direction vers laquelle coule l'eau. L'amont : direction d'o&#249; provient l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;John Jackson&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directeur, Production Propre et Toxics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Traduction Normand Baillargeon, Adaptation Sophie Vaillancourt)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>On &#233;touffe le Lac Saint-Pierre</title>
		<link>https://www.ababord.org/On-etouffe-le-Lac-Saint-Pierre</link>
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		<dc:date>2009-06-18T18:10:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Chapdelaine, Isabelle Duchesne</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Chapdelaine, Daniel</dc:subject>
		<dc:subject>Duchesne, Isabelle </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le fleuve Saint-Laurent est l'un des cours d'eau les plus imposants du continent. Son importance pour notre soci&#233;t&#233; se situe &#224; plusieurs niveaux, tant historique, scientifique, &#233;cologique qu'&#233;conomique. Pour les Qu&#233;b&#233;coises, il est m&#234;me porteur d'une fibre identitaire. Mais derri&#232;re sa puissance on refuse toujours d'admettre sa fragilit&#233;. Aujourd'hui, notre fleuve est malade et le traitement qu'on lui impose n'est pas sur le point de changer. &lt;br class='autobr' /&gt; Fondamentalement, le fleuve est un milieu de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le fleuve Saint-Laurent est l'un des cours d'eau les plus imposants du continent. Son importance pour notre soci&#233;t&#233; se situe &#224; plusieurs niveaux, tant historique, scientifique, &#233;cologique qu'&#233;conomique. Pour les Qu&#233;b&#233;coises, il est m&#234;me porteur d'une fibre identitaire. Mais derri&#232;re sa puissance on refuse toujours d'admettre sa fragilit&#233;. Aujourd'hui, notre fleuve est malade et le traitement qu'on lui impose n'est pas sur le point de changer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fondamentalement, le fleuve est un milieu de vie pour la flore et la faune, un milieu &#233;cologiquement fragile. La survie de plusieurs esp&#232;ces d&#233;pend d'un &#233;quilibre entre les divers constituants chimiques, notamment les sels min&#233;raux et les gaz dissous dans l'eau, plus ou moins limpide, de nos lacs, ruisseaux et rivi&#232;res, qui se d&#233;versent dans le fleuve. Mais cet &#233;quilibre est grandement compromis par l'activit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lac Saint-Pierre, un &#233;largissement du fleuve Saint-Laurent d'environ 10 kilom&#232;tres sur une longueur de 30 entre Montr&#233;al et Trois-Rivi&#232;res, est consid&#233;r&#233; comme un joyau au point de vue de la biodiversit&#233;. On y retrouve notamment 288 esp&#232;ces d'oiseaux, 78 esp&#232;ces de poissons, 23 esp&#232;ces de mammif&#232;res et 13 esp&#232;ces d'amphibiens. Il repr&#233;sente la plus importante halte migratoire dans l'est du Canada et la plus importante h&#233;ronni&#232;re en Am&#233;rique du Nord, avec environ 1 300 nids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valeur de cet &#233;cosyst&#232;me lui a valu le titre de R&#233;serve de la Biosph&#232;re par l'UNESCO en 2000. Les r&#233;serves de la biosph&#232;re sont des parties d'&#233;cosyst&#232;mes terrestres ou c&#244;tiers o&#249; citoyens, entreprises et gouvernements se sont engag&#233;s &#224; vivre et &#224; travailler davantage en harmonie avec la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reconnaissance, qui a &#233;t&#233; attribu&#233;e &#224; seulement 12 sites au Canada, est non seulement un titre flatteur, mais constitue aussi une responsabilit&#233; collective pour en pr&#233;server la valeur &#233;cologique. Pourtant, plusieurs menaces, d&#233;coulant de l'activit&#233; humaine, p&#232;sent toujours sur la pr&#233;servation de ce patr moine &#233;cologique qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pisse de porc et pesticides&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les gestes sont souvent plus parlants que bien des discours. En d&#233;cembre 2004, le gouvernement Charest a lev&#233; le moratoire sur la construction de nouvelles porcheries qui &#233;tait en vigueur depuis juin 2002. Il l'a fait malgr&#233; les s&#233;rieuses r&#233;serves soulev&#233;es par les r&#233;sultats de la consultation publique sur le d&#233;veloppement durable de la production porcine au Qu&#233;bec effectu&#233;e en 2003 par le Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE). Le rapport faisait &#233;tat des effets de cette industrie sur la sant&#233; de la population du Qu&#233;bec et de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; de Qu&#233;bec de diminuer l'utilisation des pesticides s'est sold&#233;e par la Loi sur les pesticides et par une strat&#233;gie phytosanitaire qui visait une r&#233;duction de 50 % de l'utilisation agricole globale des pesticides entre 1992 et 2000. Constat ? En 2003, le minist&#232;re de l'Environnement du Qu&#233;bec indiquait plut&#244;t une augmentation de 6 % des ventes des pesticides agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre affluents majeurs du lac Saint-Pierre se situent principalement en r&#233;gion agricole, soit les rivi&#232;res Yamaska, Nicolet, Saint-Fran&#231;ois et Richelieu. Les ph&#233;nom&#232;nes d'&#233;rosion des terres cultiv&#233;es, en l'absence de bande riveraine bois&#233;e, chargent les rivi&#232;res de mati&#232;res en suspension. Elles se s&#233;dimentent &#224; leur embouchure contribuant aussi au processus d'envasement du lac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des engrais surabondants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autre constat pr&#233;occupant, les experts s'entendent pour dire que la qualit&#233; de l'eau dans ces bassins versants est mauvaise en raison principalement de leur forte concentration en nitrates et en phosphates. Des compos&#233;s, qu'on retrouve dans les fertilisants (fumier, lisier et engrais synth&#233;tique) de la ferme et qui sont bien entendu des &#233;l&#233;ments nutritifs essentiels &#224; la croissance des plantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour l'ensemble du Qu&#233;bec, les phosphates contenus dans les fumiers et lisiers suffiraient &#224; combler les besoins de l'ensemble des cultures. Par ailleurs, dans les bassins versants les plus denses au point de vue de l'&#233;levage, les apports en fumier sont exc&#233;dentaires. Quand on tient compte des engrais de synth&#232;se qui sont utilis&#233;s en plus des engrais organiques, les terres agricoles du Qu&#233;bec obtiennent un surplus de 70 % de phosphates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs organismes vou&#233;s &#224; la protection de l'environnement ont d&#233;nonc&#233; les dommages aux cours d'eau caus&#233;s entre autres par la mauvaise gestion des fertilisants. D&#233;j&#224;, en 1996, le v&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec d&#233;non&#231;ait le fait que les &#233;pandages de d&#233;jections animales ne sont pas faits en fonction des besoins des cultures mais plut&#244;t en fonction des exc&#233;dents des fermes porcines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un m&#233;moire particuli&#232;rement &#233;toff&#233; a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; par le R&#233;seau qu&#233;b&#233;cois des groupes &#233;cologistes &#224; la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire du Qu&#233;bec en 2007. Les recommandations portent sur une gestion int&#233;gr&#233;e par bassin versant plut&#244;t que par ferme, la pr&#233;servation de bandes riveraines bois&#233;es le long des cours d'eau, le dosage des fertilisants en fonction des besoins r&#233;els des terres de culture et la valorisation de l'agriculture &#224; petite &#233;chelle, biologique et diversifi&#233;e, plut&#244;t qu'industrielle et chimique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mourir sur un lit d'algues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un jour ou l'autre, par ruissellement ou par infiltration dans les eaux souterraines, les exc&#233;dents de phosphate et de nitrate sont entra&#238;n&#233;s dans les cours d'eau, faisant passer leurs concentrations dans nos rivi&#232;res rurales &#224; des taux de deux &#224; six fois plus &#233;lev&#233;s que le seuil de 0,03 ppm (partie par milion) g&#233;n&#233;ralement accept&#233; comme crit&#232;re de qualit&#233; environnementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exc&#232;s de phosphate accentuent la prolif&#233;ration des algues et des plantes aquatiques. Les microorganismes, qui s'en nourrissent, consomment une partie de l'oxyg&#232;ne dissous du plan d'eau, n&#233;cessaire &#224; la survie de certaines esp&#232;ces aquatiques, en premier lieu les poissons. Ce ph&#233;nom&#232;ne de mort du plan d'eau, nomm&#233; eutrophisation, qui est naturel &#224; l'&#233;chelle g&#233;ologique, est alors grandement acc&#233;l&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, on voit ainsi prolif&#233;rer les algues bleues dans plusieurs lacs et rivi&#232;res. Ces algues, en plus de causer l'eutrophisation, produisent des toxines n&#233;fastes pour les organismes aquatiques et les humains. Elles causent la fermeture des sites de baignade et mettent en danger les approvisionnements en eau potable de plusieurs municipalit&#233;s riveraines. Cette pollution des affluents se retrouve concentr&#233;e &#224; leur embouchure, aux abords du lac Saint-Pierre, l&#224; o&#249; le r&#233;gime d'&#233;coulement est d&#233;j&#224; stagnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rivi&#232;res agricoles contiennent toujours des concentrations importantes de pesticides, et ce, malgr&#233; les politiques publiques visant &#224; en r&#233;duire leur utilisation. Dans la rivi&#232;re Yamaska, la concentration du d&#233;sherbant &#171; &#224; tout faire &#187; dicamba d&#233;passe la norme acceptable dans 80 % des &#233;chantillons analys&#233;s et pour ce qui est de l'atrazine, dans 30 % des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atrazine est un herbicide interdit en Europe. Il est utilis&#233; principalement dans les cultures de ma&#239;s. Pour le Saint-Laurent, sa principale source demeure encore le lac Ontario, qui compte pour 90 % des 16 000 kilogrammes qui empoisonnent annuellement le fleuve. Plusieurs recherches d&#233;montrent que l'atrazine d&#233;r&#232;gle les hormones sexuelles, allant jusqu'&#224; la d&#233;masculinisation. Les effets sont d&#233;sastreux sur la reproduction des poissons et des amphibiens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un air d'&#233;gout&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le lac Saint-Pierre re&#231;oit &#233;galement des eaux us&#233;es en provenance de la r&#233;gion m&#233;tropolitaine de Montr&#233;al. &#192; elle seule, la station de traitement de Montr&#233;al traite 40 % des eaux us&#233;es du Qu&#233;bec. Son d&#233;bit journalier moyen est d'environ 2,7 millions de m&#232;tres cubes, c'est-&#224;-dire l'&#233;quivalent de la rivi&#232;re L'Assomption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le traitement comporte une &#233;tape de filtration puis de d&#233;cantation. Il permet de retirer la plupart des mati&#232;res en suspension et les phosphates, mais comme on ne pratique pas de d&#233;sinfection, les rejets sont charg&#233;s de coliformes f&#233;caux. Inutile de s'&#233;tendre sur les effets n&#233;fastes qu'ils font peser sur la sant&#233; publique. Et on ne parle m&#234;me pas ici des eaux us&#233;es industrielles, qui elles, contiennent tout un m&#233;lange de polluants chimiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualit&#233; de l'eau du fleuve, d&#233;termin&#233;e par l'IQBP (indice de qualit&#233; bact&#233;riologique et physico-chimique) tient compte de plusieurs param&#232;tres. Elle &#233;tait jug&#233;e satisfaisante pour 65 % des stations durant la p&#233;riode de 1995 &#224; 2002, mais entre 2003 et 2006 on ne comptait plus que 33 % des stations. L'&#233;valuation tient en compte huit variables : phosphore total, coliformes f&#233;caux, turbidit&#233;, azote ammoniacal, nitrites-nitrates, chlorophylle a, oxyg&#232;ne dissous et pH.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le canal commercial Saint-Laurent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon le professeur et chercheur en limnologie &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al, Richard Carignan, l'envasement du lac Saint-Pierre, combin&#233; avec l'&#233;tablissement de plantes aquatiques qui r&#233;sulte des exc&#233;dents de nutriments, causera sa disparition d'ici un si&#232;cle si rien n'est fait. On ne trouvera plus qu'un &#233;troit chenal et de grandes &#233;tendues mar&#233;cageuses, bouleversant ainsi l'habitat de plusieurs esp&#232;ces animales. En Am&#233;rique du Nord, une trentaine d'esp&#232;ces de poisson ont d&#233;j&#224; disparu depuis un si&#232;cle et environ un tiers des esp&#232;ces restantes ont un statut de conservation pr&#233;occupant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modification de l'habitat a des cons&#233;quences directes sur la capacit&#233; de reproduction de certaines esp&#232;ces, en particulier les esp&#232;ces lithophiles, qui d&#233;posent leurs oeufs sur des graviers ou de la roche et qui composent 50 % des esp&#232;ces du fleuve. C'est une catastrophe lorsque le fond devient vaseux et se recouvre d'algues. Dans cette perspective, le statut pr&#233;occupant d'esp&#232;ces menac&#233;es comme le chevalier cuivr&#233; ou le brochet d'Am&#233;rique est directement li&#233; au sort du lac Saint-Pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rations de dragage pour mettre en place et maintenir la Voie maritime du Saint-Laurent ont modifi&#233; l'&#233;coulement naturel du lac. &#192; l'origine peu profond, environ trois &#224; cinq m&#232;tres, il ne permettait pas le passage des &#233;normes paquebots qui remontent aujourd'hui le Saint-Laurent &#224; partir de l'Atlantique jusqu'aux Grands Lacs. C'est pourquoi le gouvernement f&#233;d&#233;ral a permis le dragage d'un chenal de navigation de 12 m&#232;tres de profondeur et 245 m&#232;tres de largeur. En cons&#233;quence, on a concentr&#233; le d&#233;bit au centre du lac et provoqu&#233; ainsi la stagnation de l'eau au bord des berges. Cela, combin&#233; avec l'apport continu de r&#233;sidus issus de l'&#233;rosion de ces berges (caus&#233;e justement par les vagues produites par cette circulation maritime) acc&#233;l&#232;re la s&#233;dimentation. Ce qui contribue &#224; l'envasement du lac Saint-Pierre, &#224; un taux atteignant deux &#224; trois centim&#232;tres par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs activit&#233;s comme le canotage, la baignade, la p&#234;che sont ainsi compromises par la d&#233;gradation du lac et de ses affluents. Cela aura n&#233;cessairement des impacts n&#233;gatifs sur les activit&#233;s socio&#233;conomiques et r&#233;cr&#233;otouristiques des villes et villages riverains.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Out les navires !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se basant sur une &#233;tude d'Environnement Canada, la Coalition Eau Secours d&#233;plore les effets du dragage et du contr&#244;le du d&#233;bit du fleuve et souhaite la mise en &#339;uvre de solutions alternatives. Richard Carignan et sa coll&#232;gue Christiane Hudon, sp&#233;cialiste en &#233;cologie des plantes aquatiques, recommandent de ne pas draguer davantage le fleuve. Ils r&#233;clament m&#234;me le contraire : favoriser la circulation des barges de lac au lieu de permettre &#224; tous les navires oc&#233;aniques de naviguer sur la voie maritime. Et ainsi laisser tranquillement le chenal se combler naturellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, un moratoire sur le transport maritique sur le Saint-Laurent pourrait permettre de d&#233;velopper le transport intermodal. Limiter l'entr&#233;e des bateaux commerciaux oc&#233;aniques sur le fleuve en aval de Qu&#233;bec. Permettre le transbordement des marchandises sur des trains et des barges de lac ne relancerait par seulement l'&#233;conomie dans les r&#233;gions &#233;loign&#233;es de la province mais en plus pr&#233;serverait notre patrimoine fluvial et les esp&#232;ces qui en d&#233;pendent d'une d&#233;gradation &#233;cologique. De plus, &#231;a permettrait de mettre de l'avant l'&#233;conomie de l'&#233;cotourisme fluvial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les recommandations et les cris d'alarme de plusieurs groupes, le gouvernement de Stephen Harper garde toujours dans son plan de travail la possibilit&#233; d'un dragage additionnel de la voie maritime du Saint-Laurent pour permettre plus de passages de paquebots encore plus gros. De quel d&#233;veloppement durable parle-t-on quand il n'est compatible qu'avec les id&#233;ologies capitalistes de nos &#233;lus actuels ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Daniel Chapdelaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;professeur de chimie, UQAM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Duchesne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;enseignante de chimie, C&#233;gep de Saint-Hyacinthe&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fini les cargos sur le fleuve</title>
		<link>https://www.ababord.org/Fini-les-cargos-sur-le-fleuve</link>
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		<dc:date>2009-06-18T18:03:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Sophie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'avenir de la voie navigable du Saint-Laurent et de la voie maritime des Grands Lacs, il est impossible de savoir r&#233;ellement ce qui en est des projets des gouvernements canadien et &#233;tats-unien. Et selon Marc Hudon, de Nature-Qu&#233;bec, qui s'int&#233;resse au dossier depuis de nombreuses ann&#233;es, des deux c&#244;t&#233;s de la fronti&#232;re le processus d'&#233;tude et de d&#233;cision est tout sauf transparent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Difficile de savoir ce qui se trame. En novembre 2007, sept minist&#232;res et organismes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton868.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;800&#034; height=&#034;300&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'avenir de la voie navigable du Saint-Laurent et de la voie maritime des Grands Lacs, il est impossible de savoir r&#233;ellement ce qui en est des projets des gouvernements canadien et &#233;tats-unien. Et selon Marc Hudon, de Nature-Qu&#233;bec, qui s'int&#233;resse au dossier depuis de nombreuses ann&#233;es, des deux c&#244;t&#233;s de la fronti&#232;re le processus d'&#233;tude et de d&#233;cision est tout sauf transparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de savoir ce qui se trame. En novembre 2007, sept minist&#232;res et organismes canadiens et &#233;tats-unien ont rendu public le rapport final de l'&#201;tude des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent. Selon Marc Hudon, la soci&#233;t&#233; civile a &#233;t&#233; exclue des travaux d'&#233;valuation et des discussions et a &#233;t&#233; confin&#233;e &#224; une rencontre annuelle d'information. L'&#233;tude examine les besoins d'infrastructure du r&#233;seau des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent pour la navigation commerciale. On y traite notamment des cons&#233;quences sur le plan technique, &#233;conomique et &#233;cologique. &#171; &lt;i&gt;Nulle part dans le rapport on ne peut lire que le projet d'agrandissement de la voie navigable est mort &#224; jamais&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Moratoire sur la navigation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le milieu, on insiste &#224; valoriser le transport maritime. Par contre, la question d'un moratoire sur la navigation des cargos commerciaux oc&#233;aniques dans le fleuve fait aussi son chemin. L'id&#233;e est de limiter la circulation sur les eaux int&#233;rieures &#224; des barges con&#231;ues selon les caract&#233;ristiques du fleuve et des Grands Lacs. En 2005 et en 2007, le chercheur am&#233;ricain John C. Taylor (Grand Valley State University) et James L. Roach (pr&#233;sident de JL Roach inc.) ont men&#233; une &#233;tude en deux volets sur les co&#251;ts du transport des marchandises par les cargos oc&#233;aniques sur le fleuve et les Grands Lacs. L'&#233;tude vient en appui &#224; cette id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La navigation internationale sur le fleuve entra&#238;ne une d&#233;gradation &#233;cologique qu'ils chiffrent &#224; long terme entre 200 et 500 millions de dollars, notamment en raison des esp&#232;ces exotiques introduites dans les Grands Lacs par les eaux de ballasts des navires. Autres co&#251;ts, leur taille qui demande l'&#233;largissement de la voie maritime. Un &#233;largissement qui laisse d&#233;j&#224; entrevoir ses limites. Les chercheurs se sont attard&#233;s sur les principales marchandises transport&#233;es par les cargos oc&#233;aniques, les grains, l'acier, les produits chimiques, les produits miniers et le sucre. Leurs recherches d&#233;taillent les co&#251;ts qu'engendrerait l'arr&#234;t de leur navigation sur le fleuve au profit d'un transport intermodal qui ferait intervenir le train et les barges de lac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Transport intermodal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon leurs chiffres, un transport intermodal des produits occasionnerait une augmentation de 1 &#224; 5 dollars la tonne de marchandises pour une somme totalisant 55 millions de dollars. Mais en favorisant les ports oc&#233;aniques et le d&#233;veloppement de ports &#224; l'embouchure du fleuve, la taille des bateaux n'est plus une contrainte. Elle serait m&#234;me plut&#244;t le contraire. Plusieurs &#233;tudes en la mati&#232;re ont &#233;t&#233; men&#233;es depuis 1985 et toutes arrivent &#224; des r&#233;sultats semblables. M&#234;me le U.S Army Corp of Engineers, list&#233; parmi les protagonistes de l'&#201;tude des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent, avait conclu au d&#233;but des ann&#233;es 2000 qu'en ce qui concerne les grains en provenance de Duluth aux &#201;tats-Unis, le train serait plus &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les limitations du transport qu'entra&#238;ne l'hiver, les probl&#232;mes de pollution li&#233;s aux particules en suspension et &#224; l'anhydride sulfureux (SO2), ainsi qu'aux pertes &#233;conomiques engendr&#233;es par les esp&#232;ces envahissantes et l'&#233;rosion des berges, en plus du probl&#232;me qui commence &#224; &#233;merger concernant la taille du chenal maritime, on peut se demander maintenant qui est-ce qui pousse &#224; ce que l'on continue &#224; permettre la circulation des cargos oc&#233;aniques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Taylor, John C. et James L. Roach, &lt;i&gt;Ocean Shipping in the Great Lakes : Transportation Cost Increases That Would Result from a Cessation of Ocean Vessel Shipping&lt;/i&gt;, ao&#251;t 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Taylor, John C. et James L. Roach, &lt;i&gt;Ocean Shipping in the Great Lakes : An Analysis of Issues&lt;/i&gt;, octobre 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Sophie Vaillancourt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journaliste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour au cabotage</title>
		<link>https://www.ababord.org/Retour-au-cabotage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Retour-au-cabotage</guid>
		<dc:date>2009-06-18T18:00:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Casgrain, Antoine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; la hausse des &#233;changes commerciaux caus&#233;e par la mondialisation, la quantit&#233; de marchandises transbord&#233;es sur le Saint-Laurent est pass&#233;e de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 &#224; 100 Mt en 1990, puis s'est stabilis&#233;e autour de 105 Mt. L'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA) a fait augmenter les quantit&#233;s de marchandises &#233;chang&#233;es entre le Qu&#233;bec et ses voisins du sud. En contrepartie, l'AL&#201;NA et la d&#233;r&#232;glementation du secteur des transports ont donn&#233; au camionnage la priorit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton867.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1015&#034; height=&#034;678&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; la hausse des &#233;changes commerciaux caus&#233;e par la mondialisation, la quantit&#233; de marchandises transbord&#233;es sur le Saint-Laurent est pass&#233;e de 130 millions de tonnes (Mt) en 1980 &#224; 100 Mt en 1990, puis s'est stabilis&#233;e autour de 105 Mt. L'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA) a fait augmenter les quantit&#233;s de marchandises &#233;chang&#233;es entre le Qu&#233;bec et ses voisins du sud. En contrepartie, l'AL&#201;NA et la d&#233;r&#232;glementation du secteur des transports ont donn&#233; au camionnage la priorit&#233; sur d'autres formes (ferroviaire, maritime).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, l'&#201;tat entretient et r&#233;pare les routes aux frais des contribuables, mais au b&#233;n&#233;fice des compagnies de camionnage. D'autres avenues sont &#224; explorer, le train et le bateau, pour r&#233;duire la consommation d'hydrocarbures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le transport fluvial : une solution &#233;cologique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous aurions tout int&#233;r&#234;t &#224; regarder les avantages du transport maritime. En termes d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, le transport maritime supplante ses concurrents (voir graphique). Le transport maritime pourrait donc contribuer &#224; r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Les Amies de la Vall&#233;e du Saint-Laurent, une organisation vou&#233;e &#224; la protection et la promotion des richesses du fleuve, favorisent le retour au cabotage (le transport &#224; l'int&#233;rieur du Saint-Laurent), puisqu'en plus d'&#234;tre davantage &#233;cologique, il favorise le d&#233;veloppement r&#233;gional par l'activit&#233; des ports secondaires (Sept-&#206;les, Gros Cacouna, La Baie). Le cabotage demeure le parent pauvre du syst&#232;me de transport qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Stainier, porte-parole des Amies de la vall&#233;e du St-Laurent, explique les difficult&#233;s de la navigation nationale par le fait que la priorit&#233; est mise sur la navigation internationale. S'il y a des politiques et des mesures fiscales qui aident la navigation internationale, rien de tel n'existe pour le transport local. Le d&#233;sengagement de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral n'a pas permis d'&#233;quiper les ports locaux et on ne construit plus de petites embarcations, au tirant d'eau limit&#233;, performantes pour le Saint-Laurent. Cela est d&#251; &#224; la fermeture des chantiers navals caus&#233;e par la mondialisation et la d&#233;r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples de transport par cabotage naissent au compte-gouttes. En mai 2005, la compagnie foresti&#232;re Kruger d&#233;marrait un projet pilote visant &#224; transporter par barges des copeaux de bois de la C&#244;te-Nord vers Trois-Rivi&#232;res. Une seule barge contient l'&#233;quivalent du chargement de 250 camions. En une saison, c'est 9 000 allers-retours en camion qui devraient &#234;tre retir&#233;s de la route 138. Ce projet a vu le jour gr&#226;ce &#224; l'appui du Gouvernement du Qu&#233;bec et de sa &lt;i&gt;Politique maritime et fluviale&lt;/i&gt;. Cette initiative pourrait donner l'exemple &#224; plusieurs compagnies tout en aidant une ville r&#233;gionale &#224; se doter d'une infrastructure portuaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les impacts environnementaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les formes de transport comportent leur part de risques pour l'environnement. Le principal danger de la navigation fluviale r&#233;side dans les travaux de dragage. Pour permettre le passage des grands cargos commerciaux, les autorit&#233;s creusent le fond du fleuve &#224; certains endroits peu profonds. Le dragage, en plus de d&#233;truire les habitats naturels, fait remonter les contaminants d&#233;pos&#233;s dans les s&#233;diments, contribuant &#224; leur propagation dans les &#233;cosyst&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les environnementalistes s'entendent pour dire que le dragage d'entretien est acceptable s'il est bien fait. Par contre, l'ouverture de toute nouvelle voie et l'approfondissement des voies existantes sont absolument &#224; proscrire. Les bateaux doivent s'adapter au fleuve, et non l'inverse. Le transport par cabotage avec ses plus petites embarcations, n&#233;cessite peu de dragage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres dangers sont &#233;galement reli&#233;s &#224; la navigation, tel que l'&#233;rosion des berges. Ce ph&#233;nom&#232;ne a un impact particulier dans le secteur des &#238;les de Sorel. Les fr&#233;quents passages de bateaux cr&#233;ent une houle qui, &#224; la longue, d&#233;truit certaines zones sensibles sur les berges.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un retour des activit&#233;s de cabotage ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fleuve Saint-Laurent serait pr&#234;t &#224; recevoir une bonne part du transport de marchandises qui s'effectue entre les r&#233;gions du Qu&#233;bec. Il est temps de remettre en question le tout-au-camion qui s'est impos&#233; en Am&#233;rique du Nord. La remise en &#233;tat des infrastructures ferroviaires et portuaires pourrait entra&#238;ner une gestion intermodale efficace des transports de marchandises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, le tournant vers le cabotage ne s'effectue que lorsque le gain financier est palpable. Kruger (pas n&#233;cessairement reconnue pour ses pr&#233;occupations &#233;cologistes) dit pouvoir &#233;conomiser 30 % gr&#226;ce &#224; son projet de liaison fluviale entre Forestville et Trois-Rivi&#232;res. Un changement de cap de l'ensemble des industries ne pourra cependant se faire que lorsqu'elles paieront le co&#251;t r&#233;el des dommages caus&#233;s aux routes et &#224; l'atmosph&#232;re par le passage de leur flotte de camions lourds.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Antoine Casgrain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les bombes flottantes du projet Rabaska</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-bombes-flottantes-du-projet</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Les-bombes-flottantes-du-projet</guid>
		<dc:date>2009-06-18T17:47:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gaston Cadrin</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Cadrin, Gaston</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Penser &#233;tablir un port m&#233;thanier sur un fleuve difficile &#224; naviguer, englac&#233; cinq mois par ann&#233;e et situ&#233; &#224; L&#233;vis &#224; plus de 1 200 km de l'Atlantique, s'av&#232;re un projet des plus t&#233;m&#233;raires. Cette &#233;ventualit&#233; de voir circuler des m&#233;thaniers suscite craintes et inqui&#233;tudes, notamment sur le plan de la coexistence de ce transporteur avec les autres trafics et pour l'avenir &#233;conomique de la voie fluviale. &lt;br class='autobr' /&gt; Tous les professionnels de la navigation et les plaisanciers reconnaissent que le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Penser &#233;tablir un port m&#233;thanier sur un fleuve difficile &#224; naviguer, englac&#233; cinq mois par ann&#233;e et situ&#233; &#224; L&#233;vis &#224; plus de 1 200 km de l'Atlantique, s'av&#232;re un projet des plus t&#233;m&#233;raires. Cette &#233;ventualit&#233; de voir circuler des m&#233;thaniers suscite craintes et inqui&#233;tudes, notamment sur le plan de la coexistence de ce transporteur avec les autres trafics et pour l'avenir &#233;conomique de la voie fluviale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tous les professionnels de la navigation et les plaisanciers reconnaissent que le Saint-Laurent est l'un des fleuves les plus difficiles &#224; naviguer au monde. Le tron&#231;on entre Les Escoumins et Qu&#233;bec (129 miles nautiques ou 224 km) est &#233;galement consid&#233;r&#233; comme un des secteurs les plus impr&#233;visibles pour la navigation. Selon la Garde c&#244;ti&#232;re canadienne, &#171; &lt;i&gt;le changement des courants &#224; toutes les heures et de v&#233;locit&#233; diverse&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Garde c&#244;ti&#232;re canadienne, Instructions nautiques.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; auquel s'ajoutent des variations m&#233;t&#233;orologiques souvent subites (vents, brouillards, brume), plusieurs secteurs de hauts-fonds et la pr&#233;sence de glaces cinq mois par an posent de nombreuses difficult&#233;s aux navires se dirigeant en amont ou en aval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela s'ajoute un passage dans la Traverse du Nord : une section de 32 km, &#233;troite de 305 m et d'une profondeur de 12,5 m. Elle est situ&#233;e entre la pointe d'Alliance et la pointe Saint-Jean devant l'&#238;le d'Orl&#233;ans. Le tirant d'eau des m&#233;thaniers, c'est-&#224;-dire l'espace n&#233;cessaire pour pouvoir circuler dans le chenal du fleuve, est de 14,3 m. En incluant les marges de s&#233;curit&#233;, le m&#233;thanier devra absolument b&#233;n&#233;ficier d'une mar&#233;e montante pour franchir cette section du fleuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, cette section est soumise &#224; des courants de mar&#233;e d'une force de 3,5 n&#339;uds (6,5 km/h) au baissant et de 3,0 n&#339;uds (5,5 km/h) au montant, sans compter les &#233;v&#233;nements de brouillard et de brume sporadiques. Le tout dans un couloir fluvial tr&#232;s achaland&#233; accueillant environ 7 000 navires par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le terminal le plus dangereux au monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le terminal de gaz naturel liqu&#233;fi&#233; (GNL) Rabaska serait localis&#233; dans le carrefour maritime de Qu&#233;bec o&#249; convergent navires marchands de plus en plus gros, des bateaux de croisi&#232;re de plus en plus nombreux et pour lesquels on compte jusqu'&#224; 100 accostages par saison, en plus des embarcations de plaisance que l'on chiffre &#224; 1 500 usagers locaux r&#233;partis dans les sept marinas situ&#233;es entre le quai de Berthier et la rivi&#232;re Chaudi&#232;re. Et &#224; cela s'ajoutent les plaisanciers &#233;trangers venant nous rendre visite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remonter un m&#233;thanier, sur un fleuve &#224; l'humeur changeante, &#224; destination d'un terminal localis&#233; aussi loin de la mer, constitue une op&#233;ration des plus risqu&#233;es, particuli&#232;rement en raison de la nature de la cargaison. Selon Jean Lemonnier de Gaz de France (GDF), aucun terminal m&#233;thanier n'existe pr&#233;sentement, ailleurs dans le monde, &#224; l'int&#233;rieur d'un fleuve englac&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communication personnelle, s&#233;ance d'information de Rabaska, du 29 septembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. G&#233;n&#233;ralement, les ports m&#233;thaniers se situent en bordure de mer o&#249; &#224; une faible distance de celle-ci. Par ailleurs, ces plans d'eau ne pr&#233;sentent pas des difficult&#233;s &#233;quivalentes au Saint-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison des caract&#233;ristiques de son milieu naturel ou de facteurs techniques et humains, le tron&#231;on fluvial entre Qu&#233;bec et l'&#238;le aux Coudres comptabilise de nombreux accidents ou incidents maritimes. Selon, Denis Latr&#233;mouille, ex-directeur de la s&#233;curit&#233; maritime &#224; Transports Canada pour la r&#233;gion du Qu&#233;bec, &#171; &lt;i&gt;il y a d&#233;j&#224; suffisamment de risques d'accidents dans ce secteur fluvial sans qu'on en rajoute avec un transporteur de produits dangereux qui accosterait sa cargaison dans un secteur sinueux du fleuve o&#249; les piliers hydro&#233;lectriques constituent d&#233;j&#224; une contrainte suppl&#233;mentaire &#224; celles d&#233;j&#224; existantes, sans compter les difficult&#233;s de navigation li&#233;es &#224; la pr&#233;sence importante des glaces&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communiqu&#233; de presse de l'Association de l'&#238;le d'Orl&#233;ans contre le port (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent qui a d&#233;fendu le projet aux c&#244;t&#233;s des promoteurs de Rabaska (Gaz M&#233;tropolitain, Enbridge et GDF) apr&#232;s avoir obtenu un contrat de simulation du passage des m&#233;thaniers entre les Escoumins et la jet&#233;e Rabaska, il n'y a aucun probl&#232;me. Mais, ces extrapolations informatis&#233;es ne tiennent pas compte du comportement d'un m&#233;thanier dans des conditions hivernales et minimisent les risques reli&#233;s aux facteurs humains et &#224; la pr&#233;sence de navires en mauvais &#233;tat, ces &#171; &lt;i&gt; minounes de mer&lt;/i&gt; &#187; qui sillonnent d&#233;j&#224; le Saint-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un fleuve min&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte o&#249; le transport maritime conna&#238;tra une forte croissance dans les prochaines d&#233;cennies, notamment du fait qu'il est soi-disant moins g&#233;n&#233;rateur de gaz &#224; effet de serre, il devient encore plus important de ne pas ins&#233;rer des m&#233;thaniers, de v&#233;ritables bombes flottantes, dans l'axe fluvial. Les promoteurs reconnaissent eux-m&#234;mes les contraintes li&#233;es &#224; ces m&#233;thaniers : une navigation &#224; sens unique dans la Traverse du Nord lorsque ceux-ci sont remplis de gaz naturel liqu&#233;fi&#233;, le contr&#244;le de la navigation lors des manoeuvres d'accostage et d'ancrage du navire dans les zones de mouillage en condition de vents forts. Et &#224; cela, il faut ajouter toutes les mesures de s&#233;curit&#233; et de distances &#224; respecter pour les autre navires s'approchant du m&#233;thanier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contraintes de navigation pour les autres transporteurs d&#233;coulent des risques inh&#233;rents au GNL, une substance inflammable et explosive. Selon le physicien et consultant Pierre Langlois, auteur de plusieurs livres dans le domaine de l'&#233;nergie, le contenu d'un m&#233;thanier dont la cargaison atteint 160 000 m3 de gaz repr&#233;sente l'&#233;quivalent en &#233;nergie de 70 &#224; 80 bombes de la force de celle largu&#233;e sur Hiroshima en 1945. De plus, comme le volume du gaz naturel est r&#233;duit de 600 fois par sa liqu&#233;faction, un seul m&#233;thanier dans le Saint-Laurent pourra transporter une charge &#233;quivalente &#224; ce que 600 m&#233;thaniers peuvent transporter de cet hydrocarbure lorsqu'il se pr&#233;sente sous forme gazeuse, c'est-&#224;-dire sous une forme pr&#234;te &#224; &#234;tre consomm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un impact majeur sur deux kilom&#232;tres de diam&#232;tre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme le souligne l'expert &#233;tats-unien Jerry Havens, ing&#233;nieur chimique et professeur &#224; l'Universit&#233; d'Arkansas, les risques li&#233;s au transport du gaz naturel liqu&#233;fi&#233; par les m&#233;thaniers sont l'inflammation de ce gaz. Un danger qui peut provoquer : &#171; &lt;i&gt;un feu atteignant pr&#232;s d'un kilom&#232;tre de circonf&#233;rence, radiant une chaleur suffisante pour br&#251;ler une personne situ&#233;e &#224; deux kilom&#232;tres de distance. Le nuage de vapeurs nocives peut s'&#233;tendre sur un diam&#232;tre de trois kilom&#232;tres. Les risques de danger sont suffisants pour motiver une d&#233;cision d'installer de telles infrastructures loin des populations. Et comme la menace est situ&#233;e sur un bateau-citerne, cette distance de s&#233;curit&#233; se d&#233;place avec lui. La zone de danger vogue avec le navire&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Journal The Daily Astorian, &#171; LNG expert warns of half-mile-wide fire &#187;, par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux affirmations des promoteurs du projet Rabaska, il est faux de pr&#233;tendre que les m&#233;thaniers sont des navires comme les autres. Si c'&#233;tait le cas, dans l'&#201;tat de New-York on ne pr&#233;voirait pas appliquer une zone tampon d'un rayon de 1 107 m autour de la plate-forme de GNL qui est situ&#233;e dans la baie de Long Island et dont la construction est projet&#233;e par la compagnie Broadwater. On ne prendrait pas non plus la pr&#233;caution d'une distance lat&#233;rale s&#233;paratrice de 686 m entre le m&#233;thanier et les autres navires&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;U.S. Departement of Homeland Security and United States Coast Guard, &#171; U.S. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. S'il n'y avait aucun danger, on permettrait alors aux m&#233;thaniers de croiser les autres navires dans la Traverse du Nord, comme on le fait pr&#233;sentement pour tous les autres navires, y compris les p&#233;troliers g&#233;ants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le projet de Rabaska sur le plan maritime ne suit pas les prescriptions recommand&#233;es par une organisation ind&#233;pendante et reconnue internationalement en la mati&#232;re, la &#171; Society of International Gas Tanker and Terminal Operators &#187; (SIGTTO). Cette organisation recommande de localiser les terminaux m&#233;thaniers loin des routes maritimes achaland&#233;es et en retrait des zones de d&#233;placement des navires &#224; grand gabarit et des navires de croisi&#232;re. Transports Canada reprend en principe les m&#234;mes prescriptions lorsqu'il &#233;crit qu'il faudrait &#171; &lt;i&gt;construire le terminal dans un endroit &#233;loign&#233; ou &#224; l'&#233;cart d'agglom&#233;rations urbaines ou de banlieues et faire passer les navires loin des routes maritimes principales&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Transports Canada, Analyse des risques et m&#233;thodes visant &#224; les r&#233;duire. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en tenant compte des tendances actuelles et du contexte de l'avenir qu'il faut analyser la pertinence et les contraintes pouvant d&#233;couler de l'&#233;tablissement d'un port m&#233;thanier en aval de cette art&#232;re fluviale tr&#232;s fr&#233;quent&#233;e menant au c&#339;ur des activit&#233;s &#233;conomiques du continent. &#171; &lt;i&gt; La voie navigable du Saint-Laurent est une art&#232;re commerciale des plus strat&#233;giques qui relie le Qu&#233;bec, l'Ontario, huit &#201;tats am&#233;ricains, 65 ports par lesquels transitent plus de 250 millions de tonnes de cargaison annuellement&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Action nationale, &#171; Port m&#233;thanier sur le Saint-Laurent, un risque pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187; Pour le g&#233;ographe fran&#231;ais Jean-Claude Lasserre, expert des transports maritimes et plus particuli&#232;rement du Saint-Laurent, un tel risque &#171; &lt;i&gt;serait une catastrophe non seulement pour la navigation de croisi&#232;re, mais aussi pour le transport de marchandises par voie d'eau (vrac et conteneurs)&lt;/i&gt;Courriel de Jean-Claude Lasserre &#224; Gaston Cadrin, le 7 ao&#251;t 2006.&lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte citoyenne se poursuit avec le Collectif Stop au m&#233;thanier (COSAM) regroupant plus de 25 organismes environnementaux du Qu&#233;bec. &lt;a href=&#034;http://stopaumethanier.acio.qc.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://stopaumethanier.acio.qc.ca&lt;/a&gt;]]&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, le Saint-Laurent encourt d'&#233;normes risques, notamment avec des p&#233;troliers de plus en plus nombreux qui naviguent vers la raffinerie d'Ultramar. Parce qu'ils sont trop gros, ils doivent franchir la Traverse du Nord seulement dans des conditions de mar&#233;e haute. Pourquoi, et pour qui, faudrait-il amplifier les risques et les contraintes de navigation avec des navires transportant maintenant une substance inflammable et explosive ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tonnamment, malgr&#233; tous ces aspects r&#233;fractaires &#224; l'implantation du terminal de gaz naturel liqu&#233;fi&#233; Rabaska, les gouvernements ont accord&#233; leur autorisation &#224; un tel projet. Quel espoir avons-nous de stopper la venue de ces bombes flottantes sur le territoire qu&#233;b&#233;cois ? Le contexte &#233;conomique actuel et des approvisionnements plus que douteux en provenance du monopole russe Gazprom. Ainsi on verra peut-&#234;tre un naufrage... mais celui d'un projet qui n'aurait jamais d&#251; na&#238;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://stopaumethanier.acio.qc.ca" class="spip_out"&gt;Collectif Stop au m&#233;thanier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Garde c&#244;ti&#232;re canadienne, Instructions nautiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Communication personnelle, s&#233;ance d'information de Rabaska, du 29 septembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Communiqu&#233; de presse de l'Association de l'&#238;le d'Orl&#233;ans contre le port m&#233;thanier, &#171; Rabaska, une contrainte majeure pour la navigation commerciale, l'industrie des croisi&#232;res et le nautisme &#187;, le 22 novembre 2005, p. 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Journal &lt;i&gt;The Daily Astorian&lt;/i&gt;, &#171; LNG expert warns of half-mile-wide fire &#187;, par Kate Ramsayer, 16 ao&#251;t 2005. (Traduction &lt;i&gt;&#192; Babord !&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;U.S. Departement of Homeland Security and United States Coast Guard, &#171; U.S. Coast Guard Captain of the Port Long Island Sound Waterways Suitability Report for the proposed Broadwater Liquefied Gaz Facility &#187;, september 21, 2006, p. 161.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Transports Canada, &lt;i&gt;Analyse des risques et m&#233;thodes visant &#224; les r&#233;duire.&lt;/i&gt; Processus d'examen TERMPOL, 2001, chapitre 3.15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;L'Action nationale&lt;/i&gt;, &#171; Port m&#233;thanier sur le Saint-Laurent, un risque pour l'&#233;conomie du Qu&#233;bec, &#187; par Pierre-Paul S&#233;n&#233;chal, Volume XCVI, num&#233;ro 6, juin 2006, 46-81.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Gaston Cadrin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;ographe, M.Sc, pr&#233;sident du Groupe d'initiatives et de recherches appliqu&#233;es au milieu (GIRAM) et co-auteur du livre &lt;i&gt;Rabaska : autopsie &lt;br class='autobr' /&gt;
d'un projet insens&#233;&lt;/i&gt; (Fid&#232;s, avril 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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