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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Non aux &#233;vang&#233;listes du march&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Non-aux-evangelistes-du-marche</link>
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		<dc:date>2008-08-10T15:30:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole de S&#232;ve</dc:creator>


		<dc:subject>Patrons et think tanks</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>de S&#232;ve, Nicole </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis la signature de l'AL&#201;NA, les pressions se font de plus en plus fortes afin de lib&#233;raliser les services de sant&#233;. Ainsi, en 1996 le pr&#233;sident du Conseil du tr&#233;sor de l'&#233;poque, Jacques L&#233;onard, invitait &#224; une plus grande participation des &#171; partenaires non-gouvernementaux &#187;, notamment &#171; le troisi&#232;me secteur, dit communautaire, qui pourrait jouer un r&#244;le actif dans la prestation des services sociaux &#187;. Du Comit&#233; Arpin (1998) qui recommandait la cr&#233;ation de cliniques affili&#233;es aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Patrons-et-think-tanks-+" rel="tag"&gt;Patrons et think tanks&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Seve-Nicole-+" rel="tag"&gt;de S&#232;ve, Nicole &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la signature de l'AL&#201;NA, les pressions se font de plus en plus fortes afin de lib&#233;raliser les services de sant&#233;. Ainsi, en 1996 le pr&#233;sident du Conseil du tr&#233;sor de l'&#233;poque, Jacques L&#233;onard, invitait &#224; une plus grande participation des &#171; &lt;i&gt;partenaires non-gouvernementaux&lt;/i&gt; &#187;, notamment &#171; &lt;i&gt;le troisi&#232;me secteur, dit communautaire, qui pourrait jouer un r&#244;le actif dans la prestation des services sociaux&lt;/i&gt; &#187;. Du Comit&#233; Arpin (1998) qui recommandait la cr&#233;ation de cliniques affili&#233;es aux h&#244;pitaux et des partenariats avec l'entreprise priv&#233;e, &#224; la Commission Clair (2001) qui invitait &#224; plus de sous-traitance, &#224; la cr&#233;ation d'une caisse sp&#233;ciale d'assurance autonomie et au recours accru aux groupes communautaires et &#224; l'&#233;conomie sociale, la voie royale &#233;tait trac&#233;e pour la contestation en Cour supr&#234;me du syst&#232;me de sant&#233; par le Dr Chaoulli et les recommandations du Rapport M&#233;nard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, les sc&#233;narios catastrophiques qui nous sont pr&#233;sent&#233;s, notamment celui que fait peser le vieillissement de la population sur les co&#251;ts de la sant&#233;, s'appuient tr&#232;s souvent sur des chiffres tronqu&#233;s, comme le d&#233;montre Claude Saint-Georges. En fait, explique Marie Pelchat, &#171; &lt;i&gt;l'arr&#234;t Chaoulli propose que le priv&#233; mange le jaune d'&#339;uf (les services m&#233;dicaux et hospitaliers) et le rapport M&#233;nard que le priv&#233; mange le blanc d'&#339;uf (les services de premi&#232;re ligne, les services sociaux, les services d'h&#233;bergement et le reste)&lt;/i&gt; &#187;. Dans un tel contexte on ne peut que souscrire au rapport dissident des organisations syndicales ayant refus&#233; d'endosser le rapport M&#233;nard, que nous r&#233;sume Louise Chabot. Or, comme le montre Lucie Mercier, les accords de commerce internationaux nous entra&#238;nent dans la direction inverse. Dans tout ce d&#233;bat, le droit &#224; la sant&#233; est occult&#233; alors que, selon Nicole Filion, il devrait &#234;tre au c&#339;ur de toute d&#233;marche de r&#233;flexion et de recherche d'alternatives pour renforcer notre syst&#232;me de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, contrairement &#224; ce que pr&#233;tendent &#171; &lt;i&gt;12 citoyens qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt; &#187;, le Qu&#233;bec n'a pas peur du changement. Il craint le changement que ces personnalit&#233;s proposent, celui qui s'inspire des diktats du C.D. Howe Institute, de la Chambre de Commerce du Montr&#233;al M&#233;tropolitain, du Conference Board of Canada, de la F&#233;d&#233;ration canadienne de l'entreprise ind&#233;pendante et du Fraser Institute, les r&#233;f&#233;rences maintes fois cit&#233;es par le Rapport M&#233;nard. Le Qu&#233;bec n'est pas ferm&#233; &#224; la discussion et &#224; la recherche collective de solutions. Il est ferm&#233; au discours unique qui nous propose un &#171; &lt;i&gt;Qu&#233;bec lucide&lt;/i&gt; &#187; enferm&#233; dans une seule avenue. Il y a plus que 12 personnes inqui&#232;tes au Qu&#233;bec, mais leurs inqui&#233;tudes ne sont pas les m&#234;mes. La population est inqui&#232;te de la privatisation acc&#233;l&#233;r&#233;e des services publics aux mains des compagnies pharmaceutiques, des propri&#233;taires d'&#233;tablissements de soins prolong&#233;s ou de cliniques priv&#233;es et des entreprises de technologies biom&#233;dicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour taire cette inqui&#233;tude, le gouvernement qu&#233;b&#233;cois a l'obligation de respecter les droits sociaux, &#233;conomiques et culturels, notamment le droit &#224; la sant&#233;, inscrits dans les pactes internationaux auxquels il a souscrit mais qu'il tarde &#224; reconna&#238;tre dans la Charte des droits et libert&#233;s de la personne. Une fois ce droit reconnu, c'est toute l'organisation des services de sant&#233; et des services sociaux qui devra &#234;tre r&#233;vis&#233;e. Forte de ce droit, la population qu&#233;b&#233;coise sera au rendez-vous pour le grand d&#233;bat national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole de S&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fausse impasse</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-fausse-impasse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-fausse-impasse</guid>
		<dc:date>2008-08-09T15:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Saint-Georges</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Georges, Claude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les chantres de la lib&#233;ralisation des services de sant&#233; et des services sociaux au Qu&#233;bec nous ass&#232;nent r&#233;guli&#232;rement des statistiques pr&#233;sentant l'impasse budg&#233;taire du gouvernement qu&#233;b&#233;cois en mati&#232;re de d&#233;penses gouvernementales dans ce r&#233;seau. Pourtant, un examen attentif des donn&#233;es fournies par les gouvernements provinciaux &#224; l'Institut canadien d'information sur la sant&#233; permet de contredire ce sc&#233;nario catastrophique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Premier constat : Le Qu&#233;bec est l'une des provinces consacrant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Saint-Georges-Claude-+" rel="tag"&gt;Saint-Georges, Claude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les chantres de la lib&#233;ralisation des services de sant&#233; et des services sociaux au Qu&#233;bec nous ass&#232;nent r&#233;guli&#232;rement des statistiques pr&#233;sentant l'impasse budg&#233;taire du gouvernement qu&#233;b&#233;cois en mati&#232;re de d&#233;penses gouvernementales dans ce r&#233;seau. Pourtant, un examen attentif des donn&#233;es fournies par les gouvernements provinciaux &#224; l'Institut canadien d'information sur la sant&#233; permet de contredire ce sc&#233;nario catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier constat&lt;/strong&gt; : Le Qu&#233;bec est l'une des provinces consacrant la plus faible partie de son budget &#224; la sant&#233;. Si l'on ne prend que les d&#233;penses de sant&#233; &#224; l'exclusion des services sociaux, on constate que le Qu&#233;bec pr&#233;voyait investir 31,6 % de son budget en 2003-2004 comparativement &#224; l'Ontario qui annon&#231;ait un investissement de 44,6 %. Quant &#224; la moyenne canadienne, elle devait atteindre 38,6 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me constat&lt;/strong&gt; : Le Qu&#233;bec est le champion des plus faibles d&#233;penses publiques de sant&#233; par habitant. En effet, selon les pr&#233;visions 2004-2005, le Qu&#233;bec envisageait d&#233;penser 2 392 $ par habitant comparativement &#224; 2 649 $ en Ontario et 2 628 $ au Canada. Compte tenu d'une population de 7,4 millions, l'&#233;cart de 236 $ par habitant avec la moyenne canadienne signifie 1 milliard 746 millions $ de moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me constat&lt;/strong&gt; : Le Qu&#233;bec investit une portion importante de son budget dans les d&#233;penses en m&#233;dicaments. Le Qu&#233;bec est la province canadienne dont les d&#233;penses en m&#233;dicaments d'ordonnance par habitant sont les plus &#233;lev&#233;es au Canada, soit 625 $ comparativement &#224; 598 $ en Ontario et 562 $ pour l'ensemble du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#232;me constat&lt;/strong&gt; : Les soins &#224; domicile, les services ambulanciers, la recherche en sant&#233; et la sant&#233; au travail sont sous-financ&#233;s. Dans l'ensemble du Canada, les provinces d&#233;pensent annuellement 145 $ par habitant pour les soins &#224; domicile, les services ambulanciers, la recherche en sant&#233; et la sant&#233; au travail. Pour sa part, l'Ontario investit 125 $ et le Qu&#233;bec arrive en queue de peloton avec un maigre 94 $.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude St-Georges&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre de la Coalition Solidarit&#233; Sant&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les raisons de notre dissidence</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-raisons-de-notre-dissidence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Les-raisons-de-notre-dissidence</guid>
		<dc:date>2008-08-09T02:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Chabot</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Chabot, Louise </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Comit&#233; de travail sur la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux du Qu&#233;bec, lequel a accouch&#233; du rapport M&#233;nard, a &#233;t&#233; mis sur pied par le premier ministre Charest &#224; la suite du Forum des g&#233;n&#233;rations de d&#233;cembre 2004. Son mandat g&#233;n&#233;ral &#233;tait de poursuivre les r&#233;flexions et d'explorer les pistes de solution au regard de l'organisation des services et du financement de la sant&#233; et des services sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin de juillet 2005, Louis-Jacques M&#233;nard, pr&#233;sident de la Banque de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chabot-Louise-+" rel="tag"&gt;Chabot, Louise &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Comit&#233; de travail sur la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux du Qu&#233;bec, lequel a accouch&#233; du rapport M&#233;nard, a &#233;t&#233; mis sur pied par le premier ministre Charest &#224; la suite du Forum des g&#233;n&#233;rations de d&#233;cembre 2004. Son mandat g&#233;n&#233;ral &#233;tait de poursuivre les r&#233;flexions et d'explorer les pistes de solution au regard de l'organisation des services et du financement de la sant&#233; et des services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de juillet 2005, Louis-Jacques M&#233;nard, pr&#233;sident de la Banque de Montr&#233;al Groupe financier et pr&#233;sident du Comit&#233;, a d&#233;pos&#233; son rapport final au ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux. &#201;tant donn&#233; l'ampleur des d&#233;saccords fondamentaux au regard des recommandations du Comit&#233;, les organisations syndicales CSD, CSQ et FTQ n'ont eu d'autre choix que de pr&#233;senter un rapport dissident et de signaler, dans une lettre adress&#233;e au pr&#233;sident M&#233;nard, leur profonde indignation devant le fait que certains sujets &#224; peine discut&#233;s au comit&#233; soient pr&#233;sent&#233;s dans le rapport comme faisant l'objet de consensus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur du rapport M&#233;nard, l'&#233;quit&#233; &#171; &lt;i&gt;entre les individus et les g&#233;n&#233;rations&lt;/i&gt; &#187; occupe un place centrale. L'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle, c'est la recherche de solutions qui &#171; &lt;i&gt;doivent faire porter, le plus possible, le fardeau financier sur les g&#233;n&#233;rations utilisatrices, et non reporter sur les g&#233;n&#233;rations futures le co&#251;t des services offerts aujourd'hui&lt;/i&gt; &#187;. Cette conception, inspir&#233;e du principe &#171; d'utilisateur-payeur &#187;, enferme chaque g&#233;n&#233;ration dans une comptabilit&#233; &#233;troite de co&#251;ts et de b&#233;n&#233;fices au lieu d'en appeler &#224; une solidarit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle face &#224; l'&#233;ducation et la formation des jeunes, &#224; la construction et l'entretien des infrastructures, au d&#233;veloppement de services de sant&#233; et sociaux, &#224; la pr&#233;servation de l'environnement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la m&#234;me logique, on affirme qu'au nom d'un d&#233;s&#233;quilibre d&#233;mographique &#224; venir &#171; &lt;i&gt;le maintien int&#233;gral des modes de financement du syst&#232;me pourrait&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;mettre en cause l'&#233;quit&#233; et la solidarit&#233; entre les g&#233;n&#233;rations&lt;/i&gt; &#187;, en raison d'une croissance effr&#233;n&#233;e des d&#233;penses de sant&#233; dues au vieillissement de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il existe une &#233;volution croissante des d&#233;penses dans le secteur de la sant&#233; et des services sociaux. Bien s&#251;r, il faut mieux les contr&#244;ler. Oui, il faut assurer une saine gestion des investissements dans le secteur. Mais, ce que propose le rapport du comit&#233;, c'est carr&#233;ment d'affamer le syst&#232;me. Le rapport pr&#233;conise, en effet, de plafonner la croissance des d&#233;penses du gouvernement en mati&#232;re de sant&#233; et de services sociaux au taux de croissance de l'&#233;conomie de la province, soit celui de son produit int&#233;rieur brut (PIB). Selon les &#233;tudes gouvernementales, l'&#233;cart pourrait repr&#233;senter de 1,4 &#224; 2,4 % par an. Mais, d'o&#249; viendrait le financement manquant ? De compressions budg&#233;taires syst&#233;matiques ? De d&#233;ficits chroniques ? De frais impos&#233;s aux usagers ? De la privatisation des services ? Des hausses des tarifs d'&#233;lectricit&#233; ou de la taxe de vente du Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, si le rapport du comit&#233; reconna&#238;t que les d&#233;penses de m&#233;dicaments constituent le poste budg&#233;taire le plus inflationniste, il ne propose aucune mesure concr&#232;te de contr&#244;le des co&#251;ts. Par contre, il consacre tout un chapitre &#224; plaider en faveur de l'augmentation de la contribution du secteur priv&#233; en accentuant un syst&#232;me de prestation mixte public-priv&#233; des services. Cette question n'a fait l'objet d'aucune discussion au comit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement le rapport du comit&#233; reprend &#224; son compte la proposition de &#171; caisse vieillesse &#187;. Celle-ci serait constitu&#233;e des pr&#233;sents budgets allou&#233;s aux services publics destin&#233;s aux personnes &#226;g&#233;es en perte d'autonomie, mais surtout d'importantes cotisations des contribuables. Cette caisse financerait une offre de services, en mode PPP principalement, destin&#233;e &#224; ces personnes. Sous couvert d'assurance, il s'agit d'un mod&#232;le visant &#224; justifier une augmentation des contributions individuelles, &#224; d&#233;responsabiliser le gouvernement &#224; l'&#233;gard des soins aux personnes &#226;g&#233;es et &#224; encourager l'achat de services priv&#233;s &#224; la carte plut&#244;t que de viser la consolidation d'une organisation de services publics de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le consensus au sujet du type de r&#233;gime que veulent les citoyennes et les citoyens est clair : le meilleur moyen d'assurer un acc&#232;s universel aux services de sant&#233; passe par le financement public du r&#233;seau. En cons&#233;quence le gouvernement doit rejeter ce rapport et initier dans les meilleurs d&#233;lais un v&#233;ritable d&#233;bat public et d&#233;mocratique sur le financement du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louise Chabot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vice-pr&#233;sidente, Centrale des syndicats du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi s'en priver ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pourquoi-s-en-priver</link>
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		<dc:date>2008-08-07T15:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Pelchat</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Pelchat, Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le rapport M&#233;nard pave la voie &#224; une rupture sociale. En effet, si les jeunes n'ont plus &#224; payer pour les services de sant&#233; des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des imp&#244;ts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le syst&#232;me d'&#233;ducation ? Dans la m&#234;me veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d'&#233;conomie sociale peuvent prendre le relais &#224; rabais ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les groupes communautaires sont n&#233;s de la volont&#233; des citoyens et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pelchat-Marie-+" rel="tag"&gt;Pelchat, Marie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rapport M&#233;nard pave la voie &#224; une rupture sociale. En effet, si les jeunes n'ont plus &#224; payer pour les services de sant&#233; des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des imp&#244;ts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le syst&#232;me d'&#233;ducation ? Dans la m&#234;me veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d'&#233;conomie sociale peuvent prendre le relais &#224; rabais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes communautaires sont n&#233;s de la volont&#233; des citoyens et des citoyennes de s'organiser, de se faire entendre. En proposant de harnacher le secteur communautaire au r&#233;seau, le rapport M&#233;nard ent&#233;rine une volont&#233; d&#233;j&#224; pr&#233;sente dans la politique de l'action communautaire : faire en sorte que les groupes r&#233;pondent aux besoins&#8230; du gouvernement. C'est un d&#233;tournement de mandat, un b&#226;illonnement d'organisations citoyennes, lesquelles auraient probablement trop &#224; dire sur les projets gouvernementaux, d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de les int&#233;grer en partie. Il importe que les membres des groupes, trop souvent marginalis&#233;s, disent non haut et fort. D&#233;j&#224;, les reculs d&#233;mocratiques ont &#233;t&#233; trop nombreux depuis une d&#233;cennie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[NDLR] Sur les relations entre le secteur communautaire et l'&#201;tat : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;conomie sociale, le rapport M&#233;nard propose d'&#233;largir le mandat des entreprises d'&#233;conomie sociale aux soins aux personnes, notamment par le biais de la caisse-vieillesse ou de l'h&#233;bergement. Dans Pointe St-Charles et ailleurs au Qu&#233;bec, la majorit&#233; de la population n'a pas les moyens de se payer une heure de service d'aide domestique par semaine sur une base r&#233;guli&#232;re. Il serait donc illusoire de penser que le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie sociale est une voie acceptable. Par ailleurs, fragmenter l'offre de services entre les diff&#233;rents acteurs compromet l'approche multidisciplinaire qui traduisait avec force notre volont&#233; collective de d&#233;velopper une vision sociale de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'oblige les groupes communautaires et les entreprises d'&#233;conomie sociale &#224; assurer &#224; tous les citoyens de toutes les r&#233;gions du Qu&#233;bec un acc&#232;s aux m&#234;mes services. Seul l'&#201;tat est tenu de garantir des services &#224; tous et &#224; toutes. Renoncer &#224; cela, c'est ouvrir une bo&#238;te de Pandore. Les groupes communautaires et les entreprises d'&#233;conomie sociale ne doivent pas &#234;tre ceux qui tracent les orni&#232;res dans lesquelles le priv&#233; s'engagera &#224; la premi&#232;re occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme peuple qu&#233;b&#233;cois, nous devons conserver notre capacit&#233; &#224; choisir que les services sociaux et de sant&#233; ne soient pas r&#233;gis par les r&#232;gles du march&#233;. Nous devons r&#233;affirmer qu'il ne saurait &#234;tre possible de respecter les droits fondamentaux des personnes sans leur assurer les conditions n&#233;cessaires &#224; l'exercice de ces droits, notamment un syst&#232;me public fort. Nous devons aujourd'hui rejeter le projet m&#233;dico-comptable que nous propose le rapport M&#233;nard et remettre de l'avant le projet social de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[NDLR] Sur les relations entre le secteur communautaire et l'&#201;tat : Marc-Andr&#233; Houle, &#171; Splendeurs et mis&#232;res de l'autonomie &#187;, Dossier Mouvement communautaire, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no. 10, &#201;t&#233; 2005, pp. 16-17. Sur les enjeux de l'instrumentalisation du secteur communautaire : Pierre Riley, &#171; L'action b&#233;n&#233;vole dans la mire du gouvernement &#187; (p. 19) et Robert Th&#233;oret, &#171; Sant&#233; et services sociaux : de l'autonomie &#224; la sous-traitance &#187; (p. 20), dans le m&#234;me dossier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Pelchat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clinique communautaire de Pointe St-Charles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le droit &#224; la sant&#233;, un droit fondamental </title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-droit-a-la-sante-un-droit</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-droit-a-la-sante-un-droit</guid>
		<dc:date>2008-08-07T03:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole Filion</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Filion, Nicole </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec doit indiquer &#224; la Cour supr&#234;me, d'ici juin 2006, les mesures qu'il entend adopter en r&#233;action au jugement Chaoulli, lequel rend inconstitutionnelles les dispositions l&#233;gislatives interdisant le recours &#224; des assurances priv&#233;es afin d'acc&#233;der &#224; des services de sant&#233; priv&#233;s. Dans sa requ&#234;te pour demande de sursis, il a annonc&#233; qu'il devait proc&#233;der &#224; une analyse de toutes les solutions disponibles et de leurs effets sur le syst&#232;me juridique, social, organisationnel et budg&#233;taire du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Filion-Nicole-+" rel="tag"&gt;Filion, Nicole &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec doit indiquer &#224; la Cour supr&#234;me, d'ici juin 2006, les mesures qu'il entend adopter en r&#233;action au jugement Chaoulli, lequel rend inconstitutionnelles les dispositions l&#233;gislatives interdisant le recours &#224; des assurances priv&#233;es afin d'acc&#233;der &#224; des services de sant&#233; priv&#233;s. Dans sa requ&#234;te pour demande de sursis, il a annonc&#233; qu'il devait proc&#233;der &#224; une analyse de toutes les solutions disponibles et de leurs effets sur le syst&#232;me juridique, social, organisationnel et budg&#233;taire du syst&#232;me de sant&#233; qu&#233;b&#233;cois. Il a aussi indiqu&#233; qu'il allait examiner les impacts de ces solutions &#224; la lumi&#232;re des accords de l'Organisation mondiale du commerce, de l'Accord de libre-&#233;change nord am&#233;ricain et de l'Accord sur le commerce int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a toutefois omis de r&#233;f&#233;rer &#224; des obligations plus fondamentales sur le plan du droit international des droits de la personne : celles de s'assurer que ces mesures seront conformes au droit &#224; la sant&#233; tel que consacr&#233; dans le Pacte international relatif aux droits &#233;conomiques, sociaux et culturels, le PIDESC, envers lequel le Qu&#233;bec a pourtant accept&#233; de s'engager lorsque le Canada l'a ratifi&#233; en 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec ne peut r&#233;pondre &#224; la Cour supr&#234;me sans tenir compte de ces engagements, car le Pacte reconna&#238;t le droit qu'a toute personne &#171; de jouir d'une diversit&#233; d'installations, de biens, de services et de conditions n&#233;cessaires au meilleur &#233;tat de sant&#233; susceptible d'&#234;tre atteint &#187;. De plus le droit &#224; la sant&#233; inclut la n&#233;cessit&#233; d'interventions de l'&#201;tat sur les d&#233;terminants de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de satisfaire aux exigences du Pacte, un &#201;tat doit assurer la disponibilit&#233; en quantit&#233; suffisante des installations, biens et services ainsi que des programmes de sant&#233; publique ; l'accessibilit&#233; aux services sans discrimination, l'acceptabilit&#233; des programmes et services c'est-&#224;-dire, entre autres, &#234;tre appropri&#233;s sur le plan culturel, tenir compte des exigences li&#233;es au sexe et au stade de la vie et respectueux de la confidentialit&#233;, et la qualit&#233; des services.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon le Pacte, les &#201;tats ont aussi l'obligation d'am&#233;liorer progressivement le respect de tous les droits &#233;conomiques, sociaux et culturels, dont le droit &#224; la sant&#233;. Tout recul, toute mesure r&#233;trograde est donc susceptible de constituer une violation des obligations du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain du jugement, il a &#233;t&#233; question du recours &#224; la clause d&#233;rogatoire. Comment pourrions-nous justifier qu'en certaines circonstances, nous sommes dispos&#233;s &#224; mettre de c&#244;t&#233; le respect du droit &#224; la vie, &#224; la s&#251;ret&#233;, &#224; l'int&#233;grit&#233; et &#224; la libert&#233; de la personne ? Le recours &#224; la clause d&#233;rogatoire &#233;quivaudrait &#224; ne pas reconna&#238;tre l'impact des listes d'attente sur l'acc&#232;s aux soins de sant&#233; appropri&#233;s en temps opportun. Si nous proposons le recours &#224; une clause d&#233;rogatoire lorsqu'un jugement ne nous convient pas, comment pourrons-nous r&#233;futer le recours par d'autres &#224; une clause d&#233;rogatoire lorsqu'un jugement sera de nature &#224; r&#233;tablir des droits pour lesquels nous luttons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pourrait-on plut&#244;t exiger que le Qu&#233;bec modifie la Loi sur la sant&#233; et les services sociaux de mani&#232;re &#224; garantir l'acc&#232;s &#224; la prestation de soins appropri&#233;s en temps opportun afin de permettre &#224; toute personne de jouir du meilleur &#233;tat de sant&#233; susceptible d'&#234;tre atteint et &#224; d&#233;faut, pr&#233;voir un recours ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pourrait-on exiger du Qu&#233;bec l'adoption d'une strat&#233;gie nationale visant &#224; r&#233;duire les d&#233;lais d'attente de fa&#231;on &#224; mettre en &#339;uvre l'engagement introduit par cette modification l&#233;gislative ? Cette strat&#233;gie devrait reposer sur chacun des &#233;l&#233;ments constitutifs du droit &#224; la sant&#233;, n'autoriser aucun acc&#232;s discriminatoire aux programmes, installations et services de sant&#233; et pr&#233;voir des crit&#232;res permettant d'&#233;tablir des d&#233;lais d'attente maximum au-del&#224; desquels la sant&#233; actuelle et future de la personne risque d'&#234;tre compromise irr&#233;m&#233;diablement. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; plus long terme, il faut exiger du Qu&#233;bec la reconnaissance dans la Charte qu&#233;b&#233;coise du droit &#224; la sant&#233; et une port&#233;e juridique effective en &#233;tablissant la primaut&#233; de ces droits par rapport &#224; toute autre l&#233;gislation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole Filion &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ligue des droits et libert&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Menaces majeures au syst&#232;me public de sant&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Menaces-majeures-au-systeme-public</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Menaces-majeures-au-systeme-public</guid>
		<dc:date>2008-08-05T03:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'arr&#234;t Chaoulli et la lev&#233;e de l'interdiction de l'assurance priv&#233;e qu'il impose risque d'avoir des cons&#233;quences importantes si on l'analyse &#224; la lumi&#232;re de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS). En vertu de cet accord obligatoire pour les pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Canada s'est engag&#233; &#224; ouvrir graduellement le commerce des services au march&#233;. Pour ce faire, il a soumis la liste de ses engagements, laquelle ne comprend pas la sant&#233; et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'arr&#234;t Chaoulli et la lev&#233;e de l'interdiction de l'assurance priv&#233;e qu'il impose risque d'avoir des cons&#233;quences importantes si on l'analyse &#224; la lumi&#232;re de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS). En vertu de cet accord obligatoire pour les pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Canada s'est engag&#233; &#224; ouvrir graduellement le commerce des services au march&#233;. Pour ce faire, il a soumis la liste de ses engagements, laquelle ne comprend pas la sant&#233; et les services sociaux. Toutefois, elle comprend les services financiers, dont les services d'assurance. Le syst&#232;me de sant&#233; public financ&#233; principalement par les citoyennes &#224; travers leurs imp&#244;ts est assimilable, dans sa portion financement, &#224; un r&#233;gime d'assurance. C'est par ce biais qu'il est soumis &#224; l'Annexe sur les services financiers de l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS pr&#233;voit qu'un &#201;tat peut d&#233;cider de soustraire certains secteurs de l'application de l'accord. C'est ce qu'on appelle &#171; l'exclusion relative au pouvoir gouvernemental &#187;. Cette exclusion s'applique si le service n'est pas offert sur une base commerciale ou s'il n'est pas fourni en concurrence. Ainsi, l'exclusion vise d'abord la sant&#233; et les services sociaux. Toutefois les services financiers, dont les assurances, sont r&#233;gis par l'Annexe sur les services financiers. Le gouvernement canadien n'a pas exclu les services de sant&#233; et les services sociaux qu'il offre de l'application de l'Annexe sur les services financiers. Concr&#232;tement, cela signifie que si le gouvernement du Qu&#233;bec autorise les compagnies d'assurance priv&#233;es &#224; offrir des produits d'assurance en concurrence avec ses propres services, comme le sugg&#232;re le jugement Chaoulli, &#171; l'exclusion relative au pouvoir gouvernemental &#187; ne tient plus et ces services deviennent soumis &#224; l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lumi&#232;re de l'AGCS, quelles conclusions tirer de la d&#233;cision de la Cour supr&#234;me ? Il faut reconna&#238;tre que cette d&#233;cision constitue une menace majeure pour l'avenir du syst&#232;me public de sant&#233;. Pr&#233;sentement, les compagnies d'assurance ne peuvent offrir que de l'assurance maladie compl&#233;mentaire pour couvrir les frais m&#233;dicaux non assur&#233;s par les r&#233;gimes publics. Depuis quelques ann&#233;es d&#233;j&#224;, l'industrie de l'assurance se dit pr&#234;te &#224; prendre le relais du secteur public dans ce secteur. Si le gouvernement du Qu&#233;bec autorisait l'industrie &#224; offrir des produits d'assurance pour les services de sant&#233; et les services sociaux qu'il offre d&#233;j&#224;, il est clair que le syst&#232;me de sant&#233; du Qu&#233;bec se dirigerait tout droit vers un syst&#232;me &#224; deux vitesses. L'industrie de l'assurance accro&#238;trait ainsi de mani&#232;re plus qu'appr&#233;ciable son march&#233;. En 2002, l'Association des compagnies d'assurance de personnes (ACCAP) affirmait que le R&#233;gime g&#233;n&#233;ral d'assurance m&#233;dicaments &#171; &lt;i&gt;a repr&#233;sent&#233; de bien meilleures possibilit&#233;s commerciales qu'une ouverture au priv&#233;&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Sur le 1,2 milliard de dollars de primes per&#231;ues annuellement par les assureurs &#224; travers le Qu&#233;bec, pr&#232;s des trois quarts sont li&#233;es &#224; l'assurance m&#233;dicaments.&lt;/i&gt; &#187; [&lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;, 1er novembre 2002] &#192; la fin de l'ann&#233;e 2003, 108 soci&#233;t&#233;s d'assurances de personnes faisaient affaires au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Martha Jackman de l'Universit&#233; d'Ottawa, le recours &#224; l'assurance priv&#233;e n'est qu'une des possibilit&#233;s qui s'offre au gouvernement du Qu&#233;bec pour r&#233;pondre au jugement de la Cour supr&#234;me. Selon elle, le gouvernement peut recourir &#224; la r&#233;glementation des listes d'attente, au renforcement des mesures pour assurer la s&#233;paration des services priv&#233;s et publics ou encore &#224; la reconnaissance d'un droit d'acc&#232;s aux services sans emp&#234;chement. Il est imp&#233;ratif que le gouvernement du Qu&#233;bec adopte une ligne de conduite qui ne mette pas en p&#233;ril l'avenir du syst&#232;me public de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucie Mercier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseill&#232;re syndicale, F&#233;d&#233;ration des infirmi&#232;res et infirmiers du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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