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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>L'eau, c'est politique</title>
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		<dc:date>2008-07-30T18:47:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; L'eau c'est politique &#187; : plus que jamais la formule appara&#238;t juste. Comme source de vie, bien essentiel, ressource strat&#233;gique, l'eau repr&#233;sente un enjeu politique de premier ordre. Et il n'y a pas meilleur exemple &#224; prendre pour faire appr&#233;cier &#224; tout un chacun ce qu'il en est des ravages du n&#233;olib&#233;ralisme, ainsi que pour stigmatiser l'aveuglement de nos d&#233;cideurs politiques et mettre en lumi&#232;re comment la gauche pourrait &#234;tre d'ores et d&#233;j&#224; porteuse d'alternatives d&#233;cisives en la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'eau c'est politique &#187; : plus que jamais la formule appara&#238;t juste. Comme source de vie, bien essentiel, ressource strat&#233;gique, l'eau repr&#233;sente un enjeu politique de premier ordre. Et il n'y a pas meilleur exemple &#224; prendre pour faire appr&#233;cier &#224; tout un chacun ce qu'il en est des ravages du n&#233;olib&#233;ralisme, ainsi que pour stigmatiser l'aveuglement de nos d&#233;cideurs politiques et mettre en lumi&#232;re comment la gauche pourrait &#234;tre d'ores et d&#233;j&#224; porteuse d'alternatives d&#233;cisives en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne le dira jamais assez : avec l'eau, il est question de vie ou de mort ! D&#233;j&#224; pour les milliers d'humains qui au &#171; sud &#187; en manquent cruellement, mais aussi dans l'avenir pour les millions d'autres qui risquent de faire les frais de sa marchandisation sauvage, &#224; l'&#233;chelle du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici au Qu&#233;bec, le gouvernement Charest semble vouloir entrer t&#234;te baiss&#233;e dans cette logique marchande, appelant notamment &#224; sa gestion priv&#233;e ou envisageant l'installation de compteurs d'eau r&#233;sidentiels. On comprendra l'importance d'en d&#233;masquer les aberrations et les non-dits, d'en bloquer les premi&#232;res d&#233;cisions concr&#232;tes. Mais le ph&#233;nom&#232;ne est beaucoup plus g&#233;n&#233;ral : en Angleterre, en Bolivie, en France, partout on retrouve les m&#234;mes logiques destructrices &#224; l'&#339;uvre, et les m&#234;mes d&#233;sirs d'y mettre un hol&#224; d&#233;cid&#233;. Au nom de la vie, tout simplement !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Main basse sur l'eau de Montr&#233;al</title>
		<link>https://www.ababord.org/Main-basse-sur-l-eau-de-Montreal</link>
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		<dc:date>2008-07-29T18:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yves Bellavance</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Bellavance, Yves </dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous le constatons malheureusement tous les jours : le gouvernement &#171; conservateur &#187; de Jean Charest adore jouer au m&#233;cano avec les acquis sociaux. Il pr&#233;f&#232;re toutefois d&#233;monter au lieu de construire. La d&#233;cision d'aller de l'avant avec les d&#233;fusions s'inscrit dans cette volont&#233; de tout faire &#233;clater afin que le priv&#233; puisse ensuite ramasser les morceaux. &lt;br class='autobr' /&gt; Se drapant dans la vertu d&#233;mocratique, le gouvernement Charest a enclench&#233; un processus qui va mener &#224; plusieurs d&#233;fusions &#224; Montr&#233;al. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-eau-c-est-politique-" rel="directory"&gt;Dossier : L'eau, c'est politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bellavance-Yves-+" rel="tag"&gt;Bellavance, Yves &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton467.jpg?1642092269' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;198&#034; height=&#034;376&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous le constatons malheureusement tous les jours : le gouvernement &#171; conservateur &#187; de Jean Charest adore jouer au m&#233;cano avec les acquis sociaux. Il pr&#233;f&#232;re toutefois d&#233;monter au lieu de construire. La d&#233;cision d'aller de l'avant avec les d&#233;fusions s'inscrit dans cette volont&#233; de tout faire &#233;clater afin que le priv&#233; puisse ensuite ramasser les morceaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se drapant dans la vertu d&#233;mocratique, le gouvernement Charest a enclench&#233; un processus qui va mener &#224; plusieurs d&#233;fusions &#224; Montr&#233;al. Pourtant, ce gouvernement &#171; gardien de la d&#233;mocratie &#187; bafoue lui-m&#234;me d'innombrables d&#233;marches d&#233;mocratiques dont celles qui ont men&#233; &#224; d'importantes prises de position des administrations municipales et provinciale pr&#233;c&#233;dentes dans le dossier de la privatisation et de la tarification de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faudra-t-il rappeler &lt;i&gt;ad nauseam&lt;/i&gt; que du temps de la premi&#232;re administration Bourque, la population montr&#233;alaise a livr&#233; avec succ&#232;s une importante bataille contre la privatisation de l'eau ? Que le gouvernement du Qu&#233;bec a lui aussi recul&#233; sur cette question ? Que, suite aux pressions, il a mis sur pied la Commission Beauchamp du BAPE qui a sillonn&#233; le Qu&#233;bec en 1999-2000 ? Que le consensus qui s'est alors d&#233;gag&#233; est que les r&#233;seaux de distribution d'eau potable et leur gestion doivent demeurer propri&#233;t&#233; publique ? Que l'installation des compteurs dans les r&#233;sidences n'a pas &#233;t&#233; retenue dans les recommandations ? Que la politique de l'eau adopt&#233;e par le pr&#233;c&#233;dent gouvernement n'allait pas non plus dans ce sens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces consensus, le gouvernement actuel devient amn&#233;sique. Pire, il pi&#233;tine carr&#233;ment la d&#233;mocratie en ne respectant pas les consensus &#233;tablis dans notre soci&#233;t&#233;. Quelle le&#231;on de d&#233;mocratie ! C'est quoi notre devise d&#233;j&#224; ? Je me souviens ? Pourtant, &#231;a fait pas si longtemps que &#231;a !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu&#233;bec &#224; la rescoussede Montr&#233;al&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Ville de Montr&#233;al n'attendait que les ouvertures du ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, sur le recours aux compteurs d'eau et de la pr&#233;sidente du Conseil du Tr&#233;sor, Monique J&#233;r&#244;me-Forget, sur l'implication du priv&#233; pour enfin agir. L'administration Tremblay jongle avec ces id&#233;es depuis son &#233;lection il y a deux ans. Qu&#233;bec vient de donner le feu vert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas oublier que, dans le cas de la nouvelle Ville de Montr&#233;al, ces &#171; pratiques &#187; sont import&#233;es des anciennes villes de banlieue de l'&#238;le, ces m&#234;mes villes qui veulent d&#233;fusionner, dont des &#233;lues contr&#244;lent majoritairement la pr&#233;sente administration montr&#233;alaise et qui d&#233;sirent contribuer le moins possible aux co&#251;ts sociaux. Alan DeSousa, responsable du dossier au Comit&#233; ex&#233;cutif, fait partie du lot, &#233;tant un &#233;lu de St-Laurent, une ville vendue &#224; la pratique du compteur d'eau dans les r&#233;sidences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que ces municipalit&#233;s sont peu pr&#233;occup&#233;es par la pauvret&#233; et que la majorit&#233; d'entre elles consid&#232;re qu'il s'agit d'un probl&#232;me montr&#233;alais, au sens de l'ancienne ville de Montr&#233;al. Que les plus mal pris de notre soci&#233;t&#233; aient un acc&#232;s restreint &#224; cette ressource essentielle ne constitue pas leur premi&#232;re pr&#233;occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, en d&#233;pit de leurs &#171; efforts &#187;, les &#233;lues qui d&#233;fendent la tarification et la privatisation ont beaucoup de difficult&#233; &#224; argumenter leur position. Au bout du compte, leur seul argument c'est le besoin de fric.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas pour rien que leur argumentation tient difficilement la route. Prenons l'installation de compteurs d'eau dans les r&#233;sidences (qui entra&#238;nera des frais d'installation de 60 &#224; 100 millions $ en plus des frais de gestion) ou l'instauration d'une taxe d'eau. Le recours &#224; ces pratiques ne r&#232;gle rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan environnemental, les &#233;tudes d&#233;montrent que les compteurs d'eau n'ont pas d'impact sur la consommation dans les r&#233;sidences, si ce n'est chez les plus pauvres qui rognent dans leur budget. Et que la taxe d'eau, si elle exerce une pression sur le budget des familles d&#233;favoris&#233;es, n'emp&#234;che nullement les mieux nantis de laver pendant des heures leur BMW ou d'arroser leur domaine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'aspect le plus farfelu, c'est que les personnes qui veulent tarifier l'eau par compteur ou cr&#233;er une nouvelle taxe sont les m&#234;mes qui nous cassent les oreilles avec les baisses d'imp&#244;ts et de taxes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la privatisation, il s'agit d'une mauvaise solution &#224; des probl&#232;mes qui n'existent pas. Le r&#233;seau de distribution de l'eau se porte bien, tout comme sa gestion. L'eau est de bonne qualit&#233;. Sa production ne co&#251;te pas cher. Nous avons une bonne expertise municipale. Les budgets actuels, tir&#233;s de la taxe fonci&#232;re que tout le monde paie, couvrent les frais. Pourquoi privatiser alors ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les intentions barbares&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les vraies raisons, se cachant (si peu !) derri&#232;re les intentions de Qu&#233;bec et Montr&#233;al, sont d'ordre id&#233;ologique. Il s'agit de faire entrer la logique de march&#233;, m&#234;me sur un bien aussi essentiel et vital que l'eau, et de privatiser (ou d&#233;l&#233;guer ou sous-contracter) pour les p'tits amis selon les principes du fameux P3 : partenariat public priv&#233;&#8230; ou si on pr&#233;f&#232;re profits pour le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#231;a c'est effrayant. Lors de ses d&#233;clarations sur la place du priv&#233; dans l'eau, il suffisait de voir le petit sourire en coin de Monique J&#233;r&#244;me-Forget, &#224; la George W. Bush, pour constater &#224; quel point ces gens ne l&#226;cheront pas le morceau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jouons au devin. La Ville, avec la b&#233;n&#233;diction de Qu&#233;bec, mettra sur pied une soci&#233;t&#233; ind&#233;pendante de l'eau avec ses propres revenus et ses propres employ&#233;es qui auront une autre convention collective que celle en vigueur actuellement, gracieuset&#233; des changements op&#233;r&#233;s &#224; l'article 45 du Code du travail. Nous nous retrouverons alors devant un beau &#171; &lt;i&gt;package&lt;/i&gt; &#187; facilement privatisable m&#234;me si le r&#233;seau demeure officiellement public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement plusieurs mouvements de citoyennes s'opposent &#224; ces projets et vont poursuivre la lutte. Il n'est pas question de retourner cent ans en arri&#232;re. Pas question que l'on appauvrisse la population montr&#233;alaise. Pas question que l'on permette au priv&#233; de mettre la main sur notre bien collectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves Bellavance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directeur g&#233;n&#233;ral de la Table r&#233;gionale des organismes volontaires d'&#233;ducation populaire (TROVEP)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Pr&#233;server l'eau de vie... pour la survie</title>
		<link>https://www.ababord.org/Preserver-l-eau-de-vie-pour-la</link>
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		<dc:date>2008-07-28T20:48:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Denault-Lauzier, Louise Vandelac</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Denault-Lauzier, Ariane</dc:subject>
		<dc:subject>Vandelac, Louise </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Louise Vandelac est chercheure de stature internationale, fondatrice de la Coalition Eau Secours et militante de multiples luttes allant du f&#233;minisme &#224; la question des OGM, en passant par une participation au collectif &#201;chec &#224; la guerre. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; b&#226;bord ! : L'eau, c'est la vie. Quels liens voyez-vous entre l'appropriation de l'eau et celle du vivant ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Louise Vandelac : Jusqu'&#224; pr&#233;sent, ce qui a marqu&#233; la r&#233;partition des pouvoirs et des richesses &#233;conomiques au niveau international fut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-eau-c-est-politique-" rel="directory"&gt;Dossier : L'eau, c'est politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vandelac-Louise-+" rel="tag"&gt;Vandelac, Louise &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Louise Vandelac est chercheure de stature internationale, fondatrice de la Coalition Eau Secours et militante de multiples luttes allant du f&#233;minisme &#224; la question des OGM, en passant par une participation au collectif &#201;chec &#224; la guerre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/strong&gt; : L'eau, c'est la vie. Quels liens voyez-vous entre l'appropriation de l'eau et celle du vivant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louise Vandelac &lt;/strong&gt; : Jusqu'&#224; pr&#233;sent, ce qui a marqu&#233; la r&#233;partition des pouvoirs et des richesses &#233;conomiques au niveau international fut l'appropriation de territoires, de leurs richesses et de leur sous-sol. Parfois, ce fut aussi l'appropriation de populations enti&#232;res soumises &#224; l'esclavage et au servage. Actuellement, le pouvoir cherche &#224; s'accaparer du vivant sous toutes ses formes, notamment les g&#232;nes et l'eau. Bien que les modalit&#233;s de r&#233;partition de l'eau soient, depuis longtemps, prises en compte par les syst&#232;mes politiques, nous sommes aujourd'hui devant un ph&#233;nom&#232;ne nouveau : la r&#233;duction de l'eau &#224; une simple marchandise pouvant &#234;tre vendue sur les march&#233;s. En plus de sa vente sous forme d'eau embouteill&#233;e, nous assisterions litt&#233;ralement &#224; une forme d'appropriation massive de ressources souterraines pouvant aller jusqu'&#224; l'appropriation des glaciers. Or, cela a un impact majeur sur le cycle de l'eau et, par cons&#233;quent, sur les &#233;cosyst&#232;mes. Il faut bien comprendre qu'il n'y a pas, en tant que tel, de surplus d'eau dans un &#233;cosyst&#232;me, et que l'eau qu'on y retrouve lui est essentielle. Donc, il n'est pas possible d'en faire des ponctions massives ou des d&#233;tournements importants sans que cela n'entra&#238;ne des catastrophes dramatiques. De plus, la pollution massive des r&#233;gimes industriels est aussi une forme d'appropriation de l'eau, ce qu'on oublie trop souvent. Celle-ci implique des co&#251;ts de d&#233;pollution souvent absorb&#233;s par la communaut&#233; repr&#233;sentant, en quelque sorte, une taxe indirecte. Ce ph&#233;nom&#232;ne d'appropriation de l'eau est donc pr&#233;sent depuis fort longtemps. C'est plut&#244;t la mise en march&#233; des services de l'eau qui constitue un ph&#233;nom&#232;ne nouveau. En Afrique et en Asie, on pr&#233;voit faire passer la privatisation des infrastructures reli&#233;es &#224; l'eau de 0 % &#224; 8 %, si bien qu'on risque fort d'aller ponctionner l'ensemble des ressources internationales vou&#233;es &#224; donner de l'eau et des services de base aux populations qui n'en ont pas. En Am&#233;rique du Nord, on souhaite faire passer la privatisation au-del&#224; de 70 % et en Europe, au-del&#224; de 75 %. Chez nous, il s'agit donc de s'approprier les services publics d&#233;j&#224; pay&#233;s publiquement et, ensuite, de tarifer ces services aux utilisateurs. G&#233;n&#233;ralement, comme le profit tir&#233; de la privatisation des services d'eau est suffisamment important, on assiste &#224; une privatisation en &#171; cascade &#187; des autres services publics. On retrouve ici la strat&#233;gie partag&#233;e par les &#171; quasi-monopoles &#187; que sont les g&#233;ants de l'eau : environ trois ou quatre multinationales dans le monde contr&#244;leraient l'essentiel de ce march&#233; de plusieurs milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; : Le poids de l'eau repose souvent sur les &#233;paules des femmes et m&#234;me des petites filles. Comment voyez-vous le lien entre l'appropriation de l'eau et la condition f&#233;minine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.V. &lt;/strong&gt; : Pour les femmes &#224; l'&#233;chelle du monde, ce sont des dizaines de milliards d'heures qui sont perdues dans les t&#226;ches reli&#233;es &#224; l'eau, notamment en ce qui concerne son transport. &#192; partir du moment o&#249; on tarifie l'eau d'une fa&#231;on significative, il est clair que les premi&#232;res victimes sont les femmes qui auront &#224; r&#233;duire consid&#233;rablement la qualit&#233; de leur travail, voire &#224; augmenter le temps qui y est consacr&#233;. Ces restrictions peuvent aussi impliquer un accroissement des tensions avec les enfants sur le mode de &#171; ne te salis pas &#187;, &#171; non, on ne prendra pas de bain aujourd'hui &#187;. Les familles devront en fait modifier bon nombre d'habitudes compte tenu des co&#251;ts de l'eau. Fort heureusement, au Qu&#233;bec, o&#249; on dispose d'&#233;normes quantit&#233;s d'eau douce, je ne pense pas qu'on en soit &#224; ce genre de situation. Il faudrait &#224; tout prix l'&#233;viter, dans la mesure o&#249; les projets de privatisation de l'eau &#224; Montr&#233;al dans les ann&#233;es 95 risquaient d'avoir un impact consid&#233;rable sur les populations les plus appauvries. Or, imposer &#224; ces populations de vivre au compte goutte, ou du moins de r&#233;duire leur consommation en eau, peut avoir des cons&#233;quences assez significatives sur la sant&#233;. Il faut aussi bien comprendre que ce sont d'autres facteurs que la consommation personnelle d'eau qui expliquent son usage massif. Les syst&#232;mes de climatisation, le refroidissement de certains syst&#232;mes de chauffage, le faible co&#251;t de l'eau pour les entreprises qui l'utilisent massivement et l'absence de contr&#244;le des rejets de mati&#232;res toxiques et de m&#233;taux lourds (&#224; Montr&#233;al, on rejette dans l'eau apr&#232;s traitement au-del&#224; de 4 tonnes de plomb et une demie-tonne de cadmium par ann&#233;e) contribuent tous &#224; gonfler la facture globale des citoyens. Donc, je pense que le rapport entre les femmes et l'eau constitue un rapport multiple : direct pour ce qui est du transport, relativement direct pour ce qui est du travail domestique, indirect en ce qui concerne les questions de sant&#233; et de relations avec les enfants et global sur le revenu des m&#233;nages en ce qui concerne les prix de l'eau. L'ensemble de ces cons&#233;quences &#233;tant li&#233; aux strat&#233;gies de privatisations des infrastructures et de la gestion de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B !&lt;/strong&gt; : Y a-t-il des solutions pour un meilleur partage de l'eau dans le monde &#224; une &#233;poque o&#249; m&#234;me &#171; l'eau nue &#187; semble sur le point de perdre toute cr&#233;dibilit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.V.&lt;/strong&gt; : Je dirais qu'il y a un principe g&#233;n&#233;ral qui est de reconna&#238;tre l'eau comme un bien commun. Par contre, il faut &#233;galement la reconna&#238;tre comme &#233;l&#233;ment cl&#233; de la sant&#233; et de la survie des &#233;cosyst&#232;mes et des populations. Si on consid&#232;re l'eau strictement comme &#233;tant n&#233;cessaire aux besoins humains directs, et qu'on ne consid&#232;re pas la n&#233;cessit&#233; pour les &#233;cosyst&#232;mes de se r&#233;g&#233;n&#233;rer, on risque d'avoir une vision &#224; court terme. Autrement dit, il est tout aussi fondamental d'assurer la pr&#233;servation de l'&#233;quilibre des nappes phr&#233;atiques que d'assurer l'approvisionnement en eau pour l'agriculture. Je m'explique et je pr&#233;cise car ce sont des paroles glissantes. En fait, je consid&#232;re qu'il est important pour les agriculteurs de poss&#233;der l'eau dont ils ont besoin. Par contre, il faut bien comprendre qu'actuellement l'agriculture accapare plus des deux tiers de l'eau consomm&#233;e au niveau mondial. Or, on sait tr&#232;s bien qu'en modifiant les pratiques actuelles il serait facile de doubler, voire tripler l'efficacit&#233; de l'eau utilis&#233;e en agriculture. Il serait imp&#233;ratif de privil&#233;gier des pratiques agricoles qui consomment moins d'eau ainsi que des cultures davantage adapt&#233;es au climat et aux ressources locales en eau. Il est aussi important de rester attentif &#224; nos types de consommation en tant que soci&#233;t&#233; et de calculer comment ils affectent l'empreinte &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc avoir un autre sch&#233;ma de pens&#233;e que celui du simple partage de l'eau. Il faut cesser de croire que l'on va acheminer des bateaux entiers, que l'on construira des pipelines pour envoyer de l'eau dans le d&#233;sert. Je pense que ces types de strat&#233;gies sont absolument perdants et qu'il faut donc penser autrement les rapports &#224; l'eau. Certes, il existe des populations qui ont un acc&#232;s limit&#233; &#224; une eau d&#233;j&#224; fortement contamin&#233;e, et l&#224;, il y a des probl&#232;mes absolument massifs. Faudra-t-il, dans ce cas, trouver des solutions de remplacement comme le font certains pays arabes avec la d&#233;ssalinisation de l'eau de mer ? Encore faudrait-il faire un calcul global des co&#251;ts et des impacts environnementaux de cette m&#233;thode. Bref, nous sommes devant des limites objectives en terme technologiques, &#233;cologiques et d'impact sur la d&#233;gradation des &#233;cosyst&#232;mes. Il faut donc &#234;tre extr&#234;mement prudent et ce ne sont pas strictement des accords internationaux qui vont permettre de r&#233;gler cette probl&#233;matique. Il y a un travail de conscientisation internationale indispensable qui reste &#224; faire pour que chacun comprenne l'importance de pr&#233;server l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faudra le faire au niveau structurel. Par exemple, il faudra s&#251;rement modifier les syst&#232;mes sanitaires dans bon nombre de soci&#233;t&#233;s de fa&#231;on &#224; pouvoir pr&#233;server au maximum la qualit&#233; de l'eau, qui certes peut &#234;tre retrait&#233;e, mais qui ne peut l'&#234;tre ind&#233;finiment sans provoquer de perte significative. De la m&#234;me fa&#231;on, il faudra avoir un regard beaucoup plus critique sur nos types de production. En effet, nous devons cesser de croire que l'informatique ne provoque aucun impact sur la pollution : actuellement, une quinzaine de nappes phr&#233;atiques de la Californie sont contamin&#233;es par des usines d'informatique. Nous devons donc &#234;tre de plus en plus conscients de ces interactions. Certes, certains accords internationaux seront importants, certains accords bilat&#233;raux le seront aussi. On peut souhaiter la multiplication d'accords permettant une gestion relativement pr&#233;voyante des eaux, mais je pense qu'il reste un travail absolument colossal &#224; faire pour qu'on puisse commencer &#224; envisager des solutions. Par ailleurs, je continue de croire qu'il est absolument essentiel que les populations locales soient partie prenante et int&#233;grante des solutions sur la gestion de l'eau. Il est extr&#234;mement important de faire na&#238;tre une v&#233;ritable pr&#233;occupation &#171; d'&#233;cocitoyennet&#233; &#187; en ce qui concerne les modalit&#233;s de gestion de l'eau dans le monde. Ce ne sont pas des questions pouvant &#234;tre g&#233;r&#233;es comme le p&#233;trole ou d'autres ressources naturelles. L'eau est insubstituable et il est imp&#233;ratif de s'en rappeler.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par &lt;strong&gt;Ariane Denault-Lauzier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le commerce de l'eau</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-commerce-de-l-eau</link>
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		<dc:date>2008-07-28T18:59:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec est l'un des pays poss&#233;dant les plus grandes r&#233;serves d'eau douce per capita. Rares sont les pays aussi bien pourvus en eau. Plusieurs souffrent m&#234;me d'une grave p&#233;nurie. En Afrique, le manque d'eau potable va jusqu'&#224; remettre en question la survie des populations. Plus pr&#232;s de nous, les &#201;tats-Unis cherchent &#224; s'approvisionner en eau pour soutenir leur agriculture. Plusieurs observateurs de la sc&#232;ne internationale croient que l'eau deviendra un enjeu mondial majeur qui, dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-eau-c-est-politique-" rel="directory"&gt;Dossier : L'eau, c'est politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec est l'un des pays poss&#233;dant les plus grandes r&#233;serves d'eau douce per capita. Rares sont les pays aussi bien pourvus en eau. Plusieurs souffrent m&#234;me d'une grave p&#233;nurie. En Afrique, le manque d'eau potable va jusqu'&#224; remettre en question la survie des populations. Plus pr&#232;s de nous, les &#201;tats-Unis cherchent &#224; s'approvisionner en eau pour soutenir leur agriculture. Plusieurs observateurs de la sc&#232;ne internationale croient que l'eau deviendra un enjeu mondial majeur qui, dans certains cas, pourrait m&#234;me donner lieu &#224; des conflits arm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une ressource &#233;conomique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'industrie de l'eau embouteill&#233;e est en croissance fulgurante. En novembre 1995, 42 milliards de litres ont &#233;t&#233; consomm&#233;s dans le monde, pour une valeur de 14 milliards de dollars US. La production qu&#233;b&#233;coise, avec ses 327 millions de litres embouteill&#233;s, repr&#233;sente environ 0,7 % du march&#233;. Une croissance rapide est donc pr&#233;visible pour le Qu&#233;bec, o&#249; l'eau embouteill&#233;e est une industrie d'exportation. Le paysage qu&#233;b&#233;cois est domin&#233; par deux multinationales : Danone, la fran&#231;aise propri&#233;taire de Labrador, Naya, Patrimoine des eaux du Qu&#233;bec et Parmalat, et l'italienne propri&#233;taire de Eau vive Harricana, maintenant propri&#233;t&#233; de Nestl&#233; (Suisse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'embouteillage est principalement une industrie de l'eau de source donc provenant de nappes souterraines. Pour l'instant, l'eau est pomp&#233;e gratuitement sans aucun retour &#224; la population. La compagnie d'embouteillage n'a qu'&#224; pr&#233;senter une &#233;tude d'impact r&#233;alis&#233;e &#224; 1 km de la source de captage alors qu'on sait que les impacts peuvent se faire sentir jusqu'&#224; 10 km de cette source. Aucun contr&#244;le n'est exerc&#233; quant &#224; la quantit&#233; d'eau r&#233;ellement pomp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est urgent que le Qu&#233;bec recense ses principales nappes phr&#233;atiques afin d'en conna&#238;tre l'emplacement exact, le volume, la qualit&#233; de l'eau ainsi que les d&#233;bits entrant et sortant. On ne peut g&#233;rer correctement une ressource sans information quantifi&#233;e. L'ancien gouvernement l'avait promis avant les &#233;lections de 2003, mais le nouveau gouvernement est rest&#233; plut&#244;t silencieux sur cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, un contr&#244;le doit &#234;tre exerc&#233; pour tous les grands utilisateurs d'eau souterraine, que ce soit les compagnies d'embouteillage, les agriculteurs ou des industries. Il est important de s'assurer qu'il n'est pas pomp&#233; plus d'eau que le taux de remplissage de la nappe phr&#233;atique si nous voulons assurer sa p&#233;rennit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, nous devrions r&#233;fl&#233;chir comme soci&#233;t&#233; au fait qu'une de nos plus importantes richesses naturelles sorte du Qu&#233;bec sans aucun retour &#224; la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Arr&#234;ter l'h&#233;morragie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Afin de s'assurer que la collectivit&#233; profite elle aussi de l'exploitation de l'eau, deux grands moyens peuvent &#234;tre appliqu&#233;s : les redevances ou la d&#233;privatisation du commerce de l'eau. Le BAPE, dans son rapport sur l'eau en 2000, propose le premier moyen, soit une redevance pour toute utilisation autre que domestique ou d'agriculture familiale qui s'appliquerait &#224; tous les utilisateurs : les agriculteurs industriels, les industries de production ou de transformation et les embouteilleurs d'eau. Elle viendrait donc affecter les co&#251;ts de production de la plupart des industries qu&#233;b&#233;coises. Le d&#233;bat public est ouvert et cette mesure doit &#234;tre &#233;tudi&#233;e attentivement. La proposition de la d&#233;privatisation du commerce de l'eau est une autre fa&#231;on de faire profiter la collectivit&#233; de la valeur de la ressource. Et cette approche touche &#224; un seul secteur d'activit&#233; particuli&#232;rement lucratif &#8211; il suffit de comparer le prix d'un litre d'eau au super march&#233; avec celui d'un litre d'essence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, &#171; l'eau-de-vie &#187; est sous la juridiction d'une soci&#233;t&#233; d'&#201;tat : la Soci&#233;t&#233; des alcools du Qu&#233;bec. L'eau turbin&#233;e est sous la juridiction d'une autre soci&#233;t&#233; d'&#201;tat, Hydro-Qu&#233;bec. Pourquoi ne pas se doter d'une soci&#233;t&#233; d'&#201;tat pour la vente de l'eau douce, alors que cette derni&#232;re est encore plus essentielle &#224; la vie et que ses retomb&#233;es &#233;conomiques pourraient devenir encore plus importantes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, c'est l'entreprise priv&#233;e qui fait le commerce de l'eau embouteill&#233;e, ici et ailleurs dans le monde. L'entreprise publique pourrait le faire tout en conjuguant objectifs de rentabilit&#233;, objectifs d'&#233;quit&#233; sociale et objectifs de protection de l'environnement, mais elle se concentre seulement sur le premier de ces objectifs. Mais, dans le cas d'une ressource essentielle &#224; la vie comme l'eau, la soci&#233;t&#233; doit exiger et obtenir que ces trois objectifs soient concili&#233;s et que les n&#233;cessaires arbitrages, m&#234;me s'ils sont souvent fort d&#233;licats, soient faits correctement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;privatisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;privatisation du commerce de l'eau assurerait que les profits de cette activit&#233; reviennent &#224; l'ensemble de la population et non pas &#224; quelques groupes ou individus. La d&#233;privatisation permettrait aussi une plus grande transparence : l'entreprise publique doit rendre compte &#224; la population. Finalement la d&#233;privatisation permettrait que les d&#233;cisions relatives au commerce d'eau embouteill&#233;e, d'eau en vrac, d'exploitation intensive ou non de nappes phr&#233;atiques ou de pr&#233;l&#232;vements importants d'eau rel&#232;vent d'une autorit&#233; publique redevable &#224; la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;privatisation du commerce de l'eau ne fermerait pas la porte aux soci&#233;t&#233;s priv&#233;es. L'&#201;tat pourrait s'associer &#224; des partenaires pour d&#233;velopper des industries de transformation connexes, par exemple pour le transport, pour la fabrication des bouteilles ou encore pour l'embouteillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les profits associ&#233;s au commerce de l'eau semblent tr&#232;s importants. Le chiffre exact n'est pas connu : les compagnies qui exploitent l'eau &#233;tant priv&#233;es, l'information n'est pas facilement accessible. Mais consid&#233;rons l'analogie suivante avec le commerce du p&#233;trole. Un litre d'eau vendu &#224; l'&#233;picerie revient parfois aussi cher qu'un litre d'essence &#224; la pompe. Or, le p&#233;trole est extrait du sous-sol &#224; grand frais ; une royaut&#233; est vers&#233;e au pays producteur, qui g&#233;n&#233;ralement ne laissent pas sortir l'or noir gratuitement ; puis, il faut le transporter sur de longues distances et le raffiner, l'essence est distribu&#233;e dans diff&#233;rents points de vente et, enfin, les p&#233;troli&#232;res engagent des d&#233;penses de publicit&#233; et de promotion et versent des taxes &#233;lev&#233;es. Et pourtant, les p&#233;troli&#232;res font d'importants profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les embouteilleurs d'eau pompent gratuitement l'eau de nos nappes phr&#233;atiques et n'ont &#224; encourir aucune transformation on&#233;reuse. Il leur suffit de mettre l'eau en bouteille. Imaginons le profit faramineux obtenu lorsque le litre d'eau se vend au m&#234;me prix que le litre d'essence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'eau est une richesse naturelle dont les retomb&#233;es doivent revenir &#224; l'ensemble de la collectivit&#233;, une ressource vitale qui appartient au peuple et c'est &#224; lui de d&#233;cider des modalit&#233;s de son exploitation. La d&#233;privatisation du commerce de l'eau favoriserait non seulement le partage de cette richesse, mais aussi la protection de la ressource.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.eausecours.org" class="spip_out"&gt;Coalition eau secours&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine Ouellet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vice-pr&#233;sidente d'Eau Secours&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Eau priv&#233;e - Priv&#233;s d'eau</title>
		<link>https://www.ababord.org/Eau-privee-Prives-d-eau</link>
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		<dc:date>2008-07-27T20:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La question de la privatisation de l'eau pose, en premier lieu, la question de la privatisation proprement dite. Derri&#232;re la privatisation se cache un ensemble d'id&#233;es re&#231;ues, martel&#233;es sans cesse par les m&#233;dias et qui, bien que ne trouvant aucun fondement th&#233;orique s&#233;rieux, ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;es au rang de v&#233;rit&#233;s socialement reconnues. &lt;br class='autobr' /&gt; Les objectifs des programmes de privatisation &lt;br class='autobr' /&gt;
Les programmes de privatisation, que ce soit en Angleterre ou au Br&#233;sil, n'ont pas rencontr&#233; leurs objectifs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La question de la privatisation de l'eau pose, en premier lieu, la question de la privatisation proprement dite. Derri&#232;re la privatisation se cache un ensemble d'id&#233;es re&#231;ues, martel&#233;es sans cesse par les m&#233;dias et qui, bien que ne trouvant aucun fondement th&#233;orique s&#233;rieux, ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;es au rang de v&#233;rit&#233;s socialement reconnues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les objectifs des programmes de privatisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les programmes de privatisation, que ce soit en Angleterre ou au Br&#233;sil, n'ont pas rencontr&#233; leurs objectifs politiques avou&#233;s. Par exemple, ces programmes visaient &#224; faire entrer des fonds pour financer les &#201;tats et, au Br&#233;sil plus particuli&#232;rement, pour payer les &#233;normes int&#233;r&#234;ts sur la dette. Dans les deux cas, les entr&#233;es nettes ont &#233;t&#233; n&#233;gligeables, voire n&#233;gatives. On a donc brad&#233; des biens publics &#224; vil prix et on a ajout&#233; une s&#233;rie de cadeaux qui en faisaient des offres impossibles &#224; refuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le droit fil de l'id&#233;ologie anglo-saxonne, Miss Maggie avait aussi comme but de &#171; d&#233;mocratiser &#187; l'actionnariat britannique. Dans le cas de BP comme dans celui de l'eau, c'est compl&#232;tement rat&#233;. La tr&#232;s grande majorit&#233; des actions s'est retrouv&#233;e entre quelques mains et m&#234;me, peu de temps apr&#232;s, dans des mains &#233;trang&#232;res. Quant aux objectifs d'am&#233;lioration de la gestion, les quelques cas dont nous faisons particuli&#232;rement &#233;tat ici montrent bien que l'objectif n'a jamais &#233;t&#233; atteint, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les privatisations catastrophiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En France, les g&#233;ants de l'eau ont utilis&#233; toutes les corruptions pour arriver &#224; leurs fins, &#224; tel point que certains &#233;lus se sont m&#234;me retrouv&#233;s en prison. Pour que les choses en arrivent l&#224;, il faut que le cas soit grave. On n'arr&#234;te pas un maire pour quelques malversations anodines. Les villes qui avaient privatis&#233; leurs services d'eau ont vu les tarifs augmenter jusqu'&#224; 400 % pendant que la qualit&#233; descendait au point d'entra&#238;ner des poursuites pour empoisonnement. En Afrique du Sud, la situation, comme le montre l'article de Fran&#231;ois l'&#201;cuyer, est devenue tr&#232;s pr&#233;occupante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Fonds mon&#233;taire international (FMI) et la Banque mondiale, dans les n&#233;gociations ou les ren&#233;gociations des pr&#234;ts aux pays du tiers-monde incluent toujours, en &#233;quipement standard, un programme de retrait de l'&#201;tat et de privatisation des services publics. Ces privatisations am&#232;nent des hausses de tarifs pour les services et aussi pour les branchements qui deviennent hors de port&#233;e pour les citoyens. Ainsi l'&#201;tat, quand les choses vont bien, re&#231;oit les sommes n&#233;cessaires pour payer les int&#233;r&#234;ts aux pays riches, pendant que les citoyens sombrent un cran plus bas et perdent les quelques services publics dont ils jouissaient. Lueur d'espoir, ils arrivent encore parfois &#224; se r&#233;volter et &#224; repousser les charognards, comme &#231;a s'est pass&#233; en Bolivie (voir l'article de Christian Brouillard).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays dits d&#233;velopp&#233;s n'&#233;chappent pas &#224; cette logique. Rappelons-nous que l'OCDE &#233;tait venu dire &#224; Ottawa de diminuer son d&#233;ficit. Le moyen de r&#233;duire les d&#233;ficits rapidement, quand on contr&#244;le si peu la production de la richesse, appara&#238;t aux gouvernements comme &#233;tant de proc&#233;der &#224; une vente de feu des biens de l'&#201;tat. On peut ainsi payer au moins les int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ventes se font toutefois toujours sous les pressions des groupes d'affaires qui sont aussi ceux qui mettent au pouvoir les marionnettes qui nous dirigent et qu'ils dirigent. En cons&#233;quence, les ventes se font souvent &#224; rabais et ne permettent pas aux &#201;tats de se renflouer, les for&#231;ant ainsi &#224; continuer leur propre d&#233;mant&#232;lement. Les citoyens, quant &#224; eux, voient les prix des services monter en fl&#232;che pendant que la qualit&#233; diminue et que l'&#201;tat doit compenser, par des baisses de taxes et des investissements sans retours, les d&#233;ficiences du secteur priv&#233;. C'est cela et pire encore qui est arriv&#233; en Angleterre (voir l'article &#224; ce sujet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples de catastrophes li&#233;es &#224; la privatisation s'allonge &#224; l'infini. En Argentine, Vivendi et Suez-Lyonnaise, alli&#233;es &#224; Thames Water et Northwest Water et &#224; la plus importante firme espagnole dans le domaine, Canal Isabel II, ont soumissionn&#233; pour un projet de privatisation parrain&#233; par la Banque mondiale. Apr&#232;s avoir mis &#224; pied 3 600 employ&#233;s (47 %) ils ont augment&#233; les tarifs de 13.5 %. Au Chili, Suez-Lyonnaise a insist&#233; pour avoir des rendements de 35 %. &#192; Casablanca, le prix de l'eau a tripl&#233;. En Nouvelle-Z&#233;lande, laboratoire du n&#233;olib&#233;ralisme d&#233;brid&#233;, les citoyens sont sortis dans la rue contre la commercialisation de l'eau. Aux Philippines, Biwater a augment&#233; le prix de l'eau de 400 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les &lt;i&gt;maquiladoras&lt;/i&gt; mexicaines, l'eau est parfois tellement rare, que les b&#233;b&#233;s et les enfants en sont r&#233;duits &#224; boire du Coke et du Pepsi. Ainsi, par ricochet, l'appropriation de l'eau sert aussi &#224; g&#233;n&#233;rer des profits indirects pour les grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La mondialisation de la privatisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La privatisation fut d'abord une affaire locale, qui se discutait ville par ville. Avec le refinancement de la dette du tiers-monde, on a vu une offensive organis&#233;e, men&#233;e par le FMI et la Banque mondiale, pour forcer les &#201;tats &#224; se d&#233;partir des services publics. Dans le sillage de ces institutions se trouvent toujours les g&#233;ants de l'eau : Vivendi et Suez. Finalement, le mouvement est devenu mondial. On a vu les services publics et notamment l'eau, &#234;tre propos&#233;s comme monnaie d'&#233;change contre une r&#233;duction des subsides &#224; l'agriculture. La provision d'eau potable et l'&#233;vacuation des eaux us&#233;es sont discut&#233;es dans le cadre des n&#233;gociations sur des services qui se d&#233;roulent en continu &#224; l'OMC et en marge de la ZL&#201;A. Nous pouvons donc nous attendre &#224; de mauvaises surprises de ce c&#244;t&#233;-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ne nous trompons pas, il sera de plus en plus int&#233;ressant pour les entreprises d'investir des sommes importantes dans le commerce de l'eau, puisque l'eau qu'on ach&#232;te en petites bouteilles se vend d&#233;j&#224; plus cher que le p&#233;trole, &#224; quantit&#233; &#233;quivalente, et que, de plus, les co&#251;ts d'extraction sont minimaux et les co&#251;ts de raffinage sont nuls. Les grands transferts de la ressource vont aussi devenir possibles. S'il est rentable de transporter le p&#233;trole en pipeline sur des milliers de kilom&#232;tres, il en sera bient&#244;t de m&#234;me pour l'eau et alors, nos 6 % des r&#233;serves d'eau douce de la plan&#232;te vont devenir int&#233;ressants pour les Am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;ricains ont d&#233;j&#224; vid&#233; le sous-sol californien. Ils ont accapar&#233; les eaux du Colorado en privant les Mexicains, ils puisent sans compter dans le Rio Grande et ils avaient des projets pour d&#233;tourner une douzaine de rivi&#232;res de la Colombie-Britannique vers la Californie. Ils sont en train de finir de vider l'aquif&#232;re Ogallala qui traverse le centre des &#201;tats-Unis ; que feront-ils quand ils auront fini ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons nous attendre &#224; nous faire pomper l'eau sur une grande &#233;chelle si nous n'y faisons pas attention. Au Canada, qui ne r&#233;siste jamais aux Am&#233;ricains, si l'eau est accept&#233;e comme faisant partie d'un accord sur les services et comme un bien commercialisable, nous pourrions avoir du mal &#224; nous d&#233;fendre. Or, la vente que nous laissons faire des eaux souterraines en petites bouteilles est d&#233;j&#224; une acceptation que l'eau se vend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons donc prendre des mesures imm&#233;diates pour faire toutes les pressions possibles sur le gouvernement f&#233;d&#233;ral pour qu'il ne signe pas ce genre d'accord, pour d&#233;clarer l'eau, aussi bien souterraine que de surface, bien collectif, pour cesser tous les pompages tant qu'on n'en conna&#238;t pas les cons&#233;quences et sur les nappes phr&#233;atiques (dont les taux de remplissage demeurent inconnus) et sur les accords commerciaux qui pourraient nous lier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guerre de l'eau en Bolivie</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-guerre-de-l-eau-en-Bolivie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-guerre-de-l-eau-en-Bolivie</guid>
		<dc:date>2008-07-26T20:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Brouillard</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Brouillard, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La &#171; guerre du gaz &#187; en Bolivie qui s'est termin&#233;e (provisoirement ?) en octobre dernier avec la d&#233;mission du pr&#233;sident Gonzalo Sanchez de Lozada, ne constitue pas un &#233;v&#233;nement isol&#233; dans l'histoire bolivienne. Elle s'inscrit en continuit&#233; avec une s&#233;rie de luttes importantes men&#233;es par le mouvement populaire et autochtone en Bolivie contre les politiques n&#233;olib&#233;rales instaur&#233;es en 1985 et contre le pillage des ressources naturelles du pays. &#192; ce titre, la guerre de l'eau qui s'est d&#233;roul&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-eau-c-est-politique-" rel="directory"&gt;Dossier : L'eau, c'est politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La &#171; guerre du gaz &#187; en Bolivie qui s'est termin&#233;e (provisoirement ?) en octobre dernier avec la d&#233;mission du pr&#233;sident Gonzalo Sanchez de Lozada, ne constitue pas un &#233;v&#233;nement isol&#233; dans l'histoire bolivienne. Elle s'inscrit en continuit&#233; avec une s&#233;rie de luttes importantes men&#233;es par le mouvement populaire et autochtone en Bolivie contre les politiques n&#233;olib&#233;rales instaur&#233;es en 1985 et contre le pillage des ressources naturelles du pays. &#192; ce titre, la guerre de l'eau qui s'est d&#233;roul&#233;e en 1999-2000 a marqu&#233; un saut qualitatif important dans la r&#233;sistance en Bolivie contre la privatisation des biens communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1990, des organisations populaires et autochtones de la r&#233;gion de Cochabamba, troisi&#232;me grande ville du pays, menaient une lutte contre la privatisation rampante de leur syst&#232;me d'approvisionnement d'eau, privatisation qui allait &#224; l'encontre non seulement des conventions internationales mais aussi des coutumes et modes de vie traditionnels autochtones. En juin 1999, la Banque mondiale publiait un rapport sur la question de l'eau &#224; Cochabamba, dans lequel elle recommandait la privatisation compl&#232;te du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette recommandation devint une r&#233;alit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notons que la Banque Mondiale n'a pas seulement &#171; recommand&#233; &#187; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; au moment o&#249; le parlement bolivien adoptait une loi, en octobre 1999, qui &#233;liminait toute garantie d'approvisionnement public en eau dans les zones rurales, interdisait le contr&#244;le communautaire sur l'eau et conc&#233;dait, dans certains secteurs dont Cochabamba, l'approvisionnement exclusif &#224; des entreprises priv&#233;es. L'&#201;tat bolivien avait d&#233;j&#224; sign&#233; un contrat, en septembre 99, avec un consortium multinational, Aguas del Tunari, filiale de la compagnie International Water Limited, elle-m&#234;me propri&#233;t&#233; de la transnationale californienne Bechtel, pour lui c&#233;der le syst&#232;me d'eau de Cochabamba. Imm&#233;diatement apr&#232;s la promulgation de la loi 2029, le consortium imposa des hausses de frais de service allant de 35 &#224; 400 % aux habitants de la ville pour payer un syst&#232;me qui, par ailleurs, s'&#233;tait grandement d&#233;t&#233;rior&#233;. Alors que les quartiers riches b&#233;n&#233;ficiaient d'un service 24 heures sur 24, les quartiers pauvres &#233;taient limit&#233;s &#224; un service deux fois par jour ou deux fois par semaine ou m&#234;me carr&#233;ment inexistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette attaque, les organisations populaires et autochtones mirent sur pied une coalition, la &lt;i&gt;Coordinadora por la defensa de la vida y el agua&lt;/i&gt; (la coalition pour la d&#233;fense de la vie et de l'eau) qui initia une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 4 jours en janvier 2000. Pour tenter de d&#233;samorcer un mouvement qui s'annon&#231;ait &#171; explosif &#187;, le gouvernement bolivien louvoya et entama des discussions avec les organisations populaires. Il apparut vite qu'il s'agissait d'une man&#339;uvre dilatoire et la coalition appela &#224; de nouvelles mobilisations pour le 4 f&#233;vrier. D&#233;clar&#233;es ill&#233;gales par l'&#201;tat, ces mobilisations r&#233;unirent dans les rues plus de 30 000 personnes qui, durant deux jours, affront&#232;rent les forces de police. Ce soul&#232;vement &#224; Cochabamba obligea le gouvernement &#224; faire, de nouveau, des promesses : baisse des prix de l'eau et r&#233;vision du contrat avec les compagnies d'eau. Pour la coalition, ces concessions &#233;taient jug&#233;es comme bien insuffisantes, les manifestants ayant clairement exprim&#233;s leur volont&#233; d'expulser totalement le consortium Aguas del Tunari et d'annuler les privatisations. Un nouvel affrontement &#233;tait alors in&#233;vitable. Il eut lieu le 4 avril 2000, une v&#233;ritable guerre se d&#233;roulant dans les rues de Cochabamba durant plusieurs jours, laissant 7 morts et 88 bless&#233;s chez les manifestants. Malgr&#233; l'imposition de l'&#233;tat de si&#232;ge par le gouvernement, les protestations et les actions de solidarit&#233; se multipli&#232;rent &#224; travers tout le pays. Incapable de r&#233;primer un mouvement aussi imposant, l'&#201;tat bolivien dut composer et, le 10 avril, un r&#232;glement fut sign&#233; : l'eau retournait au secteur public et des amendements &#224; la loi pourraient &#234;tre introduits en vue de reconna&#238;tre le contr&#244;le communautaire sur l'approvisionnement. Le consortium, pour sa part, avait d&#233;j&#224; quitt&#233; le pays. Le mouvement avait triomph&#233;, victoire qui a eu des cons&#233;quences &#224; long terme comme on a pu le voir avec la guerre du gaz en septembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion qu'on peut alors tirer de ces 4 mois de mobilisations populaires, c'est que les transnationales ne sont pas invincibles et que la privatisation du monde n'est pas une donn&#233;e in&#233;luctable. Un autre monde est, effectivement, possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Notons que la Banque Mondiale n'a pas seulement &#171; recommand&#233; &#187; la privatisation du syst&#232;me d'eau de Cochabamba, elle a &#233;galement menac&#233; l'&#201;tat bolivien d'annuler une aide de 600 millions $ s'il ne proc&#233;dait pas &#224; cette privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian Brouillard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Douche froide &#224; Soweto</title>
		<link>https://www.ababord.org/Douche-froide-a-Soweto</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Douche-froide-a-Soweto</guid>
		<dc:date>2008-07-23T20:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois L'&#201;cuyer</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Afrique sub-saharienne</dc:subject>
		<dc:subject>L'&#201;cuyer, Fran&#231;ois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; quelques jours de l'ouverture du Sommet mondial sur le d&#233;veloppement durable l'an dernier, les r&#233;sidants d'Orange Farm &#8211; un bidonville comptant 1,5 million d'habitants &#224; 60 km au sud de Johannesburg &#8211; ont pu go&#251;ter aux politiques &#171; durables &#187; en mati&#232;re de distribution d'eau potable du gouvernement sud-africain. La Johannesburg Water Company (JOWCO) entreprenait son projet pilote : installer des compteurs d'eau pr&#233;-pay&#233;e pour les citoyens de l'un des quartiers, Drieziek. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sauvons l'eau : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Afrique-sub-saharienne-+" rel="tag"&gt;Afrique sub-saharienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-L-Ecuyer-Francois-+" rel="tag"&gt;L'&#201;cuyer, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quelques jours de l'ouverture du Sommet mondial sur le d&#233;veloppement durable l'an dernier, les r&#233;sidants d'Orange Farm &#8211; un bidonville comptant 1,5 million d'habitants &#224; 60 km au sud de Johannesburg &#8211; ont pu go&#251;ter aux politiques &#171; durables &#187; en mati&#232;re de distribution d'eau potable du gouvernement sud-africain. La Johannesburg Water Company (JOWCO) entreprenait son projet pilote : installer des compteurs d'eau pr&#233;-pay&#233;e pour les citoyens de l'un des quartiers, Drieziek.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sauvons l'eau : coupons la !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un an plus tard, la compagnie lance &#224; Soweto l'&lt;i&gt;Operation Gcin'Amanzi&lt;/i&gt; (Op&#233;ration sauvons l'eau). N'ayant pu mener &#224; terme l'installation de compteurs pr&#233;-pay&#233;s pour l'ensemble d'Orange Farm suite &#224; la r&#233;sistance active des r&#233;sidants, JOWCO r&#233;cidive avec un nouveau projet pilote pour le quartier Phiri &#224; Soweto. &#192; moins d'une r&#233;sistance soutenue, plus de 3 millions de citoyens verront les compteurs s'installer aux murs de leurs demeures pour le 10i&#232;me anniversaire du &#171; miracle d&#233;mocratique &#187; sud-africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre du Orange Farm Water Crisis Committee (OWCC) qui organisa la lutte l'an dernier, Bricks Mokolo nous explique : &#171; &lt;i&gt;Nous avons d&#251; lutter contre la d&#233;sinformation afin de mobiliser la population aux dangers de ces compteurs. Notre conseiller municipal&lt;/i&gt; [de l'ANC, au pouvoir depuis 1994] &lt;i&gt;et sa clique nous faisaient croire que l'eau serait &#171; pr&#233;-pay&#233;e &#187;, donc d&#233;j&#224; pay&#233;e par le gouvernement ! Et quand les techniciens de JOWCO sont venus installer les compteurs, ils ont aussi menti &#224; la population, leur disant qu'ils venaient installer&#8230; des &#233;go&#251;ts !&lt;/i&gt; &#187; La r&#233;alit&#233; ? Les citoyens doivent payer leur eau &#224; l'avance, un peu comme les unit&#233;s d'une carte d'appel. Lorsque le montant est &#233;puis&#233;, l'eau ne coule plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La population de Soweto n'a pas attendu la fin du projet pilote pour s'y opposer. D&#232;s les premiers jours des travaux, les ouvriers charg&#233;s de l'installation des compteurs durent &#234;tre accompagn&#233;s des inf&#226;mes Red Ants afin de pouvoir travailler (compagnie de s&#233;curit&#233; priv&#233;e, arm&#233;e, connue par leurs habits et casques rouges, que la ville appelle aussi pour s'occuper des &#233;victions). La population, support&#233;e par le Anti-Privatisation Forum (APF, une coalition d'une vingtaine de mouvements populaires comprenant le OWCC), s'est physiquement oppos&#233;e aux travaux. Les graffitis ornent maintenant les murs du township : &#171; &lt;i&gt;No money &#8211; No Water &#8211; No Life&lt;/i&gt; &#187;, ou encore &#171; &lt;i&gt;Destroy the Meter &#8211; and Enjoy Free Water&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de quinze personnes furent arr&#234;t&#233;es d&#232;s la premi&#232;re semaine des travaux pour &#171; dommages &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e &#187;, dont certaines furent emprisonn&#233;es pendant plusieurs jours. JOWCO peut &#233;galement compter sur la bonne collaboration de la Cour qui, &#224; la demande de la compagnie, ordonna une interdiction contre tout citoyen s'opposant &#224; l'op&#233;ration de s'approcher &#224; moins de 50 m&#232;tres des travaux. Toute r&#233;union critique de l'op&#233;ration est &#233;galement devenue ill&#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le Water Services Act exprime clairement que tout changement du syst&#232;me d'approvisionnement d'eau doit &#234;tre effectu&#233; apr&#232;s avoir consult&#233; la population. Jamais n'avons-nous &#233;t&#233; consult&#233;, et si nous voulons aujourd'hui en discuter, nous devenons criminels pour bris d'une interdiction de la Cour !&lt;/i&gt; &#187;, s'insurge Molefi Ndlovu, un membre de l'APF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maire de Johannesburg conviait pourtant la population pour faire le point sur l'Op&#233;ration. Mais les &#171; trouble-f&#234;te de l'APF &#187; pr&#233;sents furent renvoy&#233;s de la salle avec violence par les forces polici&#232;res. Le maire put ainsi vanter sa politique de 6 000 litres d'eau gratuits par mois par r&#233;sidence &#8211; accessibles seulement quand les compteurs seront install&#233;s et que les arri&#233;r&#233;s de paiement, une somme s'&#233;levant souvent &#224; quelques milliers de dollars, seront r&#233;gl&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Dale McKinley, responsable des communications &#224; l'APF, tout ceci n'est que foutaises. &#171; Depuis l'augmentation des tarifs qui a suivi la privatisation de l'eau, de plus en plus de gens sont dans l'incapacit&#233; de payer leurs comptes, surtout &#224; Soweto o&#249; le taux de sans-emploi d&#233;passe les 60 %. Il &#233;tait devenu tr&#232;s dispendieux pour la compagnie d'envoyer des &#233;quipes pour d&#233;brancher chaque r&#233;sidence en difficult&#233; de paiement. Avec ces nouveaux compteurs pr&#233;-pay&#233;s, on assiste &#224; une situation d'auto-r&#233;gulation : les pauvres, incapables de payer, se coupent d'eux-m&#234;mes ! &#187;. Depuis la vague de privatisation des services d'eau publique entreprise par l'ANC en 1994, plus de 13 millions de personnes ont perdu leur acc&#232;s &#224; l'eau potable en Afrique du Sud, soit plus du quart de la population (&lt;a href=&#034;http://www.queensu.ca/msp&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.queensu.ca/msp&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville demeure pourtant enti&#232;rement propri&#233;taire de la compagnie qu'elle a cr&#233;&#233; en janvier 2001, afin de s'ajuster &#224; la politique nationale de d&#233;veloppement &#233;conomique, le GEAR (Growth, Employment and Redistribution, dont le NEPAD est malheureusement la copie conforme) qui met de l'avant orthodoxie fiscale et financi&#232;re, d&#233;r&#233;gulation des march&#233;s et partenariats public-priv&#233;. Un mois apr&#232;s sa cr&#233;ation, la nouvelle compagnie cong&#233;diait les travailleurs municipaux et donnait &#224; une filiale de la Suez-Lyonnaise un contrat de cinq ans s'appliquant &#224; la distribution, la facturation et l'entretien du syst&#232;me d'eau du grand Johannesburg m&#233;tropolitain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre de l'eau en Afrique du Sud se poursuit depuis plusieurs ann&#233;es. En 2000, les d&#233;connexions massives effectu&#233;es dans la province du KwaZulu-Natal ont forc&#233; les r&#233;sidants &#224; s'approvisionner &#224; m&#234;me les rivi&#232;res &#8211; m&#234;me les &#233;coles furent coup&#233;es. L'Afrique du Sud connut la pire &#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra de son histoire : plus de 300 morts et 120 000 personnes infect&#233;es. &#192; l'automne dernier, une autre &#233;pid&#233;mie &#233;clatait dans le Eastern Cape, faisant encore plusieurs morts. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s du Sommet sur le d&#233;veloppement durable, apr&#232;s s'&#234;tre entendus sur la n&#233;cessit&#233; de faire appel au secteur priv&#233; pour d&#233;livrer l'eau potable aux populations pauvres du Sud, venaient &#224; peine de quitter le pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois L'&#201;cuyer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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