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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Quand le public devient priv&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-le-public-devient-prive</link>
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		<dc:date>2008-08-19T13:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton, Nicole de S&#232;ve, Claude Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Rioux, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>
		<dc:subject>de S&#232;ve, Nicole </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'ont en commun la sous-traitance, la fiducie d'utilit&#233; sociale, le contrat &#171; cl&#233; en mains &#187;, les partenariats public-priv&#233; ou la privatisation proprement dite ? Ce sont diff&#233;rents degr&#233;s d'un m&#234;me processus : la transformation des biens et des services publics en biens et services priv&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Qu&#233;bec, les &#233;coles priv&#233;es sont subventionn&#233;es &#224; 60 % et les d&#233;penses du secteur de la sant&#233; sont d&#233;j&#224; priv&#233;es &#224; pr&#232;s de 40 %. Dans les h&#244;pitaux, tous les services auxiliaires sont d&#233;j&#224; privatis&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Rioux-Claude-+" rel="tag"&gt;Rioux, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Seve-Nicole-+" rel="tag"&gt;de S&#232;ve, Nicole &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'ont en commun la sous-traitance, la fiducie d'utilit&#233; sociale, le contrat &#171; cl&#233; en mains &#187;, les partenariats public-priv&#233; ou la privatisation proprement dite ? Ce sont diff&#233;rents degr&#233;s d'un m&#234;me processus : la transformation des biens et des services publics en biens et services priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, les &#233;coles priv&#233;es sont subventionn&#233;es &#224; 60 % et les d&#233;penses du secteur de la sant&#233; sont d&#233;j&#224; priv&#233;es &#224; pr&#232;s de 40 %. Dans les h&#244;pitaux, tous les services auxiliaires sont d&#233;j&#224; privatis&#233;s sous une forme ou une autre et les patients re&#231;oivent une nourriture infecte qui ne contribue en rien &#224; am&#233;liorer leur &#233;tat de sant&#233;. Cette vente de feu des lambeaux des services publics s'op&#232;re sous de fallacieux principes proclamant, en d&#233;pit de tous les exemples que nous avons, la sup&#233;riorit&#233; de la gestion de l'entreprise priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dossier pr&#233;sente une s&#233;rie de cas o&#249; la prise en charge des services publics par l'entreprise priv&#233;e s'est av&#233;r&#233;e on&#233;reuse, voire d&#233;sastreuse, pour les citoyennes et les citoyens. Car au-del&#224; du discours id&#233;ologique sur le bien-fond&#233; des PPP, nous ne connaissons pas d'exemple de r&#233;ussite dans ce domaine. Il porte une attention particuli&#232;re aux conditions de travail r&#233;sultant de ces transactions et &#224; l'importance de restaurer la qualit&#233; des emplois des salari&#233;s du secteur public lors des n&#233;gociations qui s'amorcent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dossier s'enrichit de la contribution de personnes impliqu&#233;es &#224; plusieurs niveaux dans le secteur communautaire et de syndicalistes de toutes les provenances, couvrant assez bien toutes les facettes de notre monde syndical. Enfin, il donne la parole &#224; des chefs syndicaux sur leur vision de cette r&#233;ing&#233;nierie qui s'ing&#233;nie &#224; d&#233;truire ce que les citoyens du Qu&#233;bec avaient mis 30 ans &#224; construire : un &#201;tat moderne, des services publics universels et accessibles sur tout le territoire qu&#233;b&#233;cois et une fonction publique ind&#233;pendante des pouvoirs politiques et des ing&#233;rences ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nicole de S&#232;ve&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Claude Rioux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La grande concertation</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-grande-concertation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-grande-concertation</guid>
		<dc:date>2008-08-18T13:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En septembre 2004, certains m&#233;dias nous ont fait part de la mauvaise qualit&#233; de la nourriture servie &#224; l'H&#244;pital de Montr&#233;al pour enfants. Le syndicat de l'h&#244;pital a d&#233;nonc&#233; la compagnie Sodexho Marriott, responsable des changements dans le menu offert aux patients. Cette compagnie avait remplac&#233; la soupe par un plat de croustilles, servait des pogos et des pizzas-pochettes, pr&#233;sentait aux patients des plats r&#233;chauff&#233;s et des produits pas toujours frais. Mais que faisait donc Sodexho (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En septembre 2004, certains m&#233;dias nous ont fait part de la mauvaise qualit&#233; de la nourriture servie &#224; l'H&#244;pital de Montr&#233;al pour enfants. Le syndicat de l'h&#244;pital a d&#233;nonc&#233; la compagnie Sodexho Marriott, responsable des changements dans le menu offert aux patients. Cette compagnie avait remplac&#233; la soupe par un plat de croustilles, servait des pogos et des pizzas-pochettes, pr&#233;sentait aux patients des plats r&#233;chauff&#233;s et des produits pas toujours frais. Mais que faisait donc Sodexho Marriott, filiale am&#233;ricaine d'une multinationale fran&#231;aise, dans un h&#244;pital montr&#233;alais ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment cette compagnie, qui g&#232;re aussi des caf&#233;t&#233;rias dans les &#233;coles, les prisons et pour l'arm&#233;e &#233;tats-unienne, contre laquelle s'activent des groupes de militants aux &#201;tats-Unis, s'est-elle retrouv&#233;e chez nous, au sein d'une institution qui, plus que toute autre, devrait se pr&#233;occuper de la sant&#233; de ses usagers ? Comment se pouvait-il, malgr&#233; les assurances du gouvernement canadien qui pr&#233;tend ne pas ouvrir &#224; la lib&#233;ralisation les secteurs de la sant&#233;, de l'&#233;ducation et de la culture, qu'on offre &#224; la sous-traitance un secteur aussi d&#233;licat que l'alimentation des patients dans un h&#244;pital ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le Canada a sign&#233; l'accord sur les march&#233;s publics dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et ce, sans que la question ne soit d&#233;battue publiquement. Les march&#233;s publics concernent ce qu'on appelle plus couramment les &#171; appels d'offres &#187;. Selon l'accord, une entreprise publique doit d&#233;sormais ouvrir ses soumissions aux entrepreneurs de tous les pays qui l'ont sign&#233; &#8212; principalement des pays industrialis&#233;s &#8212;, lorsque ces soumissions d&#233;passent un certain montant. Par les fusions municipales et les fusions des h&#244;pitaux, des CLSC et des Centres d'h&#233;bergement et de soins de longue dur&#233;e, on force la cr&#233;ation de structures plus grandes qui permettent d'atteindre les seuils n&#233;cessaires pour des soumissions dans le cadre de l'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord sur les march&#233;s publics propose &#224; sa mani&#232;re une forme de partenariat public-priv&#233;, dans un cadre particulier. On voit clairement ce qui se cache derri&#232;re ce projet : permettre &#224; de tr&#232;s grandes entreprises de s'int&#233;grer aux services offerts par les h&#244;pitaux et les municipalit&#233;s, entre autres, et r&#233;aliser de plus en plus de profits dans le tr&#232;s lucratif march&#233; des services. L'attitude du gouvernement canadien, qui leur pave la route, est la m&#234;me que celle du gouvernement Charest qui, par ses PPP, trouve un autre moyen, plus large, plus syst&#233;matique, d'offrir nos services publics &#224; la rapacit&#233; des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), qui vise &#224; lib&#233;raliser progressivement les services dans tous les secteurs, s'int&#232;gre lui aussi &#224; cette d&#233;marche. Il offre un cadre de n&#233;gociations permanent et beaucoup plus &#233;tendu puisqu'il concerne les 147 pays membres de l'OMC. Les PPP ont l'avantage de d&#233;blayer le terrain pour l'AGCS. Si ces partenariats permettent &#224; l'entreprise priv&#233;e de s'introduire davantage dans un secteur comme celui de la sant&#233;, il deviendra beaucoup plus facile pour le gouvernement canadien d'en proposer une lib&#233;ralisation plus globale et radicale lors de futurs cycles de n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS permettra aussi d'intervenir sur les cahiers de charges et les contrats n&#233;goci&#233;s entre une entreprise et un gouvernement. L'AGCS stipule que les contraintes au commerce ne doivent pas &#234;tre &#171; &lt;i&gt;plus rigoureuses que n&#233;cessaire&lt;/i&gt; &#187;. Un cahier de charges trop contraignant, obligeant une compagnie &#224; tenir compte de la qualit&#233; de l'environnement ou de l'universalit&#233; d'un service, pourra &#234;tre modifi&#233;, et le gouvernement qui l'a con&#231;u ramen&#233; &#224; l'ordre. Le cas de Telmex, la principale entreprise de t&#233;l&#233;phonie au Mexique, est r&#233;v&#233;lateur. &#192; la suite de la privatisation de cette compagnie, un syst&#232;me de subventions crois&#233;es, &#233;tabli dans un cahier de charges, permettait entre autres d'offrir un service de t&#233;l&#233;phone dans les r&#233;gions recul&#233;es et peu rentables. Les &#201;tats-Unis ont port&#233; plainte contre cet arrangement sous le pr&#233;texte que &#171; les entreprises &#233;trang&#232;res n'ont pas &#224; contribuer aux objectifs sociaux du pays &#187;. Apr&#232;s une bataille juridique de deux ans, le Mexique a &#233;t&#233; condamn&#233; par l'organe de r&#232;glement des diff&#233;rends de l'OMC &#224; retirer ses mesures de subventions crois&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace qui plane contre nos services publics vient donc de partout, d'une s&#233;rie d'accords, d'ententes et de lois auxquels s'int&#232;grent parfaitement les PPP. Depuis des ann&#233;es, le Fonds mon&#233;taire international (FMI), par ses plans d'ajustement structurel, s'est attaqu&#233; &#224; r&#233;duire comme peau de chagrin les services publics des pays du Sud. Le Canada lui-m&#234;me applique des mesures similaires en sous-finan&#231;ant les programmes sociaux pour se concentrer sur le remboursement de la dette, et cela sans v&#233;ritable consultation de sa population. M&#234;me l'Europe se met &#224; la t&#226;che. Une nouvelle directive, appel&#233;e directive Bolkestein, vise &#224; entreprendre une lib&#233;ralisation radicale de tous les services &#224; la grandeur du territoire de la nouvelle Europe des 25. Le projet de Constitution europ&#233;enne, qui sera soumis &#224; un r&#233;f&#233;rendum dans quelques pays, permettra de tuer dans l'&#339;uf la construction d'une Europe sociale et d&#233;mocratique et assurer que l'Europe soit d'abord et avant tout marchande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout, la privatisation semble suivre la m&#234;me voie, appliquant une recette &#233;prouv&#233;e qu'on reprend sans trop de variations. Il faut d'abord vuln&#233;rabiliser les services publics par un financement inad&#233;quat (tout en permettant &#224; la richesse collective d'&#233;chapper &#224; l'&#201;tat notamment par l'&#233;vasion fiscale). Devant le m&#233;contentement des usagers, on pr&#233;tend que seule l'entreprise priv&#233;e pourra r&#233;tablir la qualit&#233; du service, et ce &#224; meilleur co&#251;t. On propose un processus de privatisation en &#233;vitant toute forme de d&#233;bat public (qui porte les noms de plans d'ajustements structurels, PPP, Accord sur les march&#233;s publics, AGCS, ACI, AQNY, voir encadr&#233;). Cette privatisation sera progressive, de mani&#232;re &#224; &#233;viter les heurts et &#224; placer les usagers devant le fait accompli. Elle sera aussi quasiment irr&#233;versible, par un barrage de complications juridiques dress&#233; devant un gouvernement qui aurait la vell&#233;it&#233; de reprendre en main un service privatis&#233;. L'AGCS demeure un bon exemple de cette d&#233;marche. Les n&#233;gociations dans le cadre de cet accord sont tenues secr&#232;tes. Les lib&#233;ralisations sont r&#233;gies par un jeu d'offres et de demandes, dans des cycles de n&#233;gociations illimit&#233;s. Les secteurs lib&#233;ralis&#233;s sont litt&#233;ralement cadenass&#233;s, tant il sera difficile pour un pays de revenir sur ses choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;l&#232;ve z&#233;l&#233;, le gouvernement Charest suit chacune de ces &#233;tapes dans l'&#233;tablissement de ses PPP, sous le pr&#233;texte de l'amaigrissement d'un &#233;tat devenu trop co&#251;teux. Il a recours au b&#226;illon pour passer ses lois en faveur des PPP. Il forme une agence qui attribuera progressivement et sans grande transparence de juteux contrats aux entreprises priv&#233;es. Les contrats pourront avoir une dur&#233;e maximale de 25 ans, ce qui emp&#234;chera un nouveau gouvernement de les ren&#233;gocier si ces partenariats s'av&#232;rent peu profitables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos services publics ne sont pas parfaits, certes. Mais ils demeurent un moyen efficace de contribuer &#224; l'&#233;panouissement d'une soci&#233;t&#233; plus juste dans laquelle on con&#231;oit qu'il faut partager la richesse collective et que tous ont acc&#232;s &#224; des droits fondamentaux (soins, &#233;ducation, culture, &#233;nergie, eau, etc). Les grandes compagnies de services, avec l'aide enthousiaste de nos gouvernements et dans le silence complice des grands m&#233;dias, voudraient que ces secteurs n&#233;vralgiques leur appartiennent d&#233;sormais. Seule une population inform&#233;e et revendicatrice pourra mettre fin &#224; ce programme de privatisation con&#231;u en secret, &#224; notre insu. Il ne faudrait pas qu'une transformation aussi radicale de nos valeurs, que des changements aussi consid&#233;rables dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233; puissent s'imposer dans la r&#233;signation, l'ignorance ou l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Vaillancourt&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La complexit&#233; des contrats, source de nombreux litiges</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-complexite-des-contrats-source</link>
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		<dc:date>2008-08-17T13:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Rioux, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les projets de PPP s'av&#232;rent toujours des op&#233;rations tr&#232;s complexes et hasardeuses. Cette complexit&#233; repose principalement sur 5 facteurs : la n&#233;gociation des contrats entre les partenaires, l'&#233;valuation des co&#251;ts du projet, la mise en application des contrats, le respect des ententes contractuelles sur un long terme et, enfin, la r&#233;solution des nombreux litiges qui s'en suivent. Les partenariats public &#8211; priv&#233; (PPP) propos&#233;s par le gouvernement Charest n'y feront pas exception. &lt;br class='autobr' /&gt; En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les projets de PPP s'av&#232;rent toujours des op&#233;rations tr&#232;s complexes et hasardeuses. Cette complexit&#233; repose principalement sur 5 facteurs : la n&#233;gociation des contrats entre les partenaires, l'&#233;valuation des co&#251;ts du projet, la mise en application des contrats, le respect des ententes contractuelles sur un long terme et, enfin, la r&#233;solution des nombreux litiges qui s'en suivent. Les partenariats public &#8211; priv&#233; (PPP) propos&#233;s par le gouvernement Charest n'y feront pas exception.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Ontario, le Premier ministre Harris annon&#231;ait en 1999 la construction de l'autoroute 407, en &#171; partenariat &#187; avec un consortium international dont fait partie SNC-Lavalin. On annon&#231;ait &#224; l'&#233;poque une hausse de tarifs de 2 %. En cinq ans, les droits de p&#233;age ont bondi de 200 %. En raison de d&#233;faillances techniques (ah, l'efficacit&#233; du priv&#233; !) des surfacturations ont &#233;t&#233; effectu&#233;es pour les automobilistes, souvent pour des voyages qu'ils n'avaient jamais faits... Cet exemple montre clairement que les autorit&#233;s publiques peuvent perdre le contr&#244;le : le gouvernement ontarien est aujourd'hui forc&#233; de recourir aux tribunaux pour tenter de faire rouvrir le contrat de 99 ans afin d'y inclure une r&#232;glementation tarifaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La complexit&#233; m&#234;me des contrats de PPP fait en sorte qu'il est impossible de tout pr&#233;voir. Les entreprises peuvent toujours se baser sur des failles, des &#171; flous &#187;, pour justifier les d&#233;passements. Et encore faut-il savoir &#224; qui on a affaire, &#171; &lt;i&gt;le contrat initial&lt;/i&gt; [&#233;tant] &lt;i&gt;souvent sign&#233; par une entreprise cr&#233;&#233;e sp&#233;cifiquement pour l'appel d'offres, form&#233;e elle-m&#234;me d'une s&#233;rie d'entreprises ma&#238;tres d'&#339;uvre qui font ex&#233;cuter plusieurs de leurs activit&#233;s en sous-contrats.&lt;/i&gt; &#187; [FTQ, p. 10]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'une entreprise mise sur pied sp&#233;cialement pour r&#233;pondre &#224; un appel d'offre soul&#232;ve elle-m&#234;me de nombreux risques. Si celle-ci s'&#233;croule, aucune responsabilit&#233; financi&#232;re ne retombe sur les entreprises au-del&#224; de leurs parts respectives. Chacune des entreprises peut se retirer du projet &#224; tout moment, sans aucune p&#233;nalit&#233;, en liquidant sa participation. Parler de situation stable et pr&#233;visible sur 25 ou 30 ans est un leurre lorsque les entreprises qui sont &#224; l'origine d'un PPP peuvent dispara&#238;tre purement et simplement au terme de quelques ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La conception, la n&#233;gociation et la surveillance des contrats de PPP est une entreprise colossale et engendre des co&#251;ts suppl&#233;mentaires. La complexit&#233; des contrats est telle que ceux-ci se n&#233;gocient parfois durant des ann&#233;es. Chaque faille sera exploit&#233;e par le fournisseur afin de r&#233;duire ses co&#251;ts et augmenter ses profits. Les co&#251;ts de conception et d'administration des contrats sont rarement consid&#233;r&#233;s dans l'&#233;valuation des PPP. Or, ils sont faramineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cours d'ex&#233;cution d'un contrat, la r&#233;solution des litiges en mati&#232;re commerciale fait l'objet d'une proc&#233;dure d'arbitrage commercial, une justice priv&#233;e d'origine contractuelle. Les litiges peuvent donc &#234;tre r&#233;gl&#233;s en toute discr&#233;tion, derri&#232;re des portes closes. Au niveau international, c'est m&#234;me la r&#232;gle. L'une des grandes caract&#233;ristiques de l'arbitrage commercial international r&#233;side dans le caract&#232;re confidentiel tant de la proc&#233;dure que de la sentence elle-m&#234;me : les audiences sont &#224; huis clos, les sentences sont secr&#232;tes. C'est l&#224; un d&#233;ni du droit &#224; l'information des citoyens et un net recul d&#233;mocratique. Loin de tenter d'att&#233;nuer ces difficult&#233;s, la politique cadre les conforte en indiquant que l'obligation des organismes publics de rendre des comptes est balis&#233;e par &#171; &lt;i&gt; les droits des partenaires en mati&#232;re de protection de l'information pr&#233;judiciable &#224; leur situation concurrentielle.&lt;/i&gt; &#187; [FIIQ, p. 14]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, les &#171; &#233;conomies &#187; sont davantage dans la t&#234;te des gouvernements n&#233;olib&#233;raux que dans les coffres de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Rioux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[FIIQ] F&#233;d&#233;ration des infirmi&#232;res et infirmiers du Qu&#233;bec, &lt;i&gt;L'Agence des partenariats public &#8211; priv&#233; du Qu&#233;bec ou la construction d'un &#201;tat marchand&lt;/i&gt;, septembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[SFPQ] Syndicat de la fonction publique du Qu&#233;bec., &lt;i&gt;Une agence au service du bien public ou d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s ?&lt;/i&gt;, septembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[FTQ] F&#233;d&#233;ration des travailleurs et travailleuses du Qu&#233;bec, &lt;i&gt;M&#233;moire sur le projet de loi no 61, Loi sur l'Agence des partenariats public &#8211; priv&#233; du Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, octobre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[SPGQ] Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Qu&#233;bec. &lt;i&gt;Les PPP : un terrain min&#233;&lt;/i&gt;, novembre 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des co&#251;ts plus &#233;lev&#233;s pour moins de transparence et de d&#233;mocratie</title>
		<link>https://www.ababord.org/Des-couts-plus-eleves-pour-moins</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Des-couts-plus-eleves-pour-moins</guid>
		<dc:date>2008-08-16T14:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Skilling</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Skilling, Pierre </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La controverse actuelle autour des partenariats public-priv&#233; (PPP) au Qu&#233;bec fait ressortir le conflit de valeurs entre les secteurs public et priv&#233;. On pourrait d&#233;finir le PPP comme &#171; un projet qui consiste &#224; faire appel &#224; l'int&#233;r&#234;t &#233;conomique priv&#233; pour accomplir des t&#226;ches consid&#233;r&#233;es traditionnellement comme &#233;tatiques. &#187; Or, l'int&#233;r&#234;t priv&#233; n'a rien &#224; voir avec l'int&#233;r&#234;t public : le premier est fond&#233; sur le profit et la rentabilit&#233;, le second sur des notions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et de bien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Skilling-Pierre-+" rel="tag"&gt;Skilling, Pierre &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton620.jpg?1642092271' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;340&#034; height=&#034;194&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La controverse actuelle autour des partenariats public-priv&#233; (PPP) au Qu&#233;bec fait ressortir le conflit de valeurs entre les secteurs public et priv&#233;. On pourrait d&#233;finir le PPP comme &#171; &lt;i&gt;un projet qui consiste &#224; faire appel &#224; l'int&#233;r&#234;t &#233;conomique priv&#233; pour accomplir des t&#226;ches consid&#233;r&#233;es traditionnellement comme &#233;tatiques.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dorval Brunelle, Sylvain B&#233;dard, Simon Careau et Pierre-Antoine Harvey, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; Or, l'int&#233;r&#234;t priv&#233; n'a rien &#224; voir avec l'int&#233;r&#234;t public : le premier est fond&#233; sur le profit et la rentabilit&#233;, le second sur des notions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et de bien commun. La critique des PPP n'a pas pour but de diaboliser le secteur priv&#233;, mais de rappeler que les relations qui se tissent entre le public et le priv&#233; sont &#224; haut risque, entre autres pour l'accessibilit&#233; et l'&#233;quit&#233; des services publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'automne dernier, des audiences publiques sur le projet de loi 61 sur l'Agence des partenariats public-priv&#233; se sont tenues devant la Commission des finances publiques (CFP) de l'Assembl&#233;e nationale. &#192; cette occasion, les syndicats ainsi que des organismes de contr&#244;le du gouvernement, tels que le Commissaire au lobbyisme, la Commission d'acc&#232;s &#224; l'information, le Protecteur du citoyen et le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec, se sont inqui&#233;t&#233;s du manque de transparence de l'Agence et des contradictions entre les intentions annonc&#233;es d'encadrer les PPP et la mission de promotion confi&#233;e &#224; l'Agence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les PPP ne sont pas une panac&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare-t-on pour d&#233;mentir que cette formule soit un pilier du plan de modernisation du gouvernement, alors qu'on cr&#233;e des m&#233;canismes la favorisant. &#171; &lt;i&gt;Tout ne sera pas fait en PPP&lt;/i&gt; &#187;, dit-on au Conseil du tr&#233;sor pour tenter de rassurer la population, alors que le projet de loi &#233;nonce clairement que les PPP pourront s'appliquer &#224; tout service public. Des r&#232;gles d'&#233;thique seront respect&#233;es afin d'&#233;viter les conflits d'int&#233;r&#234;t au sein de l'Agence des PPP, nous jure-t-on, alors que le libell&#233; du projet de loi apporte bien peu de pr&#233;cisions &#224; ce sujet et ne dit rien &#224; propos des conflits d'int&#233;r&#234;ts dans la r&#233;alisation m&#234;me des partenariats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche propos&#233;e a donc de quoi susciter de s&#233;rieuses inqui&#233;tudes. Mais, surtout, le vrai d&#233;bat sur l'opportunit&#233; des PPP au Qu&#233;bec et sur la meilleure fa&#231;on de financer et de g&#233;rer le renouvellement et l'entretien de nos infrastructures reste &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un PPP co&#251;te plus cher qu'un financement public&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs raisons permettent d'expliquer pourquoi un partenariat public-priv&#233; finit souvent par co&#251;ter plus cher qu'un financement public conventionnel. En voici quelques-unes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les organismes publics peuvent emprunter &#224; des taux d'int&#233;r&#234;t inf&#233;rieurs &#224; ceux qui sont accord&#233;s aux entreprises du secteur priv&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les contrats de PPP &#233;tant d'une extr&#234;me complexit&#233; et comprenant souvent plusieurs milliers de pages, des co&#251;ts &#233;lev&#233;s associ&#233;s aux n&#233;gociations contractuelles s'ajoutent, notamment pour les honoraires des consultants retenus par le public et le priv&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les profits g&#233;n&#233;r&#233;s par le secteur priv&#233; restent &#224; la charge des citoyennes et citoyens, que ce soit par le biais d'une tarification ou de l'utilisation des fonds gouvernementaux. On peut penser par exemple aux tarifs prohibitifs de l'autoroute 407 en Ontario ou &#224; l'augmentation importante du prix de l'eau dans de nombreuses municipalit&#233;s en France ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les co&#251;ts &#233;lev&#233;s d'un PPP ont un effet sur les capacit&#233;s financi&#232;res des organismes publics, qui restent responsables de la prestation des services et sont souvent oblig&#233;s d'effectuer des coupures de services, comme cela s'est produit dans des h&#244;pitaux britanniques construits sous le mode PPP&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Seven Reasons Why Public Private Partnerships Do Not Improve Public (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partage des risques illusoire et manque de transparence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Bon, d'accord, les PPP sont plus chers !&lt;/i&gt; &#187; admettent plusieurs promoteurs de ce type d'entente. Mais on y gagnerait au change, nous dit-on. En effet, l'attrait qu'exercent les PPP sur le gouvernement actuel s'appuie en grande partie sur l'id&#233;e de la &#171; meilleure valeur ajout&#233;e &#187;, qui signifie que le contribuable &#171; en aura plus pour son argent &#187; avec un PPP. Pourquoi ? Parce que, selon ses promoteurs, un tel partenariat permet le partage des risques avec le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux, on retrouve le gouvernement de Tony Blair au Royaume-Uni qui admet qu'un financement priv&#233; peut &#234;tre plus on&#233;reux qu'un financement public traditionnel, mais estime que ce d&#233;savantage est compens&#233; par le fait que les risques associ&#233;s &#224; l'&#233;chec ou aux vices d'un projet sont assum&#233;s par le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, une &#233;tude universitaire r&#233;alis&#233;e pour le compte du syndicat Unison &#8211; le plus grand syndicat britannique &#8211; avance que, dans un grand nombre de projets de PPP ayant &#233;chou&#233;, il n'a pas &#233;t&#233; possible de d&#233;montrer que le transfert de risques avait effectivement eu lieu, ni &#224; quel co&#251;t pour les contribuables. Bien qu'on sache que depuis 1992 la dette attribuable aux PPP s'&#233;l&#232;ve &#224; 35 milliards de &#163; sterling (environ 82 milliards de $ CAN), la fa&#231;on dont sont vraiment d&#233;pens&#233;s les fonds publics dans ces projets reste inconnue. Des chercheurs de l'University College de Londres ont voulu voir si le rapport entre la &#171; prime de risque &#187; pay&#233;e par le public et le transfert de risques vers le priv&#233; avait pu faire l'objet d'un examen par le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral britannique. Ils ont constat&#233; que la structure des contrats de PPP rendait difficile l'&#233;valuation de la relation entre le risque effectif et la prime de risque, notamment parce que le partenaire priv&#233; est habituellement un consortium ou une &#171; soci&#233;t&#233; &#233;cran &#187;, cr&#233;&#233; pour l'occasion et n'assumant pas lui-m&#234;me le risque, le transf&#233;rant plut&#244;t &#224; d'autres compagnies sous-contractantes. Selon les chercheurs, le processus d'&#233;valuation des d&#233;penses publiques dans les PPP par le Parlement est ainsi min&#233; et la transparence de la gestion en est durement affaiblie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Allyson Pollock et David Price, Public Risk for Private Gain ? The Public (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amendements propos&#233;s au projet de loi 61 donneront plus de marge de man&#339;uvre au V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec pour examiner les livres et comptes de l'Agence des PPP et de ses filiales. Il n'en reste pas moins qu'en ce qui a trait aux ententes de PPP, notre V&#233;rificateur risque fort de se buter aux m&#234;mes difficult&#233;s que les responsables de la v&#233;rification comptable au Parlement de Londres. Ainsi, non seulement ces contrats n&#233;goci&#233;s entre le public et le priv&#233; ne pourront &#234;tre accessibles au grand public, mais on peut facilement pr&#233;voir que les parlementaires et m&#234;me les institutions charg&#233;es du contr&#244;le de l'&#201;tat se verront refuser l'acc&#232;s &#224; des informations cruciales pour la bonne marche des affaires publiques (les ententes de PPP sont confidentielles comme c'est le cas du contrat du projet informatique GIRES au Qu&#233;bec et du contrat de privatisation de l'autoroute 407 en Ontario). Et comme en Grande-Bretagne, les informations auxquelles aura acc&#232;s le V&#233;rificateur ne lui permettront pas d'&#233;valuer clairement le partage des risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations entre le public et le priv&#233; finissent par mal tourner si elles sont trop &#233;troites et mal contr&#244;l&#233;es, et ce, toujours au d&#233;triment des citoyens et citoyennes qui en d&#233;fraient les co&#251;ts et en subissent les cons&#233;quences. Une des pr&#233;occupations centrales des d&#233;fenseurs du bien commun dans le dossier des PPP est celui de la transparence. Il n'existe aucune garantie que toute l'information concernant les PPP que le gouvernement signera au cours des prochains mois et des prochaines ann&#233;es sera accessible au public, ni m&#234;me &#224; celles et ceux qui exercent un contr&#244;le des affaires de l'&#201;tat en son nom, comme le Protecteur du citoyen et le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral. Dans ce contexte, il y aura beaucoup de pain sur la planche pour ces organismes de contr&#244;le, mais aussi pour les syndicats, les parlementaires, les journalistes et tous les citoyens et citoyennes qui ont &#224; c&#339;ur les valeurs d'&#233;thique et de transparence dans les services publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dorval Brunelle, Sylvain B&#233;dard, Simon Careau et Pierre-Antoine Harvey, &lt;i&gt;L'&#201;tat et les partenariats public-priv&#233; au Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, Rapport de recherche pr&#233;par&#233; dans le cadre du Protocole UQAM-CSN-CSQ-FTQ, 31 ao&#251;t 2004, p. 30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Seven Reasons Why Public Private Partnerships Do Not Improve Public Services&lt;/i&gt;, Londres, Unison, Nov. 2001, p. 3-4 (La CSN fournit une version fran&#231;aise de ce document sur son site Internet). Voir aussi Ren&#233; Lawandowski, &#171; Les vices cach&#233;s des PPP &#187;, &lt;i&gt;L'Actualit&#233;&lt;/i&gt;, 1er d&#233;cembre 2004, p. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Allyson Pollock et David Price, &lt;i&gt;Public Risk for Private Gain ? The Public Audit Implications of Risk Transfer and Private Finance&lt;/i&gt;, Londres, Unison, Juillet 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre Skilling&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseiller au Service de la recherche du Syndicat de la fonction publique du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;ducation dans la ligne de mire </title>
		<link>https://www.ababord.org/L-education-dans-la-ligne-de-mire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-education-dans-la-ligne-de-mire</guid>
		<dc:date>2008-08-15T14:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole de S&#232;ve</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>de S&#232;ve, Nicole </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les PPP n'ont pas encore pris vraiment pied au niveau du r&#233;seau de l'&#233;ducation au Qu&#233;bec, mais il n'en faudrait pas beaucoup pour que la machine s'emballe. Les g&#233;n&#233;reuses subventions accord&#233;es par le gouvernement au r&#233;seau des &#233;coles priv&#233;es t&#233;moignent &#233;loquemment du parti pris pour le financement de l'&#233;ducation de l'&#233;lite aux d&#233;pens de la majorit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est au niveau de l'enseignement postsecondaire que le risque de voir s'installer de v&#233;ritables partenariats est le plus persistant (1). (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Seve-Nicole-+" rel="tag"&gt;de S&#232;ve, Nicole &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les PPP n'ont pas encore pris vraiment pied au niveau du r&#233;seau de l'&#233;ducation au Qu&#233;bec, mais il n'en faudrait pas beaucoup pour que la machine s'emballe. Les g&#233;n&#233;reuses subventions accord&#233;es par le gouvernement au r&#233;seau des &#233;coles priv&#233;es t&#233;moignent &#233;loquemment du parti pris pour le financement de l'&#233;ducation de l'&#233;lite aux d&#233;pens de la majorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est au niveau de l'enseignement postsecondaire que le risque de voir s'installer de v&#233;ritables partenariats est le plus persistant (1). Ainsi il existe dans le milieu coll&#233;gial une entente entre certains c&#233;geps et la firme multinationale de r&#233;seautage informatique Cisco pour le d&#233;veloppement d'un programme d'&#233;tudes et la commercialisation des produits informatiques Cisco. La compagnie s'engage &#224; fournir le mat&#233;riel n&#233;cessaire, en &#233;change de quoi le coll&#232;ge est tenu de faire la promotion des produits Cisco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#233;gep de Bois-de-Boulogne il est possible d'obtenir une Attestation d'&#233;tudes coll&#233;giales en animation 2D-3D pour la formation confi&#233;e &#224; la firme priv&#233;e ICARI. Cette derni&#232;re embauche des &#171; formateurs &#187;, non syndiqu&#233;s et pay&#233;s &#224; un taux inf&#233;rieur aux enseignantes et aux enseignants du c&#233;gep. Les cours sont dispens&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur du coll&#232;ge et la direction des &#233;tudes de l'&#233;tablissement n'a pratiquement aucun contr&#244;le sur la qualit&#233; de l'enseignement dispens&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres &#233;tablissements ont recours &#224; la sous-traitance pour le c&#226;blage informatique notamment au c&#233;gep Ahuntsic, pour la production de logiciels comme au c&#233;gep Fran&#231;ois-Xavier-Garneau ou encore pour certains cours en joaillerie et en danse au c&#233;gep du Vieux-Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les universit&#233;s trouvent aussi les PPP all&#233;chants. L'Universit&#233; de Sherbrooke souhaitait confier son microprogramme de deuxi&#232;me cycle en gestion juridique de l'entreprise &#224; &#201;dilex, une compagnie priv&#233;e. Les frais de scolarit&#233; auraient d&#251; &#234;tre vers&#233;s &#224; &#201;dilex. En &#233;change, elle aurait fourni les &#171; intervenants &#187; et le mat&#233;riel p&#233;dagogique. Le dipl&#244;me aurait &#233;t&#233; d&#233;cern&#233; par l'universit&#233;. Devant les pressions des syndicats de professeurs et de charg&#233;s de cours, l'universit&#233; a d&#233;cid&#233; de ne pas signer le contrat avec la compagnie priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre tentative contr&#233;e par les syndicats fut celle des c&#233;geps de la r&#233;gion de Montr&#233;al qui avaient sign&#233; une entente de collaboration avec Brisson, Legris et Associ&#233;s inc., une firme priv&#233;e de conseill&#232;res et de conseillers en orientation dont le mandat &#233;tait de retrouver les &#233;l&#232;ves qui avaient d&#233;croch&#233;. Encore une fois, cette initiative fut abandonn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faudrait pas croire que ces &#171; succ&#232;s &#187; syndicaux barrent la voie aux PPP. Les app&#233;tits de l'Universit&#233; de Montr&#233;al dans le cas de la construction du futur CHUM et de sa cit&#233; de la sant&#233; d&#233;montrent de mani&#232;re &#233;loquente que les grands entrepreneurs de ce monde r&#234;vent de pouvoir faire main basse sur le lucratif march&#233; de l'&#233;ducation. Un dossier &#224; suivre...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole de S&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir plus : V. Brouillette et N. Fortin, La mondialisation n&#233;olib&#233;rale et l'enseignement sup&#233;rieur. Notes de recherche 51, CSQ.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand le rem&#232;de est pire que le mal</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-le-remede-est-pire-que-le</link>
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		<dc:date>2008-08-14T14:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Je n'ai pas r&#233;fl&#233;chi &#224; ce qui devrait &#234;tre absolument exclu [des PPP] &#187;, avait affirm&#233; madame Monique J&#233;r&#244;me-Forget en juin 2004. Six mois plus tard, l'Agence des partenariats public-priv&#233; vient assujettir tous les secteurs du gouvernement du Qu&#233;bec, y compris la sant&#233; et les services sociaux, et ce, en d&#233;pit des multiples mises en garde et en d&#233;pit de l'opposition unanime des repr&#233;sentants du milieu. &lt;br class='autobr' /&gt; Les co&#251;ts &lt;br class='autobr' /&gt;
En Grande-Bretagne, royaume des PPP, environ 450 contrats de PFI (Private (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je n'ai pas r&#233;fl&#233;chi &#224; ce qui devrait &#234;tre absolument exclu&lt;/i&gt; [des PPP] &#187;, avait affirm&#233; madame Monique J&#233;r&#244;me-Forget en juin 2004. Six mois plus tard, l'Agence des partenariats public-priv&#233; vient assujettir tous les secteurs du gouvernement du Qu&#233;bec, y compris la sant&#233; et les services sociaux, et ce, en d&#233;pit des multiples mises en garde et en d&#233;pit de l'opposition unanime des repr&#233;sentants du milieu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les co&#251;ts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Grande-Bretagne, royaume des PPP, environ 450 contrats de PFI (&lt;i&gt;Private Finance Initiative&lt;/i&gt;) &#233;taient sign&#233;s en 2001, dont pr&#232;s du quart dans la sant&#233;. Diff&#233;rents probl&#232;mes ont &#233;t&#233; rapport&#233;s dans les &#233;tablissements PPP anglais : r&#233;duction de 20 % des lits et du personnel clinique, fermeture de salles d'op&#233;ration pour cause d'infection, taux de mortalit&#233; plus &#233;lev&#233;s et/ou probl&#232;mes d'infrastructures tel que l'effondrement de plafonds. Bref, apr&#232;s 10 ans d'application des PFI en Grande-Bretagne, l'association professionnelle des m&#233;decins anglais, la British Medical Association, r&#233;sume l'exp&#233;rience des PPP ainsi : il n'y a pas d'optimisation des ressources, les co&#251;ts continuent d'augmenter, les services ont &#233;t&#233; coup&#233;s, des contrats d'une dur&#233;e de 25 &#224; 35 ans entra&#238;nent un manque de flexibilit&#233;, des projets sont d&#233;velopp&#233;s sans tenir compte de la planification d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ontario, la construction de deux h&#244;pitaux PPP &#224; Ottawa et &#224; Brampton a &#233;t&#233; annonc&#233;e. Un consortium priv&#233; devrait financer et construire ces &#233;tablissements, puis obtenir la maintenance, l'entretien, l'alimentation et les services de stationnement &#224; contrat. Le gouvernement ontarien devra payer une hypoth&#232;que au consortium pour une p&#233;riode de 20 &#224; 28 ans en &#233;change des services. Si les r&#232;gles comptables permettent de faire dispara&#238;tre la dette des comptes publics, cette derni&#232;re demeure pourtant bel et bien r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des chercheurs du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) estiment que les co&#251;ts pour ces h&#244;pitaux seront 10 % plus &#233;lev&#233;s que si les &#233;tablissements &#233;taient financ&#233;s de mani&#232;re traditionnelle, et ce, parce que le co&#251;t d'emprunt est plus &#233;lev&#233; pour le secteur priv&#233;, parce que le priv&#233; doit d&#233;gager une marge de profit, et parce qu'il y a des inefficacit&#233;s op&#233;rationnelles et un co&#251;t plus &#233;lev&#233; d'approvisionnement. Le gouvernement doit &#233;galement pr&#233;voir des co&#251;ts rattach&#233;s &#224; la n&#233;gociation et &#224; la surveillance des contrats. De plus, dans le cas du Royal Ottawa Hospital, cette formule entra&#238;nera une diminution de 319 lits. Le manque de transparence, d'imputabilit&#233; et de consultation publique constitue des caract&#233;ristiques de ces ententes. En effet, sous couvert de confidentialit&#233; commerciale, ces ententes sont gard&#233;es secr&#232;tes. &#171; &lt;i&gt;Nous ne savons m&#234;me pas qui sera propri&#233;taire des h&#244;pitaux &#224; la fin du bail&lt;/i&gt; &#187;, de souligner un chercheur du CCPA.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Prestation des services&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je n'en pr&#233;vois pas de prestation de services&lt;/i&gt; [en mode PPP] &#187;, disait r&#233;cemment la pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor. Or, la loi adopt&#233;e dit le contraire et la r&#233;alit&#233; le confirme. Divers projets dans le secteur de la sant&#233; sont en pr&#233;paration. Deux exemples suffiront. Outre la construction et la gestion des deux centres hospitaliers universitaires montr&#233;alais que la pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor et le premier ministre souhaitent voir construits en mode PPP, la cr&#233;ation de l'Agence des PPP ouvre la porte &#224; l'ensemble des services de soutien non cliniques (buanderie, centrale thermique, services alimentaires, stationnement) et aux services de soutien cliniques (services de laboratoire, services diagnostiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le champ de la t&#233;l&#233;sant&#233; semble un domaine qui attire les pr&#233;dateurs du priv&#233;. L'exemple le plus imm&#233;diat est celui d'Infosant&#233;. En 1998-1999, Infosant&#233; CLSC du Qu&#233;bec, qui a co&#251;t&#233; 33,3 millions de dollars, a re&#231;u 2,8 millions d'appels, soit un ratio de 323 appels par 1 000 habitants. Un succ&#232;s quoi ! Mais &#233;galement une manne potentielle pour le priv&#233; au Qu&#233;bec. En effet, en Ontario, apr&#232;s avoir particip&#233; &#224; un projet de recherche subventionn&#233; par le gouvernement f&#233;d&#233;ral &#224; la fin des ann&#233;es 1990, la compagnie Clinidata, une filiale ontarienne de la compagnie am&#233;ricaine Sykes Enterprises inc. (Tampa, Floride), a obtenu le contrat de T&#233;l&#233;sant&#233; Ontario en 2001 pour les indicatifs 519 et 613. Clinidata Corporation offrait d&#233;j&#224; les m&#234;mes services depuis 1996 au Nouveau-Brunswick. Selon certaines sources, le minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux serait tr&#232;s int&#233;ress&#233; &#224; faire g&#233;rer Infosant&#233; CLSC du Qu&#233;bec par cette compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'&#233;lection d'avril 2003, le gouvernement Charest avait affirm&#233; que sa premi&#232;re priorit&#233; &#233;tait la sant&#233;. Il avait tout simplement omis de pr&#233;ciser que sa priorit&#233; &#233;tait la &#171; r&#233;ing&#233;nierie de la sant&#233; &#187; ! Toute une nuance !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucie Mercier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseill&#232;re &#224; la F&#233;d&#233;ration des infirmi&#232;res et infirmiers du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Freiner le processus de privatisation</title>
		<link>https://www.ababord.org/Freiner-le-processus-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Freiner-le-processus-de</guid>
		<dc:date>2008-08-13T14:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Larche</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Larche, Jean-Pierre </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;seaux modernes et universels de services publics, tels que nous les connaissons, sont le fruit de luttes syndicales et citoyennes m&#233;morables. Jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 60, les conditions de travail dans les &#233;tablissements de sant&#233; et les institutions d'enseignement, tout comme les services offerts, variaient consid&#233;rablement d'un &#233;tablissement &#224; l'autre, d'une r&#233;gion &#224; l'autre. En obtenant la n&#233;gociation nationale des conventions collectives, notamment, les syndicats ont att&#233;nu&#233; ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;seaux modernes et universels de services publics, tels que nous les connaissons, sont le fruit de luttes syndicales et citoyennes m&#233;morables. Jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 60, les conditions de travail dans les &#233;tablissements de sant&#233; et les institutions d'enseignement, tout comme les services offerts, variaient consid&#233;rablement d'un &#233;tablissement &#224; l'autre, d'une r&#233;gion &#224; l'autre. En obtenant la n&#233;gociation nationale des conventions collectives, notamment, les syndicats ont att&#233;nu&#233; ces disparit&#233;s. Ces injustices risquent aujourd'hui de r&#233;appara&#238;tre sous une forme nouvelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis son arriv&#233;e au pouvoir, le gouvernement lib&#233;ral a soigneusement pr&#233;par&#233; le terrain pour privatiser les services publics, sous couvert de modernisation. La panoplie de lois adopt&#233;es depuis l'&#233;lection des Lib&#233;raux a pour effet, entre autres, de d&#233;centraliser la n&#233;gociation des conventions collectives, d'affaiblir les syndicats, de d&#233;syndiquer des milliers de travailleuses du secteur des services de sant&#233; et sociaux, de faciliter la sous-traitance et d'exacerber la pr&#233;carit&#233; d'emploi. Quant &#224; l'Agence des partenariats public-priv&#233;, v&#233;ritable machine &#224; PPP, elle facilitera le transfert d'activit&#233;s de l'&#201;tat vers les entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Combattre la sous-traitance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les protections contre la sous-traitance sont encore une fois un enjeu majeur des pr&#233;sentes n&#233;gociations. En effet, tout contrat de PPP qui comprendra un transfert du travail du secteur public vers le priv&#233; sera assimil&#233;, en droit du travail, &#224; de la sous-traitance. Voil&#224; une des raisons pour laquelle le gouvernement Charest a charcut&#233; le fameux article 45 du Code du travail l'an dernier. Il offrait certaines protections aux travailleuses et travailleurs dont le travail est confi&#233; &#224; un sous-traitant. Avec le Code du travail actuel, l'entreprise qui obtiendrait un contrat de PPP ne serait pas li&#233;e par la convention collective et les salari&#233;s pourraient, &#224; terme, perdre leur accr&#233;ditation syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des n&#233;gociations tr&#232;s sp&#233;ciales dans le r&#233;seau de la sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat porte deux chapeaux : celui de l&#233;gislateur et celui d'employeur. Depuis que la convention collective est &#233;chue, en juin 2003, le gouvernement a &#233;t&#233; beaucoup plus actif au niveau l&#233;gislatif qu'aux tables de n&#233;gociations o&#249; &#224; peu pr&#232;s rien n'a progress&#233;. Pour mener &#224; bien sa r&#233;ing&#233;nierie de l'&#201;tat, le gouvernement a modifi&#233; radicalement le cadre des n&#233;gociations dans le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce vaste r&#233;seau, le processus de fusions des accr&#233;ditations syndicales a d&#233;but&#233; &#224; l'automne 2004 et devrait se poursuivre jusqu'&#224; l'&#233;t&#233; 2005. Un volet de la Loi 30 adopt&#233;e en d&#233;cembre 2003, peu connu mais tr&#232;s dangereux tant pour les employ&#233;-es du r&#233;seau que pour la qualit&#233; des services, force la n&#233;gociation au niveau local de plusieurs mati&#232;res de la convention collective. Ces n&#233;gociations seront difficiles, notamment &#224; cause du fait que les ententes ne doivent pas avoir d'effet sur le budget d'op&#233;ration des &#233;tablissements de sant&#233; &#8211; et ce sans droit de gr&#232;ve. Le risque que les conditions de travail et les services offerts soient diff&#233;rents d'un lieu de travail &#224; l'autre pour un m&#234;me emploi est bien r&#233;el. Quel retour en arri&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs organismes communautaires craignent que le gouvernement leur refilent de plus en plus de responsabilit&#233;s qui devraient incomber &#224; l'&#201;tat, sans les ressources mat&#233;rielles n&#233;cessaires. Enfin, le gouvernement a retir&#233; le droit de se syndiquer &#224; des milliers de travailleuses et de travailleurs notamment celles des ressources interm&#233;diaires et de type familial qui offrent des services d'h&#233;bergement aux personnes &#226;g&#233;es et handicap&#233;es hors-&#233;tablissement. Il a m&#234;me d&#233;syndiqu&#233; ceux et celles qui l'&#233;taient d&#233;j&#224;, du jamais vu depuis la Grande noirceur. La tendance &#224; faire de plus en plus appel &#224; ces faux travailleurs autonomes &#233;tait d&#233;j&#224; bien pr&#233;sente et elle va s'acc&#233;l&#233;rer. Voil&#224; un secteur n&#233;vralgique des soins de sant&#233; et des services sociaux, en pleine expansion, au sein duquel aucune n&#233;gociation collective ne pourra avoir lieu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;ducation : l'incertitude&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau de l'&#233;ducation n'est pas non plus &#224; l'abri de la sous-traitance et des PPP. Il y a fort &#224; parier que le gouvernement voudra en confier plus au priv&#233;. Les partenariats entre les &#233;coles publiques et l'entreprise priv&#233;e sont en marche depuis plusieurs ann&#233;es et ils prennent plusieurs formes (publicit&#233;, financement public des &#233;coles priv&#233;es, programmes taill&#233;s sur les besoins des entreprises). On peut craindre particuli&#232;rement pour les employ&#233;-es de soutien et les professionnels dont les t&#226;ches pourraient &#234;tre refil&#233;es &#224; des sous-traitants. Les nombreux projets-pilotes de rapprochement, au niveau r&#233;gional, entre les commissions scolaires, les coll&#232;ges et les universit&#233;s pourraient mener &#224; de nouveaux projets PPP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de n&#233;gocier quand le ministre de l'&#201;ducation, Pierre Reid, souffle le chaud et le froid, en repoussant de mois en mois ses prises de position. On sait toutefois que les administrations coll&#233;giales regardent avec envie le processus de d&#233;centralisation qui a &#233;t&#233; appliqu&#233; &#224; la sant&#233;. &#192; chaque n&#233;gociation, les porte-parole patronaux, particuli&#232;rement ceux du r&#233;seau coll&#233;gial, poussent pour la d&#233;centralisation des n&#233;gociations et des pouvoirs. C'est l'avenir du r&#233;seau coll&#233;gial qui est en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans la fonction publique et les organismes gouvernementaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la fonction publique, le gouvernement entend remplacer deux fonctionnaires qui quittent pour la retraite par un seul nouvel employ&#233;. Le gouvernement voudrait &#233;galement sabrer lourdement dans les conditions de travail de ses employ&#233;-es : ceux-ci redoutent d'ailleurs que le gouvernement ne modifie la Loi sur la fonction publique, d&#232;s le printemps prochain. Apr&#232;s avoir coup&#233; 20% de ces emplois, on peut penser que le gouvernement confiera de nouvelles responsabilit&#233;s aux entreprises, ce qui est fid&#232;le &#224; sa conception de l'&#201;tat. Plusieurs PPP jug&#233;s prioritaires par le gouvernement, notamment dans les infrastructures de transport, concernent des t&#226;ches jusqu'&#224; maintenant assum&#233;es par des fonctionnaires cols bleus et blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ing&#233;nierie de l'&#201;tat est aussi &#224; l'&#339;uvre dans les organismes gouvernementaux. Le Conseil du tr&#233;sor veut savoir lesquels pourraient faire l'objet de PPP, puis aller de l'avant. D&#232;s f&#233;vrier 2005, le Tr&#233;sor aura en main une premi&#232;re vague d'&#233;tudes et on peut s'attendre &#224; ce que plusieurs de ces services, actuellement offerts par des employ&#233;es de l'&#201;tat, soient liquid&#233;s au plus offrant. Encore une fois, c'est dans ce contexte o&#249; l'avenir de chaque organisme est pour le moins n&#233;buleux que les travailleuses et travailleurs tentent de n&#233;gocier leurs conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De bonnes conditions de travail pour de bons services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La bataille que m&#232;nent actuellement les employ&#233;-es du secteur public est une bataille citoyenne. Les PPP ne sont pas une nouveaut&#233;. Plusieurs pays dans le monde et des provinces canadiennes ont eu recours &#224; cette forme de privatisation. Ceux-ci se sont av&#233;r&#233;s des &#233;checs d&#233;sastreux. Au Qu&#233;bec, on ne peut pas dire que le recours de plus en plus r&#233;pandu &#224; la sous-traitance et &#224; la privatisation ait eu des effets b&#233;n&#233;fiques sur la qualit&#233; des services. Au chapitre des co&#251;ts comme de la qualit&#233; des services, les employ&#233;es des r&#233;seaux publics ont d&#233;montr&#233; &#224; plusieurs reprises que les &#233;conomies promises par la sous-traitance sont une chim&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Larche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseiller syndical &#224; la CSN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cachez cette dette que je ne saurais voir</title>
		<link>https://www.ababord.org/Cachez-cette-dette-que-je-ne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Cachez-cette-dette-que-je-ne</guid>
		<dc:date>2008-08-12T14:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'une d&#233;cennie de mart&#232;lement id&#233;ologique constant, la population est maintenant convaincue que la dette est la pire des choses qui puissent exister. Ainsi, on a persuad&#233; les gens d'accepter des coupures importantes au nom du d&#233;ficit z&#233;ro destin&#233; &#224; juguler la croissance du monstre. Soit dit en passant, nous sommes le seul pays du G8 &#224; ne plus avoir de d&#233;ficit. Les &#201;tats-Unis ont le plus grand d&#233;ficit du groupe, tant en termes absolus qu'en proportion du PIB. De plus, on ne fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'une d&#233;cennie de mart&#232;lement id&#233;ologique constant, la population est maintenant convaincue que la dette est la pire des choses qui puissent exister. Ainsi, on a persuad&#233; les gens d'accepter des coupures importantes au nom du d&#233;ficit z&#233;ro destin&#233; &#224; juguler la croissance du monstre. Soit dit en passant, nous sommes le seul pays du G8 &#224; ne plus avoir de d&#233;ficit. Les &#201;tats-Unis ont le plus grand d&#233;ficit du groupe, tant en termes absolus qu'en proportion du PIB. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, on ne fait pas la diff&#233;rence entre la dette des d&#233;penses courantes et celle li&#233;e aux investissements, ce qui implique que toute la dette est incluse dans ce processus de d&#233;monisation. Maintenant, les administrations canadienne et qu&#233;b&#233;coise (incluant le secteur municipal) ne peuvent plus proposer de dette &#224; leurs citoyens. Tous les nouveaux travaux d'immobilisation ou de r&#233;fection importants doivent donc se faire sans augmentation de la dette. Les PPP arrivent &#224; point pour r&#233;gler ce probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec des projets financ&#233;s par l'entreprise priv&#233;e et factur&#233;s sur une base de 25 ans ou plus &#224; l'&#201;tat, les dettes apparaissent dans les livres du partenaire priv&#233;, mais pas dans les registres de l'&#201;tat. Ainsi, les sommes &#233;quivalentes aux versements d'int&#233;r&#234;ts deviennent des frais de location ou d'utilisation d'actifs et ne sont plus questionn&#233;es, ayant chang&#233; de nom. Il s'agit, &#233;videmment, d'une manipulation comptable bien connue que l'Institut Canadien des comptables agr&#233;&#233;s appelle le financement hors bilan. Dans l'entreprise priv&#233;e, une telle manipulation est destin&#233;e &#224; tromper l'investisseur, ici, on veut tromper le citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le fait de cacher la dette ne la fait pas diminuer, bien au contraire. Comme plusieurs articles de ce dossier en ont fait mention, les co&#251;ts de financement du priv&#233; sont plus &#233;lev&#233;s que ceux du public et, en plus, il faut leur ajouter le profit de l'entreprise priv&#233;e, car le principe est de g&#233;n&#233;rer de la valeur pour l'actionnaire en faisant des profits sur les fonds emprunt&#233;s. Bref, c'est en ayant des projets qui ont des taux de rendement sup&#233;rieurs aux taux d'int&#233;r&#234;ts pay&#233;s sur la dette qu'une entreprise g&#233;n&#232;re des b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux d'int&#233;r&#234;t pay&#233; sur un emprunt est fonction du niveau de risque de l'emprunteur. Une municipalit&#233;, par exemple, en tant que &#171; cr&#233;ature &#187; du gouvernement provincial, ne peut faire faillite, donc elle pr&#233;sente, fondamentalement, un risque moins &#233;lev&#233; qu'une entreprise priv&#233;e, aussi solide soit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur de la dette, r&#233;sultant d'une longue et intense campagne dans les m&#233;dias, co&#251;te donc tr&#232;s cher aux citoyens &#224; qui on la cache maintenant. Mais gageons qu'elle n'a pas fini de leur co&#251;ter cher avec l'augmentation des tarifs d'&#233;lectricit&#233; afin de cr&#233;er un fonds pour, suppos&#233;ment, rembourser la dette.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Privatisations &#224; perp&#232;te</title>
		<link>https://www.ababord.org/Privatisations-a-perpete</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Privatisations-a-perpete</guid>
		<dc:date>2008-08-11T14:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Petit</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Petit, Martin </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que le gouvernement Charest jongle avec l'id&#233;e de favoriser l'ouverture de centres de d&#233;tention privatis&#233;s, la dynamique adopt&#233;e par cette &#171; industrie &#187; aux &#201;tats-Unis r&#233;v&#232;le de plus en plus de cas troublants qui poussent plusieurs administrations publiques &#224; reprendre le contr&#244;le de leurs prisons. Ces exemples devraient servir de pistes de r&#233;flexion et de d&#233;bat contre l'avanc&#233;e du priv&#233; dans un autre domaine o&#249; les profits et l'int&#233;r&#234;t public demeurent clairement incompatibles. &lt;br class='autobr' /&gt; Aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Etats-Unis-+" rel="tag"&gt;Etats-Unis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Petit-Martin-+" rel="tag"&gt;Petit, Martin &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le gouvernement Charest jongle avec l'id&#233;e de favoriser l'ouverture de centres de d&#233;tention privatis&#233;s, la dynamique adopt&#233;e par cette &#171; industrie &#187; aux &#201;tats-Unis r&#233;v&#232;le de plus en plus de cas troublants qui poussent plusieurs administrations publiques &#224; reprendre le contr&#244;le de leurs prisons. Ces exemples devraient servir de pistes de r&#233;flexion et de d&#233;bat contre l'avanc&#233;e du priv&#233; dans un autre domaine o&#249; les profits et l'int&#233;r&#234;t public demeurent clairement incompatibles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les informations incluses dans cet article sont issues du document : Amy (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, dans les ann&#233;es 1980, plusieurs &#233;tats ont proc&#233;d&#233; &#224; la privatisation d'&#233;tablissements de d&#233;tention. Auparavant, le secteur priv&#233; s'&#233;tait introduit dans les services auxiliaires tels que les soins m&#233;dicaux, les services alimentaires, la formation technique offerte aux d&#233;tenues ainsi que le transport des d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2000, on comptait 119 000 d&#233;tenues dans 153 &#233;tablissements. Les deux entreprises les plus importantes sont la Corrections Corporation of America (CCA) au premier rang et la Wackenhut Corrections Corporation (WCC) au second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour arriver &#224; privatiser les &#233;tablissements de d&#233;tention, les m&#234;mes arguments sont toujours avanc&#233;s : &#233;conomies et gestion plus efficace.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;conomies ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon cet argument, les prisons privatis&#233;es co&#251;teraient environ 20 % de moins que les &#233;tablissements publics, l'absence de syndicats et d'avantages sociaux permettant des &#233;conomies au d&#233;triment des employ&#233;es. Toutefois, en 1996, une revue de plusieurs &#233;tudes comparatives r&#233;alis&#233;es pour le compte du General Accounting Office (GAO) prouvait cette assertion fausse. Une autre &#233;tude publi&#233;e en 2001 par le Bureau of Justice Assistance (BJA) arrivait sensiblement aux m&#234;mes conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque l'ajout du profit maximal transf&#232;re les &#233;conomies provenant des r&#233;ductions de conditions de travail vers les actionnaires par le biais des dividendes, il est logique que le co&#251;t du service demeure &#224; peu pr&#232;s identique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gestion plus efficace ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon les d&#233;fenseurs des privatisations en milieu carc&#233;ral, le secteur priv&#233; g&#232;rerait plus efficacement que le secteur public. Les recherches effectu&#233;es sur le sujet arrivent aux conclusions qu'au mieux, les prisons priv&#233;es &#233;galent les &#233;tablissements publics.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1998, Abt Associates publiait un rapport dans lequel on apprenait que l'information actuellement disponible ne permettait pas de conclure &#224; la sup&#233;riorit&#233; des &#233;tablissements priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relativement &#224; la s&#233;curit&#233; interne, le BJA d&#233;voilait les r&#233;sultats d'un sondage qui pr&#233;cisait qu'en centre de d&#233;tention priv&#233; &#224; s&#233;curit&#233; minimum et moyenne, on compte 49 % plus d'assauts de prisonniers sur les employ&#233;es et 65 % plus d'assauts entre prisonniers qu'en centre de d&#233;tention public comparable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux exemples &#233;loquents&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Peter Davis, directeur du Correctionnal Institution Inspection Committee&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Correctionnal Institution Inspection Committee inspecte les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en quatorze mois seulement, le Northeast Ohio Correction Center&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alors sous le contr&#244;le de la Corrections Corporation of America.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; situ&#233; dans la ville de Youngstown a connu un historique de violence inconnu jusqu'&#224; ce jour en Ohio. En tout, treize personnes ont &#233;t&#233; poignard&#233;es, deux ont &#233;t&#233; assassin&#233;es et six se sont &#233;vad&#233;es de cet &#233;tablissement priv&#233; &#224; s&#233;curit&#233; moyenne. Un examen de l'&#233;tablissement a permis d'&#233;tablir que ces incidents &#233;taient attribuables &#224; la formation inad&#233;quate des employ&#233;es ainsi qu'&#224; l'incarc&#233;ration de d&#233;tenus devant se trouver dans des &#233;tablissements &#224; s&#233;curit&#233; maximale. Au mois de mars 1998, la ville de Youngstown d&#233;cida de poursuivre la CCA au nom des prisonniers all&#233;guant les risques que ceux-ci courraient en &#233;tant mix&#233;s avec des d&#233;tenus cens&#233;s se trouver dans des &#233;tablissements &#224; s&#233;curit&#233; maximale. Dans sa d&#233;cision, la cour ordonna le transfert de 113 prisonniers dans des &#233;tablissements &#224; s&#233;curit&#233; maximale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2000, le D&#233;partement de la justice &#233;tats-unienne d&#233;posa une poursuite contre le Jena Juvenile Justice Center&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alors sous le contr&#244;le de la Wackenhut Corrections Corporation.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Louisiane) en vertu des lois f&#233;d&#233;rales. Celle-ci incluait des all&#233;gations de soins inad&#233;quats envers la jeune &#171; client&#232;le &#187; de ce centre auxquelles s'ajoutaient des accusations d'utilisation de m&#233;thodes de contr&#244;le des comportements dures et brutales dont des violences physiques et verbales et l'usage non motiv&#233; de &#171; &lt;i&gt;mace&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Mace &#187; : vaporisateur semblable au poivre de cayenne.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; et de poivre de cayenne. En avril 2000, la WCC abandonna son contrat qui lui c&#233;dait les op&#233;rations de ce centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf au niveau f&#233;d&#233;ral, ces exp&#233;riences ont largement influenc&#233; les orientations si bien que depuis 2000, aucun autre &#233;tablissement de d&#233;tention &#233;tats-unien priv&#233; n'a vu le jour, certains &#233;tats ayant m&#234;me r&#233;duit le recours au priv&#233; dans ce domaine. Des pratiques douteuses de gestion ont pouss&#233; la Caroline du Nord &#224; annuler ses deux contrats avec la CCA. En f&#233;vrier 2001, l'Arkansas a annonc&#233; qu'elle reprenait le contr&#244;le des op&#233;rations dans deux centres de d&#233;tention op&#233;r&#233;s par la WCC.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouvelles avenues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon The Sentencing Project, de r&#233;centes orientations politiques soutenues par le gouvernement f&#233;d&#233;ral favorisent les compagnies &#339;uvrant dans le domaine des prisons priv&#233;es. En 1997, le Federal Bureau of Prisons (FBOP) signait son premier contrat avec la WCC lui confiant les op&#233;rations d'un &#233;tablissement de d&#233;tention &#224; Taft (Californie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, &#171; gr&#226;ce &#187; aux peines minimales obligatoires impos&#233;es par des lois s&#233;v&#232;res ainsi qu'aux sentences exemplaires touchant aux drogues dures, les taux d'occupation des prisons f&#233;d&#233;rales ont atteint 133 % au milieu de 2001. Globalement, la population carc&#233;rale des &#233;tablissements f&#233;d&#233;raux a augment&#233;e de 31 % entre 1995 et 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'automne 2000, le FBOP signait un contrat de 10 ans avec la CCA, contrat totalisant environ 760 millions $ en &#233;change de plus de 3 300 lits. Au mois de mai 2001, le Immigration and Naturalization Service et le U.S. Marshals Service ont renouvel&#233; cinq contrats d'environ 50 millions $ chacun avec la CCA.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des politiques de d&#233;tention favorisant les profits&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Afin de maximiser leurs profits, les &#233;tablissements de d&#233;tention priv&#233;s doivent favoriser une utilisation maximale de leurs installations, ce qui implique un nombre maximal de d&#233;tenues accompagn&#233; d'une r&#233;tention maximale de ces m&#234;mes personnes. Il faut comprendre que le travail forc&#233; des d&#233;tenuEs rapporte gros &#224; l'entreprise priv&#233;e qui vend leurs services &#224; des entreprises externes et encaisse la diff&#233;rence entre ce que paie l'entreprise externe et ce qu'elle verse aux d&#233;tenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1997, dans un document public, la CCA reconnaissait que &#171; le rythme de construction de nouveaux centres de d&#233;tention ainsi que le potentiel de croissance de la CCA d&#233;pendra de plusieurs facteurs incluant les taux de criminalit&#233; et la tendance des sentences rendues dans les tribunaux aux &#201;tats-Unis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notre traduction.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; En r&#233;sum&#233;, plus les juges sont s&#233;v&#232;res envers les personnes trouv&#233;es coupables de crimes mineurs ou graves, plus le potentiel de profits pour ces entreprises augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que la CCA et la WCC versent d'importantes contributions financi&#232;res au American Legislative Exchange Council (ALEC), une organisation situ&#233;e &#224; Washington influen&#231;ant les politiques publiques en supportant les l&#233;gislateurs conservateurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les politiques conservatrices pr&#233;conisent des sentences et des peines plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De tous les l&#233;gislateurs &#233;tats-uniens, 40 % sont membres de ALEC. En plus de maintenir des pressions sur les l&#233;gislations pour que celles-ci suivent des principes conservateurs telle la privatisation, ALEC, par le biais d'un comit&#233; nomm&#233; Criminal Justice Task Force (ALEC-CJTF), a jou&#233; un r&#244;le important dans la mise en place et l'adoption par plusieurs &#233;tats de lois telles que la &#171; &lt;i&gt;Truth in Sentencing&lt;/i&gt; &#187; et la tr&#232;s controvers&#233;e &#171; &lt;i&gt;Three Strikes&lt;/i&gt; &#187;. Alors que la premi&#232;re r&#233;duit consid&#233;rablement ou retire compl&#232;tement les possibilit&#233;s d'obtenir une lib&#233;ration conditionnelle, for&#231;ant les d&#233;tenues &#224; purger de 85 % &#224; 100 % de leur peine, la deuxi&#232;me implique des peines de 25 ans &#224; la prison &#224; vie pour toute personne &#171; r&#233;cidiviste &#187; trouv&#233;e coupable d'un troisi&#232;me crime punissable par la loi. C'est alors que si vous &#234;tes pris &#224; fumer de la marijuana puis arr&#234;t&#233; pour avoir fraud&#233; une banque et que, finalement, vous &#234;tes pris de nouveau pour avoir vol&#233; une tablette de chocolat, un juge peut d&#233;cider d'appliquer cette loi qui vous fera passer les 25 prochaines ann&#233;es de votre vie en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises priv&#233;es qui g&#232;rent des &#233;tablissements carc&#233;raux sont les principaux bailleurs de fonds du budget op&#233;rationnel de l'ALEC. En 1999, ALEC a organis&#233; un sommet intitul&#233; States and National Policy Summit, &#233;v&#233;nement financ&#233; par la CCA et la WCC.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces compagnies influencent &#233;galement l'agenda politique des &#233;tats en si&#233;geant sur diff&#233;rents comit&#233;s sp&#233;cialis&#233;s en mati&#232;re de politiques l&#233;gislatives. &#192; titre d'exemple, John Rees &#8211; un vice-pr&#233;sident de la CCA &#8211;, et Brad Wiggins &#8211; un ancien Directeur au d&#233;veloppement des affaires de la CCA, maintenant Directeur aux relations avec la client&#232;le de la CCA &#8211;, ont d&#233;j&#224; si&#233;g&#233; sur le comit&#233; ALEC-CJTF. En finan&#231;ant l'ALEC et en si&#233;geant sur des comit&#233;s influents de ce m&#234;me organisme, il est clair que la CCA et la WCC influencent la l&#233;gislation touchant &#224; la s&#233;v&#233;rit&#233; et &#224; la dur&#233;e des sentences, deux facteurs pouvant affecter leur rentabilit&#233; &#224; long terme. Toutefois, cette approche bas&#233;e sur la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts financiers priv&#233;s &#233;vacue toute notion d'int&#233;r&#234;t public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les informations incluses dans cet article sont issues du document : Amy Vheung, &lt;i&gt;Prison Privatization and the Use of Incarceration, The Sentencing Project&lt;/i&gt;, janvier 2002 (r&#233;vis&#233; en septembre 2004. &lt;a href=&#034;http://www.sentencingproject.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.sentencingproject.org&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Correctionnal Institution Inspection Committee inspecte les &#233;tablissements carc&#233;raux priv&#233;s et publics.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alors sous le contr&#244;le de la Corrections Corporation of America.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alors sous le contr&#244;le de la Wackenhut Corrections Corporation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Mace&lt;/i&gt; &#187; : vaporisateur semblable au poivre de cayenne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Notre traduction.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les politiques conservatrices pr&#233;conisent des sentences et des peines plus s&#233;v&#232;res pour les crimes contre la personne, la propri&#233;t&#233; priv&#233;e ou ceux impliquant des drogues en plus de promouvoir les privatisations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martin Petit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;cup&#233;rer le bien public</title>
		<link>https://www.ababord.org/Recuperer-le-bien-public</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Recuperer-le-bien-public</guid>
		<dc:date>2008-08-10T14:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton, Nicole de S&#232;ve, Martin Petit, Claude Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Rioux, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>
		<dc:subject>de S&#232;ve, Nicole </dc:subject>
		<dc:subject>Petit, Martin </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le milieu des ann&#233;es quatre-vingt-dix, le Qu&#233;bec a pris le virage des PPP. Au d&#233;part les projets mis en &#339;uvre par le gouvernement p&#233;quiste concernaient surtout les nouvelles technologies de l'information. Depuis l'&#233;lection du Parti lib&#233;ral, un nouveau pas est franchi. &#171; La d&#233;t&#233;rioration de la capacit&#233; de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois &#224; bien servir les citoyens et la pr&#233;servation de la position &#233;conomique concurrentielle du Qu&#233;bec nous imposent donc une r&#233;vision du fonctionnement de l'&#201;tat &#187;, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Partenariats-public-prive-" rel="directory"&gt;Dossier : Partenariats public-priv&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Rioux-Claude-+" rel="tag"&gt;Rioux, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Seve-Nicole-+" rel="tag"&gt;de S&#232;ve, Nicole &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Petit-Martin-+" rel="tag"&gt;Petit, Martin &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le milieu des ann&#233;es quatre-vingt-dix, le Qu&#233;bec a pris le virage des PPP. Au d&#233;part les projets mis en &#339;uvre par le gouvernement p&#233;quiste concernaient surtout les nouvelles technologies de l'information. Depuis l'&#233;lection du Parti lib&#233;ral, un nouveau pas est franchi. &#171; &lt;i&gt;La d&#233;t&#233;rioration de la capacit&#233; de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois &#224; bien servir les citoyens et la pr&#233;servation de la position &#233;conomique concurrentielle du Qu&#233;bec nous imposent donc une r&#233;vision du fonctionnement de l'&#201;tat&lt;/i&gt; &#187;, de clamer le premier ministre Charest. Et cette r&#233;vision doit reposer sur une r&#233;ing&#233;nierie compl&#232;te des mani&#232;res de rendre les services &#224; la population. Parmi les solutions &#224; privil&#233;gier, le d&#233;lestage, l'abolition, le partenariat et la privatisation occupent une place privil&#233;gi&#233;e, comme nous l'avons illustr&#233; dans ce dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un document du minist&#232;re des Finances, &#171; &lt;i&gt;en raison de la situation actuelle des finances publiques du Qu&#233;bec, il sera difficile de relever le d&#233;fi que pose le renouvellement des infrastructures publiques &#224; moins&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;d'innover dans la fa&#231;on de r&#233;aliser et de financer ces nouveaux investissements&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gouvernement du Qu&#233;bec, Cadre financier 2004-2005 et 2005-2006 du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le rythme de croisi&#232;re de la r&#233;ing&#233;nierie ira en s'acc&#233;l&#233;rant. L'Agence sur les partenariats public-priv&#233; est cr&#233;&#233;e. Le projet du prolongement de l'autoroute 25 est ficel&#233;. Tous les grands contracteurs se bousculent tels des vautours autour du projet de construction du nouveau CHUM. Au cours de l'hiver, l'&#233;tude du projet de loi 62 nous permettra de mesurer jusqu'&#224; quel point il sera possible pour les municipalit&#233;s de cr&#233;er des &#171; fiducies d'utilit&#233; sociale &#187; ou de signer des &#171; contrats cl&#233;s en mains &#187; avec des organismes ou des entrepreneurs pour effectuer un ensemble de services municipaux. L'instrumentalisation de l'action communautaire ira en s'accentuant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;rives de la privatisation constituent une grave menace pour l'avenir des services publics au Qu&#233;bec. Toute cette op&#233;ration est men&#233;e dans la plus grande opacit&#233;, sans d&#233;bat public et sans que l'Assembl&#233;e nationale puisse exercer son contr&#244;le d&#233;mocratique sur la nature, le contenu et les cons&#233;quences des projets actuels ou &#224; venir. En plus de constituer une source potentiellement &#233;norme de conflits d'int&#233;r&#234;t et de patronage, les PPP tout comme la sous-traitance n'offrent aucune garantie d'&#233;conomie, bien au contraire : une hausse des co&#251;ts et des tarifs est &#224; pr&#233;voir. Enfin, tout laisse pr&#233;sager que les PPP affaibliront les conditions de travail des employ&#233;Es de l'&#201;tat et la qualit&#233; des services aux citoyennes et aux citoyens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un tel contexte, la mobilisation citoyenne pour la pr&#233;servation des biens et des services publics est incontournable. Cette derni&#232;re ne peut s'appuyer que sur une information claire. Ce dossier de la revue &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, sans &#234;tre exhaustif, n'en est pas moins un pas important dans la conscientisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive des PPP a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;e d'une mise en condition id&#233;ologique de la population : au Qu&#233;bec, les d&#233;penses publiques seraient plus &#233;lev&#233;es qu'ailleurs, elles augmenteraient plus rapidement que les revenus et les imp&#244;ts seraient un frein au d&#233;veloppement &#233;conomique. Le chantage &#224; la d&#233;localisation est &#233;galement &#224; ranger dans cet arsenal propagandiste des grandes entreprises internationales. D'un c&#244;t&#233;, on force de plus en plus les travailleuses et travailleurs &#224; accepter des salaires moindres et des conditions de travail plus difficiles, pendant que de l'autre on les force &#224; payer une plus grande part des d&#233;penses collectives en transformant les imp&#244;ts en tarifs. Nos gouvernements adh&#232;rent compl&#232;tement &#224; ce discours et ces pratiques, soit par ignorance crasse soit parce qu'ils ne sont que les marionnettes de ces pouvoirs r&#233;els derri&#232;re le pouvoir politique apparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut d&#233;construire ce discours et d&#233;montrer que la &#171; r&#233;ing&#233;nierie &#187; &#8211; et au premier chef les PPP &#8211; constitue une nouvelle offensive des entreprises pour s'approprier les ressources collectives et les biens publics. Ils forment &#233;galement une fa&#231;on de g&#233;n&#233;raliser une imposition r&#233;gressive en augmentant le co&#251;t des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation citoyenne implique aussi de raffiner notre expertise &#224; l'&#233;gard des PPP. Quelle est la nature juridique de ces contrats, quels sont les co&#251;ts r&#233;els reli&#233;s au projet, les conditions faites aux partenaires priv&#233;s, l'&#233;ch&#233;ancier de r&#233;alisation et d'exploitation des projets ? En d'autres mots, d&#233;busquer tous les aspects cach&#233;s afin de savoir s'il s'agit uniquement d'un contrat de construction d'une &#233;cole, d'un h&#244;pital ou d'une biblioth&#232;que, ou encore d'un contrat d'exploitation par un tiers priv&#233; ou si, ultimement, il s'agit de copropri&#233;t&#233; ou encore d'une cession de biens publics &#224; l'entreprise priv&#233;e. Bref, veiller &#224; ce que le gouvernement ne soit pas engag&#233; dans une grande braderie des biens collectifs et &#224; ce que la raison &#233;conomique ne l'emporte pas sur la pr&#233;servation du bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;servation des biens et des services publics est exigeante. Ce gouvernement se comporte en propri&#233;taire des biens collectifs nationaux alors qu'il n'en est que le gestionnaire. Comme le signale Dorval Brunelle, &#171; &lt;i&gt;ce sont des peuples ou ce sont des nations qui d&#233;tiennent la propri&#233;t&#233; des richesses naturelles, des lacs et des rivi&#232;res, des biens collectifs et des patrimoines, les gouvernements n'en sont que les gestionnaires. Ils n'ont pas le droit de les ali&#233;ner&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dorval Brunelle, D&#233;rive globale, Bor&#233;al, 2003, p. 197.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc sur nous que repose la bataille contre la privatisation de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Celle-ci est loin d'&#234;tre perdue. &#192; preuve, devant la grogne populaire, le gouvernement a d&#251; reculer sur certains projets. Il doit reculer encore plus et remettre &#224; l'agenda politique de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise le bien commun, la distribution de la richesse, l'&#233;galit&#233; et l'&#233;quit&#233; sur tout le territoire qu&#233;b&#233;cois. Pour nous, la voie est claire. Il faut prendre le maquis et se battre pied &#224; pied pour retarder ou amoindrir les effets catastrophiques de ces politiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gouvernement du Qu&#233;bec, &lt;i&gt;Cadre financier 2004-2005 et 2005-2006 du gouvernement du Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, Pr&#233;sentation au Comit&#233; consultatif dans le cadre de la pr&#233;paration du Forum national, 26 ao&#251;t 2004, p. 22.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dorval Brunelle, &lt;i&gt;D&#233;rive globale&lt;/i&gt;, Bor&#233;al, 2003, p. 197.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nicole de S&#232;ve&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Martin Petit&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Claude Rioux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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