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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le droit &#224; la ville</title>
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		<dc:date>2008-08-24T22:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve Gauthier, Jean-Yves Joannette, Anne Latendresse</dc:creator>


		<dc:subject>Altermondialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Gauthier, &#200;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Joannette, Jean-Yves </dc:subject>
		<dc:subject>Latendresse, Anne</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;voltes populaires ayant embras&#233; les banlieues fran&#231;aises &#224; l'automne 2005 sont une illustration, certes forte, du malaise urbain qui se vit un peu partout dans les m&#233;tropoles du monde et, pire encore, dans les m&#233;gapoles du Sud. Alors que l'on pr&#233;voit que 65 % de la population mondiale sera urbanis&#233;e en 2050, on constate aussi que les villes sont aujourd'hui le territoire de red&#233;ploiement du capital et, avec lui, d'in&#233;galit&#233;s et d'exclusion croissantes. La question du droit &#224; la ville (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;voltes populaires ayant embras&#233; les banlieues fran&#231;aises &#224; l'automne 2005 sont une illustration, certes forte, du malaise urbain qui se vit un peu partout dans les m&#233;tropoles du monde et, pire encore, dans les m&#233;gapoles du Sud. Alors que l'on pr&#233;voit que 65 % de la population mondiale sera urbanis&#233;e en 2050, on constate aussi que les villes sont aujourd'hui le territoire de red&#233;ploiement du capital et, avec lui, d'in&#233;galit&#233;s et d'exclusion croissantes. La question du droit &#224; la ville est plus que jamais criante de pertinence. Comment les citoyennes peuvent-ils s'approprier la ville et, par le fait m&#234;me, contrer sa privatisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;tropoles jouent le jeu de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale en s'engageant les unes contre les autres dans la course aux investissements et aux investisseurs. Elles deviennent hautement convoit&#233;es pour leur potentiel, souvent encore inexploit&#233;, de marchandisation de leurs services publics. Pourtant, l&#224; o&#249; certains services ont &#233;t&#233; privatis&#233;s, trop souvent l'entreprise priv&#233;e n'a pas rempli ses promesses, avec des cons&#233;quences d&#233;sastreuses sur les populations : hausse des tarifs, coupures de services, maladies li&#233;es au manque d'acc&#232;s &#224; l'eau ou &#224; l'&#233;lectricit&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville n&#233;olib&#233;rale a soif de profits, ce qui s'exprime notamment par la logique des m&#233;gaprojets &#224; tout prix, souvent planifi&#233;s au d&#233;triment des populations locales. Par exemple, des m&#233;gaprojets de d&#233;veloppement urbain grugent les meilleures terres agricoles qu&#233;b&#233;coises ou ses milieux humides, amplifiant d'autant l'&#233;talement urbain et ses cons&#233;quences sur l'environnement. Pr&#232;s des centres-villes, la reconversion ou la construction de condos de luxe chassent les populations des quartiers autrefois populaires. Les luttes urbaines ont &#233;t&#233; nombreuses, encore r&#233;cemment, contre cette vision ferm&#233;e du d&#233;veloppement avec, on s'en souvient, de grosses accusations &#171; d'immobilisme &#187; port&#233;es par l'&#233;lite &#233;conomique qu&#233;b&#233;coise contre les mouvements communautaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une v&#233;ritable s&#233;gr&#233;gation r&#233;sidentielle et sociospatiale qui se structure et se renforce. Si on peut la voir plus facilement dans l'exclusion dont sont victimes les habitants des banlieues fran&#231;aises ou, &lt;i&gt;a contrario&lt;/i&gt;, dans les &lt;i&gt;gated communities&lt;/i&gt; des &#201;tats-Unis, cette m&#234;me s&#233;gr&#233;gation s'op&#232;re subtilement dans les villes qu&#233;b&#233;coises o&#249; les enjeux de mixit&#233; sociale sont de plus en plus d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant cette ing&#233;nierie urbaine n&#233;olib&#233;rale, le concept du droit &#224; la ville tel que l'a propos&#233; en 1968 Henri Lefebvre, exprime ce droit, et non un simple privil&#232;ge, de tout &#171; citoyen urbain &#187; de prendre part &#224; la ville telle qu'elle existe, mais aussi &#224; sa production et &#224; sa transformation. Le droit de participer &#224; son am&#233;nagement, le droit politique de d&#233;finir la ville, le droit &#224; un environnement sain et aussi, plus simplement encore, le droit &#224; un logement ad&#233;quat ou &#224; des transports collectifs accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, la question du statut des villes est tr&#232;s importante. En effet, en concentrant une partie sans cesse croissante de la population, elles concentrent &#233;galement les probl&#232;mes auxquels elles doivent r&#233;pondre. On ne cesse de leur &#171; pelleter &#187; de nouvelles responsabilit&#233;s sans que, pour autant, les moyens ne suivent. Pr&#244;n&#233;e par la Banque mondiale dans les pays du Sud, la d&#233;centralisation masque mal un d&#233;sengagement flagrant et total de l'&#201;tat. Toutefois, dans un pays comme le Br&#233;sil, on a vu la convergence de facteurs, dont la d&#233;centralisation vers les municipalit&#233;s, la pr&#233;sence de mouvements urbains forts et dynamiques et l'investissement des villes par la gauche politique, ayant favoris&#233; l'&#233;mergence d'exp&#233;riences qui contribuent au renouvellement de la d&#233;mocratie urbaine. C'est ici que la r&#233;volution urbaine de Lefevbre prend tout son sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il au Qu&#233;bec ou les r&#233;formes successives sont pourtant toujours rest&#233;es inachev&#233;es ? Pour les uns, l'autonomie des villes est essentielle pour la pleine r&#233;alisation de leurs responsabilit&#233;s et pour permettre des innovations d&#233;mocratiques. Pour d'autres, la perte de l'universalit&#233; de la qualit&#233; des services publics de qualit&#233; comparable est un r&#233;el danger.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;* * *&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent dossier sur le droit &#224; la ville se divise en trois sections. La premi&#232;re, &lt;i&gt;La ville n&#233;olib&#233;rale&lt;/i&gt;, pr&#233;sente le projet n&#233;olib&#233;ral urbain qui se d&#233;ploie dans les villes du Nord et du Sud. Un projet qui, comme le souligne Anne Latendresse, n&#233;cessite de renouveler notre lecture de la ville, et appelle les mouvements urbains &#224; revoir leurs pratiques et strat&#233;gies de r&#233;sistance. Pierre J. Hamel met en garde contre la d&#233;politisation du processus de d&#233;cision publique &#224; pr&#233;voir avec d'&#233;ventuels PPP dans les services municipaux. Enfin, la n&#233;olib&#233;ralisation des villes se r&#233;alise &#233;galement par le biais d'accords internationaux comme l'AGCS qui remettraient en cause le pouvoir des municipalit&#233;s, et les services publics qu'elles offrent encore. Claude Vaillancourt dresse un bilan de la campagne qu'a men&#233;e ATTAC pour d&#233;clarer le plus de villes possibles &#171; hors AGCS &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me section est une mise en d&#233;bat sur la &lt;i&gt;d&#233;centralisation vers les municipalit&#233;s&lt;/i&gt; et l'autonomie des villes. Comment interpr&#233;ter cette r&#233;alit&#233; en mouvement ? Y aurait-il diff&#233;rentes interpr&#233;tations selon que l'on milite dans la m&#233;tropole, dans une ville centre ou encore en milieu rural ? Quatre militants aux convictions bien ancr&#233;es, et issus de ces diff&#233;rents espaces, ont bien voulu nous faire part de leur analyse sur ces processus de d&#233;centralisation et de leurs visions d'avenir : Dimitri Roussopoulos et Yves Bellavance de Montr&#233;al, Jean-Francois Aubin de Trois-Rivi&#232;res et Jacques Proulx de Solidarit&#233; rurale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la derni&#232;re section, &lt;i&gt;Vers une citoyennet&#233; urbaine ?&lt;/i&gt;, traite de la politisation des enjeux urbains &#224; travers la construction d'une citoyennet&#233; urbaine. Un premier texte d'&#200;ve Gauthier retrace l'&#233;volution internationale d'un mouvement pour le droit &#224; la ville. Un second texte de Luc Rabouin d&#233;montre comment le processus des Sommets citoyens tenus &#224; Montr&#233;al depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 a eu des impacts tangibles pour la d&#233;mocratie montr&#233;alaise. Enfin, Jocelyne Bernier retrace l'&#233;volution d'exp&#233;riences novatrices de d&#233;mocratie participative au sein de villes qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#200;ve Gauthier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le n&#233;olib&#233;ralisme d&#233;vore la ville</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-neoliberalisme-devore-la-ville</link>
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		<dc:date>2008-08-23T23:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Latendresse</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Latendresse, Anne</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le n&#233;olib&#233;ralisme est associ&#233; &#224; la restructuration des activit&#233;s &#233;conomiques, &#224; la d&#233;r&#232;glementation, &#224; la privatisation et &#224; la mise en place de nouveaux m&#233;canismes institutionnels favorisant les fameux partenariats public-priv&#233;. Au Qu&#233;bec, nous sommes d&#233;sormais familiers avec ce qu'il &#233;voque et commen&#231;ons &#224; reconna&#238;tre ses manifestations dans le domaine de la sant&#233;, de l'&#233;ducation, des services ou encore du maintien des infrastructures. Ce que nous savons moins, c'est que le n&#233;olib&#233;ralisme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Latendresse-Anne-+" rel="tag"&gt;Latendresse, Anne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le n&#233;olib&#233;ralisme est associ&#233; &#224; la restructuration des activit&#233;s &#233;conomiques, &#224; la d&#233;r&#232;glementation, &#224; la privatisation et &#224; la mise en place de nouveaux m&#233;canismes institutionnels favorisant les fameux partenariats public-priv&#233;. Au Qu&#233;bec, nous sommes d&#233;sormais familiers avec ce qu'il &#233;voque et commen&#231;ons &#224; reconna&#238;tre ses manifestations dans le domaine de la sant&#233;, de l'&#233;ducation, des services ou encore du maintien des infrastructures. Ce que nous savons moins, c'est que le n&#233;olib&#233;ralisme est non seulement arriv&#233; en ville, mais il la d&#233;vore. Sans fanfares, ni trompettes ! Au Qu&#233;bec, on assiste &#224; une offensive qui impose de renouveler nos analyses pour mieux saisir les enjeux de transformation, et ainsi mieux repenser nos strat&#233;gies et luttes urbaines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, une lecture marxiste des villes, celle des Henri Lefebvre et Manuel Castells notamment, a permis de saisir en quoi le capitalisme produisait l'espace et l'organisait en fonction de ses besoins et int&#233;r&#234;ts et en quoi la ville comme territoire d&#233;coulait des rapports sociaux opposant les classes sociales. Cette analyse a permis d'&#233;tablir le lien entre la structure fonci&#232;re, les m&#233;canismes du march&#233; et la sp&#233;culation immobili&#232;re pour mieux poser la question du droit au logement. On aura compris la proximit&#233;, voire la complicit&#233;, des &#233;lus locaux et des promoteurs immobiliers et vu de plus pr&#232;s les passe-droits ou les pots-de-vin pour mieux assurer l'acceptation de tel ou tel projet par la municipalit&#233;. On aura &#233;galement saisi le r&#244;le de l'am&#233;nagement du territoire et de l'urbanisme comme expertises et pratiques en apparence neutres et scientifiques, mais dont la fonction id&#233;ologique visait aussi &#224; rencontrer les besoins des entrepreneurs et des promoteurs. Ici, l'am&#233;nagement d'un parc industriel pour mieux profiter des &#171; effets d'agglom&#233;ration &#187; et le prolongement du r&#233;seau autoroutier pour mieux assurer le transport des produits et marchandises. Tout cela aux frais des contribuables et financ&#233; &#224; m&#234;me les fonds publics, sous le couvert du d&#233;veloppement urbain. L&#224;-bas, un changement de zonage pour permettre l'&#233;tablissement d'une entreprise, et ce, peu importe les nuisances. Ici encore l'octroi de permis de construction ou de d&#233;molition n&#233;cessaires &#224; tel autre projet. Pour compl&#233;ter le tout, un syst&#232;me fiscal qui offre des &#171; mesures incitatives &#187; pour favoriser le d&#233;veloppement &#233;conomique de la ville ! Pas de doute, les villes sont produites, en partie, par et pour le capitalisme. C'est d'ailleurs ce qu'avait d&#233;montr&#233; l'ouvrage extraordinaire &lt;i&gt;Ezop Qu&#233;bec, notre ville n'est pas &#224; vendre&lt;/i&gt;, fruit d'une analyse d'inspiration marxiste publi&#233; par des militants et professeurs de Qu&#233;bec dans les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse marxiste nous a ainsi permis de mieux identifier les enjeux, et surtout de mieux imaginer nos r&#233;ponses et nos r&#233;sistances. D'o&#249; la naissance des comit&#233;s citoyens dans divers quartiers de Montr&#233;al, de Qu&#233;bec et d'autres villes du Qu&#233;bec. D'o&#249; &#233;galement le lien &#233;tabli entre les luttes pour le logement et le droit au logement. D'o&#249; encore la mise en place des coop&#233;ratives d'habitation qui freinaient la sp&#233;culation fonci&#232;re et mettaient de l'avant la notion de la propri&#233;t&#233; collective. D'o&#249; encore la demande d'une participation &#224; la gestion et &#224; la planification urbaines ayant permis d'int&#233;grer des dispositifs de consultation publique et donn&#233; naissance &#224; des exp&#233;riences plus pouss&#233;es comme celle des conseils de quartier &#224; Qu&#233;bec. Enfin, l'appel du droit &#224; la ville avait &#233;t&#233; lanc&#233;. Nos villes n'&#233;taient pas &#224; vendre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lecture que nous faisions alors des villes a permis aux militantes de l'&#233;poque de mieux penser les r&#233;ponses, de mieux organiser nos luttes. Le n&#233;olib&#233;ralisme, compris ici comme une nouvelle phase du capitalisme, poursuit sa croisade. Aucune sph&#232;re n'&#233;chappe &#224; son emprise. N'est-il pas opportun, en cette &#232;re marqu&#233;e par l'h&#233;g&#233;monie du n&#233;olib&#233;ralisme, de renouveler nos analyses sur la ville et surtout de repenser nos luttes ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les villes n&#233;olib&#233;rales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les villes sont aujourd'hui des lieux strat&#233;giques sur lesquels s'appuie le n&#233;olib&#233;ralisme (entendu ici comme un processus de restructurations du capitalisme mondialis&#233; qui repose sur des arrangements institutionnels et politiques et qui s'articulent &#224; diff&#233;rentes &#233;chelles, d'o&#249; les liens entre le global, le national et le local) et par lesquels il se d&#233;ploie. Sur la sc&#232;ne municipale qu&#233;b&#233;coise, le discours n&#233;olib&#233;ral est diffus et parfois difficile &#224; cerner. &#192; Montr&#233;al par exemple, il est port&#233; par plusieurs acteurs, dont le gouvernement f&#233;d&#233;ral, le gouvernement du Qu&#233;bec, la Ville de Montr&#233;al et les &#233;lites politiques et &#233;conomiques. On pense aussi &#224; des acteurs publics comme Montr&#233;al International et la Soci&#233;t&#233; du Havre. Ou encore &#224; la Chambre de commerce du Montr&#233;al m&#233;tropolitain. Chacun &#224; leur fa&#231;on, ces acteurs insistent sur la n&#233;cessit&#233; de faire en sorte que la ville soit plus comp&#233;titive et plus performante pour mieux la positionner sur la sc&#232;ne internationale. Sous pr&#233;texte de rendre la ville plus attrayante pour les investisseurs, ils font la promotion de la privatisation des espaces, des &#233;quipements et des infrastructures et encouragent, voire imposent, la mise en place des PPP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces promoteurs ont &#233;galement saisi l'importance du r&#244;le de l'urbanisme et de l'am&#233;nagement dans les grandes m&#233;tropoles du monde. C'est pourquoi ils misent de plus en plus sur la pr&#233;sence de grands projets ou de m&#233;ga &#233;quipements comme les centres hospitaliers universitaires. Le d&#233;funt projet du d&#233;m&#233;nagement du Casino aux bassins Peel &#224; Montr&#233;al s'inscrivait dans cette tendance. Port&#233; par Loto Qu&#233;bec et le Cirque du Soleil, il comprenait une m&#233;ga salle de spectacle, un h&#244;tel tr&#232;s luxueux, des petits commerces et des bassins ouverts &#224; la navigation. L'extension des centres-villes s'imposent &#233;galement pour r&#233;pondre au besoin d'espace des grandes corporations ou des promoteurs, avides de plus de profits, d'o&#249; des projets comme celui de la Ville de Gatineau ou le nouvel am&#233;nagement de la rue Peel &#224; Montr&#233;al qui &#233;tend le centre-ville vers le Sud Ouest. &#192; cela s'ajoute la &lt;i&gt;condominiumisation&lt;/i&gt; de la ville et ce qui l'accompagne, la gentrification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces transformations sont justifi&#233;es par des objectifs li&#233;s &#224; de meilleurs rendements, de meilleures performances en mati&#232;re de gestion et de planification urbaines, et par la rentabilit&#233; et le profit. Mais ce discours n'est pas toujours facile &#224; identifier, car il est enrob&#233; d'un emballage faisant la promotion du partenariat et d'une gouvernance qui associe non seulement le milieu des affaires, mais &#233;galement une frange du milieu syndical et du milieu communautaire. Le projet autour du quartier des spectacles &#224; Montr&#233;al n'a-t-il pas r&#233;ussi &#224; y associer la Soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement Angus et &#201;quiterre par exemple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compl&#233;ter l'&#233;quation, il faut prot&#233;ger ce &#171; projet de la ville &#187; d'o&#249; la &#171; s&#233;curisation &#187; ou la &#171; policiarisation &#187; par la mise en place de dispositifs de s&#233;curit&#233; combinant la pr&#233;sence de cam&#233;ras cach&#233;es, comme c'est le cas dans le Quartier latin &#224; Montr&#233;al, l'implantation des polices de quartier ou encore des mesures adopt&#233;es par les services policiers pour mieux &#233;loigner tous les marginaux, sans-abri et jeunes squeegees. Ne s'agit-il pas l&#224; d'une autre forme de privatisation des espaces ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Villes n&#233;olib&#233;rales et &#201;tat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour ainsi prendre forme, la ville n&#233;olib&#233;rale n&#233;cessite de nouveaux arrangements institutionnels qui sont venus au Qu&#233;bec par le biais de la r&#233;forme municipale au d&#233;but des ann&#233;es 2000. Cette r&#233;organisation, qui a entra&#238;n&#233; une nouvelle configuration institutionnelle, constituait une pi&#232;ce n&#233;cessaire &#224; ce projet. D'une part, elle r&#233;pondait &#224; des objectifs de rationalisation, d'&#233;conomies d'&#233;chelle par la r&#233;duction du nombre de municipalit&#233;s et la fusion de certains des services qu'elles offrent sur l'ensemble du territoire qu&#233;b&#233;cois. D'autre part, elle pr&#233;parait le terrain &#224; une &#233;ventuelle d&#233;centralisation de pouvoirs vers les municipalit&#233;s. Enfin, &#224; Montr&#233;al et dans d'autres villes, elle ouvrait la porte &#224; la tarification de certains services. &#192; l'&#233;chelle provinciale, l'adoption des lois 60, 61 et 62, autorisant la mise en place de l'Agence des partenariats public-priv&#233; du Qu&#233;bec et de la Soci&#233;t&#233; de financement des infrastructures locales du Qu&#233;bec par exemple, proc&#233;dait elle aussi de ces arrangements n&#233;cessaires &#224; la n&#233;olib&#233;ralisation des villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette offensive n&#233;olib&#233;rale qui souffle sur nos villes n'&#233;pargne aucun domaine, qu'il s'agisse d'&#233;quipements, d'infrastructures, de transport, d'habitation ou de services ou d'am&#233;nagement. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de repolitiser les enjeux urbains et surtout celle d'opposer notre projet. La construction d'un contre-pouvoir, c'est-&#224;-dire d'un projet de la ville qui serait inclusive, &#233;galitaire, &#233;cologique et d&#233;mocratique, passe par l'appropriation de la ville par les citoyennes. C'est un appel &#224; prendre les cl&#233;s de la ville !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne Latendresse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre du Groupe de travail sur la d&#233;mocratie municipale et la citoyennet&#233; du Centre d'&#233;cologie urbaine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Sortir &#231;a du public &#187;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Sortir-ca-du-public</link>
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		<dc:date>2008-08-22T23:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre J. Hamel</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Hamel, Pierre J. </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De plus en plus, les voix bien pensantes de l'&#233;conomie n&#233;olib&#233;rale canadienne s'&#233;l&#232;vent pour obliger les municipalit&#233;s &#224; avoir recours au PPP. Le ministre des Finances Jim Flaherty affirmait publiquement vouloir le faire en 2006, alors que l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al y consacrait un bulletin entier en septembre dernier. Un rapport command&#233; par la F&#233;d&#233;ration canadienne des municipalit&#233;s met en garde contre les dangers de ce projet. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien qu'ils ne se r&#233;duisent pas &#224; cette seule (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-droit-a-la-ville-" rel="directory"&gt;Dossier : Le droit &#224; la ville&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Hamel-Pierre-J-+" rel="tag"&gt;Hamel, Pierre J. &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De plus en plus, les voix bien pensantes de l'&#233;conomie n&#233;olib&#233;rale canadienne s'&#233;l&#232;vent pour obliger les municipalit&#233;s &#224; avoir recours au PPP. Le ministre des Finances Jim Flaherty affirmait publiquement vouloir le faire en 2006, alors que l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al y consacrait un bulletin entier en septembre dernier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'IEDM fait dans ce bulletin la promotion d'un programme qui &#171; pourrait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un rapport command&#233; par la F&#233;d&#233;ration canadienne des municipalit&#233;s met en garde contre les dangers de ce projet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On trouvera un rapport r&#233;cent sur les PPP r&#233;dig&#233; par Pierre J. Hamel &#224; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien qu'ils ne se r&#233;duisent pas &#224; cette seule dimension, les partenariats public-priv&#233; (PPP) participent d'un mouvement politique beaucoup plus large visant minimalement &#224; la d&#233;politisation du processus de d&#233;cision publique, aspect important sur lequel je voudrais attirer l'attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ceux qui y ont un int&#233;r&#234;t personnel, la plupart des partisans de la formule des PPP sont sinc&#232;rement persuad&#233;s que tout irait mieux dans le meilleur des mondes si les politiciens avaient moins de pouvoir et sur moins de choses. Selon leur point de vue, les politiciens sont soit corrompus, soit incomp&#233;tents en ce sens qu'ils sont proprement incapables de prendre des d&#233;cisions justes selon les int&#233;r&#234;ts fondamentaux et &#224; long terme de leurs &#233;lecteurs. D'une part, pi&#233;g&#233;s par l'obsession de leur r&#233;&#233;lection, les politiciens seraient en quelque sorte condamn&#233;s &#224; se livrer &#224; des contorsions bassement &#233;lectoralistes ; d'autre part, emp&#234;tr&#233;s dans beaucoup trop de dossiers concurrents, il leur serait humainement impossible de maintenir le cap sur des objectifs clairs, dans le cadre d'une vision int&#233;gr&#233;e et enti&#232;rement orient&#233;e vers l'int&#233;r&#234;t public r&#233;el, &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux de ces tenants d'une droite qui s'assume, il faut donc casser la machine &#224; d&#233;penser en rond et de fa&#231;on inefficace. Une &#171; solution &#187; classique est de retirer un service &#224; la responsabilit&#233; des &#233;lus pour le confier &#224; une &#171; &lt;i&gt;special purpose authority&lt;/i&gt; &#187; ; ces organismes unifonctionnels sont th&#233;oriquement contr&#244;l&#233;s par des &#171; experts &#187; non &#233;lus mais nomm&#233;s, disposant d'une enveloppe budg&#233;taire prot&#233;g&#233;e, tenue &#224; l'abri de toute autre consid&#233;ration, et qui alloueront le budget leur &#233;tant confi&#233; avec uniquement en t&#234;te la p&#233;rennisation du meilleur service possible. Cette fa&#231;on de faire est tr&#232;s fr&#233;quente aux &#201;tats-Unis, o&#249; il est de bon ton de se m&#233;fier des politiciens en entravant leur marge de man&#339;uvre. C'est un peu la strat&#233;gie adopt&#233;e par le gouvernement f&#233;d&#233;ral pour g&#233;rer les ports et les a&#233;roports et c'est, semble-t-il, l'orientation du gouvernement du Qu&#233;bec pour solutionner les probl&#232;mes en mati&#232;re de ponts, viaducs et autres infrastructures routi&#232;res. En fait, on voit constamment r&#233;appara&#238;tre des revendications semblables, port&#233;es par des lobbies qui se sentent oubli&#233;s ou flou&#233;s par les processus politiques, visant &#224; &#171; sortir du politique &#187;, &#224; retirer des mains politiciennes le pouvoir de g&#233;rer des dossiers comme celui des investissements en sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On refuse alors aux &#233;lus le pouvoir de proc&#233;der &#224; des arbitrages proprement politiques qui, un jour ou l'autre, conduisent forc&#233;ment &#224; des r&#233;ajustements de priorit&#233;s. En fait, en gelant la dotation d'enveloppes prot&#233;g&#233;es, on proc&#232;de une fois pour toutes et &#171; pour toujours &#187; &#224; un arbitrage &#171; final &#187; et on fixe &#171; &#224; jamais &#187; une r&#233;partition des moyens entre diverses fonctions assum&#233;es par les gouvernements. Parfois, plut&#244;t que d'assurer une enveloppe budg&#233;taire &#224; m&#234;me les recettes publiques g&#233;n&#233;rales, on conc&#232;de &#224; l'une de ces agences sp&#233;cifiquement charg&#233;e d'une responsabilit&#233; particuli&#232;re le produit d'un imp&#244;t, en tout ou en partie, sans qu'il soit possible d'en transf&#233;rer une partie vers d'autres postes budg&#233;taires (comme les vilains politiciens ne manqueraient pas de le faire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu dans la m&#234;me perspective que les PPP permettent, en principe, de garantir une plus grande r&#233;gularit&#233; des investissements, dans la mesure o&#249; le contrat &#171; b&#233;tonne &#187; le financement d'un service et son rythme d'investissement. Par exemple, en d&#233;but de contrat, les partenaires peuvent convenir du niveau auquel les investissements devront &#234;tre maintenus (tout en tol&#233;rant quelques variations), en fixant par exemple un seuil minimal ou en &#233;tablissant une cible en ce qui a trait au niveau minimal de qualit&#233; &#224; conserver, ou en d&#233;finissant des seuils de d&#233;t&#233;rioration au-del&#224; desquels la situation serait inacceptable. Plus g&#233;n&#233;ralement, les promoteurs de la formule des PPP pr&#233;tendent que, dans le cadre m&#234;me de la poursuite de ses propres int&#233;r&#234;ts, le partenaire priv&#233; aurait tout avantage &#224; agir &#171; en bon p&#232;re de famille &#187; et &#224; se contraindre de lui-m&#234;me &#224; respecter non seulement la lettre mais m&#234;me l'esprit du partenariat. Mais cet espoir de garantir un rythme d'investissement r&#233;gulier r&#233;siste difficilement devant l'examen de plusieurs cas concrets&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la note pr&#233;c&#233;dente.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, on nie aux &#233;lus et &#224; leurs fonctionnaires la capacit&#233; et le droit de proc&#233;der &#224; des arbitrages, de faire des choix entre des priorit&#233;s toujours toutes plus prioritaires les unes que les autres : on conteste l'id&#233;e m&#234;me de faire et de refaire des choix politiques, au gr&#233; de la conjoncture. C'est tout juste si on conc&#232;de aux &#233;lus le droit de cr&#233;er ces agences ou d'octroyer des contrats de PPP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant qu'&#224; massacrer la d&#233;mocratie, il y aurait mieux encore : ce serait que l'&#201;tat se retire compl&#232;tement de pratiquement tout, sauf le fait de d&#233;clarer la guerre (en laissant &#224; des entreprises le soin d'embaucher des mercenaires) et de voter des lois, et encore. La meilleure strat&#233;gie est alors de laisser la main invisible du March&#233; faire le bonheur de l'humanit&#233;, toutes les fois que c'est possible. Autrement, les PPP sont tout de m&#234;me un bon deuxi&#232;me choix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'IEDM fait dans ce bulletin la promotion d'un programme qui &#171; &lt;i&gt;pourrait pr&#233;voir un recours plus important &#224; des fournisseurs priv&#233;s pour les services municipaux et encourager, voire rendre obligatoire, la mise en concurrence d'un grand nombre de services actuellement pris en charge par les administrations publiques locales&lt;/i&gt; &#187;. &#192; lire en tapant dans son fureteur les mots : IEDM et services municipaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On trouvera un rapport r&#233;cent sur les PPP r&#233;dig&#233; par Pierre J. Hamel &#224; la demande de la F&#233;d&#233;ration canadienne des municipalit&#233;s en tapant dans son fureteur les mots : INRS PPP.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la note pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre J. Hamel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation, culture et soci&#233;t&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand les villes se rebiffent...</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-les-villes-se-rebiffent</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Quand-les-villes-se-rebiffent</guid>
		<dc:date>2008-08-21T23:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La menace venait de loin. De tr&#232;s loin. D'une organisation internationale qui avait toutes les apparences de la respectabilit&#233;. L'Organisation mondiale du commerce (OMC) avait mis sur pied un accord aux ambitions gigantesques, l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), visant &#224; lib&#233;raliser progressivement tout le secteur des services. Sourdes aux promesses de prosp&#233;rit&#233; et aux garanties diverses qu'on leur donnait &#224; r&#233;p&#233;tition sur le respect de leurs comp&#233;tences et de leurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-droit-a-la-ville-" rel="directory"&gt;Dossier : Le droit &#224; la ville&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La menace venait de loin. De tr&#232;s loin. D'une organisation internationale qui avait toutes les apparences de la respectabilit&#233;. L'Organisation mondiale du commerce (OMC) avait mis sur pied un accord aux ambitions gigantesques, l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), visant &#224; lib&#233;raliser progressivement tout le secteur des services. Sourdes aux promesses de prosp&#233;rit&#233; et aux garanties diverses qu'on leur donnait &#224; r&#233;p&#233;tition sur le respect de leurs comp&#233;tences et de leurs pouvoirs, de nombreuses municipalit&#233;s du Qu&#233;bec, du Canada et d'Europe se sont rebiff&#233;es. Elles se sont prononc&#233;es contre l'AGCS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, l'AGCS a inqui&#233;t&#233; les pays du Sud. Ceux-ci, durement &#233;prouv&#233;s par les plans d'ajustement structurel impos&#233;s par le Fonds mon&#233;taire international (FMI) et la Banque mondiale, avaient d&#233;j&#224; r&#233;duit consid&#233;rablement leurs services publics. L'AGCS ouvrirait encore plus grand les portes aux compagnies de services &#233;trang&#232;res. Le secteur des services est particuli&#232;rement important, puisqu'il comporte des enjeux essentiels pour les communaut&#233;s : en touchant la sant&#233;, l'&#233;ducation, la culture, la distribution de l'eau, la finance et l'ing&#233;nierie, les services concernent l'organisation m&#234;me de la soci&#233;t&#233;, dans ce qu'elle a de plus vital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'in&#233;galit&#233; entre le Nord et le Sud devient particuli&#232;rement flagrante dans le secteur des services. Touch&#233;s de plein fouet par les plans d'ajustement structurel, ces pays n'ont pu d&#233;velopper des entreprises pr&#234;tes &#224; rivaliser avec celles du Nord. Ces derni&#232;res, qui se sont le plus souvent d&#233;velopp&#233;es sous le protectionnisme de l'&#201;tat, piaffent maintenant d'impatience de se trouver des nouveaux march&#233;s. Une lib&#233;ralisation des services ne ferait que dramatiser la situation. N'ayant rien &#224; gagner, et craignant un in&#233;vitable d&#233;ferlement des entreprises du Nord, on comprend que les pays du Sud aient affirm&#233; leur r&#233;probation face &#224; l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un rejet fortement partag&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays du Nord, la r&#233;sistance &#224; l'AGCS semblait moins &#233;vidente, puisque de grandes entreprises d'Europe et d'Am&#233;rique du Nord profiteraient &#224; plein de l'accord. Mais lorsque le lien a &#233;t&#233; fait entre l'AGCS et la lib&#233;ralisation progressive des services publics, une opposition a commenc&#233; &#224; s'organiser, dont l'un des principaux p&#244;les a &#233;t&#233; la r&#233;action de refus de nombreuses villes canadiennes et europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;canisme de n&#233;gociation dans l'AGCS donne tous les pouvoirs aux minist&#232;res du Commerce ext&#233;rieur, qui doivent cependant consulter, dans leur pays, les diff&#233;rents niveaux de gouvernement concern&#233;s par les ententes. La r&#233;alit&#233; des n&#233;gociations est cependant autre : les tractations sont complexes, secr&#232;tes, effectu&#233;es &#224; huis clos. Leur r&#233;sultat est accept&#233; comme tel. Pas de d&#233;bats publics &#224; leur sujet ou d'approbations par le Parlement. Et les ententes sont quasiment irr&#233;versibles : elles sont si solidement cadenass&#233;es que peu de pays oseront revenir sur leur d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les villes administrent de nombreux services : les aqueducs, la planification du territoire, les activit&#233;s culturelles, les biblioth&#232;ques, la cueillette des ordures, le stationnement, etc. Ces secteurs pourraient se voir progressivement lib&#233;ralis&#233;s &#224; la suite des n&#233;gociations auxquelles la participation des villes est loin d'&#234;tre garantie. De plus, l'AGCS pourrait permettre de s'attaquer &#224; des r&#233;glementations consid&#233;r&#233;es &#171; obstacles au commerce &#187;, comme l'interdiction de certains pesticides ou un zonage jug&#233; trop contraignant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des citoyenNEs, regroup&#233;es entre autres au sein du Conseil des Canadiens au Canada anglais et autour d'ATTAC au Qu&#233;bec et en Europe, ont pris conscience des dangers de l'AGCS d'un point de vue global, mais aussi du point de vue des municipalit&#233;s. Ils ont amorc&#233; une campagne, s'adressant aux &#233;lues municipaux, avec deux objectifs : prot&#233;ger les services des lib&#233;ralisations ; et sensibiliser les &#233;lus les plus proches des citoyennes contre des ententes n&#233;goci&#233;es par des gouvernements nationaux davantage tourn&#233;s vers les int&#233;r&#234;ts des grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000, la ville de Vancouver, puis plus de 60 villes au Canada, dont Toronto, Ottawa et Halifax, demandaient au gouvernement canadien l'exemption de l'AGCS. Notre gouvernement a fermement refus&#233;, mais un mouvement de protestation &#233;tait en marche. L'id&#233;e a &#233;t&#233; reprise par les Europ&#233;ens. Comme ceux-ci n'esp&#233;raient pas &#234;tre entendus de la toute puissante Commission europ&#233;enne, les militantes ont encourag&#233; leurs villes, communes et r&#233;gions &#224; se d&#233;clarer &#171; hors AGCS &#187;. Ce geste politique permettait d'affirmer clairement sa r&#233;probation face &#224; un accord qualifi&#233; &#224; juste titre de non d&#233;mocratique. En France seulement, plus de 700 villes ont fait cette d&#233;claration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, en lien avec une campagne d'ATTAC-Qu&#233;bec, plusieurs villes ont adopt&#233; des d&#233;clarations contre l'AGCS. Elles affirmaient leur volont&#233; de maintenir leur capacit&#233; de l&#233;gif&#233;rer et de conserver le contr&#244;le des services offerts par les pouvoirs locaux. Ces d&#233;clarations ont &#233;t&#233; adopt&#233;es par plus de 30 villes, dont Montr&#233;al et Qu&#233;bec, et par les deux associations de municipalit&#233;s au Qu&#233;bec&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La F&#233;d&#233;ration qu&#233;b&#233;coise des municipalit&#233;s et l'Union des municipalit&#233;s du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des services publics pour l'&#233;quit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certains observateurs ont dout&#233; de la valeur de ces r&#233;solutions. L'attitude contradictoire de certaines villes, qui adoptaient une d&#233;claration contre l'AGCS d'une part, mais voyaient elles-m&#234;mes &#224; la privatisation de certains services, semblait leur donner raison. Une pareille d&#233;claration pouvait servir &#224; contenter certains &#233;lecteurs, alors que le sous-financement des villes et le courant id&#233;ologique dominant offraient mille et une raisons pour ouvrir largement les portes &#224; l'entreprise priv&#233;e. Certaines villes ont m&#234;me adopt&#233; des d&#233;clarations contre l'AGCS sans avoir clairement compris de quoi il s'agissait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en reste pas moins que les militantes ayant soutenu cette campagne peuvent se r&#233;jouir. Leurs actions ont eu une grande valeur p&#233;dagogique : elles ont permis de faire comprendre &#224; des &#233;lues municipaux les cons&#233;quences de l'AGCS, mais aussi de la privatisation et des accords commerciaux en g&#233;n&#233;ral. De nombreux militantes se sont form&#233;s, se sont appropri&#233; ces sujets de prime abord r&#233;barbatifs, mais essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France et en Europe, plusieurs villes d&#233;clar&#233;es &#171; hors AGCS &#187; se sont unies pour donner une suite &#224; leurs r&#233;solutions. Elles ont form&#233;, &#224; Li&#232;ge en 2005, la Convention internationale des collectivit&#233;s locales pour la promotion des services publics &#224; la suite d'une premi&#232;re rencontre &#224; Bobigny en 2004. Cette convention cr&#233;e un lieu de rassemblement tr&#232;s ouvert et r&#233;unit &#224; la fois des &#233;lues municipaux, des syndiqu&#233;es et des membres d'associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement des villes contre l'AGCS semble s'&#234;tre &#233;teint depuis la suspension du cycle de Doha &#224; l'OMC. Puisque les n&#233;gociations n'avancent plus, la menace contre les services publics par le biais de l'AGCS n'est plus aussi visible. Les observateurs attribuent unanimement l'&#233;chec des n&#233;gociations &#224; l'incapacit&#233; des membres de l'OMC de s'entendre sur les questions de l'agriculture. Les services ne sont pas cit&#233;s comme facteur de m&#233;sentente. Pourtant, le mouvement des villes contre l'AGCS, conjointement avec les actions de nombreux syndicats et associations notamment dans les secteurs de l'&#233;ducation, de l'eau et de la culture, a eu comme r&#233;sultat de montrer les effets n&#233;fastes de l'accord et, d'une certaine mani&#232;re, de d&#233;l&#233;gitimer le travail des n&#233;gociateurs : la lib&#233;ralisation des services ne peut plus &#234;tre vue comme un nouvel eldorado, ainsi qu'on nous le promettait ; elle est d&#233;sormais ouvertement d&#233;sapprouv&#233;e, tant par des citoyenNEs que par des &#233;luEs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les menaces de privatisation des services municipaux ne sont pas disparues pour autant. Et de nouveaux accords bilat&#233;raux, ou entre provinces, comme le TILMA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Trade, Investment and Labour Mobility Agreement, actuellement n&#233;goci&#233; entre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, continueront &#224; faire pression en faveur des lib&#233;ralisations. Il sera donc n&#233;cessaire aux citoyens des villes qui se sont prononc&#233;es contre l'AGCS, de rappeler &#224; leurs &#233;lues leur engagement. Et par-dessus tout, il leur faudra insister sur la n&#233;cessit&#233; d'offrir de bons services publics, qui resteront, quoi qu'on en dise, l'un des meilleurs moyens de traiter touTEs les citoyenNEs &#233;quitablement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La F&#233;d&#233;ration qu&#233;b&#233;coise des municipalit&#233;s et l'Union des municipalit&#233;s du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Trade, Investment and Labour Mobility Agreement&lt;/i&gt;, actuellement n&#233;goci&#233; entre la Colombie-Britannique et l'Alberta, et qui soul&#232;ve l'opposition de plusieurs municipalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Vaillancourt&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;centralisation et d&#233;mocratie urbaine</title>
		<link>https://www.ababord.org/Decentralisation-et-democratie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Decentralisation-et-democratie</guid>
		<dc:date>2008-08-20T23:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dimitri Roussopoulos</dc:creator>


		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Roussopoulos, Dimitri</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;centralisation, entendue ici comme un remodelage de l'&#201;tat, a longtemps &#233;t&#233; per&#231;ue et revendiqu&#233;e par les mouvements sociaux comme un moyen de valoriser la d&#233;mocratie, de rapprocher des citoyens et des citoyennes le pouvoir, les lieux de d&#233;cisions, les services publics ainsi que les possibilit&#233;s de contr&#244;ler le d&#233;veloppement r&#233;gional et local. Au Qu&#233;bec, dans un contexte o&#249; le n&#233;olib&#233;ralisme domine, quelle forme prend la d&#233;centralisation et quels int&#233;r&#234;ts sert-elle ? Contribue-t-elle au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-droit-a-la-ville-" rel="directory"&gt;Dossier : Le droit &#224; la ville&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Roussopoulos-Dimitri-+" rel="tag"&gt;Roussopoulos, Dimitri&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;centralisation, entendue ici comme un remodelage de l'&#201;tat, a longtemps &#233;t&#233; per&#231;ue et revendiqu&#233;e par les mouvements sociaux comme un moyen de valoriser la d&#233;mocratie, de rapprocher des citoyens et des citoyennes le pouvoir, les lieux de d&#233;cisions, les services publics ainsi que les possibilit&#233;s de contr&#244;ler le d&#233;veloppement r&#233;gional et local. Au Qu&#233;bec, dans un contexte o&#249; le n&#233;olib&#233;ralisme domine, quelle forme prend la d&#233;centralisation et quels int&#233;r&#234;ts sert-elle ? Contribue-t-elle au renforcement de la d&#233;mocratie aux &#233;chelles r&#233;gionale ou locale ? Est-il possible pour les citoyennes, organis&#233;s ou non, d'occuper les espaces politiques pour mieux faire valoir leurs int&#233;r&#234;ts, voire pour exp&#233;rimenter de nouvelles pratiques en mati&#232;re de d&#233;veloppement local et de d&#233;mocratie participative ? Quelles conditions cela n&#233;cessite-t-il ? Quels sont les principaux enjeux de ce processus de reconfiguration politique et quels d&#233;fis se posent aux mouvements sociaux en termes de revendications et de strat&#233;gies ? &#192; quelles nouvelles exigences les mouvements sociaux sont-ils confront&#233;s ? De Montr&#233;al, elle-m&#234;me d&#233;centralis&#233;e vers ses arrondissements, aux int&#233;r&#234;ts du monde rural en passant par Trois-Rivi&#232;res, quatre militants ancr&#233;s dans des r&#233;alit&#233;s diff&#233;rentes ont bien voulu r&#233;pondre &#224; ces grandes questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est en tant que militant que j'ai travers&#233; l'&#226;ge noir de l'autoritarisme du maire Jean Drapeau. Et je veux ici t&#233;moigner de l'&#233;volution de la question de la d&#233;centralisation &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maire Drapeau a finalement d&#251; quitter le pouvoir en 1986. En pleine campagne &#233;lectorale, alors que les sondages indiquaient une nette victoire du parti du Rassemblement des citoyens de Montr&#233;al (RCM), une propagande antigauche est lanc&#233;e par la droite montr&#233;alaise, martelant que les conseils de quartier propos&#233;s par le RCM deviendraient de r&#233;elles enclaves sovi&#233;tiques. Dans ce climat, Jean Dor&#233; et le conseil g&#233;n&#233;ral du RCM ont remis &#224; plus tard le projet de d&#233;centralisation qui &#233;tait pourtant au programme du parti. Durant les huit ann&#233;es au pouvoir du RCM, on a assist&#233; &#224; plusieurs consultations publiques qui sont toutefois demeur&#233;es consultatives sans jamais devenir d&#233;cisionnelles. Les organisations communautaires se sont distanci&#233; rapidement du RCM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au royaliste suivant, l'autoritaire Pierre Bourque, sa plateforme &#233;lectorale comprenait ni plus ni moins que l'abolition de la consultation publique. Huit ann&#233;es de m&#233;contentement croissant parmi les militantes du milieu communautaire ont donn&#233; lieu &#224; de larges coalitions r&#233;clamant une r&#233;forme urbaine incluant la consultation publique, la d&#233;centralisation du processus de prise de d&#233;cisions et une d&#233;mocratie plus forte. Cette frustration a &#233;ventuellement donn&#233; lieu &#224; la Commission Tremblay, qui a d&#251; r&#233;pondre au d&#233;sir des citoyennes de renforcer la d&#233;mocratie. Cet exercice a influenc&#233; G&#233;rald Tremblay qui a form&#233; un nouveau parti politique et s'est pr&#233;sent&#233; comme candidat &#224; la mairie de Montr&#233;al en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des 30 derni&#232;res ann&#233;es, les Montr&#233;alaisEs et la gauche urbaine ont fait pression pour une reconfiguration du pouvoir politique de notre ville. Il est bon de rappeler que notre H&#244;tel de Ville &#233;tait dirig&#233;, il n'y a pas si longtemps, par un comit&#233; ex&#233;cutif restreint et un maire aux nombreux pouvoirs discr&#233;tionnaires. Qui plus est, l'imposition par le Parti qu&#233;b&#233;cois du projet &#171; une &#238;le, une ville &#187; a provoqu&#233; l'implosion des forces populaires, incluant celles de la Ville de Montr&#233;al ant&#233;rieure, repr&#233;sent&#233;es par le RCM et la gauche urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; au pouvoir, le maire Tremblay a tent&#233; de ramasser les pots cass&#233;s. La r&#233;forme institutionnelle &#224; laquelle nous avons assist&#233; est incompl&#232;te. Divers motifs expliquent l'autonomie consid&#233;rable accord&#233;e aux anciennes villes et aux anciens quartiers de la ville centre. Toutefois, un aspect important, que nous de la gauche ne cesserons de revendiquer, a &#233;t&#233; &#233;cart&#233; : une d&#233;centralisation accompagn&#233;e d'une v&#233;ritable d&#233;mocratisation. &#192; l'heure actuelle, le r&#233;sultat est in&#233;gal et engendre un syst&#232;me complexe suscitant de vives r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voie mise de l'avant par la gauche urbaine tentait pour sa part de juxtaposer d&#233;centralisation et d&#233;mocratisation des nouveaux arrondissements ; l'une et l'autre devant se renforcer mutuellement. Malgr&#233; cela, le processus des d&#233;fusions municipales a men&#233; au d&#233;veloppement in&#233;gal que l'on constate aujourd'hui et qui provoque tant de dol&#233;ances. De plus, certains maires et &#233;quipes d'arrondissement n'ont pas eu &#224; d&#233;velopper une culture d&#233;mocratique puisque la d&#233;centralisation, telle que pratiqu&#233;e, leur permet de garder le pouvoir sans le redistribuer aux citoyennes. Aujourd'hui, Montr&#233;al s'apparente &#224; une f&#233;d&#233;ration d'arrondissements, ce qui pourrait &#234;tre positif, mais sans d&#233;mocratisation, nous restons dans une balkanisation de la ville. Nous assistons pr&#233;sentement &#224; une attaque importante contre la d&#233;centralisation qui provient d'une kyrielle d'&#233;ditorialistes de la presse marchande, de bureaucrates municipaux centralisateurs, d'&#233;l&#233;ments de droite au sein du comit&#233; ex&#233;cutif et autres Benoit Labont&#233; repr&#233;sentant le grand capital. Les m&#233;contentements viennent &#233;galement de certains acteurs de la soci&#233;t&#233; civile, pour qui certaines politiques publiques doivent &#234;tre transversales. Ils basculent ainsi dans une interpr&#233;tation centralisatrice de la sociale-d&#233;mocratie qui est aujourd'hui r&#233;volue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, ceux parmi nous qui avaient plaid&#233; au cours des derni&#232;res d&#233;cennies pour une d&#233;centralisation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'histoire de la d&#233;centralisation est peu connue dans notre soci&#233;t&#233; qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ont fait la promotion de la d&#233;mocratisation de nos arrondissements. L'une ne peut aller sans l'autre, autrement on assiste au renforcement du pouvoir des &#233;lus locaux. Parfois des alliances avec des &#233;lues progressistes sont n&#233;cessaires. &#192; peine un an apr&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir, le conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal, sous la pr&#233;sidence de Helen Fotopulos, a command&#233; une &#233;tude sur la d&#233;mocratisation des politiques. Cette &#233;tape a &#233;t&#233; importante pour l'affirmation des orientations en mati&#232;re de d&#233;mocratie participative de l'arrondissement Plateau Mont-Royal &#224; Montr&#233;al. Parmi les r&#233;sultats, le conseil d'arrondissement du Plateau a pr&#233;sent&#233; une r&#233;solution contre la guerre en Irak, largement appuy&#233;e par le Conseil de ville, et une r&#233;solution contre la privatisation de l'eau, encore une fois soutenue par la ville centre. L'arrondissement a aussi implant&#233; bon nombre de commissions citoyennes dont le d&#233;roulement et les r&#233;sultats ont d&#233;pass&#233; le seul pouvoir repr&#233;sentatif dont disposent les &#233;lues. Et, depuis deux ans, le budget participatif semble avoir atteint un air d'aller offrant un espace politique &#224; quiconque veut prendre part &#224; un exercice d&#233;lib&#233;ratif pour d&#233;terminer les orientations du budget d'une partie du programme triennal d'immobilisation de 1,5 million de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Plateau n'est pas une utopie politique. Pas plus que nous vivons une r&#233;elle d&#233;mocratie participative. N&#233;anmoins, par la d&#233;termination de militantes et d'organisations communautaires, combin&#233;e &#224; un leadership du conseil d'arrondissement tout autant d&#233;vou&#233; &#224; l'enracinement d&#233;mocratique, nous cheminons, lentement mais s&#251;rement, vers une nouvelle culture d&#233;mocratique &#224; Montr&#233;al. Une telle am&#233;lioration est n&#233;cessaire autant &#224; la structure politique de la ville qu'&#224; celle des r&#233;gions. La centralisation ne peut r&#233;pondre &#224; un tel besoin. Les progr&#232;s accomplis au Plateau auraient &#233;t&#233; impossibles sans la loi 33 ayant men&#233; &#224; la d&#233;centralisation. Laissons-les autres en faire autant, et pr&#233;parons-nous &#224; leur faire b&#233;n&#233;ficier de notre exp&#233;rience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'histoire de la d&#233;centralisation est peu connue dans notre soci&#233;t&#233; qui elle, au contraire, met de l'avant &#171; l'efficacit&#233; centralis&#233;e &#187;. Dans sa brillante &#339;uvre, Mildred J. Loomis analyse comment la d&#233;centralisation, l&#224; o&#249; elle a exist&#233;, a encourag&#233; l'autosuffisance, l'agriculture biologique, les droits des consommateurs, les coop&#233;ratives et entreprises autog&#233;r&#233;es, la gestion &#233;cologique des ressources naturelles, l'&#233;ducation progressiste, les syst&#232;mes bancaires &#233;quitables et le d&#233;veloppement &#233;conomique communautaire. Il faut donc avoir confiance au peuple.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimitri Roussopoulos&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;centralisation vers les villes</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-decentralisation-vers-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-decentralisation-vers-les</guid>
		<dc:date>2008-08-19T23:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Fran&#231;ois Aubin</dc:creator>


		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Aubin, Jean-Fran&#231;ois </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Est-ce que la d&#233;centralisation telle que nous la connaissons actuellement au Qu&#233;bec est une opportunit&#233; &#224; saisir ou un &#233;norme pi&#232;ge dans lequel nous allons nous engouffrer ? Voil&#224; une question cruciale &#224; laquelle nous ne pouvons r&#233;pondre sans approfondir certaines interrogations soulev&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une premi&#232;re question porte sur l'origine m&#234;me de cette d&#233;centralisation. S'agit-il du r&#233;sultat des luttes men&#233;es pour une d&#233;mocratie locale, pour une plus grande participation citoyenne et pour une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Aubin-Jean-Francois-+" rel="tag"&gt;Aubin, Jean-Fran&#231;ois &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Est-ce que la d&#233;centralisation telle que nous la connaissons actuellement au Qu&#233;bec est une opportunit&#233; &#224; saisir ou un &#233;norme pi&#232;ge dans lequel nous allons nous engouffrer ? Voil&#224; une question cruciale &#224; laquelle nous ne pouvons r&#233;pondre sans approfondir certaines interrogations soulev&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re question porte sur l'origine m&#234;me de cette d&#233;centralisation. S'agit-il du r&#233;sultat des luttes men&#233;es pour une d&#233;mocratie locale, pour une plus grande participation citoyenne et pour une appropriation du pouvoir au niveau local ? S'agit-il d'un &#233;l&#233;ment de plus dans une vaste strat&#233;gie n&#233;olib&#233;rale qui consiste &#224; d&#233;l&#233;guer au palier local plusieurs responsabilit&#233;s sans aucun moyen financier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il s'agit un peu des deux. La d&#233;centralisation que nous connaissons actuellement est &#224; la fois le r&#233;sultat d'une tentative de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois de se d&#233;charger de responsabilit&#233;s, tout en tentant de conserver les pouvoirs principaux, et &#224; la fois le r&#233;sultat des luttes de milliers de personnes et d'organisations qui r&#233;clament depuis longtemps d'avoir une prise sur les d&#233;cisions concernant leur territoire, que ce soit une r&#233;gion, une ville, un arrondissement ou un quartier. C'est ce qui explique la pr&#233;sence de mouvements contradictoires dans le processus de d&#233;centralisation. Le d&#233;fi &#233;tant de d&#233;m&#234;ler l'un de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;centralisation qui augmente le pouvoir local ne devrait pas &#234;tre synonyme de disparit&#233;s et d'in&#233;galit&#233;s. L'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois a la responsabilit&#233; de d&#233;finir et de maintenir certains principes et r&#232;gles qui garantissent que l'on ne se retrouve pas devant du d&#233;veloppement &#224; deux vitesses entre les diff&#233;rentes villes et municipalit&#233;s. &#192; ce titre, la d&#233;centralisation ne veut absolument pas dire de &#171; s'enfermer &#187; dans le palier local et de ne plus se soucier des grands d&#233;bats et des politiques publiques. Mais lorsqu'on arrive sur le &#171; comment &#187;, sur les &#171; priorit&#233;s &#187; &#224; &#233;tablir sur un territoire, c'est aux acteurs locaux de prendre les d&#233;cisions. Le gouvernement du Qu&#233;bec doit par exemple bien d&#233;finir les responsabilit&#233;s et obligations des villes, mais par la suite verser les budgets et laisser une marge de man&#339;uvre aux villes et aux acteurs locaux pour d&#233;finir la mise en &#339;uvre. En ce sens, nous n'en sommes qu'&#224; un d&#233;but de balbutiement de d&#233;centralisation. Il y a beaucoup plus de paroles que d'actes concrets de d&#233;centralisation au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela nous conduit &#224; red&#233;finir notre mod&#232;le de d&#233;mocratie et &#224; trouver de nouveaux &#233;quilibres entre d&#233;mocratie repr&#233;sentative et d&#233;mocratie participative. Nous &#233;lisons des personnes pour nous repr&#233;senter mais en m&#234;me temps ces &#233;lues ne doivent pas r&#233;gner comme de petits rois. Au contraire, nous devons nous situer dans une dynamique o&#249; l'on laisse une large place &#224; la d&#233;mocratie repr&#233;sentative, c'est-&#224;-dire aux citoyennes qui s'organisent de diff&#233;rentes fa&#231;ons pour r&#233;agir et proposer des alternatives de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela pose notamment l'exigence de s'impliquer davantage dans la d&#233;mocratie repr&#233;sentative en &#233;tant pr&#233;sent comme conseillers et conseill&#232;res municipaux et comme maire d'arrondissement ou de ville. Ce serait une erreur importante de se conforter dans une &#171; opposition &#187; en se situant seulement comme de l'&#171; ext&#233;rieur &#187; au lieu o&#249; se prennent les d&#233;cisions officielles. Nous retrouvons &#224; travers le Qu&#233;bec un regain d'int&#233;r&#234;t et de participation &#224; la vie d&#233;mocratique repr&#233;sentative dans les villes et municipalit&#233;s. Dans la r&#233;gion de la Mauricie, &#224; titre d'exemple, un maire et trois conseill&#232;res municipales sont des personnes issues du mouvement communautaire et social. D'autres y r&#233;fl&#233;chissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant le pouvoir repr&#233;sentatif n'est pas tout et n'est pas toujours garant du bien commun. La mobilisation et des espaces importants de d&#233;mocratie repr&#233;sentative sont indispensables pour un d&#233;veloppement local int&#233;ressant. Une r&#233;elle d&#233;mocratie participative doit aller au-del&#224; d'une multiplication &#224; outrance de consultations publiques. Bien s&#251;r, la consultation est un outil important de d&#233;mocratie mais il faut aller vers l'implication des citoyennes et des organismes locaux dans la mise en &#339;uvre. Cela permet que le palier local soit &#233;galement un &#171; laboratoire &#187; pour exp&#233;rimenter de nouvelles pratiques d&#233;mocratiques. &#192; ce chapitre, beaucoup reste &#224; faire, nous sommes appel&#233;s &#224; r&#233;inventer la fa&#231;on de faire des pouvoirs publiques. Une des belles exp&#233;riences dans ce sens est l'op&#233;ration d'am&#233;nagement populaire men&#233;e dans Pointe-St-Charles &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des exemples r&#233;cents illustrent bien les possibilit&#233;s offertes par la d&#233;centralisation. La mise en place d'un budget participatif dans l'arrondissement plateau Mont-Royal ou encore la r&#233;cente cr&#233;ation d'un r&#233;seau qu&#233;b&#233;cois de revitalisation int&#233;gr&#233;e, qui est port&#233; par de larges coalitions travaillant avec les pouvoirs publics locaux mais en sont ind&#233;pendants sont des signes de ces ouvertures. L'int&#233;r&#234;t envers le Mouvement pour une d&#233;mocratie municipale initi&#233; par D'abord solidaires est une autre d&#233;monstration qu'il se passe quelque chose qui mobilise de plus en plus de personnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Fran&#231;ois Aubin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;marche des premiers quartiers, Trois-Rivi&#232;res&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;centraliser de fa&#231;on responsable</title>
		<link>https://www.ababord.org/Decentraliser-de-facon-responsable</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Decentraliser-de-facon-responsable</guid>
		<dc:date>2008-08-18T23:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Proulx</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Proulx, Jacques </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lanc&#233;e comme mot d'ordre voil&#224; plus de 30 ans, la d&#233;centralisation s'imposait alors comme un des enjeux majeurs du XXe si&#232;cle, du moins le disait-on. D&#233;j&#224; en 1991, les m&#233;moires d&#233;pos&#233;s et les t&#233;moignages entendus lors des audiences de la Commission B&#233;langer-Campeau laissaient entrevoir un large consensus sur la n&#233;cessit&#233; d'un Qu&#233;bec d&#233;centralis&#233;. Quatre ans plus tard, les recommandations de la Commission nationale sur l'avenir du Qu&#233;bec rappelaient l'importance de la d&#233;centralisation comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lanc&#233;e comme mot d'ordre voil&#224; plus de 30 ans, la d&#233;centralisation s'imposait alors comme un des enjeux majeurs du XXe si&#232;cle, du moins le disait-on. D&#233;j&#224; en 1991, les m&#233;moires d&#233;pos&#233;s et les t&#233;moignages entendus lors des audiences de la Commission B&#233;langer-Campeau laissaient entrevoir un large consensus sur la n&#233;cessit&#233; d'un Qu&#233;bec d&#233;centralis&#233;. Quatre ans plus tard, les recommandations de la Commission nationale sur l'avenir du Qu&#233;bec rappelaient l'importance de la d&#233;centralisation comme fondement d'une organisation politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aussi, lors des &#201;tats g&#233;n&#233;raux du monde rural tenus en 1991, les signataires de la d&#233;claration finale s'engageaient &#224; promouvoir les &#233;l&#233;ments sp&#233;cifiques &#224; la base de l'&#233;dification de la nouvelle ruralit&#233;, au nombre desquels se trouvaient : la prise en charge par le milieu de son avenir, le respect et la promotion des valeurs r&#233;gionales et locales, la concertation des partenaires locaux et r&#233;gionaux et le r&#233;&#233;quilibrage des pouvoirs politiques du haut vers le bas. Bref, on sentait une prise de conscience, par des cercles toujours plus larges, de la n&#233;cessit&#233; d'une action d&#233;centralisatrice. Solidarit&#233; rurale du Qu&#233;bec (SRQ) s'est ainsi cr&#233;&#233;e dans un mouvement favorable aux valeurs d&#233;mocratiques et &#224; l'appropriation par les communaut&#233;s des leviers de leur d&#233;veloppement, mouvement qui ne s'est pas d&#233;menti au cours des 15 derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, nous avons chang&#233; de si&#232;cle, la d&#233;centralisation est toujours en discussion, mais son application g&#233;n&#233;ralis&#233;e tarde &#224; venir. Pourtant, plus que jamais, nous sommes convaincus qu'elle est une n&#233;cessit&#233; pour le monde rural et nous ne sommes pas seuls. Pourquoi alors sommes-nous collectivement si loin du but ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais d'exp&#233;rience qu'il vaut mieux conna&#238;tre tous les aspects d'un changement de l'ampleur de la d&#233;centralisation avant de se lancer dans l'action. Dans l'aventure de la d&#233;centralisation, les &#233;cueils sont nombreux, d'o&#249; une certaine prudence l&#233;gitime. Mais les possibilit&#233;s le sont &#233;galement. Car, soyons clairs, le parti pris de notre coalition en faveur d'une d&#233;centralisation d&#233;mocratique est toujours intact, voire renforc&#233;. Chaque jour &#224; Solidarit&#233; rurale du Qu&#233;bec, nous constatons les aberrations que cr&#233;e dans nos villages l'application mur &#224; mur des programmes. Nous nous &#233;poumonons &#224; vanter les m&#233;rites d'un d&#233;veloppement territorial intelligent, mais force est de constater qu'il manque encore et toujours aux communaut&#233;s des pouvoirs qui leur permettraient de sortir du maternage &#233;tatique et d'assumer pleinement leur d&#233;veloppement. Comprenons-nous bien. La d&#233;centralisation n'est pas une panac&#233;e. C'est au contraire une lourde responsabilit&#233; qui incomberait aux &#233;lues locaux. Il sera toujours plus facile de dire que c'est la faute d'un autre si les choses ne vont pas bien. Nos &#233;lues locaux auraient besoin d'une grande pr&#233;paration si, d'aventure, notre soci&#233;t&#233; se d&#233;cidait enfin &#224; mettre en marche ce grand projet. Mais c'est n&#233;anmoins dans cette responsabilisation que r&#233;side l'avenir des milieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement du Qu&#233;bec, nous disons : d&#233;centraliser ne veut pas dire d&#233;concentrer, r&#233;gionaliser, pelleter, ou se d&#233;sengager ! D&#233;centraliser de fa&#231;on responsable doit signifier pour le gouvernement &#233;couter, faciliter, accompagner, soutenir y compris financi&#232;rement les communaut&#233;s dans ce vaste et complexe processus de r&#233;appropriation. Cela veut dire en termes clairs que le gouvernement doit mettre de l'avant des orientations assorties de rep&#232;res pr&#233;cis vers les transformations requises pour remodeler la gouvernance tant dans le fond que dans la forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il faut &#234;tre conscient que d&#233;centraliser revient ni plus ni moins &#224; ajouter aux juridictions actuelles des &#233;lues des communaut&#233;s rurales des responsabilit&#233;s &#233;conomiques, environnementales, humaines et sociales. Il y a lieu en clair de leur permettre de trouver solidairement, par elles-m&#234;mes et pour elles-m&#234;mes, des solutions viables, vivables, dignes et conformes &#224; leur r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps pour le gouvernement et pour l'ensemble des instances r&#233;gionales et locales de mettre en pratique leur discours en faveur de la d&#233;centralisation qui, en principe, va de pair avec la modernisation de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut en effet aller plus loin que les discours tenus par exemple lors du Forum des g&#233;n&#233;rations et le leurre de la d&#233;concentration et oser lancer une ambitieuse politique de d&#233;centralisation, et surtout l'arrimer &#224; la Politique nationale de la ruralit&#233;, qui a si bien servi le monde rural au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Cette d&#233;centralisation est appel&#233;e par les acteurs ruraux, elle est souhait&#233;e par les &#233;lues des communaut&#233;s et r&#233;pondrait avantageusement aux attentes latentes des populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux communaut&#233;s maintenant de prouver aux th&#233;oriciens qu'il y a davantage de possibles dans l'action quotidienne sur le terrain que dans toutes les th&#233;ories !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Proulx&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est pr&#233;sident de Solidarit&#233; rurale du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Pour les &#233;lites locales</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pour-les-elites-locales</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Pour-les-elites-locales</guid>
		<dc:date>2008-08-17T23:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yves Bellavance</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Bellavance, Yves </dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;centralisation appara&#238;t de plus en plus comme une qu&#234;te du Graal. Apr&#232;s plus de 40 ann&#233;es de politiques, d'orientations et de livres de toutes les couleurs, force est de constater que nous sommes bien loin de la terre promise. Ceux et celles qui r&#233;clamaient une v&#233;ritable d&#233;centralisation doivent se contenter d'une longue liste de promesses bris&#233;es et d'espoirs d&#233;&#231;us. &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;glons imm&#233;diatement la question. Les d&#233;centralisations propos&#233;es ne peuvent r&#233;pondre aux demandes des r&#233;gions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;centralisation appara&#238;t de plus en plus comme une qu&#234;te du Graal. Apr&#232;s plus de 40 ann&#233;es de politiques, d'orientations et de livres de toutes les couleurs, force est de constater que nous sommes bien loin de la terre promise. Ceux et celles qui r&#233;clamaient une v&#233;ritable d&#233;centralisation doivent se contenter d'une longue liste de promesses bris&#233;es et d'espoirs d&#233;&#231;us.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;glons imm&#233;diatement la question. Les d&#233;centralisations propos&#233;es ne peuvent r&#233;pondre aux demandes des r&#233;gions puisqu'elles ne remettent pas en question le mod&#232;le &#233;conomique dominant. Pour vraiment le faire, il faudrait r&#233;former le capitalisme en profondeur, car la structure &#233;conomique est &#233;chafaud&#233;e uniquement en fonction de redevances pour les capitalistes qui contr&#244;lent l'&#233;conomie nationale mais surtout internationale. La recherche des b&#233;n&#233;fices financiers passe bien avant la recherche du bonheur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, la d&#233;centralisation s'apparente souvent &#224; un simple red&#233;ploiement bureaucratique sur le territoire, un red&#233;ploiement qui &#233;pouse les contours de l'&#233;volution du march&#233;. C'est dans ce cadre que se sont situ&#233;es toutes les moutures des lois ayant model&#233; puis remodel&#233; la Ville de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;conomie de proximit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de la d&#233;centralisation &#233;voquent toujours les m&#234;mes objectifs : les r&#233;gions ou les municipalit&#233;s vont contr&#244;ler leur d&#233;veloppement, sont les mieux plac&#233;es pour offrir certains services et cela permettra de rapprocher les citoyennes du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;centralisation et la r&#233;gionalisation sont in&#233;vitablement accompagn&#233;es d'un discours sur la &#171; d&#233;mocratisation &#187;, c'est-&#224;-dire une plus grande proximit&#233; entre les citoyens et citoyennes et le pouvoir. Mais qui diable sont ces citoyenNEs qui se rapprocheront ainsi du pouvoir ? Mon p'tit doigt et mon &#339;il de lynx me confirment que ce sont les &#233;lites &#233;conomiques locales qui profitent le plus de ce rapprochement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, la d&#233;centralisation n'est pas une menace. Li&#233;e &#224; l'&#233;clatement des normes et balises nationales et &#224; l'insuffisance des ressources budg&#233;taires dans l'allocation de services, la d&#233;centralisation prend un tout autre sens et se transforme en chasse-neige ouvrant les routes &#224; toutes les baronnies locales dor&#233;navant coll&#233;es au pouvoir. Il faut dire que le magot est all&#233;chant. En plus des traditionnels contrats municipaux (publicit&#233;, communication, entretien, immobilier, sous-traitance en informatique, pour le stationnement et bien d'autres services), la perspective de mettre la main sur les infrastructures municipales en fait saliver plus d'un. Les impacts sur l'acc&#232;s aux services (tarification des d&#233;chets, de l'eau, des services de loisirs, etc.) et sur l'appauvrissement seront d&#233;vastateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'est pas nouvelle cette proximit&#233;. Rappelez-vous le financement obscur des politiciens municipaux, les &#233;lections &#171; clefs en main &#187;, les pots-de-vin, les liens incestueux avec les promoteurs immobiliers, les multiples visites &#224; huis clos de firmes sp&#233;cialis&#233;es qui veulent notre bien&#8230; Dans la conjoncture actuelle toutefois, cela s'av&#232;re un cocktail explosif. On est pr&#234;t &#224; beaucoup de bassesses pour obtenir un contrat. L'actualit&#233; municipale est remplie d'exemples de corruption, et ce n'est pas pour rien, comme le souligne un observateur avis&#233; et amus&#233; (Pierre J. Hamel, &lt;i&gt;La concurrence entre le priv&#233; et le public. Faire de n&#233;cessit&#233; vertu&lt;/i&gt;, dans L'&#201;tat aux orties ?), &#171; &lt;i&gt;la concurrence, c'est un &#233;tat du march&#233; duquel les entreprises priv&#233;es cherchent &#224; s'&#233;loigner&lt;/i&gt; &#187;. Une ville &#233;clat&#233;e o&#249; les m&#233;dias et les groupes de citoyennes ne peuvent suivre &#224; la trace tous les &#233;lues repr&#233;sente un sc&#233;nario id&#233;al pour distribuer les cadeaux aux amis du priv&#233; local.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et les mouvements citoyens l&#224;-dedans ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aucun nouvel espace publique n'a &#233;merg&#233; des d&#233;centralisations successives. La population et les mouvements citoyens interviennent aux m&#234;mes structures, font face aux m&#234;mes fa&#231;ons de faire, ont le m&#234;me rapport avec les arrondissements et doivent toujours innover pour attirer l'attention sur les probl&#233;matiques urbaines. Bien s&#251;r, il y a quelques petites exp&#233;rimentations dans certains arrondissements, mais ces balbutiements ne sont pas tributaires de la d&#233;centralisation. Pendant que des citoyenNEs d&#233;pensent beaucoup d'&#233;nergies pour discuter d'un pourcentage infime du budget d'un arrondissement, les affairistes s'accaparent certains morceaux du g&#226;teau et pr&#233;parent l'offensive pour le gober au complet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau central, par contre, la d&#233;centralisation a eu un impact certain. Plusieurs mouvements sociaux se sont repli&#233;s davantage vers le local, d&#233;laissant ainsi le niveau montr&#233;alais. Ce n'est ni mal ni bien. Cependant, cette strat&#233;gie a pour effet de laisser le champ libre aux rapaces de toutes sortes au niveau de la ville et de la r&#233;gion m&#233;tropolitaine, d'affaiblir les liens entre les diverses organisations sociales et de mettre les solidarit&#233;s urbaines sur la voie de garage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, nous constatons que le travail en concertation, entre groupes montr&#233;alais et locaux, est plus difficile donc plus rare. On en arrive m&#234;me &#224; se cr&#234;per le chignon sur la place publique : mon arrondissement compte plus de pauvres que le tien, je devrais avoir plus de logements sociaux, je devrais &#234;tre plus financ&#233;, etc. Si les mouvements sociaux continuent sur cette lanc&#233;e, il ne restera plus, &#224; l'instar des &#233;lites locales, qu'&#224; s'entred&#233;chirer pour obtenir une part du magot&#8230; Pratiquement plus personne n'intervient sur la place publique, globalement avec une vision sociale de la ville. Constat : les luttes urbaines ont, elles aussi, &#233;t&#233; balkanis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un d&#233;fi et un nouveau champ de lutte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1. Au-del&#224; de l'intervention locale, trouver les fa&#231;ons d'intervenir ensemble sur les questions globales montr&#233;alaises (accessibilit&#233; aux services, droit &#224; la ville, pauvret&#233;, logement, transport en commun, qualit&#233; de vie, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'urgence et le devoir, en tant que mouvements sociaux, de combattre la vision d'une ville &#224; la solde des affairistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves Bellavance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un mouvement mondial</title>
		<link>https://www.ababord.org/Un-mouvement-mondial</link>
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		<dc:date>2008-08-16T23:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve Gauthier</dc:creator>


		<dc:subject>Altermondialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Gauthier, &#200;ve</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La ville d'aujourd'hui est le produit de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale. Elle se doit de participer &#224; l'&#233;conomie mondiale, voire d'en &#234;tre le moteur. Ces tentatives d'instrumentalisation des villes ont comme cons&#233;quences notamment de les vider de leur dimension politique. C'est dans ce contexte qu'&#233;merge un mouvement citoyen mondial pluriel qui revendique le droit &#224; la ville. Cherchant &#224; combattre les in&#233;galit&#233;s engendr&#233;es par ce syst&#232;me en vue de l'acc&#232;s pour tous aux droits politiques, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-droit-a-la-ville-" rel="directory"&gt;Dossier : Le droit &#224; la ville&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Logement-transports-et-ecologie-+" rel="tag"&gt;Logement, transports et &#233;cologie urbaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gauthier-Eve-+" rel="tag"&gt;Gauthier, &#200;ve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La ville d'aujourd'hui est le produit de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale. Elle se doit de participer &#224; l'&#233;conomie mondiale, voire d'en &#234;tre le moteur. Ces tentatives d'instrumentalisation des villes ont comme cons&#233;quences notamment de les vider de leur dimension politique. C'est dans ce contexte qu'&#233;merge un mouvement citoyen mondial pluriel qui revendique le droit &#224; la ville. Cherchant &#224; combattre les in&#233;galit&#233;s engendr&#233;es par ce syst&#232;me en vue de l'acc&#232;s pour tous aux droits politiques, &#233;conomiques, sociaux et culturels, un projet de charte mondial du droit &#224; la ville est en marche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de 10 ans, diff&#233;rents acteurs se rencontrent annuellement au sein de diff&#233;rents espaces pour formuler, &#224; l'&#233;chelle internationale, des revendications diverses en mati&#232;re d'habitation, d'environnement urbain durable, d'inclusion sociale dans la ville, etc. Cette reconnaissance internationale du r&#244;le de la ville, non pas comme seul instrument de d&#233;veloppement &#233;conomique mais aussi comme agent de transformation sociale, remonte &#224; la Conf&#233;rence Habitat II tenue &#224; Istanbul en 1996. En effet, pour la premi&#232;re fois dans l'histoire des Nations unies, non seulement les collectivit&#233;s locales &#233;taient invit&#233;es &#224; une telle rencontre internationale, mais elles &#233;taient reconnues comme acteurs et partenaires dans la recherche et l'adoption de strat&#233;gies visant &#224; r&#233;pondre aux questions d'habitation et de d&#233;veloppement durable de la ville. C'est toutefois l'action sans rel&#226;che des mouvements sociaux urbains &#224; l'&#233;chelle internationale &#8211; qui ont vu la n&#233;cessit&#233; de construire des alliances strat&#233;giques notamment avec des &#233;lus progressistes &#8211; qui a permis d'inscrire parmi les droits fondamentaux de l'Homme, lors de cette conf&#233;rence, &#171; le droit &#224; un logement d&#233;cent &#187;. Le mot &#171; d&#233;cent &#187; a tr&#232;s certainement permis aux gouvernements, comme le fait remarquer la sociologue Anne Querrien, d'adopter des normes plus que minimales en mati&#232;re d'habitation et de justifier le fait que leurs limites budg&#233;taires en emp&#234;chaient la construction. N&#233;anmoins cette victoire sur papier est un levier suppl&#233;mentaire, qui serait toutefois caduque sans le travail des organisations de base comme le FRAPRU ou Droit au logement (DAL) en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le premier Forum social mondial de Porto Alegre en 2001, s'est tenu parall&#232;lement le premier Forum des autorit&#233;s locales (FAL) pour l'inclusion sociale, auquel prenaient part pr&#232;s de 200 maires venus d'Europe, d'Am&#233;rique latine et d'Afrique. Se basant sur le postulat que les villes &#233;taient devenues des acteurs importants dans le processus de la mondialisation, ces maires avaient pour objectif de d&#233;battre des difficult&#233;s de la gestion publique municipale dans un monde marqu&#233; par l'exclusion sociale et la croissance des in&#233;galit&#233;s. Les participants y ont &#233;labor&#233; la &lt;i&gt;Charte de Porto Alegre&lt;/i&gt; dans laquelle ils ont affirm&#233; le fait que les villes &#233;taient d'importants instruments pour r&#233;sorber le ph&#233;nom&#232;ne de l'exclusion sociale, pour d&#233;velopper des politiques d'inclusion et apporter des solutions aux probl&#232;mes qui entravent la citoyennet&#233;. Les villes constituent un cadre d&#233;cisif pour promouvoir et consolider les processus de d&#233;mocratie participative et de contr&#244;le public sur l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le premier Forum social mondial, des mouvements sociaux, des ONG, des associations, etc., ont mis de l'avant un projet de &lt;i&gt;Charte mondiale du droit &#224; la ville&lt;/i&gt;. Cette charte se veut un instrument tourn&#233; vers le renforcement des processus, des revendications et des luttes urbaines. Face &#224; l'accroissement de la pauvret&#233; et de l'exclusion urbaine, cette charte vise &#224; construire un mod&#232;le de soci&#233;t&#233; et de vie urbaine durable dans le respect des diff&#233;rentes cultures urbaines et de l'&#233;quilibre entre l'urbain et le rural&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Principe dont devraient s'inspirer les protagonistes de la psychose du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette Charte a inspir&#233; la r&#233;daction d'un &#171; Agenda citoyen &#187; &#224; la suite de la tenue du 3e Sommet citoyen de Montr&#233;al, de m&#234;me que l'Agenda citoyen &#224; l'&#233;chelle des municipalit&#233;s qu&#233;b&#233;coises dont la r&#233;daction a &#233;t&#233; coordonn&#233;e par D'abord solidaires (voir les deux textes qui suivent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, certains intellectuels ont avanc&#233; l'hypoth&#232;se de la disparition, &#224; la fin du si&#232;cle dernier, des mouvements urbains, c'est-&#224;-dire non pas ceux se d&#233;ployant uniquement dans la ville, mais ceux dont l'action collective s'oriente vers la production m&#234;me de la ville dans ses divers aspects. Selon Gustave Massiah, membre fondateur d'AITEC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;AITEC est un r&#233;seau de professionnels, de chercheurs et de citoyens engag&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; Paris, les mouvements sociaux urbains seraient au contraire de plus en plus importants et en mutation. Les sp&#233;cificit&#233;s de leurs revendications concernant les conditions de vie des habitantes des villes s'&#233;largissent &#224; la production des villes et &#224; l'acc&#232;s m&#234;me aux droits &#224; la ville. Ils combinent les revendications des droits dans les villes et des droits &#224; la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'accalmie pass&#233;e des mouvements urbains montr&#233;alais, de r&#233;cents &#233;v&#233;nements et diff&#233;rentes actions semblent d&#233;montrer la convergence des actions et revendications des groupes communautaires montr&#233;alais pour s'attaquer &#224; la production m&#234;me de la ville et au droit d'y participer d&#233;mocratiquement. En Estrie, la Coalition Sherbrooke milieu de vie, avec son slogan &lt;i&gt;Repensons la ville&lt;/i&gt;, revendique l'am&#233;lioration des services municipaux, de l'environnement urbain et de la d&#233;mocratie participative. La Coalition populaire sur l'avenir du centre-ville de Gatineau (CPAC), form&#233;e d'associations et de citoyenNEs, a &#233;t&#233; mise sur pied pour s'opposer &#224; un vaste programme de revitalisation du centre-ville qui, selon certains consultants embauch&#233;s par la municipalit&#233;, contient une trop grande concentration de logements sociaux, ce qui repr&#233;sente un d&#233;savantage sur le plan de la comp&#233;titivit&#233; &#233;conomique (sic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Br&#233;sil, dans les ann&#233;es 1980, la gauche a fait le pari d'investir la ville, permettant la r&#233;alisation d'exp&#233;riences novatrices comme celle du budget participatif. &#192; Toulouse, la liste citoyenne des Motiv&#233;s a vu des jeunes des cit&#233;s occuper l'espace de la municipalit&#233;. &#192; Montr&#233;al, l'exp&#233;rience du FRAP puis l'&#233;pisode du RCM, dans lequel certains ont cru, sont morts. Aujourd'hui, Projet Montr&#233;al propose des &#233;l&#233;ments de plate-forme progressistes, ax&#233;s sur l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de l'environnement urbain et de la d&#233;mocratie participative. Ce parti est-il toutefois enracin&#233; au sein des mouvements sociaux et groupes communautaires montr&#233;alais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche qu&#233;b&#233;coise a fait le choix de cibler le palier national. Plusieurs militantes syndicaux et communautaires ont joint les rangs de Qu&#233;bec solidaire. Cela est heureux et n&#233;cessaire mais le fait qu'on ne retrouve pas la pareille au municipal, en terme d'une gauche partisane ou de mouvements urbains, est peut-&#234;tre symptomatique du fait que la ville est encore per&#231;ue comme le lieu de chicanes techniques sur la collecte des ordures ou les horaires de d&#233;neigement. Pour Lorraine Guay, il y a eu abandon du terrain municipal depuis l'&#233;poque des comit&#233;s de citoyens, peut-&#234;tre en partie &#224; cause du fait que la ville ne constitue pas un v&#233;ritable palier de gouvernement. &#171; &lt;i&gt;Les enjeux municipaux sont pourtant tr&#232;s importants dans notre vie quotidienne qui se joue directement dans nos quartiers. Il n'y a pas de raison pour que les groupes travaillant sur la pauvret&#233; n'interviennent pas dans le champ local.&lt;/i&gt; &#187; En se d&#233;sint&#233;ressant des enjeux d&#233;mocratiques qui s'y d&#233;roulent, ne laisse-t-on pas l'orientation du d&#233;veloppement entre les mains d'une &#233;lite qui, elle, veille &#224; ses int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Principe dont devraient s'inspirer les protagonistes de la psychose du pr&#233;tendu foss&#233; entre Montr&#233;al et ses r&#233;gions !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AITEC est un r&#233;seau de professionnels, de chercheurs et de citoyens engag&#233;s dans le mouvement social. Ce r&#233;seau propose une expertise citoyenne et des propositions alternatives sur l'urbain, les services publics et le financement du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#200;ve Gauthier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bidonvillisation de la plan&#232;te</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-bidonvillisation-de-la-planete</link>
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		<dc:date>2008-08-15T23:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Latendresse</dc:creator>


		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>Latendresse, Anne</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne d'urbanisation galopante gagne aujourd'hui les pays en voie de d&#233;veloppement (PVD) dans un contexte marqu&#233; par la mondialisation n&#233;olib&#233;rale et les impacts des programmes d'ajustements structurels, tout cela aggrav&#233; par une crise environnementale. &lt;br class='autobr' /&gt; Voici quelques constats pour en comprendre l'ampleur. &lt;br class='autobr' /&gt;
1. L'urbanisation et la croissance &#233;conomique ne vont pas toujours de pair. Dans la majorit&#233; des PVD, la poursuite de l'urbanisation sans croissance se traduit par une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne d'urbanisation galopante gagne aujourd'hui les pays en voie de d&#233;veloppement (PVD) dans un contexte marqu&#233; par la mondialisation n&#233;olib&#233;rale et les impacts des programmes d'ajustements structurels, tout cela aggrav&#233; par une crise environnementale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici quelques constats pour en comprendre l'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'urbanisation et la croissance &#233;conomique ne vont pas toujours de pair. Dans la majorit&#233; des PVD, la poursuite de l'urbanisation sans croissance se traduit par une augmentation de la pauvret&#233; urbaine qui touchera, selon l'ONU, entre 45 et 55 % de la population urbaine en 2020. On parle ainsi d'une &#171; urbanisation de la pauvret&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Dans la majorit&#233; des PVD, les capacit&#233;s d'absorption en mati&#232;re d'emploi et d'habitation ne rencontrent pas le rythme d'accroissement de la population urbaine. Le contexte du d&#233;sengagement de l'&#201;tat n'a fait qu'accro&#238;tre les in&#233;galit&#233;s et la s&#233;gr&#233;gation des espaces urbains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La croissance de l'urbanisation et de la pauvret&#233; renvoie directement &#224; la question de l'habitation. 43 % de la population urbaine des PVD habite dans les bidonvilles en 2004 (78 % dans les pays moins avanc&#233;s). La &lt;i&gt;Plan&#232;te bidonville&lt;/i&gt; de Mike Davis (2005) s'est impos&#233;e avec 900 millions de personnes qui vivent aujourd'hui dans ces zones d'habitat informel (2 milliards pr&#233;vus dans 30 ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. La croissance de l'urbanisation pose avec acuit&#233; la question de l'environnement. Les villes sont associ&#233;es &#224; des modes de consommation en contradiction avec une perspective de d&#233;veloppement viable. Elles sont de grandes consommatrices d'eau. Une grande partie des 900 millions d'habitants des bidonvilles n'a acc&#232;s qu'&#224; 5 &#224; 10 litres d'eau par jour. Pour satisfaire les besoins humains fondamentaux, l'individu doit disposer de 20 &#224; 50 litres d'eau exempte de contaminants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, au-del&#224; de ces statistiques, un regard s'impose sur les conditions de vie des citadins des pays en d&#233;veloppement, et en particulier ceux des bidonvilles. La liste de probl&#232;mes est longue. Mike Davis (2006), dans son c&#233;l&#232;bre ouvrage &lt;i&gt;Le pire des mondes possibles&lt;/i&gt;, trace un portrait impitoyable de cette r&#233;alit&#233; qui ne rel&#232;ve malheureusement pas de la fiction ! Sa th&#232;se, celle de la responsabilit&#233; des grandes institutions internationales comme la Banque mondiale et l'&#233;chec des politiques urbaines et des programmes mis en &#339;uvre par les agences tant nationales qu'internationales, est aujourd'hui appuy&#233;e par les rapports r&#233;cents publi&#233;s par UN-Habitat. Selon ces derniers, l'objectif qui vise l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de vie de 100 millions d'habitants dans les bidonvilles d'ici l'ann&#233;e 2020 semble d&#233;sormais de plus en plus irr&#233;alisable (UN Habitat 2003). Plusieurs chercheurs et sp&#233;cialistes des questions urbaines dans les pays en d&#233;veloppement n'h&#233;sitent pas &#224; parler de crise urbaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne Latendresse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



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