<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_rubrique=51&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;nergie du d&#233;sespoir</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-energie-du-desespoir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-energie-du-desespoir</guid>
		<dc:date>2008-07-18T19:26:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#201;tats-uniens forment moins de 5 % de la population de la plan&#232;te. Ils utilisent pourtant 40 % de l'&#233;nergie. Il est certain, &#224; ce taux, que le reste de la plan&#232;te ne peut envisager un d&#233;veloppement &#224; l'&#233;tasunienne et que d'autres mod&#232;les vont devoir &#233;merger. Or, le pr&#233;sident Bush d&#233;clare que le mode de vie des &#201;tats-uniens n'est pas n&#233;gociable, ce qui constitue une d&#233;claration de guerre &#233;nerg&#233;tique &#224; la plan&#232;te enti&#232;re. Les sources de ce 40 % d'&#233;nergie d&#233;passent, pour le moment, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-energie-du-desespoir-" rel="directory"&gt;Dossier : L'&#233;nergie du d&#233;sespoir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#201;tats-uniens forment moins de 5 % de la population de la plan&#232;te. Ils utilisent pourtant 40 % de l'&#233;nergie. Il est certain, &#224; ce taux, que le reste de la plan&#232;te ne peut envisager un d&#233;veloppement &#224; l'&#233;tasunienne et que d'autres mod&#232;les vont devoir &#233;merger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le pr&#233;sident Bush d&#233;clare que le mode de vie des &#201;tats-uniens n'est pas n&#233;gociable, ce qui constitue une d&#233;claration de guerre &#233;nerg&#233;tique &#224; la plan&#232;te enti&#232;re. Les sources de ce 40 % d'&#233;nergie d&#233;passent, pour le moment, largement les fronti&#232;res &#233;tats-uniennes et le pr&#233;sident est pr&#234;t &#224; tout pour se les approprier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, ses all&#233;geances texanes et le soutien des grandes familles saoudiennes le confinent dans les &#233;nergies fossiles non renouvelables dont les prix sont grossi&#232;rement manipul&#233;s par les compagnies sur un non-march&#233; compl&#232;tement contr&#244;l&#233; par une poign&#233;e de joueurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les experts, ces &#233;nergies fossiles sont responsables de 80 % des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Mais l'augmentation du profit des entreprises sp&#233;cialis&#233;es dans ce domaine est le premier facteur influen&#231;ant les d&#233;cisions de la Maison blanche. Pendant que ces profits colossaux financent des politiciens v&#233;reux, la calotte glaci&#232;re fond &#224; une vitesse qu'on ne soup&#231;onne pas dans les r&#233;gions temp&#233;r&#233;es. D&#233;j&#224; le perg&#233;lisol n'est plus gel&#233; en permanence et les maisons qui s'y trouvent ont l'air plus bancales encore que celles du Plateau-Mont-Royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les glaciers reculent &#224; une vitesse qui permet de voir tr&#232;s clairement la diff&#233;rence d'une ann&#233;e &#224; l'autre. Certaines &#238;les du Pacifique sont en train de dispara&#238;tre et leurs habitants vont devoir &#233;migrer. Ce ne sont pas les premiers r&#233;fugi&#233;s climatiques de l'histoire, mais sur une aussi courte p&#233;riode, c'est probablement le temps. Le nord de la Chine se d&#233;sertifie &#224; une vitesse tout aussi notable. L'air de P&#233;kin est devenu irrespirable &#224; cause des particules charri&#233;es par les temp&#234;tes de sable qui y s&#233;vissent de plus en plus. La vitesse &#224; laquelle se produisent ces ph&#233;nom&#232;nes ne permet plus de tergiverser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, on continue d'ergoter sur le protocole de Kyoto. Mais comme le disait Hubert Reeves, de m&#233;moire, &lt;i&gt;nous fon&#231;ons dans un mur &#224; 100 km/heure, avec Kyoto, nous fon&#231;ons &#224; 90 km/heure&lt;/i&gt;. On dit maintenant que nous n'arriverons pas &#224; nous conformer aux exigences de Kyoto alors que c'est de 10 Kyoto dont nous aurions besoin. Il y a p&#233;ril et urgence en la demeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre dossier veut montrer, malgr&#233; l'espace limit&#233; dont nous disposons, que des solutions existent. Ces solutions se d&#233;clinent sur plusieurs modes : l'&#233;nergie &#233;olienne, l'&#233;nergie solaire, l'&#233;nergie g&#233;othermique et, surtout, l'&#233;conomie d'&#233;nergie. Nous y voyons aussi que les gouvernements ne sont pas la solution au probl&#232;me car ils manquent totalement d'imagination et de comp&#233;tence mais, surtout, ils sont totalement inf&#233;od&#233;s aux int&#233;r&#234;ts &#233;tats-uniens qui traitent le Canada comme l'arri&#232;re boutique des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un petit changement cosm&#233;tique ne suffira pas. Il faut remettre totalement en question non seulement nos habitudes de vie, mais surtout le contr&#244;le sur ces habitudes qu'ont les grandes compagnies. Nous savons tous que des voitures fonctionnant en tout ou en partie aux &#233;nergies non fossiles existent, pourquoi nos gouvernements n'exigent-ils pas que seules ces voitures soient vendues ? Pourquoi n'investissent-ils pas massivement dans les transports collectifs ? Tout le syst&#232;me &#233;conomique mondialis&#233;, bas&#233; sur la sp&#233;cialisation des pays et le transport constant des marchandises, implique l'&#233;mission massive de gaz &#224; effet de serre. Nous devons revenir &#224; une certaine autarcie et mod&#233;rer nos transports. Bref, les solutions existent et sont connues, mais elles ne font pas sonner les caisses enregistreuses des multinationales actuelles et ainsi les caisses &#233;lectorales de leurs pantins parlementeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc une v&#233;ritable r&#233;volution qui devient n&#233;cessaire, car le temps presse et la terre &#233;touffe. La solution passe, bien s&#251;r, par les comportements individuels, mais elle tient surtout aux d&#233;cisions collectives prises par ceux qui nous gouvernent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La politique &#233;nerg&#233;tique du Qu&#233;bec</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-politique-energetique-du-Quebec</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-politique-energetique-du-Quebec</guid>
		<dc:date>2008-07-17T19:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; la fin de 2004, le gouvernement du Qu&#233;bec publiait son projet de politique &#233;nerg&#233;tique devant faire l'objet d'une commission parlementaire au d&#233;but de 2005. Cette politique devait remplacer celle qu'avait publi&#233;e le gouvernement p&#233;quiste en 1998. Elle reprenait d'ailleurs les m&#234;mes lignes de force, faisant des &#233;nergies fossiles le centre de la politique et ne mettant nullement l'accent sur les autres formes existantes. Ce faisant, elle se pla&#231;ait r&#233;solument &#224; la remorque des politiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-energie-du-desespoir-" rel="directory"&gt;Dossier : L'&#233;nergie du d&#233;sespoir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin de 2004, le gouvernement du Qu&#233;bec publiait son projet de politique &#233;nerg&#233;tique devant faire l'objet d'une commission parlementaire au d&#233;but de 2005. Cette politique devait remplacer celle qu'avait publi&#233;e le gouvernement p&#233;quiste en 1998. Elle reprenait d'ailleurs les m&#234;mes lignes de force, faisant des &#233;nergies fossiles le centre de la politique et ne mettant nullement l'accent sur les autres formes existantes. Ce faisant, elle se pla&#231;ait r&#233;solument &#224; la remorque des politiques &#233;tats-uniennes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Effrayer et culpabiliser le contribuable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour faire accepter &#224; la population une politique semblant aller si ouvertement &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux, il faut conditionner le citoyen &#224; accepter l'inacceptable. Maintenant, les gens comprennent les dangers des combustibles fossiles. Pour axer une politique sur leur d&#233;veloppement, alors m&#234;me que la situation de l'environnement imposerait de faire le contraire, il faut poser certaines pr&#233;misses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pr&#233;misses sont les pr&#233;visions de demande qui sont toujours, terreur oblige, pr&#233;sent&#233;es comme in&#233;luctables. Or, une &#233;tude longitudinale des pr&#233;visions de demande produites par Hydro-Qu&#233;bec depuis deux d&#233;cennies nous montrerait leur grande &#233;lasticit&#233; non pas en fonction du prix, mais en fonction du discours officiel du moment. Quand le gouvernement voulait construire le Suro&#238;t, les pr&#233;visions se firent alarmantes. Pendant ce temps, le m&#234;me gouvernement n'arr&#234;tait pas d'essayer d'attirer des entreprises &#233;nergivores au paradis de l'&#233;lectricit&#233; &#224; rabais (pour les entreprises, bien s&#251;r).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hydro-Qu&#233;bec a vid&#233; les r&#233;servoirs de 2000 &#224; 2004 pour se lancer dans une aventure de courtage et d'exportation ayant eu des effets d&#233;sastreux sur ses r&#233;sultats. &#192; la fin de 2004, quand les r&#233;servoirs furent vides, le gouvernement nous dit alors que le Qu&#233;bec &#233;tait devenu un importateur net d'&#233;lectricit&#233; (en incluant tendancieusement Churchill Falls dans ce chiffre). Si les r&#233;servoirs &#233;taient g&#233;r&#233;s correctement et au b&#233;n&#233;fice de l'ensemble des Qu&#233;b&#233;coises, ces probl&#232;mes n'existeraient pas. Or, la surveillance des r&#233;servoirs est l'un des mandats importants dont a h&#233;rit&#233; la R&#233;gie de l'&#233;nergie et dont elle s'est bien gard&#233;e de s'acquitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, c'est le citoyen ordinaire qui est point&#233; du doigt comme &#233;tant la cause des probl&#232;mes d'Hydro-Qu&#233;bec. Sa courbe de demande n'est pas &#233;gale, car il s'ent&#234;te &#224; chauffer l'hiver plus que l'&#233;t&#233;. Entre temps, de nouvelles industries (alumineries) &#224; la courbe de demande plate, c'est-&#224;-dire que leur demande demeure la m&#234;me tout au long de l'ann&#233;e (pour elles, la quantit&#233; d'&#233;lectricit&#233; utilis&#233;e pour le chauffage demeure marginale compar&#233;e aux quantit&#233;s utilis&#233;es dans le processus de production), sont ins&#233;r&#233;es en dessous de la courbe totale poussant celle des consommateurs domestiques vers le haut et faisant crever le plafond de la capacit&#233; de production. Bien que n'ayant jamais eu de politique coh&#233;rente d'&#233;conomie d'&#233;nergie, Hydro-Qu&#233;bec finance des &#233;conomistes pour proposer la hausse des tarifs domestiques comme solution afin de discipliner l'usage. Devant ces menaces de hausses de tarifs (mises d'ailleurs en application), le citoyen culpabilise et panique et devient pr&#234;t &#224; accepter avec soulagement les solutions qu'on lui propose.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le gaz : c'est si naturel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La politique pr&#233;c&#233;dente stipulait d&#233;j&#224; que &#171; &lt;i&gt;les diff&#233;rents objectifs que le gouvernement s'est assign&#233; dans sa politique &#233;nerg&#233;tique interpellent directement les hydrocarbures.&lt;/i&gt; &#187; Devrions-nous conclure qu'ils r&#233;pondent dans cette politique-ci. Le gouvernement p&#233;quiste disait aussi &#171; &lt;i&gt; assurer une utilisation optimale des hydrocarbures signifie que le p&#233;trole et le gaz naturel doivent occuper la place qui leur revient sur les march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques du Qu&#233;bec.&lt;/i&gt; &#187; Bref, il s'agissait d'une politique totalement insensible aux imp&#233;ratifs environnementaux et totalement complice des proc&#233;d&#233;s &#233;tats-uniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; lui, le gouvernement lib&#233;ral nous pr&#233;sente la part du gaz naturel dans le bilan &#233;nerg&#233;tique qu&#233;b&#233;cois comme &#233;tant bien inf&#233;rieure &#224; celle d'autres r&#233;gions : &#171; &lt;i&gt;La part du gaz naturel dans le bilan &#233;nerg&#233;tique qu&#233;b&#233;cois (13 %), beaucoup plus faible qu'ailleurs au Canada et en Am&#233;rique du Nord, sugg&#232;re qu'on la consid&#232;re au regard de la substitution dont pourrait &#233;ventuellement faire l'objet le p&#233;trole et l'&#233;lectricit&#233;, dans les secteurs r&#233;sidentiel et industriel notamment.&lt;/i&gt; &#187; Pour eux, il n'y a pas l&#224; de quoi se f&#233;liciter, mais bien un manque &#224; combler. Et comment combler ce manque ? Par l'exploration gazi&#232;re dans le Golfe du Saint-Laurent : &#171; &lt;i&gt; Enfin, l'&#233;ventualit&#233; de trouver du gaz naturel dans le golfe du Saint-Laurent (&#8230;) doit &#234;tre envisag&#233;e de mani&#232;re approfondie (&#8230;).&lt;/i&gt; &#187; Or, l'exploration gazi&#232;re, comme il en a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; trait&#233; dans ces pages, pose des probl&#232;mes environnementaux importants. Pour d&#233;couvrir les gisements, on proc&#232;de &#224; des sondages sonores dont les effets sur la faune marine demeurent largement inconnus. Ensuite, il n'y a pas d'exemple de forages en mer qui n'aient pas produit de d&#233;versements. Quelles c&#244;tes allons-nous polluer par de tels d&#233;versements et quels effets auront-ils sur la faune et la flore marines ? On nous propose de faire comme d'habitude : exploitons d'abord pour les profits priv&#233;s et nous ferons payer les dommages aux citoyennes plus tard. Mais jamais on ne r&#233;pare les dommages compl&#232;tement, la plupart du temps on ne s'en approche m&#234;me pas.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une politique d'exportation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant que nous fonctionnerons au gaz naturel, nous pourrons exporter de l'&#233;lectricit&#233; en plus du gaz. Les &#201;tats-uniens veulent s&#233;curiser le plus possible les sources d'&#233;nergie autour d'eux, afin de les avoir en r&#233;serve pour le jour o&#249; les sources plus lointaines deviendront plus difficiles d'acc&#232;s ou seront simplement taries. La politique ax&#233;e sur les hydrocarbures du gouvernement du Qu&#233;bec ne peut s'interpr&#233;ter que par une reddition totale devant les diktats, explicites ou non, du gouvernement &#233;tats-unien. Le document du gouvernement nous dit : &#171; &lt;i&gt;Les exportations constituent une source importante d'enrichissement collectif. (&#8230;) Dans plusieurs domaines, elles ont contribu&#233; &#224; cr&#233;er de nombreux emplois, &#224; susciter des investissements et &#224; g&#233;n&#233;rer des revenus pour le gouvernement qui ont am&#233;lior&#233; le bien-&#234;tre de l'ensemble de la population. Le secteur &#233;nerg&#233;tique est responsable d'une part significative de ces diverses retomb&#233;es.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, ces politiques d'exportation ne produisent pas les revenus promis. Hydro-Qu&#233;bec a export&#233; de l'&#233;lectricit&#233; &#224; rabais aux &#201;tats-Unis pendant que la client&#232;le captive qu&#233;b&#233;coise payait les frais fixes. Ce n'est que depuis qu'Hydro-Qu&#233;bec a r&#233;duit consid&#233;rablement ses exportations que ses profits se sont mis &#224; monter en fl&#232;che. Nous avons donc mis notre environnement en danger afin d'exporter de l'&#233;lectricit&#233; en dessous de ses co&#251;ts tout en pr&#233;tendant, en plus, que ces exportations finan&#231;aient la provision d'&#233;lectricit&#233; &#224; la client&#232;le domestique qu&#233;b&#233;coise alors que c'&#233;tait exactement le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Incons&#233;quence environnementale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La politique &#233;nerg&#233;tique du gouvernement r&#233;p&#232;te des paroles reprises, par exemple par Bernard Landry, &#224; l'effet que le Qu&#233;bec ne produirait pas autant de gaz &#224; effet de serre que plusieurs autres provinces. Cela veut laisser entendre que nous pourrions en produire plus. Dans l'optique du document, l'environnement est important quand il ne nuit pas au d&#233;veloppement &#233;conomique : &#171; &lt;i&gt; (&#8230;) requiert de trouver l'&#233;quilibre entre la protection de l'environnement et la p&#233;rennit&#233; des ressources d'une part ainsi que la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique et la croissance &#233;conomique d'autre part.&lt;/i&gt; &#187; Il y a longtemps que l'&#233;quilibre est rompu. Nous devons maintenant non pas tenter une hypoth&#233;tique harmonisation du mode de d&#233;veloppement &#233;conomique avec les exigences environnementales. Nous devons remettre en question tous les mod&#232;les de d&#233;veloppement et syst&#233;matiquement &#233;liminer tous ceux ayant des effets n&#233;gatifs sur cet environnement. Au lieu de faire cela, nos gouvernements remettent le d&#233;veloppement &#233;conomique de plus en plus entre les mains des entreprises priv&#233;es, lesquelles ne voient que les profits &#224; court terme et n'ont donc aucune intention de respecter l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, la politique &#233;nerg&#233;tique du gouvernement lib&#233;ral, comme celle du gouvernement l'ayant pr&#233;c&#233;d&#233;, n'est qu'un ramassis de discours pervers pour nous amener &#224; accepter les exigences &#233;tats-uniennes et celles des entreprises tout en ayant l'air de nous parler d'environnement. La meilleure chose que l'on pourrait faire pour l'environnement serait de le d&#233;barrasser de ces politiciens qui sont, en fin de parcours, les plus grandes causes de toutes sortes de pollution, incluant l'intellectuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oh, la Belle bleue !</title>
		<link>https://www.ababord.org/Oh-la-Belle-bleue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Oh-la-Belle-bleue</guid>
		<dc:date>2008-07-16T19:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Fran&#231;ois Blain</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Blain, Jean-Fran&#231;ois </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour marquer la journ&#233;e de la Terre, quelqu'un me courriellise de magnifiques photos satellite de notre ch&#232;re plan&#232;te &#8211; &#233;trange, la perplexit&#233; que l'on ressent face au simple usage de cette expression&#8230; Ici, une temp&#234;te de sable se l&#232;ve sur le nord-est du continent africain, l&#224;, le cours inf&#233;rieur du Nil draine jusqu'&#224; son delta des eaux si charg&#233;es de phosphates et d'azotes qu'elles apparaissent comme une tra&#238;n&#233;e d'encre vert fluo dissip&#233;e dans la M&#233;diterran&#233;e. Plus loin, l'Islande se (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-energie-du-desespoir-" rel="directory"&gt;Dossier : L'&#233;nergie du d&#233;sespoir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Blain-Jean-Francois-+" rel="tag"&gt;Blain, Jean-Fran&#231;ois &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour marquer la journ&#233;e de la Terre, quelqu'un me courriellise de magnifiques photos satellite de notre ch&#232;re plan&#232;te &#8211; &#233;trange, la perplexit&#233; que l'on ressent face au simple usage de cette expression&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, une temp&#234;te de sable se l&#232;ve sur le nord-est du continent africain, l&#224;, le cours inf&#233;rieur du Nil draine jusqu'&#224; son delta des eaux si charg&#233;es de phosphates et d'azotes qu'elles apparaissent comme une tra&#238;n&#233;e d'encre vert fluo dissip&#233;e dans la M&#233;diterran&#233;e. Plus loin, l'Islande se d&#233;tache dans l'Atlantique-Nord, blanche boursouflure glaciaire. Plus tard, la nuit tombe sur l'Europe r&#233;v&#233;lant, dans tous les sens du terme, le c&#244;t&#233; d'ombre de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; nuit, les continents d&#233;filent, aux contours tr&#232;s in&#233;galement d&#233;finis par l'&#233;clairage des zones de densit&#233;, pays riches en t&#234;te. La vieille Europe, l'Am&#233;rique du Nord, le Japon et quelques parties de la Chine et du sud-est asiatique &#233;talent de fa&#231;on &#233;clatante leur prosp&#233;rit&#233; &#8211; ou leur cupidit&#233;, c'est selon &#8211; illustration ultime de notre boulimie &#233;nerg&#233;tique, &#233;loquente repr&#233;sentation d'un mod&#232;le &#233;conomique emball&#233; et de ce qui causera sa faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi tous, l'Am&#233;rique du Nord, avec 5 % de la population mondiale et 25 % de la consommation d'&#233;nergie, m&#232;ne le bal de la brillance aveugle. En particulier la c&#244;te ouest, le sud des Grands Lacs et les &#201;tats du nord-est. Mais la vall&#233;e du St-Laurent ne donne pas sa place, au point qu'on imagine facilement la contribution des fausses guirlandes de No&#235;l accroch&#233;es aux pignons des bungalows de Brossard, t&#233;moins achev&#233;s de notre d&#233;g&#233;n&#233;rescence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de prendre acte des urgences environnementales auxquelles sont confront&#233;es la plan&#232;te et l'humanit&#233;, l'&#233;conomie de march&#233; en remet et en redemande. La course &#224; l'appropriation des ressources s'acc&#233;l&#232;re et se concentre davantage sur celles qui sont les plus essentielles, voire vitales : l'&#233;nergie et l'eau. Les grandes puissances adaptent essentiellement leurs strat&#233;gies militaires en fonction de l'acc&#232;s &#224; ces ressources qui, au moment o&#249; elles s'&#233;puisent, sont de plus en plus convoit&#233;es. Qu'importe, nous dit-on, il faut cr&#233;er davantage de richesse et tout rentrera dans l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous comprenons bien, la croissance de la demande est non seulement souhaitable mais essentielle, d'autant plus qu'elle justifie en elle-m&#234;me la croissance de l'offre. Si nous comprenons bien, sans croissance : ni cr&#233;ation d'emplois, ni cr&#233;ation de richesse. Sinon, c'est que nous comprenons mal. D'ailleurs, que ferions-nous de nos grandes mains molles et de nos vies mis&#233;rables si elles n'&#233;taient employ&#233;es &#224; servir leurs desseins ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit, le Canada brille peu en regard de sa superficie, et ce, surtout le long de la fronti&#232;re am&#233;ricaine au Qu&#233;bec et en Ontario, o&#249; sa population est concentr&#233;e. &#192; une petite exception pr&#232;s, soit la r&#233;gion du nord de l'Alberta port&#233;e par l'exploitation p&#233;troli&#232;re. Vu d'en haut, on pourrait presque croire qu'il s'agit d'une id&#233;e lumineuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pouss&#233;e par la fr&#233;n&#233;sie sp&#233;culative qui s'est empar&#233;e du secteur de l'&#233;nergie, la croissance &#233;conomique d&#233;brid&#233;e de l'Alberta se d&#233;marque largement de celle du reste du pays. Au point qu'elle risque de causer des maux de t&#234;te majeurs &#224; la Banque du Canada et de rendre toute politique mon&#233;taire nationale plus dangereuse qu'utile. Car la Banque du Canada ne peut plus freiner la surchauffe de l'&#233;conomie albertaine sans nuire s&#233;rieusement &#224; celle du reste du pays. &#192; moyen terme, son pouvoir de fixation des taux d'int&#233;r&#234;ts pourrait m&#234;me devenir aussi inutilisable &#8211; voire n&#233;faste &#8211; qu'une arme dont les deux tranchants sont vou&#233;s &#224; l'automutilation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que les indicateurs d'activit&#233; &#233;conomique &#224; partir desquels la Banque du Canada &#233;tablit ses pr&#233;visions de croissance et sa politique mon&#233;taire sont d&#233;j&#224; les facteurs pr&#233;pond&#233;rants de notre appauvrissement collectif et les signes pr&#233;curseurs d'une r&#233;cession annonc&#233;e. R&#233;sumons-nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mont&#233;e du dollar canadien, dont la valeur a atteint r&#233;cemment son plus haut niveau depuis plus de trente ans, est port&#233;e principalement par la flamb&#233;e des prix de l'&#233;nergie&#8230; dont nous sommes des exportateurs. Au cours des deux derni&#232;res ann&#233;es, la valeur des titres boursiers elle-m&#234;me s'est appr&#233;ci&#233;e dans des proportions beaucoup plus grandes &#224; Toronto qu'&#224; New-York. Le bon c&#244;t&#233; de la chose, c'est qu'un dollar canadien fort attire les placements financiers et devrait, en principe, contribuer &#224; une augmentation du pouvoir d'achat des consommateurs. Le mauvais c&#244;t&#233;, c'est que les produits industriels et manufacturiers canadiens destin&#233;s &#224; l'exportation perdent de leur comp&#233;titivit&#233; &#224; l'&#233;gard de ceux des autres &#233;conomies, ce qui menace les emplois de milliers de travailleurs. La Banque du Canada est donc face &#224; un dilemme : elle ne peut augmenter les taux d'int&#233;r&#234;t pour freiner la surchauffe albertaine sans aggraver significativement la situation &#233;conomique des autres provinces et stimuler indirectement la sp&#233;culation s'&#233;tant empar&#233;e du secteur &#233;nerg&#233;tique. Il faudra bient&#244;t se demander si la stabilit&#233; &#233;conomique canadienne peut encore &#234;tre maintenue avec une politique mon&#233;taire unique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela se produit au terme de la plus longue p&#233;riode de croissance &#233;conomique depuis l'apr&#232;s-guerre. Apr&#232;s tant d'ann&#233;es de &#171; prosp&#233;rit&#233; &#187;, on pourrait s'attendre &#224; ce que les m&#233;nages aient accru leur pouvoir d'achat et r&#233;duit significativement leur taux d'endettement. Pourtant il n'en est rien. En 1982, 39 % des m&#233;nages canadiens d&#233;pensaient plus que leurs revenus disponibles ; 20 ans plus tard, 47 % des m&#233;nages entraient dans cette cat&#233;gorie. Quant au taux d'endettement (totalit&#233; des dettes / revenu annuel net), qui s'&#233;levait &#224; 70 % en moyenne au milieu des ann&#233;es '80, il atteignait 124 % au 2e trimestre de 2005. Seule l'augmentation rapide de la valeur des actifs immobiliers entre 1997 et 2005 est venue att&#233;nuer cette situation, ce qui n'aide en rien les locataires. Le taux d'&#233;pargne des m&#233;nages, apr&#232;s avoir atteint un sommet de 20 % en 1983, s'est effondr&#233; &#224; une valeur n&#233;gative de &#8211;0,5 % en 2005, son plus bas niveau depuis les ann&#233;es 20. Au cours des 15 derni&#232;res ann&#233;es, la dette des m&#233;nages a augment&#233; 2 fois plus vite que leurs revenus disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, l'inflation est principalement soutenue par la flamb&#233;e des prix de l'&#233;nergie, qui accapare maintenant une proportion sans pr&#233;c&#233;dent des revenus disponibles. Pour leur part, les profits des p&#233;troli&#232;res ont connu une croissance fulgurante au cours des 5 derni&#232;res ann&#233;es, ceux de Esso Imp&#233;riale, Petro Canada et Shell Canada totalisant 18 milliards $. Sur les 16,8 milliards $ vers&#233;s &#224; leurs actionnaires par Shell et Esso au cours des 15 derni&#232;res ann&#233;es, 13,5 milliards $ sont partis &#224; l'ext&#233;rieur du Canada. Et pour cette m&#234;me p&#233;riode, &#224; l'exception du secteur de la distribution, le nombre d'emplois directement associ&#233;s aux activit&#233;s des trois grandes p&#233;troli&#232;res a r&#233;gress&#233; de 54 % au pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation fulgurante des co&#251;ts de l'&#233;nergie &#8211; qui supporte la croissance &#233;conomique de l'Alberta et, pour une large part, la mont&#233;e du dollar canadien &#8211; accapare maintenant une proportion insoutenable des d&#233;penses des m&#233;nages. Cette situation est d'autant plus dommageable qu'elle prive l'&#233;conomie d'une partie substantielle des revenus disponibles en les drainant tr&#232;s largement &#224; l'&#233;tranger au seul profit de quelques multinationales et de leurs actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impasse &#233;conomique &#224; laquelle est confront&#233; le Canada n'est qu'une illustration des effets d&#233;vastateurs d'un mod&#232;le de d&#233;veloppement menant litt&#233;ralement la plan&#232;te &#224; sa perte et qui rel&#232;ve d'un aveuglement religieux plut&#244;t que de quelque science objective. Combien de temps encore nous sugg&#233;rera-t-on que la &#171; prosp&#233;rit&#233; &#187; se mesure &#224; l'&#233;paisseur de nos d&#233;potoirs, au nombre de tonnes de CO2 que nous rejetons dans l'atmosph&#232;re, &#224; la croissance d&#233;mentielle des morbides industries du p&#233;trole et de l'armement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'humanit&#233; doit survivre au XXIe si&#232;cle, le seul indicateur d'un progr&#232;s v&#233;ritable sera la r&#233;duction des ressources requises pour satisfaire ses besoins. Reste &#224; savoir si nous aurons la volont&#233; et trouverons les moyens d'amorcer la d&#233;croissance avant d'avoir frapp&#233; le mur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Fran&#231;ois Blain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analyste, secteur de l'&#233;nergie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un monde &#224; bout d'&#233;nergie</title>
		<link>https://www.ababord.org/Un-monde-a-bout-d-energie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Un-monde-a-bout-d-energie</guid>
		<dc:date>2008-07-15T19:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luciano Benvenuto, &#201;variste Feurtey</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Benvenuto, Luciano </dc:subject>
		<dc:subject>Feurtey, &#201;variste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La consommation mondiale d'&#233;nergie primaire a augment&#233; ces dix derni&#232;res ann&#233;es de 13 % pour s'&#233;tablir &#224; un niveau de 9,405 M de T.E.P. Comme nous pouvons le constater &#224; la figure 1 ci-dessous, les combustibles fossiles (p&#233;trole, gaz naturel et charbon) r&#233;pondent &#224; nos besoins &#233;nerg&#233;tiques &#224; hauteur de 85 %, le reste du g&#226;teau &#233;tant partag&#233; par le nucl&#233;aire et les &#233;nergies renouvelables (hydraulique compris). Cela d&#233;montre notre &#233;norme d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des producteurs de p&#233;trole et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-energie-du-desespoir-" rel="directory"&gt;Dossier : L'&#233;nergie du d&#233;sespoir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Benvenuto-Luciano-+" rel="tag"&gt;Benvenuto, Luciano &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feurtey-Evariste-+" rel="tag"&gt;Feurtey, &#201;variste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La consommation mondiale d'&#233;nergie primaire a augment&#233; ces dix derni&#232;res ann&#233;es de 13 % pour s'&#233;tablir &#224; un niveau de 9,405 M de T.E.P.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M de T.E.P. : Million de tonnes &#233;quivalent p&#233;trole. Toutes les donn&#233;es de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Comme nous pouvons le constater &#224; la figure 1 ci-dessous, les combustibles fossiles (p&#233;trole, gaz naturel et charbon) r&#233;pondent &#224; nos besoins &#233;nerg&#233;tiques &#224; hauteur de 85 %, le reste du g&#226;teau &#233;tant partag&#233; par le nucl&#233;aire et les &#233;nergies renouvelables (hydraulique compris). Cela d&#233;montre notre &#233;norme d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des producteurs de p&#233;trole et de gaz naturel, qui devrait cro&#238;tre si rien n'est fait au niveau politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par r&#233;gion g&#233;ographique (fig. 2), il ressort rapidement que les pays industrialis&#233;s ou occidentaux s'accaparent &#224; eux seuls quasiment la moiti&#233; de la consommation mondiale d'&#233;nergie. L'Asie est en plein essor et sa part est en constante croissance avec notamment l'&#233;mergence de deux grandes nations : la Chine et l'Inde. L'Am&#233;rique du Sud et l'Afrique repr&#233;sentent quant &#224; elles seulement 8 % de la consommation mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bilan des r&#233;serves mondiales en &#233;nergies fossiles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2001, les donn&#233;es sur l'&#233;valuation des r&#233;serves mondiales d'&#233;nergies fossiles &#233;taient les suivantes (voir figure 3) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le charbon y d&#233;tient la plus grande part avec 65 % du total et une dur&#233;e de vie, au rythme de consommation actuel, de plus de deux si&#232;cles. C'est lui qui poss&#232;de la plus forte intensit&#233; carbonique parmi les &#233;nergies fossiles avec 95 kg de CO2 par GJ. Ses lieux de consommation sont principalement l'Asie &#224; 40 % et les &#201;tats-Unis &#224; 32 %. Le charbon assure 38 % de la production d'&#233;lectricit&#233; mondiale et constitue la mati&#232;re premi&#232;re la plus exploit&#233;e en sid&#233;rurgie. Son r&#244;le est indispensable &#224; long terme, car cette source d'&#233;nergie est stable et abondante. Le charbon est surtout n&#233;cessaire pour les pays en d&#233;veloppement l&#224; o&#249; il est produit. Mais son utilisation requiert principalement des am&#233;liorations techniques pour diminuer notamment la pollution engendr&#233;e par les GES &#233;mis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;serves de p&#233;trole repr&#233;sentent quant &#224; elles 18 % des r&#233;serves mondiales d'&#233;nergies fossiles et permettent une marge d'exploitation estim&#233;e &#224; 40 ans avec le rythme de consommation actuel. Ses &#233;missions de carbone sont comprises entre 70 et 80 kg de CO2 par GJ, ce qui est plus faible que le charbon. Il est consomm&#233; &#224; 31 % pour l'Am&#233;rique du Nord seulement, 21 % pour l'Asie et 17,8 % pour l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des pays producteurs de p&#233;trole sont regroup&#233;s dans l'O.P.E.P. qui repr&#233;sente 78 % de ces r&#233;serves. Le plus important est l'Arabie Saoudite avec le quart des r&#233;serves. Avec l'&#233;puisement du p&#233;trole pr&#233;vu vers les ann&#233;es 2040-50, il faudra trouver d'ici 15 ans une &#233;nergie de remplacement, car au rythme actuel, les pays consommateurs seront de plus en plus d&#233;pendants des pays producteurs. Les technologies innovantes pour am&#233;liorer son extraction et sa r&#233;cup&#233;ration et la d&#233;couverte de nouveaux gisements ne devraient retarder la fin annonc&#233;e de l'&#232;re du p&#233;trole que de quelques ann&#233;es. Sa raret&#233; croissante entra&#238;ne la flamb&#233;e de sa valeur et la cupidit&#233; des p&#233;troli&#232;res et associ&#233;s les entra&#238;ne &#224; outrepasser les lois environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gaz naturel. Ses ressources mondiales sont de 17 % et ont une esp&#233;rance d'exploitation de l'ordre de 60 ans. L'&#233;nergie gazi&#232;re &#233;met nettement moins de CO2 (57 kg par GJ) que le p&#233;trole. C'est donc la source la moins polluante des &#233;nergies fossiles, tout en ayant un rendement &#233;nerg&#233;tique quasiment identique au p&#233;trole. C'est le type d'&#233;nergie la plus utilis&#233;e pour le chauffage et il sert dans l'industrie principalement comme combustible ou mati&#232;re premi&#232;re. Le march&#233; du gaz est en plein essor partout dans le monde. Sa consommation est importante dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Tout comme pour le p&#233;trole, l'Europe et les &#201;tats-Unis devront trouver &#224; court terme des solutions pour pallier &#224; leur d&#233;pendance croissante en approvisionnement en gaz. Toutefois les pays producteurs sont l&#233;g&#232;rement diff&#233;rents, les r&#233;serves &#233;tant majoritairement en Russie (35 %), au Moyen-Orient (36 %) et en Europe de l'Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nucl&#233;aire a pris son essor lors des grandes crises p&#233;troli&#232;res de 1973 et de 1979. Face &#224; la flamb&#233;e des prix du p&#233;trole et &#224; l'accroissement massif de la demande &#233;nerg&#233;tique, certains pays ont manifest&#233; un d&#233;sir ardent d'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique en recourant au nucl&#233;aire. Aujourd'hui, il y a quelques 441 r&#233;acteurs en fonctionnement dont 146 en Europe et 125 en Am&#233;rique du Nord. Cette source d'&#233;nergie assure 7 % de la consommation mondiale, soit l'&#233;quivalent de la part de l'hydro&#233;lectricit&#233;. Depuis la catastrophe de Tchernobyl, cette nucl&#233;arisation s'est quasiment totalement arr&#234;t&#233;e partout dans les pays occidentaux. Les r&#233;serves d'uranium (&#233;valu&#233;es &#224; 60 ans) sont principalement r&#233;parties en Australie (28 %), au Kazakhstan (15 %) et au Canada (14 %) qui est le premier producteur d'uranium au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les perspectives de d&#233;veloppement de cette &#233;nergie sont maintenant en Asie et en Europe de l'Est qui se partagent &#224; elles seules les 33 r&#233;acteurs en construction. En fait, ce sont les pays ne poss&#233;dant pas d'autres ressources &#233;nerg&#233;tiques qui tentent de la d&#233;velopper (Cor&#233;e du Sud, Japon, Ta&#239;wan, Chine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hantise du nucl&#233;aire semble toutefois s'effriter et sera probablement remise en question dans la prochaine d&#233;cennie, qui co&#239;ncide avec la fin de la mise en service de plusieurs centrales nucl&#233;aires aux &#201;tats-Unis, au Canada et ailleurs. Derni&#232;rement, le gouvernement Bush a donn&#233; son aval au re-d&#233;veloppement de l'&#233;nergie nucl&#233;aire, consid&#233;r&#233;e maintenant comme &#171; &lt;i&gt;une composante majeure de la politique &#233;nerg&#233;tique nationale&lt;/i&gt; &#187;. Curieusement, le gouvernement Harper vient d'abonder dans le m&#234;me sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs pays jaugent aujourd'hui le nucl&#233;aire de mani&#232;re diff&#233;rente selon que cette &#233;nergie rev&#234;t un caract&#232;re strat&#233;gique pour contrer leur d&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique. Il n'existe en fait aucun consensus social ou politique sur cette forme d'&#233;nergie. L'&#233;nergie nucl&#233;aire, bien que non &#233;mettrice de GES, ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une source d'&#233;nergie durable &#224; cause notamment de ses nombreux probl&#232;mes s&#233;curitaires (accidents, d&#233;chets radioactifs, prolif&#233;ration nucl&#233;aire). C'est en 2012, &#224; l'&#233;ch&#233;ance du protocole de Kyoto, que se posera v&#233;ritablement la question du r&#244;le du nucl&#233;aire dans notre soci&#233;t&#233; future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;nergies renouvelables ne repr&#233;sentent que 8 % (1 % si on exclut l'hydro&#233;lectricit&#233;) de la demande d'&#233;nergie mondiale mais leur part devrait augmenter substantiellement d'ici 2015 en vue de respecter les accords de Kyoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Canada, gr&#226;ce &#224; son potentiel hydro&#233;lectrique, est le chef de file mondial dans l'utilisation de ces formes d'&#233;nergie propre. Environ 17 % de son approvisionnement en &#233;nergie primaire provient des &#233;nergies renouvelables, comparativement &#224; 6 % pour les autres pays de l'OCDE. Le Canada a ainsi produit 13,3 % de l'hydro&#233;lectricit&#233; mondiale en 2002. Le potentiel hydro&#233;lectrique pr&#233;sente des perspectives int&#233;ressantes de d&#233;veloppement, surtout en Am&#233;rique du Sud et en Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nergie &#233;olienne conna&#238;t depuis les deux derni&#232;res d&#233;cennies la croissance la plus &#233;lev&#233;e, avec un taux de 20 &#224; 30 % annuellement, et aucune perspective d'essoufflement n'appara&#238;t &#224; l'horizon. Au contraire. L'essor faramineux de la technologie &#233;olienne a permis une augmentation de 500 % de sa production &#233;nerg&#233;tique par rapport &#224; 1997. Cette &#233;volution est particuli&#232;rement spectaculaire en Europe, o&#249; on retrouve 70 % de la production mondiale d'&#233;nergie &#233;olienne avec comme chefs de file : l'Allemagne (14,612 MW), l'Espagne (6,420 MW) et le Danemark (3,076 MW). On estime actuellement la puissance &#233;olienne r&#233;cup&#233;rable &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire au double de ce que sera la demande mondiale en &#233;lectricit&#233; pr&#233;vue pour l'an 2020. Il y a de quoi &#234;tre souffl&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une crise de l'&#233;nergie &#224; l'horizon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au rythme actuel de la croissance de la consommation &#233;nerg&#233;tique mondiale d'une part et de la diminution des ressources disponibles d'autre part, la catastrophe &#171; d'un monde en manque d'&#233;nergie &#187; appara&#238;t in&#233;luctable. L'&#233;nergie va devenir in&#233;vitablement un enjeu crucial au cours du XX1e si&#232;cle. L'&#233;tat de la balance &#233;nerg&#233;tique de certains pays (voir figure 4) aura des impacts majeurs sur la g&#233;opolitique du monde. De vrais choix &#233;nerg&#233;tiques pour l'avenir des g&#233;n&#233;rations s'imposent d&#232;s aujourd'hui. Et le constat est clair : seules les &#233;nergies renouvelables sont garantes de l'environnement et &#233;conomiquement rentables &#224; long terme pour l'approvisionnement en &#233;nergie. Il n'en reste pas moins que la meilleure &#233;nergie qui soit est celle que l'on ne consomme pas... Pourquoi tant d'ent&#234;tement ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M de T.E.P. : Million de tonnes &#233;quivalent p&#233;trole. Toutes les donn&#233;es de cet article sont tir&#233;es de &#171; &lt;i&gt;L'&#233;nergie dans le monde, au Canada et au Qu&#233;bec&lt;/i&gt; &#187;, M. Benhaddadi, G. Olivier, Polytechnique de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;variste Feurtey&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ing. Jr., Sp&#233;cialiste en &#233;nergie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avec la collaboration de &lt;strong&gt;Luciano Benvenuto&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; quand la cr&#233;ation d'&#201;ole-Qu&#233;bec ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/A-quand-la-creation-d-Eole-Quebec</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/A-quand-la-creation-d-Eole-Quebec</guid>
		<dc:date>2008-07-14T19:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;variste Feurtey</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Feurtey, &#201;variste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Canada vient de d&#233;cider qu'il ne se conformerait pas aux exigences de Kyoto, qui sont pourtant minimales. Le Qu&#233;bec, se glorifiant d'&#233;mettre moins de GES que d'autres provinces, prend une direction similaire avec sa nouvelle politique &#233;nerg&#233;tique ax&#233;e sur les &#233;nergies fossiles (exploration gazi&#232;re dans le Golfe, port m&#233;thanier &#224; Cacouna). Les alternatives d'&#233;nergie propre sont sciemment n&#233;glig&#233;es en d&#233;pit du fait que contrairement aux &#233;nergies conventionnelles, qui voient leurs prix (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-energie-du-desespoir-" rel="directory"&gt;Dossier : L'&#233;nergie du d&#233;sespoir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feurtey-Evariste-+" rel="tag"&gt;Feurtey, &#201;variste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Canada vient de d&#233;cider qu'il ne se conformerait pas aux exigences de Kyoto, qui sont pourtant minimales. Le Qu&#233;bec, se glorifiant d'&#233;mettre moins de GES que d'autres provinces, prend une direction similaire avec sa nouvelle politique &#233;nerg&#233;tique ax&#233;e sur les &#233;nergies fossiles (exploration gazi&#232;re dans le Golfe, port m&#233;thanier &#224; Cacouna). Les alternatives d'&#233;nergie propre sont sciemment n&#233;glig&#233;es en d&#233;pit du fait que contrairement aux &#233;nergies conventionnelles, qui voient leurs prix augmenter constamment, les &#233;nergies renouvelables ont une tendance de prix &#224; la baisse. Pourquoi ce retard &#224; d&#233;velopper l'&#233;nergie &#233;olienne quand on sait que cette industrie a fait ses preuves et qu'elle a &#171; le vent dans les pales &#187; en Europe ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une forme de production conviviale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toute forme de production d'&#233;nergie occasionne des impacts n&#233;gatifs sur l'environnement. Dans le cas de l'&#233;olien, ceux-ci sont minimes. Les &#233;oliennes n'&#233;mettent pratiquement pas de GES et occupent seulement 2 % de l'espace au sol, laissant ainsi libre cours &#224; la production agricole ou &#224; la migration des animaux. Autres avantages par rapport aux &#233;nergies concurrentes (p&#233;trole, nucl&#233;aire, hydro), un parc d'&#233;oliennes peut &#234;tre install&#233; dans un laps de temps relativement court (2-3 ans) et ses structures l&#233;g&#232;res peuvent &#234;tre facilement d&#233;mont&#233;es ou renouvel&#233;es si les conditions changent. Cette flexibilit&#233; rehausse le caract&#232;re convivial de l'&#233;nergie &#233;olienne. &#201;videmment, certains inconv&#233;nients demeurent, comme la pollution visuelle et la pollution sonore. Cependant l'emplacement judicieux d'un site d'exploitation &#233;olien et l'int&#233;gration paysag&#232;re optimale sur ce site peuvent minimiser en grande partie ces impacts n&#233;gatifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le potentiel &#233;olien au Qu&#233;bec&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les &#233;tudes le confirment, le Qu&#233;bec jouit d'avantages incomparables pour le d&#233;veloppement de l'&#233;nergie &#233;olienne, qui tient &#224; la sp&#233;cificit&#233; m&#234;me de sa ressource.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mati&#232;re premi&#232;re excellente. Le Qu&#233;bec poss&#232;de en effet le meilleur potentiel &#233;olien au monde. Le Nord du Qu&#233;bec et la C&#244;te-Nord ont des gisements &#233;oliens de tr&#232;s haute qualit&#233;. Les r&#233;gions de la Gasp&#233;sie, du Bas-St-Laurent et du Saguenay-Lac-St-Jean rec&#232;lent aussi des vents &#233;lev&#233;s et constants. La ressource &#233;olienne s'av&#232;re plus importante que la ressource hydraulique et est mieux r&#233;partie sur le territoire. Actuellement, le potentiel &#233;olien facilement exploitable serait de 138 500 MW, soit 4 fois la puissance annuelle install&#233;e par Hydro-Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cycle de production mensuel de l'&#233;olien suit la courbe de la demande. En effet, la meilleure p&#233;riode d'exploitation &#233;olienne au Qu&#233;bec se situe en janvier/f&#233;vrier, exactement au moment o&#249; la demande d'&#233;lectricit&#233; se fait la plus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En hiver, non seulement la vitesse des vents est plus &#233;lev&#233;e mais la densit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La distribution saisonni&#232;re de l'&#233;nergie &#233;olienne est non seulement en symbiose avec la demande au Qu&#233;bec, mais elle compl&#233;mente l'apport hydraulique, permettant aux barrages de sauver plus d'eau dans les r&#233;servoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ad&#233;quation des grands espaces qu&#233;b&#233;cois et de la ressource &#233;olienne qui favorise la diss&#233;mination de parcs &#233;oliens sur un vaste territoire accident&#233; et peu habit&#233;. Il est alors possible de trouver facilement des sites exploitables, quasi invisibles, sans impacts n&#233;gatifs pour les riverains, les habitants ou les touristes. Cette dispersion en des lieux g&#233;ographiques distincts am&#233;liore la souplesse d'utilisation de l'&#233;nergie &#233;olienne en r&#233;duisant la n&#233;cessit&#233; de stockage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La synergie possible de l'&#233;olien avec l'hydraulique. Cette caract&#233;ristique est propre au r&#233;seau &#233;lectrique qu&#233;b&#233;cois o&#249; la demande est concentr&#233;e au sud et la production au nord (Baie-James, C&#244;te-Nord). Deux lieux distincts, desservis par deux corridors de distribution hydro&#233;lectrique, constituent des atouts majeurs pour faire le maillage avec l'&#233;olien. Et d'autant plus rentables, que ces r&#233;gions rec&#232;lent des potentiels &#233;oliens &#233;lev&#233;s et que les infrastructures d'acc&#232;s existent d&#233;j&#224; pour la cr&#233;ation de parcs &#233;oliens (chemins, d&#233;forestation, lignes haute tension).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les co&#251;ts de production&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, l'&#233;volution de la technologie &#233;olienne et les expertises acquises ont permis de r&#233;duire sensiblement les co&#251;ts de production &#233;olienne. D&#233;pendant de la qualit&#233; du gisement &#233;olien, ces co&#251;ts tournent en ce moment autour de 9&#162; le kWh et moins. Ces co&#251;ts sont comparables et m&#234;me concurrentiels &#224; ceux qu'Hydro pr&#233;voit pour ses futurs projets de grands barrages (Eastman 5&#162;, La Romaine 8&#162;, Caniapiscau 12&#162;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche et le d&#233;veloppement fonctionnent &#224; plein r&#233;gime dans le secteur de l'&#233;nergie &#233;olienne. Continuant de perfectionner les techniques d'extraction de l'&#233;nergie du vent, on travaille pr&#233;sentement &#224; trouver des solutions pour l'am&#233;lioration du stockage, pour accro&#238;tre l'efficacit&#233; du transport de puissance vers un r&#233;seau &#233;lectrique. On &#233;tudie le taux de p&#233;n&#233;tration limite versus la stabilit&#233; d'un r&#233;seau...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux autres facteurs ont une incidence directe sur la baisse des co&#251;ts du kWh &#233;olien : les &#233;conomies de volume que peut apporter un nombre croissant d'installations &#233;oliennes et l'existence ou non d'une industrie nationale de l'&#233;olien. Les exp&#233;riences en cours d&#233;montrent clairement que si la conception, la fabrication en s&#233;rie, l'installation, l'entretien et la formation sont assur&#233;s par le pays h&#244;te, alors les retomb&#233;es sont telles que le prix unitaire du kWh &#233;olien chute grandement (30 % et +). Par ailleurs, la cr&#233;ation d'une industrie &#233;olienne au Qu&#233;bec ne peut avoir que des retomb&#233;es positives sur le d&#233;veloppement r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'avenir de l'&#233;olien au Qu&#233;bec
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer un d&#233;veloppement efficace et harmonieux de l'&#233;olien au Qu&#233;bec, nos &#233;lus doivent prendre la d&#233;cision politique de cr&#233;er une entit&#233; autonome au sein d'Hydro-Qu&#233;bec (sinon une Soci&#233;t&#233; d'&#201;tat, genre &#201;ole-Qu&#233;bec) qui aurait comme mandat de promouvoir la s&#233;cutit&#233; &#233;nerg&#233;tique des Qu&#233;b&#233;coises par le d&#233;veloppement intelligent de la fili&#232;re &#233;olienne au Qu&#233;bec, plut&#244;t que par de nouveaux grands barrages &#233;lectriques. Mettant &#224; profit les ressources, les installations et les expertises d'Hydro, cette Soci&#233;t&#233; de l'&#233;olien pourrait privil&#233;gier trois axes majeurs de d&#233;veloppement en vue d'assurer l'avenir &#233;nerg&#233;tique du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exploiter des lieux o&#249; le couplage hydraulique-&#233;olien pr&#233;sente une synergie importante, i.e. pr&#232;s des lignes de transmission ou sur les r&#233;servoirs. L'&#233;olien s'av&#232;re un partenaire id&#233;al de l'hydraulique, car il permet &#224; ce dernier une utilisation presque optimale de sa production hydro&#233;lectrique tout en assurant une r&#233;gulation maximale de l'eau dans les r&#233;servoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;velopper l'&#233;olien dans les milieux isol&#233;s et non rattach&#233;s au r&#233;seau &#233;lectrique (&#206;les-de-la-Madeleine, villages du Grand Nord). Le jumelage &#201;olien-Diesel permet une r&#233;duction de 30 &#224; 50 % du carburant n&#233;cessaire au fonctionnement des groupes &#233;lectrog&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;velopper les possibilit&#233;s de production &#233;olienne communautaire pr&#232;s des lieux de consommation. L'&#233;nergie &#233;olienne ainsi produite diminuerait non seulement les co&#251;ts de transport et les pertes de tranmission, mais contribuerait grandement &#224; r&#233;duire la pression sur le r&#233;seau hydro-&#233;lectrique en p&#233;riode de forte demande, tout en permettant en d'autre temps d'y injecter les surplus non consomm&#233;s, r&#233;utilisables ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte &#233;nerg&#233;tique &#233;tant ce qu'il est, l'&#233;nergie &#233;olienne ne peut plus &#234;tre per&#231;ue comme &#171; du vent pour doux r&#234;veur &#187;, c'est maintenant un choix &#233;cologique et &#233;conomique &#224; faire pour les g&#233;n&#233;rations futures. L'&#233;olien au Qu&#233;bec doit &#234;tre entrevu collectivement comme partie prenante d'un projet politique en faveur d'une autre mani&#232;re de vivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En hiver, non seulement la vitesse des vents est plus &#233;lev&#233;e mais la densit&#233; plus forte de l'air froid contribue &#224; accro&#238;tre les performances des &#233;oliennes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;variste Feurtey&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ing. Jr., Sp&#233;cialiste en &#233;nergie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es et argumentaires de cet article proviennent de &#171; &lt;i&gt;Compl&#233;mentarit&#233; des &#233;nergies renouvelables et de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique pour un d&#233;veloppement durable de l'&#233;nergie : th&#233;orie et &#233;tude de deux cas type &lt;/i&gt; &#187;, &#201;variste Feurtey, Ma&#238;trise, &#201;cole Polytechnique de Montr&#233;al, 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du vent dans les compteurs</title>
		<link>https://www.ababord.org/Du-vent-dans-les-compteurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Du-vent-dans-les-compteurs</guid>
		<dc:date>2008-07-14T19:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabriel Sainte-Marie</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Sainte-Marie, Gabriel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Augmenter nos tarifs d'&#233;lectricit&#233; pour rembourser la dette. L'id&#233;e a &#233;t&#233; mouss&#233;e par le groupe des Lucides et reprise par le gouvernement Charest. &#192; les entendre, notre &#233;lectricit&#233; est comme le gaz des Albertains, mais nous sommes trop nonos pour en tirer profit. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans La Presse du 18 avril dernier, le pr&#233;sident d'Hydro-Qu&#233;bec Distribution, Andr&#233; Boulanger, affirmait : &#171; Si tous les consommateurs payaient l'&#233;lectricit&#233; au prix du march&#233;, le Qu&#233;bec pourrait se payer trois CHUM et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-L-energie-du-desespoir-" rel="directory"&gt;Dossier : L'&#233;nergie du d&#233;sespoir&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sainte-Marie-Gabriel-+" rel="tag"&gt;Sainte-Marie, Gabriel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Augmenter nos tarifs d'&#233;lectricit&#233; pour rembourser la dette. L'id&#233;e a &#233;t&#233; mouss&#233;e par le groupe des Lucides et reprise par le gouvernement Charest. &#192; les entendre, notre &#233;lectricit&#233; est comme le gaz des Albertains, mais nous sommes trop nonos pour en tirer profit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt; du 18 avril dernier, le pr&#233;sident d'Hydro-Qu&#233;bec Distribution, Andr&#233; Boulanger, affirmait : &#171; &lt;i&gt;Si tous les consommateurs payaient l'&#233;lectricit&#233; au prix du march&#233;, le Qu&#233;bec pourrait se payer trois CHUM et prolonger toutes les autoroutes dont il a besoin.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on augmente ou pas nos tarifs ne changera rien aux prix de nos exportations d'&#233;lectricit&#233;. Celles-ci sont d&#233;j&#224; r&#233;gul&#233;es par le &#171; march&#233; &#187;. Lorsque nous exportons une faible quantit&#233; d'&#233;lectricit&#233;, les prix sont &#233;lev&#233;s. Lorsque nous en exportons beaucoup, les prix diminuent. Par exemple, l'an dernier, nous avons export&#233; 15 t&#233;rawattheures (TWh) au prix moyen de 9,5 sous le kilowattheure (&#162;/kWh), alors qu'en 2002, nous avons export&#233; 54 TWh au prix moyen de 6,4 &#162;/kWh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe pas de march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; au Qu&#233;bec. Hydro-Qu&#233;bec est un monopole. Lors de la nationalisation, nous avions d&#233;cid&#233; que l'&#233;lectricit&#233; serait vendue juste assez cher pour couvrir les co&#251;ts de fonctionnement. La soci&#233;t&#233; d'&#201;tat est devenue depuis une vache &#224; lait. L'an dernier, notre soci&#233;t&#233; a r&#233;alis&#233; un b&#233;n&#233;fice net de plus de 2,25 milliards $. Mais on nous r&#233;p&#232;te que les tarifs ne sont pas assez &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que notre &#233;lectricit&#233; est moins ch&#232;re que chez nos voisins imm&#233;diats. Par exemple, l'Ontario a d&#233;velopp&#233; la fili&#232;re nucl&#233;aire et fait actuellement face &#224; de s&#233;rieux probl&#232;mes de r&#233;novation de ses installations. C'est pourquoi le secteur r&#233;sidentiel paie 11,2 &#162;/ kWh &#224; Toronto, contre 6,4 &#162;/kWh &#224; Montr&#233;al. C'est &#224; New-York qu'on paie le plus cher l'&#233;lectricit&#233; en Am&#233;rique du Nord : 20,4 &#162;/kWh pour le secteur r&#233;sidentiel. Aucun autre &#201;tat n'a de tels tarifs. Il faut savoir que ces tarifs servent &#224; financer directement les entreprises choisissant de ne pas se brancher au r&#233;seau et de produire elles-m&#234;mes leur &#233;lectricit&#233;, par exemple &#224; partir de petits barrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tarifs du Qu&#233;bec sont semblables aux provinces et &#201;tats ayant d&#233;velopp&#233;, comme nous, la fili&#232;re hydraulique. &#192; chaque ann&#233;e, Hydro-Qu&#233;bec publie une compilation des prix moyens d'&#233;lectricit&#233; en Am&#233;rique du Nord. Peu importe le secteur &#233;tudi&#233;, le Qu&#233;bec se classe toujours derri&#232;re le Manitoba et &#224; peu pr&#232;s nez &#224; nez avec la Colombie-Britannique et l'Oregon. Le Qu&#233;bec se retrouve m&#234;me derri&#232;re l'&#201;tat de Washington, l'Alberta et la Nouvelle-&#201;cosse dans certaines cat&#233;gories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 170 TWh que nous consommons chaque ann&#233;e permettent d&#233;j&#224; &#224; Hydro-Qu&#233;bec de d&#233;gager de juteux b&#233;n&#233;fices. Nos tarifs d'&#233;lectricit&#233; sont bas&#233;s sur les co&#251;ts de fonctionnement de la soci&#233;t&#233; d'&#201;tat et ne sont pas les plus faibles au Canada. Nous l'avons vu plus haut, le tarif de notre secteur r&#233;sidentiel est identique au prix de nos exportations, lorsqu'on retient les ann&#233;es o&#249; nous exportons beaucoup d'&#233;lectricit&#233;, comme en 2002. Augmenter nos tarifs, dans l'optique de r&#233;duire notre consommation pour exporter davantage, ne nous enrichira pas collectivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation de nos tarifs est en fait une taxe d&#233;guis&#233;e. Les b&#233;n&#233;fices accrus de la soci&#233;t&#233; d'&#201;tat reviennent au gouvernement qui en dispose &#224; sa guise. Le probl&#232;me est qu'il s'agit d'une taxe totalement in&#233;quitable. Il est normal et souhaitable de payer des taxes et imp&#244;ts pour recevoir en &#233;change des services universels et de qualit&#233;. Mais il n'y a pas de forme de taxation plus r&#233;gressive que de taxer les services comme l'&#233;lectricit&#233;. Actuellement, avec tout le battage m&#233;diatique, on est en train de faire passer cette augmentation pour normale, voire naturelle, aux yeux de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, 95 % de notre production d'&#233;lectricit&#233; provient de la fili&#232;re hydraulique &#224; un co&#251;t moyen de 2 &#162;/kWh. Il peut alors sembler int&#233;ressant d'accro&#238;tre notre production pour l'exporter chez nos voisins. Malheureusement, comme les meilleurs sites sont d&#233;j&#224; utilis&#233;s, les d&#233;veloppements futurs pr&#233;sentent des co&#251;ts plus &#233;lev&#233;s. Par exemple, la nouvelle centrale de Toulnustuc produit son &#233;nergie &#224; 3,6 &#162;/ kWh. La centrale La Romaine, actuellement &#224; l'&#233;tude, pr&#233;sente un co&#251;t de 7,9 &#162;/kWh. Le potentiel hydraulique qui reste &#224; d&#233;velopper au Qu&#233;bec repr&#233;sente 77 TWh &#224; un co&#251;t moyen de plus de 10,6 &#162;/kWh. C'est tr&#232;s &#233;lev&#233; et ce n'est actuellement pas concurrentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, notre avantage comparatif que pr&#233;sente notre potentiel hydraulique semble d&#233;j&#224; &#234;tre exploit&#233;. La fili&#232;re qui se d&#233;veloppe le plus rapidement au Canada et aux &#201;tats-Unis est celle des centrales au gaz. Il s'agit d'un choix moins polluant que les centrales au charbon ou encore les centrales nucl&#233;aires. Mais cette fili&#232;re n'est pas int&#233;ressante pour nous. D'ailleurs, nous nous sommes clairement prononc&#233;s contre le d&#233;veloppement de la centrale au gaz du Suro&#238;t. Malheureusement, au m&#234;me moment, a &#233;t&#233; conclue l'implantation d'une autre centrale au gaz &#224; B&#233;cancour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Officiellement, le D&#233;partement &#233;tats-unien de l'&#233;nergie affirme que les co&#251;ts de cette fili&#232;re devraient se maintenir autour de 6 &#162;/kWh, et ce, au moins jusqu'en 2015. Or c'est compl&#232;tement faux. Le prix du gaz ne cesse d'augmenter et l'automne dernier, le co&#251;t de cette fili&#232;re &#233;tait d&#233;j&#224; rendu &#224; 9,4 &#162;/kWh. Les centrales au gaz n'ont pas de place au Qu&#233;bec. De plus, la quasi totalit&#233; du co&#251;t de fonctionnement des centrales va au carburant et ne d&#233;veloppe aucune expertise qu&#233;b&#233;coise. Si l'option thermique revient sans cesse sur le plancher, c'est que le lobby du gaz est omnipr&#233;sent au Qu&#233;bec. Plusieurs organismes et d&#233;partements universitaires sont grassement financ&#233;es par ce lobby et une grande partie de la direction d'Hydro-Qu&#233;bec, incluant son pdg Thierry Vandal, provient de Gaz M&#233;tropolitain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, il semble y avoir consensus pour ne pas d&#233;velopper davantage la fili&#232;re nucl&#233;aire au Qu&#233;bec. R&#233;nover la centrale Gentilly repousse le probl&#232;me de son d&#233;mant&#232;lement. Pour le d&#233;veloppement futur, il reste ici &#224; &#233;valuer les &#233;nergies renouvelables alternatives et les &#233;conomies d'&#233;nergie. Le kilowattheure &#233;conomis&#233; est tr&#232;s payant : nous n'avons pas &#224; le d&#233;bourser, et nous pouvons l'exporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a pr&#233;sentement un fort engouement pour l'&#233;olien dans le monde et le Qu&#233;bec n'y &#233;chappe pas. Les autres fili&#232;res, que ce soit le solaire ou la g&#233;othermie, ne sont pas du tout comp&#233;titives. Il faut quand m&#234;me les garder &#224; l'&#339;il puisque le d&#233;veloppement technologique est tr&#232;s rapide. Une nouvelle innovation r&#233;volutionnera t&#244;t ou tard la production de l'&#233;lectricit&#233;. C'est ce qui s'est pass&#233; avec la fili&#232;re &#233;olienne. Il y a une dizaine d'ann&#233;es, l'&#233;nergie produite par le vent &#233;tait tr&#232;s ch&#232;re. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La fili&#232;re est de plus en plus accept&#233;e dans les vieux pays, o&#249; le co&#251;t de l'&#233;lectricit&#233; est plus &#233;lev&#233; qu'au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, nous avons de plus forts vents qu'en Europe, ce qui fait baisser le co&#251;t de la fili&#232;re. En fait, ce co&#251;t commence &#224; &#234;tre comp&#233;titif. Hydro-Qu&#233;bec a sign&#233; des contrats avec une firme qu&#233;b&#233;coise o&#249; la soci&#233;t&#233; d'&#201;tat ach&#232;te l'&#233;lectricit&#233; produite par des parcs &#233;oliens situ&#233;s &#224; Murdochville au prix de 6,5 &#162;/kWh. C'est &#224; la suite de ce contrat qu'on a d&#233;cid&#233; de tenir un premier appel d'offres de 1 000 MW et un deuxi&#232;me, actuellement en cours, de 2 000 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les r&#233;sultats du premier appel d'offres ont &#233;t&#233; tr&#232;s d&#233;cevants. Ce sont des entreprises priv&#233;es albertaine et torontoise qui l'ont remport&#233;, &#224; un co&#251;t moyen de 8,35 &#162;/kWh. Dans une &#233;tude que j'ai r&#233;alis&#233;e l'an dernier, je d&#233;montrais comment le d&#233;velop-pement de la fili&#232;re s'est mal d&#233;roul&#233; et qu'on aurait pu obtenir un co&#251;t inf&#233;rieur &#224; 5 &#162;/kWh, notamment en laissant la fili&#232;re &#224; Hydro-Qu&#233;bec. Il s'agit, pour l'instant, de l'option la plus prometteuse pour un d&#233;veloppement additionnel de notre secteur &#233;nerg&#233;tique, en vue d'accro&#238;tre nos exportations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gabriel Sainte-Marie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;conomiste &#224; la Chaire d'&#233;tudes socio-&#233;conomiques de l'UQAM&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
