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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La musique engag&#233;e</title>
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		<dc:date>2024-10-06T20:01:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Isabelle Bouchard, Philippe de Grosbois</dc:creator>


		<dc:subject>de Grosbois, Philippe </dc:subject>
		<dc:subject>Bouchard, Isabelle</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Souvent ignor&#233;e ou regard&#233;e de haut, y compris &#224; gauche, la musique populaire a pourtant un atout consid&#233;rable : elle est populaire. Elle contribue &#224; rassembler, &#224; f&#233;d&#233;rer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme l'&#233;crit le sociologue et philosophe Hartmut Rosa, si la musique &#171; nous touche autant, c'est bien parce qu'elle entre en r&#233;sonance (&#8230;) avec nos propres relations au monde &#187;. La musique peut traduire des r&#233;alit&#233;s partag&#233;es avec pour seuls outils des sonorit&#233;s, un rythme et des paroles. Cette richesse et cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Mini-dossier-La-musique-engagee-" rel="directory"&gt;Mini-dossier : La musique engag&#233;e&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bouchard-Isabelle-+" rel="tag"&gt;Bouchard, Isabelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Musique-+" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Souvent ignor&#233;e ou regard&#233;e de haut, y compris &#224; gauche, la musique populaire a pourtant un atout consid&#233;rable : elle est populaire. Elle contribue &#224; rassembler, &#224; f&#233;d&#233;rer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme l'&#233;crit le sociologue et philosophe Hartmut Rosa, si la musique &#171; &lt;em&gt;nous touche autant, c'est bien parce qu'elle entre en r&#233;sonance&lt;/em&gt; (&#8230;) &lt;em&gt;avec nos propres relations au monde&lt;/em&gt; &#187;. La musique peut traduire des r&#233;alit&#233;s partag&#233;es avec pour seuls outils des sonorit&#233;s, un rythme et des paroles. Cette richesse et cette puissance de la musique populaire, on en prend la pleine mesure lorsque de l'effervescence d'un soul&#232;vement de grande envergure &#233;merge un hymne, un chant, un slam. La musique engag&#233;e est alors &#224; la fois un produit du mouvement et l'un de ses catalyseurs. Le succ&#232;s d'une pi&#232;ce ne d&#233;pend pas seulement de la personne qui l'a produite, mais de son appropriation collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, lorsqu'on pense &#224; la musique engag&#233;e, on a tendance &#224; &#233;voquer Paul Pich&#233;, Richard S&#233;guin, ou si on est (un peu) plus jeune, les Cowboys Fringants. Pourtant, la musique engag&#233;e n'est pas propre &#224; un style : elle &#233;mane de la volont&#233; d'interpeller ses semblables, de transmettre une r&#233;alit&#233;, d'apostropher le pouvoir par le biais d'une d&#233;marche artistique singuli&#232;re. Ce mini-dossier en donne un aper&#231;u, &#224; travers l'hymne de la r&#233;volte iranienne contemporaine, le hip-hop montr&#233;alais, l'histoire du punk qu&#233;b&#233;cois, et la chanson ilnue. Vous trouverez &#233;galement le top 3 de quelques membres du collectif de r&#233;daction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un mini-dossier cordonn&#233; par Isabelle Bouchard et Philippe de Grosbois &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Illustrations : Ramon Vitesse &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Bar&#226;y&#233;, la nouvelle r&#233;volution iranienne</title>
		<link>https://www.ababord.org/Baraye-la-nouvelle-revolution-iranienne</link>
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		<dc:date>2024-10-06T19:47:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daria Khadir</dc:creator>


		<dc:subject>Khadir, Daria</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans les heures suivant sa publication le 28 septembre 2022, la chanson &#171; Bar&#226;y&#233; &#187; de Shervin Hajipour a embras&#233; Internet avant d'&#234;tre reprise par les manifestant&#183;es iranien&#183;nes &#224; travers le pays et autour du globe. En peu de temps, la chanson, dont le titre signifie &#171; pour &#187; ou &#171; &#224; cause de &#187; en persan, est devenu l'hymne de la r&#233;volte iranienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mouvement, men&#233; d'abord par les femmes et les jeunes du pays, fut enclench&#233; deux semaines plus t&#244;t en r&#233;action &#224; la mort en d&#233;tention de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/13123-3.png?1728243841' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;457&#034; height=&#034;401&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les heures suivant sa publication le 28 septembre 2022, la chanson &#171; Bar&#226;y&#233; &#187; de Shervin Hajipour a embras&#233; Internet avant d'&#234;tre reprise par les manifestant&#183;es iranien&#183;nes &#224; travers le pays et autour du globe. En peu de temps, la chanson, dont le titre signifie &#171; pour &#187; ou &#171; &#224; cause de &#187; en persan, est devenu l'hymne de la r&#233;volte iranienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce mouvement, men&#233; d'abord par les femmes et les jeunes du pays, fut enclench&#233; deux semaines plus t&#244;t en r&#233;action &#224; la mort en d&#233;tention de Mahsa Jina Amini, jeune femme kurde de 22 ans, arr&#234;t&#233;e par la police de la moralit&#233; pour cause de voile mal port&#233;. Funeste d&#233;nouement d'une intervention autrement trop famili&#232;re tout autant que d&#233;rangeante pour les 40 millions de femmes iraniennes &#8211; dont plus de 50 % sont n&#233;es apr&#232;s la r&#233;volution de 1979. Cette mort entra&#238;nera dans la rue la multitude des m&#233;content&#183;es, mais aussi des pans de la population habituellement attach&#233;s au statu quo. Jina Amini aura donc &#233;t&#233; la victime de trop dans une soci&#233;t&#233; o&#249; les tensions &#233;conomiques, politiques et sociales &#233;taient d&#233;j&#224; &#224; leur comble et qui chaque jour semblaient t&#226;ter les limites de la r&#233;silience d'un peuple. Le mouvement en cours s'inscrit dans une histoire de 44 ans de contestation de la dictature religieuse, depuis son imposition apr&#232;s qu'une autre r&#233;volution, celle de 1979, eut renvers&#233; la dictature pr&#233;c&#233;dente, celle du Shah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa chanson, Shervin Hajipour reprend toutes les raisons &lt;em&gt;bar&#226;y&#233;&lt;/em&gt; (c'est-&#224;-dire &#171; pour &#187;) lesquelles son peuple en vient &#224; prendre la rue. Ses paroles sont l'assemblage d'une multitude de tweets publi&#233;s dans les premiers jours des manifestations, de gens ordinaires exprimant leur souffrance quotidienne et qui, avec une formulation commune, &#233;noncent les raisons qui les poussent &#224; manifester. Shervin leur pr&#234;te sa voix dans une vid&#233;o film&#233;e dans sa chambre, image sur laquelle se superposent les tweets qui constituent la base de ce texte participatif. Son contenu est vaste et couvre, du personnel au politique, des raisons si vari&#233;es qu'on ne les compte plus. Certaines sont propres au contexte th&#233;ocratique et dictatorial : interdictions religieuses, in&#233;galit&#233;s de droit, endoctrinement et r&#233;pression brutale, dans un Iran frapp&#233; par des sanctions &#233;conomiques qui s'&#233;ternisent et leur gestion destructrice par les autorit&#233;s du pays. D'autres font &#233;cho aux maux dont l'affliction est universelle : pauvret&#233; et in&#233;galit&#233;s sociales croissantes, corruption, destruction de l'environnement, iniquit&#233;s de genre, discriminations ethniques. Malgr&#233; la douleur qui se transmet au-del&#224; du langage, la chanson est poignante par l'espoir qu'elle cherche &#224; transmettre et qui culmine dans le slogan de la r&#233;volution en cours &#171; Femme, Vie, Libert&#233; &#187;, slogan que l'on doit &#224; la culture politique kurde, r&#233;solument tourn&#233;e vers l'anti-autoritarisme et l'&#233;galit&#233; des sexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vue des millions de fois avant le retrait impos&#233; du clip, la chanson a valu &#224; l'auteur une d&#233;tention et des accusations de propagande contre le r&#233;gime. Suivant sa remise en libert&#233; sous conditions, Shervin Hajipour publie une vid&#233;o d'aveux, que tout porte &#224; croire qu'ils sont forc&#233;s. Or, la chanson, qui &#233;tait d&#233;j&#224; devenue un symbole au-del&#224; de son auteur et &#233;tait rest&#233;e largement disponible en ligne &#224; travers les comptes de divers usager&#183;&#232;res, a pris un essor suivant l'arrestation de Shervin. Elle a &#233;t&#233; chant&#233;e d'innombrables fois dans les manifestations autour du globe, arrachant &#224; chaque coup quelques larmes, et traduite en plusieurs langues, dont le fran&#231;ais, l'anglais et l'espagnol. Elle est maintenant en lice pour un nouveau prix aux Grammy Awards soulignant la &#171; meilleure chanson pour le changement social &#187;, soumise par le public pr&#232;s de 100 000 fois.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3694 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH627/capture_d_e_cran_le_2024-10-06_a_15.45_40-d5c8f.png?1729015900' width='500' height='627' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Daria Khadir, d'origine iranienne, est &#233;tudiante en g&#233;nie de la construction et a particip&#233; &#224; la traduction de Bar&#226;y&#233; en fran&#231;ais ainsi qu'&#224; la production de la version qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir l'adaptation fran&#231;aise de Bar&#226;y&#233; par des artistes qu&#233;b&#233;cois : youtu.be/4mMqDzofYZk&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Ramon Vitesse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La connaissance, cinqui&#232;me &#233;l&#233;ment du hip-hop</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-connaissance-cinquieme-element-du-hip-hop</link>
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		<dc:date>2024-09-28T18:50:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Raccoon, Samuel Raymond, Audr&#233;e T. Lafontaine</dc:creator>


		<dc:subject>Raccoon</dc:subject>
		<dc:subject>Raymond, Samuel</dc:subject>
		<dc:subject>T. Lafontaine, Audr&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Raccoon, &#226;g&#233; de 25 ans, est originaire de l'est de Montr&#233;al. Il se d&#233;finit comme auteur, compositeur, interpr&#232;te, &#233;crivain, po&#232;te et animateur d'ateliers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Audr&#233;e Th&#233;riault Lafontaine et Samuel Raymond &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; b&#226;bord ! : Comment le hip-hop est-il entr&#233; dans ta vie ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Raccoon : Il y a toujours eu de la musique chez nous, on est de tr&#232;s grands fans de musique dans la famille. J'ai une grande s&#339;ur qui importait tous les plus grands hits am&#233;ricains, surtout hip-hop. Tout ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Raccoon-+" rel="tag"&gt;Raccoon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Raymond-Samuel-+" rel="tag"&gt;Raymond, Samuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-T-Lafontaine-Audree-+" rel="tag"&gt;T. Lafontaine, Audr&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Musique-+" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Arts-et-culture-+" rel="tag"&gt;Arts et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/75675.png?1727549274' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;279&#034; height=&#034;532&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Raccoon, &#226;g&#233; de 25 ans, est originaire de l'est de Montr&#233;al. Il se d&#233;finit comme auteur, compositeur, interpr&#232;te, &#233;crivain, po&#232;te et animateur d'ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Audr&#233;e Th&#233;riault Lafontaine et Samuel Raymond &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt; : Comment le hip-hop est-il entr&#233; dans ta vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raccoon :&lt;/strong&gt; Il y a toujours eu de la musique chez nous, on est de tr&#232;s grands fans de musique dans la famille. J'ai une grande s&#339;ur qui importait tous les plus grands &lt;em&gt;hits&lt;/em&gt; am&#233;ricains, surtout hip-hop. Tout ce que ma grande s&#339;ur &#233;coutait, je l'&#233;coutais aussi. Tous mes go&#251;ts viennent de l&#224;. J'ai aussi un grand fr&#232;re qui s'int&#233;resse au rap et qui m'a initi&#233; &#224; la cr&#233;ation musicale. Ce qui m'a pouss&#233; vers le rap francophone, c'est l'amour du fran&#231;ais qui m'a &#233;t&#233; donn&#233; par mes parents. J'ai toujours eu des biblioth&#232;ques bien garnies. Je me rappelle de leurs yeux qui s'illuminaient lorsque je m'y int&#233;ressais. &#199;a a &#233;t&#233; un point important de ma relation avec mes parents. Ce qui lie le mieux la litt&#233;rature et la musique, c'est le rap, soit &lt;em&gt;Rhythm And Poetry&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&#192;B !&lt;/em&gt; : Tu as d&#233;j&#224; d&#233;crit le hip-hop comme un vecteur de messages sociaux. Est-ce qu'il y a des messages en particulier que tu souhaites transmettre par ta musique ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. :&lt;/strong&gt; Ce que j'essaie d'abord et avant tout de transmettre, c'est la r&#233;flexion intellectuelle, l'excellence et la connaissance. L'avenir de la po&#233;sie se retrouve dans le rap. C'est mon cr&#233;neau principal. Le rap est une discipline complexe, intellectuelle, po&#233;tique et qui devrait &#234;tre reconnue pour &#231;a. Pour moi, &#231;a devrait &#234;tre autant reconnu que les orchestres symphoniques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi le c&#244;t&#233; discours, la volont&#233; de d&#233;fendre quelque chose. On dit que le hip-hop a quatre &#233;l&#233;ments, le &lt;em&gt;Graf&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;DJing&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;Rap&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;Break&lt;/em&gt;. Mais il y a aussi un cinqui&#232;me &#233;l&#233;ment, la connaissance. La transmission des connaissances sert &#224; l'&#233;mancipation. C'est n&#233; du bas, dans le Bronx, &#224; New York. &#199;a vient des personnes racis&#233;es et marginalis&#233;es. Le hip-hop c'&#233;tait un vecteur de conscience noire pour &#233;duquer son quartier, sa communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rappeur n'est pas oblig&#233; d'&#234;tre dans ce cr&#233;neau-l&#224;. Le rap &#233;volue avec le temps. Aujourd'hui, c'est plus du divertissement. En fait, &#231;a l'a toujours &#233;t&#233;, mais avant, le divertissement &#233;tait un pr&#233;texte pour distribuer de la connaissance et favoriser l'empowerment. Il y a des notions ou des traditions qui se perdent avec le temps et moi je souhaite les garder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&#192;B !&lt;/em&gt; : Dans une des chansons de ton nouvel album, tu &#171; exiges qu'on rende hommage aux endommag&#233;&#183;es &#187; Qui sont-iels ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. :&lt;/strong&gt; Les endommag&#233;&#183;es, ce sont les personnes des quartiers d&#233;favoris&#233;s, celles qui subissent de l'oppression, les personnes racis&#233;es, celles pour qui la vie a mis plus d'obstacles que d'autres dans leurs pas. Les endommag&#233;&#183;es, ce sont aussi les personnes cr&#233;ateurices de cette culture-l&#224;, donc celles qui viennent du bas de la soci&#233;t&#233;, qui essaient avec les moyens du bord de s'en sortir, de s'en sauver, d'&#234;tre cr&#233;atives. Pour une fois, j'ai envie qu'on rende hommage aux personnes pour qui c'est plus difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&#192;B !&lt;/em&gt; : Tu animes des ateliers d'&#233;criture aupr&#232;s de jeunes. Pour quelles raisons est-ce important pour toi ? Qu'est-ce qui en ressort ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R. :&lt;/strong&gt; Mis &#224; part mon histoire familiale qui m'a pouss&#233; vers le rap, ce qui m'a pouss&#233; vers une carri&#232;re, ce sont les ateliers parascolaires &#224; la Maison des jeunes juste en bas de chez nous, dans mon plan HLM. Ce sont des moments qui m'ont marqu&#233; &#224; vie. Ils m'ont donn&#233; une raison de vivre. Aussi, quand j'&#233;tais jeune, je me questionnais sur mes capacit&#233;s intellectuelles, parce que je n'&#233;tais pas tr&#232;s bon &#224; l'&#233;cole. Dans ces ateliers, c'&#233;tait la premi&#232;re fois que je me trouvais des qualit&#233;s. Je me dis que si je peux recr&#233;er ces moments-l&#224; pour d'autres adolescent&#183;es qui sont dans la m&#234;me position que moi &#8211; et je sais qu'il y en a &#8211; &#231;a va permettre de recr&#233;er ces moments-l&#224; que j'adore, mais &#231;a va aussi leur donner des mots. Les jeunes ont des choses &#224; dire, des r&#233;alit&#233;s &#224; exprimer. Tu as acc&#232;s &#224; l'intimit&#233; des gens &#224; travers l'art. C'est unique. J'ai la chance d'avoir acc&#232;s &#224; ces moments-l&#224;. Je suis tr&#232;s proche des jeunes avec qui je fais ces ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre volet, c'est aussi qu'avec toute l'expansion de la culture hip-hop &#8211; c'est le style le plus &#233;cout&#233; dans le monde &#8211; tou&#183;tes les jeunes &#233;coutent du rap. Il y en a beaucoup qui sont int&#233;ress&#233;&#183;es par le rap, mais qui n'en connaissent pas vraiment l'origine. Faire un atelier, &#231;a me permet de rappeler les codes de base, de favoriser une tradition de la transmission, qui est l'une des valeurs fondamentales du hip-hop. C'est donc ma responsabilit&#233;, pas seulement en tant que rappeur, mais en tant que personne qui s'identifie &#224; cette culture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Premi&#232;re r&#233;v&#233;lation rap de Radio-Canada et finaliste de la premi&#232;re saison de &lt;i&gt;La fin des faibles&lt;/i&gt; &#224; T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec, Raccoon a su se tailler une place dans le milieu artistique qu&#233;b&#233;cois. Aussi reconnu par ses pairs pour sa plume et son &lt;i&gt;flow&lt;/i&gt;, il a collabor&#233; avec plusieurs grands noms du hip-hop qu&#233;b&#233;cois, dont Loud, sur la chanson &#171; Win Win &#187;. Son troisi&#232;me album, intitul&#233; &lt;i&gt;C00N : La proph&#233;tie&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; lanc&#233; &#224; l'automne dernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Court circuit panoramique D.I.Y.</title>
		<link>https://www.ababord.org/Court-circuit-panoramique-D-I-Y</link>
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		<dc:date>2024-09-28T18:43:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ramon Vitesse</dc:creator>


		<dc:subject>Vitesse, Ramon </dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le punk, malgr&#233; ses outrances et ses r&#233;voltes, a subi, comme &#224; peu pr&#232;s tous les idiomes musicaux, la r&#233;cup&#233;ration commerciale et capitaliste d'une part, et, d'autre part une standardisation de &#171; style &#187; dans laquelle l'histoire de la musique (m&#233;dias, hits, encyclop&#233;dies, etc.) l'a confin&#233;. Envers et contre ce triste r&#233;ductionnisme, prenons les chemins de traverses s&#233;ditieux en allant &#224; la rencontre de l'underground &#8211; au lieu d'Internet, allons pour ce faire dans les salles de seconde zone (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Mini-dossier-La-musique-engagee-" rel="directory"&gt;Mini-dossier : La musique engag&#233;e&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vitesse-Ramon-+" rel="tag"&gt;Vitesse, Ramon &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Musique-+" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/13212.png?1727548972' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;481&#034; height=&#034;740&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le punk, malgr&#233; ses outrances et ses r&#233;voltes, a subi, comme &#224; peu pr&#232;s tous les idiomes musicaux, la r&#233;cup&#233;ration commerciale et capitaliste d'une part, et, d'autre part une standardisation de &#171; style &#187; dans laquelle l'histoire de la musique (m&#233;dias, hits, encyclop&#233;dies, etc.) l'a confin&#233;. Envers et contre ce triste r&#233;ductionnisme, prenons les chemins de traverses s&#233;ditieux en allant &#224; la rencontre de l'underground &#8211; au lieu d'Internet, allons pour ce faire dans les salles de seconde zone pour rencontrer cette musique enrag&#233;e !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 1980, VALIUM ET LES D&#201;PRESSIFS constitue un &lt;em&gt;point&lt;/em&gt; de d&#233;part bariol&#233; conjuguant provocation et BD &lt;em&gt;weird&lt;/em&gt; avec Henriette Valium (chanteur et BD underground). Ils &#233;taient de la compil &lt;em&gt;L&#226;ch&#233;s Lousses&lt;/em&gt; (Tir Group&#233; 1990) &#8211; associ&#233;e aux sources du punk qu&#233;b&#233;cois, qui pr&#233;sentait aussi LES REX, B.A.R.F. (Blasting All Rotten Fuckers) et un incontournable maudit : AMN&#201;SIE &#8211; la pi&#232;ce &#171; Pas des leurs &#187; fait figure d'hymne de ce groupe qui avait une bassiste avant l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 90 et 2000 sont foisonnantes&#8230; La sc&#232;ne anglophone b&#251;che avec des sous-genres, dont le garage punk de D&#201;J&#192; VOODOO quasi tribal et le punk rock de RIP'CORDZ (Paul Gott, chanteur et guitariste, a publi&#233; le journal/zine &lt;em&gt;Rear Guard&lt;/em&gt;, un pr&#233;curseur des hebdos culturels &#224; Montr&#233;al). N'oublions pas les r&#233;sistants RHYTHM ACTIVISM de Norman Nawrocki qui frappe fort en d&#233;construisant le punk, en y ins&#233;rant du violon, mais aussi en y insufflant l'esprit de Crass, Chumbawamba et m&#234;me Uz Jsme Doma pour porter des textes inimitables &#8211; &#171; &lt;em&gt;Jesus Was Gay &lt;/em&gt; &#187; (G-7 Welcoming Committee) en est une pi&#232;ce &#224; conviction. L'imprimeur catholique initial avait d&#233;truit la pochette, sacril&#232;ge ! C'est d'ailleurs de RHYTHM ACTIVISM qu'&#233;mergea URBAIN DESBOIS &#8211; chanson anar avec, notamment &#171; Ma maison travaille plus que moi &#187;. Apr&#232;s quelques disques chez La Tribu, le doux cingl&#233; redeviendra souterrain&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; francophone, attirons l'attention sur des oubli&#233;s incandescents : BANLIEUE ROUGE (Safwan, chanteur et guitariste, fera ensuite AKUMA) en punk rock dans la foul&#233;e de B&#233;rurier Noir, LES MALADES MARTEAUX en minimaliste duo guitare et bo&#238;te &#224; rythmes, et fan du dada&#239;sme (&#224; la fin de l'ann&#233;e 2022, ils jouaient aux Foufs lors du lancement du bookzine &lt;em&gt;Macadam&lt;/em&gt; !), GU&#201;RILLA au rap m&#233;tal agit&#233; (voir &lt;em&gt;Manifeste&lt;/em&gt;, un album inspir&#233; par la mouvance politis&#233;e et la m&#233;moire du FLQ) et un coup de foudre pour GOUVERNEMENT ZEL, un trio singulier &#224; l'album unique &lt;em&gt;Vente de feu&lt;/em&gt; (o&#249; on trouve &#171; &lt;em&gt;&#192; vos dictionnaires&lt;/em&gt; &#187; ou &#171; &lt;em&gt;La Gigue des mal form&#233;s&lt;/em&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ANONYMUS / MONONC' SERGE pour l'amalgame m&#233;tal lourd et l'irr&#233;v&#233;rence en chanson baveuse fait date dans la stratosph&#232;re punk. Un salut particulier &#224; VO&#207;VOD qui a ralli&#233; la sc&#232;ne punk &#224; leur brouet m&#233;talcore sans compromis. LA CAGE DE BRUITS (leur disque D.I.Y. &lt;em&gt;Pouvoir&lt;/em&gt; fascine), cofond&#233; par le tandem mixte Danielle Richard, chanteuse et bassiste, et Patrick Dostie &#224; la guitare, ose &#224; la fois la radicalit&#233; hardcore (&#171; &lt;em&gt;Pu rien &#224; perdre&lt;/em&gt; &#187;) tout en &#233;tant capable de musique actuelle (&#171; &lt;em&gt;Pour vrai&lt;/em&gt; &#187;). Dans cette veine ultra marginale et fertile, ajoutons PLACEBO avec des aspects tch&#232;ques (o&#249; ils tourn&#232;rent) d'un hardcore punk cisel&#233; ph&#233;nom&#233;nal, MONSIEUR TOAD avec des accents d'horreur (&#171; &lt;em&gt;Vivre embaum&#233;&lt;/em&gt; &#187; ou &#171; &lt;em&gt;Je suis d&#233;c&#233;d&#233;, merci&lt;/em&gt; &#187;) ainsi que GHOULUNATICS (&lt;em&gt;Cryog&#233;nie&lt;/em&gt;) &#8211; qui tourn&#232;rent avec Tagada Jones, font partie des exc&#232;s mar&#233;cageux et monstrueux paraphrasant ce monde de somnambules qui, inlassablement, travaillent et se reposent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'univers baroque et populaire du punk puise aussi dans le ska, dans la foul&#233;e de la vague 2Tone (&#233;tiquette britannique n&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 1970), qui l'avait propuls&#233;. Les compilations &lt;em&gt;2Tongue&lt;/em&gt; (Sapristi) ont marqu&#233; cette d&#233;ferlante, souterraine pour l'essentiel, avec, notamment : 2STONE 2SKANK, FOUS ALLI&#201;S et L'ORBITAL SPOUTNIK. Retenons aussi LES CONARDS &#192; L'ORANGE du g&#233;nial ska-punk autod&#233;risoire (&#171; &lt;em&gt;Tout nu dans la rue&lt;/em&gt; &#187; et &#171; &lt;em&gt;Le magasin des choses utiles&lt;/em&gt; &#187;). M.A.P. (Mort Aux Pourris) aura &#233;t&#233; un groupe d'exception &#8211; &lt;em&gt;Repose en paix&lt;/em&gt; leur dernier disque produit par Paul Cargnello l'atteste et, leurs projets suivants sont des musts : CHARLIE FOXTROT, ACHIGAN, VARLOPE, etc. Leurs &#233;crits et leur v&#233;locit&#233; &#233;voquent le turbo punk gauchiste de Randy ou d'International Noise Conspiracy ; rien de moins. Quelques autres qui fricot&#232;rent avec le ska en privil&#233;giant le punk ? ANOMALIES, dont les pi&#232;ces &#171; &lt;em&gt;Dissident&lt;/em&gt; &#187; et &#171; &lt;em&gt;Vent de r&#233;volte&lt;/em&gt; &#187; sont torrides, BOULIMIK FOODFIGHT qui boute le feu avec ses albums &lt;em&gt;Photos de famine&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Grossir selon ses moyens&lt;/em&gt;. Leur pi&#232;ce &#171; &lt;em&gt;L'anarchie pour les nuls&lt;/em&gt; &#187; sur 2Tongue est m&#234;me forcen&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TOMAS JENSEN de l'&#233;poque des FAUX-MONNAYEURS et JEAN-FRAN&#199;OIS LESSARD ont certes crois&#233; punk politis&#233; avec musique du monde ou la chanson afin d'accoucher de morceaux assassins envers un syst&#232;me broyant les perdants&#8230; Il y a peu, la mouvance du folk-sale soulignait les coups de gueule acoustiques de ROBERT FUSIL ET LES CHIENS FOUS, TINTAMARE et LES SOFILANTHROPES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le punk grouille toujours et ressurgit en nous sautant &#224; la figure ; l&#224; o&#249; on l'attend le moins. Apr&#232;s les mythiques VULGAIRES MACHINS revenant r&#233;cemment, on aurait tort de ne pas citer la pertinence d'&#201;RIC PANIC, qui a v&#233;cu dans leur ombre, ou encore d'ignorer LES Z&#201;ROS qui joua &#171; &lt;em&gt;Envie de tuer&lt;/em&gt; &#187;, ou le groupe BRUTAL CH&#201;RIE &#8211; il faut pogoter sur &#171; &lt;em&gt;Debout&lt;/em&gt; &#187;&#8230; Le mariage qui dure depuis trois albums entre musique trad et punk offre une conclusion aussi ouverte que tonique &#224; ce p&#233;taradant panorama keupon, on a nomm&#233; CAROTT&#201;, dont le mantra est &lt;em&gt;Punklore&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Trashdition&lt;/em&gt; (Slam) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le punk, dans une compr&#233;hension large de l'idiome, n'en d&#233;mord pas envers l'autorit&#233;, le pouvoir et le conformisme. Il y a l&#224; mati&#232;re &#224; musique engag&#233;e d'autant plus que, &#224; la base, n'importe qui pourrait en faire minimalement un bord&#233;lique exutoire ou m&#234;me un levier d'agit-prop&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Ramon Vitesse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand chanter est politique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-chanter-est-politique</link>
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		<dc:date>2024-09-28T18:26:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Isabelle Bouchard, Philippe de Grosbois, Mike Paul Kuekuatsheu, Audr&#233;e T. Lafontaine</dc:creator>


		<dc:subject>de Grosbois, Philippe </dc:subject>
		<dc:subject>Bouchard, Isabelle</dc:subject>
		<dc:subject>T. Lafontaine, Audr&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Kuekuatsheu, Mike Paul</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'auteur-compositeur-interpr&#232;te Mike Paul Kuekuatsheu nous a livr&#233; ses r&#233;flexions sur la place du chant chez les Ilnus, ainsi que sur sa propre d&#233;marche politique, o&#249; la musique rejoint la d&#233;fense du territoire et des pratiques ancestrales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Isabelle Bouchard , Philippe de Grosbois et Audr&#233;e Th&#233;riault Lafontaine &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; b&#226;bord ! : Quelle place occupe la chanson dans la communaut&#233; ilnue ? Quel r&#244;le vient-elle jouer ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Mike Paul Kuekuatsheu : La chanson est partie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Mini-dossier-La-musique-engagee-" rel="directory"&gt;Mini-dossier : La musique engag&#233;e&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Grosbois-Philippe-+" rel="tag"&gt;de Grosbois, Philippe &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bouchard-Isabelle-+" rel="tag"&gt;Bouchard, Isabelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-T-Lafontaine-Audree-+" rel="tag"&gt;T. Lafontaine, Audr&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Musique-+" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Kuekuatsheu-Mike-Paul-+" rel="tag"&gt;Kuekuatsheu, Mike Paul&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/245234-8.png?1727547940' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;442&#034; height=&#034;417&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'auteur-compositeur-interpr&#232;te Mike Paul Kuekuatsheu nous a livr&#233; ses r&#233;flexions sur la place du chant chez les Ilnus, ainsi que sur sa propre d&#233;marche politique, o&#249; la musique rejoint la d&#233;fense du territoire et des pratiques ancestrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Isabelle Bouchard , Philippe de Grosbois et Audr&#233;e Th&#233;riault Lafontaine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;em&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/em&gt; : Quelle place occupe la chanson dans la communaut&#233; ilnue ? Quel r&#244;le vient-elle jouer ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mike Paul Kuekuatsheu :&lt;/strong&gt; La chanson est partie int&#233;grante de l'identit&#233;, la culture, la langue du peuple ilnu &#8211; parce que c'est beaucoup plus large qu'une communaut&#233;. &#192; l'origine m&#234;me de notre identit&#233;, le chant, c'est un moyen de survie pour nous depuis les temps imm&#233;moriaux pour pouvoir aller chasser, communiquer avec l'esprit du caribou. Les chants se sont toujours transmis de fa&#231;on orale. Il y avait des chants que les femmes utilisent pour endormir les nourrissons. Il y a des chants qui sont utilis&#233;s pour les mariages ou des c&#233;r&#233;monies. Des chants pour c&#233;l&#233;brer les festins, parce que le caribou a offert son esprit donc on fait un &lt;em&gt;makushan&lt;/em&gt;. C'est une communion, un festin en l'honneur du caribou qui a offert sa vie. C'est une danse qui se danse en cercle du c&#244;t&#233; du soleil levant avec le &lt;em&gt;teueikan&lt;/em&gt;. Le &lt;em&gt;teueikan&lt;/em&gt; est un tambour issu de notre culture traditionnelle, pour chanter, pour avoir un lien direct avec le monde animal, le monde des esprits. C'est vraiment un instrument spirituel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est s&#251;r qu'aujourd'hui, le chant ilnu a beaucoup &#233;volu&#233;. L&#224;, on est en train de perdre beaucoup la culture &#224; cause de la perte du caribou, de la biodiversit&#233;, tous les changements climatiques, donc &#231;a affecte beaucoup notre culture. Dans ma communaut&#233;, il reste une centaine de locuteur&#183;rices. La langue est en p&#233;ril. C'est &#231;a le d&#233;fi aujourd'hui. C'est pour &#231;a que je me suis donn&#233; comme mission de chanter et de r&#233;apprendre la langue. C'est pour &#231;a que j'ai renou&#233; avec les pratiques de chasse c&#233;r&#233;moniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;em&gt;AB !&lt;/em&gt; : Vous avez fait des albums plus inspir&#233;s de la chanson populaire. Comment situez-vous votre musique par rapport aux chants que vous venez de d&#233;crire ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. P. K. :&lt;/strong&gt; Je suis tr&#232;s influenc&#233; par la musique rock. Parmi mes influences, il y a Link Wray et Jimi Hendrix, qui sont des musiciens de mouvances autochtones, qui se sont inspir&#233;s des chants autochtones et qui l'ont introduit dans la musique rock. On entend beaucoup la r&#233;p&#233;tition, les &lt;em&gt;loops&lt;/em&gt; dans les chants autochtones, c'est un peu &#231;a la base du blues et du rock&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;NDLR : Pour plus d'informations &#224; ce sujet, voir le documentaire de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que j'&#233;coutais dans mon adolescence. La musique traditionnelle &#233;tait comme une graine en moi, qui n'&#233;tait pas germ&#233;e. &#192; l'&#233;cole, on avait un contact avec un a&#238;n&#233; qui venait jouer le teueikan et qui venait nous expliquer la base de l'instrument et qui venait pour nous chanter des chants. C'&#233;tait le seul contact que j'avais eu avec la musique traditionnelle ilnue. La graine a germ&#233; &#224; partir de 18 ans : je me suis dit qu'il fallait que j'incorpore des &#233;l&#233;ments traditionnels dans ma musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouvais &#231;a important par souci de conserver la culture aussi, de t&#233;moigner des histoires qui m'ont &#233;t&#233; transmises par les a&#238;n&#233;&#183;es. On dit que notre vie est des &lt;em&gt;atalukan&lt;/em&gt;, des r&#233;cits, des enseignements. J'incorpore des chants des l&#233;gendes anciennes, des chants en langue ilnue, mais aussi des instruments, des tambours &#224; travers la musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mes chansons, je parle de protection du territoire, des changements climatiques, de la surexploitation et de l'extractivisme, des impacts que &#231;a a sur les populations autochtones. Le sens sacr&#233; de chaque &#233;l&#233;ment pour nous, soit l'eau, la pierre. Pour nous, ce sont des entit&#233;s qui sont vivantes et qui sont anim&#233;es dans notre langue. Le titre de mon dernier album, &lt;em&gt;Ashuapmushuan&lt;/em&gt;, c'est le nom d'une rivi&#232;re. J'ai choisi le nom d'une rivi&#232;re parce que c'est anim&#233;, c'est vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;AB !&lt;/em&gt; : Les th&#232;mes dont vous parlez partent de la r&#233;alit&#233; v&#233;cue, finalement.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. P. K. :&lt;/strong&gt; Mes paroles touchent autant le pass&#233; que le pr&#233;sent et le futur. Notre identit&#233;, issue d'une culture nomade, s'attache au territoire. Chaque famille est reli&#233;e &#224; un lieu, &#224; une rivi&#232;re par laquelle elle est arriv&#233;e. Ensuite, je parle du pr&#233;sent, des enjeux actuels, comme l'extinction du caribou. J'ai la chanson &lt;em&gt;Caribouman&lt;/em&gt; qui parle de la l&#233;gende de l'homme caribou. Mais aussi, mes chansons parlent de l'importance de la transmission culturelle pour le futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi des chansons en faveur de l'autod&#233;termination. Pour moi, l'autod&#233;termination, c'est de faire un, dans le respect du cercle vivant sacr&#233;. C'est d'&#234;tre libres et de continuer de pratiquer notre culture et notre identit&#233;, en harmonie avec tous les gens qui vivent sur ce territoire. Actuellement, aux yeux de la loi, nous sommes mineur&#183;es, elle nous classe dans une sous-cat&#233;gorie. On veut s'&#233;lever au m&#234;me niveau et &#234;tre reconnu&#183;es comme des &#234;tres humains qui s'autod&#233;terminent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chants ont &#233;t&#233; interdits longtemps, le Canada et la Loi sur les Indiens nous interdisaient de chanter nos chants, nous jetaient en prison. C'est juste depuis 1982 qu'on peut chanter librement nos chants sans se faire jeter en prison. Depuis ce temps-l&#224;, on sent qu'il y a une renaissance du chant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;AB !&lt;/em&gt; : Donc, &#224; cette &#233;poque-l&#224;, le simple fait de chanter ces chants, c'&#233;tait politique !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. P. K. :&lt;/strong&gt; Si on prend l'histoire de Wounded Knee&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;NDLR : Le massacre de Wounded Knee est une intervention militaire o&#249; des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#231;a a commenc&#233; avec les chants, la ghost dance (la danse des esprits). Le gouvernement les interdisait, il voyait &#231;a comme un acte de menace de guerre et les ont massacr&#233;s &#224; cause de &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, on a port&#233; des traumatismes &#224; cause des pensionnats, o&#249; c'&#233;tait interdit de chanter nos chants, de parler notre langue. Mais aujourd'hui, les jeunes ilnu&#183;es se sentent plus lib&#233;r&#233;&#183;es, prennent plus la parole et leur place. Par l'engagement des femmes autochtones, des jeunes, on sent qu'il y a un esprit de d&#233;colonisation fort. Les jeunes autochtones sont plus conscient&#183;es de ces r&#233;alit&#233;s-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#c0392b;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;AB !&lt;/em&gt; : Vous &#234;tes aussi gardien des territoires. Voyez-vous des liens entre ce statut et celui d'auteur-compositeur ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. P. K. :&lt;/strong&gt; Je suis un gardien des territoires, un protecteur de l'eau. Je m'implique depuis de nombreuses ann&#233;es sur le terrain, pour prot&#233;ger les for&#234;ts et les rivi&#232;res par des actions directes, en m'opposant &#224; des projets miniers, avec d'autres Autochtones. Je suis tr&#232;s engag&#233; l&#224;-dedans, pour notre autod&#233;termination, pour d&#233;coloniser les syst&#232;mes paternalistes qui ont &#233;t&#233; mis en place. &#202;tre gardien des territoires, c'est une fiert&#233; et &#231;a a un lien direct avec ma d&#233;marche artistique. Pour moi, la musique est un moyen d'expression et de transmission de nos connaissances, mais aussi de sensibilisation &#224; nos r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;NDLR : Pour plus d'informations &#224; ce sujet, voir le documentaire de Catherine Bainbridge, &lt;em&gt;Rumble. The Indians Who Rocked Our World&lt;/em&gt;, Rezolution Pictures, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;NDLR : Le massacre de Wounded Knee est une intervention militaire o&#249; des centaines de membres de la nation Lakota ont &#233;t&#233; tu&#233;&#183;es par les &#201;tats-Unis, dans le Dakota du Sud, en 1890. Pour en conna&#238;tre plus sur le si&#232;ge de Wounded Knee (1973), voir le texte de M&#233;lissa Miller et Miriam Hatabi aux pages 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Ramon Vitesse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le top 3 de quelques membres du collectif de r&#233;daction</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-top-3-de-quelques-membres-du-collectif-de-redaction</link>
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		<dc:date>2024-09-28T18:20:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quelques membres du collectif de r&#233;daction nous pr&#233;sentent leurs trois chansons engag&#233;es pr&#233;f&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Mini-dossier-La-musique-engagee-" rel="directory"&gt;Mini-dossier : La musique engag&#233;e&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Musique-+" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques membres du collectif de r&#233;daction nous pr&#233;sentent leurs trois chansons engag&#233;es pr&#233;f&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L397xH410/57657-83baa.png?1729016367' width='397' height='410' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L397xH410/42432-f9090.png?1729016367' width='397' height='410' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L397xH410/554654-67739.png?1729016367' width='397' height='410' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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