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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Agro&#233;cologie 101</title>
		<link>https://www.ababord.org/Agroecologie-101</link>
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		<dc:date>2020-03-21T19:54:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caroline Halde</dc:creator>


		<dc:subject>Agriculture et alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Biotechnologies et OGM</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Halde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'on pense &#224; la transition &#233;cologique, les domaines des transports et de l'&#233;nergie sont souvent aux premiers rangs des consid&#233;rations citoyennes. Cependant, le domaine de l'alimentation (par cons&#233;quent l'agriculture) vous am&#232;ne &#224; faire des choix de consommation 3 fois par jour, 365 jours par ann&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; La simple question du choix de fruits pour vos c&#233;r&#233;ales matinales (bleuets du Lac-Saint-Jean cultiv&#233;s de fa&#231;on conventionnelle ou des bananes certifi&#233;es &#233;quitables produites en &#201;quateur) (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Caroline-Halde-+" rel="tag"&gt;Caroline Halde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'on pense &#224; la transition &#233;cologique, les domaines des transports et de l'&#233;nergie sont souvent aux premiers rangs des consid&#233;rations citoyennes. Cependant, le domaine de l'alimentation (par cons&#233;quent l'agriculture) vous am&#232;ne &#224; faire des choix de consommation 3 fois par jour, 365 jours par ann&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; La simple question du choix de fruits pour vos c&#233;r&#233;ales matinales (bleuets du Lac-Saint-Jean cultiv&#233;s de fa&#231;on conventionnelle ou des bananes certifi&#233;es &#233;quitables produites en &#201;quateur) est remarquablement pleine de cons&#233;quences &#233;cologiques. Omnipr&#233;sentes dans votre quotidien, ces d&#233;cisions concernant le contenu de votre assiette occupent un r&#244;le important dans le processus de transition &#233;cologique de nos soci&#233;t&#233;s. Effectivement, l'agriculture a un impact direct sur la gestion de notre territoire et la qualit&#233; de notre environnement (sols, eau, air). Peut-&#234;tre plus important encore, le mode de production agricole pratiqu&#233; aujourd'hui a un impact direct sur notre capacit&#233; future &#224; produire des aliments sains et en quantit&#233; suffisante. Plus que jamais, les 293 000 agricultrices et agriculteurs canadiens (soit moins de 1 % de la population canadienne) ont un pouvoir capital sur la souverainet&#233; alimentaire de l'autre 99 % non agricole de la population. L'int&#233;gration de l'agro&#233;cologie &#224; l'&#233;chelle de la ferme est une voie possible pour aider le domaine agricole &#224; entamer la transition &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;color:#ff0000;&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'agro&#233;cologie et les entreprises agricoles actuelles&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; L'agro&#233;cologie est d&#233;finie &#224; la fois comme &#233;tant un mouvement social paysan, une discipline scientifique et un ensemble de pratiques agricoles &#233;cologiques. Les opinions divergent en ce qui a trait &#224; l'int&#233;gration de l'agro&#233;cologie et de la transition &#233;cologique dans le contexte agricole actuel. Peut-on esp&#233;rer des fermes appartenant au mod&#232;le agricole industriel actuel qu'elles modifient petit &#224; petit leurs pratiques agricoles ? Dans ce cas, ne serait-il pas souhaitable d'offrir un accompagnement &#224; ces fermes pour les voir cheminer le plus rapidement possible vers une transition &#233;cologique ? Ou au contraire, doit-on attendre que le mod&#232;le agricole industriel &#233;choue pour voir &#233;merger un nouvel ensemble de fermes agro&#233;cologiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt; Plusieurs chercheurs en agro&#233;cologie, comme Stephen Gliessman, Stuart Hill et Rob Mac Rae, privil&#233;gient la premi&#232;re option. Toute entreprise agricole a le potentiel de devenir agro&#233;cologique. Pour ce faire, ces chercheurs consid&#232;rent que les entreprises agricoles doivent suivre une s&#233;rie d'&#233;tapes appel&#233;es niveaux de transition agro&#233;cologique. Le mod&#232;le ESR (Efficience-Substitution-Reconception) est le cadre d'analyse le plus fr&#233;quemment utilis&#233; pour d&#233;finir et situer les diff&#233;rents niveaux de transition agro&#233;cologique. En voici les grandes lignes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;color:#ff0000;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Niveau 1 : viser l'efficience&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Deux fa&#231;ons efficaces d'am&#233;liorer l'efficience des flux de mati&#232;re (ex. : intrants agricoles) et d'&#233;nergie (ex. : carburant pour tracteur) &#224; l'&#233;chelle de la ferme sont l'optimisation des processus d'utilisation de la mati&#232;re et de l'&#233;nergie et la limitation des d&#233;chets et des pertes d'&#233;nergie. Par exemple, adapter son &#233;quipement de pulv&#233;risation de pesticides pour limiter les d&#233;rives de pesticides est un bon moyen d'am&#233;liorer l'efficience. Cela repr&#233;sente une premi&#232;re &#233;tape franchie vers la transition &#233;cologique, m&#234;me si l'utilisation de pesticides reste une pratique utilis&#233;e &#224; la ferme &#224; ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;color:#ff0000;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Niveau 2 : substituer les anciennes pratiques agricoles&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; L'&#233;tape de la substitution se caract&#233;rise par le remplacement de pratiques et intrants conventionnels par des pratiques ou intrants alternatifs dits &#233;cologiques. Par exemple, pour limiter les dommages caus&#233;s par les insectes aux tomates de serre, les pesticides couramment utilis&#233;s peuvent &#234;tre substitu&#233;s par des insectes pr&#233;dateurs (lutte biologique). L'agriculture biologique est souvent caract&#233;ris&#233;e comme &#233;tant un mode de production appartenant &#224; ce niveau. On peut par exemple substituer des engrais min&#233;raux de synth&#232;se par des fumiers ou lisiers autoris&#233;s en production biologique, ou des insecticides par des filets anti-insectes dans la production de concombres en champs biologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;color:#ff0000;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Niveau 3 : reconceptualiser l'agro&#233;cosyst&#232;me, rien de moins !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Pour plusieurs fervents de l'agro&#233;cologie, les deux premiers niveaux de la transition agro&#233;cologique d&#233;crits ci-haut ne sont que des &#233;tapes mineures dans l'atteinte de l'objectif ultime : l'&#233;tape de la reconception de l'agro&#233;cosyst&#232;me. Ce niveau, plus complexe, demande aux producteurs&#183;trices agricoles de retourner &#224; la table &#224; dessin et de r&#233;organiser et/ou r&#233;inventer les diff&#233;rentes composantes de leur ferme : cultures, &#233;levage, ressources humaines, mise en march&#233;, protection de l'environnement, etc. Cette reconceptualisation peut se faire entre autres par une diversification des cultures, l'implantation de haies brise-vent favorisant la biodiversit&#233; ou par l'envoi des animaux aux p&#226;turages. Cependant, cette r&#233;ing&#233;nierie du syst&#232;me agricole &#224; l'&#233;chelle de la ferme, du bassin versant ou de la r&#233;gion est complexe, intensive en ressources et co&#251;teuse. Elle reste l'&#233;tape la plus ardue, mais aussi la plus significative de la transition agro&#233;cologique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Transition &#233;cologique. Le grand virage</title>
		<link>https://www.ababord.org/Transition-ecologique-Le-grand-virage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Transition-ecologique-Le-grand-virage</guid>
		<dc:date>2018-10-09T15:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lie Nguyen, Xavier P.-Laberge, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Nguyen, Am&#233;lie</dc:subject>
		<dc:subject>P.-Laberge, Xavier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise environnementale actuelle est sans pr&#233;c&#233;dent dans l'histoire humaine. Plusieurs citoyen&#183;ne&#183;s, groupes autochtones, de la soci&#233;t&#233; civile et du milieu universitaire, et m&#234;me quelques politicien&#183;ne&#183;s promeuvent une transition &#233;cologique imm&#233;diate et radicale. La disparition drastique de la biodiversit&#233; et les changements climatiques n&#233;cessitent une modification non seulement de notre &#233;conomie, mais aussi de notre mode de vie. Le &#171; d&#233;veloppement durable &#187; ne suffira pas : un changement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nguyen-Amelie-+" rel="tag"&gt;Nguyen, Am&#233;lie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2467.png?1642092201' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;378&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise environnementale actuelle est sans pr&#233;c&#233;dent dans l'histoire humaine. Plusieurs citoyen&#183;ne&#183;s, groupes autochtones, de la soci&#233;t&#233; civile et du milieu universitaire, et m&#234;me quelques politicien&#183;ne&#183;s promeuvent une transition &#233;cologique imm&#233;diate et radicale. La disparition drastique de la biodiversit&#233; et les changements climatiques n&#233;cessitent une modification non seulement de notre &#233;conomie, mais aussi de notre mode de vie. Le &#171; d&#233;veloppement durable &#187; ne suffira pas : un changement de paradigme est n&#233;cessaire, incluant la d&#233;colonisation de nos mentalit&#233;s. Si Karl Marx pr&#233;voyait la chute du capitalisme par sa qu&#234;te constante de profit, il est aujourd'hui possible de croire que la crise environnementale et climatique, qui s'ajoute aux in&#233;galit&#233;s croissantes, montre explicitement la d&#233;faillance de ce syst&#232;me qui ne chute pourtant pas. Cette crise requiert n&#233;anmoins une r&#233;volution dans nos modes de production et de consommation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce changement radical passe par une transition &#233;cologique et sociale. Elle exige de nouvelles fa&#231;ons de concevoir notre &#233;conomie, notre agriculture, notre consommation, nos villes et nos modes de d&#233;placement. Tout cela doit s'accompagner d'une r&#233;duction draconienne de nos &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, de nos d&#233;chets et de notre utilisation des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous a sembl&#233; important de faire le point sur cette transition, de voir o&#249; nous en sommes, de comprendre quelles en sont les avanc&#233;es et les obstacles. En particulier, face au blocage, &#224; l'absence de transparence aux liens &#233;troits des compagnies extractivistes avec les gouvernements, nous avons fait appel &#224; des militantes et militants lucides qui se mobilisent courageusement afin de mener ces luttes. Dans ce dossier, nous abordons une partie de ces questions sous l'angle des probl&#232;mes et des solutions, afin de stimuler, &#224; la hauteur de nos moyens, un d&#233;bat urgent et plus que n&#233;cessaire. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec des contributions de Patrick Bonin, Carole Dupuis, Vincent Greason, Laurence Gu&#233;nette, Caroline Halde, Tania Larivi&#232;re, Chantal Levert, Serge Mongeau, Normand Mousseau, Am&#233;lie Nguyen, Xavier P.-Laberge, Patrick Rondeau et Claude Vaillancourt.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trudeau, Couillard et le nouveau n&#233;gationnisme climatique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Trudeau-Couillard-et-le-nouveau-negationnisme-climatique</link>
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		<dc:date>2018-10-09T15:07:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Xavier P.-Laberge</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>P.-Laberge, Xavier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une nouvelle forme de n&#233;gationnisme climatique fait de plus en plus irruption dans la sph&#232;re politique. Si celle-ci reconna&#238;t l'ampleur des changements climatiques et son origine humaine, contrairement aux climatosceptiques plus actifs au sud de notre fronti&#232;re, elle ne reconna&#238;t toutefois pas la mesure des actions qui doivent &#234;tre prises pour atteindre les objectifs internationaux. &lt;br class='autobr' /&gt; L'Accord de Paris r&#233;it&#232;re l'objectif international de contenir la hausse moyenne de r&#233;chauffement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Transition-ecologique-Le-grand-virage-" rel="directory"&gt;Dossier : Transition &#233;cologique. Le grand virage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Laberge-Xavier-P-+" rel="tag"&gt;P.-Laberge, Xavier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2618.png?1642092214' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;569&#034; height=&#034;408&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une nouvelle forme de n&#233;gationnisme climatique fait de plus en plus irruption dans la sph&#232;re politique. Si celle-ci reconna&#238;t l'ampleur des changements climatiques et son origine humaine, contrairement aux climatosceptiques plus actifs au sud de notre fronti&#232;re, elle ne reconna&#238;t toutefois pas la mesure des actions qui doivent &#234;tre prises pour atteindre les objectifs internationaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Accord de Paris r&#233;it&#232;re l'objectif international de contenir la hausse moyenne de r&#233;chauffement climatique en de&#231;&#224; de 2 &#176;C, avec m&#234;me un effort pour la limiter &#224; 1,5 &#176;C. Si cet objectif est fort louable pour la communaut&#233; scientifique et les environnementalistes, il appara&#238;t difficile &#224; atteindre. Pour avoir des chances d'y arriver, il faudrait un monde sans carbone d'ici 20 ans&#8230; Or, nous sommes loin du compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour atteindre ces objectifs, les &#201;tats signataires doivent drastiquement changer le fonctionnement de leur &#233;conomie pour la rendre ind&#233;pendante des carburants fossiles. Autrement dit, il faudrait tr&#232;s rapidement diminuer notre d&#233;pendance au p&#233;trole et cesser la prospection de nouveaux gisements. Plus des deux tiers des ressources connues devraient rester sous terre. Il est donc paradoxal que plusieurs pays signataires de l'Accord de Paris, comme le Canada, clament d'un c&#244;t&#233; que nous devons limiter le r&#233;chauffement &#224; 1,5 &#176;C et continuent, de l'autre, &#224; subventionner les compagnies p&#233;troli&#232;res et le d&#233;veloppement d'une &#233;conomie p&#233;trolif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Justin Trudeau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous son aura de d&#233;fenseur de l'environnement, Trudeau repr&#233;sente l'embl&#232;me m&#234;me de cette mouvance n&#233;gationniste. Si, en apparence, il semble d&#233;sirer une r&#233;ponse forte aux changements climatiques, ses actions ne suivent pas et vont m&#234;me &#224; contre-courant de ses engagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le premier ministre commence &#224; &#234;tre de plus en plus conspu&#233; &#224; l'international. Bill McKibben, fondateur de la campagne 350.org, a r&#233;cemment d&#233;nonc&#233; dans le quotidien britannique &lt;i&gt;The Guardian&lt;/i&gt; sa grande hypocrisie sur la question climatique. Il faut rappeler que, pour atteindre l'objectif des 2 &#176;C, il faudrait r&#233;duire les &#233;missions de GES de 40 &#224; 70 % d'ici 2050. Pire, si Trudeau est s&#233;rieux et non pas jovialiste et qu'il d&#233;sire que le Canada participe &#224; l'objectif plan&#233;taire, nous devrons r&#233;duire nos &#233;missions de 70 &#224; 95 %, toujours d'ici 2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, depuis son arriv&#233;e, tout en d&#233;fendant cet objectif ambitieux, Trudeau a plut&#244;t travaill&#233; &#224; l'expansion des sables bitumineux. Il a m&#234;me c&#233;l&#233;br&#233; l'acceptation par les &#201;tats-Unis du projet Keystone XL, approuv&#233; l'ol&#233;oduc Trans Mountain de Kinder Morgan et le remplacement de la Ligne 3 d'Enbridge. Il ne cache pas non plus son appui au projet &#201;nergie Est, qui serait le plus gros ol&#233;oduc en Am&#233;rique du Nord. Il ose affirmer que ces projets font partie de sa strat&#233;gie de transition &#233;nerg&#233;tique. Comment est-il possible de viser une r&#233;duction de 70 &#224; 90 % tout en d&#233;veloppant des projets qui seront assur&#233;ment encore en activit&#233; en 2050 ? Comment expliquer cette d&#233;connexion totale entre la r&#233;alit&#233; et la perspective de M. Trudeau ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il rappeler que, selon &#201;quiterre, &#171; l&lt;i&gt;e Canada est l'un des dix plus grands pollueurs per capita, en niveau absolu et sur une &#233;chelle cumulative&lt;/i&gt; &#187; ? La r&#233;alit&#233; rattrapera in&#233;vitablement notre premier ministre, mais il sera alors trop tard ! D&#233;j&#224;, la r&#233;duction des &#233;missions de GES du Canada entre 2005 et 2015 n'a &#233;t&#233; que de 3,6 %, et ce, malgr&#233; une crise financi&#232;re qui les a indirectement fait diminuer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Philippe Couillard&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; ses ressources hydriques, le Qu&#233;bec devrait &#234;tre favoris&#233; comparativement au Canada dans son ensemble. Ce serait probablement vrai si Philippe Couillard n'incarnait pas lui aussi cette contradiction majeure qu'est le nouveau n&#233;gationnisme climatique. Comme le montre Normand Mousseau dans &lt;i&gt;Gagner la guerre du climat&lt;/i&gt;, la strat&#233;gie actuelle du gouvernement du Qu&#233;bec en mati&#232;re de climat est vou&#233;e &#224; l'&#233;chec puisqu'elle est bas&#233;e sur une transition du mazout et du p&#233;trole vers le gaz naturel. Or, comme l'indique Mousseau, &#171; &lt;i&gt;le gaz naturel ne pourrait plus &#234;tre utilis&#233; dans la soci&#233;t&#233; de 2050&lt;/i&gt; &#187;. Par cons&#233;quent, toutes les modifications faites actuellement pour cette transition devront &#234;tre rapidement &#233;cart&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me titre que le Canada, les objectifs d&#233;clar&#233;s du Qu&#233;bec sont tr&#232;s ambitieux. Par exemple, pour 2020, le Qu&#233;bec vise une r&#233;duction de ses &#233;missions de GES de 20 % sous leur niveau de 1990. Pourtant, en 2014, les r&#233;ductions n'ont totalis&#233; que 8 %. Autrement dit, il nous faudrait r&#233;duire nos &#233;missions de GES de 12 % par rapport &#224; 1990 en seulement 6 ans ! Ensuite, pour l'atteinte de l'objectif de r&#233;duction de 80 % d'ici 2050, le Qu&#233;bec devrait &#171; &lt;i&gt;passer de dix tonnes de GES par personne &#224; moins de deux tonnes&lt;/i&gt; &#187;, selon Mousseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal probl&#232;me, du c&#244;t&#233; du Qu&#233;bec, r&#233;side dans l'aveuglement de M. Couillard qui ne se fie qu'au march&#233; du carbone du Qu&#233;bec et aux recettes vers&#233;es dans le Fonds vert en mati&#232;re de lutte contre les changements climatiques. Ces mesures sont pourtant loin d'&#234;tre suffisantes. Tout d'abord, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&#233;volution du climat (GIEC), il n'y a rien de certain sur l'impact du march&#233; du carbone quant &#224; la r&#233;duction des &#233;missions de GES, et ce, malgr&#233; ses nombreux avantages &#233;conomiques et politiques. Ensuite, l'utilisation du Fonds vert a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;e &#224; plusieurs reprises, notamment par le professeur Pierre-Olivier Pinault, expert en politique &#233;nerg&#233;tique aux HEC, pour l'inefficacit&#233; des mesures subventionn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et maintenant ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est urgent que la population prenne conscience du d&#233;calage entre les objectifs et les mesures mises en place par les gouvernements du Canada et du Qu&#233;bec. Apr&#232;s avoir lutt&#233; contre le courant climatosceptique, il nous faut maintenant militer contre sa nouvelle forme davantage insidieuse qu'est le n&#233;o-n&#233;gationnisme climatique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Image de l'ouragan Irma, prise le jeudi 7 septembre 2017, au nord de la R&#233;publique dominicaine et de Ha&#239;ti (NASA).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Puisqu'il faut bien r&#233;sister, r&#233;sistons !</title>
		<link>https://www.ababord.org/Puisqu-il-faut-bien-resister-resistons</link>
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		<dc:date>2018-10-09T15:01:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Carole Dupuis</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Dupuis, Carole</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsque les gouvernements font fi de la science et des faits, lorsqu'ils m&#233;prisent l'opposition citoyenne qui s'exprime sans rel&#226;che, avec rigueur et g&#233;n&#233;rosit&#233;, lorsqu'ils servent les lobbys financiers et industriels et non le bien commun, la population a le devoir de s'interposer. &lt;br class='autobr' /&gt; 12 ao&#251;t 2017. Au moment d'&#233;crire ces lignes, des manifestant&#183;e&#183;s cagoul&#233;&#183;e&#183;s bloquent l'acc&#232;s au site Galt de Junex, entre Gasp&#233; et Murdochville, afin d'y emp&#234;cher la reprise des travaux d'exploration. Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2617.png?1642092214' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;476&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lorsque les gouvernements font fi de la science et des faits, lorsqu'ils m&#233;prisent l'opposition citoyenne qui s'exprime sans rel&#226;che, avec rigueur et g&#233;n&#233;rosit&#233;, lorsqu'ils servent les lobbys financiers et industriels et non le bien commun, la population a le devoir de s'interposer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;12 ao&#251;t 2017. Au moment d'&#233;crire ces lignes, des manifestant&#183;e&#183;s cagoul&#233;&#183;e&#183;s bloquent l'acc&#232;s au site Galt de Junex, entre Gasp&#233; et Murdochville, afin d'y emp&#234;cher la reprise des travaux d'exploration. Le gouvernement Couillard vient d'investir 8,4 millions $ dans ces travaux, pr&#233;ludes &#224; des op&#233;rations de fracturation hydraulique dans le bassin versant de la l&#233;gendaire rivi&#232;re &#224; saumon York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On attend d'un jour &#224; l'autre les r&#232;glements de la Loi sur les hydrocarbures que ce m&#234;me gouvernement a adopt&#233;e sous le b&#226;illon dans la nuit du 9 d&#233;cembre 2016. Cette loi, qui d&#233;roule le tapis rouge devant les compagnies p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res, est le pendant l&#233;gislatif du pactole financier que M. Couillard leur a r&#233;serv&#233; en affectant 1 milliard $ d'argent public au fonds Capital Mines Hydrocarbures. Elle s'appuie sur le R&#232;glement sur le pr&#233;l&#232;vement des eaux et leur protection (RPEP). Contest&#233; par 300 municipalit&#233;s, le RPEP permet les forages p&#233;troliers et gaziers &#224; 500 m&#232;tres des sources d'eau potable, faisant ainsi abstraction du risque de remont&#233;e des contaminants vers les sources d'eau potable &#224; partir des forages horizontaux qui courent normalement sous la terre sur 2 &#224; 3 kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res semaines, sous le pr&#233;texte de prot&#233;ger l'&#238;le d'Anticosti, ce gouvernement a accord&#233; 91 millions $ en &#171; d&#233;dommagement &#187; &#224; des compagnies pour leur racheter des permis sans valeur et leur rembourser des d&#233;penses qu'elles n'ont pas faites. Il a aussi annonc&#233; dans l'euphorie le financement par le Fonds Vert de trois projets d'expansion du r&#233;seau de Gaz M&#233;tro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au palier f&#233;d&#233;ral, la ministre de l'Environnement r&#233;forme &#224; fond de train : &#233;valuations environnementales, Office national de l'&#233;nergie, Loi sur les p&#234;ches, Loi sur la protection de la navigation&#8230; Rien n'&#233;chappe &#224; l'&#339;il vigilant de Mme McKenna. Le seul hic : s'il n'en tient qu'&#224; son patron, les grands projets climaticides canadiens seront tous approuv&#233;s avant que ces r&#233;formes prennent effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'Ouest, c'est au march&#233; et non au premier ministre du Canada que nous devons la d&#233;confiture du m&#233;gaprojet de gaz naturel liqu&#233;fi&#233; Pacific Northwest LNG, qui aurait &#233;t&#233; le plus gros &#233;metteur de gaz &#224; effet de serre au Canada. De m&#234;me, si les deux projets de pipelines auxquels M. Trudeau a donn&#233; le feu vert se r&#233;alisent, ils provoqueront &#224; eux seuls une hausse des &#233;missions de GES d&#233;passant les baisses promises par le Canada en vertu de l'Accord de Paris. N'oublions pas non plus que Justin Trudeau a maintenu les subventions pour les combustibles fossiles et applaudi le &#171; Plan climat &#187; (sic) de Rachel Notley, m&#234;me s'il permet que la production albertaine de p&#233;trole bitumineux augmente de 40 % d'ici 2025. Il a m&#234;me d&#233;clar&#233; ceci aux p&#233;troli&#232;res r&#233;unies &#224; Houston : &#171; &lt;i&gt;Aucun pays ne trouverait 173 milliards de barils de p&#233;trole pour simplement les laisser enfouis dans le sol&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est irr&#233;futable. D'une part, il y a les intentions, les discours, les mesures qui ne d&#233;rangent pas. D'autre part, il y a &#171; les vraies affaires &#187; : l'argent sonnant et tr&#233;buchant donn&#233; &#224; l'industrie gazi&#232;re et p&#233;troli&#232;re, le cadre politique et r&#233;glementaire douillet qu'on lui offre. Nos gouvernements ne se contentent pas de se tra&#238;ner honteusement les pieds en mati&#232;re de transition &#233;nerg&#233;tique. Contre vents et mar&#233;es, ils soutiennent f&#233;rocement des activit&#233;s qui annulent les effets positifs de cette transition avant m&#234;me qu'ils aient commenc&#233; &#224; se manifester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisqu'il faut bien r&#233;sister, r&#233;sistons ! Pour contribuer &#224; la mobilisation, rendez-vous sur &lt;a href=&#034;https://www.vousnepasserezpas.quebec&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vous ne passerez pas&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'autrice est coordonnatrice g&#233;n&#233;rale du Regroupement vigilance hydrocarbures Qu&#233;bec (RVHQ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : Apr&#232;s avoir particip&#233; assid&#251;ment &#224; toutes les consultations et utilis&#233; toutes les tribunes habituelles pour exprimer la non-acceptabilit&#233; sociale des projets p&#233;troliers et gaziers, sans que les gouvernements Couillard et Trudeau en aient pris acte, les groupes membres du RVHQ ont lanc&#233; en avril 2017 l'op&#233;ration de r&#233;sistance citoyenne #VousNEpasserezPAS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;croissance, &#233;l&#233;ment-cl&#233; de la transition</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-decroissance-element-cle-de-la-transition</link>
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		<dc:date>2018-10-09T14:56:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Logement, transports et &#233;cologie urbaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de chercher &#224; remplacer le p&#233;trole pour produire l'&#233;nergie que requiert notre mode de vie, mais plut&#244;t &#224; diminuer nos besoins en &#233;nergie. Et cela requiert des changements dans nos fa&#231;ons de vivre, ce &#224; quoi nous invite le mouvement de la d&#233;croissance. &lt;br class='autobr' /&gt; Notre avenir est menac&#233; de bien des c&#244;t&#233;s. Par o&#249; commencera le d&#233;sastre ? Difficile &#224; pr&#233;voir, mais cela sera certainement in&#233;vitable. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de se pr&#233;parer. De plus en plus de gens l'ont compris, m&#234;me du c&#244;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2616.png?1642092214' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;277&#034; height=&#034;157&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de chercher &#224; remplacer le p&#233;trole pour produire l'&#233;nergie que requiert notre mode de vie, mais plut&#244;t &#224; diminuer nos besoins en &#233;nergie. Et cela requiert des changements dans nos fa&#231;ons de vivre, ce &#224; quoi nous invite le mouvement de la d&#233;croissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre avenir est menac&#233; de bien des c&#244;t&#233;s. Par o&#249; commencera le d&#233;sastre ? Difficile &#224; pr&#233;voir, mais cela sera certainement in&#233;vitable. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de se pr&#233;parer. De plus en plus de gens l'ont compris, m&#234;me du c&#244;t&#233; des corporations et de certains gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup des mesures pr&#233;conis&#233;es ne visent toutefois qu'&#224; sauver le syst&#232;me et &#224; nous permettre de poursuivre notre vie moderne. Essentiellement, il s'agit de trouver des technologies qui requi&#232;rent moins de p&#233;trole et produisent moins de CO2, comme l'&#233;lectrification des automobiles ou les &#233;nergies alternatives pour la production d'&#233;lectricit&#233;. On oublie que produire une seule automobile requiert entre 8 000 et 28 000 kWh d'&#233;nergie (qu'elle soit &#224; essence ou &#233;lectrique), ainsi que de grandes quantit&#233;s de fer, d'aluminium, de caoutchouc et de plastique. Quant aux &#233;nergies alternatives qu'on d&#233;velopperait pour remplacer le p&#233;trole, elles requerraient des quantit&#233;s &#233;normes de ressources min&#233;rales et d'&#233;nergie, contribuant ainsi &#224; aggraver le probl&#232;me de l'&#233;puisement des ressources non renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;cro&#238;tre !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans notre monde capitaliste fond&#233; sur une croissance infinie, le mot fait peur. Mais il faut comprendre que l'appel &#224; la d&#233;croissance n'est pas une incitation au sacrifice et &#224; l'asc&#232;se. C'est plut&#244;t une invitation &#224; une refondation de nos soci&#233;t&#233;s qui nous m&#232;nerait &#224; moins de consommation individuelle et &#224; plus de partage avec au bout du compte une vie meilleure pour tous. Voici un rappel des principaux secteurs qui devraient diminuer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La consommation&lt;/i&gt; : avons-nous besoin de maisons si grandes, de tellement d'autos, de tant d'appareils &#233;lectroniques, etc. ? Et de travailler autant pour se payer tout cela ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La technologie&lt;/i&gt; : nos soci&#233;t&#233;s sont de plus en plus d&#233;pendantes de gigantesques r&#233;seaux (&#233;lectricit&#233;, &#233;lectronique, approvisionnement en eau&#8230;) qui sont expos&#233;s aux d&#233;sastres naturels toujours plus fr&#233;quents ainsi qu'aux sabotages. Et les nouvelles technologies qu'on d&#233;veloppe constituent souvent des transgressions de la nature qui peuvent avoir des cons&#233;quences impr&#233;vues. O&#249; nous m&#232;neront, par exemple, les organismes g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s (OGM) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les in&#233;galit&#233;s sociales &lt;/i&gt; : combien de temps encore les milliards de personnes qui se voient exploit&#233;es par une minorit&#233; au style de vie marqu&#233; par une consommation ostentatoire accepteront-elles leurs souffrances mortelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les d&#233;placements&lt;/i&gt; : une bonne partie de l'&#233;nergie que nous utilisons (et de la pollution que nous produisons) vient des d&#233;placements de marchandises et de personnes. &#171; &lt;i&gt;Le trafic a&#233;rien passager repr&#233;sentait 3,3 milliards de personnes en 2014 et devrait atteindre 6 milliards d'ici 2030&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon le magazine Capital, 20 juin 2017.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une transition radicale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Devant les menaces qui se multiplient, il ne s'agit pas que de trouver des moyens de sauver notre mode de vie, mais de pr&#234;ter attention aux signaux d'alerte que nous envoie la plan&#232;te et de comprendre que le chemin de la croissance sans fin est une voie impossible. De toute fa&#231;on, avons-nous vraiment &#224; nous f&#233;liciter de ce monde marqu&#233; par de telles in&#233;galit&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transition que nous devons amorcer au plus vite se doit d'&#234;tre radicale : il faut aller ailleurs que dans la qu&#234;te d'am&#233;liorations technologiques ou dans l'exploration d'autres plan&#232;tes &#224; coloniser. Nous sommes les fruits de l'&#233;volution, nous avons notre place sur Terre et il y aurait possibilit&#233; que nous y vivions en harmonie avec la nature, au lieu d'en faire notre proie. Mais pour revenir &#224; cet &#233;quilibre, c'est tout un changement de paradigme qui est requis. Une &#171; d&#233;-mondialisation &#187; pour un retour au local, une r&#233;organisation en petites communaut&#233;s fond&#233;es sur une v&#233;ritable solidarit&#233; et un meilleur partage de ressources plus sobrement utilis&#233;es qui nous permette d'en finir avec les in&#233;galit&#233;s sociales si inacceptables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon le magazine &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt;, 20 juin 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Serge Mongeau est auteur de &lt;i&gt;La simplicit&#233; volontaire&lt;/i&gt; et militant &#233;cologiste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour une &#233;conomie circulaire</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pour-une-economie-circulaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Pour-une-economie-circulaire</guid>
		<dc:date>2018-10-09T14:50:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Xavier P.-Laberge</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>P.-Laberge, Xavier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Selon le Global Footprint Network, nous avons exc&#233;d&#233; le niveau de r&#233;g&#233;n&#233;ration de la Terre le 2 ao&#251;t dernier. Depuis cette date, les ressources que nous consommons d&#233;passent la capacit&#233; de r&#233;g&#233;n&#233;ration de notre plan&#232;te. &lt;br class='autobr' /&gt; Au-del&#224; des nombreuses critiques qu'il est possible d'adresser au capitalisme et, de surcro&#238;t, au n&#233;olib&#233;ralisme, il existe plusieurs solutions &#224; la survie de la biodiversit&#233; terrestre. Ici, nous traiterons d'un mod&#232;le &#233;conomique visant une r&#233;duction drastique du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Laberge-Xavier-P-+" rel="tag"&gt;P.-Laberge, Xavier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2615.png?1642092214' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;939&#034; height=&#034;554&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon le &lt;i&gt;Global Footprint Network&lt;/i&gt;, nous avons exc&#233;d&#233; le niveau de r&#233;g&#233;n&#233;ration de la Terre le 2 ao&#251;t dernier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Global Footprint Network est une organisation internationale &#224; but non (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Depuis cette date, les ressources que nous consommons d&#233;passent la capacit&#233; de r&#233;g&#233;n&#233;ration de notre plan&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au-del&#224; des nombreuses critiques qu'il est possible d'adresser au capitalisme et, de surcro&#238;t, au n&#233;olib&#233;ralisme, il existe plusieurs solutions &#224; la survie de la biodiversit&#233; terrestre. Ici, nous traiterons d'un mod&#232;le &#233;conomique visant une r&#233;duction drastique du gaspillage : l'&#233;conomie circulaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce que l'&#233;conomie circulaire ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie circulaire est bas&#233;e sur le cycle de vie des produits et fonctionne donc en boucle. Son objectif consiste &#224; r&#233;duire les d&#233;chets et le gaspillage en r&#233;utilisant jusqu'&#224; 100 % des mati&#232;res initiales pour fabriquer un nouveau produit. Le concept lanc&#233; au Danemark dans les ann&#233;es 1970 a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; dans le but d'&#233;viter l'&#233;puisement des ressources de la plan&#232;te. Cette &#233;conomie s'oppose &#224; ce que l'on appelle l'&#233;conomie lin&#233;aire, qui provoque plut&#244;t une accumulation de d&#233;chets au bout de la cha&#238;ne de cycle de vie d'un produit. Si l'&#233;conomie circulaire attire l'attention des &#233;cologistes, elle attire aussi celle de plusieurs &#233;conomistes et capitalistes, puisque ce moyen de concevoir le cycle de vie d'un produit permet aux entreprises d'&#233;viter la volatilit&#233; du prix des ressources, mais permet aussi une r&#233;duction des co&#251;ts de production en r&#233;duisant la quantit&#233; de ressources n&#233;cessaires &#224; la production, &#233;nergie incluse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G&#233;rald Fillion, Soci&#233;t&#233; Radio-Canada, &#171; Chronique Prospectives : l'&#233;conomie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trois applications&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;conomie de partage ou &#233;conomie collaborative&lt;/i&gt;. M&#234;me si ces termes sont souvent r&#233;cup&#233;r&#233;s par des industries malintentionn&#233;es, nous ne discutons pas assez des avantages possibles de ce mod&#232;le lorsqu'il n'est pas instrumentalis&#233; par une multinationale avide de profits. Le mod&#232;le initial de l'&#233;conomie de partage repose avant tout sur la mutualisation des biens et des savoirs et la consommation collaborative qui aboutit &#224; une meilleure utilisation des produits, comme, par exemple, le covoiturage, le &#171; couchsurfing &#187;, mais aussi le troc et le simple partage de biens avec les gens qui nous entoure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;conomie de fonctionnalit&#233; ou l'&#233;conomie de services&lt;/i&gt;. Elle consiste en la vente du service d'un bien plut&#244;t que le bien lui-m&#234;me. Dans cette optique, l'entreprise reste propri&#233;taire du produit et vend son utilisation. Elle a donc tout int&#233;r&#234;t &#224; allonger la dur&#233;e de vie du produit. L'&#233;conomie de services va &#224; contresens de l'obsolescence programm&#233;e, cette nouvelle d&#233;faillance du capitalisme qui consiste &#224; r&#233;duire volontairement la dur&#233;e de vie d'un produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La r&#233;paration, la r&#233;utilisation, le reconditionnement ou le recyclage du produit.&lt;/i&gt; Cette solution existe depuis toujours, mais doit &#234;tre davantage consid&#233;r&#233;e. Les parfaits exemples en sont le verre et l'aluminium, qui peuvent &#234;tre recycl&#233;s ind&#233;finiment. Cependant, du point de vue de la minimisation de l'utilisation d'&#233;nergie, la r&#233;utilisation est assur&#233;ment la gagnante. Le compostage est aussi un exemple simple de revalorisation de mati&#232;res organiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#232;re des solutions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre impact majeur sur l'&#233;cosyst&#232;me terrestre a aujourd'hui un nom g&#233;ologique : l'anthropoc&#232;ne. Les humains doivent r&#233;solument trouver une fa&#231;on de vivre sans avoir un impact n&#233;faste sur l'environnement. Malheureusement, les d&#233;fenseurs du capitalisme &#224; l'&#232;re n&#233;olib&#233;rale ne semblent trouver que des solutions &#224; court terme permettant de perp&#233;tuer un syst&#232;me &#233;conomique qui les avantage. La crise climatique est pourtant la plus grande d&#233;monstration de la faillite morale du capitalisme. Il faut, par cons&#233;quent, trouver un mod&#232;le viable de fonctionnement &#233;conomique et l'&#233;conomie circulaire a, en ce sens, le potentiel de constituer une solution, m&#234;me si elle ne remet pas toujours la croissance &#233;conomique en question. D&#233;j&#224; plusieurs pays ont inclus l'&#233;conomie circulaire dans des projets de loi. Il serait grand temps que le Qu&#233;bec et le Canada fassent de m&#234;me !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.footprintnetwork.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Global Footprint Network&lt;/a&gt; est une organisation internationale &#224; but non lucratif fond&#233;e en 2003 pour permettre un avenir durable o&#249; toutes les personnes ont la possibilit&#233; de prosp&#233;rer au moyen d'une seule plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G&#233;rald Fillion, Soci&#233;t&#233; Radio-Canada, &#171; &lt;a href=&#034;http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7622329/economie-circulaire-modele-davenir&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chronique Prospectives : l'&#233;conomie circulaire&lt;/a&gt; &#187;, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : R&#233;mi Leroux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conditions d'une v&#233;ritable transition</title>
		<link>https://www.ababord.org/Conditions-d-une-veritable-transition</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Conditions-d-une-veritable-transition</guid>
		<dc:date>2018-10-09T14:43:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurence Gu&#233;nette, Chantal Levert</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Gu&#233;nette, Laurence </dc:subject>
		<dc:subject>Levert, Chantal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Partout sur la plan&#232;te s'agitent des mouvements &#233;cocitoyens qui s'organisent et d&#233;ploient des initiatives de solidarit&#233; et de justice sociale. Ils insufflent de plus en plus cette perspective syst&#233;mique &#224; leurs luttes afin de mettre en &#339;uvre une transition &#233;cosociale compl&#232;te. &lt;br class='autobr' /&gt; La transition r&#233;sonne aussi dans les la&#239;us politiques, corporatistes, institutionnels et m&#234;me l&#233;gislatifs. Les &#233;lites politiques et &#233;conomiques font d'incroyables acrobaties, plus ou moins habiles et plus ou moins (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Transition-ecologique-Le-grand-virage-" rel="directory"&gt;Dossier : Transition &#233;cologique. Le grand virage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Guenette-Laurence-+" rel="tag"&gt;Gu&#233;nette, Laurence &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Levert-Chantal-+" rel="tag"&gt;Levert, Chantal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2614.png?1642092214' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;612&#034; height=&#034;370&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Partout sur la plan&#232;te s'agitent des mouvements &lt;i&gt;&#233;cocitoyens&lt;/i&gt; qui s'organisent et d&#233;ploient des initiatives de solidarit&#233; et de justice sociale. Ils insufflent de plus en plus cette perspective syst&#233;mique &#224; leurs luttes afin de mettre en &#339;uvre une transition &#233;cosociale compl&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La transition r&#233;sonne aussi dans les la&#239;us politiques, corporatistes, institutionnels et m&#234;me l&#233;gislatifs. Les &#233;lites politiques et &#233;conomiques font d'incroyables acrobaties, plus ou moins habiles et plus ou moins honn&#234;tes intellectuellement, pour int&#233;grer ce mot devenu incontournable. Elles fa&#231;onnent le concept de transition de sorte &#224; l'imbriquer dans le paradigme capitaliste et la vision n&#233;olib&#233;rale, quitte &#224; lui faire incarner le contraire m&#234;me de son essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Canada comme au Qu&#233;bec, nos gouvernements ont opt&#233; pour un soliloque &#224; port&#233;e &#233;troite, la transition &#233;nerg&#233;tique, qui en plus de s'auto-valider via des mots vides, exclut les autres aspects n&#233;cessaires &#224; une transition syst&#233;mique. Elle ne daigne proposer aucun changement substantiel dans les ressources &#233;nerg&#233;tiques envisag&#233;es : les sables bitumineux et le gaz naturel, car &#171; c'est bon pour le pays &#187;. On nous impose une transition pervertie, brandie fi&#232;rement par ces &#233;lites qui carburent plus que jamais au &#171; politiquement vertueux &#187;, surtout quand elles subventionnent all&#232;grement de nouvelles opportunit&#233;s &#233;conomiques au d&#233;triment d'une r&#233;elle transition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre civilisation &#233;tant arriv&#233;e au seuil criant de l'urgence, le vocable transition br&#251;le donc sur toutes les l&#232;vres d&#233;cideuses de ce monde, y compris entre les invisibles mains du n&#233;olib&#233;ralisme qui animent les pantins d'un show de carton-p&#226;te, aux frais de la population autant que possible. &lt;i&gt;Business as usual&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La transition, quoss&#233;&#231;a ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La transition &#233;nerg&#233;tique que promeuvent nos gouvernements n'est qu'un leurre : elle ne veut que faciliter le passage d'une forme d'&#233;nergie arrivant &#224; son terme (le p&#233;trole conventionnel) vers une autre forme d'&#233;nergie, m&#234;me s'il s'agit d'un autre hydrocarbure. Elle ne consid&#232;re aucunement l'urgence d'une r&#233;elle d&#233;carbonisation de l'&#233;conomie, qui exige actuellement la ponction et le transport sauvage de mati&#232;res transitant sur des milliers de kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transition strictement &#233;cologique est &#233;galement illusoire : il est certes vertueux de tabler &#224; diminuer l'empreinte de chacun&#183;e en consommant moins et mieux, tout en croyant que &#231;a r&#233;duira l'extractivisme des mati&#232;res non renouvelables ou l'utilisation de mati&#232;res toxiques. Mais toujours ancr&#233;e dans ce syst&#232;me capitaliste, cette forme de transition ne pr&#233;vient en rien les d&#233;tresses &#233;conomiques et sociales qu'induiront le choc p&#233;trolier et les changements climatiques, surtout si elle est incarn&#233;e par l'apport de hautes technologies inaccessibles aux communaut&#233;s vuln&#233;rables. Ce n'est pas une poign&#233;e de chars &#233;lectriques co&#251;teux d&#233;tenus par une &#233;lite &#233;conomique qui emp&#234;chera l'in&#233;luctable, sauf que cette &#233;lite s'en sortira mieux et sera assise plus confortablement quand &#231;a brassera. Par ailleurs, le leitmotiv &#171; chaque petit geste compte &#187; implique une individualisation de la responsabilit&#233; transitoire, alors que de grands gestes collectifs structurants sont de mise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une transition &#233;cosociale qui est n&#233;cessaire actuellement, soit une transition syst&#233;mique qui inclut en elle-m&#234;me un aspect transitionnel sur les plans &#233;cologique, donc &#233;nerg&#233;tique, mais &#233;galement social ; elle vient de la base, et non du haut. Une telle transition voit &#224; la d&#233;carbonisation de l'&#233;conomie en sortant de notre d&#233;pendance aux hydrocarbures, met en place des actions autonomes pour chaque localit&#233; permettant une r&#233;silience adaptative et p&#233;renne, pense &#224; pr&#233;munir les populations vuln&#233;rables face aux adaptations climatiques et &#233;conomiques majeures qui s'annoncent, met en place des actions accessibles &#224; la majorit&#233; et non seulement aux &#233;lites. Ce sont des initiatives communales et des pratiques alternatives locales qui seront en mesure de changer radicalement cette macro&#233;conomie intoxiqu&#233;e par le p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une bataille s&#233;mantique agite l'id&#233;e de transition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas laisser aux &#233;lites le soin et la libert&#233; de d&#233;finir la transition et d'en articuler le sens selon leur vision exclusivement bureaucratique ou &#233;conomique. L'appropriation de ce terme est un enjeu v&#233;ritable dans le rapport de force que les mouvements sociaux construisent en faveur d'un monde &#233;cologiste et juste. La pertinence de s'exprimer sur la transition, comme le font les textes rassembl&#233;s dans les prochaines pages, d&#233;coule de l'urgence de remettre les pendules &#224; l'heure en ce qui concerne la nature de la transition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme transition est accapar&#233; en ce moment par les politicien&#183;ne&#183;s selon un sens qui le vide de toute port&#233;e subversive et de toute vision globale, alors qu'une telle perspective est pourtant n&#233;cessaire dans la r&#233;ponse que nous tenterons de formuler &#224; la crise &#233;cologique de notre &#232;re. Comme le formule habilement l'&#233;cologiste Maude Prud'homme dans son texte &lt;i&gt;La transition &#233;nerg&#233;tique n'est pas un changement d'huile&lt;/i&gt;, plusieurs des &#171; solutions &#187; promues actuellement &#171; &lt;i&gt;exacerbent les oppressions qui ont cours. Telle est notre &#233;poque, faite d'inerties lourdes de ses vainqueurs&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maude Prud'homme, &#171; La transition &#233;nerg&#233;tique n'est pas un changement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Pire encore, il est plausible d'affirmer que l'utilisation du terme &lt;i&gt;transition &#233;nerg&#233;tique &lt;/i&gt; en rassure certain&#183;e&#183;s et se d&#233;guise en r&#233;ponse aux pr&#233;occupations populaires, alors que les politiques actuelles affectent les &#233;cosyst&#232;mes et les droits des populations d'une fa&#231;on particuli&#232;rement catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons-nous la fa&#231;on dont le terme &lt;i&gt;d&#233;veloppement durable&lt;/i&gt; fut rapidement int&#233;gr&#233; par la classe politique d&#232;s les ann&#233;es 2000, int&#233;grant habilement le discours environnemental dans un mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral. &#192; l'&#233;poque, le gouvernement du Qu&#233;bec se servit m&#234;me du concept de d&#233;veloppement durable pour fomenter la voix l&#233;gitime avec laquelle il souhaitait dialoguer au sein des mouvements environnementaux et pour marginaliser la conception &#233;cologiste trop subversive, soit &#171; &lt;i&gt;l'&#233;carter du champ de reconnaissance politique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Philippe St-Hilaire Gravel, 30 ans au RQGE : Une histoire dissidente du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Par le sens donn&#233; aux concepts comme &lt;i&gt;d&#233;veloppement durable&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;transition&lt;/i&gt;, le pouvoir peut ais&#233;ment favoriser les groupes ou propositions v&#233;hiculant une approche concertationniste et non conflictuelle, au d&#233;triment des groupes de la base envisageant la transition comme un changement syst&#233;mique imbriquant de multiples aspects.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bloquer ce que doit et catalyser ce qu'il faut&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, les groupes &#233;cologistes se sont d&#233;velopp&#233;s avec vigueur d&#232;s les ann&#233;es 1960, proposant depuis la base des changements profonds sur les plans &#233;conomique et social. Le mouvement vert qu&#233;b&#233;cois a jou&#233; &#171; &lt;i&gt; un r&#244;le fondamental dans la mise &#224; jour des enjeux institutionnels de l'environnement&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Guy Vaillancourt, &#171; &#201;volution, diversit&#233; et sp&#233;cificit&#233; des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; et la lutte pour la conceptualisation de la transition et pour son application sur le terrain rel&#232;ve encore une fois de ce r&#244;le n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, ce sont les groupes de la base qui, unissant leurs expertises sociales et &#233;cologiques, vont pouvoir proposer un discours et d&#233;velopper des pratiques en faveur d'une v&#233;ritable transition, mettre en joue la classe politico-industrielle pour l'emp&#234;cher de se complaire dans des concepts doucereux et des politiques arrangeantes, mais qui ne r&#233;pondent en rien ni &#224; l'urgence &#233;cologique, ni &#224; l'imp&#233;ratif de justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il trop tard ? Prenons-nous localement et mondialement les moyens ad&#233;quats ? La transition peut-elle se r&#233;aliser dans cette &#233;conomie capitaliste &lt;i&gt;junkie&lt;/i&gt; des hydrocarbures ? On doit arriver &#224; bloquer ce qui doit et catalyser ce qu'il faut, afin qu'il n'en r&#233;sulte pas une fallacieuse transition &#233;nerg&#233;tique capitalis&#233;e, mais qu'&#233;merge plut&#244;t de ce chaos une soci&#233;t&#233; verte, juste et p&#233;renne, &#233;mancip&#233;e de cette &#233;conomie violente appel&#233;e &#224; dispara&#238;tre. Alors, il n'en tient qu'&#224; nous : &#233;cosocialistes, debout !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Maude Prud'homme, &#171; &lt;a href=&#034;https://www.ababord.org/La-transition-energetique-n-est-pas-un-changement-d-huile&#034;&gt;La transition &#233;nerg&#233;tique n'est pas un changement d'huile&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;&#192; B&#226;bord !&lt;/i&gt;, No 68, f&#233;vrier-mars 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Philippe St-Hilaire Gravel, &lt;i&gt;30 ans au RQGE : Une histoire dissidente du mouvement &#233;cologiste au Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, RQGE, 2012, p.69.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Guy Vaillancourt, &#171; &#201;volution, diversit&#233; et sp&#233;cificit&#233; des associations &#233;cologiques qu&#233;b&#233;coises : de la contre-culture et du conservationnisme &#224; l'environnementalisme et l'&#233;cosocialisme &#187;, &lt;i&gt;Sociologie et Soci&#233;t&#233;s&lt;/i&gt;, vol. 13, no1, 1981, p.8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Chantal Levert est coordonnatrice du R&#233;seau qu&#233;b&#233;cois des groupes &#233;cologistes (RQGE) ; Laurence Gu&#233;nette est vice-pr&#233;sidente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : RQGE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les p&#233;troli&#232;res, fausses championnes de l'environnement</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-petrolieres-fausses-championnes-de-l-environnement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Les-petrolieres-fausses-championnes-de-l-environnement</guid>
		<dc:date>2018-10-09T14:33:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Consommation, marchandisation et pub</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsque le pr&#233;sident des &#201;tats-Unis Donald Trump a voulu retirer son pays de l'Accord de Paris sur le climat, il a fait face &#224; des opposantes inattendues : les compagnies p&#233;troli&#232;res. Comment de si grandes entreprises qui ont int&#233;r&#234;t &#224; vendre le plus de p&#233;trole possible ont-elles trouv&#233; un int&#233;r&#234;t &#224; d&#233;fendre un accord qui vise &#224; en r&#233;duire la consommation ? &lt;br class='autobr' /&gt; Ces compagnies ne sont d'ailleurs pas les seules &#224; s'inqui&#233;ter du choix de Donald Trump. Plus de mille grandes entreprises ont sign&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Transition-ecologique-Le-grand-virage-" rel="directory"&gt;Dossier : Transition &#233;cologique. Le grand virage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cies-minieres-et-petrolieres-+" rel="tag"&gt;Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Consommation-marchandisation-et-+" rel="tag"&gt;Consommation, marchandisation et pub&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2613.png?1642092214' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;334&#034; height=&#034;500&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lorsque le pr&#233;sident des &#201;tats-Unis Donald Trump a voulu retirer son pays de l'Accord de Paris sur le climat, il a fait face &#224; des opposantes inattendues : les compagnies p&#233;troli&#232;res. Comment de si grandes entreprises qui ont int&#233;r&#234;t &#224; vendre le plus de p&#233;trole possible ont-elles trouv&#233; un int&#233;r&#234;t &#224; d&#233;fendre un accord qui vise &#224; en r&#233;duire la consommation ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces compagnies ne sont d'ailleurs pas les seules &#224; s'inqui&#233;ter du choix de Donald Trump. Plus de mille grandes entreprises ont sign&#233; une sorte de manifeste intitul&#233; &lt;i&gt;Business Backs Low-Carbon USA Statement &lt;/i&gt; qui lui demandent tr&#232;s clairement de respecter l'Accord de Paris. Parmi celles-ci, signalons Monsanto, Dupont, Dow Chemical, des compagnies qui ont un pass&#233; plus que lourd en mati&#232;re d'atteintes &#224; l'environnement. M&#234;me les charbonni&#232;res Peabody et Cloud Peak semblent s'inqui&#233;ter des effets du r&#233;chauffement climatique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les entreprises les plus polluantes, et dont les actions sont les plus dommageables pour l'environnement, entrent dans la lutte contre le changement climatique, pouvons-nous donc concevoir un avenir rayonnant pour la transition &#233;cologique ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cas ExxonMobil&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'actualit&#233; nous a ramen&#233; le cas particulier d'ExxonMobil et ses comportements contradictoires. &#171; &lt;i&gt;Ce qu'ExxonMobil ne nous a pas dit au sujet des changements climatiques&lt;/i&gt; &#187; titrait par exemple Radio-Canada le 23 ao&#251;t. Dans les ann&#233;es 1970 et 1980, la compagnie ExxonMobil a engag&#233; des scientifiques de haut niveau pour savoir si le changement climatique constituait un r&#233;el danger. Il ne pouvait y avoir qu'une seule r&#233;ponse : oui, la Terre se r&#233;chauffe, et cela est reli&#233; en tr&#232;s grande partie &#224; l'exploitation du p&#233;trole par des entreprises comme ExxonMobil, la plus grande dans ce domaine. Que faire alors avec des informations aussi accablantes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ExxonMobil a choisi de nier cette r&#233;alit&#233; et d'aller m&#234;me au-del&#224; de cette n&#233;gation. Elle a financ&#233; de la recherche tentant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de prouver que les n&#233;gationnistes avaient raison. Elle s'est pay&#233; de la publicit&#233; dans les grands journaux pour avancer que toute cette histoire de changement climatique &#233;tait &#171; incertaine &#187;. Selon les chercheurs Thomas G. Farmer et John Cook, la compagnie aurait d&#233;pens&#233; plus de 20 millions $ dans des think tanks pour faire croire que la consommation d'&#233;nergies fossiles n'&#233;tait pas li&#233;e au r&#233;chauffement climatique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans Climate Change Science : A Modern Synthesis Volume 1 - The Physical (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ExxonMobil et les autres grandes compagnies p&#233;troli&#232;res ont aussi investi de gros montants en lobbying, pour s'assurer que rien ne change dans leurs pratiques. Le r&#233;sultat le plus spectaculaire de ce travail a sans aucun doute &#233;t&#233; le refus des &#201;tats-Unis de signer le Protocole de Kyoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut prendre toute la mesure de la cupidit&#233; et du cynisme d'ExxonMobil, sachant qu'elle &#233;tait consciente d&#232;s le d&#233;part des effets dangereux du r&#233;chauffement climatique et qu'elle a choisi de mentir &#233;hont&#233;ment &#224; ce sujet. La compagnie n'a toujours pas fait de mea culpa pour avoir r&#233;pandu de pareilles fausset&#233;s pendant de longues ann&#233;es. Et elle ose maintenant jouer la carte de l'entreprise socialement responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ExxonMobil, le changement est somme toute radical. Il a &#233;t&#233; confirm&#233; lors d'un vote &#224; l'assembl&#233;e des actionnaires du 31 mai 2017, contre l'avis de la direction qui jugeait que l'entreprise en faisait assez. L'assembl&#233;e a en effet vot&#233; &#224; 62,3 %, en faveur d'une plus grande responsabilisation dans le but de r&#233;duire le r&#233;chauffement climatique &#224; 2 0C.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Derri&#232;re les bonnes intentions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le virage spectaculaire d'ExxonMobil montre bien &#224; quel point la r&#233;alit&#233; du changement climatique et la n&#233;cessit&#233; de le combattre s'imposent. Les inqui&#233;tudes des populations &#8212; ou plut&#244;t, &#224; leurs yeux, de leur &#171; client&#232;le &#187; &#8212; sont bien r&#233;elles, et il devient risqu&#233; de ne pas en tenir compte. Une visite rapide des sites internet de quatre grandes p&#233;troli&#232;res montre bien que les pr&#233;occupations environnementales sont au c&#339;ur de leurs op&#233;rations de marketing. &#192; les croire, chacune d'entre elles se sent concern&#233;e par les questions environnementales et deviendrait presque disciple de leur vieil ennemi Greenpeace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, Total donne des conseils pour r&#233;duire la consommation d'essence et affirme que &#171; &lt;i&gt;r&#233;pondre aux d&#233;fis du changement climatique&lt;/i&gt; &#187; est au c&#339;ur de sa strat&#233;gie. Shell lance l'affirmation suivante : &#171; &lt;i&gt;Nous mesurons l'importance du changement climatique et avons conscience du soutien que nous devons apporter aux populations pour les aider &#224; obtenir et &#224; maintenir une bonne qualit&#233; de vie. &lt;/i&gt; &#187; Imperial Oil, filiale d'ExxonMobil au Canada, a des pr&#233;occupations tout aussi nobles : &#171; &lt;i&gt;Nous nous sommes engag&#233;s &#224; exploiter de fa&#231;on responsable les ressources de notre pays, et &#224; r&#233;duire notre impact sur l'air, la terre et l'eau. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BP a une section particuli&#232;rement d&#233;velopp&#233;e sur la &#171; durabilit&#233; &#187;. N'oublions pas cependant qu'elle a &#233;t&#233; responsable d'une des pires catastrophes environnementales des derni&#232;res ann&#233;es, &#224; cause d'une fuite de pr&#232;s de 5 millions de barils de p&#233;trole dans le golfe du Mexique en 2010. Elle milite maintenant pour mettre un prix sur le carbone, pour les &#233;nergies renouvelables, et d&#233;montre &#224; quel point elle s'attaque au probl&#232;me du changement climatique depuis 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un examen plus attentif permet d'entrevoir comment s'incarnent ces bonnes intentions. L'un des engagements les plus visibles de ces entreprises p&#233;troli&#232;res est d'exploiter le gaz naturel, consid&#233;r&#233; comme une &#233;nergie de transition, nettement plus propre que le p&#233;trole et le charbon. Shell affirme que l'exploitation du gaz &#233;quivaut aujourd'hui &#224; plus de la moiti&#233; de sa production. Exxon vient d'investir 10 milliards de dollars dans la cr&#233;ation d'une usine d'&#233;thyl&#232;ne (un gaz naturel) au Texas. Selon le journal &lt;i&gt;Les &#201;chos&lt;/i&gt;, &#171; &lt;i&gt;la part du gaz naturel continue de progresser chez les majors : elle a atteint 48,7 % de la production d'hydrocarbures chez Total, 42,5 % chez ExxonMobil&lt;/i&gt; &#187;. Et cette progression ne semble pas s'arr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le gaz naturel n'est pas l'&#233;nergie propre qu'on essaie de nous vendre. Les fuites nombreuses, surtout dans l'exploitation du gaz de schiste, produisent de grandes quantit&#233;s de gaz &#224; effet de serre. Son transport n'est pas sans risques. De plus, il s'agit d'une ressource non-renouvelable dont certaines formes d'exploitation peuvent &#234;tre dommageables, comme l'ont prouv&#233; certaines luttes environnementales contre les ports m&#233;thaniers ou contre le gaz de schiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes entreprises p&#233;troli&#232;res proposent aussi d'autres solutions discutables, d&#233;nonc&#233;es par les environnementalistes, pour lutter contre le changement climatique, comme le biocarburant, qui gaspille de bonnes terres et utilise d'&#233;normes quantit&#233;s d'eau et d'&#233;nergie pour sa production. Le captage et le stockage de carbone sont aussi consid&#233;r&#233;s comme une solution incertaine et tr&#232;s risqu&#233;e, selon Greenpeace, entre autres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans Faux espoir, pourquoi le captage et le stokage du carbone ne sauveront (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Op&#233;ration de marketing ou r&#233;elle avanc&#233;e ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi reconna&#238;tre les limites du militantisme des grandes compagnies p&#233;troli&#232;res en se rappelant bien ce qu'elles ont toujours d&#233;fendu. Les accords de libre-&#233;change, par les m&#233;canismes de r&#232;glement des diff&#233;rends qu'on y inclut, leur donnent la possibilit&#233; de s'attaquer &#224; toute r&#232;glementation environnementale qui pourrait limiter leurs profits. L'Accord de Paris leur convient tr&#232;s bien puisqu'on n'y trouve rien de juridiquement contraignant et rien pour entraver les forces du march&#233; qu'elles contr&#244;lent par l'oligopole qu'elles forment. De plus, elles ne se sont toujours pas oppos&#233;es aux projets d'ol&#233;oducs qui permettront de transporter le p&#233;trole tr&#232;s polluant des sables bitumineux sur des milliers de kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transition &#233;cologique ne viendra donc pas des compagnies p&#233;troli&#232;res, malgr&#233; leurs belles paroles. Mais leur discours environnementaliste, m&#234;me s'il est creux et ax&#233; sur de mauvaises solutions, reste beaucoup mieux que le n&#233;gationnisme qu'a soutenu ExxonMobil pendant des ann&#233;es. Il montre que la r&#233;alit&#233; des changements climatiques ne permet plus de tergiversations et engage toutes les entreprises et tous les individus. Il est la preuve d'importants progr&#232;s dans la r&#233;flexion, en grande partie gr&#226;ce aux actions des environnementalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela demeure malheureusement bien imparfait et il n'est certes pas possible de consid&#233;rer les grandes entreprises p&#233;troli&#232;res comme des alli&#233;s objectifs. Le d&#233;mant&#232;lement de leur oligopole permettrait d'importantes avanc&#233;es, d'acc&#233;l&#233;rer consid&#233;rablement la transition &#233;cologique. Comme ce changement n'est pas pr&#234;t de se produire, il est donc n&#233;cessaire de continuer &#224; faire pression sur ces entreprises, une recette qui a tout de m&#234;me donn&#233; d'ind&#233;niables r&#233;sultats, encore nettement insuffisants toutefois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;Climate Change Science : A Modern Synthesis Volume 1 - The Physical Climate&lt;/i&gt;, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;Faux espoir&lt;/i&gt;, pourquoi le captage et le stokage du carbone ne sauveront pas le climat, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : R&#233;mi Leroux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre urgence et volont&#233; d'agir</title>
		<link>https://www.ababord.org/Entre-urgence-et-volonte-d-agir-2606</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Entre-urgence-et-volonte-d-agir-2606</guid>
		<dc:date>2018-09-26T22:23:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Rondeau</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Rondeau, Patrick</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il faut travailler &#224; une transition &#233;cologique juste et non simplement &#224; une transition &#233;nerg&#233;tique. Cette lutte n'est pas qu'environnementale, elle est &#233;galement &#233;conomique. Une r&#233;voution dans nos habitudes de production et de consommation s'impose donc. &lt;br class='autobr' /&gt; La transition juste n'est ni une &#233;chappatoire, ni une fa&#231;on de retarder des d&#233;cisions d&#233;chirantes. C'est une volont&#233; de r&#233;duire les gaz &#224; effet de serre (GES), mais en s'assurant que ce soit juste et &#233;quitable pour tout le monde. Sinon, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Ecologie-et-environnement-+" rel="tag"&gt;Ecologie et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Rondeau-Patrick-+" rel="tag"&gt;Rondeau, Patrick&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2606.png?1642092213' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;354&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il faut travailler &#224; une transition &#233;cologique juste et non simplement &#224; une transition &#233;nerg&#233;tique. Cette lutte n'est pas qu'environnementale, elle est &#233;galement &#233;conomique. Une r&#233;voution dans nos habitudes de production et de consommation s'impose donc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La transition juste n'est ni une &#233;chappatoire, ni une fa&#231;on de retarder des d&#233;cisions d&#233;chirantes. C'est une volont&#233; de r&#233;duire les gaz &#224; effet de serre (GES), mais en s'assurant que ce soit juste et &#233;quitable pour tout le monde. Sinon, les d&#233;cisions prises seront drastiques et creuseront davantage les in&#233;galit&#233;s sociales. Un &#233;tat de pauvret&#233; ne permet pas &#224; une population de lutter dignement contre le r&#233;chauffement climatique. On ne peut lutter pour la plan&#232;te efficacement quand tous nos efforts sont mis pour se loger, se nourrir, se v&#234;tir&#8230; bref, survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc sensibiliser des millions de personnes &#224; emboiter le pas vers une transition environnementale et une lutte au r&#233;chauffement climatique. D&#233;j&#224;, en 2006, l'&#233;conomiste Nicholas Stern, ancien vice-pr&#233;sident de la Banque mondiale, sonnait l'alarme en affirmant que les changements climatiques causeraient des pertes importantes, soit 0,5 % &#224; 1 % des PIB des pays industrialis&#233;s. L'impact mondial s'&#233;l&#232;vera donc de 391 milliards $ &#224; 782 milliards $ par ann&#233;e. Si rien n'est fait, cette somme pourrait &#234;tre de 5 milliards $ par ann&#233;e au Canada. Inutile de pr&#233;ciser que l'impact se fera sentir non pas chez les plus riches de ce monde, mais chez les plus pauvres par de nouvelles coupures dans les programmes sociaux et dans les services publics. Le danger est bel et bien r&#233;el. L'impact se fera sentir &#233;galement dans le domaine de l'agriculture, du tourisme, des p&#234;cheries, dans les industries, sur l'emploi, sur la sant&#233;, bref sur l'ensemble de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'in&#233;vitable transition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette transition doit d&#233;passer de loin la simple transition &#233;nerg&#233;tique. Le gouvernement du Qu&#233;bec prend la voie de la facilit&#233; en cr&#233;ant Transition &#201;nerg&#233;tique Qu&#233;bec (TEQ). Quand on s'attarde &#224; la composition du conseil d'administration, on constate que 12 des 15 membres sont soit sympathisant&#183;e&#183;s du PLQ, soit issu&#183;e&#183;s du milieu des affaires. Force est de constater que les recommandations auront de la difficult&#233; &#224; s'&#233;loigner de solutions strictement financi&#232;res. Pourtant, le Qu&#233;bec a un besoin pressant de moderniser ses industries. C'est donc dans la sph&#232;re de l'&#233;conomie r&#233;elle que se trouve la solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; la notion de transition &#233;nerg&#233;tique. Au Qu&#233;bec, vraiment ? C'est de &#231;a dont nous avons besoin ? Au niveau mondial, l'enjeu &#233;nerg&#233;tique est crucial. La lutte au charbon, au nucl&#233;aire ou au mazout est un enjeu de taille qui aura un r&#233;el impact sur la r&#233;duction des GES. Qu'en est-il au Qu&#233;bec ? La vaste utilisation des ressources &#233;nerg&#233;tique passe par l'hydro-&#233;lectricit&#233;, une ressource renouvelable &#224; 99 %. Le d&#233;fi n'est donc pas &#224; ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er le TEQ est-il ce dont le Qu&#233;bec avait besoin ? Est-ce de la poudre aux yeux ? Poser la question, c'est y r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant dit, devant une id&#233;ologie purement n&#233;olib&#233;rale, on ne peut pas s'&#233;tonner que ce gouvernement cherche &#224; r&#233;gler les probl&#232;mes avec ce qu'il connait : des solutions financi&#232;res ainsi que les forces du march&#233;. Pourtant, c'est au niveau des modes de production et de consommation qu'il faut directement s'attaquer. Cette question n'est pas simple et demande du courage politique et de la concertation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;finition la plus r&#233;pandue de la transition juste est la suivante : s'assurer que les communaut&#233;s n'aient pas &#224; payer seules le prix des changements climatiques. La transition doit se faire avec et pour les communaut&#233;s, ainsi qu'avec les travailleuses et travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, elle doit inclure tous les secteurs de la soci&#233;t&#233; et ne pas &#234;tre pr&#233;sent&#233;e comme une fatalit&#233;, mais comme un ensemble d'opportunit&#233;s. Ces opportunit&#233;s pourraient d&#233;passer le simple rendement &#233;conomique, mais permettre de repenser nos modes de production et de consommation et par cons&#233;quent nos modes de vie. Ultimement, cette r&#233;flexion ne peut que remettre en question le syst&#232;me &#233;conomique capitaliste qui nous a men&#233;s o&#249; nous sommes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Paradoxes et opportunit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le passage &#224; une v&#233;ritable transition juste comporte son lot d'incertitudes et de paradoxes. Tout d'abord, les premiers groupes qui seront touch&#233;s, les travailleuses et travailleurs, doivent &#234;tre rassur&#233;&#183;e&#183;s. Quand on oppose l'environnement &#224; l'emploi, c'est tout le temps cette derni&#232;re qui l'emportera pour des raisons &#233;videntes. Pourtant, il existe une voie entre les deux. En 2016, la F&#233;d&#233;ration des travailleurs et des travailleuses du Qu&#233;bec (FTQ) a effectu&#233; une tourn&#233;e &#224; travers la province pour discuter de ces questions. Les r&#233;sultats sont tout aussi concluants que surprenants. Tout d'abord, tout le monde sait qu'il y a un r&#233;chauffement climatique, mais peu de personnes peuvent vraiment en expliquer l'origine, les causes et les effets. Simplement aborder ces questions sensibilise vers une volont&#233; d'agir. De plus, en discutant avec ses membres, la FTQ s'est rapidement rendu compte qu'elle pouvait aller plus loin dans ses prises de positions, notamment sur la question des hydrocarbures. Les membres syndiqu&#233;&#183;e&#183;s sont bien s&#251;r des travailleuses et travailleurs, mais ce sont aussi des parents, des grands-parents, des citoyen&#183;ne&#183;s qui sont inquiets de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus concr&#232;tement, une r&#233;elle transition au Qu&#233;bec implique du financement et des d&#233;cisions politiques. Deux situations sont possibles : moderniser les installations ou fermer l'entreprise. Naturellement, il faut viser la p&#233;rennit&#233; des entreprises pour la survie &#233;conomique des r&#233;gions. Cela implique un programme de formation en entreprise. D&#233;j&#224;, des outils existent : la Commission des partenaires du march&#233; du travail, qui met en commun les besoins d'ad&#233;quation en formation des entreprises avec les travailleuses et travailleurs, et le r&#233;gime d'assurance-emploi. Un fonds d&#233;di&#233; pourrait &#234;tre imagin&#233; au sein de la caisse d'assurance-emploi pour permettre aux milliers de travailleuses et travailleurs de passer au travers la crise des changements climatiques. Selon les donn&#233;es de la bourse du carbone, une modulation des cotisations patronales pourrait permettre de financer ad&#233;quatement les besoins en formation des entreprises face aux changements climatiques. Un programme pour faciliter la r&#233;embauche pourrait aussi &#234;tre envisag&#233;, particuli&#232;rement pour les personnes de plus de 50 ans. Finalement, l'&#201;tat doit financer la modernisation des entreprises. Le Fonds vert du Qu&#233;bec devrait servir &#224; cela et non au d&#233;veloppement des hydrocarbures. D'ailleurs, question de financer ad&#233;quatement ce fonds, la bourse du carbone du Qu&#233;bec devrait &#234;tre plus contraignante envers les entreprises ; elle devrait prendre exemple &#224; ce sujet sur celle de la Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, l'innovation et la cr&#233;ation d'emplois sont &#233;galement une n&#233;cessit&#233;. Au niveau de la recherche et du d&#233;veloppement (R&amp;D), le Qu&#233;bec est un peu l'enfant pauvre des pays industrialis&#233;s. Depuis plusieurs ann&#233;es, plusieurs pays europ&#233;ens consacrent environ 1% de leur PIB &#224; la recherche et au d&#233;veloppement. Encore une fois, une r&#233;elle volont&#233; de financer la R&amp;D permettrait de relancer un nouveau cycle industriel et manufacturier au Qu&#233;bec (voitures &#233;lectriques, composantes &#233;nerg&#233;tiques, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transition juste a &#233;galement un immense potentiel de cr&#233;ation d'emplois. Selon le Blue Green Alliance du Canada, on pourrait cr&#233;er 29 emplois par million investi dans les secteurs thermiques et dans les &#233;nergies propres au lieu de 2 dans l'industrie p&#233;troli&#232;re. La Columbia Institute affirmait r&#233;cemment que 4 millions d'emplois pourraient &#234;tre cr&#233;&#233;s d'ici 2050 dans le domaine de la construction au Canada, soit dans la r&#233;novation et la construction &#233;co&#233;nerg&#233;tique des b&#226;timents et dans la r&#233;fection compl&#232;te des infrastructures, notamment dans l'&#233;lectrification des transports. Concernant la crise du bois d'&#339;uvre, une r&#233;orientation de l'industrie de la for&#234;t, selon le rapport Beauregard, permettrait de faire passer les emplois de 63 983 (en 2011) &#224; 92 389 en 2031. Cette conversion permettraient de d&#233;velopper des produits en haute valeur ajout&#233;e (ex : produits hygi&#233;niques), de miser sur des constructions en bois et de d&#233;velopper la chimie verte, soit les nanocristaux celluloses, qui permettrait de remplacer le p&#233;trole dans la production de plastique. S'ajoute &#224; cela la biomasse, comme source d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci apporte n&#233;anmoins son lot de paradoxes et certains diront que la production de voitures &#233;lectriques implique une trop grande production de batterie au lithium et que l'utilisation des r&#233;sidus forestiers pour la production de biomasse a un impact sur l'&#233;cosyst&#232;me de la for&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; vrai dire, c'est un &#233;norme point d'interrogation, et bien qu'il existe bon nombre d'&#233;tudes, il n'y a pas consensus en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose qui est s&#251;re, c'est qu'il faut rassurer ceux et celles qui pourraient payer ch&#232;rement une transition injuste. Il faut &#233;galement les impliquer tout au long des solutions propos&#233;es, et ce, le plus rapidement possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : R&#233;mi Leroux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La novlangue &#171; environnementaliste &#187;</title>
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		<dc:creator>Vincent Greason</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
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		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Greason, Vincent </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'environnement, le changement climatique et la transition &#233;nerg&#233;tique se trouvent sur toutes les l&#232;vres et dans tous les m&#233;dias depuis un certain temps, car la plan&#232;te est en crise. Pourtant, le pouvoir n'est ni aveugle, ni sourd. Il a vite compris qu'il fallait mettre tout en &#339;uvre pour rassurer une population inqui&#232;te. Au c&#339;ur de l'effort pour calmer le peuple : le langage. Voici un court regard sur trois concepts qui maintiennent le statu quo. &lt;br class='autobr' /&gt; D&#233;veloppement durable &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce concept a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Transition-ecologique-Le-grand-virage-" rel="directory"&gt;Dossier : Transition &#233;cologique. Le grand virage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Energie-+" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cies-minieres-et-petrolieres-+" rel="tag"&gt;Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Greason-Vincent-+" rel="tag"&gt;Greason, Vincent &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'environnement, le changement climatique et la transition &#233;nerg&#233;tique se trouvent sur toutes les l&#232;vres et dans tous les m&#233;dias depuis un certain temps, car la plan&#232;te est en crise. Pourtant, le pouvoir n'est ni aveugle, ni sourd. Il a vite compris qu'il fallait mettre tout en &#339;uvre pour rassurer une population inqui&#232;te. Au c&#339;ur de l'effort pour calmer le peuple : le langage. Voici un court regard sur trois concepts qui maintiennent le statu quo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;veloppement durable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce concept a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; sur le plan international dans le ann&#233;es 1980 autour du Rapport Brundtland. Au Qu&#233;bec, il atterrit dans la loi du m&#234;me nom, adopt&#233; en 2006 : &#171; &lt;i&gt;Un d&#233;veloppement qui r&#233;pond aux besoins du pr&#233;sent sans compromettre la capacit&#233; des g&#233;n&#233;rations futures &#224; r&#233;pondre aux leurs&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi sur le d&#233;veloppement durable, article 2. Disponible au :&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Le d&#233;veloppement durable embrasse donc la croissance, celle n&#233;cessaire pour satisfaire &#171; aux besoins du pr&#233;sent &#187;. Il ne remet donc ni en cause ces &#171; besoins &#187;, ni l'assaut sur les ressources naturelles de la Terre que leur maintien exige. Au nom du d&#233;veloppement durable (pour prot&#233;ger notre mode de vie actuel), le Qu&#233;bec octroie un feu vert au d&#233;veloppement des ressources p&#233;troli&#232;res en Gasp&#233;sie et le gouvernement Trudeau approuve la construction de l'ol&#233;oduc Kinder-Morgan. La logique du d&#233;veloppement durable permet de r&#233;concilier l'irr&#233;conciliable en pr&#233;tendant que l'on peut d&#233;velopper l'&#233;conomie sans nuire &#224; l'environnement et que nous n'avons pas &#224; modifier en profondeur notre mode de vie pour le prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acceptabilit&#233; sociale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2017, le gouvernement du Qu&#233;bec a rendu publiques les orientations en mati&#232;re d'acceptabilit&#233; sociale qui encadreront dor&#233;navant toute d&#233;cision touchant &#171; &lt;i&gt;la mise en valeur des hydrocarbures ou de projets miniers, &#233;oliens, hydro&#233;lectriques, r&#233;cr&#233;otouristiques ou industriels&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem.&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Au mieux, le terme est flou, r&#233;f&#233;rant aux conditions &#224; mettre en place pour faire accepter un projet. En cela, le terme s'apparente &#224; une strat&#233;gie de marketing selon laquelle ni le rejet d'un projet, ni la recherche des alternatives au mod&#232;le propos&#233; ne sont soumis au d&#233;bat, rendant ainsi caduque la possibilit&#233; des communaut&#233;s d'exercer leur droit de dire &#171; non &#187;. Au pire, l'acceptabilit&#233; sociale signifie &#171; le droit de la majorit&#233; de d&#233;cider &#187;. En fait, l'acceptabilit&#233; sociale r&#233;utilise une vieille pratique de marketing : la vente d'un produit dont personne n'avait besoin. Un ol&#233;oduc, par exemple, ou un d&#233;potoir de d&#233;chets nucl&#233;aires. Pourtant, aucun effort de marketing, m&#234;me s'il obtient l'aval de &#171; la majorit&#233; &#187;, via un processus de consultation acceptable, ne devrait justifier la mise en &#339;uvre d'un projet de d&#233;veloppement qui viole les droits d'une minorit&#233; de la population ou qui ouvre la voie &#224; l'avancement des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques d'un promoteur qui briment les droits de l'ensemble de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Responsabilit&#233; sociale des entreprises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apparent&#233; &#224; l'acceptabilit&#233; sociale, le concept de la responsabilit&#233; sociale des entreprises lie ensemble deux mots qui, dans l'ordre actuel, ne vont pas ensemble. Le mot &#171; oxymore &#187; vient rapidement &#224; l'esprit. Loin de remettre en cause les relations qui caract&#233;risent le capitalisme, ce concept les camoufle. Quand cela fait son affaire, Bombardier est socialement responsable : aid&#233; par des subventions publiques impressionnantes, il a cr&#233;&#233; bien des emplois qu&#233;b&#233;cois de qualit&#233;. Cependant, quand cela ne fait pas son affaire, Bombardier devient diff&#233;remment responsable. Responsable envers ses actionnaires, il cr&#233;e du &#171; ch&#244;mage responsable &#187;. Ailleurs dans le monde, la responsabilit&#233; sociale implique le plus souvent des mesures cosm&#233;tiques qui visent &#224; amadouer la population afin qu'elle ne questionne pas le c&#339;ur du probl&#232;me. Par exemple, des compagnies mini&#232;res b&#226;tiront une &#233;cole pr&#232;s de la mine afin de s'assurer l'appui de la population et d'am&#233;liorer leur image tout en d&#233;versant des produits chimiques gravement dommageables dans les cours d'eau, en d&#233;truisant l'environnement et en minant le d&#233;veloppement local futur des communaut&#233;s. Tout cela en volant leurs ressources naturelles sans leur donner le droit de d&#233;cider de leur avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi sur le d&#233;veloppement durable, article 2. Disponible au : &lt;a href=&#034;http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/D-8.1.1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/D-8.1.1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est ch&#244;meur de l'Outaouais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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