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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Contrer une loi sp&#233;ciale ?</title>
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		<dc:date>2016-06-01T19:22:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;a Fontaine</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Fontaine, L&#233;a</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En janvier 2015, la Cour supr&#234;me du Canada rendait une d&#233;cision cruciale pour les travailleuses et travailleurs. Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire canadienne, le droit de gr&#232;ve est consacr&#233; et prot&#233;g&#233; par la Constitution. La d&#233;cision concernait une loi de la Saskatchewan sur les services essentiels, soit les services maintenus en cas de gr&#232;ve dans certains services et secteurs publics et parapublics. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une loi sp&#233;ciale imposant le retour au travail serait-elle alors constitutionnelle ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fontaine-Lea-+" rel="tag"&gt;Fontaine, L&#233;a&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2196.jpg?1642092179' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1387&#034; height=&#034;1875&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En janvier 2015, la Cour supr&#234;me du Canada rendait une d&#233;cision cruciale pour les travailleuses et travailleurs. Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire canadienne, le droit de gr&#232;ve est consacr&#233; et prot&#233;g&#233; par la Constitution. La d&#233;cision concernait une loi de la Saskatchewan sur les services essentiels, soit les services maintenus en cas de gr&#232;ve dans certains services et secteurs publics et parapublics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une loi sp&#233;ciale imposant le retour au travail serait-elle alors constitutionnelle ? Quelle incidence cette d&#233;cision aura-t-elle sur les gr&#232;ves au Qu&#233;bec cet automne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on observe la jurisprudence en mati&#232;re des services essentiels, on constate qu'en pratique, il existe un &#233;largissement de cette notion. En effet, un exemple parmi tant d'autres, les &#233;tablissements priv&#233;s de soin de longue dur&#233;e appliquent &#224; eux-m&#234;mes des dispositions du Code du travail, qui normalement ne leur sont pas applicables. Dans une telle situation, on serait port&#233; &#224; croire qu'une atteinte au caract&#232;re constitutionnel du droit de gr&#232;ve serait loin d'&#234;tre impossible. Mais ces derni&#232;res semaines, plusieurs plaintes motiv&#233;es par la d&#233;cision de 2015, c'est-&#224;-dire que les services essentiels portent une atteinte injustifi&#233;e au droit de gr&#232;ve, ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es devant la Commission des relations du travail, par la FIQ et la CSN ; et ce n'est qu'un d&#233;but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de loi sp&#233;ciale, il est permis de douter fortement de la constitutionnalit&#233; d'une telle disposition dans la mesure o&#249; le droit de gr&#232;ve poss&#232;de aujourd'hui une garantie constitutionnelle. La seule fa&#231;on de l&#233;gi&#173;timer une loi sp&#233;ciale de retour au travail serait de prouver qu'elle est justifi&#233;e au titre de la Charte canadienne des droits et libert&#233;s : est-il raisonnable et digne d'une soci&#233;t&#233; libre et d&#233;mocratique de voir son rapport de force, r&#233;sidant dans l'exercice du droit de gr&#232;ve, r&#233;duit &#224; n&#233;ant par l'adoption d'une telle loi ? Cette question devient d'autant plus pertinente depuis que l'on constate le recours r&#233;current &#224; ce type de l&#233;gislation. Cela m&#232;ne &#224; une autre question plus g&#233;n&#233;rale : le droit du travail est-il encore ad&#233;quat aux r&#233;alit&#233;s contemporaines du monde du travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositions limitant l'exercice du droit de gr&#232;ve font l'objet de plainte de la part des syndicats ; ceux-ci l'ont d&#233;j&#224; fait &#224; l'appui des commentaires du Comit&#233; de la libert&#233; syndicale de l'Organisation internationale du travail, qui consid&#232;re que le droit de gr&#232;ve n'est pas suffisamment respect&#233;, depuis plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrecarrer une loi sp&#233;ciale sera un travail de longue haleine, soit de plusieurs ann&#233;es. Par ailleurs, d&#233;fier ce type de loi co&#251;terait cher &#8211; empri&#173;sonnements et amendes &#8211; tant aux syndicats qu'aux gr&#233;vistes&#8230; encore une fa&#231;on de miner un rapport de force pourtant vital pour l'avenir des travailleurs et des travailleuses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>N&#233;gocier en p&#233;riode d'aust&#233;rit&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Negocier-en-periode-d-austerite</link>
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		<dc:date>2016-06-01T19:19:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois L'&#201;cuyer</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>L'&#201;cuyer, Fran&#231;ois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au moment d'&#233;crire ces lignes, les syndicats du Front commun, form&#233; de la CSN, de la FTQ et du Secr&#233;tariat intersyndical des services publics (SISP, qui regroupe la CSQ, le SFPQ et l'APTS) amor&#231;aient leur 3e semaine de consultations en vue d'obtenir des mandats de gr&#232;ve tournante de 6 jours. D&#233;j&#224;, le message envoy&#233; au gouvernement lib&#233;ral est clair : des assembl&#233;es bond&#233;es, des mandats envoy&#233;s &#224; plus de 80 % dans la majorit&#233; des cas. Un bras de fer est annonc&#233; entre les salari&#233;&#183;e&#183;s du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-L-Ecuyer-Francois-+" rel="tag"&gt;L'&#201;cuyer, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2195.png?1642092179' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;240&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au moment d'&#233;crire ces lignes, les syndicats du Front commun, form&#233; de la CSN, de la FTQ et du Secr&#233;tariat intersyndical des services publics (SISP, qui regroupe la CSQ, le SFPQ et l'APTS) amor&#231;aient leur 3e semaine de consultations en vue d'obtenir des mandats de gr&#232;ve tournante de 6 jours. D&#233;j&#224;, le message envoy&#233; au gouvernement lib&#233;ral est clair : des assembl&#233;es bond&#233;es, des mandats envoy&#233;s &#224; plus de 80 % dans la majorit&#233; des cas. Un bras de fer est annonc&#233; entre les salari&#233;&#183;e&#183;s du secteur public et le gouvernement Couillard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lundi 15 d&#233;cembre 2014 : alors que les n&#233;gociateurs&#183;trices du Front commun re&#231;oivent les offres du Conseil du tr&#233;sor, Francine L&#233;vesque de la CSN, Daniel Boyer de la FTQ et Louise Chabot de la CSQ sont r&#233;unis et pr&#233;parent leur r&#233;action. Au vu des demandes patronales, un gel salarial de deux ans, des augmen&#173;tations fam&#233;liques offertes pour la suite et des demandes pour charcuter les b&#233;n&#233;fices du r&#233;gime de retraite des employ&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat, tous et toutes s'entendent : ces offres sont &#171; &lt;i&gt;insultantes, m&#233;prisantes et arrogantes &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le gouvernement qui n'aime pas les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en mai l'an dernier, le Front commun a affirm&#233; la n&#233;cessit&#233; de mettre un terme au retard de la r&#233;mun&#233;ration globale (salaire, r&#233;gime de retraite et autres avantages sociaux) des employ&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat par rapport aux autres salari&#233;&#183;e&#183;s qu&#233;b&#233;cois&#183;es, retard qui s'est cristallis&#233; autour de 8 % ces derni&#232;res ann&#233;es, tel que le constate l'Institut de la statistique du Qu&#233;bec. Les offres salariales du gouvernement vont dans le sens oppos&#233; : en proposant un maigre 3 % de hausse sur 5 ans, le retard salarial des travailleurs et des travailleuses du secteur public atteindrait plus de 15 % en 2020. Alors que ces employ&#233;&#183;e&#183;s se sont appauvri&#183;e&#183;s de 10 % depuis 25 ans, ils perdraient &#224; nouveau 7 % de leur pouvoir d'achat au cours des 5 prochaines ann&#233;es. Quand on ajoute le fait que plus de 75 % des emplois du secteur public sont occup&#233;s par des femmes, on est en droit de remettre en question cette discrimination salariale bas&#233;e sur le sexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur toutes les tribunes, le pr&#233;sident du Conseil du tr&#233;sor, Martin Coiteux, r&#233;p&#232;te que &#171; chacun doit faire sa part &#187; en vue du rapide retour &#224; l'&#233;quilibre budg&#233;taire. Mais alors qu'en moyenne, les Qu&#233;b&#233;cois recevront des augmentations salariales annuelles variant entre 2 et 2,5 % au cours des prochaines ann&#233;es, les employ&#233;&#183;e&#183;s du secteur public verraient leur salaire stagner ? Il s'agit l&#224; d'une forme d'imp&#244;t d&#233;guis&#233;, applicable aux seuls salari&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat, clament plusieurs d'entre eux. Et ceux-ci, faut-il pr&#233;ciser, font d&#233;j&#224; leur part, &#233;tant victimes comme chaque citoyen&#183;ne&#183;s des coupes de services et des hausses de tarifs &#8211; en plus de voir leur charge de travail s'alourdir au gr&#233; des abolitions de poste et des compressions budg&#233;&#173;taires en sant&#233; et en &#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tout. Le gouvernement lib&#233;ral ne veut pas seulement appauvrir ses salari&#233;&#183;e&#183;s d&#232;s maintenant, mais &#233;galement jusqu'&#224; la fin de leurs jours. Trois demandes d&#233;pos&#233;es par le Conseil du tr&#233;sor auraient in&#233;vitablement pour effet de diminuer les rentes du R&#233;gime de retraite des employ&#233;s du gouvernement et des organismes publics (RREGOP). D'abord en prolongeant de 5 &#224; 8 ans la p&#233;riode de calcul du salaire moyen (quoique, affirment les plus cyniques, cette mesure n'aurait pas tant d'impact lorsqu'on propose un gel salarial&#8230;), en faisant passer de 60 &#224; 62 ans l'&#226;ge de la retraite sans p&#233;nalit&#233; actuarielle, et en augmentant celle-ci de 4 &#224; 7,2 % par ann&#233;e d'anticipation. Ainsi, les rentes pourraient &#234;tre amput&#233;es jusqu'&#224; 40 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surfant sur la vague anti-r&#233;gime de retraite provoqu&#233;e par le projet de loi 3 dans le monde municipal, le ministre Coiteux affirme avoir &#224; c&#339;ur la p&#233;rennit&#233; du RREGOP. Pourtant, la Commission administrative des r&#233;gimes de retraite et d'assurances (CARRA) d&#233;montrait, lors de sa derni&#232;re mise &#224; jour actuarielle en avril dernier, que le RREGOP &#233;tait capitalis&#233; &#224; 98,4 % &#8211; soit pleinement en mesure de s'acquitter de ses obligations actuelles et futures. L'objectif &#224; peine avou&#233; est de soutirer 200 millions de dollars annuellement des poches des retrait&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Biais id&#233;ologique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;posant ses demandes le 30 octobre 2014, le Front commun avait indiqu&#233; au Conseil du tr&#233;sor vouloir am&#233;liorer l'organisation du travail et la qualit&#233; de vie au travail, notamment en s'attaquant &#224; la pr&#233;carit&#233; d'emploi (qui touche 35 % des salari&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat), en diminuant le recours au secteur priv&#233;, en prot&#233;geant l'autonomie professionnelle des employ&#233;&#183;e&#183;s et en bonifiant les mesures de conciliation famille-travail-&#233;tudes. Autant de fa&#231;ons d'am&#233;liorer l'efficience des r&#233;seaux publics, d'augmenter la capacit&#233; d'attraction et de r&#233;tention du personnel dans une p&#233;riode o&#249; les p&#233;nuries de main-d'&#339;uvre se font de plus en plus criantes, et de r&#233;aliser des &#233;conomies d'&#233;chelle, notamment en diminuant le recours &#224; la sous-traitance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement le Conseil du tr&#233;sor n'a-t-il toujours pas r&#233;pondu &#224; l'une ou l'autre de ces demandes, mais il voudrait, entre autres, faire sauter des conventions collectives les lettres d'entente n&#233;goci&#233;es, posant des balises au recours &#224; la sous-traitance. Alors que les scandales informatiques ou au minist&#232;re des Transports se multiplient, alors que les d&#233;passements de co&#251;ts tournent au ridicule dans la construction des centres hospitaliers universitaires, le gouvernement lib&#233;ral ignore les pistes d'&#233;conomie soumises par le Front commun et voudrait ouvrir encore plus grandes les portes du secteur public au priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sempiternelles restructurations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut noter que les n&#233;gociations actuelles se d&#233;roulent avec, en arri&#232;re-sc&#232;ne, la plus grande restructuration du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux, secteur o&#249; travaille environ la moiti&#233; des 540 000 employ&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat. En allant de l'avant avec le projet de loi 10 du ministre Ga&#233;tan Barrette, le gouvernement lib&#233;ral a impos&#233; la fusion de nombreux &#233;tablissements. Ainsi, le gouvernement voudrait privil&#233;gier la &#171; disponibilit&#233; &#187;, la &#171; mobilit&#233; &#187; et la &#171; flexibilit&#233; &#187; de la main-d'&#339;uvre afin de faciliter la mise en place de m&#233;ga-structures s'&#233;tendant sur de vastes territoires. Le gouvernement voudrait, entre autres, revoir la r&#232;gle du rayon de 50 km en cas de r&#233;affectation ou lors de mises en disponibilit&#233;. Un ou une salari&#233;e de Montr&#233;al devrait accepter une affectation aux &#206;les-de-la-Madeleine, sans quoi elle perdrait son lien d'emploi, a-t-on entendu de la part d'un porte-parole patronal &#224; une table sectorielle de n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant dans les r&#233;seaux de l'&#233;ducation, de la sant&#233; et des services sociaux que dans la fonction publique, le gouvernement souhaiterait s'attaquer &#224; la s&#233;curit&#233; d'emploi, avoir plus de souplesse pour confectionner les horaires de travail (en privil&#233;giant les horaires atypiques ou, pourquoi pas, sur &#171; plus de 5 jours par semaine &#187;) et assouplir les r&#232;gles en mati&#232;re de mise &#224; pied. Bref, le gouvernement voudrait que ses employ&#233;&#183;e&#183;s se d&#233;placent o&#249; il veut, quand il veut et comme il veut, tels des pions interchangeables, et ce, au gr&#233; des ministres et de leurs sempiternels projets de restructuration. Pour ce faire, le gouvernement Couillard s'attaque &#224; des pans entiers des conventions collectives du secteur public, ch&#232;rement gagn&#233;s au cours de pr&#233;c&#233;dentes rondes de n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers la gr&#232;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pas &#233;tonnant, dans ce contexte, que le Front commun ait appel&#233; l'ensemble de ses syndicats &#224; se doter de mandats de gr&#232;ve : six journ&#233;es tournantes &#224; &#234;tre d&#233;clench&#233;es d&#232;s l'automne, si n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant de recourir &#224; la gr&#232;ve, le Front commun voudra avoir d&#233;montr&#233; qu'il a utilis&#233; tous les moyens n&#233;cessaires pour d&#233;bloquer les tables de n&#233;gociation. Depuis la fin de l'&#233;t&#233;, l'ensemble des &#233;tablissements des r&#233;seaux de la sant&#233; et des services sociaux, de l'&#233;ducation et des organismes gouvernementaux sont frapp&#233;s par des moyens de perturbation : boycottage d'actes administratifs, occupations de bureaux de direction, application stricte des horaires de travail ; le mot d'ordre est d'enrayer les administrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 octobre, c'est par milliers que les salari&#233;&#183;e&#183;s du secteur public descendent dans les rues de Montr&#233;al, &#224; l'occasion d'une manifestation nationale du Front commun. Tout au long du mois d'octobre, les syndicats du secteur public m&#232;neront des actions de perturbation socio&#173;&#233;conomiques dans l'ensemble des r&#233;gions du Qu&#233;bec. La gr&#232;ve pourrait &#234;tre d&#233;clench&#233;e par la suite, soit d&#232;s la fin du mois d'octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une r&#233;cente entrevue, l'animateur Alain Gravel affirmait que le d&#233;clenchement d'une gr&#232;ve dans le secteur public ne ferait que pr&#233;cipiter le recours &#224; une loi sp&#233;ciale. Raisonner de cette fa&#231;on revient &#224; accepter qu'une telle mesure d'exception fasse partie de l'ordre normal des choses, r&#233;torquent les syndicalistes. D'autant plus que la Cour supr&#234;me a reconnu pour la premi&#232;re fois, dans un jugement rendu en f&#233;vrier dernier, la constitutionnalit&#233; du droit de gr&#232;ve au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front commun parviendra-t-il &#224; faire fl&#233;chir le gouvernement Couillard ? Ce dernier s'ent&#234;tera-t-il &#224; vouloir r&#233;duire la taille de l'&#201;tat et &#224; consid&#233;rer les services publics comme une simple colonne de chiffres dont il faut r&#233;duire les montants le plus possible ? Les syndicats auront-ils un appui significatif de la population, sensibilis&#233;e &#224; la d&#233;t&#233;rioration de services publics ? Nous le saurons au cours des prochaines semaines&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur est conseiller syndical &#224; la CSN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Fotoimage&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; nous l'UQAM !</title>
		<link>https://www.ababord.org/A-nous-l-UQAM</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/A-nous-l-UQAM</guid>
		<dc:date>2016-06-01T19:13:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Blais, Mich&#232;le Nevert, Ricardo Pe&#241;afiel</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Pe&#241;afiel, Ricardo</dc:subject>
		<dc:subject>Blais, Marie</dc:subject>
		<dc:subject>Nevert, Mich&#232;le</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Marie Blais, pr&#233;sidente du SCCUQ (Syndicat des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM) et Mich&#232;le Nevert, pr&#233;sidente du SPUQ (Syndicat des professeur&#183;e&#183;s de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les n&#233;gociations des conventions collectives des professeur&#183;e&#183;s et des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM se d&#233;roulent dans le contexte des n&#233;gociations de l'ensemble de la fonction publique et d'une grande partie du secteur parapublic. &#192; b&#226;bord ! a rencontr&#233; les pr&#233;sidentes du SPUQ et du SCCUQ pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Penafiel-Ricardo-+" rel="tag"&gt;Pe&#241;afiel, Ricardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Blais-Marie-+" rel="tag"&gt;Blais, Marie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nevert-Michele-+" rel="tag"&gt;Nevert, Mich&#232;le&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2194.png?1642092179' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;675&#034; height=&#034;401&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Marie Blais, pr&#233;sidente du SCCUQ (Syndicat des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM) et Mich&#232;le Nevert, pr&#233;sidente du SPUQ (Syndicat des professeur&#183;e&#183;s de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations des conventions collectives des professeur&#183;e&#183;s et des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM se d&#233;roulent dans le contexte des n&#233;gociations de l'ensemble de la fonction publique et d'une grande partie du secteur parapublic. &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; a rencontr&#233; les pr&#233;sidentes du SPUQ et du SCCUQ pour conna&#238;tre les sp&#233;cificit&#233;s de leurs luttes respectives ainsi que les articulations de celles-ci entre elles, avec les &#233;tudiant&#183;e&#183;s, avec d'autres enjeux relatifs au secteur universitaire, &#224; l'&#233;ducation et aux r&#233;formes des services publics en g&#233;n&#233;ral ainsi qu'au Front commun et &#224; la r&#233;sistance de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise organis&#233;e contre l'offensive aust&#233;ritaire. Les lignes qui suivent rapportent les faits saillants d'une vive et cordiale discussion qui a eu lieu dans les locaux du SCCUQ par un chaud apr&#232;s-midi de l'automne du m&#234;me acabit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Ricardo Pe&#241;afiel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour une cogestion de l'universit&#233; par tous ses participant&#183;e&#183;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; : Avant d'aborder les enjeux plus g&#233;n&#233;raux, pourriez-vous nous parler sommairement des enjeux sp&#233;cifiques &#224; vos syndicats ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; &#192; notre table de n&#233;gociation, nous portons particuli&#232;rement des questions relatives aux conditions d'apprentissage, &#224; l'acc&#232;s aux auxiliaires d'enseignement, &#224; la taille des groupes, &#224; la stabilisation de l'emploi (c'est-&#224;-dire &#224; l'att&#233;nuation de la pr&#233;carit&#233;) et &#224; la pr&#233;sence des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours dans les comit&#233;s de programme. Et, bien entendu, il y a la question salariale puisque nous, les charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM, sommes parmi les moins bien pay&#233;s au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Du c&#244;t&#233; du syndicat des professeur&#183;e&#183;s, nous avons &#233;galement comme priorit&#233; la question du rattrapage salarial (puisque nous aussi sommes les moins bien pay&#233;s au Qu&#233;bec) et des conditions de travail que nous devons absolument am&#233;liorer. Ce qui implique soutenir la recherche et la cr&#233;ation de chaque professeur&#183;e ; diminuer le nombre d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s dans les cours ; augmenter le partage des t&#226;ches &#8211; autrement dit, augmenter le corps professoral. Il faut dor&#233;navant prendre en compte ce qui n'a jamais &#233;t&#233; tenu en consid&#233;ration jusqu'&#224; pr&#233;sent, soit le rapport entre vie professionnelle et vie priv&#233;e. Parce qu'il y a &#224; l'UQAM, comme dans les autres universit&#233;s d'ailleurs, une augmentation des taux de d&#233;pression, de &lt;i&gt;burn-out&lt;/i&gt;, d'&#233;puisement professionnel. Finalement, nous avons une troisi&#232;me priorit&#233; fondamentale dans nos n&#233;gociations : c'est la r&#233;affirmation et la consolidation du fonctionnement en cogestion de l'universit&#233;, parce que actuellement il y a un d&#233;rapage syst&#233;matique, un contournement des instances dites &#171; coll&#233;giales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, nous parlions de cogestion au d&#233;part&#8230; Il faut rappeler que l'UQAM a &#233;t&#233; fond&#233;e par de jeunes profs qui cr&#233;ent tr&#232;s vite leur syndicat et signent une convention collective dans laquelle ils inscrivent non seulement leurs conditions de travail, mais &#233;galement le principe de cogestion entre profs, &#233;tudiant&#183;e&#183;s et administration dans le fonctionnement de l'universit&#233;. Depuis ce temps, dans toutes les n&#233;gociations des conventions collectives, la direction a cherch&#233; &#224; nous faire reculer sur ce principe. Aujourd'hui, elle dit : &#171; Nous avons le droit de g&#233;rance, nous sommes la direction, c'est &#224; nous de diriger. &#187; Elle revendique ainsi un pouvoir de g&#233;rance absolu accru ; elle voudrait d&#233;cider seule du fonctionnement de cette universit&#233;, sans avoir &#224; consulter les professeur&#183;e&#183;s et la communaut&#233;. Le projet patronal retire de la convention collective du SPUQ les dispositions concernant la composition et les pouvoirs de la plus haute instance d&#233;cisionnelle acad&#233;mique : la Commission des &#233;tudes. Celle-ci traite toutes les questions relatives &#224; l'enseignement et &#224; la recherche ; il importe de souligner que les membres de la direction sont actuellement minoritaires par rapport aux repr&#233;sentant&#183;e&#183;s de la communaut&#233; universitaire. On essaie ainsi d'enlever aux professeur&#183;e&#183;s la capacit&#233; d'intervenir et de s'opposer &#224; des d&#233;cisions acad&#233;miques qu'ils et elles pourraient juger erron&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; Mais il faudrait une plus grande coll&#233;gialit&#233; : que l'on donne davantage voix au chapitre aux charg&#233;&#183;e&#183;s de cours, notamment dans les comit&#233;s de programmes. Au sein de l'UQAM, on doit donner plus de place &#224; la communaut&#233; : les profs, les charg&#233;&#183;e&#183;s de cours, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s et, pourquoi pas, les employ&#233;&#183;e&#183;s de soutien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La (mauvaise) gouvernance, un enjeu pour les services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais :&lt;/strong&gt; Au-del&#224; de quelques points de divergence entre nous, on se rejoint sur la plupart des enjeux relatifs &#224; un r&#233;investissement dans le financement des universit&#233;s, aux conditions d'enseignement, au nombre d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s par classe et m&#234;me sur la question de la gouvernance qui est une question qui ne touche pas uniquement l'UQAM. Alors qu'ici le Conseil d'administration veut contourner la Commission des &#233;tudes et que la direction cherche &#224; imposer &#224; l'UQAM un mod&#232;le de gouvernance similaire &#224; celui des universit&#233;s priv&#233;es, ailleurs on retrouve des enjeux tout &#224; fait semblables ; comme aux autres tables de n&#233;gociation des professeur&#183;e&#183;s de c&#233;geps et du r&#233;seau de la sant&#233; o&#249; toutes ces questions de contr&#244;le, de reddition de comptes, de formation, de standardisation, de performance sont d&#233;battues en ce moment. &#192; l'automne, les questions de gouvernance seront aussi &#224; l'ordre du jour avec le projet de loi pr&#244;nant la fin de la structure &#233;lue des commissions scolaires et leur remplacement par un conseil d'administration d'une quinzaine de membres compos&#233;s notamment d'&#233;lus municipaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert :&lt;/strong&gt; C'est la &#171; cadrification &#187; de la fonction publique, et de tout en g&#233;n&#233;ral. On cr&#233;e des administrateurs, des cadres, des contr&#244;les&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; Au nom de la transparence et de la participation de la soci&#233;t&#233; dans les conseils d'administration, on &#171; privatise de l'int&#233;rieur &#187; le secteur public en imposant des objectifs et des formes d'organisation calqu&#233;es sur le priv&#233;, en nommant des personnes issues du milieu des affaires dans les conseils d'administration et en orchestrant une reddition de comptes &#233;tablie en fonction d'une certaine conception de la performance qui n'a rien &#224; voir avec l'universit&#233; ni avec les services publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'id&#233;ologie de l'aust&#233;rit&#233; au service de la partie patronale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Le probl&#232;me c'est que nous devons mener ces luttes dans le contexte d'un discours sur l'aust&#233;rit&#233;. L'administration n'arr&#234;te pas de dire que l'universit&#233; n'a pas d'argent : &#171; Elle ne peut donc rien vous donner. &#187; Pourtant, des membres, professeur&#183;e&#183;s en sciences comptables, de finance, actuariat ont fait la d&#233;monstration, avec les documents du Conseil d'administration, qu'il y avait des surplus tous les ans dans le budget acad&#233;mique, mais qu'ils le transf&#233;raient dans des fonds d'immobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; On a noirci la situation financi&#232;re du Qu&#233;bec, comme on noircit volontairement la situation de l'UQAM, dans le but d'imposer de nouvelles conditions de travail et de nouvelles formes de fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Le recteur nous a envoy&#233; un long message &#224; la rentr&#233;e pour dire qu'il n'&#233;tait pas parvenu &#224; couper 6 millions de dollars sur 20 M$ de manque &#224; gagner. &#192; &#231;a, il ajoute une coupe suppl&#233;mentaire qui viendra du gouvernement qui &#171; pourrait &#187; &#234;tre de 7,2 M$ (dont le montant, donc, n'est pas certain !). De plus, il ajoute la menace d'une diminution de la population &#233;tudiante qui &#171; pourrait &#187; entra&#238;ner un autre manque &#224; gagner de 5 M$. Or, il ne s'agit que de suppositions, bas&#233;es sur des chiffres qui ne sont pas rendus publics et qui sont certainement exag&#233;r&#233;s dans le but de ne rien c&#233;der aux tables de n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la m&#234;me chose en ce qui concerne le discours gouvernemental sur l'aust&#233;rit&#233; et les compressions. Un coll&#232;gue du D&#233;partement des sciences &#233;conomiques me faisait remarquer que le d&#233;ficit budg&#233;taire provincial ne repr&#233;sente que 0,3 % du PIB du Qu&#233;bec, c'est-&#224;-dire tr&#232;s peu. Alors l'objectif de l'aust&#233;rit&#233; n'est pas tant l'&#233;quilibre budg&#233;taire que le d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat, tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais :&lt;/strong&gt; D&#233;mant&#232;lement mais aussi reconstruction, reconfiguration des rapports de force. R&#233;duire le r&#244;le de l'&#201;tat pour mieux le transformer, l'organiser diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Le probl&#232;me est, d'abord, &#224; Qu&#233;bec. Lorsqu'on d&#233;nonce les compressions et l'aust&#233;rit&#233;, c'est &#233;vident que ce n'est pas un probl&#232;me strictement de l'UQAM. Ce qu'on reproche au recteur, c'est d'adh&#233;rer &#224; ce discours [de l'aust&#233;rit&#233;] et de l'appliquer ici, plut&#244;t que de d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts communs de l'UQAM et de l'enseignement universitaire. Ce qui nous oblige &#224; nous battre sur deux fronts en m&#234;me temps.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Front commun et luttes citoyennes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; Ce n'est pas simple de poser la question du financement des universit&#233;s en m&#234;me temps que la n&#233;gociation des conventions collectives. On a &#224; faire un travail local, pour sensibiliser sur le fait qu'il y a de l'argent qui est mal g&#233;r&#233; par l'administration de l'UQAM et, en m&#234;me temps, se battre pour un r&#233;investissement en &#233;ducation. Car le probl&#232;me n'est pas seulement au niveau universitaire, mais dans l'ensemble du syst&#232;me d'&#233;ducation. Les coupes et la r&#233;organisation des pouvoirs scolaires sont en train de d&#233;truire l'&#233;ducation au Qu&#233;bec et, en tant que citoyenne autant que comme syndicat, notre devoir est de d&#233;fendre le droit &#224; l'&#233;ducation pour tous. Le d&#233;fi, c'est de ne pas se disperser. De ne pas n&#233;gliger le front des n&#233;gociations au nom d'un travail plus national, mais plut&#244;t de parvenir &#224; les articuler pour qu'ils se nourrissent mutuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de travailler avec d'autres syndicats, avec le Front commun, avec les &#233;tudiant&#183;e&#183;s, avec des coalitions contre l'aust&#233;rit&#233;, avec des mouvements citoyens comme &#171; Je prot&#232;ge mon &#233;cole publique &#187;&#8230; Ce qui est encourageant, c'est que actuellement ces enjeux-l&#224; sont pos&#233;s directement par la soci&#233;t&#233; civile. Si ce n'&#233;tait que nous, les syndicats, on se ferait accuser de corporatisme. Mais, actuellement, la lutte devient populaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : montrealcampus.ca&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'aust&#233;rit&#233; comme tendance internationale</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-austerite-comme-tendance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-austerite-comme-tendance</guid>
		<dc:date>2016-06-01T19:03:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; est devenue le principal outil du pr&#234;t-&#224;-penser &#233;conomique. Devant tout probl&#232;me reli&#233; &#224; la dette publique, ou au budget de fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, il n'existe plus qu'une seule solution : les compressions. Qu'elles donnent ou non des r&#233;sultats n'a pas vraiment d'importance : &#171; Je coupe, donc je suis &#187;, semblent dire les gouvernements dans un nombre &#233;lev&#233; de pays. &lt;br class='autobr' /&gt; Les mesures adopt&#233;es sont les m&#234;mes, qu'elles proviennent d'un pays industrialis&#233; ou en d&#233;veloppement. Par exemple, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; est devenue le principal outil du pr&#234;t-&#224;-penser &#233;conomique. Devant tout probl&#232;me reli&#233; &#224; la dette publique, ou au budget de fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, il n'existe plus qu'une seule solution : les compressions. Qu'elles donnent ou non des r&#233;sultats n'a pas vraiment d'importance : &#171; Je coupe, donc je suis &#187;, semblent dire les gouvernements dans un nombre &#233;lev&#233; de pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mesures adopt&#233;es sont les m&#234;mes, qu'elles proviennent d'un pays industrialis&#233; ou en d&#233;veloppement. Par exemple, en 2012, 98 pays ont r&#233;duit la masse salariale, principalement dans les services publics ; 86 pays ont entrepris une r&#233;forme des retraites ; 80 pays ont affaibli leur filet de protection sociale ; 94 pays ont hauss&#233; leurs taxes &#224; la consommation. Au total, les mesures d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taires affectaient 119 pays et &#233;taient en constante progression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chiffres proviennent d'une &#233;tude d'Isabel Ortiz et Matthew Cummins, &#171; L'&#232;re de l'aust&#233;rit&#233;, un examen des d&#233;penses publiques et des mesures d'ajustement dans 181 pays &#187;. Les auteur&#183;e&#183;s constatent entre autres que les contractions les plus marqu&#233;es se trouvent dans les pays en d&#233;veloppement. Dans tous les cas, ces mesures touchent directement les populations qui doivent payer, selon les auteur&#183;e&#183;s, pour les dommages provoqu&#233;s par la crise bancaire des ann&#233;es 2007-2008 : &#171; &lt;i&gt;Bref, des millions de m&#233;nages continuent de supporter les co&#251;ts d'une &#8220;reprise&#8221; qui les a largement exclus.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures ont pourtant montr&#233; &#224; de multiples reprises &#224; quel point elles demeurent inefficaces. Les plans d'ajustement structurel, &#233;quivalents de ce qu'on nomme aujourd'hui &#171; mesures d'aust&#233;rit&#233; &#187;, impos&#233;s aux pays du Sud endett&#233;s pendant les ann&#233;es 1980-1990, ont cr&#233;&#233; de v&#233;ritables catastrophes humanitaires en privant par exemple les populations de soins de sant&#233; et d'une &#233;ducation accessible. Dans &lt;i&gt;Quand l'aust&#233;rit&#233; tue&lt;/i&gt;, David Stuckler et Sanjay Baju&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;David Stuckler et Sanjay Baju, Quand l'aust&#233;rit&#233; tue, Autrement, 2015.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;num&#232;rent les cons&#233;quences tragiques de ces mesures sur la sant&#233; : &#233;pid&#233;mies, alcoolisme et toxicomanie, suicides, etc. Rien de cela cependant ne s'inscrit dans les colonnes de chiffres des comptables, ce qui permet la tragique perp&#233;tuation de ces mesures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le refus de penser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, nous n'en sommes pas &#224; nos premi&#232;res crises financi&#232;res et &#224; diff&#233;rentes &#233;poques, on a r&#233;solu les difficult&#233;s &#233;conomiques de bien d'autres fa&#231;ons. Par une inflation pas toujours bien contr&#244;l&#233;e, il est vrai, par des d&#233;valuations de la monnaie. La relance &#233;conomique a souvent &#233;t&#233; assur&#233;e par d'importants investissements publics, comme pendant les Trente Glorieuses. La croissance &#233;conomique fait fondre la dette sans que l'on ait &#224; la rembourser. Les &#201;tats peuvent aussi hausser leurs revenus, par un imp&#244;t progressif, en taxant davantage les entreprises ou en imposant de nouveaux types de taxes, comme celle sur les transactions financi&#232;res. Aucune de ces mesures n'est parfaite et toutes demandent des sacrifices. Ce qui &#233;tonne aujourd'hui, c'est qu'elles sont rejet&#233;es sans le moindre d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se v&#233;rifie dans les d&#233;partements d'&#233;conomie, o&#249; seule l'&#233;conomie n&#233;oclassique est enseign&#233;e &#8211; celle qui m&#232;ne &#224; adopter des mesures d'aust&#233;rit&#233; &#8211;, ainsi que le d&#233;noncent, parmi plusieurs autres autres, Sylvie Morel et Laura Raim&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans Bernard &#201;lie et Claude Vaillancourt, L'&#233;conomie toxique, M &#201;diteur, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le cas de la Gr&#232;ce est aussi particuli&#232;rement tragique. Apr&#232;s cinq ann&#233;es de compressions qui ont plong&#233; le pays dans la pauvret&#233; et fait accro&#238;tre la dette de 120 % du PIB &#224; 175 %, et malgr&#233; un rapport du Fonds mon&#233;taire international d&#233;montrant que la Gr&#232;ce ne pourra jamais payer sa dette, la solution impos&#233;e &#224; ce pays pour venir &#224; bout de ses difficult&#233;s est de lui imposer encore plus d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;lite contre les peuples&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi donc les gouvernements mettent-ils tant d'acharnement &#224; appliquer un mod&#232;le qui ne marche pas pour leur population ? C'est qu'il fonctionne en v&#233;rit&#233; tr&#232;s bien pour les &#233;lites. Il permet &#224; l'entreprise priv&#233;e d'occuper une place toujours plus grande dans le tr&#232;s lucratif march&#233; des services, qui se privatise progressivement et inexorablement. Les monopoles d'&#201;tat disparaissent peu &#224; peu et les grands entrepreneurs peuvent acheter &#224; bon march&#233; des actifs gouvernementaux. Les &#201;tats affaiblis, sous-financ&#233;s, ne parviennent plus &#224; r&#233;glementer et laissent les entreprises plus libres que jamais. Et les banquiers et courtiers lancent sur les march&#233;s des produits financiers permettant de sp&#233;culer sur la dette des pays et d'amasser des fortunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; est si g&#233;n&#233;ralement appliqu&#233;e, de gr&#233; ou de force, qu'il devient difficile de trouver d'autres mod&#232;les. Ortiz et Cummins donnent cependant comme exemples la Tha&#239;lande, l'&#201;quateur et l'Islande. Le premier pays a hauss&#233; consid&#233;rablement le salaire minimum et le prix du riz pour cr&#233;er un &#171; cycle vertueux &#187; de croissance. Les Islandais ont refus&#233; de renflouer leurs banques en crise et ont repouss&#233; les pertes sur les d&#233;tenteurs d'obligations plut&#244;t que sur eux-m&#234;mes. L'&#201;quateur a cess&#233; de payer une dette priv&#233;e, qualifi&#233;e d'ill&#233;gitime, qu'on avait transform&#233;e en dette publique. Le montant du service de la dette a alors diminu&#233; de fa&#231;on drastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aller &#224; contre-courant reste cependant tr&#232;s difficile. Surtout quand un gouvernement comme le n&#244;tre devient l'un des plus grands z&#233;la&#173;teurs au monde de ces mesures, comme l'a soulign&#233; l'&#233;conomiste Pierre Fortin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans &#171; Le Qu&#233;bec, un champion de l'aust&#233;rit&#233; &#187;, L'Actualit&#233;, 11 f&#233;vrier 2015.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il faut n&#233;anmoins se rappeler constamment que jamais ces mesures n'ont donn&#233; de r&#233;sultats convaincants, dans quelque pays que ce soit, qu'elles ont en fait multipli&#233; la mis&#232;re et les drames.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;David Stuckler et Sanjay Baju, &lt;i&gt;Quand l'aust&#233;rit&#233; tue&lt;/i&gt;, Autrement, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans Bernard &#201;lie et Claude Vaillancourt, &lt;i&gt;L'&#233;conomie toxique&lt;/i&gt;, M &#201;diteur, 2015 et Laura Raim, &#171; Police de la pens&#233;e &#233;conomique &#224; l'Universit&#233; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, juillet 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans &#171; Le Qu&#233;bec, un champion de l'aust&#233;rit&#233; &#187;, &lt;i&gt;L'Actualit&#233;&lt;/i&gt;, 11 f&#233;vrier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : quebec.huffingtonpost.ca&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bataille de la fiscalit&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-bataille-de-la-fiscalite</link>
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		<dc:date>2016-06-01T18:56:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat social qu&#233;b&#233;cois et les n&#233;gociations dans le secteur public se font parall&#232;lement &#224; un important projet de transformation de notre fiscalit&#233;. Le lien entre ces deux r&#233;alit&#233;s est fondamental : sans fiscalit&#233; redistributrice, il ne peut exister d'&#201;tat fort et responsable. C'est donc en s'attaquant aux racines du financement public que les lib&#233;raux &#233;laborent leur projet de transformation radicale de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. &lt;br class='autobr' /&gt; Le projet lib&#233;ral se base sur deux principes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2192.png?1642092179' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;469&#034; height=&#034;240&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat social qu&#233;b&#233;cois et les n&#233;gociations dans le secteur public se font parall&#232;lement &#224; un important projet de transformation de notre fiscalit&#233;. Le lien entre ces deux r&#233;alit&#233;s est fondamental : sans fiscalit&#233; redistributrice, il ne peut exister d'&#201;tat fort et responsable. C'est donc en s'attaquant aux racines du financement public que les lib&#233;raux &#233;laborent leur projet de transformation radicale de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet lib&#233;ral se base sur deux principes incontournables. D'abord, l'&#201;tat ne doit absolument pas aller chercher de nouveaux revenus ; la fiscalit&#233; est un &#171; fardeau &#187; dont il faut se d&#233;barrasser et qui &#233;touffe tant les individus que les entreprises. Ensuite, l'imp&#244;t sur le revenu doit diminuer alors que les taxes &#224; la consommation doivent &#234;tre hauss&#233;es. Dans les deux cas, un message populiste jouant sur l'impopularit&#233; toute naturelle de l'imp&#244;t permet de rendre ces mesures attrayantes pour la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La pire des taxes qu'il peut y avoir, c'est l'imp&#244;t sur le revenu&lt;/i&gt; &#187;, a dit le ministre des Finances, Carlos Leit&#227;o, le 15 juin dernier. Il n'a pas compl&#232;tement tort : pour les individus les plus ais&#233;s, pour les banquiers comme lui, ce type d'imp&#244;t, associ&#233; &#224; des mesures de progressivit&#233;, est celui qui leur co&#251;te le plus cher. Le jupon de notre ministre des Finances a donc consid&#233;rablement d&#233;pass&#233; : c'est l'int&#233;r&#234;t de sa classe sociale qu'il d&#233;fend et non celui de l'ensemble des Qu&#233;b&#233;coises et Qu&#233;b&#233;cois. Cette obsession des baisses d'imp&#244;t se retrouve tout autant dans les discours de Philippe Couillard que dans ceux du pr&#233;sident du Conseil du Tr&#233;sor Martin Coiteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble du mouvement social a d&#233;nonc&#233; &#224; de nombreuses reprises &#224; quel point les taxes &#224; la consommation sont quant &#224; elles r&#233;gressives : elles occupent une portion &#233;lev&#233;e du budget des plus pauvres alors que les riches les paient sans difficult&#233;. Elles sont universelles et exigent les m&#234;mes montants pour tous, alors que l'imp&#244;t offre des exemptions pour les plus d&#233;munis et des montants proportionnellement plus &#233;lev&#233;s pour les plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un d&#233;nomm&#233; Luc Godbout&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce transfert d'une fiscalit&#233; progressive vers une fiscalit&#233; plus r&#233;gressive est un clou sur lequel les lib&#233;raux ne cessent de cogner depuis plusieurs ann&#233;es. Pour le rendre plus accep&#173;table, ils ont eu recours &#224; un &#233;conomiste et fiscaliste universitaire, personnage &#224; l'aise dans les m&#233;dias, aur&#233;ol&#233; d'une certaine neutralit&#233; : Luc Godbout. Ce dernier se cache derri&#232;re un discours nuanc&#233; : il vante l'important &#171; panier de services &#187; offert par le gouvernement qu&#233;b&#233;cois, il parle de la n&#233;cessit&#233; d'all&#233;ger le fardeau des personnes moins fortun&#233;es et se montre pr&#233;occup&#233; devant la croissance des in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il a surtout jou&#233; le r&#244;le de premier intellectuel mercenaire du Parti lib&#233;ral. Il a &#233;t&#233; l'un des r&#233;dacteurs des fascicules &lt;i&gt;Le Qu&#233;bec face &#224; ses d&#233;fis&lt;/i&gt; qui visaient &#224; pr&#233;parer les Qu&#233;b&#233;coises et les Qu&#233;b&#233;cois &#224; la &#171; r&#233;volution tarifaire &#187; du minis&#173;tre des Finances Raymond Bachand, qui a soulev&#233; la population au printemps 2012. Il a contribu&#233; au &lt;i&gt;Rapport d'experts sur les finances publiques&lt;/i&gt; au printemps 2014, avec Claude Montmarquette, dans lequel il alertait la population d'un &#233;ventuel d&#233;ficit de 3,7 milliards de dollars pour l'ann&#233;e 2014-2015 &#171; &lt;i&gt;si rien n'&#233;tait fait&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se servant de ce rapport, les lib&#233;raux ont hauss&#233; cet &#233;ventuel d&#233;ficit &#8211; encore trop bas &#8211; &#224; 5,8 milliards pour l'ann&#233;e suivante, en s'en inqui&#233;&#173;tant sur toutes les tribunes. Le manque de s&#233;rieux de la m&#233;thode utilis&#233;e a &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;, y compris par G&#233;rald Fillion &#224; Radio-Canada qui affirmait qu'ils &#233;taient &#233;tablis &#224; partir de comptes pas encore termin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me Godbout a aussi dirig&#233; la Commission d'examen sur la fiscalit&#233; qu&#233;b&#233;coise, dont les principales conclusions &#233;taient parfaitement pr&#233;visibles : plus de taxes et moins d'imp&#244;t. Et comme l'exigeait la commande gouvernementale, pas un sou de plus dans les coffres du gouvernement, mais un jeu de chaises musicales entre les sources de revenus, en faveur des plus riches surtout.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux d&#233;finitions de la d&#233;mocratie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rarement la bataille pour la direction que doit prendre l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois n'aura &#233;t&#233; aussi clairement id&#233;ologique. Le gouvernement s'appuie sur notre syst&#232;me de d&#233;mocratie repr&#233;sentative pour entreprendre ses r&#233;formes. Et cela, m&#234;me s'il n'a pas souffl&#233; un mot des changements qu'il voulait entreprendre pendant la derni&#232;re campagne &#233;lectorale : il a, &#224; ses yeux, la l&#233;gitimit&#233; n&#233;ces&#173;saire pour entreprendre ce qu'il juge essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les syndicats du secteur public, pour les travailleurs et travailleuses victimes des mesures d'aust&#233;rit&#233;, pour les simples citoyen&#183;ne&#183;s qui ne veulent pas vivre dans un monde d'injustice et d'individualisme sauvage, des changements aussi fondamentaux ne peuvent pas s'effectuer de fa&#231;on aussi unilat&#233;rale et sans une consultation &#233;largie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir aux mains de notre gouvernement est si grand qu'on pourrait presque parler d'une trahison de la d&#233;mocratie. Le gouvernement entra&#238;ne sa population dans la rue, alors qu'il m&#233;prise et r&#233;prime ce moyen ultime d'affirmation et de d&#233;fense des droits. L'&#233;coute est consid&#233;r&#233;e comme une faiblesse et sa totale fermeture &#224; un dialogue social devient un objet de fiert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, nous avons l'impression de nous trouver &#224; la crois&#233;e des chemins : deux Qu&#233;bec tr&#232;s diff&#233;rents apparaissent devant nous ; il faudra dans les prochains mois prendre l'une ou l'autre voie. Seule une mobilisation majeure nous permettra de nous engager dans la bonne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : quebec.huffingtonpost.ca&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La grande marche du d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-grande-marche-du-demantelement</link>
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		<dc:date>2016-06-01T18:51:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La n&#233;olib&#233;ralisation de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois est une longue histoire, ce projet ayant &#233;t&#233; souvent ralenti par de fortes r&#233;sistances populaires. Le gouvernement de Philippe Couillard tente de le faire avancer &#224; pas de g&#233;ant. En voici quelques grandes &#233;tapes : &lt;br class='autobr' /&gt;
1986 : Rapport du Comit&#233; sur la privatisation des soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat, dit rapport Fortier, qui recommande la privatisation de 10 soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat consid&#233;r&#233;es en concurrence avec le secteur priv&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
1986 : Rapport du groupe de travail sur la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2191.jpg?1642092178' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;1387&#034; height=&#034;1875&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La n&#233;olib&#233;ralisation de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois est une longue histoire, ce projet ayant &#233;t&#233; souvent ralenti par de fortes r&#233;sistances populaires. Le gouvernement de Philippe Couillard tente de le faire avancer &#224; pas de g&#233;ant. En voici quelques grandes &#233;tapes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1986 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Rapport du Comit&#233; sur la privatisation des soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat&lt;/i&gt;, dit rapport Fortier, qui recommande la privatisation de 10 soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat consid&#233;r&#233;es en concurrence avec le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1986 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Rapport du groupe de travail sur la d&#233;r&#233;glementation&lt;/i&gt;, dit rapport Scowen, qui recommande d'assouplir la r&#233;glementation sociale et la r&#233;glementation du travail. Il sugg&#232;re de r&#233;former le R&#233;gime de sant&#233; et s&#233;curit&#233; au travail et de limiter la port&#233;e de la loi anti-briseurs de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1986 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Rapport sur la r&#233;vision des fonctions et des organisations gouvernementales&lt;/i&gt;, dit rapport Gobeil, qui recommande une privatisation de la sant&#233;, une hausse des droits de scolarit&#233;, une hausse de la charge de travail des enseignant&#183;e&#183;s et l'&#233;limination d'organismes administratifs (BAPE, R&#233;gie du logement, entre autres). Ses opposant&#183;e&#183;s parlaient alors d'&#171; &#201;tat Provigo &#187;, Paul Gobeil ayant &#233;t&#233; le PDG de cette entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1996 : &lt;/strong&gt; Sommet socio-&#233;conomique du gouvernement de Lucien Bouchard qui aboutit sur la n&#233;cessit&#233; d'atteindre le &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187; et entra&#238;ne l'&#233;limination de 50 000 postes dans la sant&#233;, l'&#233;ducation et la fonction publique, ainsi qu'une r&#233;duction des d&#233;penses gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2003 :&lt;/strong&gt; La &#171; r&#233;ing&#233;nierie &#187; du gouvernement de Jean Charest qui vise &#224; &#171; &lt;i&gt;revoir de fond en comble le fonctionnement du gouvernement qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2010 :&lt;/strong&gt; La &#171; r&#233;volution culturelle &#187;, ou &#171; r&#233;volution tarifaire &#187;, du ministre des Finances Raymond Bachand qui remet en question la gratuit&#233; des services publics, en particulier la part que devrait payer le citoyen comparativement &#224; celle de l'&#201;tat. Les lib&#233;raux se sont appuy&#233;s sur une s&#233;rie de &#171; fascicules &#187;, &lt;i&gt;Le Qu&#233;bec face &#224; ses d&#233;fis&lt;/i&gt;, pour convaincre la population du bien-fond&#233; de leur &#171; r&#233;volution &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2014 :&lt;/strong&gt; &#201;lection du gouvernement lib&#233;ral de Philippe Couillard qui met en place, sans l'avoir annonc&#233;, un v&#233;ritable r&#233;gime d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;tranglement de la culture</title>
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		<dc:date>2016-06-01T18:45:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Beauchemin</dc:creator>


		<dc:subject>Arts et culture</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Beauchemin, Michel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La veille de la Saint-Jean-Baptiste, la ministre de la Culture annon&#231;ait des compressions de 2,5 millions de dollars au budget du Conseil des arts et des lettres du Qu&#233;bec (CALQ). Joli coup bas pour les artistes : avec un peu de chance, au retour des vacances, tout sera oubli&#233;, pourrait-on croire. Mais ces coupes additionn&#233;es &#224; d'autres auront des effets &#224; long terme qui affecteront grandement la qualit&#233; de la vie culturelle qu&#233;b&#233;coise. &lt;br class='autobr' /&gt; Jusqu'&#224; cette annonce surprise, les artistes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2190.png?1642092178' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;669&#034; height=&#034;502&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La veille de la Saint-Jean-Baptiste, la ministre de la Culture annon&#231;ait des compressions de 2,5 millions de dollars au budget du Conseil des arts et des lettres du Qu&#233;bec (CALQ). Joli coup bas pour les artistes : avec un peu de chance, au retour des vacances, tout sera oubli&#233;, pourrait-on croire. Mais ces coupes additionn&#233;es &#224; d'autres auront des effets &#224; long terme qui affecteront grandement la qualit&#233; de la vie culturelle qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'&#224; cette annonce surprise, les artistes s'&#233;taient crus &#233;pargn&#233;s, rassur&#233;s par les propos de la ministre David qui se f&#233;licitait, il y a peu, d'avoir r&#233;ussi &#224; faire augmenter les cr&#233;dits de son minist&#232;re. Cela m&#234;me si d'un budget &#224; l'autre, on refusait d'augmenter les enveloppes budg&#233;taires des programmes qui les concernent sp&#233;cifiquement, en leur pr&#233;sentant le maintien du financement existant comme une offre g&#233;n&#233;reuse. Mais avec l'inflation et l'arriv&#233;e d'artistes toujours plus nombreux en qu&#234;te de financement, il s'agissait en fait d'un recul progressif, grugeant les revenus et minant l'organisation du milieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux coupes effectu&#233;es au CALQ s'ajoutent d'autres compressions qui, dans leur ensemble, touchent durement le monde de la culture sur tout le territoire qu&#233;b&#233;cois : coupes budg&#233;taires de 15 % dans les Conseils r&#233;gio&#173;naux de la culture ; abolition des Conf&#233;rences r&#233;gionales des &#233;lus, qui g&#233;raient des enveloppes consacr&#233;es &#224; la culture ; abolition de postes de d&#233;l&#233;gu&#233; culturel dans les missions du Qu&#233;bec &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une importante partie des compressions au CALQ, 550 000 $, touchent les associations d'artistes professionnelles reconnues en vertu des lois sur le statut de l'artiste, les organismes de services et les regroupements nationaux disciplinaires (danse, th&#233;&#226;tre, musique, etc.). On s'attaque ainsi &#224; la capacit&#233; des artistes de s'organiser et de se d&#233;fendre. Ce choix du gouvernement lib&#233;ral se pr&#233;tend dans le droit-fil d'une stricte logique d'&#233;conomie dans un contexte d'aust&#233;rit&#233;. On ne peut s'emp&#234;cher toutefois d'y soup&#231;onner une strat&#233;gie antid&#233;mocratique semblable &#224; celle du gouvernement Harper qui a coup&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es les vivres &#224; ceux et celles dont il ne veut pas entendre la parole.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Droits d'auteur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, le milieu artistique avait &#233;t&#233; affaibli par les changements de la Loi sur le droit d'auteur, dont on a compl&#232;tement chang&#233; l'esprit. Cette derni&#232;re avait &#233;t&#233; con&#231;ue pour prot&#233;ger les cr&#233;ateurs, ce qui se justifiait par leur contribution essentielle &#224; l'&#233;ducation et &#224; l'enrichissement culturel. Depuis la r&#233;volution informatique, le droit a bascul&#233; dans le camp des usagers, dont il faut prot&#233;ger un acc&#232;s aux contenus qui doit &#234;tre le moins contraignant possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui rel&#232;ve de l'&#233;ducation peut maintenant &#234;tre exon&#233;r&#233; du droit d'auteur, et cela, sans que le terme &#171; &#233;ducation &#187; ne soit d&#233;fini. Aujourd'hui, on calcule des pertes qui pourraient se chiffrer bient&#244;t &#224; 160 millions de dollars en versement de droits d'auteur &#224; l'&#233;chelle du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accumulation de toutes ces pertes affecte durement les conditions de vie des artistes. Ces derni&#232;res ann&#233;es, le Qu&#233;bec a pu profiter d'une production dynamique et de grande qualit&#233; dans toutes les formes d'expression artistique. Cet apport a &#233;t&#233; essentiel dans l'expression de notre identit&#233;, nous a donn&#233; une excellente r&#233;putation &#224; l'international et a cr&#233;&#233; des emplois diversifi&#233;s et stimulants. Ne risque-t-on pas de tout jeter &#224; l'eau en refusant d'accorder &#224; la culture, aux cr&#233;ateurs, &#224; ceux qui les soutiennent, un appui financier ad&#233;quat ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une difficile r&#233;sistance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces compressions, et une forme de m&#233;pris qu'on peut deviner derri&#232;re le choix qu'elles impliquent, cr&#233;&#233;e une grande morosit&#233; dans le milieu culturel. S'organiser et r&#233;sister dans un tel contexte reste un impor&#173;tant d&#233;fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs envient aux artistes leur acc&#232;s &#224; de nombreuses tribunes, qui leur permet, plus facilement qu'&#224; d'autres groupes, d'exprimer publiquement leurs revendications. Mais ils doivent aussi faire face &#224; d'importants pr&#233;jug&#233;s. On ne voit souvent que les artistes les plus connus, qui ont en effet des revenus &#233;lev&#233;s et font figure d'enfants g&#226;t&#233;s lorsqu'ils se lancent dans des revendications. Pourtant, la tr&#232;s grande majorit&#233; des travailleurs de la culture vivent avec des revenus tr&#232;s bas et connaissent des conditions de travail particuli&#232;rement pr&#233;caires. Et c'est &#224; eux qu'on demande de se priver davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes de d&#233;fense des artistes visent le budget de mars 2016 pour faire entendre leurs revendications. Leur objectif est de coaliser le milieu et de s'associer avec les producteurs et les gens de l'industrie culturelle, un mariage peu naturel, mais qui s'impose alors que tous sont touch&#233;s par les compressions. Il faudrait aussi que le milieu culturel se joigne aux autres mouvements sociaux, tout aussi victimes des plans d'aust&#233;rit&#233;, comme le souhaite par exemple Christian B&#233;dard du Regroupement des artistes en art visuel du Qu&#233;bec. Seul un grand combat collectif pourra faire reculer les lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos politicien&#183;ne&#183;s se bombent le torse d&#232;s qu'un de nos artistes remporte un important succ&#232;s chez nous ou &#224; l'&#233;tranger. Cette attitude ne sera plus que pure hypocrisie s'ils continuent &#224; refuser de donner &#224; la culture le soutien dont elle a absolument besoin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : mal.qc.ca&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand revaloriser rime avec surcharger</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-revaloriser-rime-avec</link>
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		<dc:date>2016-06-01T18:40:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-No&#235;l Grenier</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Grenier, Jean-No&#235;l </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis bient&#244;t cinq ans, les acteurs et actrices du milieu de l'&#233;ducation tiennent &#224; bout de bras l'&#233;cole publique malgr&#233; de s&#233;v&#232;res compressions budg&#233;taires. N'en d&#233;plaise au ministre de l'&#201;ducation qui affirme que les commissions scolaires peuvent facilement absorber la nouvelle ronde de compressions, la r&#233;alit&#233; sur le terrain est tout autre : diminution des services et hausse des tarifs sont &#224; l'agenda de la rentr&#233;e scolaire 2015-2016. &lt;br class='autobr' /&gt; Le ministre poursuit ainsi dans la voie trac&#233;e par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2189.png?1642092178' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;572&#034; height=&#034;256&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis bient&#244;t cinq ans, les acteurs et actrices du milieu de l'&#233;ducation tiennent &#224; bout de bras l'&#233;cole publique malgr&#233; de s&#233;v&#232;res compressions budg&#233;taires. N'en d&#233;plaise au ministre de l'&#201;ducation qui affirme que les commissions scolaires peuvent facilement absorber la nouvelle ronde de compressions, la r&#233;alit&#233; sur le terrain est tout autre : diminution des services et hausse des tarifs sont &#224; l'agenda de la rentr&#233;e scolaire 2015-2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le ministre poursuit ainsi dans la voie trac&#233;e par son pr&#233;d&#233;cesseur et pilote un projet de d&#233;centralisation de respon&#173;sabilit&#233;s qui rel&#232;vent des commissions scolaires vers les &#233;tablissements scolaires et les enseignant&#183;e&#183;s. En agissant ainsi, le gouver&#173;nement pr&#233;tend &#171; valoriser &#187; le r&#244;le des enseignant&#183;e&#183;s et ajuster leur t&#226;che selon les besoins d'une in&#233;vitable modernisation de l'enseignement. Mais qu'en est-il vraiment ? Ne s'agirait-il pas, encore une fois, de demander aux salari&#233;&#183;e&#183;s de faire plus en &#233;tant pay&#233; moins ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Presser le citron&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;p&#244;t des offres patronales enrobe les demandes de concessions dans un langage soi-disant pragmatique, qui revient une fois de plus sur la suppos&#233;e &#171; crise des finances publiques &#187; n&#233;cessitant d'importants sacrifices. On parle aussi d'un nouvel arrimage entre les dispositions normatives de l'entente sectorielle et les obligations associ&#233;es aux conventions de gestion et de partenariat et aux plans de r&#233;ussite. Ainsi, le d&#233;p&#244;t patronal situe dans son pr&#233;ambule la recherche de flexibilit&#233; et la qu&#234;te d'une plus grande efficience en suivant les principes de base de la nouvelle gestion publique, qui doivent d&#233;finir la relation contractuelle entre les &#233;tablissements scolaires et le minist&#232;re de l'&#201;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, la partie patronale exige plus de souplesse dans l'am&#233;nagement de la t&#226;che et dans les modalit&#233;s d'organisation des groupes d'&#233;l&#232;ves. Elle demande aussi un engagement renouvel&#233; des enseignantes et des enseignants envers l'&#233;cole et les &#233;l&#232;ves. Lorsqu'on y regarde de plus pr&#232;s, ces demandes r&#233;duiraient le pouvoir des syndicats et des enseignant&#183;e&#183;s au regard du compromis entre la r&#233;tribution et l'effort/implication au travail. Les employeurs demandent des reculs significatifs dans les r&#232;gles encadrant le temps de travail (la semaine normale de travail et l'&#233;talement des heures de travail) ; les normes de la r&#233;mun&#233;ration ; la taille et la composition des groupes-cours et l'obligation eu &#233;gard &#224; l'&#233;valuation des besoins des &#233;l&#232;ves en difficult&#233; et les mesures d'aide auxquels elles et ils ont droit. Ces mesures d'aide, grandement r&#233;duites, seront remplac&#233;es par une nouvelle obligation individuelle de participer &#224; des perfectionnements d&#233;cid&#233;s par ladirection et, d'autre part, par l'obligation faite d'adapter les m&#233;thodes d'enseignement aux besoins de chaque &#233;l&#232;ve et de chaque groupe. Ainsi, la flexibilit&#233; recherch&#233;e se traduirait par une t&#226;che plus lourde dans un contexte o&#249; c'est l'enseignant&#183;e qui doit &#171; en faire plus avec moins &#187;, alors que c'est la direction qui d&#233;cide des besoins de formation ! C'est donc en alourdissant la t&#226;che des enseignant&#183;e&#183;s et en ren&#173;for&#231;ant le pouvoir manag&#233;rial que le gou&#173;&#173;vernement se propose de &#171; revaloriser &#187; la profession ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre trouvaille de la partie patronale est de refonder certains param&#232;tres de la t&#226;che afin d'&#233;liminer le volet &#171; travail de nature personnelle &#187; qui serait fondu dans un volet g&#233;n&#233;ral appel&#233; &#171; t&#226;che &#233;ducative &#187;. Le second volet deviendrait &#171; t&#226;ches d&#233;di&#233;es &#224; la vie de l'&#233;cole &#187;, qui comprendrait non seulement une obligation de participer aux activit&#233;s parascolaires, mais aussi aux activit&#233;s promotionnelles. Comment y arriver alors sans r&#233;mun&#233;ration additionnelle ou encore sans un all&#232;gement &#233;quivalent en temps de leur t&#226;che ? En revoyant la dur&#233;e du travail et son organisation. La semaine hebdomadaire passerait &#224; 40 heures, le temps de pr&#233;sence obligatoire &#224; l'&#233;cole de 27 &#224; 32 heures par semaine, tandis que l'employeur aurait la possibilit&#233; d'&#233;taler les heures de travail sur une p&#233;riode longue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel avenir pour l'&#233;cole publique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet patronal semble bien loin de ses pr&#233;tendues intentions de revaloriser la profession enseignante et l'&#233;cole publique. Il nous semble plut&#244;t cacher une tentative de transformer les relation d'emploi. On cherche aussi &#224; accorder plus de pouvoir aux directions locales et &#224; accentuer le ph&#233;nom&#232;ne de marchandisation de l'&#233;ducation amorc&#233; il y a quelques ann&#233;es. La lecture du d&#233;p&#244;t patronal nous pousse &#224; nous demander quel sera l'avenir de l'&#233;ducation publique et de la profession enseignante, alors que les changements propos&#233;s transformeront en profondeur l'&#233;cole telle qu'on la conna&#238;t aujour&#173;d'hui. On peut aussi se demander si les offres patronales ne s'inscrivent pas dans un effort pour d&#233;sarmer les enseignant&#183;e&#183;s face au pouvoir et &#224; l'autorit&#233; manag&#233;riale, en affaiblissant d'avantage les r&#233;gulations collectives appuy&#233;es par les syndicats et leurs f&#233;d&#233;rations. S&#251;rement sommes-nous touch&#233;s ici par l'un des grands principes de la nouvelle gestion publique, qui vise &#224; individualiser les relations de travail, et du m&#234;me coup, &#224; s'attaquer au principe m&#234;me de la syndicalisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Luciano Benvenuto&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une le&#231;on &#224; retenir !</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-lecon-a-retenir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-lecon-a-retenir</guid>
		<dc:date>2016-06-01T18:30:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Isabelle Bouchard</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Bouchard, Isabelle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Initi&#233; par des parents inquiets du sort que r&#233;serve le gouvernement lib&#233;ral aux &#233;coles publiques du Qu&#233;bec, le mouvement &#171; Je prot&#232;ge mon &#233;cole publique &#187; a d&#233;marr&#233; tr&#232;s doucement. Sa motivation est claire : &#171; Si nous, parents et professionnels du milieu de l'&#233;ducation, ne d&#233;fendons pas le financement ad&#233;quat de l'&#233;ducation publique, qui le fera ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Le premier encerclement d'une &#233;cole s'est d&#233;roul&#233; le 1er mai 2015 et s'inscrivait dans la semaine nationale de perturbations sociales et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2188.png?1642092178' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;423&#034; height=&#034;280&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233; par des parents inquiets du sort que r&#233;serve le gouvernement lib&#233;ral aux &#233;coles publiques du Qu&#233;bec, le mouvement &#171; Je prot&#232;ge mon &#233;cole publique &#187; a d&#233;marr&#233; tr&#232;s doucement. Sa motivation est claire : &#171; &lt;i&gt;Si nous, parents et professionnels du milieu de l'&#233;ducation, ne d&#233;fendons pas le financement ad&#233;quat de l'&#233;ducation publique, qui le fera ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le premier encerclement d'une &#233;cole s'est d&#233;roul&#233; le 1er mai 2015 et s'inscrivait dans la semaine nationale de perturbations sociales et &#233;conomiques contre les mesures d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;es par les lib&#233;raux. D&#232;s la fin de l'activit&#233;, les organisateurs et organisatrices nous en ont promis d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du plus important &#233;v&#233;nement, le 2 septembre dernier, ce sont pas moins de 270 &#233;coles primaires et secondaires qui ont &#233;t&#233; litt&#233;ralement entour&#233;es de cha&#238;nes humaines, et ce, d&#232;s les premi&#232;res heures du matin. Ces d&#233;monstrations d'attachement &#224; l'&#233;cole publique ont eu lieu dans au moins 16 r&#233;gions. Selon le d&#233;compte des organisateurs&#183;trices, l'activit&#233; aurait suscit&#233; la participation de 20 000 personnes &#8211; des parents, grands-parents, professeur&#183;e&#183;s, employ&#233;&#183;e&#183;s de soutien, personnels professionnels, citoyen&#183;e&#183;s et &#233;l&#232;ves &#8211; qui ont entour&#233; leur &#233;tablissement scolaire respectif en se tenant par la main dans le but de le prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi veut-on pr&#233;server l'&#233;cole ? Le mouvement &#171; Je prot&#232;ge mon &#233;cole publique &#187; n'a pas de revendications pr&#233;cises si ce n'est de mettre fin &#224; l'ensemble des attaques que subit l'&#233;cole publique au nom du rouleau compresseur n&#233;olib&#233;ral. Ils &#233;taient nombreux et nombreuses &#224; d&#233;crier le d&#233;sinvestissement gouvernemental et ses effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, certain&#183;e&#183;s participant&#183;e&#183;s ont soulev&#233; la grande difficult&#233; de l'&#233;cole publique &#224; r&#233;pondre aux besoins des &#233;l&#232;ves aux prises avec des difficult&#233;s d'apprentissage et/ou en situation de handicap ; il s'agit d'un v&#233;ritable drame lorsque des enfants sont priv&#233;s de services professionnels qui ont fait leurs preuves. Les manifestant&#183;e&#183;s ont aussi appuy&#233; une importante revendication des enseignant&#183;e&#183;s, qui demandent de conserver le m&#234;me nombre d'&#233;l&#232;ves par classe, alors que le gouvernement lib&#233;ral, selon son d&#233;p&#244;t patronal, voudrait l'augmenter. Ils ont d&#233;cri&#233; la diminution des services dans les &#233;coles et la volont&#233; &#224; peine cach&#233;e du gouvernement de proc&#233;der &#224; leur privatisation. Enfin, la matin&#233;e a &#233;t&#233; l'occasion de faire conna&#238;tre la hausse de certains tarifs de transport, dont les co&#251;ts seront bien &#233;videmment refil&#233;s aux parents.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui fait la le&#231;on &#224; qui ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'essayer de comprendre ce mouvement de solidarit&#233; et de s'enorgueillir de vivre dans une soci&#233;t&#233; qui d&#233;montre son attachement &#224; l'&#233;cole, le ministre de l'&#201;ducation Fran&#231;ois Blais a r&#233;pondu de fa&#231;on pour le moins laconique. Il a rejet&#233; en bloc les inqui&#233;tudes provoqu&#233;es par les coupes budg&#233;taires. Dans les m&#233;dias, il n'a pas cess&#233; de mettre la faute sur les commissions scolaires. Ce sont elles qui ne sauraient pas investir dans les &#233;coles. Sachant quel sort le ministre souhaite leur r&#233;server, personne n'a &#233;t&#233; surpris de cette r&#233;ponse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre en a cependant &#233;tonn&#233; plus d'un par la teneur m&#233;prisante, sans nuance et mensong&#232;re de ses propos sur la pr&#233;tendue &#171; utilisation des enfants &#187; par les parents et sur le mouvement syndical. Pour lui et certains tenants de la droite, il est honteux et irresponsable d'exposer des enfants &#224; un discours politique, surtout s'il pr&#244;ne une conception humaniste de l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration intempestive m&#233;rite que les parents et les enseignant&#183;e&#183;s lui fassent la le&#231;on. D'abord, nous n'acceptons pas que nos enfants et nos &#233;l&#232;ves soient consid&#233;r&#233;s comme de petites b&#234;tes incapables de comprendre le monde dans lequel ils et elles vivent. Si c'est le cas, si l'&#233;ducabilit&#233; est impossible, alors ce serait la mission de l'&#233;cole qu'il faudrait repenser. Faut-il rappeler que nos enfants et nos &#233;l&#232;ves sont aussi des roseaux pensants comme l'&#233;crivait Pascal, des &#234;tres capables de comprendre les enjeux qui les concernent si nous nous donnons la peine de les leur expliquer ? C'est d'ailleurs &#224; leur vocation p&#233;dagogique que se vouent jour apr&#232;s jour les enseignantes et enseignants du Qu&#233;bec. Chaque seconde, l'&#233;cole tente de transformer les &#233;l&#232;ves et cet &#233;tat de fait n'est rien d'autre que le simple processus d'apprentissage. L'&#233;cole n'est pas neutre, elle transmet des valeurs, notamment celle reconnaissant sa propre valeur comme institution. Cette transmission ne peut pas &#234;tre confondue avec de la propagande politique. L'&#233;cole doit &#234;tre le symbole de l'ouverture d'esprit et de l'&#233;radication du dogmatisme. Elle doit entendre les diff&#233;rents points de vue et non pas les gommer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement &#171; Je prot&#232;ge mon &#233;cole publique &#187; a montr&#233; &#224; quel point l'&#233;cole est une institution fondamentale, ce qui semble encore trop peu pour la classe politique qu&#233;b&#233;coise qui, force est de l'admettre, a encore manqu&#233; sa rentr&#233;e scolaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : St&#233;phanie Maunay / TC Media&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Ras-le-bol complet</title>
		<link>https://www.ababord.org/Ras-le-bol-complet</link>
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		<dc:date>2016-06-01T18:26:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Larche</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Larche, Jean-Pierre </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plus de 150 000 salari&#233;&#183;e&#183;s du secteur de la sant&#233; et des services sociaux (CSN, APTS, FTQ, CSQ) sont en voie d'obtenir des mandats de gr&#232;ve, tr&#232;s forts, &#224; exercer cet automne. Cela ne devrait pas nous &#233;tonner, malgr&#233; le contexte difficile et l'ombre permanente d'une loi sp&#233;ciale. Les salari&#233;&#183;e&#183;s du r&#233;seau sont &#224; bout de souffle et leurs probl&#232;mes ne sont pas pris au s&#233;rieux par un gouvernement dont le seul objectif semble &#234;tre de couper partout, co&#251;te que co&#251;te. &lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi, le grand dessein (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Larche-Jean-Pierre-+" rel="tag"&gt;Larche, Jean-Pierre &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2187.png?1642092178' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;499&#034; height=&#034;390&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus de 150 000 salari&#233;&#183;e&#183;s du secteur de la sant&#233; et des services sociaux (CSN, APTS, FTQ, CSQ) sont en voie d'obtenir des mandats de gr&#232;ve, tr&#232;s forts, &#224; exercer cet automne. Cela ne devrait pas nous &#233;tonner, malgr&#233; le contexte difficile et l'ombre permanente d'une loi sp&#233;ciale. Les salari&#233;&#183;e&#183;s du r&#233;seau sont &#224; bout de souffle et leurs probl&#232;mes ne sont pas pris au s&#233;rieux par un gouvernement dont le seul objectif semble &#234;tre de couper partout, co&#251;te que co&#251;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi, le grand dessein aust&#233;ritaire du gouvernement Couillard se transpose aux tables de n&#233;gociations sectorielles. Donc en plus de subir les effets de compressions budg&#233;taires marqu&#233;es ainsi que d'une &#233;ni&#232;me r&#233;forme des structures, devenues &#233;l&#233;phantesques ; en plus des reculs que le gouvernement veut imposer &#224; leur salaire et &#224; leur retraite, leurs conditions de travail sont elles aussi dans la mire. Les propositions patronales visent &#224; &#233;largir encore davantage le pouvoir des gestionnaires locaux &#224; imposer des horaires de travail atypiques, &#224; d&#233;placer la main-d'&#339;uvre comme des pions d'un bout &#224; l'autre des nouveaux &#233;tablissements mammouth, &#224; couper dans les protections de l'assurance-salaire dont les co&#251;ts vont croissants, il est vrai, &#224; cause de la d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail et des lacunes en pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux souffre, depuis de nombreuses ann&#233;es. Les derni&#232;res compressions budg&#233;taires, majeures, ne sont toutefois que la goutte qui fait d&#233;border le vase. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les salari&#233;&#183;e&#183;s ont vu leur surcharge de travail exploser. Les arr&#234;ts de travail pour cause de maladie sont de plus en plus nombreux, de plus en plus longs. Le secteur priv&#233; multiplie les assauts contre le public. La sous-traitance et l'impartition de services s'&#233;tendent dor&#233;navant &#224; toutes les activit&#233;s. Les difficult&#233;s d'acc&#232;s aux services pour la population alimentent la croissance de l'offre priv&#233;e. Les entreprises de placement de main-d'&#339;uvre dans le r&#233;seau sont maintenant pr&#233;sentes dans toutes les cat&#233;gories d'emploi. Des ouvri&#232;res et ouvriers sp&#233;cialis&#233;s aux psychologues, ils sont de plus en plus nombreux &#224; d&#233;serter les &#233;tablissements pour am&#233;liorer leurs salaires dans le secteur priv&#233;. Les &#233;tablissements se voient contraints de donner des contrats ext&#233;rieurs, &#224; grands frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gestionnaires, pourtant de plus en plus nombreux &#8211; leur nombre a augment&#233; de 30 % en 10 ans alors que celui du personnel sur le terrain a cr&#251; de 15 % sur la m&#234;me p&#233;riode &#8211; s'en remettent de plus en plus &#224; des firmes externes pour les &#171; soutenir &#187;. Des consultants en organisation du travail comme Proaction d&#233;barquent dans les &#233;tablissements avec des grilles de pointage pens&#233;es pour contr&#244;ler le travail sur les cha&#238;nes de montage : les salari&#233;&#183;e&#183;s ne s'y retrouvent pas. Le priv&#233; s'installe de plus en plus confortablement dans les laboratoires, les cuisines, les buanderies, les services d'approvisionnement&#8230; m&#234;me dans les soins, on l'a vu par exemple avec le contrat unissant l'H&#244;pital Sacr&#233;-C&#339;ur &#224; la clinique Rockland Md, auquel le ministre Ga&#233;tan Barrette vient judicieusement de mettre fin. Que dire des super h&#244;pitaux en PPP qui, selon l'IRIS, nous auront co&#251;t&#233; jusqu'&#224; 4 milliards en trop dans 25 ans ? Pas mal pour &#234;tre locataires d'h&#244;pitaux neufs dont les murs sont d&#233;j&#224; remplis de moisissure et dont les &#233;gouts refoulent ! La marchandisation est &#224; l'&#339;uvre&#8230; Cela nous co&#251;te cher collectivement. Et pour les salari&#233;&#183;e&#183;s, la pression ne fait que s'accentuer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des leviers pour changer les choses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour changer les choses, les syndicats du r&#233;seau ont d&#233;pos&#233; des demandes pr&#233;cises permettant une am&#233;lioration de la qualit&#233; de vie au travail et de contrer la privatisation. Elles visent par exemple &#224; assurer des horaires plus stables au personnel, &#224; leur redonner davantage d'auto&#173;nomie professionnelle, &#224; leur permettre de proposer une alternative &#224; tout projet de recours au secteur priv&#233;&#8230; Si les demandes patronales sectorielles visent &#224; r&#233;cup&#233;rer des sommes de diverses mani&#232;res m&#234;me quand cela aurait pour effet d'attaquer les droits des salari&#233;&#183;e&#183;s, la plupart des demandes syndicales n'exigent quant &#224; elles pas d'argent frais et pourraient m&#234;me permettre certaines &#233;conomies au r&#233;seau, en coh&#233;rence avec la priorit&#233; de l'ensemble du Front commun : rehausser la r&#233;mun&#233;ration dans le secteur public. Par contre, ces revendications auraient pour effet de bousculer des habitudes de gestion, de donner plus de pouvoir aux salari&#233;&#183;e&#183;s et c'est peut-&#234;tre pour cela que les n&#233;gociations s'&#233;tirent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, la mobilisation cro&#238;t sans cesse.Lorsque le processus de n&#233;gociation a pris son envol, il y a deux ans, un des premiers d&#233;fis des syndicats &#233;tait de faire cro&#238;tre celle-ci afin d'&#234;tre en mesure d'avoir recours &#224; la gr&#232;ve si cela s'av&#233;rait n&#233;cessaire, dans les mois suivant l'&#233;ch&#233;ance de la convention collective (31 mars 2015). Les &#233;v&#233;nements sociopolitiques qui ont suivi auront, quoique paradoxalement, beaucoup aid&#233; la mobilisation syndicale. Cela a &#233;t&#233; particuli&#232;rement senti en sant&#233; et services sociaux. Les attaques men&#233;es par les lib&#233;raux de Philippe Couillard et le ministre de la Sant&#233; et des services sociaux Ga&#233;tan Barrette ont soulev&#233; l'indignation. Les syndicats locaux ont &#233;t&#233; tr&#232;s actifs dans la lutte contre l'aust&#233;rit&#233;, certains se dotant m&#234;me de mandats de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale avant de recevoir une recommandation du Front commun. Jusqu'o&#249; cette mobilisation peut-elle aller si le gouvernement maintient la ligne dure ? C'est &#224; suivre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : quebec.huffingtonpost.ca&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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