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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La sexualit&#233; : un champ de recherche universitaire</title>
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		<dc:date>2016-04-06T02:29:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Blais, Sara Mathieu-C., Joanne Otis</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Recherche scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie et anthropologie</dc:subject>
		<dc:subject>Mathieu-C., Sara</dc:subject>
		<dc:subject>Blais, Martin</dc:subject>
		<dc:subject>Otis, Joanne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trois g&#233;n&#233;rations de chercheurs proposent une vision commune de la recherche sur la sexualit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; b&#226;bord ! : Pourquoi faire de la recherche sur la sexualit&#233; aujourd'hui ? Ne conna&#238;t-on pas d&#233;j&#224; tout sur la question ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-on pr&#233;tendre avoir fait le tour de la question ? Force est de constater que la diversit&#233; des projets de recherche dans lesquels nous sommes impliqu&#233;s t&#233;moigne de la persistance de nombreuses zones de questionnement qui touchent, de pr&#232;s ou de loin, ce que nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Sexe-" rel="directory"&gt;Dossier : Sexe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mathieu-C-Sara-+" rel="tag"&gt;Mathieu-C., Sara&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Blais-Martin-+" rel="tag"&gt;Blais, Martin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Otis-Joanne-+" rel="tag"&gt;Otis, Joanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2161.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;676&#034; height=&#034;354&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois g&#233;n&#233;rations de chercheurs proposent une vision commune de la recherche sur la sexualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord ! : Pourquoi faire de la recherche sur la sexualit&#233; aujourd'hui ? Ne conna&#238;t-on pas d&#233;j&#224; tout sur la question ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on pr&#233;tendre avoir fait le tour de la question ? Force est de constater que la diversit&#233; des projets de recherche dans lesquels nous sommes impliqu&#233;s t&#233;moigne de la persistance de nombreuses zones de questionnement qui touchent, de pr&#232;s ou de loin, ce que nous &#233;tiquetons comme &#171; sexuel &#187;. Des questions toujours actuelles et qui servent, entre autres, &#224; orienter l'action en pr&#233;vention et en promotion de la sant&#233; sexuelle. Ces recherches peuvent &#233;galement servir &#224; d&#233;construire des mythes bien persistants &#224; propos de la sexualit&#233; et offrir une version plus nuanc&#233;e, &#233;galitaire, voire diversifi&#233;e des objets &#233;tudi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question serait plut&#244;t : &#171; Pourquoi croit-on tout savoir sur le sexe ? &#187; La multiplication des discours sur la sexualit&#233; pourrait contribuer &#224; cette impression. Du blogue &#224; la publicit&#233;, en passant par les nombreux num&#233;ros th&#233;matiques (comme celui-ci !), le sexe semble &#234;tre partout ! Il mousse les ventes, motive les &#171; clics &#187; et profite de la curiosit&#233; et du tabou qui entoure le sexuel. Et pourtant, ces discours contribuent probablement plus &#224; entretenir des visions plut&#244;t traditionnelles de la sexualit&#233; qu'&#224; apporter un nouvel &#233;clairage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche sur la sexualit&#233; offre donc une alternative aux discours m&#233;diatiques et aux croyances sans fondements scientifiques qui circulent all&#232;grement. En comparaison, la recherche sur la sexualit&#233; s'inscrit dans une culture du doute, de l'hypoth&#232;se et du questionnement plut&#244;t que dans la d&#233;fense de faits g&#233;n&#233;ralisables et immuables. Malheureusement, les nuances ne font pas n&#233;cessairement les gros titres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Comment en vient-on &#224; faire de la recherche sur la sexualit&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs chemins peuvent mener &#224; la recherche sur des th&#233;matiques li&#233;es de pr&#232;s ou de loin &#224; la sexualit&#233;. Au Qu&#233;bec, nombre de chercheurs et chercheuses travaillent au d&#233;partement de sexologie de l'uqam. Toutefois, d'autres collaborateurs et collaboratrices inscrivent leurs travaux dans des champs disciplinaires connexes et compl&#233;mentaires. Il n'est donc pas surprenant de retrouver des chercheurs&#183;euses en sciences infirmi&#232;res et en sant&#233; publique lorsqu'il est question de planning des naissances, des anthropologues et des sociologues lorsqu'il est question du rapport aux normes socioculturelles ou encore des historien&#183;ne&#183;s de l'art pour aborder la repr&#233;sentation de la sexualit&#233; et du genre dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sara Mathieu-C. a compl&#233;t&#233; un baccalaur&#233;at en sexologie, cadre dans lequel Joanne Otis et Martin Blais lui ont enseign&#233; il y a une dizaine d'ann&#233;es. Pour leur part, Joanne Otis a compl&#233;t&#233; un doctorat en sant&#233; publique, alors que Martin Blais est sexologue et sociologue. Si nous travaillons ensemble sur certains projets, c'est donc que ce sont les th&#232;mes et les vis&#233;es qui rassemblent, plut&#244;t que l'appartenance &#224; un champ disciplinaire pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'importe qui peut-il se lancer dans de telles recherches ? Pas tout &#224; fait. Chaque sujet de recherche d&#233;tient ses particularit&#233;s et exige son lot d'expertise. Dans le cas de la recherche sur la sexualit&#233;, il faut &#234;tre &#224; l'aise avec l'id&#233;e de jongler avec des sujets qui rel&#232;vent de l'intime, &#234;tre au fait de ses valeurs et ne pas &#234;tre ais&#233;ment choqu&#233;. Nombre d'entre nous sommes curieuses et curieux lorsqu'il est question de sexualit&#233;, mais de l&#224; &#224; en discuter dans un local d'universit&#233; &#233;clair&#233; de n&#233;ons cinq jours par semaine, c'est une autre histoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Pouvez-vous d&#233;crire les recherches qui ont cours en ce moment et auxquelles vous participez ? Quels sont leurs sujets, leurs objectifs, les m&#233;thodologies utilis&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes tous les trois impliqu&#233;s dans trop de recherches pour les d&#233;crire d'une fa&#231;on qui leur rende justice. Optons pour trois exemples dont les vis&#233;es, les m&#233;thodologies et les r&#233;percussions diff&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un jeu vid&#233;o &#224; des fins d'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de sa th&#232;se, Sara Mathieu-C. travaille au d&#233;veloppement d'un mod&#232;le de design d'un jeu vid&#233;o s&#233;rieux qui repose sur des donn&#233;es d'enqu&#234;te et des th&#233;ories &#233;prouv&#233;es en promotion de la sant&#233; sexuelle. Il s'agit d'une recherche-d&#233;veloppement o&#249; l'accent est mis sur une meilleure compr&#233;hension des ingr&#233;dients efficaces pour aider les gens &#224; faire des choix libres, &#233;clair&#233;s, s&#233;curitaires, tout en tenant compte de l'importance du plaisir dans l'apprentissage. En optant pour le jeu vid&#233;o, Sara Mathieu-C. souhaite tirer profit du c&#244;t&#233; ludique et d'un acc&#232;s grandement favoris&#233; par les technologies de l'information et des communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une enqu&#234;te en ligne sur les parcours relationnels intimes et sexuels&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, les premiers r&#233;sultats pour l'&#201;tude des parcours relationnels intimes et sexuels (&#201;PRIS) codirig&#233;e par Martin Blais &#233;taient communiqu&#233;s. Cette &#233;tude visait &#224; mieux saisir la complexit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes relationnels. Du couple monogame h&#233;t&#233;rosexuel aux couples non cohabitants, en passant par les couples de m&#234;me sexe et les relations sexuelles sans finalit&#233; de couple, il y avait beaucoup de notions et de v&#233;cus &#224; documenter. En utilisant un questionnaire anonyme en ligne, plusieurs analyses quantitatives complexes ont pu &#234;tre men&#233;es. Et que ressort-il d'&#201;PRIS ? Un certain assouplissement des r&#232;gles d'exclusivit&#233; sexuelle, un changement dans les valeurs et les besoins &#224; combler dans les relations intimes, mais une dominance encore claire pour le couple traditionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;MOBILISE ! Agir ensemble pour mieux jouir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joanne Otis contribue activement &#224; MOBILISE !, un projet r&#233;cent de recherche communautaire qui invite les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes &#224; s'informer davantage des avanc&#233;es pour la pr&#233;vention du VIH pour qu'ils puissent combiner des strat&#233;gies pr&#233;ventives en accord avec leurs besoins et leurs pratiques. De par son approche hautement participative, ce projet favorise le dialogue entre les membres des communaut&#233;s, les intervenant&#183;e&#183;s communautaires, les professionnel&#183;le&#183;s de la sant&#233; et les chercheurs&#183;euses, MOBILISE ! est novateur &#224; plusieurs &#233;gards, notamment par la mise en &#339;uvre de strat&#233;gies qui impliquent des &#233;quipes citoyennes, des soir&#233;es de prises de parole et de cr&#233;ation collective, des forums communautaires et des comit&#233;s d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Comment arrive-t-on &#224; faire financer la recherche ? Faut-il mettre de l'avant les questions de sant&#233; publique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs th&#232;mes de recherche sur la sexualit&#233; rejoignent des pr&#233;occupations sociales et gouvernementales d'actualit&#233;. Par exemple, la lutte contre les infections transmissibles sexuellement (ITS) telles que le VIH/Sida ou le VPH (virus du papillome humain), le soutien aux victimes d'agression sexuelle, la lutte contre l'intimidation sur la base du genre ou de l'orientation sexuelle, les facteurs associ&#233;s &#224; la consommation de pornographie en ligne ou encore la reproduction des st&#233;r&#233;otypes de genre probl&#233;matiques dans les m&#233;dias sont des th&#232;mes dont l'importance fait facilement consensus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte d'une disponibilit&#233; moindre de fonds pour la recherche chez les organismes subventionnaires, et d'une comp&#233;tition tr&#232;s forte pour l'obtention de ces fonds, la possibilit&#233; de cadrer ces th&#232;mes de recherche dans les termes du risque pour le bien-&#234;tre et la sant&#233; est certainement un atout. N&#233;anmoins, plusieurs autres facteurs sont pris en compte dans l'obtention de fonds de recherche tels que la qualit&#233; des &#233;quipes de recherche et des demandes de fonds d&#233;pos&#233;es ainsi que les r&#233;alisations ant&#233;rieures des chercheurs et chercheuses t&#233;moignant de leur capacit&#233; &#224; r&#233;aliser la recherche projet&#233;e. La comp&#233;titivit&#233; s'est certainement accrue dans les derni&#232;res ann&#233;es et l'obtention de financement est de plus en plus difficile dans tous les domaines. Et la recherche sur la sexualit&#233; ne fait pas exception !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : O&#249; en sera la recherche sur la sexualit&#233; dans cinq ans ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recherches porteront n&#233;cessairement sur des th&#233;matiques tr&#232;s diversifi&#233;es et continueront de s'inscrire dans des disciplines vari&#233;es. La mise en commun des conclusions et l'&#233;laboration de cadres explicatifs partag&#233;s seront n&#233;cessaires, compte tenu de la complexit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes &#233;tudi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recours &#224; des approches participatives et communautaires, l'utilisation avis&#233;e et critique des technologies, &#224; la fois comme strat&#233;gie de recherche et d'intervention, seront au c&#339;ur de nos d&#233;marches. La plupart des th&#233;matiques qui seront abord&#233;es dans les prochaines ann&#233;es ne seront pas &#171; nouvelles &#187;. Ce sont plut&#244;t le regard &#224; poser et la fa&#231;on de mobiliser les communaut&#233;s qui sont amen&#233;s &#224; se renouveler. Par exemple, il s'annonce essentiel de tirer des le&#231;ons des recherches et des interventions en pr&#233;vention des ITS et du VIH/Sida qui ont &#233;t&#233; men&#233;es dans les derni&#232;res ann&#233;es. Plusieurs questions s'imposent : comment r&#233;duire les risques tout en maximisant le plaisir ? Comment utiliser les technologies mobiles sans empi&#233;ter sur la sph&#232;re priv&#233;e et r&#233;duire la qualit&#233; des services propos&#233;s ? Comment provoquer des changements rapides tout en impliquant les communaut&#233;s ? Comment g&#233;n&#233;raliser les d&#233;marches tout en respectant la diversit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes, des individus, des discours ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; quelques-uns des d&#233;fis importants des prochaines ann&#233;es, des sources de motivation pour des chercheuses et chercheurs, toutes g&#233;n&#233;rations confondues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : M&#233;lanie Dion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un baccalaur&#233;at en sexologie et une ma&#238;trise en &#233;ducation, &lt;strong&gt;Sara Mathieu-C.&lt;/strong&gt; poursuit son parcours au doctorat &#224; la Facult&#233; des sciences de l'&#233;ducation de l'Universit&#233; de Montr&#233;al. Elle s'int&#233;resse &#224; l'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233; et &#224; l'usage des nouvelles technologies &#224; des fins de pr&#233;vention et de promotion d'une sexualit&#233; s&#233;curitaire, respectueuse et agr&#233;able !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martin Blais&lt;/strong&gt; est directeur des programmes de cycles sup&#233;rieurs du d&#233;partement de sexologie de l'UQAM. Dans la foul&#233;e de son parcours multidisciplinaire en psychologie, sexologie et en sociologie, il a d&#233;velopp&#233; des int&#233;r&#234;ts de recherche sur la sant&#233; sexuelle, les minorit&#233;s sexuelles ainsi que sur la diversification des biographies sexuelles et relationnelles et ses conditions de possibilit&#233; sociales et culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Joanne Otis&lt;/strong&gt; est professeure au d&#233;partement de sexologie de l'UQAM. Apr&#232;s avoir enseign&#233; au secondaire, elle poursuit ses &#233;tudes jusqu'au doctorat en sant&#233; communautaire. Depuis plus de 20 ans, elle s'int&#233;resse &#224; la promotion de la sant&#233; sexuelle aupr&#232;s d'une diversit&#233; de populations. Ses travaux sont fortement orient&#233;s par les perspectives et les besoins de la collectivit&#233;, ce qui est facilit&#233; par l'adoption d'approches participatives et communautaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#233;ducation sexuelle pour les jeunes</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-education-sexuelle-pour-les</link>
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		<dc:date>2016-04-06T02:00:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabrielle</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; des femmes et droits reproductifs</dc:subject>
		<dc:subject>Diversit&#233; sexuelle et de genre</dc:subject>
		<dc:subject>Gabrielle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'organisme communautaire Head &amp; Hands/&#192; deux mains existe depuis 1970 et offre une vari&#233;t&#233; de services m&#233;dicaux, sociaux et juridiques aux jeunes de moins de 25 ans avec une approche holistique, sans jugement et dans une perspective de r&#233;duction des risques. Parmi les programmes propos&#233;s, il y a notamment du soutien aux jeunes parents et des cliniques de sant&#233; sexuelle accessibles &#224; tous et toutes, m&#234;me sans carte de la RAMQ. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; b&#226;bord ! : Bonjour Gabrielle, est-ce que tu peux nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Diversite-sexuelle-+" rel="tag"&gt;Diversit&#233; sexuelle et de genre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gabrielle-+" rel="tag"&gt;Gabrielle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2159.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;551&#034; height=&#034;368&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'organisme communautaire Head &amp; Hands/&#192; deux mains existe depuis 1970 et offre une vari&#233;t&#233; de services m&#233;dicaux, sociaux et juridiques aux jeunes de moins de 25 ans avec une approche holistique, sans jugement et dans une perspective de r&#233;duction des risques. Parmi les programmes propos&#233;s, il y a notamment du soutien aux jeunes parents et des cliniques de sant&#233; sexuelle accessibles &#224; tous et toutes, m&#234;me sans carte de la RAMQ.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord ! &lt;/i&gt; : Bonjour Gabrielle, est-ce que tu peux nous parler du &lt;i&gt;projet Sens&lt;/i&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gabrielle : Le projet est une r&#233;ponse &#224; la r&#233;forme qui a supprim&#233; les cours d'&#233;ducation sexuelle obligatoires du programme scolaire. On a pris le relais et on donne des formations dans les &#233;coles secondaires, les c&#233;geps, les universit&#233;s, les centres jeunesses, les organismes communautaires ; partout o&#249; il y a des jeunes de 12 &#224; 25 ans. On a une dynamique d'apprentissage par les pairs, avec des animateurs&#183;trices de moins de 25 ans. C'est s&#251;r qu'il y a des personnes plus &#226;g&#233;es qui ont aussi les comp&#233;tences pour donner ce type de formation, mais c'est une extension de services, on donne une exp&#233;rience d'animation &#224; des jeunes et la proximit&#233; d'&#226;ge facilite le contact avec les classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, je forme environ 15 b&#233;n&#233;voles de moins de 25 ans qui assurent les formations dans les &#233;coles. Je forme &#233;galement des intervenant&#183;e&#183;s et des professeur&#183;e&#183;s. Nos b&#233;n&#233;voles peuvent participer au programme plusieurs ann&#233;es de suite mais doivent suivre la formation chaque ann&#233;e. &#192; ma connaissance, on est le seul organisme qui organise des formations d'&#233;ducation sexuelle par des jeunes de 25 ans et moins, avec notre approche holistique, anti-oppressive et de r&#233;duction des risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Votre formation dure plus de 30 heures. Vous parlez de quoi pendant tout ce temps ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. : On b&#226;tit un esprit d'&#233;quipe et on &#233;change entre nous sur la sexualit&#233; dans toutes ses diversit&#233;s. C'est un moment pour les animatrices et les animateurs de parfaire leur propre &#233;ducation sexuelle et de s'outiller &#224; l'animation. Il est important de b&#226;tir une confiance en leurs connaissances, de trouver des fa&#231;ons de formuler l'information pour qu'elle soit accessible et rejoigne le plus de r&#233;alit&#233;s possible lors des ateliers. Nous voyons l'&#233;ducation par les pairs comme un partage de perspectives, d'exp&#233;rience et de v&#233;cus. Nous appliquons cet &#233;change sur trois niveaux : les animateurs&#183;trices entre eux, entre les animateurs&#183;trices et la classe, et au sein de la classe en tant que telle, car les jeunes sont encourag&#233;&#183;e&#183;s &#224; partager leurs perspectives et r&#233;flexions durant les ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche de H&amp;H est bas&#233;e sur l'anti-oppression. C'est un beau mot, mais &#231;a ne veut rien dire si tu ne sais pas comment faire. Le but est de repr&#233;senter les r&#233;alit&#233;s et les exp&#233;riences du plus grand nombre, en excluant ou en invalidant le moins de v&#233;cus possible. Un exemple concret : quand je parle de la pose du condom interne (aussi appel&#233; &#171; condom f&#233;minin &#187;) ou externe avant p&#233;n&#233;tration, on ne tient pas pour acquis qu'il s'agit d'une p&#233;n&#233;tration vaginale ; on &#233;voque la p&#233;n&#233;tration vaginale ou anale, sur un m&#234;me pied d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Le minist&#232;re de l'&#201;ducation travaillerait &#224; ramener l'&#233;ducation sexuelle &#224; l'&#233;cole, qu'en penses-tu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. : &#192; H&amp;H, on est en faveur d'une &#233;ducation sexuelle accessible au plus grand nombre, donc si &#231;a prend un plan gouvernemental, pourquoi pas. La seule chose qui nous alarme, c'est qu'on n'a jamais &#233;t&#233; consult&#233;s. En fait, on ne sait pas s'il y a eu des consultations avec les organismes qui travaillent sur le terrain. (Nous avons interpell&#233; plusieurs personnes et organismes du milieu et aucun n'avait &#233;t&#233; contact&#233; &#224; ce sujet. NDLR)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : D'apr&#232;s toi, qui sont les personnes les mieux plac&#233;es pour donner des cours d'&#233;ducation sexuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. : Des gens qui sont bien form&#233;s, qui sont &#224; l'aise de donner ce genre de cours et qui le font pour soutenir le d&#233;veloppement et le bien-&#234;tre des gens &#224; qui ils et elles parlent. Notre seul int&#233;r&#234;t, c'est que les jeunes puissent avoir la sexualit&#233; qu'ils/elles ont envie d'avoir et de les outiller pour qu'ils/elles puissent prendre les d&#233;cisions les plus &#233;clair&#233;es possible. La seule r&#232;gle ferme qu'on a au &lt;i&gt;projet Sens&lt;/i&gt;, c'est la notion de consentement : tant que celui-ci est pr&#233;sent et actif, tout type de sexualit&#233; est encourag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Les discours sociaux alarmistes sur la sexualit&#233; des jeunes, tu en penses quoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. : Il y en a toujours eu, c'est juste que maintenant ils sont plus visibles, on en parle plus. Et ce qui est choquant change. Aujourd'hui, la question principale semble &#234;tre l'acc&#232;s &#224; tout un tas de discours et d'informations sur la sexualit&#233;, sans pour autant avoir plus de soutien et d'outils pour comprendre cette information. C'est choquant de voir un&#183;e jeune entendre parler de consentement pour la premi&#232;re fois &#224; 17 ans seulement. Il faut d&#233;velopper une culture du consentement d&#232;s le plus jeune &#226;ge. La culture du viol est hautement probl&#233;matique. Il faut qu'on parle plus de choix, de respect, d'&#233;coute personnelle parce qu'il est important de savoir ce qu'on aime, ce qu'on a envie de faire ou pas, pour n&#233;gocier ensuite avec un, une ou des partenaires. Mais on ne fait pas &#231;a, on nous bombarde juste d'images de sexualit&#233;, sans savoir comment en parler. On manque de mots et on manque d'espaces pour parler de sexualit&#233; de fa&#231;on libre et d&#233;complex&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B ! &lt;/i&gt; : Un dernier mot pour conclure ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. : Il y a beaucoup de tabous et de g&#234;ne dans nos vies au sujet de la sexualit&#233;, et un manque de communication vraie. Alors pourquoi ne pas donner des outils aux plus jeunes pour apprendre &#224; parler des choses telles qu'elles sont. On communique beaucoup, mais on ne sait toujours pas s'asseoir face &#224; face et r&#233;gler ce qui doit &#234;tre r&#233;gl&#233;. C'est une chose importante &#224; travailler dans la sexualit&#233; : la communication.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Biologie, sexe et comp&#233;titions sportives</title>
		<link>https://www.ababord.org/Biologie-sexe-et-competitions</link>
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		<dc:date>2016-04-06T01:43:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pinote</dc:creator>


		<dc:subject>Diversit&#233; sexuelle et de genre</dc:subject>
		<dc:subject>Pinote</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#226;le ou femelle ? Une question en apparence banale, mais qui appelle une r&#233;ponse infiniment complexe. Qu'est-ce qui d&#233;finit le sexe ? Les chromosomes ? Les hormones ? L'apparence des organes g&#233;nitaux ? Que faire lorsque ceux-ci entrent en contradiction ? Depuis le milieu du 20e si&#232;cle, les organisations sportives tentent de mettre en place des tests pour d&#233;terminer qui est apte &#224; concourir dans la cat&#233;gorie &#171; femme &#187;. Avec des r&#233;sultats peu concluants, voire d&#233;sastreux pour les athl&#232;tes. Car (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Sexe-" rel="directory"&gt;Dossier : Sexe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Diversite-sexuelle-+" rel="tag"&gt;Diversit&#233; sexuelle et de genre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pinote,622-+" rel="tag"&gt;Pinote&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2162.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;576&#034; height=&#034;329&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#226;le ou femelle ? Une question en apparence banale, mais qui appelle une r&#233;ponse infiniment complexe. Qu'est-ce qui d&#233;finit le sexe ? Les chromosomes ? Les hormones ? L'apparence des organes g&#233;nitaux ? Que faire lorsque ceux-ci entrent en contradiction ? Depuis le milieu du 20e si&#232;cle, les organisations sportives tentent de mettre en place des tests pour d&#233;terminer qui est apte &#224; concourir dans la cat&#233;gorie &#171; femme &#187;. Avec des r&#233;sultats peu concluants, voire d&#233;sastreux pour les athl&#232;tes. Car si le sexe est socialement construit sur un mode binaire M/F, la biologie, elle, se moque des cat&#233;gories.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un article publi&#233; en f&#233;vrier 2015 dans la revue scientifique &lt;i&gt;Nature&lt;/i&gt; (&#171; Sex redefined &#187;) a relanc&#233; le d&#233;bat sur les questions li&#233;es au sexe et &#224; l'impossibilit&#233; de le d&#233;finir en termes binaires. En fait, chez les biologistes, cette id&#233;e est loin d'&#234;tre neuve. D&#232;s 1968, Keith L. Moore &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Keith L. Moore, &#171; The Sexual Identity of Athletes &#187;, Journal of the American (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d&#233;finissait dans le &lt;i&gt;Journal of the American Medical Association &lt;/i&gt; neuf composantes de l'identit&#233; sexuelle. En 1993, Ann Fausto Sterling &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Anne Fausto-Sterling, &#171; The Five Sexes : Why Male and Female Are Not Enough (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sugg&#233;rait l'existence de cinq sexes. &#201;tonnant, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cette appr&#233;hension du sexe comme un spectre permet de tenir compte de la multitude de variations chromosomiques, hormonales ou autres qui existent chez l'humain et qui font que certaines ou certains d'entre nous naissent avec des organes g&#233;nitaux dont l'apparence ne correspond pas &#224; une norme m&#233;dicalement d&#233;finie (&#171; hypospadias &#187;, &#171; hypertrophie clitoridienne &#187;, &#171; micro-p&#233;nis &#187;, &#171; l&#232;vres soud&#233;es &#187;&#8230; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'utilisation de guillemets permet de prendre une distance par rapport &#224; ces (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) ou avec des combinaisons chromosomiques moins habituelles (XXY) ou une insensibilit&#233; &#224; certaines hormones (l'insensibilit&#233; aux hormones androg&#232;nes peut faire qu'une personne avec des chromosomes XY poss&#232;de des testicules internes tout en ayant des organes g&#233;nitaux externes et des caract&#233;ristiques physiologiques femelles). Des exemples parmi tant d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces formes d'intersexuation ne posent pas, dans la majorit&#233; des cas, de probl&#232;mes d'ordre m&#233;dical. Pourtant, notre conception du sexe est tellement ancr&#233;e dans un syst&#232;me binaire que les personnes qui naissent intersexu&#233;es sont le plus souvent &#171; assign&#233;es &#187; &#224; un sexe ou l'autre via une chirurgie des organes g&#233;nitaux et/ou des prescriptions hormonales. Une mutilation souvent non consentie puisque r&#233;alis&#233;e en bas &#226;ge et d&#233;nonc&#233;e par les associations de d&#233;fense des droits des personnes intersexu&#233;es. Ce combat commence d'ailleurs &#224; porter fruit : en 2015, Malte est devenu le premier pays &#224; interdire les chirurgies non m&#233;dicalement n&#233;cessaires sur les enfants intersexu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tests de f&#233;minit&#233; dans les comp&#233;titions sportives&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un espace o&#249; les variations et l'ambigu&#239;t&#233; ne sont pas tol&#233;r&#233;es est celui du sport de haut niveau. Afin de s'assurer que chaque individu concourt dans la &#171; bonne &#187; cat&#233;gorie, des tests de f&#233;minit&#233; ont &#233;t&#233; mis en place au 20e si&#232;cle. Il s'agissait au d&#233;part d'un contr&#244;le gyn&#233;cologique et morphologique du sexe apparent, de la force musculaire et de la capacit&#233; respiratoire ; bref, des parades nues au cours desquelles les athl&#232;tes f&#233;minines &#233;taient mesur&#233;es et examin&#233;es en d&#233;tail. Jug&#233; trop humiliant, ce contr&#244;le a &#233;t&#233; remplac&#233; en 1968 par le test du corpuscule de Barr qui permet de r&#233;v&#233;ler la pr&#233;sence d'un deuxi&#232;me chromosome X. Peu fiable, il a ensuite &#233;t&#233; remplac&#233; par le test PCR/SRY, qui cherche &#224; &#233;tablir la pr&#233;sence ou l'absence d'un chromosome Y. Dans une entrevue &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gr&#233;gory Quin, &#171; Contr&#244;ler le sexe des sportives &#187;, Sept.info, 15 mai 2014, .&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Anais Bohuon, auteure de &lt;i&gt;Le test de f&#233;minit&#233; dans les comp&#233;titions sportives &#8211; Une histoire class&#233;e X ?&lt;/i&gt; explique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ces changements dans les crit&#232;res du test de f&#233;minit&#233; montrent les multiples dimensions du sexe biologique et la difficult&#233; &#224; d&#233;terminer le &#171; vrai &#187; sexe d'une personne, dans un d&#233;bat qui d&#233;passe largement le monde du sport et interroge notre soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re. Cette difficult&#233; se transforme en impossibilit&#233; lorsque les personnes se r&#233;v&#232;lent &#234;tre &#171; intersexes &#187; et donc inclassables en tant que m&#226;les ou femelles. Plus encore, nombre de recherches ont soulign&#233; l'impossibilit&#233; de d&#233;terminer de fa&#231;on certaine le sexe biologique de tous les individus, qu'ils soient intersexes ou non.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette difficult&#233; est illustr&#233;e par le cas, tr&#232;s m&#233;diatis&#233;, de Caster Semenya, une athl&#232;te sud-africaine. &#192; la suite d'une performance remarquable au 800 m en 2009, sa &#171; f&#233;minit&#233; &#187; est remise en question et des tests lui sont impos&#233;s. R&#233;sultat : elle n'est pas dop&#233;e, mais son corps produit plus d'hormones androg&#232;nes que la majorit&#233; des femmes. Pour avoir le droit de concourir de nouveau dans la cat&#233;gorie femme, elle doit maintenir son taux de testost&#233;rone en dessous d'un certain seuil, arbitrairement fix&#233; et qui constitue la nouvelle balise du sexe femelle. Ces seuils obligent actuellement certaines athl&#232;tes &#224; r&#233;guler leur production hormonale &#224; l'aide de m&#233;dication. D'autres, n&#233;es avec des testicules internes, ont d&#251; se les faire enlever au risque d'&#234;tre interdites de comp&#233;tition. Pourtant, rien de tout cela n'est m&#233;dicalement n&#233;cessaire. De plus, le lien entre testost&#233;rone et performance sportive rel&#232;ve plus du construit social que d'un lien de cause &#224; effet indiscutable ; en effet, une &#233;tude r&#233;alis&#233;e sur des athl&#232;tes de haut niveau a montr&#233; que 16,5 % des hommes poss&#233;daient un taux de testost&#233;rone inf&#233;rieur &#224; la moyenne masculine tandis que 14 % des femmes poss&#233;daient un taux sup&#233;rieur &#224; la moyenne f&#233;minine &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M. L. Healy et coll., &#171; Endocrine profiles in 693 elite athletes in the (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et si tant est que la testost&#233;rone procure un avantage, n'est-ce pas la caract&#233;ristique principale des athl&#232;tes que d'avoir un corps hors norme capable de d&#233;passer les limites ? Les pieds gigantesques du nageur Philippe Phelps lui procurent certainement un avantage sur ses concurrents. Pourtant, nul ne sugg&#232;re de le mutiler pour lui permettre de concourir dans sa cat&#233;gorie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; Janik Bastien pour la relecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Keith L. Moore, &#171; The Sexual Identity of Athletes &#187;, Journal of the American Medical Association, no 205, 1968, p. 787-788.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Anne Fausto-Sterling, &#171; The Five Sexes : Why Male and Female Are Not Enough &#187;, The Sciences, mars-avril 1993, p. 20-24.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'utilisation de guillemets permet de prendre une distance par rapport &#224; ces termes m&#233;dicaux qui pathologisent des variations physiologiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gr&#233;gory Quin, &#171; Contr&#244;ler le sexe des sportives &#187;, Sept.info, 15 mai 2014, &lt;span class='ressource spip_out'&gt;&lt;&lt;a href=&#034;http://www.sept.info&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.sept.info&lt;/a&gt;&gt;&lt;/span&gt;
.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M. L. Healy et coll., &#171; Endocrine profiles in 693 elite athletes in the postcompetition setting &#187;, Clinical Endocrinology, avril 2014, p. 294-305.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ana&#239;s Bohuon, Le test de f&#233;minit&#233; dans les comp&#233;titions sportives &#8211; Une histoire class&#233;e X ?, pr&#233;face d'Elsa Dorlin, Paris, &#233;ditions iXe, 2012.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le sport de comp&#233;tition est l'un des objets les plus propices &#224; l'analyse critique de la dualit&#233; des sexes et de la fa&#231;on dont celle-ci est mise &#224; mal face &#224; la r&#233;alit&#233; diversifi&#233;e des corps. Dans son livre, Ana&#239;s Bohuon retrace l'histoire des tentatives multiples du Comit&#233; international olympique (CIO) pour mettre en place un dispositif scientifique permettant de reconna&#238;tre les &#171; vraies femmes &#187;. Elle y met en lumi&#232;re l'incapacit&#233; du monde institutionnel sportif &#224; s'accommoder de cette r&#233;alit&#233; qu'est la diversit&#233; des traits genr&#233;s selon les individus ; sous couvert de garantir une &#171; &#233;galit&#233; de chance &#187;, celui-ci exclut des comp&#233;titions les femmes qui ne correspondent pas aux crit&#232;res m&#233;dicaux &#8211; historiquement variables &#8211; de la f&#233;minit&#233;. &#187; Extrait de la critique de Michal Raz parue dans la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, no 37, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Film &#224; voir : XXY, de Lucia Puenzo paru en 2007&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alex est une adolescente de 15 ans avec ses peurs, ses angoisses, ses doutes. Bref, rien de bien extraordinaire. Enfin si, quand m&#234;me, un d&#233;tail : elle est intersexu&#233;e. &#199;a se complique quand elle rencontre Alvaro et qu'ils tombent amoureux l'un de l'autre, sous le regard inquiet de leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : M&#233;lanie Dion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Clitoris, vagin, plaisir&#8230; </title>
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		<dc:creator>Pinote</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; des femmes et droits reproductifs</dc:subject>
		<dc:subject>Pinote</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le clitoris &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; la sixi&#232;me semaine in utero, l'embryon poss&#232;de le m&#234;me &#171; tronc commun &#187; g&#233;nital, qui se d&#233;veloppe ensuite vers une forme p&#233;nis / scrotum / testicules, clitoris / l&#232;vres / ovaires ou une variation de ces deux formes si la personne na&#238;t intersexu&#233;e. Si le p&#233;nis a plusieurs fonctions (sensation, &#233;jaculation et miction), le clitoris n'en a qu'une : le plaisir. Mission relativement facile &#224; accomplir puisque c'est la partie la plus sensible du corps : elle compte 8 000 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2160.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;265&#034; height=&#034;302&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le clitoris&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la sixi&#232;me semaine &lt;i&gt;in utero&lt;/i&gt;, l'embryon poss&#232;de le m&#234;me &#171; tronc commun &#187; g&#233;nital, qui se d&#233;veloppe ensuite vers une forme p&#233;nis / scrotum / testicules, clitoris / l&#232;vres / ovaires ou une variation de ces deux formes si la personne na&#238;t intersexu&#233;e. Si le p&#233;nis a plusieurs fonctions (sensation, &#233;jaculation et miction), le clitoris n'en a qu'une : le plaisir. Mission relativement facile &#224; accomplir puisque c'est la partie la plus sensible du corps : elle compte 8 000 terminaisons nerveuses. La plupart des personnes qui poss&#232;dent un clitoris connaissent l'importance de l'organe. Pourtant, c'est en 1998 seulement qu'une urologue australienne r&#233;v&#232;le l'anatomie compl&#232;te du clitoris ! Alors qu'on commen&#231;ait d&#233;j&#224; &#224; traiter la dysfonction &#233;rectile du m&#226;le humain, on d&#233;couvrait &#224; peine l'organe de la sexualit&#233; et du plaisir de la femelle. Le clitoris est constitu&#233; d'une double arche. Les corps caverneux qui peuvent mesurer jusqu'&#224; 15 cm et l'arche bulbaire qui enserre partiellement le vagin. Le gland, soit la partie visible du clitoris, n'est donc qu'une infime partie d'un syst&#232;me plus complexe, qui entre en &#233;rection lorsque sexuellement stimul&#233;. L'anatomie et le plaisir f&#233;minins sont des champs de recherche qui restent &#224; explorer. Malheureusement, le financement est difficile &#224; obtenir et il existe des r&#233;ticences dans les milieux scientifiques, qui consid&#232;rent le plaisir et la r&#233;ponse sexuelle f&#233;minine comme des enjeux moins importants que ceux li&#233;s &#224; la fonction reproductive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Masturbation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;80 &#224; 90 % des personnes qui ont un clitoris se masturbent sans p&#233;n&#233;tration vaginale, m&#234;me lorsqu'elles utilisent un vibrateur de forme allong&#233;e. En fait, moins d'un tiers des personnes qui ont un vagin ont des orgasmes sur une base r&#233;guli&#232;re lors d'une p&#233;n&#233;tration vaginale. Pourtant, l'une des questions les plus couramment pos&#233;es lors des ateliers d'&#233;ducation sexuelle est &#171; Pourquoi est-ce que je n'arrive pas &#224; avoir d'orgasme lors de la p&#233;n&#233;tration ? &#187; ou &#171; Comment arriver &#224; avoir un orgasme lors de la p&#233;n&#233;tration ? &#187; En fait, on devrait plut&#244;t se demander pourquoi certaines personnes atteignent l'orgasme lors de la p&#233;n&#233;tration vaginale, vu qu'elles sont une minorit&#233;. La r&#233;ponse la plus fr&#233;quemment avanc&#233;e est que la stimulation de la partie frontale basse du vagin et les contractions p&#233;rin&#233;ales provoquent un mouvement des bulbes vestibulaires du clitoris. L'orgasme vaginal serait donc en fait&#8230; clitoridien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concordance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez un laboratoire. Des cobayes humains, m&#226;les et femelles, sont expos&#233;s &#224; des images de paysages, de nourriture, d'animaux qui copulent, de pornographie h&#233;t&#233;rosexuelle, gaie, lesbienne, etc. Ils et elles doivent indiquer le niveau d'excitation ressenti lorsque expos&#233;&#183;e&#183;s &#224; chacune de ces images. Pendant ce temps, une sonde calcule l'afflux sanguin dans leurs organes g&#233;nitaux. R&#233;sultats : il y a chez les m&#226;les une concordance de 50 % entre la r&#233;action physiologique &#8211; l'afflux sanguin dans la verge &#8211; et l'excitation sexuelle subjective. Chez les femelles, cette concordance n'est que de 10 %. Ces r&#233;sultats ouvrent de nombreux champs de recherche et pistes d'interpr&#233;tation sur le rapport entre la r&#233;ponse physiologique des corps et le d&#233;sir et le plaisir sexuels. Ils permettent aussi de participer &#224; la d&#233;construction de mythes tenaces et parfois tr&#232;s dangereux sur la r&#233;ponse sexuelle. Il est possible d'&#234;tre sexuellement excit&#233;&#183;e sans avoir de r&#233;ponse physiologique (pas d'&#233;rection, pas de lubrification). Il est possible d'avoir une &#233;rection ou une lubrification vaginale sans &#234;tre excit&#233;&#183;e. Il est m&#234;me possible d'avoir un orgasme ou une &#233;jaculation sans avoir de plaisir. Ce qui peut se passer lors d'une agression sexuelle. Le mythe de la concordance peut avoir des cons&#233;quences dramatiques sur les victimes d'agression sexuelle, permettant &#224; l'agresseur&#183;e de se justifier (&#171; tu vois, finalement t'as aim&#233; &#231;a ! &#187;) et pouvant provoquer un sentiment de culpabilit&#233; chez la victime. Une r&#233;action du corps &#224; un stimulus sexuel non d&#233;sir&#233; n'&#233;quivaut en aucun cas &#224; une forme de plaisir ou de consentement &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En savoir plus : R. J. Levin et W. van Berlo, &#171; Sexual arousal and orgasm in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ces informations sont en grande partie tir&#233;es de l'ouvrage &lt;i&gt; Come as You are &#8211; The surprising new science that will transform your sex life &lt;/i&gt; d'Emily Nagoski paru en mars 2015 chez Simon &amp; Schuster.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En savoir plus : R. J. Levin et W. van Berlo, &#171; Sexual arousal and orgasm in subjects who experience forced or non-consensual sexual stimulation &#8211; a review &#187;, &lt;i&gt;Journal of forensic medicine&lt;/i&gt;, avril 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : M&#233;lanie Dion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'exception UQAM</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-exception-UQAM</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-exception-UQAM</guid>
		<dc:date>2016-04-06T01:30:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Des gr&#233;vistes uqamien&#183;ne&#183;s</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;</dc:subject>
		<dc:subject>Des gr&#233;vistes uqamien&#183;ne&#183;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#232;s les premiers jours de cette gr&#232;ve, le gouvernement et l'administration uqamienne ont confirm&#233; que la violence dont ils sont &#224; l'origine est sans commune mesure avec l'action des &#171; masqu&#233;&#183;e&#183;s &#187;, des &#171; radicaux &#187;, bref des r&#233;sistant&#183;e&#183;s et des r&#233;prim&#233;&#183;e&#183;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit du point de vue de militant&#183;e&#183;s impliqu&#233;&#183;e&#183;s dans la gr&#232;ve dont on prot&#232;ge l'anonymat compte tenu du climat de r&#233;pression qui existe pr&#233;sentement &#224; l'UQAM. &lt;br class='autobr' /&gt; La judiciarisation pour emprisonner l'insaisissable &lt;br class='autobr' /&gt;
Moins de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-60-ete-2015-" rel="directory"&gt;No 060 - &#233;t&#233; 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-etudiant-+" rel="tag"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Controle-repression-et-securite-+" rel="tag"&gt;Contr&#244;le, r&#233;pression et &#171; s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Des-grevistes-uqamien-ne-s-+" rel="tag"&gt;Des gr&#233;vistes uqamien&#183;ne&#183;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2158.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;468&#034; height=&#034;581&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s les premiers jours de cette gr&#232;ve, le gouvernement et l'administration uqamienne ont confirm&#233; que la violence dont ils sont &#224; l'origine est sans commune mesure avec l'action des &#171; masqu&#233;&#183;e&#183;s &#187;, des &#171; radicaux &#187;, bref des r&#233;sistant&#183;e&#183;s et des r&#233;prim&#233;&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit du point de vue de militant&#183;e&#183;s impliqu&#233;&#183;e&#183;s dans la gr&#232;ve dont on prot&#232;ge l'anonymat compte tenu du climat de r&#233;pression qui existe pr&#233;sentement &#224; l'UQAM.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La judiciarisation pour emprisonner l'insaisissable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Moins de 24 heures avant le premier &#233;lan du mouvement printanier, neuf &#233;tudiant&#183;e&#183;s ont &#233;t&#233; convoqu&#233;&#183;e&#183;s en comit&#233; disciplinaire. Ce coup de filet &#233;tait accompagn&#233; d'un objectif clair : expulser ces gr&#233;vistes &#224; l'aide d'une mesure exceptionnelle adress&#233;e normalement &#224; des &#171; r&#233;cidivistes &#187; et, plus largement, mater une intensit&#233; politique grandissante au sein d'une gr&#232;ve qui, bient&#244;t, n'en finirait plus de finir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace d'expulsion qui plane sur les &#233;tudiant&#183;e&#183;s en question v&#233;rifie l'axiome politique voulant que l'exception est devenue norme. On aura beau ratisser tous les documents administratifs afin de trouver les raisons qui justifient ces expulsions, elles demeurent &#171; sans raison &#187;, r&#233;v&#233;lant ainsi l'anarchie primordiale sur laquelle reposent les d&#233;cisions des gestionnaires uquamien&#183;ne&#183;s. Des gestes aussi banals que &#171; bloquer un corridor &#187;, &#171; hausser le ton &#187; ou encore &#171; &#233;teindre puis rallumer une lumi&#232;re &#187; deviennent passibles d'expulsion, la peine la plus s&#233;v&#232;re impos&#233;e parce qu'il y aurait eu entrave au fonctionnement normal de l'universit&#233;. Il ne faut pas s'y m&#233;prendre, si l'administration de l'UQAM se drape du vocabulaire juridique, ce n'est pas parce qu'elle croit &#224; l'universalit&#233; du droit ni parce que ces actes rel&#232;vent d'un radicalisme exceptionnel des militant&#183;e&#183;s, mais plut&#244;t parce qu'elle sait que la norme, le lymphatique pouvoir d'attraction que poss&#232;de le cours normal des choses, a peine &#224; se reproduire en temps de crise. &#192; ce titre, les injonctions r&#233;pondent &#224; une logique pragmatique de gestion des conflits. L'appel au &#171; droit d'&#233;tudier &#187; qui devait insuffler la &#171; l&#233;gitimit&#233; &#187; n&#233;cessaire aux injonctions devient une arme parmi tant d'autres en vue de mener une op&#233;ration pacificatrice.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bloquer pour riposter&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; ces menaces d'expulsion ainsi qu'&#224; une semaine de contr&#244;le intensif exerc&#233; par des gardiens de s&#233;curit&#233; qui suivaient et fichaient des militantes et militants &#224; la trace, d'astucieux gr&#233;vistes ont d&#233;cid&#233; d'interrompre le fonctionnement de l'UQAM par un piquetage g&#233;n&#233;ralis&#233; et ferme. Notons que pendant ce blocage, six des sept associations facultaires que comprend l'UQAM &#233;taient en gr&#232;ve. Redoublant de prestidigitations langagi&#232;res, l'administration a imm&#233;diatement demand&#233; une ordonnance d'injonction provisoire qui fut accept&#233;e en totalit&#233; par le juge Mongeon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'UQAM souhaitait r&#233;ellement d&#233;fendre le &#171; droit &#224; l'&#233;ducation &#187; des &#233;tudiant&#183;e&#183;s qui n'avaient pas vot&#233; pour la gr&#232;ve, pourquoi a-t-elle int&#233;gr&#233; l'enti&#232;ret&#233; de la communaut&#233; universitaire dans l'injonction ? Probablement parce que c'est &#224; la possibilit&#233; m&#234;me de faire gr&#232;ve qu'elle voulait s'attaquer tout en affirmant son intouchable souverainet&#233;. Dans le m&#234;me esprit, les &#233;tudiantes et &#233;tudiants expuls&#233;s occupent, pour la plupart, des postes au sein de syndicats &#233;tudiants ou d'instances repr&#233;sentatives de l'universit&#233;. Pensons &#224; Justine Boulanger et Ren&#233; Delvaux, d&#233;sormais exclu&#183;e&#183;s du conseil d'administration et ne pouvant plus faire circuler d'informations au sujet de ce qui s'y discute et y est adopt&#233;. On leur refuse &#233;galement la possibilit&#233; de si&#233;ger au comit&#233; qui traitera des expulsions, ce qui laisse carte blanche aux gestionnaires quant &#224; l'utilisation de leur glaive. Celui-ci s'est d&#233;j&#224; manifest&#233; par de nombreuses arrestations, notamment lorsque Marc Turgeon, vice-recteur &#224; la vie universitaire, a d&#233;cid&#233; de faire appel aux forces de l'ordre afin d'arr&#234;ter 20 gr&#233;vistes qui tentaient de faire respecter leur gr&#232;ve. Rares ont &#233;t&#233; les interventions polici&#232;res sur le campus de l'UQAM dans son histoire, et c'est un v&#233;ritable front commun spontan&#233; de la communaut&#233; universitaire que celle-ci a d&#251; affronter. Le refus de n&#233;gocier avec la communaut&#233; exprim&#233; par les cadres s'apparentait &#224; la technique du pompier pyromane.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Se masquer pour ne pas &#234;tre capt&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Soyons clair, du moment o&#249; une injonction provisoire a &#233;t&#233; &#233;mise, faire respecter la gr&#232;ve devenait criminel et relevait de l'outrage au tribunal. Dans un pareil contexte, les gr&#233;vistes n'ont d'autre choix que de rev&#234;tir les accoutrements n&#233;cessaires afin de rendre effectif le d&#233;brayage sans pour autant devenir des proies du syst&#232;me judiciaire et carc&#233;ral. Le port du masque a rapidement d&#233;boul&#233; en commentaires m&#233;diatiques r&#233;probateurs qui ont contribu&#233; &#224; stigmatiser les gr&#233;vistes ainsi que les enseignant&#183;e&#183;s et charg&#233;&#183;e&#183;s de cours qui se portaient &#224; leur d&#233;fense. On a m&#234;me assist&#233; &#224; une d&#233;solidarisation en bonne et due forme de cette gauche que l'on pourrait qualifier de &#171; bien pensante &#187;. Son refus d'approbation ou de participation aux &#233;v&#233;nements s'appuyait sur une morale confortable qui l'a &#233;loign&#233;e de ce qui r&#233;siste et qui l'a cantonn&#233;e dans l'attente d'une conjoncture aussi parfaite qu'inexistante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aust&#232;re UQAM ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les compressions budg&#233;taires dont elle fait l'objet, l'UQAM ne manque pas de fonds afin de r&#233;primer ses &#233;tudiant&#183;e&#183;s. Dans les mois qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la gr&#232;ve, l'administration soutient avoir &#233;pargn&#233; environ 500 000 dollars en refusant d'embaucher des employ&#233;&#183;e&#183;s de soutien suppl&#233;mentaires ou en &#233;vitant de remplacer ceux et celles qui partaient en cong&#233; de maladie, de perfectionnement ou parentaux. Ce montant &#233;conomis&#233; sur le dos des salari&#233;&#183;e&#183;s qui doivent redoubler d'efforts et de la communaut&#233; qui voit ses services se d&#233;t&#233;riorer &#233;quivaut exactement au surplus budg&#233;taire investi dans les mesures s&#233;curitaires d&#233;ploy&#233;es pendant la gr&#232;ve. Inutile de rappeler que l'administration ne joue pas &#224; l'aust&#232;re lorsque vient le moment d'investir dans les dispositifs s&#233;curitaires. Pour preuve, le budget allou&#233; &#224; la pr&#233;vention et &#224; la s&#233;curit&#233; pour la p&#233;riode 2014 - 2015 &#233;quivaut &#224; 710 000 $, &#224; additionner aux 2,5 millions de dollars d&#233;pens&#233;s pour l'installation de cam&#233;ras de surveillance en 2013, dont l'entretien entra&#238;ne d'ailleurs des d&#233;penses r&#233;currentes de 220 000 $ par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une gr&#232;ve qui d&#233;borde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si cette gr&#232;ve a d&#251; composer avec une r&#233;pression sans pr&#233;c&#233;dent, elle a &#233;t&#233; porteuse d'une intensit&#233; qui lui est propre et qui ne cesse de se propager. L'&#233;nergie et la multiplicit&#233; des actions lors du 1er mai le montrent. Le mouvement &#171; Occupe toute &#187; a surgi lorsqu'on s'y attendait le moins ; d&#232;s cet &#233;t&#233;, une campagne estivale nomm&#233;e &#171; Appel de l'est &#187; s'oppose &#224; l'extraction et au transport des hydrocarbures ; l'ASS&#201; entame une campagne de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e pour l'automne prochain. Autant d'&#233;l&#233;ments qui ne s'ignorent pas, mais qui participent &#224; un tissage de r&#233;sistances et d'offensives communes et polymorphes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous conna&#238;trons certainement de nombreux autres mouvements spontan&#233;s au sein desquels de nouvelles armes seront d&#233;couvertes. Si nous faisons face &#224; la m&#234;me catastrophe, notre t&#226;che r&#233;side probablement dans l'articulation d'alliances qui ne nient pas les conflictualit&#233;s qui nous traversent. Nous ne saurions nous borner &#224; des positions moralisantes telles celles v&#233;hicul&#233;es par de trop nombreuses critiques qui font de la r&#233;activit&#233; leur seul &#233;tendard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Vous, les p&#233;troli&#232;res, n'&#234;tes pas les bienvenues au Qu&#233;bec &#187;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Vous-les-petrolieres-n-etes-pas</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Vous-les-petrolieres-n-etes-pas</guid>
		<dc:date>2016-04-06T01:26:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R&#233;mi Leroux</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Compagnies mini&#232;res et p&#233;troli&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Leroux, R&#233;mi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fin novembre 2014, l'ancien leader &#233;tudiant Gabriel Nadeau-Dubois annonce sur le plateau de l'&#233;mission Tout le monde en parle qu'il reverse &#224; la campagne &#171; Coule pas chez nous &#187; le montant de la bourse de 25 000 $ qu'il a re&#231;u avec le Prix litt&#233;raire du Gouverneur g&#233;n&#233;ral pour son essai Tenir t&#234;te. Il va m&#234;me plus loin en lan&#231;ant le site &#171; Doublons la mise &#187;, par lequel il invite la population qu&#233;b&#233;coise &#224; faire un don pour doubler le montant de 25 000 $. &lt;br class='autobr' /&gt; En apportant son soutien aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-60-ete-2015-" rel="directory"&gt;No 060 - &#233;t&#233; 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2156.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;570&#034; height=&#034;478&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fin novembre 2014, l'ancien leader &#233;tudiant Gabriel Nadeau-Dubois annonce sur le plateau de l'&#233;mission Tout le monde en parle qu'il reverse &#224; la campagne &#171; Coule pas chez nous &#187; le montant de la bourse de 25 000 $ qu'il a re&#231;u avec le Prix litt&#233;raire du Gouverneur g&#233;n&#233;ral pour son essai Tenir t&#234;te. Il va m&#234;me plus loin en lan&#231;ant le site &#171; Doublons la mise &#187;, par lequel il invite la population qu&#233;b&#233;coise &#224; faire un don pour doubler le montant de 25 000 $.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En apportant son soutien aux groupes de citoyen&#183;ne&#183;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;* Stop Ol&#233;oduc, P&#233;troliques anonymes, Coalition vigilance ol&#233;oducs, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui luttent contre le d&#233;veloppement des projets de transport de p&#233;trole non conventionnel au Qu&#233;bec et qui sont &#224; l'origine de &#171; Coule pas chez nous &#187;, Gabriel Nadeau-Dubois a particip&#233; &#224; changer le visage de la lutte. En quelques semaines, la campagne a re&#231;u plus de 400 000 $ de dons. Un afflux d'argent qui a conduit les groupes de citoyen&#183;ne&#183;s &#224; cr&#233;er la Fondation Coule pas chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; : Que s'est-il pass&#233; depuis que Gabriel Nadeau-Dubois s'est engag&#233; &#224; vos c&#244;t&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne C&#233;line Guyon : Nous avons appris qu'il avait d&#233;cid&#233; de nous donner les 25 000 $ de la bourse du gouverneur g&#233;n&#233;ral seulement quelques jours avant la diffusion de &lt;i&gt;Tout le monde en parle&lt;/i&gt;. Nous avons &#233;t&#233; tr&#232;s surpris, encore plus lorsqu'il nous a dit qu'il allait faire une campagne pour inviter les gens &#224; doubler la mise. Nous &#233;tions tr&#232;s contents, mais, entre nous, on se disait : si on r&#233;colte entre 35 000 et 45 000 $, ce sera d&#233;j&#224; bien. Comme nous avons eu la nouvelle seulement quelques jours avant, il a fallu mettre en place toute la communication autour de l'&#233;v&#232;nement. L'aspect &#171; Doublons la mise &#187; a &#233;t&#233; g&#233;r&#233; par Gabriel Nadeau-Dubois et son &#233;quipe. De notre c&#244;t&#233;, nous avons pr&#233;par&#233; le communiqu&#233; de presse et, le soir de l'&#233;mission, nous avons investi les m&#233;dias sociaux pour diffuser l'information le plus largement possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soir&#233;e m&#234;me, &#231;a a &#233;t&#233; de la folie. Jamais nous ne nous serions attendus &#224; un tel succ&#232;s. Au moment o&#249; l'entrevue commence, le site Internet de &#171; Doublons la mise &#187; est d&#233;bloqu&#233;, nous levons l'embargo sur le communiqu&#233; de presse et avant m&#234;me la fin de l'entrevue, je pense, nous avions atteint les 50 000 $. L'entrevue a dur&#233; une vingtaine de minutes et nous nous sommes rendu compte tout de suite que quelque chose de gros &#233;tait en train de se passer. Nous sommes rest&#233;s en veille presque toute la nuit. D&#232;s 6 heures le lundi matin, le t&#233;l&#233;phone a commenc&#233; &#224; sonner et il n'a pas arr&#234;t&#233; de la journ&#233;e. Les dons ont d&#233;pass&#233; les 100 000 $ le lundi et, durant toute la semaine, &#231;a a continu&#233;. Sur le site m&#234;me de &#171; Doublons la mise &#187;, nous avons atteint 387 000 $. Mais les gens ont &#233;galement fait des dons sur les sites des collectifs de lutte contre les ol&#233;oducs. Au total, 403 000 $ ont &#233;t&#233; r&#233;colt&#233;s. On a tous et toutes &#233;t&#233; agr&#233;ablement surpris bien s&#251;r, mais en m&#234;me temps nous nous sommes dit : comment va-t-on g&#233;rer &#231;a ? On s'entend que nous n'&#233;tions pas vraiment pr&#233;par&#233;s. Il faut comprendre qu'&#224; la base, nous sommes des comit&#233;s de citoyen&#183;ne&#183;s. Nous abattions un travail &#233;norme, de fa&#231;on la plus professionnelle possible, mais sans argent. Je pense qu'en allant voir le site &#171; Coule pas chez nous &#187;, les gens ont compris qu'il y avait une &#233;quipe solide derri&#232;re. C'est le s&#233;rieux de la campagne dans sa premi&#232;re version qui a &#233;galement d&#233;cid&#233; Gabriel Nadeau-Dubois &#224; s'engager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Vous voil&#224; donc, vous les groupes citoyen&#183;ne&#183;s qui &#233;tiez &#224; l'origine de la campagne, avec plus de 400 000 $&#8230; Comment avez-vous g&#233;r&#233; cette situation exceptionnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.C.G. : Avant m&#234;me la collecte de fonds, nous &#233;tions dans un processus de r&#233;flexion pour &#233;largir la mobilisation. Les groupes que nous repr&#233;sentons militent surtout contre les projets de pipelines, mais il existe d'autres modes de transport du p&#233;trole non conventionnel : les navires-citernes et le transport ferroviaire. Est-ce qu'on ouvre la campagne aux autres modes de transport du p&#233;trole ? Les groupes qui travaillaient sur ces probl&#233;matiques s'&#233;taient d'ailleurs eux-m&#234;mes appropri&#233; la campagne, le slogan &#171; Coule pas chez nous &#187; et avaient achet&#233; les pancartes&#8230; Il y avait une coh&#233;rence &#224; &#233;largir et amplifier cette dynamique. La premi&#232;re r&#233;union qui a suivi cette p&#233;riode un peu folle s'est tenue en pr&#233;sence de tous les groupes associ&#233;s &#224; la campagne Coule pas chez nous. Il y avait 14 groupes citoyens autour de la table qui sont devenus par la suite les 14 groupes fondateurs de la Fondation Coule pas chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Vous avez donc d&#233;cid&#233; de cr&#233;er une fondation. Pourquoi avoir retenu cette forme administrative et juridique ? Est-ce une d&#233;cision qui a coul&#233; de source, si l'on peut dire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.C.G. : Elle n'a pas coul&#233; de source tant que &#231;a. Nous &#233;tions tous d'accord pour dire, ok, nous avons 400 000 $, mais ne nous pr&#233;cipitons pas. Nous sommes all&#233;s voir d'autres modes de gestion, le mode coop&#233;ratif, des OSBL [organisme sans but lucratif] purement et simplement&#8230; finalement, nous avons choisi le mod&#232;le d'un OSBL avec fondation, notamment parce que c'est celui qui pr&#233;sentait le plus de garanties, pour les membres du conseil d'administration en particulier. Maintenant que nous devons g&#233;rer cet argent, nous sommes attaquables plus facilement. Nous souhaitions garantir un maximum de s&#233;curit&#233; aux membres et, en cr&#233;ant une personne morale, nous all&#233;gions la responsabilit&#233; des membres du CA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela a pris plusieurs mois. Les comit&#233;s citoyens sont r&#233;partis dans toute la province et cela n'a pas toujours &#233;t&#233; &#233;vident de se rencontrer. En plus de la campagne Coule pas chez nous et de la cr&#233;ation de la fondation, tous ces groupes ont continu&#233; leur travail de terrain. Certains, dont le mien par exemple, ont notamment demand&#233; de participer aux audiences de l'Office national de l'&#233;nergie, continu&#233; &#224; rencontrer les &#233;lus locaux, &#224; mobiliser la population, &#224; faire signer des d&#233;clarations d'opposition aux propri&#233;taires terriens touch&#233;s par le trac&#233; de l'ol&#233;oduc&#8230; Bref, il a aussi fallu continuer &#224; travailler sur d'autres dossiers. Ce qui explique qu'il s'est pass&#233; finalement pr&#232;s de six mois entre &lt;i&gt;Tout le monde en parle &lt;/i&gt; et la cr&#233;ation de la fondation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L500xH250/76767-1d26c.png?1729025742' width='500' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Le premier conseil d'administration de la Fondation a &#233;t&#233; &#233;lu d&#233;but avril. Quels sont d&#233;sormais vos objectifs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.C.G. : La mission officielle est de poursuivre ce qui a &#233;t&#233; initi&#233;, c'est-&#224;-dire continuer &#224; sensibiliser, informer et mobiliser les citoyen&#183;ne&#183;s et les &#233;lu&#183;e&#183;s politiques sur l'enjeu du transport du p&#233;trole non conventionnel. La Fondation ne va s'occuper que de cette probl&#233;matique. Nous nous sommes pos&#233; la question de savoir s'il fallait &#233;largir la mission aux projets d'extraction de gaz ou de p&#233;trole de schiste. Mais, &#224; un moment donn&#233;, on ne peut pas tout faire non plus. Il y avait un risque de diluer notre &#233;nergie. L'accent a donc &#233;t&#233; mis sur le transport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les semaines qui viennent, la Fondation va aider les comit&#233;s citoyens &#224; cr&#233;er de nouveaux outils d'information et de sensibilisation sur les questions du transport ferroviaire et des navires-citernes&#8230; Parce qu'il faut bien comprendre que la bataille est loin d'&#234;tre gagn&#233;e. Nous devons mettre &#224; jour les informations sur &#201;nergie Est. Beaucoup de choses ont boug&#233; ces derniers mois dans ce dossier. Non, il n'y aura pas de port &#224; Cacouna et c'est une victoire, mais est-ce qu'il va y en avoir un autre sur le Saint-Laurent ? On ne le sait toujours pas et Transcanada va revenir &#224; la charge. Il y a aussi une urgence li&#233;e &#224; l'inversion de la ligne 9B d'Enbridge, qui est attendue pour le mois de juin. Nous allons voir comment faire pour aider les comit&#233;s citoyens plus sp&#233;cifiquement attach&#233;s &#224; cet enjeu. Ce travail de fond est n&#233;cessaire, essentiel m&#234;me, car c'est l&#224;-dessus que nous nous appuyons pour informer les gens. C'est ce qui fait la cr&#233;dibilit&#233; de notre action. Nous entendons bien poursuivre ce travail de rigueur et de recherche et si nous prenons notre temps aujourd'hui, c'est pour mieux en gagner par la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : La Marche action climat du 11 avril dernier &#224; Qu&#233;bec a &#233;t&#233; une r&#233;ussite du point de vue de la mobilisation. Mais a-t-elle eu l'impact que vous esp&#233;riez sur la r&#233;union des premiers ministres des provinces et territoires canadiens qui s'est tenue dans la foul&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.C.G. : La marche a &#233;t&#233; la d&#233;monstration flagrante qu'il y a de plus en plus de citoyennes et citoyens oppos&#233;s aux projets li&#233;s aux &#233;nergies fossiles et qui ont compris qu'on ne pouvait plus m&#233;nager la ch&#232;vre et le chou dans ce dossier. La seule chose que nous propose le gouvernement &#224; l'heure actuelle, c'est d'essayer de nous faire croire que l'on peut prot&#233;ger le climat tout en continuant &#224; exploiter les &#233;nergies fossiles. Or, le message de la marche &#233;tait extr&#234;mement clair, c'&#233;tait &#171; oui &#224; laprotection du climat = non aux sables bitumineux albertains &#187; et &#224; tous les projets d'extraction quels qu'ils soient. On ne peut pas continuer &#224; favoriser les &#233;nergies fossiles en se disant protecteur de l'environnement et du climat, c'est incompatible. Il va falloir que nos dirigeant&#183;e&#183;s comprennent qu'il faut faire des choix. La marche du 11 avril avait vraiment ce but et le message a &#233;t&#233; entendu. Pour la ville de Qu&#233;bec, 25 000 personnes, c'est &#233;norme. Il y avait des gens de partout au Canada, des personnes des Premi&#232;res Nations de Colombie-Britannique, des gens d'Halifax, de Toronto, d'Ottawa&#8230; Nous avons assist&#233; &#224; une alliance de la soci&#233;t&#233; civile qu&#233;b&#233;coise et canadienne autour d'un seul et m&#234;me enjeu et, en soi, c'est un v&#233;ritable succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que nous avons &#233;galement envoy&#233; le message que la soci&#233;t&#233; civile &#233;tait pr&#234;te &#224; aller vers la transition &#233;nerg&#233;tique et &#224; se donner l'&#233;lan n&#233;cessaire pour proposer de nouvelles solutions. Mais &#233;galement que la soci&#233;t&#233; civile fait partie de la solution, les citoyen&#183;ne&#183;s et l'ensemble des autres acteurs font partie de la solution : les syndicats, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s, les organismes environnementaux, les Premi&#232;res Nations et tous les comit&#233;s. Nous sommes d&#233;j&#224; dans le train alors que nos dirigeant&#183;e&#183;s ne sont m&#234;me pas sur le quai ; ils et elles sont encore &#224; l'ext&#233;rieur de la gare. Je pense que la rencontre des premiers ministres ne se serait pas d&#233;roul&#233;e de la m&#234;me mani&#232;re s'il n'y avait pas eu la marche le 11 avril. On a tr&#232;s clairement senti que les premiers ministres &#233;taient en mode relation publique. Nous ne voulions surtout pas qu'ils ressortent de cette journ&#233;e en disant : ne vous inqui&#233;tez pas, on s'occupe du climat et on va obliger l'Alberta &#224; adopter de nouvelles normes sur les sables bitumineux. Car c'est l'information qui avait circul&#233;&#8230; une esp&#232;ce d'accord b&#226;tard qui n'aurait eu aucun sens pour l'avenir. Or, cela n'a pas &#233;t&#233; le cas et je pense que c'est en grande partie gr&#226;ce &#224; la mobilisation citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je retire &#233;galement de cette rencontre que le Qu&#233;bec a pris &#233;norm&#233;ment de retard alors que la province a &#233;t&#233; un leader par le pass&#233; sur les questions environnementales. L'Ontario appara&#238;t aujourd'hui comme le nouveau meneur et on a tr&#232;s clairement senti la premi&#232;re ministre Kathleen Wynne beaucoup plus ferme par rapport au f&#233;d&#233;ral que Philippe Couillard, qui s'est senti un peu oblig&#233; de suivre le mouvement mais sans v&#233;ritable conviction. Les provinces ont un r&#244;le important &#224; jouer. M&#234;me si c'est le f&#233;d&#233;ral qui repr&#233;sente le Canada &#224; l'&#233;chelle internationale et que c'est la voix du Canada que l'on entendra au forum Paris Climat 2015 &#224; la fin de l'ann&#233;e. Et Dieu sait que ces derni&#232;res ann&#233;es, la voix du Canada dans le dossier climatique est bien plus un obstacle qu'un &#233;l&#233;ment facilitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Faut-il, comme l'&#233;crit Naomi Klein dans son ouvrage &lt;i&gt;Tout peut changer&lt;/i&gt;, profiter de la crise climatique pour penser et b&#226;tir une soci&#233;t&#233; meilleure ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.C.G. : Il va falloir se retrousser les manches tr&#232;s s&#233;rieusement autant au niveau des citoyens que des acteurs de la soci&#233;t&#233; civile si l'on veut y parvenir. On sent tr&#232;s clairement depuis quelques mois qu'il y a une volont&#233; de proposer des solutions, au Qu&#233;bec, au Canada et au niveau international. Mais Paris ne sera qu'une &#233;tape, une &#233;tape importante certes, mais il faudra poursuivre la mobilisation au-del&#224;. Ici, au Qu&#233;bec, je vois depuis un an le travail incroyable qui a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;. Si je ne parle que du projet &#201;nergie Est, par exemple, l'an dernier, les gens nous disaient que la lutte &#233;tait perdue d'avance. Aujourd'hui, c'est le contraire. Nous ne sommes m&#234;me pas s&#251;rs que le projet va se faire. Nous avons gagn&#233; &#224; Cacouna, c'est une premi&#232;re bataille, mais ce n'est pas la derni&#232;re. Ce projet &#201;nergie Est ne doit pas se faire, ni lui ni les autres. Si nous parvenons &#224; le stopper, nous enverrons un tr&#232;s beau message au reste de l'industrie : vous n'&#234;tes pas les bienvenus au Qu&#233;bec. S'il y a un endroit sur la plan&#232;te o&#249; cela serait beaucoup plus facile qu'ailleurs de faire autrement, c'est bien au Canada et particuli&#232;rement au Qu&#233;bec. Nous avons tout ce qu'il faut. Les gens ont parfois l'impression qu'il faut repartir de z&#233;ro et c'est effrayant pour l'&#234;tre humain d'avoir l'impression que tout va devoir changer. Mais ce n'est pas le cas, il y a d&#233;j&#224; de nombreux projets qui fonctionnent, il suffit de les valoriser, de leur donner leur juste place dans la soci&#233;t&#233;, pour commencer &#224; op&#233;rer une transformation. Je pense par exemple &#224; l'usine de biom&#233;thanisation des d&#233;chets organiques de Saint- Hyacinthe, une municipalit&#233; qui fait aujourd'hui rouler une partie de ses v&#233;hicules municipaux avec le gaz qu'elle produit. Ces initiatives locales fonctionnent et permettent de cr&#233;er de l'emploi en r&#233;gion. Elles sont &#233;galement la preuve qu'il est possible de produire de l'&#233;nergie autrement qu'avec du p&#233;trole ou du gaz de schiste. Parce que nous luttons contre &#201;nergie Est, les n&#233;olib&#233;raux disent que nous emp&#234;chons le Qu&#233;bec de se d&#233;velopper. Mais c'est avant tout une question de priorit&#233; politique. D&#233;velopper le Qu&#233;bec autrement qu'en exploitant ou transportant des &#233;nergies fossiles, c'est possible. Il suffit d'en faire une priorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;* Stop Ol&#233;oduc, P&#233;troliques anonymes, Coalition vigilance ol&#233;oducs, Coalition Saint-Laurent pour une prosp&#233;rit&#233; sans p&#233;trole, Regroupement vigilance hydrocarbures Qu&#233;bec, Alerte P&#233;trole Rive-Sud, Non &#224; une mar&#233;e noire dans le Saint-Laurent, les Citoyens au courant, la Marche des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustrations : R&#233;mi Leroux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sexe et libert&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Sexe-et-liberte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Sexe-et-liberte</guid>
		<dc:date>2016-04-06T01:19:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Diversit&#233; sexuelle et de genre</dc:subject>
		<dc:subject>Archet, Anne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Anne Archet parle de sexe &#8211; &#231;a vous &#233;tonne ? &#8211;, mais pas que. Elle se d&#233;crit comme une h&#233;ro&#239;ne sans emploi, une p&#233;troleuse, une nymphomane, une pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, po&#233;tesse de ses fesses, Gitinoise et menteuse par-dessus le march&#233;. Sur le Web, elle jase politique, faits divers sexualo-macabres/cocasses et raconte des orgies et perversions en tout genre. Dans les librairies, elle fait un carton avec le Carnet &#233;carlate, des fragments &#233;rotiques lesbiens publi&#233;s par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Sexe-" rel="directory"&gt;Dossier : Sexe&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Diversite-sexuelle-+" rel="tag"&gt;Diversit&#233; sexuelle et de genre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Archet-Anne-+" rel="tag"&gt;Archet, Anne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2155.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;238&#034; height=&#034;300&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne Archet parle de sexe &#8211; &#231;a vous &#233;tonne ? &#8211;, mais pas que. Elle se d&#233;crit comme une h&#233;ro&#239;ne sans emploi, une p&#233;troleuse, une nymphomane, une pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, po&#233;tesse de ses fesses, Gitinoise et menteuse par-dessus le march&#233;. Sur le Web, elle jase politique, faits divers sexualo-macabres/cocasses et raconte des orgies et perversions en tout genre. Dans les librairies, elle fait un carton avec le Carnet &#233;carlate, des fragments &#233;rotiques lesbiens publi&#233;s par les &#201;ditions remue-m&#233;nage. Telle une succube, Anne Archet pr&#233;f&#232;re vivre dans l'ombre, alors on a fait une entrevue toute virtuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord ! : Je t'ai d'abord d&#233;couverte sur la toile gr&#226;ce au &#171; Blog flegmatique d'Anne Archet &#187; o&#249; tu parles &#8211; entre autres &#8211; d'anarchie. J'ai ensuite d&#233;couvert l'autre blogue : &#171; Lubricit&#233;s &#8211; Les cahiers d'Anne Archet &#187; dans lequel tu &#233;tales sans vergogne mots cochons et histoires &#233;rotiques. Pour toi, quel est le lien entre le sexe et la politique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Archet : Wow. On part en lion, hein. Et dans le s&#233;rieux, par-dessus le march&#233;&#8230; moi qui pensais que tu allais me demander mon opinion sur &lt;i&gt;Fifty Shades of Boredom&lt;/i&gt;. Je vais me concentrer sur le &#171; pour toi &#187;, parce que sinon, je vais commencer &#224; parler de DSK et on ne sera pas sorti de l'auberge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique, si on la d&#233;finit comme la gestion institutionnalis&#233;e des rapports entre les individus consid&#233;r&#233;s comme des citoyens (autrement dit, l'&#201;tat et le gouvernement), ne m'int&#233;resse pas beaucoup. Non, je dirais plut&#244;t : c'est une forme d'oppression qui est &#224; combattre par tous les moyens &#8211; et surtout pas les moyens &#171; d&#233;mocratiques &#187;, cette arnaque qui participe depuis des si&#232;cles &#224; notre asservissement. Le lien que la politique entretient avec le sexe, dans ces conditions, est celui de r&#233;guler (et, in&#233;vitablement, r&#233;primer) les modalit&#233;s de sa pratique et de ses expressions &#8211; ce qui, de mon point de vue, est la plupart du temps une mauvaise id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, je ne suis pas de celles qui consid&#232;rent la sexualit&#233; comme une pulsion biologique qui se situe &#224; l'int&#233;rieur de l'individu &#8211; et donc &#224; l'ext&#233;rieur du champ social. Je ne crois pas non plus qu'elle soit par nature positive, saine et naturelle, une pulsion vitale dont la r&#233;pression sociale emp&#234;che l'expression de la nature profonde de l'individu. Pas plus que je ne crois qu'elle soit par nature n&#233;gative, source de p&#233;ch&#233; et de d&#233;sordre. Et surtout, je ne comprends pas la sexualit&#233; comme m&#233;thode r&#233;volutionnaire. J'ai abandonn&#233; depuis longtemps l'id&#233;e qu'une v&#233;rit&#233; immanente se trouve dans la sexualit&#233;, qu'elle soit marqu&#233;e par le p&#233;ch&#233; ou l'&#233;mancipation. J'ai aussi abandonn&#233; l'id&#233;e qu'il existe quelque chose qu'on appelle &#171; la sexualit&#233; &#187;. Il existe plut&#244;t des sexualit&#233;s multiples, des sexualit&#233;s dominantes et des sexualit&#233;s marginalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, la sexualit&#233; est une construction. Son sens et ses normes sont intimement li&#233;s aux structures de la soci&#233;t&#233; dans laquelle elle se joue. La culture, les r&#244;les sexuels et de genre, les relations de classes, les divisions raciales et ethniques p&#232;sent lourdement sur le comportement sexuel des individus, sur ce qu'ils consid&#232;rent comme excitant ou non, sur leurs scripts sexuels, sur ce qui pour eux et elles est pervers, condamnable et licencieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon moi, ce qui relie la politique et la sexualit&#233;, c'est le projet d'&#233;laborer de nouveaux modes d'interaction et d'association amoureuse bas&#233;s sur une sensibilit&#233; &#224; la nature sociale de l'identit&#233; sexuelle, des crit&#232;res du choix sexuel, du sens du plaisir et du consentement, et des relations entre la sexualit&#233; et le pouvoir. D&#233;gager les sexualit&#233;s de l'emprise des dispositifs du pouvoir. Bref, le projet nietzsch&#233;en de la cr&#233;ation de nouvelles valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ok, est-ce que j'ai r&#233;ussi &#224; endormir tout le monde ou je continue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Pour toi, &#233;crire de la pornographie, c'est un acte purement jubilatoire et masturbatoire ou il y a des motivations connexes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. A. : On n'&#233;crit pas pour mille raisons, mais pour une seule : parce qu'on n'a pas le choix. Sinc&#232;rement, si je le pouvais, je ferais autre chose. Je collectionnerais les couvercles de pots de yogourt, tiens. Ou alors, je vendrais des fonds communs de placement. Ce serait plus simple et surtout plus b&#233;n&#233;fique pour ma sant&#233; mentale. H&#233;las, je n'ai pas le choix, alors j'&#233;cris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux th&#232;mes que j'explore, ce n'est pas un choix non plus. Il n'y a que deux choses qui m'int&#233;ressent : le sexe et la libert&#233;. Je voudrais bien &#233;crire des odes aux couvercles de pots de yogourt ou des sonnets sur les fonds communs de placement, mais je n'y arriverais tout simplement pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Une question, pourquoi &#171; pr0nographe &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. A. : En leet (qui est le jargon des hackers et des pirates informatiques), la pornographie s'&#233;crit &#171; pr0n &#187;. Puisque je fais de la pornographie en ligne, je suis donc une pr0nographe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Contrairement &#224; la porno de Yaourtporn, le plaisir partag&#233; et consensuel est toujours au centre de tes histoires, qui pr&#233;sentent toutes les configurations possibles. Ce n'est pas un peu r&#233;volutionnaire &#231;a ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. A. : J'esp&#232;re sinc&#232;rement que le consentement n'est pas r&#233;volutionnaire. Apr&#232;s toutes ces d&#233;cennies de f&#233;minisme, &#231;a ne devrait plus &#234;tre un objet de lutte ; &#231;a devrait &#234;tre la base, le point de d&#233;part de toutes nos aventures. Cela &#233;tant dit, je ne suis pas folle ; je sais que le consentement ne va pas encore de soi ni dans la r&#233;alit&#233; ni dans la litt&#233;rature. Alors je ferme les yeux, je bouche mes oreilles et je peins un monde o&#249; toutes et tous copulent comme ils l'entendent dans la pleine souverainet&#233; de leur &#234;tre. Je ne sais pas si c'est un geste militant, je ne sais pas non plus si &#231;a fait une diff&#233;rence dans le grand arrangement mondial des corps, mais c'est ce que je fais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, la r&#233;ponse est encore la m&#234;me : je n'y peux rien, le viol, le m&#233;pris et l'agression ne m'excitent pas du tout &#8211; mais tout le reste, oui, sans exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Anne Archet a-t-elle des limites ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. A. : Tu parles si j'en ai. Je n'ai que &#231;a. Il n'y a pas un seul moment de mon existence o&#249; je ne m'&#233;crase pas le nez contre l'une d'elles. D&#232;s que j'essaie de vivre un peu : paf ! La limite en pleine gueule. Il en faut du cache-cerne pour couvrir toutes ces ecchymoses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Apr&#232;s une collaboration avec un quotidien &lt;i&gt;(Le Devoir&lt;/i&gt;, sp&#233;cial Saint-Valentin), tu as &#233;crit sur ton blogue : &#171; &lt;i&gt;Les mots de la sexualit&#233;, encore en 2015, restent puissants. Malgr&#233; tout ce qu'on en dit, malgr&#233; cette culture soi-disant hypersexu&#233;e, malgr&#233; la pr0n accessible gratos &#224; toute heure du jour et de la nuit, malgr&#233; qu'ils existent dans la langue fran&#231;aise depuis des si&#232;cles, malgr&#233; qu'ils soient rest&#233;s les m&#234;mes depuis des si&#232;cles, malgr&#233; qu'on les r&#233;p&#232;te depuis des si&#232;cles et malgr&#233; que nous les ayons tous et toutes entendus mille fois depuis la cour d'&#233;cole jusqu'&#224; l'hospice, la puissance incroyable des mots cochons ne s'est pas encore &#233;mouss&#233;e. Ils br&#251;lent encore la r&#233;tine et transpercent encore les tympans. Ils ont encore le pouvoir de remuer les sangs et de mettre le rouge au front. Et &#231;a, je dois vous avouer que &#231;a me procure un indicible bonheur.&lt;/i&gt; &#187; Une r&#233;flexion l&#224;-dessus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. A. : Il y a des gens qui s'&#233;poumonent contre le ph&#233;nom&#232;ne de l'hypersexualisation. Moi, &#231;a me fait doucement rigoler. Notre soci&#233;t&#233; n'est pas du tout hypersexu&#233;e, elle est seulement hyperH&#201;T&#201;ROsexu&#233;e. Le puritanisme &#224; deux balles revient au galop d&#232;s qu'on ose explorer des formes d'&#233;rotisme qui ne font pas partie de ce qui excite l'homme cisgenre h&#233;t&#233;ro moyen. Montrez deux hommes qui s'embrassent et &#231;a hurle de d&#233;go&#251;t sur toutes les ondes radiophoniques priv&#233;es au nord du Rio Grande. Montrez de magnifiques corps trans ou ob&#232;ses ou poilus ou qui d&#233;vient l&#233;g&#232;rement des canons de beaut&#233; en vigueur et ce sera le gerbe-o-thon sur les r&#233;seaux sociaux. Sortez du cadre homme conqu&#233;rant/femme proie et &#233;coutez les cris d'indignation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je te jure, on n'est pas sorti de l'auberge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : M&#233;lanie Dion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Une boutique &#233;rotique, vue de l'int&#233;rieur</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-boutique-erotique-vue-de-l</link>
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		<dc:date>2016-04-06T01:17:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie Dion</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Consommation, marchandisation et pub</dc:subject>
		<dc:subject>Diversit&#233; sexuelle et de genre</dc:subject>
		<dc:subject>Dion, M&#233;lanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#233;lanie est une femme de 34 ans, mari&#233;e, en relation polyamoureuse. Elle a &#233;t&#233; coiffeuse, photographe et elle est maintenant assistante-g&#233;rante dans une boutique &#233;rotique &#224; vocation commerciale o&#249; elle met &#224; profit son int&#233;r&#234;t pour la sexualit&#233; humaine. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; b&#226;bord ! : Bonjour M&#233;lanie, peux-tu nous raconter comment tu es arriv&#233;e &#224; ce poste ? &lt;br class='autobr' /&gt; M&#233;lanie : J'ai postul&#233;, pass&#233; une entrevue et suivi une semaine de formation pendant laquelle on nous apprend &#224; conna&#238;tre les produits. J'ai pass&#233; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Diversite-sexuelle-+" rel="tag"&gt;Diversit&#233; sexuelle et de genre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Dion-Melanie-+" rel="tag"&gt;Dion, M&#233;lanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2152.png?1642092175' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;638&#034; height=&#034;447&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#233;lanie est une femme de 34 ans, mari&#233;e, en relation polyamoureuse. Elle a &#233;t&#233; coiffeuse, photographe et elle est maintenant assistante-g&#233;rante dans une boutique &#233;rotique &#224; vocation commerciale o&#249; elle met &#224; profit son int&#233;r&#234;t pour la sexualit&#233; humaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; b&#226;bord ! : Bonjour M&#233;lanie, peux-tu nous raconter comment tu es arriv&#233;e &#224; ce poste ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;lanie : J'ai postul&#233;, pass&#233; une entrevue et suivi une semaine de formation pendant laquelle on nous apprend &#224; conna&#238;tre les produits. J'ai pass&#233; la premi&#232;re journ&#233;e &#224; go&#251;ter et toucher des lubrifiants pour conna&#238;tre leurs caract&#233;ristiques, puis apr&#232;s les autres produits. &#199;a demande des connaissances sp&#233;cifiques, apr&#232;s un an et demi, je dois parfois encore me r&#233;f&#233;rer aux fiches techniques avant de recommander un produit &#224; un&#183;e client&#183;e. Comme salari&#233;&#183;e, on a de bons rabais sur le mat&#233;riel du magasin ; c'est un avantage, car on peut l'essayer pour mieux conseiller ensuite. Mais n'importe qui peut postuler pour cet emploi, il faut juste &#234;tre &#224; l'aise avec la sexualit&#233; et le fait d'en parler, et ne pas avoir de jugement par rapport aux orientations et aux pratiques sexuelles de la client&#232;le. La discr&#233;tion est aussi bien s&#251;r de mise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : En tant qu'employ&#233;&#183;e&#183;s, vous jouez un r&#244;le d'&#233;ducation sexuelle aupr&#232;s de la client&#232;le, non ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. : &#199;a d&#233;pend des employ&#233;&#183;e&#183;s. Moi, oui, parce que j'ai un int&#233;r&#234;t personnel &#224; le faire, mais on est aussi l&#224; pour faire des ventes, parfois j'entends des coll&#232;gues dire des choses inexactes ou d'une fa&#231;on que je ne consid&#232;re pas appropri&#233;e. La plupart sont &#233;tudiant&#183;e&#183;s et ont moins de six mois d'anciennet&#233; &#8211; c'est une job, pas une vocation. Mais on donne de l'information par rapport aux produits et &#224; leur utilisation, par exemple qu'un dildo doit avoir une base &#233;largie pour &#234;tre utilis&#233; analement. Un cas courant, c'est lorsqu'un homme vient acheter un jouet pour sa conjointe. Il faut souvent expliquer qu'il n'est pas garanti que sa partenaire trouvera son utilisation agr&#233;able ou qu'elle aura un orgasme avec celui-ci. On doit souvent partir de la base, de la n&#233;cessit&#233; de communiquer et de prendre son temps, de parler du fait que le contexte a un impact sur la sexualit&#233; et la capacit&#233; &#224; avoir un orgasme&#8230; On parle aussi beaucoup du plancher pelvien et de son r&#244;le dans la sant&#233; sexuelle f&#233;minine ; on vend beaucoup de boules chinoises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Tu travailles dans un sex-shop commercial. Quand j'ai regard&#233; sa page Facebook, les publicit&#233;s &#233;taient assez sexistes et ce n'&#233;tait pas toujours du mat&#233;riel de premi&#232;re qualit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. : On vend ce qui est populaire&#8230; &lt;i&gt;Cinquante nuances de Grey&lt;/i&gt;, moi je ne voulais pas vendre &#231;a, &#231;a donne un mauvais nom au BDSM, c'est violent et en plus c'est mal &#233;crit. Mais &#231;a marche et &#231;a a pouss&#233; les ventes de menottes et de bandeaux pour les yeux. Mais tout ne passe pas ; &#224; un moment les employ&#233;&#183;e&#183;s ont refus&#233; de vendre un jeu &#233;rotique tellement il &#233;tait sexiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Dans d'autres villes canadiennes, il y a des sex-shops coop&#233;ratifs comme Venus Envy ou Come As You Are dont la mission principale est l'&#233;ducation sexuelle. Penses-tu qu'il faudrait avoir le m&#234;me type de boutique &#224; Montr&#233;al ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. : C'est plus que n&#233;cessaire, c'est un besoin criant. Je suis biais&#233;e parce que j'aime mon travail, mais en m&#234;me temps, sa mission et ses valeurs ne me rejoignent pas. On vend parfois des choses de mauvaise qualit&#233;. C'est super h&#233;t&#233;ro-centr&#233;, on ne rejoint pas beaucoup les communaut&#233;s LGBTQ. Mais aussi, parfois tu sens que tu as un impact positif sur les gens et leur sexualit&#233;, le fait de les &#233;couter, de ne pas les juger, tu vois que &#231;a leur fait tomber une petite pression, leurs &#233;paules se rel&#226;chent&#8230; Moi, c'est une de mes motivations, d'accompagner les gens dans l'exploration de leur sexualit&#233;. Une chance qu'il y a &#231;a parce que ce n'est pas le salaire qui est motivant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Quand on pense sex-shop, on pense imm&#233;diatement au monsieur glauque avec un grand imperm&#233;able&#8230; Dans la vraie vie, qui fr&#233;quente ces boutiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. : On a parfois de ces individus, mais c'est loin d'&#234;tre repr&#233;sentatif. Si on fait des cat&#233;gories, il y a les hommes de plus de 40 ans qui viennent acheter des DVD le matin quand il n'y a personne dans le magasin, les groupes de filles qui viennent acheter leur premier jouet ensemble, les couples dont les enfants sont grands et qui veulent remettre du piquant dans leur vie. C'est tr&#232;s vari&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Quelles sont les tendances en ce moment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. : Avec l'arriv&#233;e des vibrateurs rechargeables, il y a une am&#233;lioration globale de la qualit&#233; parce que ce sont des produits qui co&#251;tent cher, avec une garantie, en silicone. Les dildos sont aussi plus cr&#233;atifs, plus &#233;loign&#233;s en forme et en couleur d'une repr&#233;sentation du p&#233;nis. Mais on est &#171; soft &#187; en comparaison avec d'autres boutiques &#233;rotiques de Montr&#233;al, nous on vend des licornes et des paillettes ! On n'a plus de latex, on est une place commerciale, sur une rue passante&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192;B ! : Ton mot de la fin ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. : Il y a vraiment du travail. Montr&#233;al est une ville r&#233;put&#233;e pour sa libert&#233; de m&#339;urs, pour &#234;tre sans tabous, mais on n'a pas d'&#233;ducation sexuelle. Il existe un programme en sexologie &#224; l'UQAM, mais il est contingent&#233;. On met des femmes nues sur les publicit&#233;s et on pr&#233;tend &#234;tre &#224; l'aise avec la sexualit&#233;, mais on est au final peu inform&#233;&#183;e&#183;s et on n'a toujours pas les ressources n&#233;cessaires pour vivre des sexualit&#233;s &#233;panouies. Faut que &#231;a change.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : M&#233;lanie Dion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Reprendre l'offensive</title>
		<link>https://www.ababord.org/Reprendre-l-offensive</link>
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		<dc:date>2016-04-06T01:11:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;a Fontaine</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Fontaine, L&#233;a</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 31 mars dernier, avait lieu &#224; Qu&#233;bec un important rassemblement des membres du Front commun 2015, soit environ 2 500 personnes, r&#233;unies lors d'un colloque sur le droit de gr&#232;ve dans le secteur public. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Front commun regroupe le Secr&#233;tariat intersyndical des services publics (SISP, form&#233; de la CSQ, du SFPQ et de l'APTS), la Conf&#233;d&#233;ration des syndicats nationaux (CSN) et la F&#233;d&#233;ration des travailleurs et travailleuses du Qu&#233;bec (FTQ). Ces organisations repr&#233;sentent plus de 400 000 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-60-ete-2015-" rel="directory"&gt;No 060 - &#233;t&#233; 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fontaine-Lea-+" rel="tag"&gt;Fontaine, L&#233;a&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2153.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;421&#034; height=&#034;613&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 31 mars dernier, avait lieu &#224; Qu&#233;bec un important rassemblement des membres du Front commun 2015, soit environ 2 500 personnes, r&#233;unies lors d'un colloque sur le droit de gr&#232;ve dans le secteur public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Front commun regroupe le Secr&#233;tariat intersyndical des services publics (SISP, form&#233; de la CSQ, du SFPQ et de l'APTS), la Conf&#233;d&#233;ration des syndicats nationaux (CSN) et la F&#233;d&#233;ration des travailleurs et travailleuses du Qu&#233;bec (FTQ). Ces organisations repr&#233;sentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des r&#233;seaux de la sant&#233; et des services sociaux, de l'&#233;ducation, de l'enseignement sup&#233;rieur et de la fonction publique du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conventions collectives du secteur public expirant le 31 mars, le Front commun 2015 avait organis&#233; un &#233;v&#233;nement sp&#233;cial &#224; cette occasion, prenant la forme d'un colloque d'une journ&#233;e : &#171; R&#233;flexion sur la gr&#232;ve dans le secteur public &#187;. Ce colloque a d&#233;but&#233;, en matin&#233;e, par des discussions entre membres issus des diff&#233;rentes centrales syndicales et s'est poursuivi en apr&#232;s-midi par des conf&#233;rences de Jacques Rouillard, Tasha Kheiriddin, Gilles Duceppe, Jean-No&#235;l Grenier et moi-m&#234;me. Voici en r&#233;sum&#233; mon propos tenu &#224; cette occasion.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N&#233;cessit&#233; d'une solide mobilisation pour d&#233;clencher la gr&#232;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe parfois un d&#233;calage entre les travailleuses et les travailleurs, couramment appel&#233;s la base, et l'ex&#233;cutif syndical en ce qui concerne l'&#233;tat de la mobilisation. Avant de convoquer une assembl&#233;e relative &#224; des propositions d'exercice de moyens de pression, le pouls est parfois tr&#232;s difficile &#224; prendre. Cela immobilise les forces en place. Qui plus est, il peut y avoir distorsion dans l'&#233;valuation de la motivation des membres &#224; adopter de telles mesures, l'ex&#233;cutif ou la base n'arrivant pas &#224; s'entendre. Il est ici question d'un point crucial pour la r&#233;ussite de la mise en &#339;uvre d'une gr&#232;ve et pour son efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Encadrement juridique de la gr&#232;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'exercice du droit de gr&#232;ve dans le secteur public est encadr&#233; par le Code du travail ainsi que par d'autres lois particuli&#232;res. Il est limit&#233; dans certaines composantes du secteur public afin de maintenir les services essentiels. Ainsi, les services publics vis&#233;s par un d&#233;cret sont assign&#233;s au maintien des services essentiels, il en est de m&#234;me des &#233;tablissements du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux, de la fonction publique. Le crit&#232;re essentiel de la d&#233;termination des services essentiels r&#233;side dans la protection de la sant&#233; et de la s&#233;curit&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la loi, il faut constater que les services essentiels &#224; maintenir sont de plus en plus importants, r&#233;duisant d'autant l'exercice du droit de gr&#232;ve. Cela est le fait des tribunaux, mais aussi des parties au conflit qui, devant la r&#233;alit&#233; des relations de travail et le contexte socio&#233;conomique, consid&#232;rent que le maintien impos&#233; par la loi est parfois insuffisant pour assurer la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; publiques ! Il en va ainsi des CLSC par exemple : normalement assujettis par le Code du travail &#224; assurer 60 % des services, parties patronale et syndicale appliquent le taux de 90 % normalement r&#233;serv&#233; aux h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins il y a de personnel pour assurer le service normal, moins il y a de personnel pour assurer les services essentiels. Mettons un terme &#224; la l&#233;gende urbaine selon laquelle, en temps de gr&#232;ve, il y aurait plus de personnes sur le plancher qu'en temps normal. Reprenons l'exemple du CLSC dans lequel les parties d&#233;cident de maintenir 90 % du personnel pour assurer les services essentiels. Le pourcentage s'applique au nombre r&#233;el de salari&#233;&#183;e&#183;s en place en temps normal et non &#224; un nombre id&#233;al de personnes qui devrait assurer les services : si dix personnes sont salari&#233;es &#8211; et bien qu'id&#233;alement, il en faudrait quinze pour assurer le service en temps normal &#8211;, une seule personne sera en gr&#232;ve et neuf travailleront pour assurer les services essentiels. En pratique, les salari&#233;&#183;e&#183;s font gr&#232;ve par roulement, soit 10 % de leur temps de travail dans notre exemple, et ce, notamment pour une question de r&#233;mun&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Droit constitutionnel et protection internationale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis janvier 2015, le droit de gr&#232;ve b&#233;n&#233;ficie de la protection constitutionnelle. Dans un tel contexte, il faut s'interroger, au cas par cas, sur le fait que les services essentiels ne portent pas une atteinte trop importante au droit constitutionnel de faire gr&#232;ve, sachant que dans la balance, il y a la protection de la sant&#233; et de la s&#233;curit&#233; publiques. Il faut trouver un juste milieu&#8230; Pas facile en cette p&#233;riode de coupes massives &#224; la hache gouvernementale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il existe une autre protection du droit de gr&#232;ve, celle-ci se trouve dans les d&#233;clarations du Comit&#233; sur la libert&#233; syndicale (CLS) de l'Organisation internationale du travail auxquelles la Cour supr&#234;me du Canada dit accorder une tr&#232;s haute valeur interpr&#233;tative. Le CLS a affirm&#233; &#224; plusieurs reprises que le droit de gr&#232;ve &#233;tait prot&#233;g&#233; et indissociable de la libert&#233; d'association. Plus encore, il assure que la gr&#232;ve sociale est non seulement autoris&#233;e, mais qu'elle permet d'affirmer la dignit&#233; des citoyen&#183;ne&#183;s. Par ailleurs, bien que les gr&#232;ves de nature purement politique n'entrent pas dans le champ d'application des principes de la libert&#233; syndicale, les syndicats devraient avoir la possibilit&#233; de recourir aux gr&#232;ves de protestation, notamment en vue de critiquer la politique &#233;conomique et sociale d'un gouvernement (le CLS s'&#233;tait pench&#233; sur la question dans le cas no 3011 concernant la Turquie en 2013). Ce m&#234;me comit&#233; affirme qu'une interdiction des gr&#232;ves sous pr&#233;texte qu'elles n'ont pas &#224; voir avec une m&#233;sentente li&#233;e &#224; la n&#233;gociation d'une convention collective est contraire aux principes de la libert&#233; syndicale (cas no 2473, Royaume-Uni, 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit de gr&#232;ve du travail, le droit de gr&#232;ve sociale, le droit de gr&#232;ve de protestation sont &#224; notre port&#233;e. &#192; nous de jouer !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les profs &#224; l'&#233;cole de la gr&#232;ve</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-profs-a-l-ecole-de-la-greve</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Les-profs-a-l-ecole-de-la-greve</guid>
		<dc:date>2016-04-06T01:05:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe de Grosbois</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>de Grosbois, Philippe </dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s une ann&#233;e d'aust&#233;rit&#233; intensive au Qu&#233;bec, plusieurs appelaient de leurs v&#339;ux pour le premier mai 2015 une riposte &#224; la hauteur des attaques. Il est vrai que la mobilisation fut d'une rare ampleur : perturbations et blocages &#224; travers le Qu&#233;bec, plus de 800 organismes communautaires en gr&#232;ve de m&#234;me qu'un &#233;trange mouvement de d&#233;brayage provenant de 30 syndicats de c&#233;geps qui suscite bien des questions. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans notre recherche des racines de ce mouvement de gr&#232;ve, on peut identifier un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-60-ete-2015-" rel="directory"&gt;No 060 - &#233;t&#233; 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Grosbois-Philippe-+" rel="tag"&gt;de Grosbois, Philippe &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2157.png?1642092176' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;351&#034; height=&#034;635&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une ann&#233;e d'aust&#233;rit&#233; intensive au Qu&#233;bec, plusieurs appelaient de leurs v&#339;ux pour le premier mai 2015 une riposte &#224; la hauteur des attaques. Il est vrai que la mobilisation fut d'une rare ampleur : perturbations et blocages &#224; travers le Qu&#233;bec, plus de 800 organismes communautaires en gr&#232;ve de m&#234;me qu'un &#233;trange mouvement de d&#233;brayage provenant de 30 syndicats de c&#233;geps qui suscite bien des questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans notre recherche des racines de ce mouvement de gr&#232;ve, on peut identifier un certain nombre d'&#233;l&#233;ments impor&#173;tants. Il y eut cette prise de position de la F&#233;d&#233;ration nationale des enseignantes et enseignants du Qu&#233;bec (FNEEQ-CSN), en d&#233;cembre 2014, en faveur de &#171; &lt;i&gt;l'organisation d'actions autonomes, y compris d'actions de perturbation&lt;/i&gt; &#187;. Mais la r&#233;flexion sur la gr&#232;ve sociale &#233;tait aussi bien avanc&#233;e depuis 2012 chez les profs, qui avaient v&#233;cu de pr&#232;s le Printemps qu&#233;b&#233;cois et qui en &#233;taient ressortis gal&#173;vanis&#233;&#183;e&#183;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Philippe de Grosbois et Anne-Marie Le Saux, &#171; Profs contre la hausse &#8211; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs avaient &#233;galement en m&#233;moire la tentative de gr&#232;ve sociale en 2004, en opposition &#224; la &#171; r&#233;ing&#233;nierie de l'&#201;tat &#187; de Jean Charest. En voulant rallier l'ensemble du mouvement syndical, on avait &#233;tabli un plancher si &#233;lev&#233; que le projet de gr&#232;ve sociale d'alors &#233;tait mort avant m&#234;me de na&#238;tre. Avec les ann&#233;es, il est devenu une sorte de fantasme du syndicalisme de gauche : lorsque enfin la base du mouvement syndical aurait vaincu la bureaucratie qui s'acharne &#224; l'&#233;touffer, le Qu&#233;bec conna&#238;trait son Grand Soir. Ce faisant, l'aile combative du mouvement syndical se retrouvait prise au pi&#232;ge de son propre r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Syndicat du C&#233;gep de Sherbrooke d&#233;noue l'impasse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin f&#233;vrier 2015, le Syndicat du personnel enseignant du C&#233;gep de Sherbrooke (SPECS-CSN) invite les c&#233;geps &#224; imaginer autre chose : une gr&#232;ve sociale plus modeste dans son ampleur, peut-&#234;tre, mais plus audacieuse parce qu'elle pourrait v&#233;ritablement avoir lieu, l&#224;, maintenant. Les conditions adopt&#233;es en assembl&#233;e sont simples. Dix syndicats de la FNEEQ ou 10 syndicats de l'Estrie doivent y participer, et la CSN doit s'engager &#224; appuyer le droit des membres &#224; faire la gr&#232;ve, devant les tribunaux si n&#233;cessaire. La CSN certifie l'acc&#232;s &#224; son Fonds de d&#233;fense professionnelle s'il devait y avoir p&#233;nalit&#233;s financi&#232;res pour infraction au Code du travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inspir&#233;s par l'initiative de Sherbrooke et par un r&#233;cent jugement de la Cour supr&#234;me canadienne qui fait de la gr&#232;ve un droit constitutionnel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir L&#233;a Fontaine, &#171; De gr&#232;ve du travail &#224; gr&#232;ve sociale ? &#8211; Le droit de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, plusieurs syndicats d'enseignant&#183;e&#183;s de c&#233;geps convoquent des assembl&#233;es de gr&#232;ve dans les semaines suivantes. L'expansion du mouvement envoie un signal de combativit&#233; au gouvernement Couillard, mais aussi &#224; la direction politique de la CSN elle-m&#234;me, qui &#224; plus d'une reprise manifeste une &#233;trange g&#234;ne devant une telle effervescence. &#192; la mi-mars, Jacques L&#233;tour&#173;neau, pr&#233;sident de la CSN, &#233;voque des votes dans &#171; un ou deux c&#233;geps &#187;, prenant soin de sp&#233;cifier que &#171; &#231;a ne veut pas dire pour autant que ces syndicats iront v&#233;ritablement de l'avant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louise Leduc, &#171; Les syndicats excluent la gr&#232;ve ill&#233;gale &#187;, La Presse, 18 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, et ce, alors m&#234;me que le mouvement prend de l'&#233;lan. Quelques semaines plus tard, dans un billet intitul&#233; &#171; La gr&#232;ve&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques L&#233;tourneau, &#171; La gr&#232;ve &#187;, Refusons.org, 24 mars 2015.&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, L&#233;tourneau &#171; salue l'en&#173;gagement &#187; de &#171; certains syndicats affili&#233;s &#187;, tout en sp&#233;cifiant que les conditions optimales ne semblent pas au rendez-vous. Un extrait de ce billet a d'ailleurs &#233;t&#233; lu par un enseignant contre la gr&#232;ve dans un syndicat qui perdit son vote de peu. Avec de tels appuis...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; cela ne tienne, le 8 avril, le plancher de 10 syndicats est atteint : la gr&#232;ve sociale aura lieu. Au final, c'est 30 syndicats de profs de c&#233;geps (26 de la FNEEQ-CSN, 4 de la F&#233;d&#233;ration des enseignantes et enseignants de c&#233;gep, la FEC-CSQ) qui se dotent d'un mandat semblable &#224; celui des enseignant&#183;e&#183;s de Sherbrooke.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Papa Blais n'est pas content&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mardi 28 avril, le Comit&#233; patronal de n&#233;gociation des Coll&#232;ges (CPNC) d&#233;pose une demande d'ordonnance &#224; la division des services essentiels de la Commission des relations du travail (CRT), soutenant que cette gr&#232;ve d'une journ&#233;e porte pr&#233;judice aux &#233;tudiant&#183;e&#183;s (&#233;trangement, la direction du coll&#232;ge de Rosemont n'a pas vu de pr&#233;judice aux &#233;tudiant&#183;e&#183;s lorsqu'en pleine fin de session, elle a suspendu six enseignant&#183;e&#183;s qui avaient particip&#233; aux activit&#233;s de gr&#232;ve). Cette d&#233;marche juridique revancharde sent le minist&#232;re de l'&#201;ducation &#224; plein nez : la plupart des directions locales, qui doivent elles aussi composer avec les compressions aust&#233;ritaires du gouvernement Couillard, avaient conclu des ententes avec les syndicats en gr&#232;ve. Elles sont rentr&#233;es &#224; la maison lorsque Papa Blais a &#233;lev&#233; la voix ; d'ailleurs, aucune n'&#233;tait pr&#233;sente &#224; l'audience de la CRT. Le 30 avril, la Commissaire donne raison au CPNC, sans toutefois renvoyer la question &#224; la Cour sup&#233;rieure, ce qui exclut la possibilit&#233; d'outrage au tribunal. Par contre, des injonctions ne sont pas impossibles pour des syndicats qui appelleraient &#224; d&#233;fier l'ordonnance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forc&#233;s de r&#233;agir rapidement, et confront&#233;s &#224; des messages contradictoires de leur f&#233;d&#233;ration, les syndicats locaux optent pour diverses strat&#233;gies. Certains ex&#233;cutifs pr&#244;nent le respect de l'ordonnance ; la gr&#232;ve sera parfois rendue effective par des membres. D'autres ex&#233;cutifs ne voient cependant pas de raison de revenir sur le mandat de gr&#232;ve. Plusieurs syndicats ont pu convoquer des assembl&#233;es d'urgence en soir&#233;e ou se r&#233;unissent informellement &#224; 6h30 le matin du 1er mai, dans le stationnement du c&#233;gep, pour d&#233;cider de la voie &#224; suivre. Certains choisissent de d&#233;fier, d'autres de rentrer. Pour quelques syndicats, une lev&#233;e de cours vot&#233;e par les &#233;tudiant&#183;e&#183;s facilite la t&#226;che. En tout et pour tout, une dizaine de syndicats ont &#233;t&#233; en gr&#232;ve le 1er mai 2015.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;apprendre la gr&#232;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si la r&#233;pression juridique de la gr&#232;ve sociale enseignante est outrageante, elle n'est pas surprenante pour autant. Le mouvement a pris forme en opposition aux politiques d'aust&#233;rit&#233;, mais &#233;galement dans une optique d'&#233;lar&#173;gissement du droit de gr&#232;ve. La journ&#233;e &#233;tait imparfaite, incompl&#232;te, improvis&#233;e par mo&#173;ments, parce qu'elle &#233;tait aussi un exercice. Les syndicats locaux ont d&#251; r&#233;apprendre &#224; faire gr&#232;ve, non seulement parce qu'ils ne l'avaient pas fait depuis dix ans, mais aussi parce que les profs ont choisi de sortir des sentiers trop balis&#233;s et hyper-r&#233;glement&#233;s de la gr&#232;ve qui se tient dans le cadre de la n&#233;gociation d'une convention collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les &#233;tudiant&#183;e&#183;s depuis 2012, les profs se sont questionn&#233;s sur les aspects les plus &#233;l&#233;mentaires d'une gr&#232;ve, ceux qu'on tient pour acquis dans le contexte d'une gr&#232;ve encadr&#233;e par le Code du travail : fermet&#233; d'un piquet de gr&#232;ve, ripostes possibles &#224; la r&#233;pression juridique, alliances externes&#8230; m&#234;me le recours &#224; l'antique cha&#238;ne t&#233;l&#233;phonique est revenu &#224; l'ordre du jour. Contrairement &#224; la derni&#232;re gr&#232;ve &#233;tudiante cependant, le climat r&#233;pressif dans lequel s'est tenue cette journ&#233;e de gr&#232;ve est le signe d'une avanc&#233;e et non d'un recul, puisque comme le disait Rosa Luxemburg, c'est en bougeant qu'on remarque les cha&#238;nes. Alors que les n&#233;gociations du secteur public se tiennent d&#233;sormais sous l'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s d'une loi sp&#233;ciale, il est temps d'exp&#233;rimenter en vue de reconqu&#233;rir, pouce par pouce, par essais et erreurs, notre droit de gr&#232;ve. &#192; suivre, on l'esp&#232;re : le cours Gr&#232;ve 101 est ouvert &#224; qui veut bien apprendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Philippe de Grosbois et Anne-Marie Le Saux, &#171; Profs contre la hausse &#8211; Le renouvellement de l'action politique enseignante &#187;, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no 46, octobre-novembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir L&#233;a Fontaine, &#171; De gr&#232;ve du travail &#224; gr&#232;ve sociale ? &#8211; Le droit de gr&#232;ve consacr&#233; constitutionnellement &#187;, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no 59, avril-mai 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Louise Leduc, &#171; Les syndicats excluent la gr&#232;ve ill&#233;gale &#187;, &lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt;, 18 mars 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques L&#233;tourneau, &#171; La gr&#232;ve &#187;, Refusons.org, 24 mars 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : &#201;laine Baribeault et Daniel L&#233;vesque, profs au Coll&#232;ge Ahuntsic&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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