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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Les mouvements sociaux : gardiens du bien commun</title>
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		<dc:date>2013-10-31T00:48:09Z</dc:date>
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		<dc:creator>Diane Lamoureux</dc:creator>


		<dc:subject>Lamoureux, Diane</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, la tendance a &#233;t&#233; forte de restreindre la gauche politique aux partis politiques de gauche pr&#233;sents dans l'ar&#232;ne &#233;lectorale. Sans nier ni minimiser le r&#244;le d'un parti comme Qu&#233;bec solidaire, il me semble que si l'on veut analyser les ph&#233;nom&#232;nes &#224; l'&#339;uvre actuellement au Qu&#233;bec, il faut &#233;largir nos horizons et porter attention aux mobilisations sociales de diverses natures et aux mouvements qui les portent. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Printemps &#233;rable de l'ann&#233;e derni&#232;re a singuli&#232;rement mis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1694.gif?1642092148' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;880&#034; height=&#034;680&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, la tendance a &#233;t&#233; forte de restreindre la gauche politique aux partis politiques de gauche pr&#233;sents dans l'ar&#232;ne &#233;lectorale. Sans nier ni minimiser le r&#244;le d'un parti comme Qu&#233;bec solidaire, il me semble que si l'on veut analyser les ph&#233;nom&#232;nes &#224; l'&#339;uvre actuellement au Qu&#233;bec, il faut &#233;largir nos horizons et porter attention aux mobilisations sociales de diverses natures et aux mouvements qui les portent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Printemps &#233;rable de l'ann&#233;e derni&#232;re a singuli&#232;rement mis en lumi&#232;re le caract&#232;re politique de divers mouvements sociaux. Enclench&#233; sur la base d'un refus d'une hausse majeure des droits de scolarit&#233; au Qu&#233;bec, le mouvement (ou du moins certains secteurs de celui-ci) a transform&#233; ses objectifs dans le cours de son action politique et a d&#233;bouch&#233; &#224; la fois sur un mouvement social de grande ampleur et sur une polarisation de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise concernant l'attitude &#224; adopter face aux politiques n&#233;olib&#233;rales. &#192; partir de la revendication du gel, le d&#233;bat s'est &#233;largi pour englober le principe de l'utilisateur-payeur, la question de la gratuit&#233; scolaire a refait surface, le r&#244;le de l'&#233;cole et de mani&#232;re plus particuli&#232;re celui de l'enseignement sup&#233;rieur ont &#233;t&#233; d&#233;battus. De plus, lorsque le gouvernement a ajout&#233; la r&#233;pression l&#233;gislative au m&#233;pris et &#224; la matraque, nombre de citoyens et de citoyennes se sont mobilis&#233;s dans le &#171; mouvement des casseroles &#187;, donnant ainsi consistance au slogan &#171; &lt;i&gt;la gr&#232;ve est &#233;tudiante, la lutte est populaire&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le mouvement Occupons Montr&#233;al de l'automne 2011, la mobilisation importante pour le Jour de la Terre en avril 2012, le surgissement de Idle no more l'automne dernier sont autant d'indicateurs qu'un nouveau type de luttes sociales se d&#233;veloppent, luttes qui participent toutes du d&#233;ploiement de pratiques et de discours alternatifs dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. En outre, nous aurions tort de n&#233;gliger le d&#233;veloppement d'un courant anarchiste qui fait sentir son influence depuis les mobilisations altermondialistes autour de Qu&#233;bec 2001 et qui se diffuse sur des terrains aussi divers que les luttes dans les quartiers, le d&#233;veloppement de squats et de divers espaces autog&#233;r&#233;s, le soutien aux r&#233;fugi&#233;es et aux sans-papiers ou la r&#233;sistance &#224; la brutalit&#233; polici&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me propose donc de voir, dans un premier temps, la contribution des mouvements sociaux &#224; la politisation de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et, dans un deuxi&#232;me temps, de d&#233;gager certaines le&#231;ons concernant l'action politique qui me sont sugg&#233;r&#233;es par les mobilisations des derni&#232;res ann&#233;es au Qu&#233;bec et dans le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le r&#244;le politisant des mouvements sociaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements communautaires et les mouvements f&#233;ministes, qui sont parmi les principaux mouvements actifs sur le terrain social, ont connu plusieurs transformations au cours des ans. L'objectif n'est pas d'analyser ces transformations, mais de mettre l'accent sur leurs effets &#171; politisants &#187;. Pour ce faire, il faut se d&#233;gager de la fausse opposition entre services prodigu&#233;s et politique dans ces mouvements et porter attention au type de politisation qu'ils induisent &#224; travers et par l'interm&#233;diaire de leur lutte incessante pour raccommoder le tissu social et lutter contre diverses formes d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers les diverses organisations communautaires et f&#233;ministes, des citoyennes et des citoyens, la plupart provenant de secteurs stigmatis&#233;s de la population, ont pu acqu&#233;rir une voix. Non pas qu'auparavant elles ne parlaient pas, mais leur voix n'&#233;tait pas audible dans la stratification sociale et politique de nos soci&#233;t&#233;s. Cette voix au chapitre, nouvellement acquise, prend plusieurs formes. D'abord, ces organisations ont permis &#224; des citoyennes de d&#233;velopper une confiance en eux-m&#234;mes et les unes envers les autres. Ensuite, ces organisations ont fourni un terrain propice au d&#233;veloppement d'un langage qui permet de faire &#233;tat d'exp&#233;riences et de subjectivit&#233;s qui ne trouvaient pas &#224; s'exprimer dans les termes pr&#233;valant dans le discours politique. Enfin, elles ont permis de pointer du doigt l'existence d'une discrimination syst&#233;mique (que ce soit en fonction de la classe, de la religion, de la couleur de la peau, de l'appartenance ethno&#173;culturelle, de l'appartenance ou de l'orientation sexuelles, ou autre) et favo&#173;ris&#233; le d&#233;veloppement d'une politique des droits qui lie droits individuels, droits collectifs et droits politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces groupes sont aussi le lieu d'innovations sociales ; c'est gr&#226;ce &#224; ceux-ci que l'on a pu acqu&#233;rir de nouvelles fa&#231;ons de faire. Ainsi, ce sont dans les collectifs f&#233;ministes que les femmes ont pu exp&#233;rimenter une socialit&#233; f&#233;minine qui ne passait pas par la comp&#233;tition pour la s&#233;duction des hommes ; qu'il a &#233;t&#233; possible de d&#233;velopper une nouvelle fa&#231;on de faire la politique qui met l'accent sur l'ad&#233;quation entre les moyens et les fins, mais aussi sur le plaisir d'agir ensemble ; de m&#234;me que c'est l&#224; qu'ont pu se d&#233;velopper des alternatives au sexisme ambiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les groupes communautaires et f&#233;ministes ont &#233;t&#233; &#224; l'origine de plusieurs pratiques de services dans divers domaines : formation, am&#233;nagement de quartier, bouffe communautaire, coop&#233;ratives de toutes sortes, lutte contre les violences, etc. Ces services ont permis aux groupes d'&#233;tendre leur influence et ont montr&#233; &#224; des secteurs importants de la population qu'autre chose &#233;tait possible et que changer le monde est une t&#226;che moins titanesque lorsqu'on l'entreprend une chose &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cette dimension d'auto-organisation est importante, elle se double &#233;galement d'une capacit&#233; politico-strat&#233;gique qui est loin d'&#234;tre n&#233;gligeable. Ainsi, lors de l'arriv&#233;e au pouvoir du gouvernement Charest en 2003, s'est mis en place un r&#233;seau de vigilance, compos&#233; des syndicats, des groupes communautaires, des groupes &#233;cologistes et des groupes f&#233;mi&#173;nistes (en tout une soixantaine d'organisations nationales) vis-&#224;-vis des politiques du gouvernement provincial. De m&#234;me, les occupations de bureau de d&#233;put&#233;.e.s ne font pas toujours changer les lois, mais rappellent aux &#233;lues qu'ils et elles sont les mandataires de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'influence sur les politiques publiques est aussi importante. La mise en place des garderies populaires par des groupes militants, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, a jou&#233; un r&#244;le consid&#233;rable dans l'instauration d'une politique provinciale de la petite enfance au Qu&#233;bec ainsi que dans le d&#233;veloppement d'un r&#233;seau public de garderies. De la m&#234;me mani&#232;re, les cliniques populaires ont jou&#233; un r&#244;le dans la mise en place des CLSC et dans l'id&#233;e d'une politique de la sant&#233; qui ne soit pas ax&#233;e uniquement sur la dimension curative, m&#234;me si les r&#233;formes de la sant&#233; d'inspiration n&#233;olib&#233;rales ont remis en cause cette perspective.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les dynamiques politiques des luttes sociales r&#233;centes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si l'on se tourne maintenant vers les luttes sociales qui se sont d&#233;velopp&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es, l&#224; encore, il est difficile de tracer une ligne claire entre mouvements sociaux et mouvements politiques. Premi&#232;rement, ce sont des mouvements de repolitisation des lieux publics. Il est symptomatique qu'ils sont issus du rassemblement, dans un lieu public et ouvert, de personnes contact&#233;es principalement par l'interm&#233;diaire des r&#233;seaux sociaux. Alors que les lieux publics ont &#233;t&#233; soit marchandis&#233;s (commerces divers, centres commerciaux) soit transform&#233;s en espaces de loisir (l&#224; aussi plus ou moins mon&#233;taris&#233;s), choisir d'occuper des lieux publics pose la question du sens des places publiques dans nos villes. Cela t&#233;moigne &#233;galement d'une volont&#233; d'inclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, ce sont des mouvements tr&#232;s critiques de la r&#233;duction de la d&#233;mocratie &#224; la d&#233;mocratie repr&#233;sentative. Ainsi, chez les Indign&#233;es d'Espagne, il y a une implication importante dans le mouvement &#171; &lt;i&gt;Democracia real, ya !&lt;/i&gt; &#187;. Ce mouvement non seulement critique le syst&#232;me de repr&#233;sentation et la corruption, mais cherche &#224; &#233;laborer de nouvelles avenues de d&#233;bat politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, ce sont des mouvements qui ont mis la d&#233;lib&#233;ration au c&#339;ur du processus politique et du processus de politisation des personnes qui y ont particip&#233;. Si les personnes impliqu&#233;es savaient ce qu'elles rejetaient, elles n'avaient aucune id&#233;e de cet autre monde possible et ne croyaient ni au &#171; sauveur supr&#234;me &#187; ni aux solutions simplistes et universelles. La d&#233;lib&#233;ration permet de respecter l'individualit&#233; et l'apport de chacun. Elle permet &#233;galement de donner corps aux valeurs des mouvements : inclusion, &#233;coute/respect, solidarit&#233;, &#233;galit&#233;, libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;mement, ce sont des mouvements horizontaux. Ce ras-du-sol, c'est aussi la pratique des r&#233;seaux plut&#244;t que la d&#233;l&#233;gation du pouvoir et la pyramide qu'elle suppose. C'est une forme d'&#233;talement du mouvement, sur le mode de la capillarit&#233; ou des rhizomes qui s'inspire largement de l'id&#233;e d'autogestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ce sont des mouvements qui se donnent le monde comme enjeu. Il s'agit d'&#233;tablir une responsabilit&#233; pour le monde et de d&#233;noncer diverses injustices. Loin d'une politique qui se r&#233;sume &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts particularistes, ils se situent sur le terrain de l'int&#233;r&#234;t public. Ainsi, le mouvement &#233;tudiant qu&#233;b&#233;cois du Printemps &#233;rable a permis que soit largement admise la n&#233;cessit&#233; d'une critique des politiques n&#233;olib&#233;rales qui nous gouvernent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On voit bien que ces mouvements, bien qu'ils ne visent pas &#224; prendre le pouvoir mais &#224; le r&#233;pandre, ne se situent pas uniquement sur le terrain du social, mais participent d'une conception du politique. Leur vision du politique reste largement en dehors des institutions de la d&#233;mocratie repr&#233;&#173;sentative, mais est r&#233;v&#233;latrice de diverses tentatives de consolider les liens de concitoyennet&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La gauche. Quelle gauche ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-gauche-Quelle-gauche</link>
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		<dc:date>2013-10-31T00:43:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pascale Dufour</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Dufour, Pascale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'identit&#233; militante &#171; de gauche &#187; porte &#224; confusion dans les d&#233;mocraties repr&#233;sentatives. De quoi parlons-nous : des partis, des organisations de mouvement social ? De plus, on est toujours &#224; la droite ou &#224; la gauche de quelqu'un&#8230; Pas si facile de se d&#233;finir de gauche, surtout dans le contexte qu&#233;b&#233;cois o&#249; la question du statut politique du Qu&#233;bec a souvent brouill&#233; les pistes. Pour parler de la gauche, il est n&#233;cessaire de pr&#233;ciser de quoi on parle et de situer les acteurs en relation les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'identit&#233; militante &#171; de gauche &#187; porte &#224; confusion dans les d&#233;mocraties repr&#233;sentatives. De quoi parlons-nous : des partis, des organisations de mouvement social ? De plus, on est toujours &#224; la droite ou &#224; la gauche de quelqu'un&#8230; Pas si facile de se d&#233;finir de gauche, surtout dans le contexte qu&#233;b&#233;cois o&#249; la question du statut politique du Qu&#233;bec a souvent brouill&#233; les pistes. Pour parler de la gauche, il est n&#233;cessaire de pr&#233;ciser de quoi on parle et de situer les acteurs en relation les uns avec les autres, autant sur le plan des organisations que des militants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant de nombreuses ann&#233;es, la politologue en herbe et l'&#233;lectrice r&#233;cente que j'&#233;tais s'est questionn&#233;e &#224; chaque &#233;lection qu&#233;b&#233;coise : o&#249; est la gauche ? En effet, pour un observateur &#233;tranger, les d&#233;bats politiques des campagnes &#233;lectorales n'&#233;taient pas au milieu des ann&#233;es 1990 clairement &#171; de gauche &#187; ou &#171; de droite &#187; tant la question nationale tenait le haut du pav&#233;. Depuis, les choses ont bien chang&#233;. Un nouveau parti politique auto-proclam&#233; de gauche (Qu&#233;bec solidaire) est n&#233; ; depuis 2003 et l'&#233;lection du premier gouvernement de Jean Charest, les enjeux &#233;lectoraux sont nettement plus port&#233;s par des questions qui touchent la &#171; juste &#187; r&#233;partition de la richesse et la &#171; juste &#187; part des utilisateurs-payeurs ; la vague orange aux &#233;lections f&#233;d&#233;rales de 2011 a quasiment ray&#233; de la carte la pr&#233;sence du Bloc qu&#233;b&#233;cois au profit du parti f&#233;d&#233;raliste de gauche, le NPD ; et le printemps 2012 est pass&#233; par l&#224;, cr&#233;ant un conflit politique majeur autour de visions oppos&#233;es d'un projet de soci&#233;t&#233;. Bref, depuis dix ans, le paysage politique a fonci&#232;rement chang&#233;. Et pourtant, parler d'un retour de &#171; la gauche &#187; au singulier serait abusif (n'oublions pas que 60 % des &#233;lecteurs ont vot&#233; pour la CAQ ou le PLQ aux &#233;lections du 4 septembre 2012) et masque plut&#244;t qu'il ne d&#233;voile une r&#233;alit&#233; mouvante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La gauche partisane et la gauche sociale : des mondes s&#233;par&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les partis politiques ont, dans les d&#233;mocraties repr&#233;sentatives, un terrain de jeu bien balis&#233; : surtout actifs dans l'ar&#232;ne parlementaire, ils doivent se plier aux r&#232;gles du d&#233;bat &#224; l'Assembl&#233;e nationale, se pr&#234;ter au jeu m&#233;diatique et, bien s&#251;r, participer aux &#233;lections. Tout d&#233;passement de r&#244;le en dehors de cette ar&#232;ne institutionnelle place le parti politique en porte &#224; faux par rapport aux attitudes attendues. Qu&#233;bec solidaire l'a appris en partie &#224; ses d&#233;pens lors de son entr&#233;e au Salon bleu en 2008, son unique d&#233;put&#233; Amir Khadir ayant &#233;t&#233; critiqu&#233; &#224; plusieurs reprises pour ses participations &#224; des &#233;v&#232;nements de protestation. De leur c&#244;t&#233;, les groupes sociaux disposent d'un peu plus de latitude. Au Qu&#233;bec, en particulier, ils allient des strat&#233;gies de coop&#233;ration avec les institutions publiques (par exemple en participant &#224; des tables de concertation) &#224; des actions protestataires permettant plut&#244;t de cr&#233;er un rapport de force et donc de faire exister un conflit politique. Mais si cette marge de man&#339;uvre est formellement plus grande que pour les partis politiques, les groupes r&#233;pondent quand m&#234;me &#224; des r&#232;gles tacites, qui rel&#232;vent de la pratique. Ainsi, il n'est pas bon pour une f&#233;d&#233;ration &#233;tudiante d'avoir des liens trop &#233;troits avec un parti politique ; son ind&#233;pendance sera vite remise en cause. Bref, la gauche partisane et la gauche sociale exercent des r&#244;les politiques diff&#233;rents et suivent des r&#232;gles du jeu distinctes. Si des collaborations ponctuelles sont possibles et existent, elles demeurent temporaires. La peur de l'instrumentalisation et la n&#233;cessit&#233; de l'autonomie sont trop fortes dans ces champs respectifs pour qu'on puisse s'attendre &#224; autre chose. Et m&#234;me la venue d'un parti ouvertement &#171; de gauche &#187; n'y changera rien, ou pas grande chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette division du travail politique est sans aucun doute n&#233;cessaire, mais surtout elle est incontournable. &#192; tout le moins du c&#244;t&#233; des organisations. Du c&#244;t&#233; militant, cependant, une plus grande fluidit&#233; existe et peut apporter des changements significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des transformations &#224; l'&#233;chelle locale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On n'a plus les souverainistes qu'on avait ! &lt;/i&gt; &#187; Cette affirmation d&#233;crit, bien s&#251;r, le changement op&#233;r&#233; au sein du PQ depuis le milieu des ann&#233;es 1990 et l'&#233;loignement progressif du parti de ses &#171; Partenaires pour la souverainet&#233; &#187;, la coalition progressiste ayant soutenu le camp du oui au r&#233;f&#233;rendum de 1995. Mais elle peut aussi s'appliquer aux transformations en cours des milieux militants des r&#233;gions du Qu&#233;bec. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, des actions collectives r&#233;gionales et locales, comme celles autour des Forums sociaux (&#224; Laval, en Outaouais, dans le Bas-du-Fleuve, dans Lanaudi&#232;re, etc.) ou les mobilisations pour la cause environnementale, rassemblent diff&#233;rents milieux militants (d&#233;veloppement social, environnemental, syndical, f&#233;ministe, &#233;ducation, parfois libertaire) sous une banni&#232;re commune, que ce soit la recherche d'alternatives pour un &#171; Autre monde &#187; ou la pr&#233;servation du milieu de vie. Les personnes &#224; la t&#234;te de ces r&#233;seaux sont souvent des multi-militantes, c'est-&#224;-dire des personnes qui sont engag&#233;es sur plusieurs fronts et dans plusieurs organisations (ce ph&#233;nom&#232;ne n'est d'ailleurs pas nouveau ni propre au Qu&#233;bec). De plus en plus, ces supercitoyens, quand ils sont engag&#233;s dans un groupe et dans un parti politique, le sont &#224; QS (de moins en moins au PQ). Ces personnes sont des acteurs-clefs de la m&#233;diation politique. Ce sont elles qui permettent la construction de ponts, de points de passage, d'influence r&#233;ciproque, entre les deux gauches identifi&#233;es pr&#233;c&#233;demment. Par exemple, il serait difficile de comprendre la pratique du double porte-parole &#224; QS sans conna&#238;tre les mobilisations altermondialistes de la fin des ann&#233;es 1990 ; de m&#234;me, il est raisonnable de supposer que l'exp&#233;rience du printemps 2012 aura permis de faire &#233;merger une g&#233;n&#233;ration de militantes et de militants qui poursuivront leur engagement au sein des partis politiques, apportant avec eux les apprentissages de ces six mois de politisation intense. En fin de compte, ce sont les militantes qui font la politique et qui la changent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que QS tende &#224; remplacer le PQ &#224; l'&#233;chelle locale dans les milieux militants a un impact direct sur le fonctionnement de notre d&#233;mocratie. Parce que QS n'a pas (encore) une forte repr&#233;sentation dans le jeu parlementaire, le relais des revendications des groupes se fait mal dans les institutions et peu d'alliances &#171; qui comptent &#187; sont possibles au sein du jeu politique parlementaire. Cela explique &#233;galement notre impression d'une absence d'opposition dans le champ partisan et le fait que ce soit les groupes et les militantes des mouvements sociaux qui ont effectu&#233; le travail d'opposition au Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec, jusqu'&#224; provoquer des &#233;lections. D'o&#249; aussi notre impression d'une faiblesse de la gauche. C'est plut&#244;t la gauche partisane qui est en phase de reconstruction ; la gauche sociale, elle, est bien vivante. Il lui reste &#224; se cr&#233;er des voies d'acc&#232;s vers les institutions. Il semble que des militantes sont d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Choisir son terrain de lutte</title>
		<link>https://www.ababord.org/Choisir-son-terrain-de-lutte</link>
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		<dc:date>2013-10-31T00:40:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Ph&#233;bus</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Ph&#233;bus, Nicolas</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une mont&#233;e des luttes sociales se traduit rarement sur le plan de la politique partisane. Au contraire, les grandes p&#233;riodes de radicalit&#233; s'accompagnent souvent d'une mont&#233;e parall&#232;le de la droite. &lt;br class='autobr' /&gt; On se souviendra que de Gaulle a &#233;t&#233; r&#233;&#233;lu apr&#232;s mai 68, Bourassa apr&#232;s la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 1972 et, plus pr&#232;s de nous, Charest presque deux ans jour pour jour apr&#232;s le Sommet des Am&#233;riques. C'est qu'il n'y a pas n&#233;cessairement de vases communicants entre les deux terrains. En fait, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1692.gif?1642092148' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;646&#034; height=&#034;436&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une mont&#233;e des luttes sociales se traduit rarement sur le plan de la politique partisane. Au contraire, les grandes p&#233;riodes de radicalit&#233; s'accompagnent souvent d'une mont&#233;e parall&#232;le de la droite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On se souviendra que de Gaulle a &#233;t&#233; r&#233;&#233;lu apr&#232;s mai 68, Bourassa apr&#232;s la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 1972 et, plus pr&#232;s de nous, Charest presque deux ans jour pour jour apr&#232;s le Sommet des Am&#233;riques. C'est qu'il n'y a pas n&#233;cessairement de vases communicants entre les deux terrains. En fait, les anarchistes soutiennent m&#234;me que le terrain &#233;lectoral est un pi&#232;ge mortel pour les luttes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque a d&#233;j&#224; fait un peu de travail &#233;lectoral sait que &#231;a n'a rien &#224; voir avec la mobilisation sociale. Dans un cas on s'adresse &#224; chaque personne individuellement, on cherche &#224; plaire au plus grand nombre et &#224; rassurer la population ; alors que dans l'autre, on s'adresse au contraire &#224; des collectivit&#233;s, on cherche &#224; r&#233;v&#233;ler des lignes de fracture et on veut prouver notre capacit&#233; &#224; infl&#233;chir le cours normal des choses. Ce qui construit le rapport de force et permet des victoires est pr&#233;cis&#233;ment ce qui effraie une importante frange de l'&#233;lectorat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a vu une fois de plus au printemps dernier. C'est l'&#233;mergence dans l'espace public d'un grand d&#233;sordre et la promesse d'un bouleversement r&#233;el des rapports de force qui ont fait sortir tant de gens dans la rue avec le fol espoir de changer le monde (ou au moins de donner une bonne le&#231;on aux &#233;lites dirigeantes). Et c'est ce m&#234;me d&#233;sordre qui en a pouss&#233; tant d'autres dans les bras du Parti lib&#233;ral et de la CAQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la campagne &#233;lectorale, les arguments des unes et des autres &#233;taient limpides : les gr&#233;vistes devaient soit s'effacer pour ne pas jouer le jeu des lib&#233;raux, soit &#234;tre mat&#233;s. Il fallait &#234;tre raisonnable et rentrer dans le rang. Une variation sur le m&#234;me th&#232;me est servie &#224; tout le monde depuis l'&#233;lection du PQ &#8211; de la taxe sant&#233; au Sommet sur l'&#233;ducation. &#192; ce jeu, ce sont toujours les luttes sociales qui sont perdantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ennui c'est que, concr&#232;tement, ce sont les luttes sociales qui sont le moteur du changement. Que ce soit sur le plan des consciences, des alternatives ou des politiques publiques. La gr&#232;ve &#233;tudiante avait r&#233;ussi, chose rare, &#224; unifier (presque) toutes les sensibilit&#233;s progressistes au-del&#224; de toute affiliation partisane. Ce qui l'a rendue possible, c'est la cr&#233;ation d'un leadership collectif, la CLASSE, f&#233;d&#233;rant les plus pragmatiques des r&#233;volutionnaires au plus radicaux des solidaires. Les &#233;lections ont fait voler en &#233;clat cette unit&#233;, rendant la relance de la lutte &#233;tudiante d'autant plus difficile (ind&#233;pendamment de la fatigue militante, normale, que tout le monde ressent une fois l'enthousiasme collectif retomb&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute ma pratique militante tourne autour de l'animation des luttes. &#199;a implique de travailler &#224; l'unit&#233; du plus grand nombre autour d'objectifs communs de transformation sociale. Dans ce contexte, si l'action politique est utile et n&#233;cessaire, la politique partisane, elle, est contre-productive. Si je n'&#233;tais pas d&#233;j&#224; anarchiste, je crois bien que je serais oblig&#233; de le devenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nuisance pour la d&#233;mocratie ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Nuisance-pour-la-democratie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Nuisance-pour-la-democratie</guid>
		<dc:date>2013-10-31T00:34:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan Perrier</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Perrier, Yvan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le pouvoir politique contemporain ne s'incarne plus &#224; travers la personne d'un souverain omnipotent r&#233;gnant sur ses sujets jusqu'&#224; son dernier souffle. Aujourd'hui, il se conquiert, dans plusieurs pays, &#224; l'occasion d'&#233;lections &#171; libres &#187; o&#249; se concurrencent des candidats identifi&#233;s &#224; des partis politiques cens&#233;s repr&#233;senter les desiderata des citoyens &#233;lecteurs et citoyennes &#233;lectrices. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, la dur&#233;e du mandat des d&#233;put&#233;es est limit&#233;e dans le temps. &lt;br class='autobr' /&gt; Cela, c'est le principe. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1691.gif?1642092148' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;595&#034; height=&#034;595&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pouvoir politique contemporain ne s'incarne plus &#224; travers la personne d'un souverain omnipotent r&#233;gnant sur ses sujets jusqu'&#224; son dernier souffle. Aujourd'hui, il se conquiert, dans plusieurs pays, &#224; l'occasion d'&#233;lections &#171; libres &#187; o&#249; se concurrencent des candidats identifi&#233;s &#224; des partis politiques cens&#233;s repr&#233;senter les desiderata des citoyens &#233;lecteurs et citoyennes &#233;lectrices. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, la dur&#233;e du mandat des d&#233;put&#233;es est limit&#233;e dans le temps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela, c'est le principe. Qu'en est-il dans la r&#233;alit&#233; ? Pourquoi plusieurs partis politiques sont-ils incapables de r&#233;aliser la d&#233;mocratie et pour quelle raison, dans certains cas, les mesures qu'ils adoptent ou d&#233;cr&#232;tent, une fois au pouvoir, s'&#233;loignent-elles de l'int&#233;r&#234;t public ? Deux ouvrages &#233;crits au d&#233;but du XXe si&#232;cle apportent des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponses int&#233;ressants &#224; ce sujet. Il s'agit des livres de Moisie Ostrogorski, &lt;i&gt;La d&#233;mocratie et les partis politiques&lt;/i&gt; (1903), et de Robert Michels, &lt;i&gt;Les partis politiques&lt;/i&gt; (1911).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'analyse d'Ostrogorski&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ostrogorski a &#233;tudi&#233; le ph&#233;nom&#232;ne des partis politiques en Grande-Bretagne et aux &#201;tats-Unis &#224; cette &#233;poque. Il a observ&#233; que ces organisations partisanes ont commenc&#233; &#224; s'&#233;tendre notablement &#224; la suite de l'introduction du suffrage universel masculin. Dans un tel contexte, les grands partis politiques sont rapidement devenus &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; des appareils complexes charg&#233;s de recueillir un maximum de votes. Le vote, cette nouvelle source supr&#234;me de l&#233;gitimation du pouvoir pour les politiciens professionnels, peut donner lieu en d&#233;mocratie &#224; un trafic frauduleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les partis politiques sont pr&#233;occup&#233;s par leur propre croissance et non par l'int&#233;r&#234;t public. L'orthodoxie de parti est n&#233;cessaire &#224; leur bon fonctionnement. Puisqu'il en est ainsi, le conformisme politique s'installe en leur sein. Par ailleurs, en s'effor&#231;ant de prendre position sur tous les probl&#232;mes publics, ils am&#232;nent des propositions souvent inad&#233;quates ou confuses qui visent &#224; satisfaire diff&#233;rentes cat&#233;gories d'&#233;lecteurs et d'&#233;lectrices aux int&#233;r&#234;ts oppos&#233;s. La pr&#233;sence de partis &#171; omnibus &#187; concourt &#224; d&#233;tourner le d&#233;bat politique. Le syst&#232;me &#233;lectif ainsi organis&#233; correspond &#224; une d&#233;mocratie de fa&#231;ade. Ce n'est pas le peuple qui est au pouvoir. La direction politique aboutit entre les mains d'une oligarchie. Pour &#233;viter l'alt&#233;ration (ou la corruption si vous pr&#233;f&#233;rez) du tissu d&#233;mocratique, Ostrogorski faisait la promotion des regroupements ad hoc. &#171; &lt;i&gt;&#192; bas le parti et vive la ligue !&lt;/i&gt; &#187; &#233;crivait-il. Par ligue, il faut comprendre ces regroupements sp&#233;cialis&#233;s issus de la soci&#233;t&#233; civile et qui militent autour d'enjeux sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'analyse de Michels&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se principale de Robert Michels se r&#233;sume ainsi : tous les partis politiques qui voient le jour dans le cadre de syst&#232;mes dits d&#233;mocratiques ne correspondent pas &#224; des mod&#232;les d'organisations d&#233;mocratiques. Ce paradoxe vient du fait qu'au sein de ces organisations partisanes, une rupture hi&#233;rarchique s'&#233;tablit entre les responsables de l'organisation et les adh&#233;rentes. Pour Michels, il s'agit l&#224; d'un ph&#233;nom&#232;ne qu'il synth&#233;tise dans la formule lapidaire suivante : &#171; &lt;i&gt;la loi d'airain de l'oligarchie&lt;/i&gt; &#187;. Michels a &#233;t&#233; un des tout premiers &#224; comprendre les risques inh&#233;rents au ph&#233;nom&#232;ne des structures hi&#233;rarchiques qui rendent indispensables la pr&#233;sence de leaders pour mener &#224; bien les activit&#233;s du parti. Il en fera d'ailleurs la cause principale de la loi d'airain de l'oligarchie. &#192; ce sujet, il &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Or, abstraction faite de la tendance des chefs &#224; s'organiser et &#224; se coaliser, abstraction faite aussi de leur reconnaissance par les masses immobiles et passives, nous pouvons dire dans cette conclusion que la principale cause des ph&#233;nom&#232;nes oligarchiques se manifestant au sein des partis d&#233;mocratiques consiste dans ce fait que les chefs sont techniquement indispensables.&lt;/i&gt; &#187; Ce sont donc les n&#233;cessit&#233;s internes des organisations politiques de masse qui transforment les regroupements partisans en oligarchies selon Michels. Une petite minorit&#233; impose sa direction &#224; la majorit&#233;. La d&#233;mocratie interne, dans certains partis politiques, peut donc se pr&#233;senter dans un &#233;tat passablement an&#233;mique. Elle est m&#234;me compl&#232;tement inexistante dans les partis politiques de masse qui pr&#244;nent une id&#233;ologie extr&#233;miste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Concluons et projetons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les partis politiques ont vu le jour dans un contexte o&#249; les luttes politiques ont pris la forme parlementaire et o&#249; la lutte &#233;lectorale est devenue le mode normal de d&#233;signation des repr&#233;sentantes de la population, &#224; la suite de l'&#233;largissement du suffrage masculin. Depuis la fin du XIXe si&#232;cle, dans les d&#233;mocraties occidentales, les partis politiques sont au centre de la vie politique. Ils monopolisent la s&#233;lection des &#233;lites politiques dirigeantes. Ils pr&#233;sentent maintenant, lors des &#233;lections, des candidates dociles qui acceptent d'avance de se soumettre &#224; la ligne du parti. La plupart du temps, la transaction &#233;lectorale que proposent les grands partis politiques &#224; l'&#233;lectorat porte sur des promesses exag&#233;r&#233;es et des programmes mensongers. En ce sens, la politique est souvent l'art du mensonge au profit de la classe dirigeante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place du suffrage &#171; universel &#187; a eu pour effet de marquer de mani&#232;re durable et permanente le fonctionnement des grands partis politiques. &#192; partir du moment o&#249; des personnes jadis priv&#233;es du droit de vote l'ont finalement obtenu, les partis politiques traditionnels sont pass&#233;s de coteries priv&#233;es &#224; des organisations de masses &#224; la recherche de l'appui du plus grand nombre, ce qui a indubitablement eu pour effet de bureaucratiser et de professionnaliser la vie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut une bonne dose d'effronterie pour v&#233;hiculer la th&#232;se que les partis politiques &#171; du monde libre &#187; incarnent tous l'id&#233;al d&#233;mocratique. &#192; ce sujet, des pr&#233;cisions s'imposent. Certains nouveaux petits partis politiques aspirent &#224; respecter les r&#232;gles de fonctionnement d&#233;mocratiques. Alors que d'autres, les partis politiques traditionnels qui alternent au pouvoir sans r&#233;elle solution de rechange, ne le feront jamais. Tant qu'une organisation partisane ou militante ne sombre pas dans la bureaucratisation et la professionnalisation, la d&#233;mocratie en son sein demeure possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au mod&#232;le dominant de politique partisane, qui comporte son lot de d&#233;ficit d&#233;mocratique, une rupture est en cours. Les manquements des dirigeantes politiques professionnelles alimentent les mobilisations citoyennes. Les organisations partisanes traditionnelles d&#233;&#231;oivent. Alors, quel avenir peut-on envisager pour les partis politiques en r&#233;gime d&#233;mocratique ? Hasardons une r&#233;ponse ici : un ciel nuageux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le vote strat&#233;gique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-vote-strategique</link>
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		<dc:date>2013-10-31T00:26:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Robert, S&#233;bastien</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que ce soit au niveau provincial ou f&#233;d&#233;ral, plusieurs dirigeants de partis politiques appellent l'&#233;lectorat &#224; voter pour leur parti de fa&#231;on &#171; strat&#233;gique &#187; lors des campagnes &#233;lectorales. On cherche ainsi &#224; convaincre les &#233;lecteurs et &#233;lectrices de voter contre le parti dont ils ne veulent pas plut&#244;t que de voter pour celui qu'ils pr&#233;f&#232;rent. Ces appels conduisent n&#233;anmoins &#224; &#233;touffer les alternatives politiques naissantes et &#224; limiter le d&#233;bat politique. &lt;br class='autobr' /&gt; Notre syst&#232;me &#233;lectoral actuel, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Robert-Sebastien-+" rel="tag"&gt;Robert, S&#233;bastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1689.gif?1642092148' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;648&#034; height=&#034;432&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que ce soit au niveau provincial ou f&#233;d&#233;ral, plusieurs dirigeants de partis politiques appellent l'&#233;lectorat &#224; voter pour leur parti de fa&#231;on &#171; strat&#233;gique &#187; lors des campagnes &#233;lectorales. On cherche ainsi &#224; convaincre les &#233;lecteurs et &#233;lectrices de voter contre le parti dont ils ne veulent pas plut&#244;t que de voter pour celui qu'ils pr&#233;f&#232;rent. Ces appels conduisent n&#233;anmoins &#224; &#233;touffer les alternatives politiques naissantes et &#224; limiter le d&#233;bat politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre syst&#232;me &#233;lectoral actuel, o&#249; un parti peut gagner un si&#232;ge sans avoir l'appui de la majorit&#233; des &#233;lecteurs, cr&#233;e plusieurs distorsions entre la volont&#233; populaire exprim&#233;e et la repr&#233;sentation des partis dans les parlements. Par exemple, avec 6 % des votes exprim&#233;s aux derni&#232;res &#233;lections, Qu&#233;bec solidaire n'a obtenu que deux si&#232;ges, soit 1,6 % de l'Assembl&#233;e nationale. Alors que les &#233;lections devraient permettre de repr&#233;senter l'opinion de la population, les appels au vote strat&#233;gique visent &#224; exploiter les distorsions de notre syst&#232;me &#233;lectoral &#224; des fins partisanes et d&#233;tournent donc notre d&#233;mocratie de son objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, les promoteurs de cette id&#233;e s'opposent habituellement &#224; r&#233;former le mode de scrutin pour abolir ces distorsions, de crainte que les votes strat&#233;giques pour leur parti se transforment en votes de conviction pour un autre parti.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chaque circonscription est diff&#233;rente&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos &#233;lections g&#233;n&#233;rales sont en fait autant d'&#233;lections partielles simultan&#233;es qu'il y a de circonscriptions. Le vote d'un &#233;lecteur n'influence que la lutte politique dans sa circonscription. Les appels au vote strat&#233;gique &#233;tant souvent g&#233;n&#233;raux, ils ne prennent donc pas en compte la r&#233;alit&#233; &#233;lectorale de chaque circonscription. Ils nuisent alors aux chances d'&#233;lection de candidates de partis minoritaires, m&#234;me l&#224; o&#249; le parti contre lequel se fait l'appel n'a aucune chance d'&#234;tre &#233;lu. Ils peuvent m&#234;me avoir l'effet inverse, soit donner la victoire &#224; la formation politique que l'on cherche &#224; contrer. Ces appels tendent aussi &#224; discr&#233;diter les plus petits partis comme acteurs politiques s&#233;rieux, les excluant ainsi symboliquement du d&#233;bat politique. Enfin, le vote strat&#233;gique a comme cons&#233;quence de concentrer une plus grande partie du financement public, bas&#233; sur les votes obtenus, dans les coffres des plus gros partis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
La raison d'&#234;tre des partis politiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque parti existe parce que ses membres consid&#232;rent qu'il d&#233;fend un projet politique et social qui lui est propre. Le vote strat&#233;gique n'&#233;tant pas comptabilis&#233;, le parti &#233;lu fera la promotion de son propre agenda politique, m&#234;me s'il a &#233;t&#233; possiblement &#233;lu gr&#226;ce au vote strat&#233;gique. C'est pourquoi les pactes &#233;lectoraux doivent aussi avoir des bases politiques pour fonctionner. Les &#233;lecteurs et &#233;lectrices d'un parti politique accepteront difficilement d'appuyer une autre formation s'ils n'ont pas la garantie qu'en le faisant, leur projet politique avancera. On peut donc croire qu'un pacte purement &#233;lectoral entra&#238;nera un faible transfert de votes entre les partis concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs observateurs pr&#233;tendent que le PQ aurait &#233;t&#233; majoritaire en septembre dernier si Qu&#233;bec solidaire n'avait pas exist&#233;. Il est &#233;videmment impossible de savoir ce qu'auraient &#233;t&#233; les r&#233;sultats en changeant les acteurs de la derni&#232;re &#233;lection. Par contre, force est de constater que les politiques mises de l'avant par le PQ sont diff&#233;rentes de celles de Qu&#233;bec solidaire. Par exemple, seuls Amir Khadir et Fran&#231;oise David d&#233;fendent la gratuit&#233; scolaire et la justice fiscale &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Et ce sont les 263 111 &#233;lecteurs et &#233;lectrices ayant vot&#233; pour QS en septembre dernier qui ont permis &#224; cette vision politique d'&#234;tre entendue. Ils ont aussi permis d'offrir un financement public &#224; ce parti en &#233;mergence et de bien le positionner pour une victoire &#224; la prochaine &#233;lection dans les circonscriptions de Sainte-Marie&#8211;Saint-Jacques, Laurier-Dorion et Hochelaga-Maisonneuve. H&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur a &#233;t&#233; candidat de Qu&#233;bec solidaire dans la circonscription de Vachon en 2010 et 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La convergence des ind&#233;pendantistes</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-convergence-des</link>
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		<dc:date>2013-10-31T00:19:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jocelyn Desjardins</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Desjardins, Jocelyn</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le refus du premier ministre &#233;cossais Alex Salmond de se montrer en public en compagnie de Pauline Marois par peur d'&#234;tre associ&#233; &#224; deux &#233;checs r&#233;f&#233;rendaires est le sympt&#244;me des abc&#232;s qui minent l'ind&#233;pendantisme qu&#233;b&#233;cois : le &#171; r&#233;f&#233;rendisme &#187; et la dispersion de leurs forces. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'y a pas que le gouvernement &#233;cossais qui a peur, les Qu&#233;b&#233;coises aussi. Par deux fois, ils ont &#226;prement go&#251;t&#233; &#224; la d&#233;faite. Aujourd'hui, ils semblent install&#233;s dans un r&#233;flexe d&#233;fensif naturel. La crainte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le refus du premier ministre &#233;cossais Alex Salmond de se montrer en public en compagnie de Pauline Marois par peur d'&#234;tre associ&#233; &#224; deux &#233;checs r&#233;f&#233;rendaires est le sympt&#244;me des abc&#232;s qui minent l'ind&#233;pendantisme qu&#233;b&#233;cois : le &#171; r&#233;f&#233;rendisme &#187; et la dispersion de leurs forces.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas que le gouvernement &#233;cossais qui a peur, les Qu&#233;b&#233;coises aussi. Par deux fois, ils ont &#226;prement go&#251;t&#233; &#224; la d&#233;faite. Aujourd'hui, ils semblent install&#233;s dans un r&#233;flexe d&#233;fensif naturel. La crainte d'une nouvelle blessure r&#233;f&#233;rendaire (savamment exploit&#233;e par nos adversaires f&#233;d&#233;ralistes), et non la peur de l'ind&#233;pendance elle-m&#234;me, agit comme paralysant et freine la progression de notre projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus que, pour tous les ind&#233;pendantistes, la pr&#233;sente situation est d&#233;cevante : le Parti qu&#233;b&#233;cois se retrouve aujourd'hui en situation de gouvernement minoritaire, Qu&#233;bec solidaire n'a pas remport&#233; la moiti&#233; des circonscriptions que cette formation esp&#233;rait gagner et Option nationale a perdu son seul d&#233;put&#233;. Voil&#224; qui devrait rendre imp&#233;rative la convergence de toutes nos forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelque sorte, l'attitude du gouvernement &#233;cossais nous renvoie &#224; nous-m&#234;mes. Appelons cela le miroir &#233;cossais. Plut&#244;t que d'y voir dilution et &#233;tiolement, il nous faut y voir une invitation au questionnement, &#224; l'approfondissement de notre r&#233;flexion et de notre lutte pour l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'imp&#233;ratif de la convergence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un grand enjeu doit &#234;tre examin&#233;, soit celui de la dispersion de nos forces. Plus que jamais, nous sommes en face d'un imp&#233;ratif commun : celui de se rassembler, se reconna&#238;tre dans ses diff&#233;rences et travailler &#224; d&#233;terminer les possibilit&#233;s de convergence de toutes nos forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la seule fa&#231;on pour les ind&#233;pendantistes de pouvoir s&#233;rieusement envisager l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec est d'abord de se r&#233;unir. Est-ce n&#233;cessaire pour autant de se ressembler ? Non. Mais de se respecter ? Si. &#171; &lt;i&gt;Ni parfaits ni ennemis &#224; la cause, mais ensemble&lt;/i&gt; &#187;, tel devrait &#234;tre notre credo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Convergence nationale, c'est d'abord et avant tout un projet de mobilisation non partisane, un moment pour mieux penser la coh&#233;sion des ind&#233;pendantistes, un lieu de dialogue ouvert &#224; la diversit&#233; des courants d'id&#233;es. Il nous faut nous retrouver, clarifier nos objectifs et pr&#233;ciser nos engagements. Tout cela, croyons-nous, est urgent. Et tout cela m&#233;rite de faire l'objet de d&#233;bats ordonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut faire aussi les n&#233;cessaires examens de conscience que le mouvement ind&#233;pendantiste n'arrive pas &#224; faire, engonc&#233; qu'il est entre plusieurs partis, pris eux-m&#234;mes entre leur base militante et celles des autres partis. Sinon, le risque est grand que, sous l'action partisane, les diff&#233;rences d'opinions deviennent &#224; la longue des antagonismes insurmontables. Dans ce contexte, il est n&#233;cessaire de revenir tout de suite au c&#339;ur de la politique sans interm&#233;diaires, de citoyens &#224; citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers des primaires ind&#233;pendantistes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est temps que les ind&#233;pendantistes cessent d'abandonner la question nationale &#224; trois partis politiques qui s'entred&#233;chirent. Il est temps qu'ils deviennent les auteurs de leur propre histoire, qu'ils fassent une plus grande place &#224; leur citoyennet&#233; critique et jettent les bases d'un acte fondateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de leader pouvant f&#233;d&#233;rer toutes les aspirations id&#233;ologiques divergentes, doit-on inventer une nouvelle formule pour se pr&#233;munir des p&#233;nalit&#233;s qu'inflige le syst&#232;me parlementaire britannique &#224; tous ceux qui se divisent ? Serait-ce un parapluie d'action politique commun ? Une plateforme commune ? L'organisation de primaires ind&#233;pendantistes ? Une fusion ? Il faut en discuter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain est que le conformisme, la torpeur et l'inertie doivent &#234;tre surmont&#233;s. C'est un d&#233;fi lanc&#233; contre l'air du temps : sommes-nous capables de reconna&#238;tre notre diversit&#233; au point de la formaliser dans un souffle commun ? C'est une invitation et une responsabilit&#233; collective que nous avons vis-&#224;-vis de notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; en somme pourquoi nous proposons &#224; tous et &#224; toutes la tenue d'un congr&#232;s de la Convergence nationale du 10 au 12 mai prochain au Palais des congr&#232;s de Montr&#233;al. Si la libert&#233; est toujours notre d&#233;sir, il faut la rendre possible et unir la nation derri&#232;re elle. Loin d'&#234;tre un exercice na&#239;f, un dialogue conduisant &#224; la reconnaissance mutuelle constitue, &#224; lui seul et en soi, une fin utile et n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les membres de l'ex&#233;cutif du Nouveau mouvement pour le Qu&#233;bec (NMQ) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jocelyn Desjardins, coporte-parole et pr&#233;sident, Laur&#233;anne Daneau, coporte-parole, Jason Brochu-Valcourt, At&#239;m Le&#243;n, Benjamin Hogue, Danic Parenteau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Option nationale</title>
		<link>https://www.ababord.org/Option-nationale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Option-nationale</guid>
		<dc:date>2013-10-31T00:11:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Leduc</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Leduc, Alexandre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; J'ai toujours &#233;t&#233; contre ces &#171; nationaleux &#187; qui voulaient sauver la langue et laisser crever ceux qui la parlent. &#187; &#8211; Michel Chartrand &lt;br class='autobr' /&gt; On ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. On peut &#234;tre ind&#233;cis, m&#233;lang&#233;, ambivalent, mais on ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. Dans la m&#234;me logique, on ne peut &#234;tre f&#233;d&#233;raliste et souverainiste en m&#234;me temps comme on ne peut &#234;tre &#233;cologiste et consum&#233;riste &#224; la fois. Idem pour le f&#233;minisme et le machisme. Un parti politique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1687.gif?1642092148' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;497&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'ai toujours &#233;t&#233; contre ces &#171; nationaleux &#187; qui voulaient sauver la langue et laisser crever ceux qui la parlent.&lt;/i&gt; &#187; &#8211; Michel Chartrand&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. On peut &#234;tre ind&#233;cis, m&#233;lang&#233;, ambivalent, mais on ne peut &#234;tre de gauche et de droite en m&#234;me temps. Dans la m&#234;me logique, on ne peut &#234;tre f&#233;d&#233;raliste et souverainiste en m&#234;me temps comme on ne peut &#234;tre &#233;cologiste et consum&#233;riste &#224; la fois. &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt; pour le f&#233;minisme et le machisme. Un parti politique doit prendre position sur tous ces axes. Ne se limiter qu'&#224; un seul ou en d&#233;terminer un plus important qu'un autre est un pi&#232;ge strat&#233;gique et philosophique que semble ignorer ON pour le moment. Cet aveuglement (volontaire ?) pourrait &#234;tre la pierre d'achoppement concernant le rapprochement entre QS et ON souhait&#233; par certaines souverainistes progressistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette erreur ne date pas d'hier. Les p&#233;quistes ont leur &#171; article 1 &#187; sur la souverainet&#233; ; les marxistes-l&#233;ninistes ont repouss&#233; le f&#233;minisme, car la lutte contre le capitalisme devait demeurer leur &#171; premier combat &#187;, etc. En regardant les nombreux enjeux de la sc&#232;ne publique, qui n'est pas tent&#233; de se choisir une priorit&#233;, un seul enjeu sur lequel on investirait plus de temps et d'&#233;nergie ? Inconsciemment, nous le faisons tous un peu. Cela d&#233;pend des pr&#233;f&#233;rences et du parcours personnel de tout un chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un projet politique, par contre, doit &#234;tre inclusif et pr&#233;senter une vision globale de la soci&#233;t&#233; telle qu'elle est et telle que l'on voudrait qu'elle devienne. C'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que le b&#226;t blesse entre les militantes de QS et ceux et celles d'ON. Alors que ces deux partis partagent un &#233;ventail assez impressionnant de positions communes (la gratuit&#233; scolaire, Pharma-Qu&#233;bec, le mode de scrutin proportionnel, le refus du priv&#233; en sant&#233;, la ma&#238;trise de nos ressources naturelles, etc.), un d&#233;saccord important persiste quant &#224; la hi&#233;rarchisation de ces enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plusieurs militantes d'ON, l'ind&#233;pendance passe avant tout et est le prisme d'analyse d&#233;terminant de leur vision politique. &#192; Qu&#233;bec solidaire, l'ind&#233;pendance est bien pr&#233;sente &#233;galement, mais elle ne tr&#244;ne pas au somme d'une pyramide de priorit&#233;s, parce qu'une telle pyramide n'existe pas et ne devrait pas exister. Pour Qu&#233;bec solidaire, les cinq valeurs de base du parti, c'est-&#224;-dire l'ind&#233;pendance, la justice sociale, le f&#233;minisme, l'altermondialisme et l'environnement, sont toutes d'&#233;gale importance et se compl&#232;tent. Est-il vraiment possible de sortir le Qu&#233;bec du p&#233;trole sans l'ensemble des pouvoirs en mati&#232;re d'environnement et de fiscalit&#233; ? La situation des femmes avancera-t-elle si on ne se pr&#233;occupe pas de redistribution de la richesse ? En d'autres mots, ces enjeux sont inter&#173;d&#233;pendants et n&#233;cessitent une r&#233;ponse globale dont une nouvelle r&#233;pu&#173;blique serait la pierre angulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mathieu Bock-C&#244;t&#233;, qui a paradoxalement une bonne audience dans les cercles d'ON, faisait r&#233;cemment la le&#231;on aux ind&#233;pendantistes de gauche en citant une liste d'anciens d&#233;put&#233;s du PQ qui venaient du milieu syndical tels Robert Burns ou Guy Bisaillon. En r&#233;f&#233;rant &#224; leurs diff&#233;rents positionnements id&#233;ologiques, Bock-C&#244;t&#233; souligne qu'&#171; &lt;i&gt;ils savaient les hi&#233;rarchiser&lt;/i&gt; &#187;. Dr&#244;le d'id&#233;e. Comme si d&#233;cider de mettre en veilleuse sa vision progressiste de l'&#233;conomie &#233;tait un passage oblig&#233; de tout &#171; vrai &#187; souverainiste. Manifestement, on n'en demande pas tant &#224; la droite, qui, sous le r&#232;gne de Lucien Bouchard, a avanc&#233; &#224; plein r&#233;gime son programme de d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat. Deux poids, deux mesures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette confusion quant &#224; la fausse hi&#233;rarchisation m&#232;ne &#224; d'&#233;tonnants raccourcis. Jean-Martin Aussant affirme publiquement que, contrairement &#224; Qu&#233;bec solidaire, &#171; &lt;i&gt;Option nationale laisse aux Qu&#233;b&#233;cois la libert&#233; de choisir entre la gauche et la droite. &lt;/i&gt; &#187; Encore heureux. S'il fallait que QS emp&#234;che les Qu&#233;b&#233;coises de droite de voter ou de s'exprimer, nous aurions une nouvelle r&#233;publique, oui, mais elle aurait une forte odeur de banane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce que je propose &#224; mes amis d'Option nationale : ne reproduisez pas l'erreur du PQ ou du Parti vert en devenant le parti d'une seule cause. Sortez de cette fausse hi&#233;rarchie improductive. Elle divise plus qu'elle ne rassemble. Ce qui nous rassemble, par contre, c'est l'id&#233;e de faire un pays et d'en profiter pour am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des gens qui y vivront.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur a &#233;t&#233; candidat de Qu&#233;bec solidaire pour la circonscription de &lt;br class='autobr' /&gt;
Hochelaga-Maisonneuve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les syndicats et la politique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-syndicats-et-la-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Les-syndicats-et-la-politique</guid>
		<dc:date>2013-10-31T00:04:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marc Piotte</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Piotte, Jean-Marc </dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale et r&#233;gionale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les syndicats, depuis leur origine, se sont toujours occup&#233;s de politique. Ils ont d&#251; se battre pour obtenir la reconnaissance l&#233;gale de leur existence. Ils ont d&#251; lutter pour que les travailleurs arrachent le droit de vote et d'&#233;ligibilit&#233;. Mais leur engagement politique a pris des formes diff&#233;rentes selon les p&#233;riodes et les syndicats concern&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; En 1970, les comit&#233;s d'action politique qui avaient essaim&#233; dans divers quartiers de Montr&#233;al s'allient aux trois instances syndicales de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les syndicats, depuis leur origine, se sont toujours occup&#233;s de politique. Ils ont d&#251; se battre pour obtenir la reconnaissance l&#233;gale de leur existence. Ils ont d&#251; lutter pour que les travailleurs arrachent le droit de vote et d'&#233;ligibilit&#233;. Mais leur engagement politique a pris des formes diff&#233;rentes selon les p&#233;riodes et les syndicats concern&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1970, les comit&#233;s d'action politique qui avaient essaim&#233; dans divers quartiers de Montr&#233;al s'allient aux trois instances syndicales de Montr&#233;al (l'Alliance des professeurs et les structures r&#233;gionales de la CSN et de la FTQ) pour former, sous la direction de Paul Cliche, le FRAP. Celui-ci serait devenu l'opposition officielle au conseil municipal si Jean Drapeau, utilisant la Crise d'octobre et l'occupation arm&#233;e du Qu&#233;bec, ne l'avait pas identifi&#233; cyniquement au FLQ, le discr&#233;ditant ainsi aupr&#232;s des &#233;lecteurs. En juin 1972, donc apr&#232;s la gr&#232;ve de mai de 300 000 travailleurs et travailleuses contre l'emprisonnement de dirigeants syndicaux dont les trois pr&#233;sidents des centrales, 30 000 ouvriers provenant surtout de la petite industrie quittent la CSN et fondent la CSD. Ils reprochent &#224; la centrale sa politisation marqu&#233;e par un manifeste marxisant et son refus d'ob&#233;ir aux injonctions r&#233;clamant le respect de la loi 19 qui avait impos&#233; en avril le retour au travail des 210 000 salari&#233;es des secteurs public et parapublic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les codes du travail pr&#233;valant en Am&#233;rique du Nord, le syndicat repr&#233;sente tous les travailleurs et travailleuses d'un m&#234;me type d'emploi d'une entreprise s'il obtient l'adh&#233;sion de la majorit&#233;. Aussi, les syndicats, &#224; quelque niveau de la structure syndicale, doivent tenir compte d'une fa&#231;on ou d'une autre de la diversit&#233; des orientations politiques de leurs membres. Cette contrainte &#224; la libert&#233; d'action des syndicats demeure cependant relative.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'appui &#233;lectoral&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux &#233;lections f&#233;d&#233;rales et provinciales, les trois centrales syndicales ont comme position minimale commune d'inviter leurs membres &#224; exercer leur droit de vote, &#224; s'impliquer dans les d&#233;bats politiques et &#224; y d&#233;fendre les politiques de leur centrale. Mais cette position demeure un v&#339;u pieux dans la mesure o&#249; aucune campagne n'est organis&#233;e pour la propager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FTQ se d&#233;marque cependant par un engagement politique plus d&#233;termin&#233;. Membre de la CTC qui &#233;tait, dans une perspective sociale-d&#233;mocrate, organiquement li&#233;e au NPD et influenc&#233;e par ses syndicats affili&#233;s &#224; l'AFL-CIO qui appuient traditionnellement le Parti d&#233;mocrate, cette centrale a d&#233;velopp&#233; une tradition d'appui &#224; un parti politique. La CSN et la CEQ, d'origine catholique, s'en sont abstenues de mani&#232;re relative pour la premi&#232;re et ferme pour la seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir appuy&#233; pendant de nombreuses ann&#233;es le NPD au niveau f&#233;d&#233;ral, la FTQ a par la suite favoris&#233; le Bloc qu&#233;b&#233;cois. Ainsi, lors des &#233;lections de mai 2011, son conseil g&#233;n&#233;ral a appuy&#233; celui-ci &#224; l'unanimit&#233; ! Le conseil conf&#233;d&#233;ral de la CSN a, pour sa part, invit&#233; ses membres &#224; voter pour la candidate ou le candidat le plus en mesure d'emp&#234;cher l'&#233;lection d'un candidat conservateur. La CSQ a repris ses positions traditionnelles lors de toute &#233;lection : elle met en parall&#232;le les programmes des partis ainsi que ses propres positions sans se prononcer sur celui &#224; &#233;lire ou &#224; d&#233;faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des derni&#232;res &#233;lections provinciales (septembre 2012), le conseil g&#233;n&#233;ral de la FTQ n'a pas, comme lors de certaines &#233;lections pr&#233;c&#233;dentes, appuy&#233; le PQ, tandis que le conseil conf&#233;d&#233;ral de la CSN a invit&#233; ses membres &#224; voter pour le candidat ou la candidate qui a le plus de chance de battre le lib&#233;ral ou le caquiste. Le Conseil central de Montr&#233;al m&#233;tropolitain (CCMM-CSN) est all&#233; plus loin : il demande &#224; ses membres de voter pour les candidatures de Qu&#233;bec solidaire dans les circonscriptions o&#249; il n'y a pas de risques de favoriser une victoire de la CAQ ou du PLQ. Cet appui &#224; QS s'&#233;tendra-t-il &#224; d'autres instances syndicales ? Tout d&#233;pendra de l'implication des militantes de Qu&#233;bec solidaire dans les syndicats et de leur habilet&#233; d'y susciter des d&#233;bats politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des derni&#232;res &#233;lections municipales, le CCMM-CSN n'a appuy&#233; aucun parti politique, tandis que le Conseil r&#233;gional Montr&#233;al m&#233;tropolitain (CRMM-FTQ) a offert son soutien aux confr&#232;res syndicaux qui briguaient des postes de conseillers municipaux. Ces deux instances syndicales r&#233;gionales font partie du Conseil intersyndical de Montr&#233;al m&#233;tropolitain (CIMM), une coalition qui regroupe la plupart des syndicats de la grande r&#233;gion de Montr&#233;al. Dans cette p&#233;riode marqu&#233;e par le d&#233;voilement de la corruption des municipalit&#233;s, le CIMM s'impliquera-t-il dans les prochaines &#233;lections ? Chaque syndicat local et chaque instance syndicale r&#233;gionale du Qu&#233;bec resteront-ils cois lors des &#233;lections automnales ? Le temps presse. Les militantes et militants favorables &#224; des pratiques d&#233;mocratiques, transparentes et au service du bien public ne devraient-ils pas se coaliser et intervenir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Calcul &#233;lectoral</title>
		<link>https://www.ababord.org/Calcul-electoral</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Calcul-electoral</guid>
		<dc:date>2013-10-30T23:55:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Baillargeon</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Baillargeon, Normand </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Relativement aux &#233;lections et &#224; l'id&#233;al d&#233;mocratique, il y a quatre id&#233;es qui me paraissent devoir &#234;tre connues de tout le monde. Certaines, comme on va le voir, seront sans doute jug&#233;es tr&#232;s surprenantes, pour ne pas dire troublantes, par qui en entend parler pour la premi&#232;re fois. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est certainement le cas de la premi&#232;re de ces id&#233;es qui nous dit que si par d&#233;mocratie on entend quelque chose comme &#171; refl&#233;tant l'opinion d'un groupe sur une question donn&#233;e &#187;, alors il faut admettre que, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Relativement aux &#233;lections et &#224; l'id&#233;al d&#233;mocratique, il y a quatre id&#233;es qui me paraissent devoir &#234;tre connues de tout le monde. Certaines, comme on va le voir, seront sans doute jug&#233;es tr&#232;s surprenantes, pour ne pas dire troublantes, par qui en entend parler pour la premi&#232;re fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est certainement le cas de la premi&#232;re de ces id&#233;es qui nous dit que si par d&#233;mocratie on entend quelque chose comme &#171; refl&#233;tant l'opinion d'un groupe sur une question donn&#233;e &#187;, alors il faut admettre que, dans bien des cas, ce qui constitue l'opinion du groupe pourra changer consid&#233;rablement, voire du tout au tout, simplement selon la m&#233;thode de vote qu'on choisira pour la d&#233;terminer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me est que pour des conditions qu'on trouvera les plus faciles &#224; admettre et dans les circonstances les plus usuelles, d&#232;s lors qu'on a le choix entre plus de deux options, il n'y a pas toujours de m&#233;thode de vote parfaite et infaillible pour d&#233;terminer cette opinion d'un groupe. La troisi&#232;me est que certaines m&#233;thodes de vote peuvent n&#233;anmoins, pour de bonnes raisons, &#234;tre tenues pour pr&#233;f&#233;rables &#224; d'autres, &#224; diff&#233;rents points de vue. La quatri&#232;me est qu'il y a malgr&#233; tout de fort d&#233;fendables raisons de ch&#233;rir un id&#233;al d&#233;mocratique, d'autant qu'il tient &#224; d'autres dimensions que le seul fait de voter pour prendre une d&#233;cision sur une question ou une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de ces id&#233;es ont &#233;t&#233; &#233;tablies math&#233;matiquement et il est impossible de leur rendre pleinement justice sans le recours &#224; des raisonnements et &#224; des d&#233;monstrations parfois complexes. Mais je veux n&#233;anmoins en donner une id&#233;e au moins intuitive.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;tonnantes difficult&#233;s &#224; identifier un choix collectif&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Supposons (j'adapte ici un exemple propos&#233; par &#201;ric Pacuit) que les 21 membres du collectif d'&lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; aient &#224; d&#233;cider parmi quatre sujets de dossier possibles lequel retenir pour le prochain num&#233;ro. Appelons ces sujets A, B, C et D. Une mani&#232;re de faire, la plus courante, celle qu'on utilise dans nos &#233;lections, est de demander &#224; chacun de donner sa pr&#233;f&#233;rence entre les quatre choix. Disons qu'on d&#233;couvre alors que 8 personnes pr&#233;f&#232;rent le sujet A, 7 pr&#233;f&#232;rent le sujet B, 6 le sujet C, personne ne pr&#233;f&#233;rant le sujet D. On opte donc pour le sujet A. Mais si on avait demand&#233; aux gens d'ordonner leurs pr&#233;f&#233;rences, on aurait pu obtenir ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
3 personnes : A, B, C, D&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 personnes : A, C, B, D&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 personnes : B, D, C, A&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 personnes : C, B, D, A&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On reconna&#238;tra ici nos 8 personnes (3 + 5) pr&#233;f&#233;rant le sujet A que nous venons de d&#233;clarer le gagnant de cette &#233;lection. Mais consid&#233;rez &#224; pr&#233;sent que 13 personnes consid&#232;rent que ce sujet est le pire des quatre et que la d&#233;cision prise est donc, en ce sens, pour le groupe, la pire de toutes ! Si nous &#233;cartons A et que nous &#233;cartons aussi D, que personne n'a retenu, nous restons avec deux options : B et C. Eh bien, il y a de bonnes raisons de choisir B et de bonnes raisons de choisir C ! Elles ont &#233;t&#233; avanc&#233;es dans le cadre d'une bataille &#233;pique entre deux grands noms de la th&#233;orie des choix sociaux, ce qui est le domaine dont rel&#232;vent les d&#233;bats que je vous pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Condorcet (1743-1794), nous devrions choisir le sujet qui, au terme de confrontations un &#224; un de tous les sujets les uns aux autres, battrait tous ses adversaires. Ici, c'est C qui l'emporterait et on dira que c'est le gagnant de Condorcet. L'ennui, c'est qu'il n'y en a pas toujours un. Selon le contradicteur de Condorcet, appel&#233; Jean-Charles de Borda (1733-1799), nous devrions regarder de plus pr&#232;s comment B se comporte dans ces confrontations un &#224; un en demandant aux votants d'attribuer des points aux choix possibles : 0 &#224; leur dernier choix, 1 &#224; l'avant-dernier, 2 au deuxi&#232;me choix et 3 &#224; leur premier choix. En ce cas, A aurait obtenu 24 points, B 44 points, C 38 points et D 20 points. Selon cette m&#233;thode, B serait donc le gagnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple simple se g&#233;n&#233;ralise et montre que, contrairement aux id&#233;es re&#231;ues, l'agr&#233;gation des choix individuels pour en d&#233;gager le choix collectif est une affaire bien plus complexe qu'on pourrait le penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait ma premi&#232;re id&#233;e et elle conduit &#224; la deuxi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas de solution infaillible &#224; ce probl&#232;me&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On pourrait en effet penser que si nous cherchons mieux nous trouverons une mani&#232;re toujours infaillible de d&#233;terminer le choix collectif. Condorcet lui-m&#234;me avait trouv&#233; sur cette question un paradoxe qui porte aujourd'hui son nom et qu'il a tout fait ensuite pour r&#233;soudre. Le voici en termes simples. Imaginons qu'un comit&#233; de s&#233;lection compos&#233; de trois personnes A, B et C, ait &#224; choisir un candidat parmi trois postulants x, y et z. Les choix de chacun sont ordonn&#233;s et sont les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votant A : ordre de pr&#233;f&#233;rence : x, y, z&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votant B : ordre de pr&#233;f&#233;rence : y, z, x&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votant C : ordre de pr&#233;f&#233;rence : z, x, y&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons attentivement ce r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans deux cas sur trois, x bat y.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans deux cas sur trois, y bat z. En d'autres termes, x bat donc y, qui lui-m&#234;me bat z.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, dans deux cas sur trois &#233;galement, z bat x !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de transitivit&#233; &#8211; qui veut que si l'ensemble x est plus grand que l'ensemble y et que cet ensemble y est plus grand que l'ensemble z, alors n&#233;cessairement l'ensemble x est plus grand que l'ensemble z &#8211; n'est pas respect&#233; et il y a l&#224; quelque chose de profond&#233;ment troublant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or en 1963, un &#233;conomiste appel&#233; Kenneth Arrow, qui a d'ailleurs re&#231;u pour cela ce qu'on appelle, faussement, le Prix Nobel d'&#233;conomie, a d&#233;montr&#233; un r&#233;sultat qu'on pourra r&#233;sumer de mani&#232;re imparfaite, mais intuitivement intelligible et correcte comme suit : d&#232;s qu'il s'agit pour des gens de choisir entre trois options ou plus, toutes les m&#233;thodes de vote utilis&#233;es pour d&#233;terminer le choix gagnant qui satisfont quatre banales conditions de rationalit&#233; pourraient produire un r&#233;sultat intransitif &#8211; en ce sens qu'un paradoxe comme celui de Condorcet pourra s'y manifester.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des mod&#232;les pr&#233;f&#233;rentiels et proportionnels&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Est-ce l&#224; le fin mot de l'affaire ? Non car, troisi&#232;me id&#233;e, il y a tout de m&#234;me des degr&#233;s d'imperfection entre les m&#233;thodes possibles de votation &#8211; celles que j'ai pr&#233;sent&#233;es plus haut et quelques autres qui ont &#233;t&#233; propos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elles refl&#232;tent mieux la diversit&#233; des opinions, qu'elles tendent moins &#224; polariser les votes, beaucoup de gens pr&#233;conisent des m&#233;thodes dites pr&#233;f&#233;rentielles, c'est-&#224;-dire par lesquelles on peu voter pour plusieurs options, en exprimant, justement, ses pr&#233;f&#233;rences. Borda, &#233;voqu&#233; plus haut, est ici une importante source d'inspiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pr&#233;conise aussi, pour des raisons similaires, une repr&#233;sentation proportionnelle, qui permettrait d'assurer une repr&#233;sentation au moins en partie proportionnelle des opinions exprim&#233;es. Diverses m&#233;thodes sont propos&#233;es pour parvenir &#224; ces fins et je pense, avec bien d'autres, que la vie politique du Qu&#233;bec comme du Canada changerait consid&#233;rablement par leur adoption et que c'est sans doute en grande partie pour des motifs platement&#8230; &#233;lectoralistes que nos syst&#232;mes &#233;lectoraux ne sont pas r&#233;form&#233;s en profondeur en ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;loge de la d&#233;mocratie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais, et c'est la derni&#232;re id&#233;e que je voulais proposer, la d&#233;mocratie ne se r&#233;duit certainement pas &#224; des &#233;lections, encore moins au fait de voter &#224; intervalles plus ou moins fixes. L'attachement &#224; la d&#233;mocratie peut, pour commencer, &#234;tre un attachement &#224; la v&#233;rit&#233; en ce sens que, sous certaines conditions, la d&#233;mocratie est susceptible de faire avancer vers elle, voire d'y conduire. Condorcet a prouv&#233; un c&#233;l&#232;bre th&#233;or&#232;me qui le montre bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rez une pi&#232;ce de monnaie juste. Si vous la lancez 4 fois, vous pourrez avoir un &#233;tonnant r&#233;sultat, comme par exemple qu'elle tombe plusieurs fois de suite sur pile. Mais si vous la lancez 10 000 fois, elle tendra vers sa distribution normale : &#234;tre tomb&#233; 5 000 fois sur pile et 5 000 fois sur face. Si la pi&#232;ce est cependant fausse, c'est-&#224;-dire biais&#233;e en faveur de, disons, pile, le m&#234;me raisonnement vaut. La pi&#232;ce pourra tomber quatre fois de suite sur face, mais si vous la lancez 10 000 fois, elle tendra &#224; tomber plus souvent sur pile. De sorte que si on imagine un groupe de gens m&#234;me tr&#232;s l&#233;g&#232;rement plus susceptibles de trouver la bonne r&#233;ponse entre deux options, plus le nombre de ces gens augmente, plus il est certain qu'ils la trouveront !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pour cela, bien entendu, que ces personnes soient inform&#233;es et cherchent sinc&#232;rement la v&#233;rit&#233; et ce qui est mieux pour tous plut&#244;t que pour eux seulement : bref qu'elles soient &#233;duqu&#233;es, ouvertes au dialogue, curieuses, honn&#234;tes. Et la d&#233;mocratie, de mani&#232;re profonde et substantielle, devrait justement &#234;tre cela : des gens menant un type de vie associative par lequel ils partagent des int&#233;r&#234;ts communs, d&#233;lib&#232;rent, ont le souci des autres, de leur bien-&#234;tre, de la justice et ainsi de suite. Tout autant qu'une r&#233;forme de notre syst&#232;me &#233;lectoral, soigner notre d&#233;mocratie signifiera r&#233;tablir de telles conditions de vivre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une mince t&#226;che, et cela pour de nombreuses raisons. Mais je pense que les extraordinaires in&#233;galit&#233;s qui pr&#233;valent d&#233;sormais dans nos soci&#233;t&#233;s y sont pour beaucoup.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Gauche au Qu&#233;bec</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-Gauche-au-Quebec</link>
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		<dc:date>2013-04-18T15:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;D&#233;bat au bar Les Pas Sages, 951 rue Rachel Est, &lt;br class='autobr' /&gt;
avec Diane Lamoureux, Catherine Dorion, Marc Laviolette et Alexandre Leduc. &lt;br class='autobr' /&gt; Pourquoi les id&#233;es derri&#232;re lesquelles des centaines milliers de personnes sont pr&#234;tes &#224; se rassembler dans la rue trouvent-elles si peu d'&#233;cho &#224; l'Assembl&#233;e nationale et dans les partis politiques ? Comment rallier le pouvoir de la rue et celui des urnes ? C'est la grande question abord&#233;e dans le dernier &#192; B&#226;bord. Et pour poursuivre la r&#233;flexion nous avons invit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-La-gauche-au-Quebec-entre-" rel="directory"&gt;Dossier : La gauche au Qu&#233;bec, entre la rue et les urnes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1616.gif?1642092144' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;630&#034; height=&#034;450&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;bat au bar Les Pas Sages, 951 rue Rachel Est, &lt;br class='autobr' /&gt;
avec Diane Lamoureux, Catherine Dorion, Marc Laviolette et Alexandre Leduc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi les id&#233;es derri&#232;re lesquelles des centaines milliers de personnes sont pr&#234;tes &#224; se rassembler dans la rue trouvent-elles si peu d'&#233;cho &#224; l'Assembl&#233;e nationale et dans les partis politiques ? Comment rallier le pouvoir de la rue et celui des urnes ? C'est la grande question abord&#233;e dans le &lt;a href=&#034;http://ababord.org/spip.php?article1613&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dernier &lt;i&gt;&#192; B&#226;bord&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Et pour poursuivre la r&#233;flexion nous avons invit&#233; quatre personnes, quatre progressistes qui ont chacun une perspective particuli&#232;re sur cette question. Ce sera une soir&#233;e d'&#233;changes et de discussions passionnantes. Participez &#224; cette r&#233;flexion avec nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 29 avril 2013&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s 18 h 30&lt;br class='autobr' /&gt;
Au bar &lt;a href=&#034;http://www.barlespassages.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Pas sages&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS. Des billets seront en vente pour notre show &lt;i&gt;&#192; l'abordage !&lt;/i&gt;, qui aura lieu le vendredi 24 mai. 5 dollars en pr&#233;vente !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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