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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le bon mot...</title>
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		<dc:date>2012-12-07T02:30:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan Perrier</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse du discours</dc:subject>
		<dc:subject>Perrier, Yvan </dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; On ne peut plus jouer sur les mots &#187;. Line Beauchamp, 25 avril 2012. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rome br&#251;le ! Non. Reprenons. Le Qu&#233;bec br&#251;le ! Pendant ce temps, le Premier ministre (Pm) Jean Charest, trouve que sa pi&#232;ce est un peu trop surchauff&#233;e. Insensible &#224; la souffrance sociale qui s&#233;vit &#224; l'ext&#233;rieur de son bunker et fort conscient que la surchauffe vient de ses d&#233;cisions impopulaires en tout point conformes &#224; ses orientations n&#233;olib&#233;rales, le Pm souhaite qu'on rafra&#238;chisse la pi&#232;ce qu'il occupe. Pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-45-ete-2012-" rel="directory"&gt;No 045 - &#233;t&#233; 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-etudiant-+" rel="tag"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Analyse-du-discours-+" rel="tag"&gt;Analyse du discours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Perrier-Yvan-+" rel="tag"&gt;Perrier, Yvan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1495.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;297&#034; height=&#034;198&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On ne peut plus jouer sur les mots&lt;/i&gt; &#187;. Line Beauchamp, 25 avril 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rome br&#251;le ! Non. Reprenons. Le Qu&#233;bec br&#251;le ! Pendant ce temps, le Premier ministre (Pm) Jean Charest, trouve que sa pi&#232;ce est un peu trop surchauff&#233;e. Insensible &#224; la souffrance sociale qui s&#233;vit &#224; l'ext&#233;rieur de son bunker et fort conscient que la surchauffe vient de ses d&#233;cisions impopulaires en tout point conformes &#224; ses orientations n&#233;olib&#233;rales, le Pm souhaite qu'on rafra&#238;chisse la pi&#232;ce qu'il occupe. Pour ce faire, il demande &#224; son serviteur de d&#233;marrer&#8230; le climatiseur. Le bon mot pour r&#233;sumer le comportement de Jean Charest durant le conflit &#233;tudiant &#233;dition 2012 : irresponsabilit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que les &#233;tudiantEs font la gr&#232;ve par dizaines de milliers depuis, au moment d'&#233;crire ces lignes, onze semaines, la ministre de l'&#201;ducation et le Pm semblent avoir &#233;gar&#233; leur dictionnaire. Ces deux personnes d&#233;cident de s'improviser pseudo lexicologues. Pour qualifier les &#233;v&#233;nements qui se d&#233;roulent autour d'eux, ils introduisent, depuis le d&#233;but du conflit, un mauvais terme. Sous pr&#233;texte que le mot &#171; gr&#232;ve &#187; tombe sous le couvert exclusif du Code du travail et arguant que les &#233;tudiantEs ne sont pas leurs salari&#233;Es, ils pr&#233;f&#232;rent qualifier le moyen de pression qui se d&#233;ploie sous leurs yeux de &#171; boycott &#187;. Tout bien r&#233;fl&#233;chi, ils choisissent un ersatz visant &#224; d&#233;naturer la nature de l'action &#233;tudiante. Nous prouverons plus loin que nous sommes bel et bien en pr&#233;sence d'une gr&#232;ve et qu'elle est irr&#233;futablement politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains chroniqueurs, &#233;ditorialistes ou analystes qui se sp&#233;cialisent dans l'intoxication id&#233;ologique, reprennent en ch&#339;ur le vocabulaire insipide de la ministre Beauchamp et du Pm Charest. Nous voici donc en plein univers post-moderne o&#249; les mots perdent leur sens v&#233;ritable. Souhaitons-nous la bienvenue dans l'embryon de la novlangue. Vous vous rappelez cette langue invent&#233;e par George Orwell dans le roman &lt;i&gt;1984&lt;/i&gt;. Novlangue : langue officielle d'Oc&#233;ania visant &#224; rendre impossible l'expression des id&#233;es subversives et surtout &#224; emp&#234;cher toute critique &#224; l'endroit des dirigeantEs politiques. Une langue simplifi&#233;e &#224; l'extr&#234;me qui s'accompagne d'un lexique normalis&#233; et qui emp&#234;che de concevoir la complexit&#233; du r&#233;el. Durant la crise &#233;tudiante de 2012, le vocabulaire normalis&#233; qu'ont cherch&#233; &#224; nous imposer Jean Charest et Line Beauchamp s'apparente, toute proportion gard&#233;e, &#224; cette fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, monsieur Charest et madame Beauchamp ont raison de dire qu'une gr&#232;ve correspond &#224; un arr&#234;t de travail qui, selon le nombre de personnes vis&#233;es par l'accr&#233;ditation, peut concerner un seul ou plusieurs salari&#233;s. Mais, puisque le Code du travail n'est pas une r&#233;f&#233;rence universelle indispensable quand vient le temps de v&#233;rifier la d&#233;finition des mots, appuyons-nous plut&#244;t sur le &lt;i&gt;Petit Robert&lt;/i&gt;. &#192; l'entr&#233;e du mot gr&#232;ve, on lit, entre autres choses : &#171; &lt;i&gt;Arr&#234;t volontaire et collectif d'une activit&#233;, par revendication ou protestation. Gr&#232;ve des &#233;tudiants&lt;/i&gt; &#187;. La gr&#232;ve des &#233;tudiantEs n'a rien d'une &#233;ventualit&#233; chim&#233;rique. Elle est possible, voire m&#234;me r&#233;elle selon le dictionnaire. Demandons-nous maintenant pourquoi les &#233;tudiantEs font la gr&#232;ve en 2012 ? R&#233;ponse : pour emp&#234;cher la hausse des frais de scolarit&#233; annonc&#233;e par le gouvernement Charest. Les membres des trois associations &#233;tudiantes (FECQ, FEUQ et CLASSE) veulent modifier l'orientation politique du gouvernement qui entend hausser de 325$ par ann&#233;e, pendant cinq ans, les frais de scolarit&#233; (1625$ au total, soit une hausse de 75%). &#192; l'entr&#233;e de l'expression &#171; gr&#232;ve politique &#187;, G&#233;rard Dion nous donne, dans le &lt;i&gt;Dictionnaire canadien des relations industrielles&lt;/i&gt;, la d&#233;finition suivante : &#171; &lt;i&gt;Gr&#232;ve dont l'objet est d'amener le gouvernement &#224; modifier sa politique ou son attitude sur un point donn&#233;. Il faut remarquer qu'elle est faite contre l'&#201;tat gouvernement et non contre l'&#201;tat employeur&lt;/i&gt; &#187;. Les &#233;tudiantEs n'&#233;tant pas les employ&#233;Es du gouvernement, font donc, en 2012, une gr&#232;ve &#233;minemment politique contre l'&#201;tat gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Par del&#224; les mots : le metteur en sc&#232;ne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais, en politique, il y a pire que le simple jeu sur les mots. Il y a la manipulation des &#233;v&#233;nements politiques. Car, qui dit politique, dit sc&#232;ne politique. Qui dit sc&#232;ne politique, dit n&#233;cessairement mise en sc&#232;ne. Qui dit mise en sc&#232;ne, dit &#233;galement metteur en sc&#232;ne. Scrutons d'un peu plus pr&#232;s certains &#233;v&#233;nements non anodins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais (UQO), la mise en sc&#232;ne des &#233;v&#233;nements qui se sont produits les 18 et 19 avril 2012 relevait du surr&#233;alisme. En deux jours, il y a eu plus de 300 arrestations. Les 160 arrestations du 18 avril 2012 ont &#233;t&#233; l'&#339;uvre de la police municipale. Les policiers de Gatineau avaient eu, jusqu'alors, des relations tr&#232;s convenables avec les opposantEs &#224; la hausse des frais de scolarit&#233;. Pour organiser les 150 arrestations du lendemain, soit le 19 avril, il y avait toujours les policiers de Gatineau et du renfort un peu plus muscl&#233; : l'escouade anti-&#233;meute de la S&#251;ret&#233; du Qu&#233;bec (SQ), rien de moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois de ma vie, le 19 avril 2012, j'ai &#233;t&#233; un t&#233;moin auditif et visuel d'une &#171; arrestation programm&#233;e &#187;. Les personnes qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es, au pavillon Lucien Brault de l'UQO, se sont fait pi&#233;ger par la police&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#224; ce sujet : Mathieu B&#233;langer. 2012. &#171; Manifestation de jeudi &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous avons &#233;t&#233; deux personnes &#224; entendre, vers 13 heures, un &#233;change talkie-walkie entre des repr&#233;sentants de la force de l'ordre. Je cite de m&#233;moire ici celui qui coordonnait les communications du c&#244;t&#233; des policiers : &#171; &lt;i&gt;On en laisse entrer une centaine, puis on les embarque. &lt;/i&gt; &#187; Il y a un bon mot en anglais pour rendre compte de cette tactique : &lt;i&gt;entrapment&lt;/i&gt;. La &#171; sourici&#232;re &#187;, si vous pr&#233;f&#233;rez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute l'infrastructure requise pour effectuer une telle rafle &#233;tait sur place. Pr&#233;sence polici&#232;re nettement disproportionn&#233;e par rapport au nombre de manifestants. Autobus nolis&#233;s pour &#171; embarquer &#187; les personnes qui allaient &#234;tre arr&#234;t&#233;es et des ambulances disponibles &#224; proximit&#233; advenant des &#171; dommages collat&#233;raux &#187;. Bref, toute une gamme de ressources qui ne se d&#233;placent pas facilement, sans un minimum de planification strat&#233;gique pr&#233;alable. Hasardons une hypoth&#232;se ici : il y avait &#224; l'UQO des ressources consid&#233;rables parce qu'en haut lieu le metteur en sc&#232;ne avait d&#233;cid&#233; que l'heure &#233;tait venue de mater et de r&#233;primer un mouvement de contestation qui en &#233;tait &#224; sa dixi&#232;me semaine. Un mouvement que le gouvernement voulait diviser en refusant toute n&#233;gociation, &#224; moins que les porte-parole des associations se soumettent &#224; une exigence s&#233;mantique de la ministre : condamner la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout compte fait, l'heure &#233;tait venue de faire peur et d'intimider la jeunesse en gr&#232;ve. La strat&#233;gie r&#233;pressive pr&#233;conis&#233;e par le gouvernement de Jean Charest, durant cette dixi&#232;me semaine de gr&#232;ve estudiantine, &#233;tait d'une limpidit&#233; cristalline. Avan&#231;ons l'hypoth&#232;se suivante : le plan de match du grand metteur en sc&#232;ne semblait &#233;trangement s'apparenter &#224; ce qui suit : provoquer des &#233;v&#233;nements en &lt;i&gt;crescendo&lt;/i&gt;. D'abord, effectuer des arrestations massives &#224; Gatineau (et ailleurs &#233;galement) alors que la nature des &#233;v&#233;nements &#224; g&#233;rer ne l'exigeait pas. Ensuite, laisser la manifestation du vendredi 20 avril, devant le Palais des congr&#232;s &#224; Montr&#233;al d&#233;g&#233;n&#233;rer &#224; un point tel que dans l'esprit de certains se produise une association automatique entre la violence et la CLASSE. Tout ceci, en vue de discr&#233;diter la cause &#233;tudiante et surtout de diviser le mouvement &#233;tudiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici se posent deux question : la ministre de l'&#201;ducation et le Premier ministre vont-ils de leur c&#244;t&#233; d&#233;noncer les arrestations massives, d&#233;coulant de pi&#232;ges habilement tendus par les policiers ? Vont-ils demander au Procureur g&#233;n&#233;ral de laisser tomber les accusations r&#233;sultant d'une action provoqu&#233;e par la police elle-m&#234;me ? Car c'est justement ce qui est arriv&#233; &#224; Gatineau le jeudi 19 avril 2012. Des personnes ont &#233;t&#233; amen&#233;es &#224; faire quelque chose par la ruse et par la feinte polici&#232;re. Il n'y a qu'un bon mot pour qualifier cette strat&#233;gie gouvernementale : d&#233;raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est inacceptable dans les pr&#233;sentes circonstances, r&#233;side en ceci : la r&#233;pression s'acharne sur des &#233;tudiantEs qui luttent contre la hausse des frais de scolarit&#233;. Pourtant, le co&#251;t de la gratuit&#233;, selon les &#233;tudes consult&#233;es, se situe entre 500 et 750 millions de dollars en 2012&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B&#233;langer, Jules et Oscar Calderon. 2012. La hausse des droits de scolarit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La pr&#233;sente r&#233;pression cible les jeunes cerveaux du Qu&#233;bec. Ces personnes qui nous disent infatigablement la m&#234;me chose que les &#233;tudiantEs universitaires de 1958. Rappelons qu'&#224; l'&#233;poque, 21 000 universitaires avaient fait une gr&#232;ve de 24 heures pour obtenir la gratuit&#233; &#224; l'universit&#233;. Les trois porte-parole &#233;tudiants avaient fait le pied de grue durant 37 jours pour rencontrer le Premier ministre Duplessis. Ce fut pour Francine Laurendeau, Jean-Pierre Goyer et Bruno Meloche, peine perdue. Le chef n'&#233;tait pas disponible pour les &#171; pelleteux de nuages &#187;. Ajoutons que les &#233;tudiantEs d'aujourd'hui, qui se font matraquer, poivrer et gazer ne demandent pas le socialisme. Ils revendiquent quelque chose qui s'inscrit dans le sillage du rapport Parent, &#224; savoir : l'abolition &#171; &#224; long terme &#187; des frais de scolarit&#233; &#224; l'universit&#233; (Rapport Parent, Tome 5, p. 199).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudiantEs du Qu&#233;bec de 2012 clament haut et fort que les droits de scolarit&#233; &#224; l'universit&#233; sont trop &#233;lev&#233;s. Elles et ils ajoutent que l'adage en vertu duquel qui s'instruit s'enrichit n'est plus vrai pour toutes et pour tous. Qui s'instruit, aujourd'hui, trop souvent s'endette et cette personne peut, au sortir de sa formation, se retrouver sans r&#233;elle perspective d'emploi. La dette &#233;tudiante peut correspondre, dans certains cas, &#224; une dette &#224; vie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Autoritarisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un jour, vous croiserez peut-&#234;tre un gr&#233;viste de la faim. Il n'y aura que madame Beauchamp pour parler d'un &#171; boycott alimentaire &#187; ou d'un &#171; r&#233;gime amincissant radical &#187;. La r&#233;pression qui s'est abattue sur les &#233;tudiantEs gr&#233;vistes est l'&#339;uvre justement d'un r&#233;gime politique radical qui bafoue les r&#232;gles d&#233;mocratiques des associations &#233;tudiantes. Quand il n'y a plus de respect, des r&#232;gles de la vie associative&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Si la libert&#233; d'association ne prot&#232;ge que la r&#233;union de personnes &#224; des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#224; cause des injonctions ou des invitations du personnel politique, des recteurs et de certains directeurs de c&#233;geps &#224; d&#233;foncer les lignes de piquetage, la vie en soci&#233;t&#233; devient impossible. C'est dans un chaos, pr&#233;curseur du dirigisme &#233;tatique, que voulait nous pr&#233;cipiter le metteur en sc&#232;ne des &#233;v&#233;nements des 18, 19 et 20 avril 2012. En effet, &#171; &lt;i&gt;il faut cesser de jouer sur les mots&lt;/i&gt; &#187;, il n'y a qu'un mot commun &#224; tous les r&#233;gimes qui traversent une crise sociale en la r&#233;primant s&#233;v&#232;rement : autoritarisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut, en tout temps, combattre l'autoritarisme &#233;tatique qui broie la libert&#233; d'association et qui manipule les &#233;v&#233;nements &#224; des fins opportunistes ou &#233;lectoralistes. Il faut faire tomber les accusations injustes qui p&#232;sent contre celles et ceux qui ont courageusement lutt&#233; pour obtenir le gel des frais de scolarit&#233; &#224; l'UQO comme ailleurs. Face &#224; un gouvernement assoiff&#233; d'autoritarisme anti-d&#233;mocratique, qu'on se le dise : &lt;i&gt;la Lutta continua&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet : Mathieu B&#233;langer. 2012. &#171; Manifestation de jeudi &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais ; Le pi&#232;ge tendu par la police &#187;. &lt;i&gt;Le Droit&lt;/i&gt;, 21 avril.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B&#233;langer, Jules et Oscar Calderon. 2012. &lt;i&gt;La hausse des droits de scolarit&#233; et ses impacts sur le co&#251;t de programme de l'Aide financi&#232;re aux &#233;tudes. &lt;/i&gt; Montr&#233;al : IR&#201;C, p. 42 ; Minist&#232;re des finances du Qu&#233;bec. 2011. &lt;i&gt;Plan de financement des universit&#233;s &#233;quitable et &#233;quilibr&#233;&lt;/i&gt;, tableau 6, p. 23.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Si la libert&#233; d'association ne prot&#232;ge que la r&#233;union de personnes &#224; des fins communes, mais non l'exercice des activit&#233;s m&#234;mes pour lesquelles l'association a &#233;t&#233; form&#233;e, alors cette libert&#233; est effectivement l&#233;galiste, parcimonieuse et voire m&#234;me insipide.&lt;/i&gt; &#187; Juge en chef Dickson. Canada, 1987 a). &lt;i&gt;Renvoi relatif &#224; la Public Service Employee Relations Act (Alb.).&lt;/i&gt; [1987] 1 R.C.S., p 81.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le programme &#034;Bleu, Blanc, Bouge&#034;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-programme-Bleu-Blanc-Bouge</link>
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		<dc:date>2012-12-07T02:27:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marc Adjizian, Sylvain Lefebvre, Romain Roult</dc:creator>


		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Adjizian, Jean-Marc</dc:subject>
		<dc:subject>Lefebvre, Sylvain</dc:subject>
		<dc:subject>Roult, Romain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Canada, les probl&#232;mes de surpoids et de manque d'activit&#233; physique deviennent de plus en plus alarmants. En effet, selon une enqu&#234;te men&#233;e par Statistique Canada et publi&#233;e en 2011, 85 % des adultes et 93 % des enfants et des jeunes Canadiens n'atteignent pas le niveau minimal quotidien d'activit&#233; physique n&#233;cessaire pour maintenir une bonne sant&#233; et un bien-&#234;tre satisfaisant (Statistique Canada, 2011). Selon le Canada's House of Commons Standing Committee on Health, le Canada pr&#233;sente (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-sport-en-ville-une-" rel="directory"&gt;Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1504.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;263&#034; height=&#034;175&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Canada, les probl&#232;mes de surpoids et de manque d'activit&#233; physique deviennent de plus en plus alarmants. En effet, selon une enqu&#234;te men&#233;e par Statistique Canada et publi&#233;e en 2011, 85 % des adultes et 93 % des enfants et des jeunes Canadiens n'atteignent pas le niveau minimal quotidien d'activit&#233; physique n&#233;cessaire pour maintenir une bonne sant&#233; et un bien-&#234;tre satisfaisant (Statistique Canada, 2011). Selon le &lt;i&gt;Canada's House of Commons Standing Committee on Health&lt;/i&gt;, le Canada pr&#233;sente l'un des plus hauts taux d'ob&#233;sit&#233; infantile du monde dit d&#233;velopp&#233; et se classerait au 5e rang parmi les pays de l'OCDE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sant&#233; : une situation alarmante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Ces probl&#232;mes sont &#233;galement pr&#233;sents au Qu&#233;bec. En effet, des donn&#233;es de 2007 et de 2008 mettent en lumi&#232;re que 47,5 % des jeunes gar&#231;ons &#226;g&#233;s de 12 &#224; 17 ans et 64,7 % des jeunes filles du m&#234;me &#226;ge font moins de sept heures d'activit&#233; physique chaque semaine, temps n&#233;cessaire pour favoriser la sant&#233; selon les directives canadiennes en mati&#232;re d'activit&#233; (Tremblay et coll., 2011). Plusieurs recherches ont d&#233;montr&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es que le milieu dans lequel vit un individu conditionne grandement la sant&#233; physique et mentale de ce dernier. Or, il a &#233;galement &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que l'environnement b&#226;ti joue un r&#244;le central dans les choix et les motivations incitant diverses personnes &#224; adopter un mode de vie actif (Giles-Corti et Donovan, 2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'environnement b&#226;ti ne se limite pas aux &#233;quipements sportifs, mais englobe l'ensemble des &#233;l&#233;ments de l'environnement physique autres que naturels, tels que les espaces publics, les infrastructures de transport, les lieux d'habitation, etc. Selon Day et ses collaborateurs (2006), l'environnement b&#226;ti exerce &#233;galement son influence sur l'activit&#233; physique &#224; travers trois facteurs centraux, soit l'accessibilit&#233; g&#233;ographique, &#233;conomique et sociale, l'attrait, et la s&#233;curit&#233;. Ainsi, ces trois facteurs jouent un r&#244;le primordial dans l'appropriation des espaces sportifs par la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le projet &#171; Bleu, Blanc, Bouge &#187;, un &#233;quipement sportif de proximit&#233; dans les quartiers d&#233;favoris&#233;s.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Le projet &#171; Bleu, Blanc, Bouge &#187; est le projet phare de la Fondation des Canadiens pour l'enfance. Il s'agit du don et de la construction de patinoires ext&#233;rieures r&#233;frig&#233;r&#233;es, de dimension officielle pour le hockey nord-am&#233;ricain, dans cinq quartiers d&#233;favoris&#233;s de Montr&#233;al. La Fondation d&#233;finit ces patinoires comme &#233;tant des &#171; &lt;i&gt;lieux d'animation, de rencontre et d'activit&#233; physique qui permettront aux enfants de ces milieux de conna&#238;tre les avantages d'un mode de vie sain et physiquement actif&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en partenariat avec l'organisme parapublic Qu&#233;bec en Forme, et avec la participation des groupes communautaires locaux, que la Fondation des Canadiens pour l'enfance vise &#224; assurer le succ&#232;s du programme &#171; Bleu Blanc Bouge &#187;. &#192; la suite de l'implantation de la premi&#232;re patinoire de ce programme dans le quartier Saint-Michel en 2008, la Fondation des Canadiens pour l'Enfance a inaugur&#233; sa deuxi&#232;me patinoire ext&#233;rieure au parc Le Carignan dans l'arrondissement Montr&#233;al-Nord en janvier 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; &#224; sa troisi&#232;me ann&#233;e d'existence, la patinoire &#171; Bleu, Blanc, Bouge &#187; est reconnue par la tr&#232;s grande majorit&#233; des acteurs du milieu comme &#233;tant un franc succ&#232;s. La raison de cette r&#233;ussite remonte au tout d&#233;but du processus d'implantation de l'&#233;quipement. En effet, la Fondation des Canadiens pour l'enfance a collabor&#233; avec Qu&#233;bec en Forme, Centraide et la Direction de la diversit&#233; sociale de la Ville de Montr&#233;al afin d'&#233;tablir les crit&#232;res permettant de cibler les quartiers le plus appropri&#233;s &#224; recevoir ce type de programme. Les facteurs centraux retenus sont le caract&#232;re d&#233;favoris&#233; des quartier, la pr&#233;sence d'un bassin important d'enfants et une importante mobilisation d&#233;j&#224; en place men&#233;e autour des saines habitudes de vie. D'autres &#233;l&#233;ments sont &#233;galement pris en compte, tels que la s&#233;curit&#233;, les infrastructures de transport et le potentiel d'utilisation. On vise ainsi &#224; choisir les lieux o&#249; l'on retrouve les param&#232;tres favorisant une appropriation de l'espace sportif par la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'exp&#233;rience exemplaire de Montr&#233;al-Nord&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; Montr&#233;al-Nord, la demande pour une patinoire &#171; Bleu, Blanc, Bouge &#187; provient d'une association entre la Direction de la culture, des sports, des loisirs et du d&#233;veloppement social et le Regroupement &#201;coles et milieux en sant&#233; de Montr&#233;al-Nord (R&#201;MES). Ce dernier r&#233;unit trois instances locales : Qu&#233;bec en Forme Montr&#233;al-Nord, &#201;coles et milieux en sant&#233; et le Comit&#233; Toxico de la table de concertation jeunesse de Montr&#233;al-Nord. La mission de ce regroupement est &#171; &lt;i&gt;de d&#233;velopper, en milieu scolaire prioritairement, une vision commune et une intervention globale concert&#233;e en promotion de la sant&#233;, du bien-&#234;tre et de la r&#233;ussite &#233;ducative des jeunes de 0-17 ans principalement.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs instances issues des secteurs communautaire, scolaire, sportif, de la sant&#233; et municipal travaillent en partenariat avec le R&#201;MES. Alors que c'est l'arrondissement qui est mandat&#233; pour la gestion de la patinoire, le R&#201;MES joue le r&#244;le primordial d'agent de diffusion de l'information concernant la patinoire aupr&#232;s de divers acteurs de la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie d'implantation et de gestion de cet &#233;quipement sportif de proximit&#233; a &#233;t&#233; mise en &#339;uvre de fa&#231;on &#224; encourager une appropriation rapide de cet espace sportif par la population du quartier. Le site d'implantation choisi par l'arrondissement de Montr&#233;al-Nord semble permettre de r&#233;pondre aux trois facteurs centraux influant sur l'activit&#233; physique : l'accessibilit&#233;, l'attrait et la s&#233;curit&#233;. En effet, le parc Le Carignan qui a accueilli en 2010 la patinoire &#171; Bleu, Blanc, Bouge &#187; est situ&#233; &#224; proximit&#233; de plusieurs &#233;coles, dans un quartier r&#233;sidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la patinoire est implant&#233;e &#224; l'int&#233;rieur du secteur le plus d&#233;favoris&#233; de Montr&#233;al-Nord, le secteur Nord-Est. Or, il &#233;tait important pour l'arrondissement de permettre &#224; cette population d&#233;favoris&#233;e vivant dans le secteur d'avoir acc&#232;s &#224; des plateaux sportifs publics &#224; proximit&#233;. Une meilleure accessibilit&#233; g&#233;ographique est assur&#233;e par les quatre grands axes routiers avoisinants, soit les boulevards Lacordaire, Henri-Bourassa, Langelier et Maurice-Duplessis. Par ailleurs, l'argent investi par l'arrondissement dans la r&#233;novation du parc vise &#233;galement une meilleure appropriation citoyenne par l'am&#233;lioration de l'attrait du site. Ainsi, plusieurs milliers de dollars ont &#233;t&#233; engag&#233;s pour l'am&#233;lioration du plan lumineux, la construction de nouveaux &#233;quipements et l'am&#233;lioration des infrastructures existantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcroit, plusieurs &#233;l&#233;ments du secteur choisi ont une influence positive quant &#224; la s&#251;ret&#233; du lieu, mais surtout sur le sentiment de s&#233;curit&#233; qui est devenu un th&#232;me primordial en urbanisme depuis Death and life of great American cities de Jane Jacobs (1961). Ce sentiment prend encore plus d'importance dans un quartier comme Montr&#233;al-Nord o&#249; le taux de criminalit&#233; est &#233;lev&#233; et o&#249; les probl&#232;mes reli&#233;s aux gangs de rue sont largement pr&#233;sents. La n&#233;cessit&#233; de veiller sur la rue, id&#233;e mise de l'avant par Jacobs, devient donc essentielle. C'est ce qui fait du parc Le Carignan un choix strat&#233;gique. Son implantation dans un quartier r&#233;sidentiel &#224; densit&#233; moyenne permet une utilisation ponctuelle de la patinoire par une population, principalement des jeunes familles habitant pr&#232;s du lieu de pratique, et par cons&#233;quent une meilleure supervision provenant du voisinage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il faut signaler la proximit&#233; du Centre local des services communautaires (CLSC) et du poste du Service de police de la Ville de Montr&#233;al. Le partenariat entre le R&#201;MES et les institutions scolaires et communautaires du quartier engendre aussi une appropriation de l'&#233;quipement par ces derniers, alors que le tiers de la plage horaire leur est r&#233;serv&#233;. De plus, le mat&#233;riel qui est mis &#224; leur disposition (patins, casques, etc.) facilite grandement l'accessibilit&#233; &#224; l'&#233;quipement par ces groupes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un d&#233;fi &#224; relever : l'int&#233;gration des femmes et des immigrantEs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, certains &#233;l&#233;ments semblent freiner l'appropriation citoyenne de la patinoire &#171; Bleu, Blanc, Bouge &#187;, principalement en ce qui concerne les populations immigrantes et f&#233;minines. L'absence de pr&#234;t de mat&#233;riel pour les usagers en pratique libre, l'omnipr&#233;sence de la pratique du hockey et la pr&#233;sence accrue de participants tr&#232;s sportifs semblent d&#233;courager ces populations d'utiliser cet &#233;quipement sportif. Une strat&#233;gie d'animation mise en place sur et autour de la patinoire, comme il se fait &#224; l'int&#233;rieur d'autres quartiers, a d&#233;j&#224; d&#233;montr&#233; son efficacit&#233; dans ce genre de probl&#233;matique. Ainsi, une telle strat&#233;gie mise de l'avant par l'arrondissement de Montr&#233;al-Nord pourrait optimiser l'appropriation citoyenne de cet &#233;quipement sportif de proximit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Day, K., et coll.. 2006. The Irvine-Minnesota inventory to measure built environments : development. &lt;i&gt;American Journal of Preventive Medicine&lt;/i&gt;, 30, 144-152.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Giles-Corti, B., Donovan, R.J., 2002. The relative influence of individual, social and physical environment determinants of physical activity. &lt;i&gt;Social Science &amp; Medicine &lt;/i&gt; 54, 1793-1812.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jacobs, Jane, 1961.&lt;i&gt; Death and life of great American cities&lt;/i&gt;. New York : Vintage.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Tremblay MS, Warburton DE, Janssen I, Paterson DH, Latimer AE, Rhodes RE, et al. 2011. Nouvelles Directives canadiennes en mati&#232;re d'activit&#233; physique. &lt;i&gt;Appl. Physiol. Nutr. Metab.&lt;/i&gt; 36(1) : 36-46&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les laiss&#233;s-pour-compte du baseball</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-laisses-pour-compte-du</link>
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		<dc:date>2012-12-06T04:24:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Nareau</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Nareau, Michel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;cemment, Moneyball a &#233;t&#233; mis en nomination pour six Oscars, ph&#233;nom&#232;ne plut&#244;t rare pour un film portant sur le baseball. C'est qu'au lieu de s'attarder &#224; la grandeur et aux mis&#232;res d'une &#233;quipe n&#233;glig&#233;e qui ferait fi des divergences internes pour cimenter son esprit de corps et triompher dans un match ultime contre des favoris arrogants, Moneyball est une fable &#233;conomique portant sur le fonctionnement d&#233;cisionnel des propri&#233;taires d'un club. En prenant appui sur les As d'Oakland de 2002, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nareau-Michel-+" rel="tag"&gt;Nareau, Michel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1498.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;253&#034; height=&#034;375&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cemment, &lt;i&gt;Moneyball &lt;/i&gt; a &#233;t&#233; mis en nomination pour six Oscars, ph&#233;nom&#232;ne plut&#244;t rare pour un film portant sur le baseball. C'est qu'au lieu de s'attarder &#224; la grandeur et aux mis&#232;res d'une &#233;quipe n&#233;glig&#233;e qui ferait fi des divergences internes pour cimenter son esprit de corps et triompher dans un match ultime contre des favoris arrogants, &lt;i&gt;Moneyball&lt;/i&gt; est une fable &#233;conomique portant sur le fonctionnement d&#233;cisionnel des propri&#233;taires d'un club. En prenant appui sur les As d'Oakland de 2002, &#233;quipe qui a remport&#233; le championnat de sa division malgr&#233; une tr&#232;s faible masse salariale et la perte de trois de ses meilleurs joueurs sur le march&#233; des joueurs autonomes, le film plaide pour l'innovation dans un univers capitaliste f&#233;roce et &#233;videmment in&#233;quitable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'invention d'un nouveau paradigme ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Construit &#224; partir d'un essai &#233;ponyme, publi&#233; en 2003 par Michael Lewis, sp&#233;cialiste de la finance et de Wall Street, Moneyball suit les tribulations du directeur-g&#233;rant des As, Billy Beane, qui modifie son mod&#232;le d'affaires pour r&#233;pondre &#224; la situation &#233;conomique difficile dans laquelle se retrouve son &#233;quipe. En misant sur de nouvelles statistiques, appel&#233;es &#171; saberm&#233;trique &#187;, Beane d&#233;niche des joueurs peu en demande qui apportent beaucoup parce que leur plus-value correspond &#224; des habilit&#233;s n&#233;glig&#233;es par ses adversaires. Il en r&#233;sulte un avantage certain pour Oakland, qui rivalise ainsi avec des &#233;quipes plus riches. Bien que le film, par son insistance sur la &#171; saberm&#233;trique &#187;, se distingue de la tonalit&#233; usuelle des &#339;uvres cin&#233;matographiques et litt&#233;raires du baseball centr&#233;e sur le conservatisme nostalgique d'un &#226;ge d'or pourtant fond&#233; sur l'exclusion, il s'appuie n&#233;anmoins sur l'id&#233;e que ce syst&#232;me d'iniquit&#233;s n'a pas &#224; &#234;tre transform&#233; en profondeur. Jamais en effet n'est remise en cause la disparit&#233; entre les masses salariales et les revenus ; tout se passe plut&#244;t dans ce r&#233;cit comme si l'innovation propre &#224; la soci&#233;t&#233; capitaliste du savoir permettait aux &#171; petits &#187; de niveler le cadre de comp&#233;tition avec les &#171; gros &#187; sans avoir &#224; le changer. C'est ce qui explique la r&#233;ception enthousiaste de ce film aux Oscars, dans la mesure o&#249;, d'une part, il montre que le succ&#232;s est possible malgr&#233; une structure in&#233;galitaire et, d'autre part, que l'&#233;chec repose sur la seule responsabilit&#233; des petites organisations incapables d'innover, peu importe le contexte dans lequel elles se situent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'empreinte de la marchandisation &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Le film permet certes de comprendre comment la m&#233;ritocratie est intimement li&#233;e au sport en g&#233;n&#233;ral, et au baseball en particulier, puisqu'une large part du discours culturel &#233;tats-unien s'appuie sur ce jeu pour favoriser l'int&#233;gration sociale au mod&#232;le national et pour assurer le d&#233;veloppement du syst&#232;me &#233;conomique capitaliste. Mais il reconduit surtout une marchandisation de l'&#234;tre humain : les &#233;changes de joueurs et l'acquisition du personnel sportif sont au c&#339;ur du film, dans une logique fonctionnelle qui fait de chaque joueur un num&#233;ro parmi d'autres d'une machine &#224; victoires et &#224; profits. Ainsi, une des plus vives sc&#232;nes du film concerne un &#233;change o&#249; Beane fait des pieds et des mains pour acqu&#233;rir un certain Rincon, proc&#233;dant &#224; de vastes mouvements de personnel, sans que les individus soient consid&#233;r&#233;s autrement que comme des pantins de l'organisation. D'ailleurs, la t&#226;che des dirigeants du club est de d&#233;shumaniser leurs relations avec les joueurs afin de les percevoir, selon l'euph&#233;misme employ&#233;, comme des pros, et donc facilement &#233;changeables, rempla&#231;ables, cong&#233;diables. Or, un autre film, paru en 2008, Sugar, pose au contraire un regard critique sur les iniquit&#233;s du syst&#232;me du baseball majeur, en montrant justement les contraintes et les injustices avec lesquelles doivent composer les joueurs dominicains de baseball, soumis &#224; ce processus de r&#233;ification qui en fait des pions dans un syst&#232;me de profits et de triomphes qui les d&#233;passe. Les pr&#233;misses du film d'Anna Boden et de Ryan Fleck sont n&#233;o-r&#233;alistes ; il s'agit d'offrir un portrait de Miguel Santos, surnomm&#233; Sugar, lanceur de 19 ans, qui r&#234;ve d'obtenir un contrat, puis de se rendre aux &#201;tats-Unis pour jouer dans les ligues mineures avant d'acc&#233;der au baseball majeur. La trajectoire de Santos est n&#233;cessairement sem&#233;e d'embuches, mais le film ne vise pas &#224; rendre compte d'une r&#233;ussite individuelle en c&#233;l&#233;brant les vertus du travail, du sacrifice, de l'effort, de la confiance en soi, etc. Au contraire, ce qui est r&#233;v&#233;l&#233;, c'est d'une part l'isolement d'un joueur dominicain trait&#233; comme une marchandise bon march&#233;, ballott&#233; entre les cultures, ais&#233;ment rempla&#231;able, tenu de faire vivre sa famille demeur&#233;e &#224; San Pedro de Macoris et de r&#233;pondre &#224; ses attentes, car la situation du clan familial est tributaire des performances du lanceur. D'ailleurs, la premi&#232;re partie du film d&#233;crit ce vaste r&#233;seau d'attentes qui place le baseball au c&#339;ur de la vie culturelle de la R&#233;publique dominicaine en faisant de ce sport le principal moteur d'une mobilit&#233; sociale et &#233;conomique &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur du pays. Apr&#232;s avoir appris un nouveau tir, sous l' ?il scrutateur et froid d'un recruteur de l'&#233;quipe professionnelle de Kansas City, Santos profite d'une fin de semaine de cong&#233; pour visiter sa famille, qui organise une f&#234;te pour c&#233;l&#233;brer le retour du h&#233;ros. Devenu un centre d'attention, Sugar doit composer avec les pressions d&#233;coulant de son nouveau statut, puisque la survie de la famille repose sur sa r&#233;ussite sportive et financi&#232;re, les contrats consentis par les &#233;quipes professionnelles n'ayant aucune commune mesure avec le niveau de vie de la soci&#233;t&#233; dominicaine, cr&#233;ant du coup un clivage entre la vie productive des paysans coupeurs de canne &#224; sucre et l'&#233;conomie globalis&#233;e du baseball, qui forme l'&#233;lite locale. D'autre part, le film d&#233;crit la structure &#233;conomique du baseball, &#224; travers l'&#233;vocation des acad&#233;mies dominicaines, des n&#233;gociations contractuelles, du mode de vie dans les &#233;quipes mineures et des possibilit&#233;s d'avancement des joueurs en fonction d'&#233;l&#233;ments ind&#233;pendants de leurs talents en tant qu'athl&#232;tes. Sans jamais pr&#233;senter un univers dichotomique qui opposerait les Dominicains &#224; une structure uniquement raciste et ferm&#233;e, le film souligne n&#233;anmoins toutes les embuches qui compliquent la trajectoire des Dominicains qui se mesurent &#224; des jeunes sportifs issus des coll&#232;ges &#233;tats-uniens, pay&#233;s, eux, &#224; fort prix, et donc mieux trait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Un syst&#232;me d'exploitation : les acad&#233;mies de baseball&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Ces difficult&#233;s sont de plusieurs ordres, mais elles prennent appui sur un syst&#232;me &#233;conomique d'exploitation, l'acad&#233;mie de baseball, dont le mod&#232;le, depuis g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; l'Am&#233;rique latine, a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; en R&#233;publique dominicaine. Ces acad&#233;mies ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es par Alan M. Klein dans son essai &lt;i&gt;Sugarball. The American Game, the Dominican Dream&lt;/i&gt;, o&#249; l'essayiste montre que le fait de retirer de la vie sociale dominicaine de tr&#232;s jeunes joueurs (de 14 &#224; 20 ans) talentueux pour les inscrire dans des &#233;coles sportives, propri&#233;t&#233;s d'&#233;quipes professionnelles puisant dans le bassin de talents &#233;trangers pour alimenter les &#233;quipes du baseball majeur et leurs filiales, d&#233;structurait la vie nationale et sociale. &#192; partir de cet essai, et de la transposition cin&#233;matographique qu'en font les r&#233;alisateurs, on saisit mieux les obstacles qu'affronte Sugar en &#233;tant au c&#339;ur de cette logique d'exploitation capitaliste. Ainsi, les joueurs sont retir&#233;s de la vie productive dominicaine et de son syst&#232;me d'&#233;ducation au nom de la valorisation de leur talent sportif et forc&#233;s &#224; l'apprentissage de l'anglais, n&#233;cessaire pour s'acclimater aux exigences du baseball. La sc&#232;ne initiale du film montre d'ailleurs un de ces cours d'anglais adapt&#233; &#224; la vie sportive. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les joueurs dominicains, dans la logique de la marchandisation du sport, sont par ailleurs constamment d&#233;favoris&#233;s parce qu'ils ne ma&#238;trisent pas les codes culturels tenus pour acquis par les &#233;quipes. Malgr&#233; la bonne volont&#233; des intervenants, l'effort d'adaptation demeure la responsabilit&#233; du joueur hispanophone, s&#233;cr&#233;tant de l'isolement et de l'anxi&#233;t&#233;, surtout lorsque des athl&#232;tes progressent dans le r&#233;seau des filiales et se retrouvent dans de petites communaut&#233;s repli&#233;es. C'est le cas de Santos. Apr&#232;s avoir impressionn&#233; l'organisation de Kansas City, il est exp&#233;di&#233; &#224; Davenport en Iowa, o&#249; il est h&#233;berg&#233; par la famille Higging dont aucun membre ne parle espagnol. Malgr&#233; l'hospitalit&#233; et la gentillesse du couple &#226;g&#233;, Santos est laiss&#233; &#224; lui-m&#234;me et doit am&#233;nager sa vie, partag&#233; entre ses mod&#232;les culturels d'origine et les r&#232;gles diffuses de la soci&#233;t&#233; d'accueil. Le film s'attarde en d&#233;tail sur ses accrocs au code, sur des moments de communication difficile, notamment dans les soupers familiaux &#233;largis, si bien que cela complique sa vie, notamment dans ses dimensions non athl&#233;tiques. Santos est toujours ainsi saisi dans son individualit&#233;, socialement et culturellement situ&#233;e dans un cadre &#233;conomique et sportif qui nie son humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;chapper &#224; l'exploitation par la red&#233;couverte du jeu &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; De fait, le film met en &#233;vidence cette atomisation d&#233;coulant du mod&#232;le &#233;conomique et du clivage culturel, faisant bien voir que Santos &#233;touffe dans ce lieu, dans cette &#233;quipe, qu'il finit par abandonner, malgr&#233; son talent et son amour du jeu. Il part alors pour New York, o&#249; il va conna&#238;tre une vie quotidienne d'immigrant : la pauvret&#233;, la recherche de travail, la qu&#234;te de r&#233;f&#233;rences partag&#233;es jusqu'au jour o&#249; il d&#233;couvre une ligue amicale de baseball. En effet, des Latino-Am&#233;ricains recal&#233;s des &#233;quipes professionnelles se retrouvent sur un terrain d&#233;labr&#233; pour r&#233;apprendre la joie enfantine du jeu hors des orni&#232;res de l'exploitation et de la marchandisation. Ils jouent avec plaisir et abandon, en recr&#233;ant une vie communautaire autour du baseball. Le film se termine sur cette sc&#232;ne de r&#233;appropriation du jeu, signalant du coup que la logique de r&#233;ification &#233;conomique par le baseball professionnel, c&#233;l&#233;br&#233;e dans &lt;i&gt;Moneyball&lt;/i&gt; et expos&#233;e de mani&#232;re critique dans &lt;i&gt;Sugar&lt;/i&gt;, n'est pas in&#233;luctable et qu'une autre appr&#233;hension du jeu, plus informelle et transgressive, demeure possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La coupe est pleine</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-coupe-est-pleine</link>
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		<dc:date>2012-12-06T04:23:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>Matthieu Labrie, Pierre-Mathieu Le Bel</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le film de Fernando Meirelles (The Constant Gardener ; Blindness) pr&#233;sentant la candidature de la ville de Rio aupr&#232;s du Comit&#233; international Olympique (CIO) avait quelque chose de magique. En 2 minutes et demie, Rio y est pr&#233;sent&#233; comme une ville o&#249; la pratique des sports, de l'escalade &#224; la natation en passant par le volleyball et le v&#233;lo, cohabite avec l'urbanit&#233; la plus vibrante dans une compl&#232;te convivialit&#233;. Lorsque Rio a obtenu les Jeux olympiques de 2016, le 2 octobre 2009, c'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-sport-en-ville-une-" rel="directory"&gt;Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1497.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;320&#034; height=&#034;240&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le film de Fernando Meirelles (&lt;i&gt;The Constant Gardener ; Blindness&lt;/i&gt;) pr&#233;sentant la candidature de la ville de Rio aupr&#232;s du Comit&#233; international Olympique (CIO) avait quelque chose de magique. En 2 minutes et demie, Rio y est pr&#233;sent&#233; comme une ville o&#249; la pratique des sports, de l'escalade &#224; la natation en passant par le volleyball et le v&#233;lo, cohabite avec l'urbanit&#233; la plus vibrante dans une compl&#232;te convivialit&#233;. Lorsque Rio a obtenu les Jeux olympiques de 2016, le 2 octobre 2009, c'est comme si une partie de la magie avait acquis une existence r&#233;elle. Tout comme en octobre 2007, au moment o&#249; le Br&#233;sil obtenait la Coupe du Monde FIFA 2014, cela a soulev&#233; l'enthousiasme dans toutes les couches de la population. Pouvait-on &#234;tre contre la Coupe du Monde dans un pays si fortement associ&#233; au soccer ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est plus tard que bien des acteurs de la soci&#233;t&#233; civile ont d&#233;chant&#233;. D'abord, sur l'importance des concessions faites au CIO et &#224; la FIFA et aux co&#251;ts associ&#233;s aux infrastructures et multiples projets li&#233;s aux deux &#233;v&#233;nements. Les jeux panam&#233;ricains de 2007 avaient d&#233;j&#224; laiss&#233; des installations v&#233;tustes avant m&#234;me d'&#234;tre r&#233;affect&#233;es &#224; d'autres usages, et, au fil du temps, il est apparu que la r&#233;novation du mythique stade Maracana (de m&#234;me que la construction de 11 autres stades, dont certains dans des villes qui n'ont pas de march&#233; pour soutenir leur occupation &#224; long terme comme &#224; Cuiaba et &#224; Manaus), la construction de trois autoroutes, la r&#233;habilitation du port et les politiques urbaines hygi&#233;nistes semblent &#234;tre un prix &#233;lev&#233; &#224; payer. Prix qui ne cesse d'ailleurs d'augmenter : on &#233;voque le chiffre de 100 milliards de R&#233;al (54$ canadiens environ), 170% d'augmentation depuis l'estimation de 2009&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ville &#224; vendre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le CIO et la FIFA investissent une ville, ils le font pour des raisons pr&#233;cises : l'ouverture d'un march&#233; sud-am&#233;ricain, plus particuli&#232;rement br&#233;silien, &#233;mergent, certainement, mais aussi l'appropriation de ce qui constitue historiquement le bien commun de la ville. &#192; Rio, il ne s'agit donc pas uniquement de se doter d'un lieu destin&#233; &#224; la tenue d'un &#233;v&#233;nement ; on recherche un espace dont on pourra mettre en march&#233; les avantages autrefois publics et l'image mondialement connue. Un peu de Samba et de bikinis, pour clich&#233;s qu'ils soient, ne nuiront pas &#224; faire mousser la vente, et l'espace public urbain de la m&#233;tropole culturelle br&#233;silienne rec&#232;le d'autres avantages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve, l'article 11 de la &lt;i&gt;Lei geral da Copa&lt;/i&gt; (Loi g&#233;n&#233;rale de la coupe du monde) adopt&#233;e en mars, interdit la vente de biens et de nourritures dans un rayon de deux kilom&#232;tres autour des sites &#233;v&#233;nementiels. Cette mesure prive de revenus des milliers de vendeurs ambulants qui auraient pu profiter de l'achalandage touristique durant les comp&#233;titions et transforme l'espace urbain en gigantesque r&#233;serve de client&#232;le captive pour les commanditaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l'article 37 pr&#233;voit &#233;galement la formation de tribunaux &#171; sp&#233;ciaux &#187; pour le traitement des jugements et des requ&#234;tes en lien avec les &#233;v&#233;nements : &#233;v&#233;nement sp&#233;cial signifie &#233;galement syst&#232;me de justice d'exception. Le m&#234;me type de contrat lie le gouvernement br&#233;silien avec le CIO. L'Acte olympique (loi 12.035), adopt&#233; par le gouvernement f&#233;d&#233;ral en 2009. l&#233;gif&#232;re sur les lois d'immigration et octroie des pouvoirs unilat&#233;raux et &#171; extraordinaires &#187; au gouvernement br&#233;silien avant et pendant les comp&#233;titions. Il peut, entre autres, intervenir dans le cadre de n'importe quel contrat public, si cela est fait dans le but d'optimiser les performances des J-O. Cette clause est utilis&#233;e pour privatiser des biens immobiliers publics en les transf&#233;rant au Comit&#233; olympique br&#233;silien (COB). De plus, l'Acte Olympique prohibe l'utilisation de symboles ou de slogans &lt;i&gt;se rapprochant&lt;/i&gt; de ceux propos&#233;s par le CIO, &#224; des fins artistiques ou commerciales, encore une fois limitant les profits que pourraient retirer les petits commer&#231;ants informels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exceptions servent &#224; l&#233;gitimer des aberrations comme l'expulsion des citoyens de &lt;i&gt;Villa Autodromo&lt;/i&gt; &#224; deux pas du Village olympique, qui d&#233;tenaient pourtant des titres l&#233;gaux. En 1994, l'&#201;tat de Rio a en effet accord&#233; aux 4000 r&#233;sidents un bail de 99 ans et a d&#233;sign&#233; le secteur &#171; Zone sp&#233;ciale d'int&#233;r&#234;t social &#187;. On peut &#233;voquer encore des &#233;difices abandonn&#233;s du port, de propri&#233;t&#233; f&#233;d&#233;rale, qui devraient selon la constitution &#234;tre vou&#233;s au secteur public advenant leur reconversion. Or on en fit presque cadeau au priv&#233; qui, du coup, expulse des familles enti&#232;res qui avaient colonis&#233; les interstices abandonn&#233;s depuis des d&#233;cennies. On mettra &#233;galement en march&#233; les Favelas, espaces urbains laiss&#233;s libres si longtemps. Un oubli passager du capital, somme toute.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Favela des uns, la communaut&#233; des autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Favela est appel&#233;e &#171; &lt;i&gt;comunidade&lt;/i&gt; &#187; par ses habitants. La communaut&#233;. C'est le fruit de la d&#233;brouillardise d'une couche de la population qui a &#233;t&#233; rejet&#233;e &#224; la marge de la vie politique br&#233;silienne depuis plus de 50 ans. Autrefois, c'&#233;tait un lieu possible d'habitation pour des paysans renvoy&#233;s des campagnes. Aujourd'hui eux-m&#234;mes et leurs enfants occupent toujours ces espaces &#224; la marge. La comunidade illustre d'abord et avant tout l'&#233;chec d'une politique urbaine mal adapt&#233;e &#224; la situation socio-&#233;conomique. Ce n'est pas le produit de la conqu&#234;te territoriale d'un mafieux sans scrupule ni un espace de violence gratuite ni le triste milieu de vie de victimes impuissantes, mais bien la solution improvis&#233;e, construite de toutes pi&#232;ces, par des groupes sans acc&#232;s au pouvoir politique, face &#224; un d&#233;veloppement urbain qui les a obstin&#233;ment ignor&#233;s et qui continue de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On oublie trop souvent de mentionner que les communaut&#233;s de Rio de Janeiro sont tr&#232;s souvent compos&#233;es de maisons de briques, que plusieurs rues sont pav&#233;es, que des formes de transports collectifs informels et formels y sont mises en place, qu'une &#233;conomie s'y est d&#233;velopp&#233;e, que des &#233;coles et des services de sant&#233; s'y sont &#233;tablis. Tout cela presque toujours suite au travail de leur population et en &lt;i&gt;d&#233;pit&lt;/i&gt; de l'&#201;tat et de ses institutions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bandes criminalis&#233;es et policiers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on parle des bandes criminalis&#233;es qu'on y trouve, on ne mentionne pas qu'il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que plusieurs habitants des communaut&#233;s pr&#233;f&#232;rent leur pr&#233;sence &#224; celle de la police. C'est ce qu'ont r&#233;v&#233;l&#233; les consultations publiques men&#233;es dans les communaut&#233;s dans les ann&#233;es 1990 par Luiz Eduardo Suares, alors secr&#233;taire &#224; la s&#233;curit&#233; publique de Rio de Janeiro. Les bandes passent pour avoir des r&#232;gles claires. On ne sait jamais, par contre, quel nouveau pr&#233;texte les policiers trouveront pour extorquer, rudoyer, agresser jeunes et moins jeunes. La situation n'a pas chang&#233; aujourd'hui. Le syst&#232;me judiciaire br&#233;silien, rong&#233; par la corruption, n'arrive pas &#224; assurer une s&#233;curit&#233; publique qui soit &#233;gale pour tous. Des milices form&#233;es de membre des forces de l'ordre animent dans les communaut&#233;s un racket de la protection qui ne terrorise pas uniquement leurs habitants d'ailleurs. Lorsque la juge Patricia Acioli a &#233;t&#233; tu&#233;e en juillet 2011 &#224; Niteroi, en banlieue de Rio, les balles utilis&#233;es &#233;taient celles d'un bataillon de la police militaire et c'est un haut grad&#233; de cette police qui fait face &#224; un proc&#232;s relatif &#224; cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;S&#233;curit&#233; publique et expulsions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le &lt;i&gt;Choque de ordem&lt;/i&gt;, l'op&#233;ration majeure de &#171; s&#233;curit&#233; publique &#187; men&#233;e par les force de l'ordre dans les Favelas depuis pr&#232;s de 2 ans, est per&#231;u par plusieurs comme une strat&#233;gie de ce syst&#232;me corrompu pour s'approprier les avantages que procurent les communaut&#233;s&#8230; et il y en a ! Les montagnes o&#249; sont situ&#233;es les communaut&#233;s occup&#233;es par la police sont celles qui sont situ&#233;es entre les quartiers les plus riches de la ville (et du monde, &#224; bien des &#233;gards). Ce sont aussi celles qui ont les plus belles vues sur la mer et sont les plus proches des sites des J-O et de ceux de la coupe du monde de soccer. Ces deux &#233;v&#233;nements servent de justifications &#224; une s&#233;rie d'expulsions (150 000 au Br&#233;sil apprenait-on les 27 et 28 ao&#251;t 2011 au sommet des Comit&#233;s populaires de la coupe du monde et des olympiques &#224; Bras&#237;lia). Lorsqu'on intensifie la pr&#233;sence militaire dans les communaut&#233;s, l'existence des narcotrafiquants sert de l&#233;gitimation &#224; une op&#233;ration beaucoup plus vaste de mise en march&#233; de cette partie de l'espace urbain &#224; l'approche de ces deux m&#233;ga-&#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, Raquel Rolnik, rapporteuse sp&#233;ciale de l'ONU sur le logement, a d&#233;pos&#233; en mai 2011 un rapport o&#249; elle r&#233;v&#233;lait la gravit&#233; de l'atteinte aux droits des habitants de ces communaut&#233;s &#224; qui aucune information n'est donn&#233;e quant aux intentions de la ville. Lorsque la justice d&#233;cide d'expulser une famille de sa demeure, l'ordre est effectif imm&#233;diatement et aucune information n'est donn&#233;e quant &#224; savoir o&#249; et dans quelles conditions les expuls&#233;s se retrouveront. Face &#224; cela, il y a quelque temps d&#233;j&#224; que les Cariocas les plus pauvres se demandent ce qu'ils ont &#224; gagner des J-O. et de la Coupe du Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011, deux ans apr&#232;s que le court m&#233;trage de Meirelles ait &#233;t&#233; utilis&#233; par le comit&#233; olympique br&#233;silien, deux chercheurs pourtant extr&#234;mement critiques des jeux et de leurs effets sur la soci&#233;t&#233; carioca et sa ville m'expliquaient &#224; quel point ils avaient &#233;t&#233; eux-m&#234;mes &#233;mus par le film. Lorsque se tiendra la Coupe du Monde, lorsque la flamme olympique traversera la ville, les images retransmises en direct &#224; travers le monde laisseront-elles voir cet urbanisme bouscul&#233;, travers&#233; par les tensions et les in&#233;galit&#233;s ou, comme dans le film de Meirelles, fera-t-on uniquement briller les plus beaux atours de Rio ? Ces atours qui &#233;taient publics et qui seront alors &#224; vendre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Roller, genre et politique</title>
		<link>https://www.ababord.org/Roller-genre-et-politique</link>
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		<dc:date>2012-12-06T04:19:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pinote</dc:creator>


		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Diversit&#233; sexuelle et de genre</dc:subject>
		<dc:subject>Pinote</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Invent&#233; en 1930, puis tomb&#233; dans l'oubli, le roller-derby connait aujourd'hui un regain de popularit&#233;, port&#233; par des groupes issus de la culture alternative. En plus d'&#234;tre une discipline hautement spectaculaire et r&#233;jouissante, ce sport bouscule les carcans de genre, expose la diversit&#233; et cultive la communaut&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Un sport en plein essor &lt;br class='autobr' /&gt;
Le roller-derby est un sport d'&#233;quipe f&#233;minin , qui se pratique en patins &#224; roulettes old school (pas ceux &#224; roues align&#233;es) sur une piste ovale. Le but (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-sport-en-ville-une-" rel="directory"&gt;Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Diversite-sexuelle-+" rel="tag"&gt;Diversit&#233; sexuelle et de genre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pinote,622-+" rel="tag"&gt;Pinote&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1499.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;421&#034; height=&#034;164&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Invent&#233; en 1930, puis tomb&#233; dans l'oubli, le roller-derby connait aujourd'hui un regain de popularit&#233;, port&#233; par des groupes issus de la culture alternative. En plus d'&#234;tre une discipline hautement spectaculaire et r&#233;jouissante, ce sport bouscule les carcans de genre, expose la diversit&#233; et cultive la communaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un sport en plein essor&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le roller-derby est un sport d'&#233;quipe f&#233;minin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Des ligues masculines commencent &#224; &#233;merger.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , qui se pratique en patins &#224; roulettes &lt;i&gt;old school&lt;/i&gt; (pas ceux &#224; roues align&#233;es) sur une piste ovale. Le but du jeu est de marquer des points en r&#233;alisant des tours de piste sans se faire bloquer/pousser/&#233;jecter de la piste par l'autre &#233;quipe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;pour une explication plus pr&#233;cise des r&#232;glements, consulter&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est un sport de contact. F&#233;minin. Et en plein essor. Montr&#233;al compte par exemple 6 &#233;quipes actives, la coupe du monde tenue en 2011 &#224; Toronto a r&#233;uni 13 pays diff&#233;rents et le Comit&#233; Olympique consid&#232;re actuellement l'admission de cette discipline aux jeux de 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer un tel engouement ? Peut &#234;tre par le fait qu'en plus d'&#234;tre une discipline sportive exigeante, c'est aussi un sport-spectacle extr&#234;mement divertissant, ancr&#233; dans une culture alternative qui r&#233;sonne aupr&#232;s d'un public interpell&#233; par le rock, la contre-culture, l'atmosph&#232;re survolt&#233;e et les tickets abordables. La notion de spectacle est renforc&#233;e par l'animation (le flamboyant Plastic Patrick &#224; Montr&#233;al), les costumes, les joueuses qui adoptent des noms de derby ironiques ou mena&#231;ants, souvent en lien avec la culture populaire, le queer, le mouvement &lt;i&gt;riot grrrls&lt;/i&gt;&#8230; La m&#233;tropole abrite par exemple, entre autres, Beth Rave, Charlotte Bruise- A- Lot, Bikini Skills et Al Strapone&#8230;On est loin de l'ambiance d'un match des Canadiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; du spectaculaire, le roller-derby est aussi une discipline qui fait un pied de nez &#224; la place traditionnellement r&#233;serv&#233;e aux femmes dans le sport subalterne. Subalterne au point de devoir parfois avoir recours &#224; des campagnes publicitaires d&#233;sesp&#233;r&#233;es pour attirer sponsors, public et visibilit&#233;, comme l'&#233;quipe de soccer f&#233;minin fran&#231;aise qui a pos&#233; nue avec le slogan &#171; &lt;i&gt;Faut-il en arriver l&#224; pour que vous veniez nous voir jouer ? &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un sport f&#233;minin &#171; de contact &#187; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec le roller- derby, ce probl&#232;me ne se pose pas car c'est en premier lieu un sport f&#233;minin. Mais qui n'entre pas dans la cat&#233;gorie de ce qui est traditionnellement associ&#233; &#224; la f&#233;minit&#233;. Car c'est un sport physique, de contact. Un sport qui met en sc&#232;ne une certaine agressivit&#233;. Qui peut &#234;tre dangereux. Qui recrute dans ses &#233;quipes des jeunes, des moins jeunes, et toutes sortes de formats corporels. Un sport qui n'impose pas d'uniforme autre que le mat&#233;riel de protection. Certaines patinent en minishort et bas r&#233;silles, d'autres se maquillent en zombies. Il y a des &#171; femmes &#187;, des &#171; butchs &#187;, des trans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un article sur l'inclusion des trans dans le roller derby : http:&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est rafraichissant lorsqu'on compare cet exercice au monde du sport traditionnel qui accorde tant d'importance &#224; la diff&#233;renciation du sexe et du genre, au point de faire passer des &#171; tests de f&#233;minit&#233; &#187; (rappelez vous l'affaire Caster Semenya) et de chercher &#224; imposer le port de la jupe dans certaines disciplines (boxe et badmington) &#8211; pour rendre le sport &#171; plus esth&#233;tique &#187; et pour diff&#233;rencier les athl&#232;tes (!) de leurs coll&#232;gues masculins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une soci&#233;t&#233; o&#249; la performance est une pr&#233;rogative masculine, la femme qui se d&#233;passe dans la comp&#233;tition et la puissance corporelle est suspecte, trop virile ; il faut la recadrer dans sa &#171; f&#233;minit&#233; &#187;, dans son r&#244;le d'objet de d&#233;sir- h&#233;t&#233;ro bien &#233;videmment ; ce que se chargent notamment de faire les m&#233;dias lorsqu'ils pr&#233;sentent les sportives en robes de soir&#233;es, en train de se mettre du vernis &#224; ongles ou dans leur int&#233;rieur m&#233;nager &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au roller-derby, toute femme qui sait rouler et qui en a envie peut participer, quel que soit son rapport &#224; la f&#233;minit&#233; traditionnelle. Ce sport encourage les femmes &#224; &#234;tre fortes, agressives, comp&#233;titives, tout le contraire de ce que la soci&#233;t&#233; leur enseigne. C'est un espace d'&lt;i&gt;empowerment&lt;/i&gt;, qui pousse les joueuses &#224; r&#233;aliser ce dont elles n'auraient pas pens&#233; &#234;tre capables. Un espace d'&#233;mancipation, d'affirmation, d'acceptation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Une pratique communautaire et sociale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit aussi d'un espace pour construire une communaut&#233;. L'enracinement du roller-derby dans la culture DIY (&lt;i&gt;Do- It- Yourself&lt;/i&gt;) transparait dans les modes d'organisation de ce sport : la coop&#233;ration, le recours &#224; un r&#233;seau b&#233;n&#233;vole, l'h&#233;bergement solidaire, les soupers collectifs, les politiques d'accessibilit&#233;, le soutien financier par la vente de T-shirt, la production de s&#233;rigraphies, de macarons etc&#8230;C'est un sport pour et par les filles qui le pratiquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, et au regard des politiques de genre qui l'habitent, le roller derby est r&#233;solument ancr&#233; dans la troisi&#232;me vague f&#233;ministe. Et que l'on chausse les patins ou qu'on encourage depuis les gradins, c'est toujours une occasion de passer un excellent moment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Des ligues masculines commencent &#224; &#233;merger.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;pour une explication plus pr&#233;cise des r&#232;glements, consulter &lt;a href=&#034;http://mtlrollerderby.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://mtlrollerderby.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour un article sur l'inclusion des trans dans le roller derby : http:&lt;a href=&#034;http://briarpatchmagazine.com/articles/view/one-of-the-girls&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://briarpatchmagazine.com/articles/view/one-of-the-girls&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Roulodr&#244;me et Skatepark</title>
		<link>https://www.ababord.org/Roulodrome-et-Skatepark</link>
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		<dc:date>2012-12-06T04:18:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Hatin, Michel Comeau</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Michel Comeau</dc:subject>
		<dc:subject>Christian Hatin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'aventure du TAZ d&#233;bute en 1994, &#224; m&#234;me la rue. Ses deux fondateurs, Janet McNulty et Michel Comeau, adeptes de patin, de skateboard et artistes de la sc&#232;ne, veulent monter des spectacles sur patins, skateboard et BMX. Aucun lieu ne veut les accueillir puisque ces sports sont alors tr&#232;s alternatifs et associ&#233;s &#224; la d&#233;linquance. Ils s'entra&#238;nent donc sur la rue avec les jeunes qui cherchent un lieu o&#249; l'on respectera leur style de vie. &lt;br class='autobr' /&gt; La pratique ext&#233;rieure du Skate &lt;br class='autobr' /&gt;
La probl&#233;matique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-sport-en-ville-une-" rel="directory"&gt;Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Democratie-et-espace-public-+" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie et espace public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Michel-Comeau-+" rel="tag"&gt;Michel Comeau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Christian-Hatin-+" rel="tag"&gt;Christian Hatin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1500.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;389&#034; height=&#034;260&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'aventure du TAZ d&#233;bute en 1994, &#224; m&#234;me la rue. Ses deux fondateurs, Janet McNulty et Michel Comeau, adeptes de patin, de skateboard et artistes de la sc&#232;ne, veulent monter des spectacles sur patins, skateboard et BMX. Aucun lieu ne veut les accueillir puisque ces sports sont alors tr&#232;s alternatifs et associ&#233;s &#224; la d&#233;linquance. Ils s'entra&#238;nent donc sur la rue avec les jeunes qui cherchent un lieu o&#249; l'on respectera leur style de vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La pratique ext&#233;rieure du Skate&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La probl&#233;matique de la pratique du skateboard en milieu urbain est li&#233;e au fait qu'elle est interdite l&#224; o&#249; le mobilier urbain s'y pr&#234;te le mieux. En effet, les places publiques et priv&#233;es, les trottoirs et la chauss&#233;e proprement dite figurent souvent parmi les meilleurs &lt;i&gt;spots&lt;/i&gt; en ville (disposant de marches, de mains courantes, de parapets&#8230;) pour les jeunes &lt;i&gt;skaters&lt;/i&gt; avides de sensations fortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet interdit force les pouvoirs publics et les services de s&#233;curit&#233; priv&#233;s &#224; expulser les &lt;i&gt;skaters&lt;/i&gt; de leurs &lt;i&gt;spots&lt;/i&gt; favoris, ce qui se conclue souvent en altercations de toutes sortes. &#201;tant donn&#233; que certains jeunes r&#233;agissent parfois fortement face &#224; l'autorit&#233;, cela peut malheureusement contribuer &#224; renforcer l'image de &#171; rebelle &#187; associ&#233;e &#224; ce sport qui, &#224; la source, vient effectivement de la rue. Sans oublier le fait que les &lt;i&gt;skaters&lt;/i&gt; pratiquent dans des endroits assez &lt;i&gt;hot&lt;/i&gt; de la ville, par exemple la Place de la Paix avec ses fameuses &lt;i&gt;curbs&lt;/i&gt; en marbre, malheureusement bord&#233;es de seringues et qui est le lieu de rencontre des prostitu&#233;s,&lt;i&gt; pimps&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;junkies&lt;/i&gt; du centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'importance d'avoir un lieu int&#233;rieur s&#233;curitaire qui recr&#233;e les &lt;i&gt;spots&lt;/i&gt; urbains et qui donne un espace de libert&#233; &#224; ces jeunes qui, parfois, cherchent simplement un lieu o&#249; ils ont la chance d'exp&#233;rimenter, de s'exprimer, de d&#233;couvrir, de se d&#233;passer et de vivre leurs passions par la pratique du skateboard.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
La cr&#233;ation du TAZ et sa relocalisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1995, les premiers modules sont construits et d&#233;bute alors une n&#233;gociation afin d'investir un immeuble public inoccup&#233;, en plein c ?ur de Montr&#233;al et directement branch&#233; sur la station de m&#233;tro Berri-UQAM. Un site exceptionnel et ultra accessible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le TAZMAHAL, Roulod&#244;me et Skatepark, organisme &#224; but non lucratif, ouvre &#224; l'automne 1996 et rencontre tr&#232;s rapidement un &#233;norme succ&#232;s aupr&#232;s des &#171; riders &#187;, des jeunes et des familles. Il est rapidement reconnu par la Ville de Montr&#233;al, les milieux scolaires et communautaires. Le projet n'aurait jamais vu le jour si la soci&#233;t&#233; propri&#233;taire de l'immeuble n'avait consenti un loyer symbolique &#224; ce projet jeunesse. Elle en aura &#233;t&#233; le premier commanditaire majeur et discret. Sans commandites ou supports financiers de m&#233;c&#232;nes ou des municipalit&#233;s, il est impossible de g&#233;n&#233;rer les revenus n&#233;cessaires pour couvrir les frais d'un immeuble suffisamment grand pour ces pratiques sportives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s son ouverture, Le TAZ apprend qu'il devra se trouver une nouvelle demeure. Une r&#233;sistance se d&#233;veloppe et regroupe la grande majorit&#233; des &#171; &lt;i&gt;riders&lt;/i&gt; &#187; du TAZ, parents, jeunes, milieux sociaux, m&#233;dias. Plus de 10 000 personnes signent une p&#233;tition, des milliers de courriels sont envoy&#233;s au maire de Montr&#233;al. Des repr&#233;sentations sont mises en marche au niveau politique. Les trois paliers de gouvernement s'engagent &#224; accompagner Le TAZ dans sa relocalisation. Ainsi s'amorce la recherche d'un nouveau site. En 2001, le TAZMAHAL ferme ses portes&#8230; temporairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, la Ville de Montr&#233;al et les gouvernements du Qu&#233;bec et du Canada annoncent la construction d'un &#233;difice sp&#233;cialis&#233; pour les sports sur roues. Le TAZ devient ma&#238;tre d' ?uvre d'un projet de construction de 83 000 pieds carr&#233;s sur l'avenue Papineau. Il faudra encore 3 ans avant que les travaux ne d&#233;butent. En tout, il aura donc fallu 10 ans de lobbying pour que ce projet aboutisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le TAZ construit un immeuble respectant les principes du d&#233;veloppement durable, respecte ses budgets de construction et les &#233;ch&#233;anciers et ouvre en mars 2009, un an apr&#232;s le d&#233;but des travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les controverses, Le TAZ franchit toutes les barri&#232;res parce qu'il a acquis la reconnaissance des diff&#233;rents milieux concern&#233;s et parce qu'il s'adresse &#224; un large public. Le TAZ vise &#224; &#234;tre un des meilleurs Skatepark dans le monde et il intervient sur les nombreuses probl&#233;matiques qui affectent familles et plus particuli&#232;rement les jeunes, en misant notamment sur les saines habitudes de vie et la pers&#233;v&#233;rance scolaire. Pas simple de vouloir ?uvrer pour la jeunesse et de cr&#233;er des espaces atypiques, mais quel beau d&#233;fi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lieu d'apprentissage et de pratique unique, le TAZ, avec ses installations int&#233;rieures et ext&#233;rieures de haute qualit&#233;, est en passe de devenir un point de ralliement majeur pour la jeunesse de Montr&#233;al et se veut un lieu d'exercice de sports d'action pour des jeunes ayant besoin de d&#233;fis dans un contexte s&#233;curitaire et supervis&#233;, o&#249; ils acceptent des r&#232;gles et apprennent la pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, toute m&#233;tropole qui se respecte a, ou, devrait avoir un Skatepark int&#233;rieur afin d'offrir un lieu pour pratiquer ces sports d'actions qu'on dit marginaux, mais qui pr&#233;sentent une forte croissance en terme de popularit&#233; aupr&#232;s de notre jeunesse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le TAZ est un organisme &#224; but non lucratif qui a comme mission le d&#233;veloppement physique et psychologique des jeunes par la pratique d'activit&#233;s physiques, culturelles et sociales et qui privil&#233;gie les sports urbains alternatifs sur roues, notamment le Skateboard, le BMX et le patin sous toutes ses formes (acrobatique, patinage libre, vitesse, slalom, danse, roller-hockey, roller basket, roller soccer et roller derby). Ses valeurs sont l'accessibilit&#233;, le respect, la qualit&#233; et la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Un stade d&#233;montable...permanent ?</title>
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		<dc:date>2012-12-06T04:16:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tim Abrahams</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Abrahams, Tim</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le stade olympique de Londres comptera 80 000 places. Afin d'en assurer la p&#233;rennit&#233;, on a pens&#233; &#224; &#233;difier une structure d&#233;montable permettant de r&#233;duire l'ensemble &#224; 25 000 places, en faisant du coup une infrastructure moins co&#251;teuse &#224; g&#233;rer, et s'int&#233;grant davantage dans l'East End de Londres, fortement d&#233;favoris&#233;, en lui fournissant des installations sportives de proximit&#233;. Mais c'&#233;tait sans compter sur les int&#233;r&#234;ts du sport professionnel&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; En 2008, Lord Coe, porteur de la candidature (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-sport-en-ville-une-" rel="directory"&gt;Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Abrahams-Tim-+" rel="tag"&gt;Abrahams, Tim&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1501.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;256&#034; height=&#034;205&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le stade olympique de Londres comptera 80 000 places. Afin d'en assurer la p&#233;rennit&#233;, on a pens&#233; &#224; &#233;difier une structure d&#233;montable permettant de r&#233;duire l'ensemble &#224; 25 000 places, en faisant du coup une infrastructure moins co&#251;teuse &#224; g&#233;rer, et s'int&#233;grant davantage dans l'East End de Londres, fortement d&#233;favoris&#233;, en lui fournissant des installations sportives de proximit&#233;. Mais c'&#233;tait sans compter sur les int&#233;r&#234;ts du sport professionnel&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2008, Lord Coe, porteur de la candidature de Londres pour l'obtention des Jeux olympiques, d&#233;clarait : &#171; &lt;i&gt;nous ne sommes pas dans le business de construction des stades de foot&lt;/i&gt; &#187;. Aujourd'hui, l'organisation publique mise en place pour d&#233;velopper le Parc olympique apr&#232;s les jeux de 2012 a pourtant accept&#233; la proposition d'un club de foot (West Ham) pour occuper et g&#233;rer le stade apr&#232;s les jeux alors qu'il &#233;tait plut&#244;t cens&#233; rester vou&#233; au sport amateur. Qui dit &#233;quipe professionnel dit besoin d'assistance &#233;lev&#233;e. Alors plut&#244;t que de d&#233;monter les 80 000 si&#232;ges pour n'en conserver que 25 000 et en faire un stade d'athl&#233;tisme uniquement, comme Lord Coe le laissait entendre au Comit&#233; international olympique, le stade sera r&#233;am&#233;nag&#233; en un espace de 60 000 si&#232;ges contenant une piste de course et un terrain de soccer permanent. Cela co&#251;tera 95 millions de livres, dont 35 millions de deniers publics, et 40 millions de pr&#234;ts venant du &lt;i&gt;Council&lt;/i&gt; de Newham.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que Lord Coe aurait d&#251; dire, c'est qu'il ne donne pas dans le business de construction des &lt;i&gt;bons&lt;/i&gt; stades de foot. &#201;difi&#233; sur un site &#233;troit situ&#233; sur une sinuosit&#233; de la rivi&#232;re Lea, le stade offre des installations minimales. Tel un simple bol ceinturant une surface de jeu, il n'aura pas de restaurants, pas de loges et tr&#232;s peu de structures d'accueil. Durant les jeux, ces &#233;l&#233;ments seront localis&#233;s dans des structures distinctes et temporaires &#224; l'approche du site. Le stade n'aura pas de toit et devra obligatoirement conserver une piste d'athl&#233;tisme dont, en dehors du contexte olympique, rien n'assurera la rentabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que l'&lt;i&gt;Olympic Delivery Agency&lt;/i&gt;, l'agence responsable de l'organisation et de la tenue des jeux, aurait pu cr&#233;er un stade qui utilise des gradins amovibles, quelque chose rappelant le Stade de France &#224; Paris ? Oui, il aurait pu. En fait, lorsque Spurs et West Ham (deux &#233;quipes de foot) ont &#233;t&#233; consult&#233;es au sujet du stade, en 2006, cette id&#233;e fut &#233;voqu&#233;e. Mais l'institution a choisi de ne pas l'adopter parce qu'on croyait qu'East End de Londres aurait bient&#244;t son centre d'athl&#233;tisme permanent dans ce nouveau stade ramen&#233; &#224; une taille plus modeste ; pas besoin donc de faire des grands projets pour des &#233;quipes professionnelles pensait-on.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Entre les imp&#233;ratifs d'une &#233;quipe professionnelle et la symbolique olympique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre pourquoi l'engagement de garder la piste d'athl&#233;tisme fut pris, il faut savoir que le CIO est une instance &#233;loign&#233;e et bureaucratique qui force les villes soumissionnaires &#224; justifier jusqu'&#224; leur propre existence &#224; travers le processus de s&#233;lection des villes-h&#244;tes. Lord Coe a eu beaucoup de succ&#232;s dans ce processus. En amenant 30 enfants d'East End parmi la d&#233;l&#233;gation londonienne &#224; Singapour en juillet 2005, et en rappelant comment les Olympiques de 1968 avaient servi d'inspiration &#224; la candidature de la capitale britannique, Coe a cr&#233;&#233; une image puissante des jeux comme vecteur d'am&#233;lioration morale et d'&#233;ducation. Cela a plu au CIO, autrefois dirig&#233; par un ensemble d'amateurs, mais aujourd'hui disposant d'un budget de fonctionnement de 83$M US (2006) et comptant plus de 400 employ&#233;s (2008). En somme, les jeux ont &#233;t&#233; conc&#233;d&#233;s &#224; Londres parce que Londres a su rappeler au CIO ses propres id&#233;aux. La promesse d'un stade modeste &#224; vocation purement amateur dans un quartier modeste avait tout pour plaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, une fois le stade de 80 000 places construit, cet id&#233;al a &#233;t&#233; mis de c&#244;t&#233;. Qui absorberait le co&#251;t impliqu&#233; dans l'op&#233;ration de d&#233;montage du stade ? Qui paierait pour l'entretien et les multiples op&#233;rations quotidiennes, une fois le stade r&#233;duit &#224; cet hypoth&#233;tique 25 000 places ? La demeure des UK Athletics, le Cristal Palace, n'&#233;tait-il pas devenu un fardeau pour l'Agence de d&#233;veloppement de Londres ? Le nouveau stade en serait-il un de plus ? Pendant ce temps, les clubs de football professionnels jetaient des regards all&#233;ch&#233;s sur le nouveau stade. M&#234;me Spurs, qui avait pourtant entam&#233; des proc&#233;dures pour un nouveau stade &#224; 10 km de l&#224;, &#233;tait tent&#233;. Au moment d'&#233;crire ces lignes, il semble que le Club de West Ham ait pris les devants, car il a promis de conserver la piste d'athl&#233;tisme autour du terrain, une aberration pour les fans de soccer, un atout cependant pour les autorit&#233;s olympiques qui y voient une pr&#233;servation du legs des jeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de design, cela aura une allure plut&#244;t folle : un &#233;difice dont la structure et l'apparence &#233;voquent un immense kit meccano, sens&#233; &#234;tre temporaire, devenu maintenant permanent tout en changeant de fonction, passant de modeste stade d'athl&#233;tisme &#224; une vocation plus locale (25 000 si&#232;ges c'est un peu plus que le stade de l'Impact de Montr&#233;al) &#224; stade pour &#233;quipe professionnelle &#224; vocation plus r&#233;gionale. Cela fait penser &#224; une r&#233;p&#233;tition, moins r&#233;ussie, d' ?uvres comme &lt;i&gt;Archigram &lt;/i&gt; qui, dans les ann&#233;es 1960, proposaient une architecture de l'adaptation : des superstructures dans lesquelles des &#233;difices entiers pouvaient s'imbriquer, joignant ainsi d'une fa&#231;on dynamique l'architecture et le social. On a plut&#244;t ici une tentative de r&#233;conciliation des paradoxes de l'athl&#233;tisme : favoriser, en pr&#233;servant sa piste, un sport que l'&lt;i&gt;Olympic Park Leagacy Company&lt;/i&gt; d&#233;crit elle-m&#234;me comme un sport &#8220;d'&#233;lite&#8221;, mais dans un stade qui aura perdu toute la &#171; modestie &#187; qu'on recherchait &#224; l'origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce symbolisme n'est cependant rien aux yeux des fans en comparaison de l'effet qu'aura la piste d'athl&#233;tisme ceinturant le terrain de foot du stade de Stratford, car elle mettra ainsi plus de distance entre les spectateurs et leur &#233;quipe. Le CIO, une institution qui dialogue avec le monde entier &#224; travers le symbolisme, sera certainement heureux quand le cercle de caoutchouc recouvert de polyur&#233;thane encerclera la premi&#232;re partie de West Ham sur ce terrain. Les fans, eux, maudiront cet anneau jusqu'&#224; ce que leur &#233;quipe d&#233;m&#233;nage ou jusqu'&#224; ce qu'elle revienne sur sa promesse de maintenir la piste d'athl&#233;tisme. D'ici l&#224;, ils pourront se consoler en sachant que Lord Coe a fait assez pour sauvegarder sa conscience, de m&#234;me que sa place comme vice-pr&#233;sident de l'Association Internationale des f&#233;d&#233;rations d'athl&#233;tisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction et adaptation de Pierre-Mathieu Le Bel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les jeux de Londres en quelques chiffres.&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les trenti&#232;mes olympiades de l'&#232;re moderne auront lieu du 27 juillet au 12 ao&#251;t 2012.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Londres a aussi &#233;t&#233; l'h&#244;te des jeux de 1908 et de 1948.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Paris, New York, Moscou et Madrid &#233;taient les finalistes qui concurren&#231;aient Londres en 2005 &#224; Singapour.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le site olympique principal fait 2,5 km2 et a n&#233;cessit&#233; un important travail de d&#233;contamination des sols.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Apr&#232;s avoir fait reposer sa candidature sur des Jeux estim&#233;s &#224; 2,37 milliards de livres en 2005, le secteur public faisait passer sa contribution &#224; plus de 9 milliards de livres en 2007. Aujourd'hui on parle davantage de 12 milliards, et des mauvaises langues parlent du double.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Dow Chemical's, responsable de la trag&#233;die de Bhopal en Inde et dont les grands dirigeants n'ont jamais &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;s, est un des commanditaires des Jeux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; C'est la premi&#232;re fois que le Brunei et le Qatar compteront des femmes dans leur d&#233;l&#233;gation. L'Arabie Saoudite n'entend toujours pas inclure de femmes dans son &#233;quipe.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1200 personnes ont &#233;t&#233; d&#233;log&#233;es durant le processus de construction des infrastructures olympiques de m&#234;me qu'environ 300 entreprises.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; On rapporte que certains propri&#233;taires ont modifi&#233; les &#233;ch&#233;ances des baux afin de pouvoir louer leurs logements &#224; plus fort prix aupr&#232;s de la client&#232;le olympique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'Agence frontali&#232;re du Royaume-Uni attend 660 000 voyageurs de plus durant les Jeux &#224; l'A&#233;roport d'Heathrow.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Si le tourisme augmentera sensiblement &#224; Londres durant les jeux, on s'attend &#233;galement &#224; ce qu'il soit d&#233;tourn&#233; d'autres endroits en Angleterre au profit de la capitale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le nombre de gardiens de s&#233;curit&#233;s pour les jeux est pass&#233; des 10 000 initialement pr&#233;vus &#224; 23 700 (74e rapport de l'&lt;i&gt;House of Commons' Commettee of Public Accounts&lt;/i&gt;). Il s'agit bien de gardiens et non pas de policiers, ces chiffres n'incluent donc pas les forces de l'ordre qui seront mobilis&#233;es pour l'occasion.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Bien qu'on se demande comment le gouvernement britannique fait le calcul, il indique qu'un peu plus de 109 000 personnes font du sport tous les jours en Angleterre. On est loin de l'objectif du million pour 2013 et pour lequel 450 millions de livres ont &#233;t&#233; allou&#233;s&#8230; (74e rapport de l'&lt;i&gt;House of Commons' Commettee of Public Accounts&lt;/i&gt;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le stade du coin de la rue</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-stade-du-coin-de-la-rue</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre-Mathieu Le Bel</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mocratie et espace public</dc:subject>
		<dc:subject>Le Bel, Pierre-Mathieu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est gros. Il a co&#251;t&#233; cher. On aimerait bien collectivement mettre le pic dedans, tout en sachant bien qu'on ne peut pas : ce serait plus cher encore, et puis que mettrait-on &#224; la place ? De toute fa&#231;on, n'est-ce pas d&#233;licieusement gros ? La seule construction qui atteigne ce niveau de d&#233;mesure dans la province enti&#232;re. On en parle comme d'un &#233;quipement m&#233;tropolitain. Les rapports d'enqu&#234;te, d'&#233;tude, de faisabilit&#233; vous le diront tous : le plus gros stationnement int&#233;rieur de l'Est du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Le-Bel-Pierre-Mathieu-+" rel="tag"&gt;Le Bel, Pierre-Mathieu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1502.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;297&#034; height=&#034;198&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est gros. Il a co&#251;t&#233; cher. On aimerait bien collectivement mettre le pic dedans, tout en sachant bien qu'on ne peut pas : ce serait plus cher encore, et puis que mettrait-on &#224; la place ? De toute fa&#231;on, n'est-ce pas d&#233;licieusement gros ? La seule construction qui atteigne ce niveau de d&#233;mesure dans la province enti&#232;re. On en parle comme d'un &#233;quipement m&#233;tropolitain. Les rapports d'enqu&#234;te, d'&#233;tude, de faisabilit&#233; vous le diront tous : le plus gros stationnement int&#233;rieur de l'Est du Canada. Peut-&#234;tre m&#234;me du Nord-Est de l'Am&#233;rique. BIG !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le stade du coin de la rue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si gros, si cher, qu'il faut r&#233;fl&#233;chir &#224; son avenir d'une fa&#231;on collective. &#201;videmment il fallait consulter, comme l'a fait, et bien fait, le Comit&#233;-conseil sur l'avenir du stade olympique anim&#233; par Lise Bissonnette au courant de l'automne. On s'est d&#233;plac&#233;s jusqu'en r&#233;gion pour mesurer l'envergure de la situation. Sa construction avait impliqu&#233; un effort collectif monumental, tellement que d'aucuns ont parl&#233; de traumatisme suite &#224; son &#233;chec. L'ombre de cet&#171; &#233;chec &#187; olympique plane d'ailleurs toujours sur les nouveaux projets. Encore qu'il faille relativiser cet &#233;chec, car le stade reste un symbole puissant, une attraction touristique reconnue, lui, sa tour, sans parler du Biod&#244;me qui lui est accol&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;gie des Installations olympiques (RIO) et Le mus&#233;um nature de Montr&#233;al (qui, ultimement, rel&#232;ve de la ville de Montr&#233;al et rassemble le Jardin botanique, l'insectarium, le Biod&#244;me et le nouveau Plan&#233;tarium) travaillent de fa&#231;on rapproch&#233;e afin de donner un nouveau souffle au site olympique et de coordonner l'am&#233;nagement et la programmation des activit&#233;s. Le directeur du Mus&#233;um nature, Charles Mathieu Brunel, a lanc&#233;, dans cette veine, l'&lt;i&gt;Espace pour la vie&lt;/i&gt;, en 2011. L'intention est plus que louable et les objectifs ambitieux. Il s'agit de cr&#233;er un espace &#171; &#233;volutif &#187;, d' &#171; exp&#233;riences immersives &#187;, afin de &#171; repenser le lien qui unit l'&#234;tre humain &#224; la nature &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on me comprenne bien, ces objectifs sont aussi louables que n&#233;cessaires. N&#233;anmoins, ils s'appuient essentiellement sur l'organisation d'&#233;v&#233;nements, sur la recherche d'une programmation qui sache faire venir les foules. Or, le spectacle et la publicit&#233; pourront-ils &#234;tre des catalyseurs des changements de comportement que dit souhaiter l'Espace pour la vie ? Que la publicit&#233; promeuve l'activit&#233; physique ou la conservation de la nature ne change rien &#224; la nature publicitaire et spectaculaire de la chose. N'y a-t-il pas lieu ici de diff&#233;rencier de mani&#232;re plus subtile &#171; visiteurs &#187; et &#171; voisins &#187; ? Si cet espace doit &#234;tre un espace pour la vie, peut-&#234;tre devrait-il &#234;tre &#233;galement espace de vie. Peut-on y arriver en consid&#233;rant ceux qui le fr&#233;quentent comme une client&#232;le &#224; servir ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un &#233;quipement de quartier ou un stade m&#233;tropolitain ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les types d'acteurs locaux varient n&#233;cessairement selon le profil socio&#233;conomique d'un quartier. Or, l'Arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ainsi que celui de Rosemont-Petite-Patrie ont un profil socio-&#233;conomique particulier. L'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve comptait 129 110 habitants en 2009, dont une concentration de personnes &#226;g&#233;es de plus de 54 ans plus &#233;lev&#233;e que la moyenne montr&#233;alaise. Il a la plus faible densit&#233; d'immigrants de Montr&#233;al (15 %) et est le plus francophone (90%). La concentration de familles monoparentales (25%) y est sup&#233;rieure &#224; la moyenne montr&#233;alaise. 27 % de la population de 15 ans et plus n'a aucun dipl&#244;me ou grade scolaire. Cela se refl&#232;te dans le taux de ch&#244;mage, qui s'&#233;l&#232;ve &#224; 8,1 % de la population active et jusqu'&#224; 11,5 % dans le groupe des 15 - 24 ans. 16,4 % des familles vivent sous le seuil de faible revenu apr&#232;s imp&#244;t. Le prix d'un loyer est g&#233;n&#233;ralement inf&#233;rieur &#224; la moyenne montr&#233;alaise, mais plus de 34 % des m&#233;nages locataires doivent quand m&#234;me consacrer au moins 30 % de leur revenu au logement. En comparaison, l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie est un peu plus favoris&#233; avec un nombre de familles vivant sous le seuil de faible revenu apr&#232;s imp&#244;t de 16% et 37% de familles consacrant plus de 30% de leur revenu au logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces profils expliquent la pr&#233;sence d'acteurs communautaires sp&#233;cifiques. Bien que le logement soit une pr&#233;occupation centrale dans les deux arrondissements, les probl&#233;matiques li&#233;es au troisi&#232;me &#226;ge sont davantage visibles chez les acteurs de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve que chez ceux de Rosemont-Petite-Patrie et celles li&#233;es &#224; l'immigration sont davantage pr&#233;sentes dans cet arrondissement que dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la situation socio&#233;conomique est plus fragile dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et cela contribue au foisonnement des acteurs communautaires en mati&#232;re de d&#233;veloppement social. Ne pas les faire participer de fa&#231;on concr&#232;te au futur am&#233;nagement du site olympique rendra plus difficile l'acceptabilit&#233; sociale de tout projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, m&#234;me si les projets et les activit&#233;s de la RIO ne concordent pas exactement avec les projets et les activit&#233;s du futur &lt;i&gt;Espace pour la vie&lt;/i&gt;, dans l'esprit de la population les deux risquent fort d'&#234;tre confondus. Il en r&#233;sultera que si l'on cherche &#224; faire connaitre et faire participer la population locale aux projets du second, on comprendra mal pourquoi il serait impossible de participer &#224; ceux du premier. Mais la RIO ne semble pas jusqu'ici faire montre de beaucoup d'ouverture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Le communautaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je vois un grand potentiel dans l'int&#233;gration des organisations communautaires environnantes &#224; la gestion quotidienne et la planification de ces projets. Parmi les groupes communautaires des deux arrondissements, on note que plusieurs ont des activit&#233;s d'insertion sociale et de formation. Il ne faudrait pas oublier non plus les 600 personnes du secteur des sports et loisirs qui travaillent sous terre depuis 26 ans dans ce qui fut un stationnement, de m&#234;me que les 50 000 visiteurs et b&#233;n&#233;voles du secteur du sport et des loisirs qui passent chaque semaine dans les installations olympiques. Il ne s'agit pas ici de touristes ou de visiteurs du Biod&#244;me, mais de membres des quelque 40 organismes nationaux de loisir et des secteurs de l'&#233;conomie sociale. Il me semble que l'acceptabilit&#233; sociale des futurs projets d'am&#233;nagement du site olympique peut &#234;tre influenc&#233;e par le degr&#233; avec lequel ces activit&#233;s seront arrim&#233;es au nouvel am&#233;nagement, &#224; sa mise en place et aux activit&#233;s qui s'y d&#233;ploieront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus nombreux seront les acteurs locaux sollicit&#233;s par le processus d'am&#233;nagement urbain, plus difficile sera peut &#234;tre l'atteinte de consensus, mais plus grande sera l'acceptabilit&#233; sociale du projet une fois celui-ci lanc&#233;. Du coup, la fr&#233;quentation et l'usage par la population locale rendront le site plus attrayant pour les autres visiteurs tout en lui assurant une client&#232;le plus stable. La RIO peut cependant aller encore plus loin en consid&#233;rant la communaut&#233; locale non pas comme une client&#232;le, mais comme un v&#233;ritable partenaire. En ce sens, les territoires d'Hochelaga-Maisonneuve et de Rosemont-Petite-Patrie r&#233;unissent, notamment &#224; travers la grande diversit&#233; de leurs organismes communautaires, un ensemble de savoir-faire et de ressources humaines d'autant plus important que le d&#233;sir de changement y est puissant. En cherchant d'embl&#233;e comment ces organisations peuvent agir comme fournisseurs de services, de main-d'oeuvre, de connaissances pour la RIO et le futur &lt;i&gt;Espace pour la vie&lt;/i&gt;, on consid&#232;re les citoyens d'Hochelaga-Maisonneuve non pas comme des client&#232;les, et encore moins comme des spectateurs de la fantastique programmation qu'on nous promet, mais comme des citoyens au sens plein, qui ont droit au chapitre et droit &#224; la ville. Ce ne seront pas seulement les acteurs locaux qui sortiront gagnants du nouvel am&#233;nagement, mais &#233;galement la RIO qui puisera ses ressources humaines dans un bassin dynamique de plus de 250 000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Limiter le choix de gestion &#224; une alternative entre le secteur priv&#233; et le secteur public &#233;tatique et municipal constituerait un aveuglement volontaire devant la r&#233;alit&#233; socio-&#233;conomique du quartier. Pourquoi ne pas privil&#233;gier un engagement en faveur de l'accueil de coop&#233;ratives ? Pourquoi pas un r&#232;glement contre la malbouffe ? Une obligation d'engager localement ? Une pr&#233;sence de groupes communautaires sur le conseil d'administration de la RIO ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un site qui a la taille du site olympique et qui loge au c ?ur d'un des quartiers les plus populeux d'une m&#233;tropole comme Montr&#233;al, le rayonnement international ne signifie pas que les acteurs locaux n'ont pas un r&#244;le important &#224; jouer dans son am&#233;nagement. La population locale sera la premi&#232;re &#224; en subir les impacts, mais elle constitue &#233;galement un bassin d'individus qui peuvent non seulement constituer une base captive de consommateurs, mais qui sera &#233;galement sollicit&#233; afin de donner &#224; l'ensemble un caract&#232;re vivant. Ultimement, et au-del&#224; d'une vision &#233;v&#233;nementielle de la planification des activit&#233;s, la population de Merci-Hochelaga-Maisonneuve et de Rosemont sera la premi&#232;re &#224; fr&#233;quenter le site et ses abords au quotidien. La facture du site peut y gagner beaucoup en authenticit&#233;. Elle ne ressemblera plus &#224; un lieu construit uniquement pour le regard de l'autre, mais sera affubl&#233;e de l'ambiance que seuls gagnent les lieux v&#233;ritablement utilis&#233;s et appr&#233;ci&#233;s sur une base quotidienne. C'est cela qui, en retour, sera ressenti par le visiteur occasionnel comme v&#233;ritablement unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hochelaga-Maisonneuve a de la chance : il peut compte sur un stade de quartier comme on compte sur le d&#233;panneur du coin. Pourquoi les parents des HLM Boyce-Viau, &#224; deux pas, ne pourraient-ils pas envoyer leurs enfants jouer dehors &#171; au stade du coin &#187; ? Un d&#233;panneur fait partie de la vie des citadins parce que ceux-ci l'int&#232;gre &#224; leurs pratiques, pas parce qu'on y tiendra une performance. Si la fonction d'un stade est &#233;videmment diff&#233;rente, il n'en demeure pas moins que les r&#233;sidents du quartier doivent avoir l'envie et la possibilit&#233; de l'int&#233;grer &#224; leurs pratiques et strat&#233;gies quotidiennes. C'est l&#224; que se situe la v&#233;ritable appropriation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les donn&#233;es statistiques proviennent de la Direction de la planification du d&#233;veloppement du territoire du Service de la mise en valeur du territoire et du patrimoine, 2007 ; 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oubliez Rocky</title>
		<link>https://www.ababord.org/Oubliez-Rocky</link>
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		<dc:date>2012-12-06T04:14:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles McMillan</dc:creator>


		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Emancipation, insubordination, insurrection</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie et anthropologie</dc:subject>
		<dc:subject>McMillan, Gilles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du spectacle le plus brutal &#224; la r&#233;insertion scolaire et sociale en passant par la boxe olympique, amateur et r&#233;cr&#233;ative, les sports de combat ont de multiples finalit&#233;s. Pour &#233;tayer quelques impressions sur cette pratique sportive, j'ai consult&#233; sociologues et boxeurs. Pourquoi boxer ? Les sports de combat peuvent-ils servir &#224; tisser des liens dans une communaut&#233; ? La boxe ne fait-elle que r&#233;fl&#233;chir la violence de la soci&#233;t&#233; o&#249; les rapports de force sont in&#233;gaux, o&#249; tous les coups sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Le-sport-en-ville-une-" rel="directory"&gt;Dossier : Le sport en ville - une appropriation citoyenne&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emancipation-insubordination-+" rel="tag"&gt;Emancipation, insubordination, insurrection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sociologie-et-anthropologie-+" rel="tag"&gt;Sociologie et anthropologie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1503.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;331&#034; height=&#034;222&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du spectacle le plus brutal &#224; la r&#233;insertion scolaire et sociale en passant par la boxe olympique, amateur et r&#233;cr&#233;ative, les sports de combat ont de multiples finalit&#233;s. Pour &#233;tayer quelques impressions sur cette pratique sportive, j'ai consult&#233; sociologues et boxeurs. Pourquoi boxer ? Les sports de combat peuvent-ils servir &#224; tisser des liens dans une communaut&#233; ? La boxe ne fait-elle que r&#233;fl&#233;chir la violence de la soci&#233;t&#233; o&#249; les rapports de force sont in&#233;gaux, o&#249; tous les coups sont permis, o&#249; la r&#232;gle du jeu est celle du plus fort ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gymnase de boxe a &#233;t&#233; jusqu'&#224; tout r&#233;cemment un sanctuaire r&#233;serv&#233; aux hommes et aux durs, g&#233;n&#233;ralement issus des quartiers pauvres, rebaptis&#233;s de nos jours, par euph&#233;misme, quartiers chauds ou difficiles. Aujourd'hui des gens de tout &#226;ge, de tous les milieux, viennent m&#233;langer leur sueur &#224; celle des champions et championnes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ann&#233;e historique : la boxe f&#233;minine fait son entr&#233;e cet &#233;t&#233; comme discipline (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , dans des gym mixtes et multiethniques, o&#249; r&#232;gne une ambiance fond&#233;e sur le respect. La boxe serait-elle en train de devenir &#171; tendance &#187;, autant par conformisme &#224; la loi du plus fort que pour y &#233;chapper ? Serait-elle en train de s'embourgeoiser &#224; l'image de ces m&#234;mes quartiers o&#249; elle s'est invent&#233;e par d&#233;sespoir enrag&#233;, mais aussi pour canaliser cette violence, lui donner du sens, une discipline &#8211; sportive ? Que trouve-t-on sous la mythologie urbaine de la boxe ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Arch&#233;type du boxeur &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le sociologue fran&#231;ais Lo&#239;c Wacquant, connu notamment pour son enqu&#234;te de terrain aupr&#232;s de boxeurs noirs de Chicago (2000), a tent&#233; de cerner une culture sp&#233;cifique au &#171; vrai &#187; boxeur, un &lt;i&gt;habitus&lt;/i&gt;, un &#234;tre forg&#233; par sa condition sociale fortement marqu&#233;e par la violence. C'est pr&#233;cis&#233;ment de cet habitus, qui ne s'apprend pas, que na&#238;trait le d&#233;sir de &#171; s'en sortir &#187; par la boxe. Qualit&#233; inn&#233;e donc qui vaudrait peut-&#234;tre &#224; la boxe son titre de &#171; sport noble &#187; : combat duel qui consiste &#224; vaincre un adversaire int&#233;rieur, mal d&#233;fini, mais aussi redoutable sinon plus que celui qui se trouve en face de soi. Sylvera &#171; Sly &#187; Louis, champion canadien de boxe amateur olympique et nouvellement d&#233;barqu&#233; chez les pros, cofondateur et copropri&#233;taire du gym Underdog au centre-ville de Montr&#233;al, t&#233;moigne &#233;loquemment de ce combat contre ce qu'il appelle sa propre n&#233;gativit&#233;. &#171; &lt;i&gt;Ce que tu as en t&#234;te, dit-il, que ce soit positif ou n&#233;gatif, va s'accomplir&lt;/i&gt; [lors d'un match]. &lt;i&gt;Si tu as la moindre h&#233;sitation, tu vas &#233;chouer.&lt;/i&gt; &#187; &lt;i&gt;Underdog&lt;/i&gt;, l'aurez-vous peut-&#234;tre devin&#233;, tourne autour de l'id&#233;e du manque d'estime de soi. Or cette qu&#234;te d'estime de soi pourrait &#234;tre un attrait d&#233;terminant chez les boxeurs r&#233;cr&#233;atifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La boxe r&#233;cr&#233;ative ne vise pas la comp&#233;tition, ni amateur ni (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , de plus en plus nombreux &#224; venir s'entra&#238;ner, selon Sylvera Louis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette qualit&#233; inn&#233;e du boxeur authentique, son origine sociale, s'ajoute une valeur supr&#234;me : le respect entre les boxeurs, accompagn&#233; de reconnaissance et de support moral. Les nobles savent se reconna&#238;tre et s'appr&#233;cier entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du gym, lieu sacr&#233;, peut na&#238;tre un champion, un h&#233;ros qui, &#224; force de pers&#233;v&#233;rance physique et mentale, va sortir du &#171; ghetto &#187;, du moins le temps que dure la force de l'&#226;ge. Et sa gloire va rejaillir sur son groupe d'appartenance, insufflant de la fiert&#233; &#224; ses membres, et le courage de continuer &#224; se battre quotidiennement, en ne comptant toujours que sur soi-m&#234;me, son corps, sa force de travail, son sens de la d&#233;merde ou de la magouille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature et le cin&#233;ma regorgent de ce r&#233;cit plus ou moins romantique, qui finit g&#233;n&#233;ralement mal. On a beau ne pas aimer la boxe, elle fascine par sa puissance m&#233;taphorique, sa capacit&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir la violence et l'injustice sociale, en l'esth&#233;tisant et en l'id&#233;alisant &#224; travers la victoire d'un homme sur un autre par K.-O. &#8211; qui peut &#234;tre accidentellement fatal. Le b&#233;n&#233;fice que l'industrie du spectacle retire de cette mise en sc&#232;ne de la violence est consid&#233;rable, et, plus encore, celui de tout un syst&#232;me d'exploitation qui voit la violence qu'il produit se retourner contre ceux-l&#224; m&#234;mes qui la subissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que la boxe, les sports de combat en g&#233;n&#233;ral peuvent d&#233;jouer ce cycle de la violence, canaliser celle-ci vers une &#233;mancipation des participants ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouvrir le ring&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Suzanne Laberge, professeure au D&#233;partement de kin&#233;siologie &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al &#8211; l'unique sociologue au Qu&#233;bec &#224; se consacrer exclusivement aux sports&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les recherches en sociologie du sport sont quasi inexistantes au Qu&#233;bec, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211;, s'int&#233;resse notamment &#224; la r&#233;insertion sociale par le sport. Elle affirme d'embl&#233;e que le sport, dont la boxe, est un moyen, pas une fin en soi, qu'on peut en faire ce qu'on veut : de la performance ali&#233;n&#233;e aux technologies de l'entra&#238;nement et au dopage, mais aussi un instrument servant &#224; la construction de soi, &#224; l'&#233;ducation et &#224; la r&#233;insertion sociale, finalit&#233;s qui d&#233;bordent largement l'individu pour atteindre la famille, l'&#233;cole, la rue, la communaut&#233;. La boxe peut sembler avoir pour but de &#171; massacrer l'autre &#187;, dit-elle en substance, mais ce n'est pas le but unique. La pratique de ce sport &#8211; le respect de ses r&#232;gles, sa discipline, ses valeurs de respect, ses rituels &#8211; peut &#234;tre salvatrice pour des individus qui subissent de la violence, quelle qu'elle soit. La boxe permet dans un premier temps de d&#233;fouler un trop plein d'agressivit&#233;, dit-elle. Ensuite de se construire gr&#226;ce &#224; l'acquisition de l'estime de soi et de la reconnaissance par le groupe. Celle-ci est obtenue moins par la force que par la pers&#233;v&#233;rance, l'entra&#238;nement hautement disciplin&#233;, par la participation &#224; une culture. Car il s'agit bien d'une culture et, comme toute culture, elle se partage selon des codes qui sont d&#233;termin&#233;s selon les objectifs. Si ces objectifs sont g&#233;n&#233;reux, ouverts, d&#233;sint&#233;ress&#233;s, tout redevient possible. C'est &#224; cette condition qu'il est possible de s'am&#233;liorer et de progresser dans son domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discussion s'ouvre in&#233;vitablement sur le travail d'Ali Nestor Charles, fondateur des Princes de la rue, un organisme sans but lucratif enracin&#233; dans Ville Saint-Michel depuis 2004, de qui d&#233;pend l'Acad&#233;mie Ness Martial, le gym dont il est l'&#226;me dirigeante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sortir des sports de combat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Champion international de boxe chinoise et champion panam&#233;ricain de combats mixtes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce que l'industrie du spectacle appelle combatultime, parce que c'est plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , entra&#238;neur, Ali Nestor Charles a fond&#233; sa propre &#233;cole en 2002, cr&#233;&#233; son propre style, ce qui lui vaut le titre de ma&#238;tre. Son talent est &#233;troitement li&#233; au fait qu'il a su s'&#233;manciper des gangs de rue et survivre aux centres jeunesse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les centres jeunesses rel&#232;vent de la justice p&#233;nale pour adolescent, Loi de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Ce sont les sports de combat qui l'ont sauv&#233;, assure-t-il. En surmontant ces &#233;preuves, il a trouv&#233; en quelque sorte l'inspiration d'un enseignement qui vise &#224; canaliser la violence dans la plus pure tradition des arts martiaux : entra&#238;nement physique, ma&#238;trise de diverses techniques de combat, contr&#244;le de ses &#233;motions et&#8230; attention au monde et aux plus d&#233;munis. L'homme force l'admiration. Dan Bigras lui a d'ailleurs consacr&#233; une partie importante de son documentaire, &lt;i&gt;Le ring int&#233;rieur&lt;/i&gt; (2002). Aujourd'hui, tout le travail d'Ali Nestor Charles consiste &#224; transmettre ce qu'il a appris. &#192; qui ? La r&#233;ponse fait &#233;clater quelques id&#233;es re&#231;ues sur la g&#233;ographie de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; des jeunes qui fr&#233;quentent Les Princes de la rue proviennent de Ville Saint-Michel et de Montr&#233;al-Nord, mais Ali Nestor Charles affirme qu'il est faux de croire que l'organisme ne s'adresse qu'aux jeunes de quartiers traditionnellement identifi&#233;s comme difficiles et g&#233;n&#233;ralement associ&#233;s aux Ha&#239;tiens. Aujourd'hui, hommes et femmes de tout &#226;ge viennent de partout, de tous les groupes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui distingue Les Princes de la rue d'un autre gym, c'est sa mission sociale : incitation &#224; poursuivre ses &#233;tudes par des cours reconnus par le MELSQ (cours donn&#233;s dans le gym l'avant-midi), exploration du march&#233; du travail, b&#233;n&#233;volat aupr&#232;s de personnes handicap&#233;es, activit&#233;s sociales et culturelles diverses. Au moment de rencontrer Ali Nestor Charles, il revenait d'un voyage &#224; Cuba avec quatorze jeunes et deux intervenants du gym. Rien &#224; voir avec un voyage de plage : &#171; &lt;i&gt;Il a d'abord fallu trouver 20 000 $ dans la communaut&#233;. &#192; Cuba ils ont particip&#233; &#224; des ateliers de boxe, d&#233;couvert une autre culture, partag&#233; des repas avec des gens qui vivent modestement et qui sont heureux&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisme offre gratuitement &#224; des jeunes qui n'ont pas les moyens financiers l'acc&#232;s aux activit&#233;s de l'organisme. Il s'agit souvent de filles et de gar&#231;ons aux prises avec des probl&#232;mes de toxicomanie et de criminalit&#233; : trouver d'autres &#171; familles &#187; que les gangs de rue, faire en sorte qu'ils n'y entrent pas ou qu'ils en sortent. La plupart sont r&#233;f&#233;r&#233;s par des centres jeunesse ou des intervenants sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les activit&#233;s de l'organisme, qui s'autofinance aux trois quarts&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'autre quart provient de dons. Les organismes s'occupant des jeunes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , sont centr&#233;es sur l'enseignement des arts martiaux. Sur cette question, Ali Nestor Charles est cat&#233;gorique : &#171; Il faut en arriver &#224; sortir des sports de combat, &#233;largir son champ d'exp&#233;riences. Un jeune qui arrive ici, qui se bat dans la rue, avant de monter dans le ring, il a des classes &#224; faire : c'est un travail physique exigeant et c'est un travail sur soi-m&#234;me. Il importe de comprendre d'o&#249; vient cette violence qu'on a en soi. Chacun a son histoire. Il s'agit aussi de prendre conscience qu'on a un r&#244;le &#224; jouer dans la conduite de sa propre vie. Ce travail ne se fait pas tout seul. Quand on a la collaboration des parents, du milieu scolaire et du travail, les chances de r&#233;ussite sont plus grandes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats sont excellents, assure Ali Nestor. Et d'&#233;voquer tel jeune faisant le voyage de la banlieue &#233;loign&#233;e de Montr&#233;al plusieurs fois par semaine pour participer &#224; l'entra&#238;nement, aux ateliers et aux cours, tel autre qui r&#233;alise aujourd'hui son r&#234;ve de faire de la musique. &#171; &lt;i&gt;Mes plus belles victoires, dit-il, c'est quand un jeune qui est venu chercher quelque chose ici il y a quelques ann&#233;es le redonne &#224; quelqu'un d'autre. Il est devenu un adulte&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ultime combat ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ali Nestor Charles a entra&#238;n&#233; Justin Trudeau pour le match caritatif d'avril dernier contre le conservateur Patrick Brazeau, match servant surtout &#224; masquer l'absence d'arguments politiques et id&#233;ologiques des protagonistes, puisqu'ils combattaient au nom de leur parti respectif, pas en leur propre nom. Cherchez l'erreur. Plus inqui&#233;tant encore, ce match dissimule l'inanit&#233; des institutions d&#233;mocratiques canadiennes : mieux vaut le ring que la Chambre des communes ? M&#233;chant transfert ! Rappelons que le gouvernement de Stephen Harper a &#233;t&#233; condamn&#233; au printemps de 2011 pour outrage au Parlement, et qu'il est aujourd'hui majoritaire... La r&#233;insertion sociale par la boxe ne se limiterait plus aux individus ? Le travail pour arr&#234;ter ces m&#233;faits est &#233;norme. Il est &#233;vident en tout cas que ce qu'il est courant d'appeler &#171; d&#233;linquance &#187;, la criminalisation de la pauvret&#233; ou de la jeunesse en d&#233;sarroi, n'est rien comparativement &#224; la d&#233;linquance de nos institutions, dont le gouvernement. C'est ce que je comprends de la le&#231;on du ma&#238;tre Ali Nestor Charles et des t&#233;moignages de tous ceux et celle que j'ai rencontr&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outre les personnes cit&#233;es dans le texte, je tiens &#224; remercier Alain Pilon, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ann&#233;e historique : la boxe f&#233;minine fait son entr&#233;e cet &#233;t&#233; comme discipline olympique aux Jeux de Londres. Trois Canadiennes y participent, une Ontarienne et deux Qu&#233;b&#233;coises dont une Am&#233;rindienne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La boxe r&#233;cr&#233;ative ne vise pas la comp&#233;tition, ni amateur ni professionnelle, mais uniquement l'entra&#238;nement. Ce qui n'exclut pas de faire des matchs &#224; l'amiable.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les recherches en sociologie du sport sont quasi inexistantes au Qu&#233;bec, contrairement aux &#201;tats-Unis, par exemple, ou aux pays d'Europe. Tout est &#224; faire, affirme Mme Laberge, le sport croise d'innombrables domaines : la famille, la sant&#233;, l'&#233;ducation, et on d&#233;pense des fortunes en installations sportives. Mais pourquoi la sociologie boude-t-elle le sport ? Aux yeux des sociologues de chez nous dit-elle, le sport n'est pas s&#233;rieux. Il est significatif que les recherches les plus document&#233;es sur le hockey comme ph&#233;nom&#232;ne social et culturel sont effectu&#233;es par Beno&#238;t Melan&#231;on, professeur de litt&#233;rature &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce que l'industrie du spectacle appelle combatultime, parce que c'est plus vendeur, dit Ali Nestor.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les centres jeunesses rel&#232;vent de la justice p&#233;nale pour adolescent, Loi de la protection de la jeunesse. Certains en parlent comme d'une planche de salut, d'autres comme d'une prison, d'autres encore comme d'un laboratoire o&#249; les jeunes sont des cobayes : pire qu'une prison pour adultes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'autre quart provient de dons. Les organismes s'occupant des jeunes associ&#233;s aux gangs de rue obtiennent difficilement de l'aide financi&#232;re. Il y a un tabou, note Ali Nestor.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Outre les personnes cit&#233;es dans le texte, je tiens &#224; remercier Alain Pilon, boxeur r&#233;cr&#233;atif qui m'a inspir&#233; cet article, S&#233;bastien Gagnon, auteur d'un m&#233;moire de ma&#238;trise sur la boxe et agent de projet &#224; l'&#233;cole Amos de&lt;br class='autobr' /&gt;
Montr&#233;al-Nord, qui m'a d&#233;crit patiemment la culture du gym de boxe, notamment la relation complexe entre boxeurs r&#233;cr&#233;atifs et professionnels, et Jacques Hamel, professeur de sociologie &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al qui m'a entretenu des travaux de Lo&#239;c Wacquant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'&#201;tat de droit &#224; l'&#201;tat de la droite !</title>
		<link>https://www.ababord.org/De-l-Etat-de-droit-a-l-Etat-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/De-l-Etat-de-droit-a-l-Etat-de-la</guid>
		<dc:date>2012-12-06T03:57:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;a Fontaine, Yvan Perrier</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement &#233;tudiant</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse du discours</dc:subject>
		<dc:subject>Perrier, Yvan </dc:subject>
		<dc:subject>Fontaine, L&#233;a</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; (&#8230;) on ne peut jouir des droits qu'en les exer&#231;ant. &#187; Jurgen Habermas. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans les pays d&#233;mocratiques, la science de l'association est la science m&#232;re ; le progr&#232;s de toutes les autres d&#233;pend des progr&#232;s de celle-l&#224;. &#187; Alexis de Tocqueville. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous vivons dans une soci&#233;t&#233; qui se pr&#233;sente comme &#233;tant r&#233;gie par des r&#232;gles qui rel&#232;vent de l'&#201;tat de droit, c'est-&#224;-dire un &#201;tat politique et juridique au sein duquel triomphent normalement la supr&#233;matie constitutionnelle et le contr&#244;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-45-ete-2012-" rel="directory"&gt;No 045 - &#233;t&#233; 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-etudiant-+" rel="tag"&gt;Mouvement &#233;tudiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Analyse-du-discours-+" rel="tag"&gt;Analyse du discours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Perrier-Yvan-+" rel="tag"&gt;Perrier, Yvan &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fontaine-Lea-+" rel="tag"&gt;Fontaine, L&#233;a&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1494.gif?1642092139' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;320&#034; height=&#034;213&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;(&#8230;) on ne peut jouir des droits qu'en les exer&#231;ant.&lt;/i&gt; &#187; Jurgen Habermas.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;1992. Droit et d&#233;mocratie. Entre faits et normes. Paris : Gallimard, p. 446.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dans les pays d&#233;mocratiques, la science de l'association est la science m&#232;re ; le progr&#232;s de toutes les autres d&#233;pend des progr&#232;s de celle-l&#224;.&lt;/i&gt; &#187; Alexis de Tocqueville.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(1840). 1981. De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique. Tome 2. Paris : Flammarion, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous vivons dans une soci&#233;t&#233; qui se pr&#233;sente comme &#233;tant r&#233;gie par des r&#232;gles qui rel&#232;vent de l'&#201;tat de droit, c'est-&#224;-dire un &#201;tat politique et juridique au sein duquel triomphent normalement la supr&#233;matie constitutionnelle et le contr&#244;le judiciaire de la constitutionnalit&#233;. Le conflit &#233;tudiant, de la session hiver 2012, nous a confront&#233;s &#224; un certain nombre d'&#233;v&#233;nements qui ont mis &#224; mal ce concept.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous soutenons que le recours &#224; l'injonction a eu pour effet non seulement de judiciariser le conflit, mais a surtout servi &#224; montrer que derri&#232;re le droit, tel que d&#233;fini par certains juges, peut se camoufler le triomphe des r&#232;gles d'une certaine droite politique, hostile &#224; la reconnaissance de la libert&#233; d'association, de la libert&#233; d'expression et de la libert&#233; de conscience. Nous avons assist&#233;, au cours des derni&#232;res semaines, &#224; l'affirmation de la supr&#233;matie d'une droite favorable &#224; la pr&#233;s&#233;ance des libert&#233;s individuelles d'une minorit&#233;, sur les libert&#233;s fondamentales, l&#233;gislatives ou conventionn&#233;es du plus grand nombre. Afin de bien saisir la situation et ses enjeux, il convient dans un premier temps, de nous interroger sur la port&#233;e des injonctions en mati&#232;re de respect des libert&#233;s fondamentales dans un &#201;tat, dit de droit. En deuxi&#232;me lieu, nous examinons la mani&#232;re dont l'injonction a eu pour effet de d&#233;mat&#233;rialiser le cadre physique normal de la pratique enseignante &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Injonction versus libert&#233;s constitutionnelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Durant le pr&#233;sent conflit, nous avons entendu des porte-parole du minist&#232;re de l'&#201;ducation, certains recteurs, certains directeurs de c&#233;gep et certains professionnels des m&#233;dias &#233;crits et &#233;lectroniques inviter des &#233;tudiantEs, &#171; carr&#233; vert &#187;, &#224; contourner les exigences de la vie associative. Il y a d'abord eu des appels &#224; franchir les lignes de piquetage, et ensuite, un encouragement &#224; demander l'&#233;mission d'injonction. Le juge en chef de la Cour sup&#233;rieure, Fran&#231;ois Rolland, a affirm&#233; que le ministre de la Justice devait intervenir pour faire respecter l'injonction &#8211; quid de son impartialit&#233; &#8211; et a ordonn&#233; au coll&#232;ge Montmorency de prendre tous les moyens appropri&#233;s et raisonnables, y compris le recours aux forces polici&#232;res, pour que les cours aient lieu. Le ministre responsable de la police, Robert Dutil, a menac&#233; de forcer l'application des injonctions. Attardons-nous un peu sur cette d&#233;marche d'&#233;tudiantEs qui, au nom des droits individuels et contractuels, ont joui d'une &#233;coute favorable aupr&#232;s d'un trop grand nombre de juges, qui ont acc&#233;d&#233; &#224; leur demande d'injonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les libert&#233;s constitutionnelles que sont la libert&#233; d'association, la libert&#233; d'expression et la libert&#233; de conscience, ont &#233;t&#233; suspendues au profit de la supr&#233;matie de &#171; pseudo droits &#187; d'individus allergiques aux r&#232;gles d&#233;mocratiques de la vie associative. Nous passons de la r&#232;gle des uns et des autres, &#224; la r&#232;gle des uns contre les autres. D'une certaine mani&#232;re, les ordonnances d'injonction remettent en question, pour une certaine p&#233;riode de temps, les droits collectifs et politiques, mais aussi la hi&#233;rarchie des normes dans un &#201;tat de droit. Ces ordonnances ont suspendu, de mani&#232;re unilat&#233;rale et sans possibilit&#233; d'aller en appel dans des d&#233;lais ad&#233;quats, l'exercice de libert&#233;s fondamentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'injonction contraint les personnes &#224; agir conform&#233;ment aux ordres de la Cour, sous peine d'outrage au tribunal. Ces personnes &#8211; la majorit&#233; des &#233;tudiants, aux termes de l'exercice d&#233;mocratique au sein de leurs instances, les &#171; carr&#233; rouge &#187; &#8211; voient leurs libert&#233;s restreintes, et ce, pour de courtes p&#233;riodes, reconduites. Dans quelle mesure est-il s&#233;rieusement possible de penser que de telles injonctions peuvent &#234;tre respect&#233;es ? La multiplication des injonctions entra&#238;ne la volatilisation des r&#232;gles de la d&#233;mocratie d&#233;lib&#233;rative : nous passons d'une situation marqu&#233;e par la reconnaissance des exigences de la vie associative, fondement de la vie en soci&#233;t&#233;, &#224; la supr&#234;me reconnaissance des privil&#232;ges d'une minorit&#233;. Sous l'effet de la judiciarisation du conflit, la force collective du plus grand nombre c&#232;de le pas &#224; la volont&#233; d'une minorit&#233;, qui s'identifie &#224; la volont&#233; du plus fort, c'est-&#224;-dire la volont&#233; des ministres et autres recteurs ou directeurs de c&#233;geps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordonnance d'injonction n&#233;cessite la pr&#233;sence de plusieurs &#233;l&#233;ments pour &#234;tre adopt&#233;e : d&#233;monstration d'une apparence de droit, risque d'un pr&#233;judice s&#233;rieux et irr&#233;parable, urgence. Le juge doit &#233;valuer la pr&#233;pond&#233;rance des inconv&#233;nients, c'est-&#224;-dire qu'il doit &#233;valuer laquelle des deux parties subira les inconv&#233;nients les plus graves, si l'injonction est accord&#233;e ou refus&#233;e : la minorit&#233; exigeant la tenue de leurs cours de la session d'hiver 2012 ; la majorit&#233; luttant pour la d&#233;fense d'un acc&#232;s pour tous &#224; l'enseignement universitaire&#8230; Face &#224; l'injonction, la d&#233;sob&#233;issance civile est plus que tentante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et pendant ce temps &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais (UQO)&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les avocats des syndicats de professeurs et de charg&#233;s de cours de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais ont &#233;t&#233; exclus du d&#233;bat judiciaire ordonnant la reprise des cours malgr&#233; le vote de gr&#232;ve majoritaire des &#233;tudiantEs. M&#234;me si les procureurs des deux syndicats invoquaient des raisons de s&#233;curit&#233; et des conditions de travail insoutenables, la juge Suzanne Tessier a indiqu&#233; que la s&#233;curit&#233; des professeurs et charg&#233;s de cours devait &#234;tre d&#233;battue devant un arbitre, selon la proc&#233;dure de grief. Ainsi, m&#234;me si &#171; &lt;i&gt;l'injonction ne vise pas &#224; priver les professeur-e-s de leur recours &lt;/i&gt; &#187;, celle-ci n&#233;anmoins s'applique d'ici l'audition d'un &#233;ventuel grief. Les possibilit&#233;s d'en appeler du jugement autorisant l'injonction ou de plaider un grief sur ce sujet sont, disons-le, inexistantes &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; l'ordonnance &#233;mise par la Cour sup&#233;rieure vendredi le 27 avril 2012, la direction de l'UQO a inform&#233; les membres de la communaut&#233; universitaire de Gatineau de ce qui suit : &#171; &lt;i&gt;Qu'elle continuera de prendre les mesures raisonnables requises afin de permettre &#224; ses &#233;tudiants de poursuivre leur apprentissage et de proc&#233;der aux &#233;valuations par tout autre moyen qu'en pr&#233;sentiel, y compris par voie &#233;lectronique, et ce, dans le respect de la libert&#233; acad&#233;mique, de la finalit&#233; des programmes et en tenant compte des contraintes logistiques. Les &#233;tudiants ne doivent donc pas se pr&#233;senter en salle de classe, et ce, jusqu'au 4 mai inclusivement. Les examens pr&#233;vus sur campus du 28 avril au 4 mai 2012 n'auront pas lieu.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'injonction &#233;mise au sujet de l'UQO d&#233;mat&#233;rialise les lieux d'enseignement de cette universit&#233;. Cette injonction suspendait, jusqu'au 4 mai 2012, l'obligation de donner des cours ou de tenir des examens dans les pavillons de l'universit&#233;. Elle permet de r&#233;gler toute question p&#233;dagogique ou &#233;valuative via Internet, et ce, suppos&#233;ment dans le respect de la libert&#233; acad&#233;mique. Le mod&#232;le invent&#233; par Pierre Karl P&#233;ladeau, lors du conflit au &lt;i&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, pour contourner les lignes de piquetage a trouv&#233; preneur aupr&#232;s d'une juge, qui n'aurait pas m&#234;me voulu entendre les repr&#233;sentations des Syndicats de professeurEs et de charg&#233;Es de cours. L'injonction n'a pas &#233;t&#233; renouvel&#233;e au motif que la session est termin&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a, derri&#232;re la demande d'injonction ou sa contestation, un co&#251;t mon&#233;taire et psychologique. Les personnes &#171; au carr&#233; vert &#187; qui la r&#233;clament en vue de faire pr&#233;valoir leurs droits individuels, devront vivre avec la cons&#233;quence de ce geste d'affirmation d'ind&#233;pendance individualiste. Les autres, les &#171; carr&#233; rouge &#187;, se sentent sous le coup d'une mesure autoritaire, d&#233;munies et passibles d'une accusation d'outrage au tribunal si elles y d&#233;rogent. Qui a les moyens de contester une injonction en appel au nom de sa libert&#233; de conscience et de sa libert&#233; d'opinion ? Et bien, dot&#233;s d'une riche capacit&#233; de r&#233;sistance, les &#233;tudiantEs &#171; au carr&#233; rouge &#187; ont mis en demeure l'UQO de respecter leur d&#233;cision adopt&#233;e de mani&#232;re d&#233;mocratique, sous peine d'exercer un recours collectif en vue de faire respecter leurs droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Posons-nous deux questions respectueuses de l'ordre juridique dans lequel nous baignons : se peut-il que certains juges, invit&#233;s &#224; trancher dans les litiges qui leur ont &#233;t&#233; soumis, &#233;taient inexp&#233;riment&#233;s en mati&#232;re d'application des libert&#233;s fondamentales et des droits individuels ? Se peut-il qu'ils aient r&#233;pondu &#224; la demande d'injonction en ayant en t&#234;te le &#171; droit &#224; l'erreur &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Morale de cette histoire. Rappelez-vous que derri&#232;re l'expression ronflante d'&#201;tat de droit se cache l'&#201;tat de la droite, semblant allergique au respect des libert&#233;s et des droits fondamentaux pourtant solennellement proclam&#233;s dans un document ayant pour nom La Charte des droits et libert&#233;s. C'est vous dire, le droit et la droite, &#224; l'occasion, ne font qu'un. Face &#224; ce puissant mouvement de gr&#232;ve &#233;tudiante in&#233;dit par sa dur&#233;e, l'ampleur de sa mobilisation, la remarquable articulation et le sang froid des porte-parole &#233;tudiants&#8230; des individus motiv&#233;s par un individualisme incontestable obtiennent le s&#233;same tant esp&#233;r&#233; : l'injonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, au Qu&#233;bec, en 2012, la libert&#233; d'association, la libert&#233; de conscience et la libert&#233; d'expression ont cess&#233; d'&#234;tre la science m&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;1992. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Droit et d&#233;mocratie. Entre faits et normes.&lt;/i&gt; Paris : Gallimard, p. 446.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(1840). 1981. &lt;i&gt;De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique.&lt;/i&gt; Tome 2. Paris : Flammarion, p. 141.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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