<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_rubrique=124&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;thique animale 101</title>
		<link>https://www.ababord.org/Ethique-animale-101</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Ethique-animale-101</guid>
		<dc:date>2012-09-01T17:22:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Gibert</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Gibert, Martin</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quel rapport devrions-nous entretenir avec les animaux ? Qu'est-ce que le sp&#233;cisme ? Est-il acceptable de consommer des produits d'origine animale ? Faut-il agrandir les cages ou, plus radicalement, abolir toute forme d'exploitation des animaux, comme on a aboli l'escla&#173;vage humain ? Avons-nous des devoirs envers les animaux ? Ont-ils des droits ? &lt;br class='autobr' /&gt; Toutes ces questions rel&#232;vent de l'&#233;thique animale. Cette discipline, relativement r&#233;cente, r&#233;fl&#233;chit &#224; &#171; la responsabilit&#233; morale des hommes &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Gilbert-Martin-+" rel="tag"&gt;Gibert, Martin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1383.gif?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;188&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quel rapport devrions-nous entretenir avec les animaux ? Qu'est-ce que le sp&#233;cisme ? Est-il acceptable de consommer des produits d'origine animale ? Faut-il agrandir les cages ou, plus radicalement, abolir toute forme d'exploitation des animaux, comme on a aboli l'escla&#173;vage humain ? Avons-nous des devoirs envers les animaux ? Ont-ils des droits ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toutes ces questions rel&#232;vent de l'&#233;thique animale. Cette discipline, relativement r&#233;cente, r&#233;fl&#233;chit &#224; &#171; &lt;i&gt;la responsabilit&#233; morale des hommes &#224; l'&#233;gard des animaux pris individuellement&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Baptiste Jeang&#232;ne-Vilmer, L'&#233;thique animale, Paris, PUF, coll. Que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. La pr&#233;cision est importante : en effet, l'&#233;thique animale ne s'int&#233;resse pas directement &#224; la pr&#233;servation des esp&#232;ces ou de la biodiversit&#233;. Ces questions rel&#232;vent de &lt;i&gt;l'&#233;thique environnementale&lt;/i&gt; &#8211; qui a aussi son mot &#224; dire sur nos pratiques alimentaires puisque l'industrie de la viande, par exemple, produirait autant de gaz &#224; effet de serre que l'ensemble des transports. L'&lt;i&gt;&#233;thique alimentaire&lt;/i&gt;, enfin, est un troisi&#232;me domaine d'&#233;thique appliqu&#233;e qui recoupe en partie les deux pr&#233;c&#233;dents, mais examine par ailleurs l'impact de la nourriture sur la vie des humains (comme les cons&#233;quences des pesticides sur les travailleurs agricoles).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;thiciens de la vertu, d&#233;ontologues et cons&#233;quentialistes
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les philosophes qui travaillent sur ces th&#232;mes ne sont &#233;videmment pas toujours d'accord entre eux (c'est bien le minimum pour des philosophes !). Comprendre les d&#233;bats en &#233;thique animale suppose de revenir &#224; la question de base : qu'est-ce qu'une action moralement acceptable ? Dans la philosophie anglo-saxonne, on distingue habituellement trois grandes familles de r&#233;ponses : l'&lt;i&gt;&#233;thique des vertus&lt;/i&gt; qui nous vient d'Aristote, le &lt;i&gt;d&#233;ontologisme&lt;/i&gt; qu'on peut associer &#224; Kant et le &lt;i&gt;cons&#233;quentialisme &lt;/i&gt; dont l'utilitarisme de Bentham est la version la plus connue. L'&#233;thique des vertus se concentre sur l'agent (c'est-&#224;-dire celui qui agit) et soutient qu'une action est acceptable si cet agent est vertueux ou s'il agit comme le ferait une personne vertueuse. Le d&#233;ontologisme se concentre sur l'action et affirme qu'elle est acceptable si elle respecte certaines normes morales. Le cons&#233;quentialisme, enfin, envisage les cons&#233;quences de l'action et pense qu'elles doivent promouvoir certaines valeurs morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux d&#233;bats, parfois tr&#232;s sophistiqu&#233;s, opposent les tenants de ces trois th&#233;ories. Ainsi, beaucoup de dilemmes moraux viennent de situations o&#249; l'on se demande si on doit respecter une norme (d&#233;ontologique) quelles qu'en soient les cons&#233;quences. Par ailleurs, au sein m&#234;me de chaque th&#233;orie, tous ne s'entendent pas sur le contenu exact des vertus, des normes ou des valeurs morales. Voil&#224;, en r&#233;sum&#233;, la trame de base d'un cours d'&#233;thique 101 aujourd'hui. Mais comment l'&#233;thique animale s'empare-t-elle de ces th&#233;ories ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;thicien des vertus&lt;/i&gt; se demandera comment une bonne personne devrait traiter les animaux. Celui qui torture un chat pour le plaisir est habituellement consid&#233;r&#233; comme une brute sans coeur, le contraire d'un mod&#232;le &#224; imiter. On a parfois soutenu que la cruaut&#233; envers les animaux &#233;tait condamnable parce qu'elle m&#232;nerait &#224; la cruaut&#233; envers les humains. Mais on peut aller plus loin que cet argument somme toute indirect &#8211; puisque la cruaut&#233; n'est ici un vice que parce qu'elle nuit aux humains. En effet, l'&#233;thique des vertus peut aussi soutenir, plus directement, que les vertus de justice ou de compassion, bien comprises, ne devraient pas se limiter aux humains. Toutefois, m&#234;me si une philosophe comme Martha Nussbaum sugg&#232;re des pistes int&#233;ressantes avec son approche des capabilit&#233;s, force est de constater que l'&#233;thique des vertus est encore marginale en &#233;thique animale. L'essentiel des d&#233;bats oppose les d&#233;ontologues aux cons&#233;quentialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;d&#233;ontologue&lt;/i&gt;, quant &#224; lui, consid&#232;re que certains actes sont absolument immoraux : par exemple, traiter autrui comme un pur moyen. Si l'esclavage est fonci&#232;rement immoral, disait Kant, c'est parce qu'il ne reconna&#238;t pas la valeur intrins&#232;que des esclaves, leur dignit&#233;, leur droit d'&#234;tre libre (les droits de l'homme sont d'ailleurs largement redevables &#224; l'esprit des Lumi&#232;res dont Kant est une figure embl&#233;matique). En &#233;thique animale, l'approche d&#233;ontologique d'un Tom Regan (on lira un texte de lui plus loin dans ce dossier), par exemple, s'inspire largement de cette intuition kantienne et consiste &#224; demander : mais pourquoi pas les animaux ? N'est-il pas aussi immoral de traiter des &#234;tres sensibles&lt;i&gt; comme de purs moyens &lt;/i&gt; sous pr&#233;texte qu'ils n'appartiennent pas &#224; l'esp&#232;ce humaine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, si le d&#233;ontologisme consiste &#224; respecter des normes, en &#233;thique animale, cela revient le plus souvent &#224; &lt;i&gt;d&#233;fendre les droits des animaux&lt;/i&gt;. On ne parle &#233;videmment pas du droit &#224; une &#233;ducation gratuite ou &#224; voter au f&#233;d&#233;ral ! Mais plut&#244;t du droit de ne pas &#234;tre tortur&#233;, enferm&#233;, utilis&#233; comme une simple ressource. Et puisque nous avons l'habitude (notamment juridique) de r&#233;partir les &#234;tres en deux cat&#233;gories de base, les &lt;i&gt;personnes&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;choses&lt;/i&gt;, plusieurs d&#233;ontologues revendiquent le statut de personnes pour les animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela revient aussi &#224; d&#233;noncer le &lt;i&gt;sp&#233;cisme &lt;/i&gt; : ce terme, construit par analogie avec le racisme ou le sexisme, qualifie une discrimination (moralement arbitraire) qui serait fond&#233;e sur l'esp&#232;ce. Et notre sp&#233;cisme, note un d&#233;ontologue comme Gary Francione, s'accompagne bien souvent d'une sorte de schizophr&#233;nie morale puisque nous nous pr&#233;occupons des chiens et des chats tout en mangeant des cochons et des poulets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi par antisp&#233;cisme que les &lt;i&gt;cons&#233;quentialistes&lt;/i&gt; soutiennent que nos actions devraient non seulement chercher &#224; promouvoir le bien-&#234;tre des humains, mais aussi celui des animaux. Historiquement, Jeremy Bentham fut, au XIXe si&#232;cle, l'un des premiers philosophes &#224; plaider la cause animale. En 1975, c'est un autre utilitariste, Peter Singer, qui r&#233;activa la flamme avec son fameux livre, &lt;i&gt;La lib&#233;ration animale &lt;/i&gt; (on trouvera aussi un texte de lui plus loin dans ce dossier). Contrairement aux d&#233;ontologues qui sont dans une logique du tout ou rien (soit on respecte les droits des animaux, soit pas), les cons&#233;quen&#173;tialistes consid&#232;rent qu'on peut plus ou moins maximiser le bien-&#234;tre animal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit que sacrifier des animaux dans la recherche m&#233;dicale, par exemple, peut &#234;tre d&#233;fendable s'il en r&#233;sulte un grand bien-&#234;tre global (l'&#233;radication d'une maladie mortelle, par exemple). De plus, dans cette perspective, il est &#171; moins pire &#187; de consommer de la viande une fois par semaine qu'&#224; chaque jour. Enfin, si l'on identifie le bien-&#234;tre &#224; la satisfaction des pr&#233;f&#233;rences subjectives (ce qui est contestable : l'int&#233;r&#234;t objectif &#224; continuer de vivre para&#238;t aussi pertinent), il devient th&#233;oriquement acceptable de manger de la viande &#171; heureuse &#187;, c'est-&#224;-dire d'un animal n'ayant pas souffert durant sa vie ou son abattage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De la th&#233;orie &#224; la pratique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233;, h&#233;las, surtout depuis l'av&#232;nement de l'&#233;levage industriel au milieu du XXe si&#232;cle, est loin de s'accorder aux vertus, normes et valeurs morales promues par l'&#233;thique animale. Le consensus est quasiment unanime : m&#234;me un conservateur comme le philosophe Roger Scruton, carnivore revendiqu&#233; et militant pour la chasse &#224; courre, d&#233;nonce les usines &#224; viandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la plupart des auteurs vont plus loin et pr&#244;nent le &lt;i&gt;v&#233;ganisme&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire une consommation sans produits d'origine animale (viande, lait, &#339;uf, cuir, fourrure, etc.). En effet, le seul &lt;i&gt;v&#233;g&#233;tarisme&lt;/i&gt;, s'il constitue assur&#233;ment un progr&#232;s louable, demeure difficile &#224; d&#233;fendre th&#233;oriquement : les droits ou le bien-&#234;tre de la vache laiti&#232;re et de la poule pondeuse ne paraissent pas moins importants que ceux du b ?uf et du poulet de chair. D&#232;s lors, diff&#233;rentes approches &#8211; pas n&#233;cessairement exclusives &#8211; sont envisageables pour changer nos pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;welfaristes&lt;/i&gt; &#8211; qui sont habituellement cons&#233;quentialistes &#8211; entendent r&#233;former &lt;i&gt;la mani&#232;re&lt;/i&gt; dont nous exploitons les animaux afin d'am&#233;lio&#173;rer leur bien-&#234;tre (&lt;i&gt;welfare&lt;/i&gt;). Si l'objectif demeure la fin de toutes souffrances inutiles, r&#233;glementer l'industrie ou soutenir la campagne des lundis sans viande, par exemple, semblent n&#233;anmoins des progr&#232;s substantiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;abolitionnistes&lt;/i&gt; &#8211; qui sont habituellement d&#233;ontologues &#8211; soutiennent une position plus radicale. Ils militent pour abolir &lt;i&gt;le fait&lt;/i&gt; de l'exploitation animale et consid&#232;rent que la racine du probl&#232;me vient de ce que les animaux sont des marchandises (comme, autrefois, les esclaves). En effet, notre syst&#232;me repose enti&#232;rement sur l'appropriation des animaux qu'on peut acheter et vendre. Morts ou vifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dernier d&#233;bat vaut la peine d'&#234;tre mentionn&#233; : c'est celui des limites du &#171; cercle de la moralit&#233; &#187;. Concr&#232;tement, est-il moralement acceptable d'utiliser ou de consommer certains animaux ? Entre les grands singes, nos plus proches cousins du point de vue de l'&#233;volution, et les insectes ou les bact&#233;ries, o&#249; situer &lt;i&gt;la ligne de partage&lt;/i&gt; ? Si l'on s'accorde pour voir la capacit&#233; &#224; ressentir la douleur comme un crit&#232;re pertinent, tous les vert&#233;br&#233;s (mammif&#232;res, oiseaux, poissons) devraient &#234;tre inclus dans le cercle de moralit&#233;. Les choses sont moins claires pour les crustac&#233;s (crevettes, homards) et les poulpes. En revanche, les mollusques et les insectes semblent incapables de souffrir. C'est pourquoi certains v&#233;gans consommeront du miel, de la soie, des moules ou des hu&#238;tres. D'autres, invoquant le b&#233;n&#233;fice du doute, s'abstiendront.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Baptiste Jeang&#232;ne-Vilmer, L'&#233;thique animale, Paris, PUF, coll. Que sais-je ?, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#192; lire : Jonathan Safran Foer, &lt;i&gt;Faut-il manger des animaux &lt;/i&gt; ?, Paris, &#201;d. de l'Olivier, 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vers la libert&#233; animale</title>
		<link>https://www.ababord.org/Vers-la-liberte-animale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Vers-la-liberte-animale</guid>
		<dc:date>2012-09-01T17:16:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valery Giroux</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Giroux, Valery</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Certaines discriminations sont-elles l&#233;gitimes ? Oui, mais &#224; condition d'&#234;tre moralement justifi&#233;es. Depuis Aristote, en effet, nous croyons que la justice exige que les cas similaires soient trait&#233;s de mani&#232;re similaire et que les cas diff&#233;rents soient trait&#233;s de mani&#232;re diff&#233;rente. Discriminer entre deux &#234;tres sur la seule base de leur race ou de leur sexe serait raciste ou sexiste. Le faire sur la seule base de leur esp&#232;ce serait sp&#233;ciste. &lt;br class='autobr' /&gt; La plupart de nos actes de discrimination (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Giroux-Valery-+" rel="tag"&gt;Giroux, Valery&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1384.gif?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;219&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Certaines discriminations sont-elles l&#233;gitimes ? Oui, mais &#224; condition d'&#234;tre moralement justifi&#233;es. Depuis Aristote, en effet, nous croyons que la justice exige que les cas similaires soient trait&#233;s de mani&#232;re similaire et que les cas diff&#233;rents soient trait&#233;s de mani&#232;re diff&#233;rente. Discriminer entre deux &#234;tres sur la seule base de leur race ou de leur sexe serait raciste ou sexiste. Le faire sur la seule base de leur esp&#232;ce serait sp&#233;ciste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La plupart de nos actes de discrimination selon l'esp&#232;ce sont bien justifi&#233;s. En revanche, certains soul&#232;vent de graves probl&#232;mes moraux. Parmi ceux-ci, les pires concernent l'attribution des droits moraux et l&#233;gaux les plus fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que tout autre droit, les droits fondamentaux de la personne cr&#233;ent une sorte de barri&#232;re de protection autour de chaque individu que l'on ne peut franchir au b&#233;n&#233;fice d'autrui ou de la collectivit&#233;, sauf dans des cas exceptionnels. Mais sur quoi fonder ces droits ? Selon l'approche des droits fond&#233;s sur des int&#233;r&#234;ts &#8211; qui est la seule th&#233;orie portant sur la fonction des droits qui permet d'expliquer pourquoi nous octroyons des droits fondamentaux &#224;&lt;i&gt; tous&lt;/i&gt; les &#234;tres humains &#8211;, ces droits visent &#224; prot&#233;ger certains des int&#233;r&#234;ts de leurs titulaires, g&#233;n&#233;ralement ceux qui sont jug&#233;s les plus importants et les plus intimement li&#233;s &#224; la valeur inh&#233;rente des personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;gale consid&#233;ration des int&#233;r&#234;ts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Combin&#233;e au principe aristot&#233;licien de l'&#233;galit&#233;, cette approche nous am&#232;ne au principe de l'&#233;gale consid&#233;ration des int&#233;r&#234;ts. Ce principe exige que les int&#233;r&#234;ts &#233;gaux soient trait&#233;s &#233;galement, peu importe les caract&#233;ristiques des individus qui ne sont pas li&#233;es au traitement en cause. En effet, si nous accordons un droit &#224; un individu afin de prot&#233;ger certains de ses int&#233;r&#234;ts, alors nous avons l'obligation morale d'accorder ce droit &#224; tous les autres individus qui pourraient avoir ces m&#234;mes int&#233;r&#234;ts, &#224; moins d'avoir une raison moralement valable de ne pas le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les droits les plus fondamentaux dont jouissent tous les &#234;tres humains se trouvent notamment le droit &#224; l'int&#233;grit&#233; physique, le droit &#224; la vie et le droit &#224; la libert&#233;. Est-ce l&#233;gitime de r&#233;server ces droits aux membres de l'esp&#232;ce &lt;i&gt;homo sapiens&lt;/i&gt; exclusivement ? N'est-il pas possible que les membres d'autres esp&#232;ces animales poss&#232;dent, eux aussi, les int&#233;r&#234;ts fondamentaux que ces droits servent &#224; prot&#233;ger ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous utilisons des animaux non humains &#224; de nombreuses fins pour lesquelles nous n'accepterions jamais d'utiliser des &#234;tres humains. Pensons &#224; la fabrication de v&#234;tements en cuir, &#224; l'utilisation d'animaux pour le spectacle ou encore &#224; l'&#233;levage d'animaux pour l'alimentation. Pourquoi sommes-nous farouchement oppos&#233;s &#224; l'imposition de pareils traitements &#224; des membres de l'humanit&#233; ? La premi&#232;re raison qui vient &#224; l'esprit est que ces traitements impliquent l'imposition de graves douleurs et contreviendraient &#224; l'int&#233;r&#234;t des &#234;tres humains &#224; ne pas souffrir. Mais les &#234;tres humains sont-ils les seuls animaux &#224; poss&#233;der cet int&#233;r&#234;t ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un int&#233;r&#234;t &#224; ne pas souffrir ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous avons de bonnes raisons de croire que de nombreux non-humains sont sensibles. D'abord, leurs comportements le sugg&#232;rent puisque : ils &#233;vitent ou fuient les stimuli nocifs ; ils affichent certaines expressions faciales typiquement associ&#233;es &#224; la douleur et g&#233;missent parfois ; ils limitent l'utilisation de leur membre bless&#233; pour en favoriser le repos et la gu&#233;rison. Ensuite, plusieurs animaux non humains disposent d'une partie (ou m&#234;me de tout) le mat&#233;riel neurobiologique et &#233;lectrobiochimique qui permet aux humains de ressentir la douleur. En effet, les membres de presque toutes les esp&#232;ces animales poss&#232;dent un syst&#232;me nociceptif permettant &#224; leur corps de d&#233;tecter les stimuli nocifs et de se prot&#233;ger contre eux. De plus, nous pouvons d&#233;tecter de l'activit&#233; &#233;lectrique dans les m&#234;mes zones du cerveau lorsque certains non-humains font face aux stimuli que les humains consid&#232;rent comme douloureux. De m&#234;me, les hormones qui, chez l'humain, sont s&#233;cr&#233;t&#233;es pour rendre tol&#233;rable le fait d'avoir des tissus corporels endommag&#233;s ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s chez plusieurs autres esp&#232;ces. Enfin, depuis Darwin nous savons qu'il existe une continuit&#233; au sein du vivant. La sensibilit&#233; serait une caract&#233;ristique apparue relativement t&#244;t dans l'histoire de l'&#233;volution des esp&#232;ces animales et donc partag&#233;e par de nombreux types d'animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'animaux non humains sont donc sensibles. Mais ont-ils &lt;i&gt;int&#233;r&#234;t &lt;/i&gt; &#224; ne pas souffrir ? Certains auteurs ont tent&#233; de convaincre leurs lecteurs que, parce qu'ils ne disposent pas des capacit&#233;s langagi&#232;res requises, les animaux non humains ne peuvent avoir de d&#233;sirs ou de croyances et que, par cons&#233;quent, ils n'ont pas d'int&#233;r&#234;t envers quoi que ce soit. &#192; cela, d'autres ont r&#233;pondu qu'il n'est pourtant pas n&#233;cessaire de disposer du concept de croyance pour avoir des croyances et que de nombreux animaux peuvent non seulement avoir des int&#233;r&#234;ts de l'ordre de ce qui est bien pour eux et de ce qui favorise leur bien-&#234;tre global, mais &#233;galement des int&#233;r&#234;ts de l'ordre des d&#233;sirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout nous porte &#224; croire que bien des animaux sont sensibles et que tous les &#234;tres sensibles ont, par nature, int&#233;r&#234;t &#224; ne pas souffrir. Selon le principe de l'&#233;gale consid&#233;ration des int&#233;r&#234;ts, cela nous oblige &#224; leur octroyer le droit fondamental &#224; l'int&#233;grit&#233; physique et cela devrait nous amener &#224; interdire toutes les pratiques impliquant qu'il leur soit impos&#233; de la douleur pour nos fins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un int&#233;r&#234;t &#224; vivre ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, non seulement nous faisons souffrir les animaux que nous utilisons, mais nous nous autorisons &#233;galement &#224; les tuer pour nos fins. Pourtant, la mise &#224; mort est prohib&#233;e lorsqu'il s'agit d'&#234;tres humains. Sauf dans d'exceptionnelles circonstances, le geste consistant &#224; tuer un individu est un meurtre, c'est-&#224;-dire une des infractions criminelles les plus graves. Mais pourquoi interdisons-nous la mise &#224; mort d'&#234;tres humains, m&#234;me lorsqu'elle pourrait &#234;tre inflig&#233;e de mani&#232;re indolore et inconsciente, alors que nous nous permettons de tuer massivement des animaux non humains ? Est-ce que les humains sont les seuls animaux &#224; avoir int&#233;r&#234;t &#224; vivre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas simple de retracer ce qui se trouve au fondement de l'int&#233;r&#234;t &#224; vivre que nous pr&#234;tons, &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, &#224; tous les &#234;tres humains. Plusieurs auteurs estiment que, si la mort constitue g&#233;n&#233;ralement un dommage pour les humains, c'est qu'elle les prive des bonnes choses qu'ils auraient pu obtenir s'ils &#233;taient rest&#233;s en vie. En outre, plus encore que l'int&#233;r&#234;t &#224; ne pas mourir, nous reconnaissons que tous les &#234;tres humains ont int&#233;r&#234;t &#224; ne pas &#234;tre tu&#233;s. L'int&#233;r&#234;t &#224; vivre de chacun peut certes varier en intensit&#233;. Il est m&#234;me possible que certains individus, condamn&#233;s par la maladie &#224; une souffrance chronique par exemple, n'aient plus int&#233;r&#234;t &#224; vivre du tout. Parce qu'il est difficile d'&#233;valuer cet int&#233;r&#234;t d'un point de vue ext&#233;rieur peut-&#234;tre, ou parce que nous redoutons les abus, nous pr&#233;f&#233;rons, malgr&#233; cela, accorder un&lt;i&gt; &#233;gal&lt;/i&gt; droit &#224; la vie &#224; chacun et prohiber la mise &#224; mort sauf dans d'exceptionnelles circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, tous les animaux sensibles, au moment de mourir, perdent ces bonnes choses dont ils auraient pu b&#233;n&#233;ficier s'ils &#233;taient rest&#233;s en vie. Du point de vue de chaque animal (humain ou non), sa vie est probablement ce qui compte le plus et il semble impossible, voire absurde, de comparer la valeur de la vie des uns et des autres puisque celle-ci s'&#233;value toujours subjectivement. Le crit&#232;re principalement retenu pour expliquer l'int&#233;r&#234;t humain &#224; vivre n'est pas proprement humain, ce qui nous force &#224; conclure que tous les &#234;tres sensibles peuvent avoir int&#233;r&#234;t &#224; se perp&#233;tuer dans leur &#234;tre. Tous les &#234;tres sensibles devraient donc avoir le droit de ne pas &#234;tre tortur&#233;s et le droit de ne pas &#234;tre tu&#233;s. Mais qu'en serait-il d'une utilisation douce et indolore, qui ne m&#232;nerait pas &#224; la mise &#224; mort ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un int&#233;r&#234;t &#224; ne pas &#234;tre domin&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs soci&#233;t&#233;s en sont venues &#224; condamner l'esclavage humain, peu importe la fa&#231;on dont les esclaves sont trait&#233;s. Les animaux non humains, pour leur part, sont consid&#233;r&#233;s comme des ressources que nous pouvons nous approprier, m&#234;me si leur traitement est parfois r&#232;glement&#233;. Mais est-ce &#224; dire que tous les &#234;tres humains et seuls les &#234;tres humains ont int&#233;r&#234;t &#224; &#234;tre libres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les philosophes politiques, la libert&#233; peut &#234;tre interpr&#233;t&#233;e de diff&#233;rentes fa&#231;ons. Certains auteurs d'influence kantienne d&#233;fendent une conception dite positive de la libert&#233; et estiment que seuls les &#234;tres autonomes, c'est-&#224;-dire capables de d&#233;terminer, de corriger et de poursuivre leur propre conception du bien ont int&#233;r&#234;t &#224; &#234;tre libres en tant que tel. Pourtant, la plupart des auteurs, suivant Isaiah Berlin, privil&#233;gient plut&#244;t une version n&#233;gative du concept, limitant la notion de libert&#233; &#224; l'absence de contraintes ou d'interf&#233;rences qui emp&#234;chent les individus de faire ce qu'ils veulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, tous les &#234;tres mobiles et capables d'intentionnalit&#233; subissent un tort lorsqu'on les emp&#234;che de faire ce qu'ils sont enclins &#224; faire puisqu'ils sont alors stress&#233;s, contrari&#233;s ou frustr&#233;s. Bien des animaux non humains auraient donc int&#233;r&#234;t &#224; &#234;tre libres au sens de la libert&#233; n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ce paradigme de la libert&#233;, d&#233;noncent certains auteurs comme Quentin Skinner et Philip Pettit, permettrait qu'un esclave soit consid&#233;r&#233; comme libre, tant que son ma&#238;tre se fait cl&#233;ment et n'exerce pas son pouvoir d'intervention. Mais cela semble contre-intuitif. De la m&#234;me fa&#231;on, un chien auquel son propri&#233;taire aurait appris, par renforcement positif exclusivement, &#224; ne traverser la rue qu'aux feux verts, pourrait &#234;tre &#171; libre &#187; de se promener o&#249; il le veut, sans laisse ni collier ; de se nourrir et de s'abreuver &#224; sa guise ; de se reposer lorsqu'il l'entend, sans jamais &#234;tre d&#233;rang&#233; dans ses initiatives. Ce chien, comme l'esclave humain, demeurerait pourtant la propri&#233;t&#233; de son ma&#238;tre et se trouverait &#224; vivre sous une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s, risquant &#224; chaque instant que son bon propri&#233;taire se fasse soudainement moins gentil. Le statut moral et l&#233;gal inf&#233;rieur de ces individus les place dans une situation de domination et c'est la pr&#233;carit&#233; de leur sort qui contrevient &#224; leur v&#233;ritable int&#233;r&#234;t (int&#233;r&#234;t dit &lt;i&gt;r&#233;publicain&lt;/i&gt;) &#224; &#234;tre libres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi bien trait&#233;s soient-ils, tous les individus qui ont int&#233;r&#234;t &#224; ne pas subir d'interf&#233;rences ont int&#233;r&#234;t &#224; ne pas &lt;i&gt;risquer&lt;/i&gt; d'en subir. Seule une &#233;galit&#233; de statut leur permettrait de ne pas courir ce risque. Voil&#224; pourquoi il semble que l'octroi du statut &#233;gal de personne &#224; tous les &#234;tres sensibles s'impose. Voil&#224; pourquoi les trois principaux droits fondamentaux ne devraient plus &#234;tre limit&#233;s aux seuls &#234;tres humains, mais profiter &#224; tous les animaux sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, et alors seulement, on pourra dire que leurs int&#233;r&#234;ts fondamentaux et les n&#244;tres sont &#233;galement prot&#233;g&#233;s. Alors, et alors seulement, on pourra dire que leurs int&#233;r&#234;ts fondamentaux sont &#233;galement consid&#233;r&#233;s et que les principes d'&#233;galit&#233; et de justice sont respect&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; la SPCA, on aura tout vu...</title>
		<link>https://www.ababord.org/A-la-SPCA-on-aura-tout-vu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/A-la-SPCA-on-aura-tout-vu</guid>
		<dc:date>2012-09-01T17:13:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lise Bergeron</dc:creator>


		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement associatif et communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Bergeron, Lise</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des chatons abandonn&#233;s dans une bo&#238;te de carton jusqu'aux chiens pendus aux arbres, les employ&#233;s de la SPCA ont tout vu. T&#233;moignages. &lt;br class='autobr' /&gt; On rencontre rarement un organisme dont l'objectif est de... cesser d'exister ! C'est pourtant ce que souhaite Alanna Devine, directrice de la protection des animaux &#224; la SPCA de Montr&#233;al. Car, on l'aura devin&#233;, se porter au secours des b&#234;tes dans une soci&#233;t&#233; qui les consid&#232;re toujours comme des biens rel&#232;ve du plus pur h&#233;ro&#239;sme. C'est pourtant &#224; cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mouvement-associatif-et-+" rel="tag"&gt;Mouvement associatif et communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Bergeron-Lise-+" rel="tag"&gt;Bergeron, Lise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1385.gif?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;414&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des chatons abandonn&#233;s dans une bo&#238;te de carton jusqu'aux chiens pendus aux arbres, les employ&#233;s de la SPCA ont tout vu. T&#233;moignages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On rencontre rarement un organisme dont l'objectif est de... cesser d'exister ! C'est pourtant ce que souhaite Alanna Devine, directrice de la protection des animaux &#224; la SPCA de Montr&#233;al. Car, on l'aura devin&#233;, se porter au secours des b&#234;tes dans une soci&#233;t&#233; qui les consid&#232;re toujours comme des biens rel&#232;ve du plus pur h&#233;ro&#239;sme. C'est pourtant &#224; cette impossible t&#226;che que s'adonne la SPCA de Montr&#233;al, un organisme sans but lucratif, depuis plus de cent ans. Jongler avec l'abandon de milliers de chats et de chiens, jeunes et en pleine sant&#233; pour la plupart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;tat actuel des lois et r&#232;glements entourant la question animale au Qu&#233;bec, les SPCA et refuges diss&#233;min&#233;s un peu partout dans la province prennent part &#224; un v&#233;ritable cercle vicieux. Un long cauchemar dans lequel la naissance des animaux se solde &#224; br&#232;ve &#233;ch&#233;ance par leur abandon. &#192; l'abri des regards et avec les moyens du bord, la SPCA et consorts prennent en charge, soignent, lavent et nourrissent ce que d'autres ont laiss&#233; derri&#232;re eux en toute impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Situation de crise &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De la n&#233;gligence ordinaire &#224; la pire cruaut&#233;, le personnel de la SPCA de Montr&#233;al additionne les cas path&#233;tiques : &#171; &lt;i&gt;Certains jours, il y a 30 personnes qui attendent en ligne au comptoir pour abandonner leur animal, se d&#233;sole Carolane Besner, patrouilleuse et pr&#233;pos&#233;e &#224; l'accueil. Parfois, en arrivant le matin, on trouve des cages &#224; chats empil&#233;es les unes par-dessus les autres devant la porte. En temps normal, de 40 &#224; 50 chats arrivent chaque jour, souvent &#224; pleines bo&#238;tes.&lt;/i&gt; &#187; Alanna Devine n'h&#233;site pas une seconde &#224; parler de &#171; situation de crise &#187; &#224; Montr&#233;al, o&#249; des dizaines de milliers de chats sont euthanasi&#233;s chaque ann&#233;e parce que personne ne s'occupe du probl&#232;me &#224; la racine, c'est-&#224;-dire les faire st&#233;riliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiens, eux, sont abandonn&#233;s dans les terrains vagues, les parcs &#224; chiens, les abribus, le m&#233;tro et les logements vides. &#171; &lt;i&gt;Au Qu&#233;bec, un propri&#233;taire de chien garde son animal moins de deux ans&lt;/i&gt; &#187;, constate Alanna Devine. Et ceux qui refilent leur pitou &#224; la SPCA invoquent des raisons qui laissent songeur : &#171; &lt;i&gt;Les gens s'&#233;tonnent que leur chien p&#232;te les plombs le soir, alors qu'il a pass&#233; la journ&#233;e en cage !&lt;/i&gt;, s'indigne Carolane Besner. &lt;i&gt;D'autres sont d&#233;courag&#233;s parce que leur chat fait pipi partout, mais ils n'ont pas pens&#233; &#224; le faire st&#233;riliser.&lt;/i&gt; &#187; Plusieurs aussi se d&#233;couvrent allergiques aux animaux. &#171; &lt;i&gt;Un chien &#8220;hypoallerg&#232;ne&#8221;, &#231;a n'existe pas ! &#199;a veut juste dire que l'animal perd peu ou pas de poils ; &#231;a ne veut pas dire qu'on n'y sera pas allergique !&lt;/i&gt; &#187;, observe la jeune patrouilleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ignorance des ma&#238;tres est &#224; la source de la majorit&#233; des abandons : &#171; &lt;i&gt;Ils ne connaissent pas les besoins de l'animal, ne savent pas comment l'&#233;duquer, n'ont pas de temps &#224; lui consacrer. Alors, le chien fait des b&#234;tises &#224; r&#233;p&#233;tition, et les ma&#238;tres sont frustr&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, dit Carolane Besner. &#171; &lt;i&gt;J'ai vu un jeune chien battu &#224; coup de barre de fer parce qu'il avait fait pipi au mauvais endroit, et un autre qui ne ressemblait m&#234;me plus &#224; un chien tellement il &#233;tait magan&#233;. On a aussi trouv&#233; des chiots qui avaient &#233;t&#233; tu&#233;s et enterr&#233;s dans un parc &lt;/i&gt; &#187;, d&#233;crit Daniel Davenport, inspecteur &#224; la SPCA depuis trente-trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les photos prises lors des enqu&#234;tes font fr&#233;mir : chiens et chiots pendus &#224; des arbres, chats &#224; la gorge tranch&#233;e, animaux squelettiques baignant dans leurs excr&#233;ments et empil&#233;s dans des cages trop petites... La vue de ces &#234;tres vivants qui endurent en silence l'incurie et la violence des humains rend malade. Mais comment font-ils, les employ&#233;s de la SPCA, pour c&#244;toyer cette souffrance jour apr&#232;s jour ? &#171; &lt;i&gt;Ce qui me tient dans mon travail, c'est la satisfaction de faire cesser les abus, de contribuer &#224; am&#233;liorer le sort des animaux&lt;/i&gt; &#187;, dit Daniel Davenport. Ce jour-l&#224;, l'inspecteur venait de remporter une victoire &#224; la Cour du Qu&#233;bec. Un cas de n&#233;gligence envers des chevaux. Sa coll&#232;gue, impliqu&#233;e elle aussi dans le dossier, en pleurait de joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se battre contre la b&#234;tise humaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mus par un id&#233;al de justice et un respect inconditionnel envers les animaux, les employ&#233;s de la SPCA se battent avec leurs tripes contre la b&#234;tise humaine. Plusieurs rapportent d'ailleurs du &#171; travail &#187; &#224; la maison, c'est-&#224;-dire des animaux malades ou trop jeunes pour &#234;tre adopt&#233;s. Comme ce minuscule chiot rescap&#233; d'une saisie de 30 chiens dans une maison insalubre de l'ouest de Montr&#233;al. Un cas de &#171; &lt;i&gt;hoarding &lt;/i&gt; &#187;, c'est-&#224;-dire de ramassage compulsif d'objets h&#233;t&#233;roclites, animaux compris. Les policiers qui sont intervenus dans l'histoire ont vomi tellement l'odeur d'excr&#233;ments et d'urine &#233;tait forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec fait particuli&#232;rement mauvaise figure au chapitre du bien-&#234;tre animal en Am&#233;rique du Nord. Laxisme, manque de ressources, faiblesse des lois et r&#232;glements, les instances gouvernementales se d&#233;filent derri&#232;re d'innombrables comit&#233;s et d'interminables r&#233;unions de concertation pour remettre &#224; plus tard ce qui, pourtant, ne devrait pas attendre : la souffrance inutile de milliers d'animaux. Accul&#233;es au pied du mur par les organismes de d&#233;fense des animaux &#8211; ou par l'opinion publique, quand celle-ci est secou&#233;e par des enqu&#234;tes comme celle sur le Berger blanc, diffus&#233;e &#224; Radio-Canada en avril 2011, ou par d'importantes saisies comme celle de septembre dernier en Outaouais, o&#249; plus de 500 b&#234;tes ont &#233;t&#233; secourues &#8211; les autorit&#233;s commencent &#224; pr&#234;ter l'oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, si les d&#233;cideurs passaient ne serait-ce qu'une seule journ&#233;e dans un refuge, ils seraient illico convaincus qu'il faut agir... sans tarder.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le v&#233;g&#233;tarisme</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-vegetarisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-vegetarisme</guid>
		<dc:date>2012-09-01T17:13:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;a Fontaine</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Fontaine, L&#233;a</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; L'homme est le seul animal qui peut &#234;tre l'ami de ses victimes jusqu'&#224; ce qu'il les d&#233;vore. &#187; Samuel Butler &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe plusieurs sortes de v&#233;g&#233;tarismes, c'est-&#224;-dire de restrictions alimentaires relatives aux produits issus de l'exploitation animale, qu'ils soient motiv&#233;s par des raisons politiques, &#233;conomiques, environnementales, sentimentalistes ou encore &#233;thiques. En mati&#232;re d'&#233;thique animale, deux principaux courants de pens&#233;e s'oppo&#173;sent : l'antisp&#233;cisme et le welfarisme. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Fontaine-Lea-+" rel="tag"&gt;Fontaine, L&#233;a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1387.jpg?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;462&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'homme est le seul animal qui peut &#234;tre l'ami de ses victimes jusqu'&#224; ce qu'il les d&#233;vore.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Samuel Butler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe plusieurs sortes de v&#233;g&#233;tarismes, c'est-&#224;-dire de restrictions alimentaires relatives aux produits issus de l'exploitation animale, qu'ils soient motiv&#233;s par des raisons politiques, &#233;conomiques, environnementales, sentimentalistes ou encore &#233;thiques. En mati&#232;re d'&#233;thique animale, deux principaux courants de pens&#233;e s'oppo&#173;sent : l'antisp&#233;cisme et le &lt;i&gt;welfarisme&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Origine du v&#233;g&#233;tarisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon le &lt;i&gt;Littr&#233;&lt;/i&gt;, le terme v&#233;g&#233;tarien vient du latin &lt;i&gt;vegetus&lt;/i&gt;, qui signifie &#171; sain, frais, vivant &#187; et d&#233;signe &#171; celui qui ne vit que de substances v&#233;g&#233;tales &#187;. Son emploi est g&#233;n&#233;ralis&#233; au cours du XIXe si&#232;cle. Le v&#233;g&#233;tarisme est pr&#244;n&#233; par diff&#233;rents mouvements religieux &#8211; bouddhisme, hindouisme &#8211; et courants philosophiques &#8211; pythagorisme, soufisme. Historique&#173;ment, cette pratique a &#233;t&#233; soutenue par de nombreuses &#171; personnalit&#233;s &#187; indiennes &#8211; Bouddah, Maharisji Vyasa, Mahatma Gandhi, Rab&#238;n&#173;dran&#226;th Tagore &#8211; et grecques &#8211; Plutarque ou Pythagore. C'est en Inde que vivent la plupart des v&#233;g&#233;tariens ; dans certaines villes saintes, la l&#233;gislation impose d'ailleurs le v&#233;g&#233;tarisme et interdit toute consommation de viande animale (tout type de viande, incluant les poissons et fruits de mer).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Antisp&#233;cisme ou &lt;i&gt;welfarisme&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le v&#233;g&#233;tarisme affiche sans conteste une dimension &#233;thique, bien que celle-ci ait tendance &#224; &#234;tre voil&#233;e par les traits classiquement humaniste et ethnocentriste de notre soci&#233;t&#233;, dans laquelle la consommation de viande serait un acte traditionnel, commode et &#233;picurien. Le v&#233;g&#233;tarisme constitue une &#171; &#233;thique appliqu&#233;e &#187;, pour laquelle il est possible de distinguer deux courants oppos&#233;s : l'antisp&#233;cisme et le &lt;i&gt;welfarisme&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'antisp&#233;cisme, tous les &#234;tres vivants seraient &#233;gaux au sens moral, les animaux ne pouvant &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des ressources. D&#232;s lors, le sp&#233;cisme constitue une discrimination fond&#233;e sur l'esp&#232;ce. Selon les antisp&#233;cistes, dont font partie les v&#233;galiens (voir le lexique sur les r&#233;gimes alimentaires pour plus de d&#233;tails), il ne suffit pas de se pr&#233;occuper du &#171; bien-&#234;tre &#187; de l'animal, mais il faut le consid&#233;rer comme &#171; &#234;tre sensible &#187;, lui offrir un traitement juste, c'est-&#224;-dire moral et &#233;quitable, et le laisser vivre &#171; sa propre existence &#187;. Cette approche m&#232;ne logiquement &#224; l'abolitionnisme, prescrivant l'&#233;limination totale de l'exploitation animale, et flirte avec le mouvement pr&#244;nant la non-violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;welfarisme&lt;/i&gt;, mouvement inspir&#233; par Henry Spira et notamment anim&#233; par Peter Singer, impose un traitement correct des animaux impliquant la satisfaction de leurs besoins intrins&#232;ques (par exemple l'espace n&#233;cessaire &#224; une poule pour &#233;tendre les ailes dans une cage). Les &lt;i&gt;welfaristes&lt;/i&gt; tentent d'obtenir une am&#233;lioration des conditions de vie &#8211; ou de mort &#8211; des animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les antisp&#233;cistes estiment que les &lt;i&gt;welfaristes&lt;/i&gt; participent &#224; la d&#233;gradation du sort des animaux en n&#233;gociant avec les responsables des &#171; mauvais traitements &#187; inflig&#233;s aux b&#234;tes et, g&#233;n&#233;ralement, en se contentant de maigres progr&#232;s en mati&#232;re de condition animale. Les &lt;i&gt;welfaristes&lt;/i&gt; jugent que la mise en &#338;uvre de mesures concr&#232;tes &#224; court terme constitue un gain. &#192; titre d'exemple, les antisp&#233;cistes pr&#244;neraient la fermeture des &#171; usines &#224; &#339;ufs &#187;, dans lesquelles les poules pondeuses en fin de carri&#232;re sont affam&#233;es et priv&#233;es de lumi&#232;re, puis apr&#232;s un certain temps, nourries de nouveau et &#233;clair&#233;es, afin de stimuler une nouvelle p&#233;riode de ponte, avant d'&#234;tre tu&#233;es. Dans ces conditions, il est effectivement difficile de d&#233;fendre la consommation de produits issus de l'exploitation douloureuse des animaux. Selon le Nobel de litt&#233;rature Rab&#238;ndran&#226;th Tagore, si les &#234;tres humains mangent de la viande, c'est uniquement parce qu'ils sont capables d'occulter la cruaut&#233; du geste. Les &lt;i&gt;welfaristes&lt;/i&gt;, plus &#171; mod&#233;r&#233;s &#187; dans une telle hypoth&#232;se, se &#171; contenteraient &#187; de l'am&#233;lioration des conditions de vie des poules, par exemple, en diminuant leur souffrance pendant la p&#233;riode de privation, sans rechercher la fermeture des &#171; usines &#224; &#339;ufs &#187;. Les antisp&#233;cistes seraient v&#233;g&#233;tariens et auraient tendance &#224; &#234;tre v&#233;g&#233;taliens ou v&#233;galiens. Les &lt;i&gt;welfaristes&lt;/i&gt; pourraient consommer de la viande si les conditions de vie et d'abattage des animaux r&#233;pondaient &#224; leurs crit&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;gradation de la condition animale s'expri&#173;me en termes de &#171; bien-&#234;tre &#187;, mais aussi &#8211; de mani&#232;re plus &#171; radicale &#187; &#8211; avance sur le terrain de la &#171; sensibilit&#233; animale &#187;. In&#233;vita&#173;blement, le droit s'est saisi de la question, aux niveaux tant nationaux qu'international ; en effet, des l&#233;gislations nationales et des textes internationaux ont &#233;t&#233; adopt&#233;s au sujet de la condition animale. Des centres de recherche avant-gardistes se sont int&#233;ress&#233;s &#224; la question de la condition animale (p. ex. le Groupe de recherche international en droit animal, GRIDA) et diff&#233;rentes r&#233;flexions sont men&#233;es tant sur le droit de la condition animale, le droit animal que sur les droits fondamentaux des animaux, au titre desquels se trouveraient, non pas l'&#233;quivalent de tous les droits fondamentaux reconnus aux &#234;tres humains, mais les droits &#224; la vie, &#224; l'int&#233;grit&#233; (ex. absence de torture) ou encore &#224; la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir au v&#233;g&#233;tarisme, il est parfois difficile de le pratiquer dans certaines parties du monde, on s'en doute. Certains parlent m&#234;me de &#171; v&#233;g&#233;phobie &#187;. &#192; titre d'exemple, le gouvernement fran&#231;ais a adopt&#233; une mesure prescrivant la consommation de repas avec produits issus de l'exploitation animale dans les cantines scolaires (au moins 20 % des plats principaux doivent contenir de la viande et au moins 90 % des repas doivent contenir des produits laitiers). Face &#224; cette l&#233;gislation, il est permis de s'interroger sur les pressions possibles exerc&#233;es par les lobbies des industries concern&#233;es. Enfin, certains v&#233;g&#233;tariens font de leur r&#233;gime alimentaire une question davantage &#233;thique que d&#233;ontologique ; en d'autres termes, ils ne font pas du v&#233;g&#233;tarisme une r&#232;gle absolue et acceptent de consommer des produits issus de l'exploitation animale si elle est &#233;thique, notamment en excluant la souffrance des animaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques v&#233;g&#233;tariens ou v&#233;g&#233;taliens c&#233;l&#232;bres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Tolsto&#239;, Socrate, Voltaire, Gandhi, Platon, Michelet, Edison, Pythagore, Schweitzer ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; les &#233;crivains : Bossuet, Butler, Kafka, de Lamartine, Robbins, Sand, Singer et Yourcenar ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; les naturalistes : Cuvier, Darwin, von Humboldt, Ray et Owen ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; les ing&#233;nieurs : Edison, Pitman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Einstein, &#171; &lt;i&gt; l'effet physique qu'exercerait un mode de vie v&#233;g&#233;tarien sur le temp&#233;rament humain aurait une influence extr&#234;mement positive sur l'humanit&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Toutefois, il est permis de s'interroger puisque selon plusieurs sources, Hitler &#233;tait v&#233;g&#233;tarien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sur les animaux de compagnie</title>
		<link>https://www.ababord.org/Sur-les-animaux-de-compagnie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Sur-les-animaux-de-compagnie</guid>
		<dc:date>2012-09-01T17:08:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Santerre-Baillargeon</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Santerre-Baillargeon, Marie</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J'ai toujours aim&#233; la pr&#233;sence d'un animal de compagnie, de pr&#233;f&#233;rence un chat. Je ne suis pas la premi&#232;re. Tr&#232;s t&#244;t, les hommes ont fait des animaux des compagnons de vie. Jules C&#233;sar aurait d&#233;clar&#233; &#224; son retour de Gaule : &#171; Les femmes romaines n'ont-elles donc plus comme autrefois des enfants &#224; nourrir et &#224; porter dans leurs bras ? Je ne vois partout que des chiens et des singes. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Deux choses me d&#233;rangent cependant tout particuli&#232;rement dans cette relation que nous entretenons depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Santerre-Baillargeon-Marie-+" rel="tag"&gt;Santerre-Baillargeon, Marie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1386.gif?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;204&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J'ai toujours aim&#233; la pr&#233;sence d'un animal de compagnie, de pr&#233;f&#233;rence un chat. Je ne suis pas la premi&#232;re. Tr&#232;s t&#244;t, les hommes ont fait des animaux des compagnons de vie. Jules C&#233;sar aurait d&#233;clar&#233; &#224; son retour de Gaule : &#171; &lt;i&gt; Les femmes romaines n'ont-elles donc plus comme autrefois des enfants &#224; nourrir et &#224; porter dans leurs bras ? Je ne vois partout que des chiens et des singes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux choses me d&#233;rangent cependant tout particuli&#232;rement dans cette relation que nous entretenons depuis si longtemps avec certaines esp&#232;ces animales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'&#224; travers les &#233;poques, et encore aujourd'hui, notre bien-&#234;tre a pass&#233; avant celui des animaux dans cette relation que nous leur imposons. Au Qu&#233;bec, 500 000 abandons d'animaux domestiques et des centaines de milliers d'euthanasies de chats et de chiens en sant&#233; sont enregistr&#233;s chaque ann&#233;e (&lt;i&gt;La Presse&lt;/i&gt;, 3 octobre 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tout. M&#234;me lorsqu'ils ont un foyer, les cas o&#249; des chats et des chiens sont battus, br&#251;l&#233;s, tortur&#233;s lors de douteux rituels, mis dans le micro-ondes, jet&#233;s par une fen&#234;tre, et j'en passe, ne sont pas rares. De plus, les animaux de compagnie subissent des traitements qui vont totalement &#224; l'encontre de leur v&#233;ritable nature et de leurs instincts. Les chats sont souvent d&#233;griff&#233;s, les oiseaux ont les ailes coup&#233;es et des chiens sont attach&#233;s &#224; longueur de journ&#233;e. Bref, nous nous retrouvons avec certains animaux sans soins et d'autres qui en ont de mauvais. Cette surpopulation d'animaux domestiques est notre responsabilit&#233; et les animaux ne devraient pas en payer le prix fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai dress&#233; un portrait assez sombre du destin des animaux de compagnie, certes, mais leur vie n'est pas toujours aussi triste. Beaucoup ont de paisibles existences que certains humains pourraient presque envier. Je ne suis pas contre, bien entendu. Toutefois, lorsque l'animal est moins pr&#232;s de nous, plus anonyme, nous sommes moins pr&#233;occup&#233;s par les mauvais traitements qu'il pourrait subir. Il pourrait et devrait en &#234;tre autrement. Je crois que la sensibilit&#233; qui se d&#233;gage de la relation que beaucoup entretiennent avec les animaux domestiques devrait se retrouver dans toutes leurs relations avec les animaux. Pas seulement ceux qui sont mignons, beaux ou qui vivent &#224; nos c&#244;t&#233;s. Si c'&#233;tait le cas, notre consommation de viande diminuerait drastiquement, l'industrie de la fourrure verrait ses profits d&#233;cliner et ainsi de suite. Si nous &#233;tions plus sensibles au bien-&#234;tre de toutes les esp&#232;ces animales, nos rapports avec les animaux gagneraient en coh&#233;rence et nous leur causerions moins de souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon nombre d'organismes agissent de mani&#232;re concr&#232;te afin d'am&#233;liorer le bien-&#234;tre des animaux domestiques. L'un d'eux est PETA (&lt;i&gt;People for the Ethical Treatment of Animals&lt;/i&gt;), la plus grande organisation au monde &#339;uvrant pour les droits des animaux, avec plus de deux millions d'adh&#233;rents. Sa position sur le sujet est int&#233;ressante &#224; conna&#238;tre. Selon PETA, le probl&#232;me de la surpopulation d'animaux de compagnie ne peut &#234;tre r&#233;solu par la simple remise &#224; l'&#233;tat sauvage des animaux domestiques. L'euthanasie des animaux dont nous ne pouvons nous occuper d&#233;cemment serait alors la solution. Dans cette optique, l'euthanasie serait plut&#244;t vue comme une d&#233;livrance pour l'animal, un geste de sympathie envers lui. Vous aurez devin&#233; toute la controverse qui s'ensuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que m&#234;me si nous voulons tous la m&#234;me chose &#8211; favoriser le bien-&#234;tre des animaux &#8211; il existe de grandes divergences quant &#224; la mani&#232;re d'y parvenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voter pour les animaux</title>
		<link>https://www.ababord.org/Voter-pour-les-animaux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Voter-pour-les-animaux</guid>
		<dc:date>2012-09-01T17:00:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Moisan</dc:creator>


		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Moisan, Monique </dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au printemps 2011, la section canadienne de la Soci&#233;t&#233; mondiale pour la protection des animaux (WSPA) a fait parvenir aux principaux partis politiques f&#233;d&#233;raux une s&#233;rie de questions en vue des &#233;lections g&#233;n&#233;rales du 2 mai. Les r&#233;ponses re&#231;ues ont &#233;t&#233; publi&#233;es sur un site Internet invitant les Canadiennes et Canadiens &#224; &#171; voter pour les animaux &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Les lois actuelles sont insuffisantes pour prot&#233;ger les animaux de la cruaut&#233; et des mauvais traitements. Actuellement, les crimes contre les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Moisan-Monique-+" rel="tag"&gt;Moisan, Monique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1388.gif?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;225&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2011, la section canadienne de la Soci&#233;t&#233; mondiale pour la protection des animaux (WSPA) a fait parvenir aux principaux partis politiques f&#233;d&#233;raux une s&#233;rie de questions en vue des &#233;lections g&#233;n&#233;rales du 2 mai. Les r&#233;ponses re&#231;ues ont &#233;t&#233; publi&#233;es sur un site Internet invitant les Canadiennes et Canadiens &#224; &#171; voter pour les animaux &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lois actuelles sont insuffisantes pour prot&#233;ger les animaux de la cruaut&#233; et des mauvais traitements. Actuellement, les crimes contre les animaux figurent dans la section du Code criminel du Canada portant sur les crimes contre la propri&#233;t&#233;. Au Qu&#233;bec, il n'existe aucune loi portant sur la protection des animaux. La WSPA demande &#224; ce que ces crimes soient retir&#233;s de cette section et que l'on punisse plus s&#233;v&#232;rement les responsables de mauvais traitements et de cruaut&#233;. Le Parti Vert (PV) et le Nouveau parti d&#233;mocratique (NPD) pr&#233;conisent une telle approche. Le NPD est pr&#234;t &#224; modifier le Code criminel pour :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;&#171; enlever les animaux des lois sur les biens et assurer la protection aux animaux sauvages et errants ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; interdire d'entra&#238;ner des animaux pour se battre ou de profiter des combats d'animaux ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#233;liminer les &#233;chappatoires qui permettent &#224; 99% des gens accus&#233;s de cruaut&#233; envers les animaux de ne pas &#234;tre reconnus coupables. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le Parti lib&#233;ral (PLC) et le Bloc qu&#233;b&#233;cois (BQ) sont plus timides. Selon le PLC : &#171; &lt;i&gt;Toutes les options li&#233;es &#224; la cruaut&#233; envers les animaux doivent &#234;tre &#233;tudi&#233;es en tenant compte des positions des parties int&#233;ress&#233;es. Tous les changements doivent avoir un &#233;quilibre entre le traitement sans cruaut&#233; des animaux et les pratiques l&#233;gitimes des fermiers, des chasseurs et des amateurs de p&#234;che sportive.&lt;/i&gt; &#187; Le Bloc est &#171; &lt;i&gt;favorable &#224; une v&#233;ritable refonte des dispositions portant sur la cruaut&#233; envers les animaux [&#8230;] et estime qu'il faut introduire une d&#233;finition de ce qu'est un animal.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Transport non cruel des animaux de ferme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La WSPA r&#233;clame &#233;galement une l&#233;gislation plus s&#233;v&#232;re pour prot&#233;ger le bien-&#234;tre des animaux lorsqu'ils sont transport&#233;s, parfois sur de tr&#232;s longues distances, et a d&#233;j&#224; recommand&#233; plusieurs mesures dont la r&#233;duction consid&#233;rable de la dur&#233;e maximale permise de transport des animaux de ferme sans leur donner de nourriture, de l'eau et du repos. Le Parti Vert veut limiter &#224; 8 heures ou 500 km le transport par route et interdire l'utilisation des tiges ou b&#226;tons &#233;lectriques. Le NPD a maintes fois tent&#233;, depuis 2006, de faire adopter des politiques prot&#233;geant les animaux des divers stress qu'ils subissent lors de tr&#232;s longs voyages et d&#233;plore que ce dossier n'ait toujours pas progress&#233;. Le Bloc n'a pas de mesures &#224; proposer mais affirme que le traitement des animaux d'&#233;levage est pour lui une &#171; &lt;i&gt;pr&#233;occupation constante&lt;/i&gt; &#187;. Le PLC &#171; &lt;i&gt;appuie l'engagement continu et la consultation avec les intervenants et les parties int&#233;ress&#233;es pour examiner les modifications possibles &#224; la r&#233;glementation du transport des animaux.&lt;/i&gt; &#187; Aucune mesure n'est envisag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;claration universelle sur la protection des animaux
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 6 novembre 2009, la Chambre des communes adoptait &#224; l'unanimit&#233; une motion afin que le gouvernement soutienne le d&#233;veloppement d'une D&#233;claration universelle sur la protection des animaux. Le Parti Vert, le NPD et le Bloc appuient toujours ce principe et les Lib&#233;raux pensent que le Canada devrait discuter avec les intervenants pour l'&#233;valuation et le d&#233;veloppement des options d'une telle d&#233;claration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 mai 2011, les conservateurs de Stephen Harper ont &#233;t&#233; r&#233;&#233;lus et forment un gouvernement majoritaire. Ils n'ont pas r&#233;pondu aux questions de la WSPA.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bien-&#234;tre animal</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-bien-etre-animal</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-bien-etre-animal</guid>
		<dc:date>2012-09-01T16:57:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chantal Santerre</dc:creator>


		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Santerre, Chantal</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par d&#233;finir ce qu'on entend par bien-&#234;tre animal. Selon l'Organisation mondiale de la sant&#233; animale, &#171; le bien-&#234;tre animal fait r&#233;f&#233;rence aux conditions de vie auxquelles un animal doit faire face. Un animal a un bon niveau de bien-&#234;tre s'il est en sant&#233;, s'il est &#224; son aise, s'il est bien nourri, s'il est en s&#233;curit&#233;, s'il est capable d'exprimer ses comportements inn&#233;s, et s'il ne doit pas &#233;prouver d'&#233;tats n&#233;gatifs tels que la souffrance, la peur et la d&#233;tresse. La qualit&#233; du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Santerre-Chantal-+" rel="tag"&gt;Santerre, Chantal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1389.gif?1642092135' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;199&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Commen&#231;ons par d&#233;finir ce qu'on entend par bien-&#234;tre animal. Selon l'Organisation mondiale de la sant&#233; animale, &#171; &lt;i&gt;le bien-&#234;tre animal fait r&#233;f&#233;rence aux conditions de vie auxquelles un animal doit faire face. Un animal a un bon niveau de bien-&#234;tre s'il est en sant&#233;, s'il est &#224; son aise, s'il est bien nourri, s'il est en s&#233;curit&#233;, s'il est capable d'exprimer ses comportements inn&#233;s, et s'il ne doit pas &#233;prouver d'&#233;tats n&#233;gatifs tels que la souffrance, la peur et la d&#233;tresse. La qualit&#233; du bien-&#234;tre d'un animal implique la pr&#233;vention de la maladie et les traitements d'un v&#233;t&#233;rinaire, un abri ad&#233;quat, une saine nutrition, de m&#234;me que la manipulation, le transport et l'abattage sans cruaut&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Qu'en est-il chez nous ? Le portrait, on va le voir, est loin d'&#234;tre rose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le transport des animaux de ferme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, c'est le R&#232;glement sur la sant&#233; des animaux qui d&#233;finit les conditions n&#233;cessaires au transport sans cruaut&#233; de tous les animaux. L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) veille &#224; l'application de ce r&#232;glement qui :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; interdit l'entassement, le transport d'animaux incompatibles dans la m&#234;me stalle et le transport d'animaux qui ne sont pas en mesure de voyager ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pr&#233;cise les conditions n&#233;cessaires de chargement et de d&#233;chargement des animaux, les r&#233;gimes d'alimentation et d'abreuvement, les temps de parcours maximums, les temps de repos minimums, les exigences relatives &#224; la liti&#232;re ; et qui stipule par ailleurs que les animaux que leur &#233;tat rend inaptes au transport en cours de voyage ne doivent pas &#234;tre transport&#233;s au-del&#224; de l'endroit le plus proche o&#249; ils peuvent recevoir des soins.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, par exemple, on peut transporter les chevaux, les porcs et les volailles pendant 36 heures sans nourriture, sans eau et sans devoir les d&#233;charger pour les laisser se reposer. Pour les bovins, les moutons et les ch&#232;vres, la limite est de 52 heures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un rapport accablant produit par la Soci&#233;t&#233; mondiale pour la protection des animaux (WSPA, selon l'acronyme anglais) aboutit aux sept conclusions suivantes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Soci&#233;t&#233; mondiale pour la protection des animaux (WSPA), Arr&#234;tons la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1.	Un nombre inacceptable d'animaux, surtout les poulets, meurent pendant le transport.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 2.	Les animaux sont transport&#233;s dans des camions trop charg&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 3.	Des animaux gravement bless&#233;s, handicap&#233;s et malades sont transport&#233;s, ce qui contrevient au R&#232;glement sur la sant&#233; des animaux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 4.	On transporte et laisse souffrir les animaux gri&#232;vement bless&#233;s pendant de longues p&#233;riodes, ce qui est contraire au R&#232;glement sur la sant&#233; des animaux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 5.	Le nombre insuffisant d'inspecteurs du bien-&#234;tre des animaux sp&#233;cialement form&#233;s met la sant&#233; des animaux et leur bien-&#234;tre en danger.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 6.	Les rapports et mises en application des r&#232;glements de l'ACIA sont souvent inefficaces et manquent d'uniformit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 7.	Les animaux souffrent en raison du manque de formation des conducteurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les abattoirs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les articles 61 &#224; 80 du R&#232;glement sur l'inspection des viandes &#233;tablissent des normes pour la manipulation et l'abattage sans cruaut&#233; des animaux destin&#233;s &#224; l'alimentation. Ce sont les inspecteurs de l'ACIA d&#233;l&#233;gu&#233;s dans chaque &#233;tablissement agr&#233;&#233; par le gouvernement f&#233;d&#233;ral qui veillent &#224; son application.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce r&#232;glement, la F&#233;d&#233;ration des soci&#233;t&#233;s canadiennes d'assistance aux animaux (FSCAA) rapporte que les animaux sont fr&#233;quemment manipul&#233;s brutalement et effray&#233;s lorsqu'ils sont men&#233;s &#224; l'abattoir. De plus, plusieurs ne sont pas insensibilis&#233;s suffisamment avant d'&#234;tre abattus, ce qui occasionne d'&#233;normes souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la FSCAA, les lois canadiennes sont insuffisantes et les rapports des derni&#232;res ann&#233;es ont montr&#233; qu'il y avait de s&#233;rieuses d&#233;ficiences dans le bien-&#234;tre des animaux et m&#234;me dans les r&#232;glements pour la s&#233;curit&#233; de la viande.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les animaux et la recherche au Canada&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2009, le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA) a officiellement lanc&#233; son &#171; Programme des Trois R &#187; au Canada. Le concept des trois &#171; R &#187; (c.-&#224;-d. le remplacement, la r&#233;duction et le raffinement) d&#233;finit un ensemble de principes &#233;thiques directeurs pour aider &#224; r&#233;duire au minimum la souffrance des animaux utilis&#233;s &#224; des fins scientifiques et &#224; am&#233;liorer leur bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FSCAA reconna&#238;t les progr&#232;s qui ont &#233;t&#233; faits. Le CCPA, en d&#233;veloppant des guides pour le soin et l'utilisation des animaux dans les exp&#233;riences, a contribu&#233; &#224; diminuer le nombre d'animaux utilis&#233;s dans les recherches au moment m&#234;me o&#249; le volume des recherches a augment&#233;. La qualit&#233; des soins prodigu&#233;s aux animaux s'est elle aussi am&#233;lior&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, les producteurs de cosm&#233;tiques au Canada ont pour obligation de prouver que leurs produits sont s&#233;curitaires, et ce, selon la r&#233;glementation des cosm&#233;tiques. Habituel&#173;lement, ce n'est pas le cosm&#233;tique que l'on teste sur les animaux, mais bien les ingr&#233;dients qui le composent. Cela a pour cons&#233;quence qu'un cosm&#233;tique &#233;tiquet&#233; &#171; sans cruaut&#233; &#187; ou bien &#171; non test&#233; sur des animaux &#187; ne signifie pas n&#233;cessairement que les produits qui composent ce cosm&#233;tique n'ont pas &#233;t&#233; test&#233;s sur des animaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La fourrure&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Saviez-vous que dans la fabrication d'un seul manteau de fourrure, d&#233;pendamment de votre pr&#233;f&#233;rence, on devra utiliser jusqu'&#224; 30 ratons laveurs, 100 &#233;cureuils, 15 lynx, quinze coyotes ou 20 renards ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, il y a ainsi plus d'un million d'animaux qui sont trapp&#233;s au Canada pour leur fourrure. Malgr&#233; les recherches qui sont faites pour concevoir et mettre &#224; l'essai des pi&#232;ges sans cruaut&#233;, les pi&#232;ges certifi&#233;s en vertu de l'Accord sur les normes internationales de pi&#233;geage sans cruaut&#233; ne permettent pas d'abolir la souffrance chez les animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les pi&#232;ges mortels, qui sont les moins cruels, peuvent faire souffrir les animaux qui entrent dans le pi&#232;ge de la mauvaise mani&#232;re ou qui sont pris dans ces pi&#232;ges non con&#231;us pour eux. Ils ne meurent alors pas instantan&#233;ment et souffrent intens&#233;ment, jusqu'&#224; perdre conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pi&#232;ges &#224; capture vivante retiennent la patte de l'animal pour une dur&#233;e allant de quelques heures &#224; cinq jours, selon les diff&#233;rentes l&#233;gislations auxquelles le trappeur est assujetti. Les animaux les plus chanceux deviennent inconscients, mais plusieurs meurent de d&#233;shydratation, de perte de sang massive, d'hypothermie ou sous la dent de pr&#233;dateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les pi&#232;ges &#224; noyade font subir aux animaux de la douleur et du stress parce qu'ils suffoquent durant plusieurs minutes avant de mourir. Dans le cas des castors, leur suffocation peut durer jusqu'&#224; 20 minutes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les animaux de compagnie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re de l'Agriculture, des P&#234;cheries et de l'Alimentation du Qu&#233;bec (MAPAQ), en vue d'am&#233;liorer le bien-&#234;tre des animaux de compagnie &#8211; un probl&#232;me mis en &#233;vidence par tant de cas de maltraitances &#8211;, a mis sur pied un groupe de travail sp&#233;cial pour renforcer la l&#233;gislation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er juillet 2011, la Soci&#233;t&#233; pour la pr&#233;vention de la cruaut&#233; envers les animaux (SPCA) reconnaissait la pr&#233;sence de quelques am&#233;liorations importantes dans les nouveaux r&#232;glements propos&#233;s, mais faisait &#233;tat de sa d&#233;ception devant l'absence de plusieurs &#233;l&#233;ments-cl&#233;s dont : les soins v&#233;t&#233;rinaires, le nombre de chiens reproducteurs autoris&#233;s par installation, les conditions de vie des chiens et des chats confin&#233;s &#224; des cages pour de longues p&#233;riodes. Elle d&#233;plorait aussi des lacunes au niveau des m&#233;thodes d'euthanasie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Financement gouvernemental pour le bien-&#234;tre des animaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2006, Agriculture et Agro&#173;alimentaire Canada (AAC) lan&#231;ait un processus de consultation pour le financement de l'agriculture des cinq prochaines ann&#233;es. Aucun des documents de discussion produits en lien avec cette consultation ne mentionne le bien-&#234;tre des animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er avril 2009, AAC pr&#233;sentait son nouveau cadre intitul&#233; &lt;i&gt;Cultivons l'avenir&lt;/i&gt;. Il n'y avait aucun fonds pr&#233;vu pour les initiatives pour le bien-&#234;tre des animaux. En pr&#233;vision de cette annonce, la FSCAA a publi&#233; un rapport dans lequel elle compare les r&#233;glementations canadiennes pour le bien-&#234;tre des animaux avec celles d'autres pays. Le rapport attribue la note honteuse de D au Canada pour son d&#233;sint&#233;r&#234;t complet pour le bien-&#234;tre des animaux. Les gouvernements des autres pays reconnaissent le bien-&#234;tre des animaux en tant que priorit&#233; et responsabilit&#233; civile, plusieurs d'entre eux ont m&#234;me des comit&#233;s permanents pour aviser le gouvernement au sujet du bien-&#234;tre des animaux (financ&#233;s par des fonds publics).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et pourtant&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le bien-&#234;tre des animaux est important pour les CanadienNEs.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les CanadienNEs, &#224; 96 %, pensent qu'il est important de traiter les animaux de ferme humainement. De ce 96 %, 68 % trouvent que cela est &#171; extr&#234;mement ou tr&#232;s important &#187; et 28 % pensent que c'est &#171; important ou un peu important &#187;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour 82 % des CanadienNEs, c'est au moins &#171; un peu important &#187; d'acheter de la viande et des boeufs d'animaux &#233;lev&#233;s sans cage. De ce 82 %, 45 % croit que c'est &#171; extr&#234;mement ou tr&#232;s important&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;WSPA, Harris/Decima data, national survey of Canadian attitudes toward farm (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un peu d'espoir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le MAPAQ publiait en novembre 2010 la Strat&#233;gie qu&#233;b&#233;coise de sant&#233; et de bien-&#234;tre des animaux, dont deux des quatre objectifs se pr&#233;occupent plus directement du bien-&#234;tre animal, soit :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Mieux comprendre l'importance de la sant&#233; et du bien-&#234;tre des animaux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Adopter des modes d'&#233;levage qui am&#233;liorent de fa&#231;on durable la sant&#233; et le bien-&#234;tre des animaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lecture de ce rapport, on est un peu d&#233;&#231;u de constater que c'est surtout une prise de conscience des risques pour la sant&#233; humaine qui nous am&#232;ne &#224; nous pr&#233;occuper du bien-&#234;tre animal. Par contre, on a bien quelques raisons d'esp&#233;rer pour nos amis les b&#234;tes, puisque c'est aussi en grande partie l'augmentation des exigences des consommateurs &#224; l'&#233;gard du bien-&#234;tre animal qui est &#224; l'origine de ce rapport.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Soci&#233;t&#233; mondiale pour la protection des animaux (WSPA),&lt;i&gt; Arr&#234;tons la cruaut&#233; : Le syst&#232;me de transport des animaux de ferme au Canada a besoin d'&#234;tre am&#233;lior&#233;,&lt;/i&gt; [fr.wspa.ca].&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;WSPA, Harris/Decima data, national survey of Canadian attitudes toward farm animal transport.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La lib&#233;ration animale</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-liberation-animale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-liberation-animale</guid>
		<dc:date>2012-09-01T16:48:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Peter Singer</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Singer, Peter</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y aura bient&#244;t quarante ans &#8211; pour &#234;tre exact, le 5 avril 1973 &#8211;, j'ai fait para&#238;tre dans The New York Review of Books la recension d'un ouvrage pr&#233;curseur de ce qui allait devenir le nouveau mouvement en faveur des droits des animaux. Ce livre, Animals, Men and Morals, &#233;tait un ouvrage collectif &#233;dit&#233; par Stanley et Roslind Godlovitch et John Harris. &lt;br class='autobr' /&gt; Les d&#233;buts du mouvement &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai intitul&#233; ma recension Animal Liberation (La lib&#233;ration animale), un titre, je m'en doutais bien, qu'on (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Singer-Peter-+" rel="tag"&gt;Singer, Peter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1390.gif?1642092135' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;239&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y aura bient&#244;t quarante ans &#8211; pour &#234;tre exact, le 5 avril 1973 &#8211;, j'ai fait para&#238;tre dans &lt;i&gt;The New York Review of Books&lt;/i&gt; la recension d'un ouvrage pr&#233;curseur de ce qui allait devenir le nouveau mouvement en faveur des droits des animaux. Ce livre, &lt;i&gt;Animals, Men and Morals&lt;/i&gt;, &#233;tait un ouvrage collectif &#233;dit&#233; par Stanley et Roslind Godlovitch et John Harris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les d&#233;buts du mouvement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'ai intitul&#233; ma recension &lt;i&gt;Animal Liberation&lt;/i&gt; (La lib&#233;ration animale), un titre, je m'en doutais bien, qu'on n'allait pas manquer de tourner en d&#233;rision &#8211; ce qui se produisit en effet. Mais ce choix &#233;tait d&#233;lib&#233;r&#233; et je voulais affirmer par l&#224; que, de la m&#234;me mani&#232;re que nous devions vaincre nos pr&#233;jug&#233;s concernant les Noirs, les femmes et les homosexuels, nous devions aussi travailler &#224; vaincre nos pr&#233;jug&#233;s qui nous interdisent de prendre s&#233;rieusement en compte les int&#233;r&#234;ts des animaux non humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne niais ni ne minimisais les &#233;videntes diff&#233;rences qui existent entre animaux et humains ; mais je d&#233;fendais l'id&#233;e que ces diff&#233;rences ne pouvaient justifier la mani&#232;re dont nous pensions aux animaux et la fa&#231;on dont nous les traitions. C'est que le seul fait que nous pouvons mieux raisonner qu'un autre &#234;tre ne signifie pas que nos souffrances et nos plaisirs comptent plus que ceux des autres &#8211; que ces autres soient ou non des humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s tout, certains humains &#8211; comme les b&#233;b&#233;s ou ceux et celles qui sont atteints de graves d&#233;ficiences intellectuelles &#8211; ne raisonnent pas aussi bien que des chimpanz&#233;s, des chiens ou des porcs, mais nous serions avec raison outr&#233;s si quelqu'un sugg&#233;rait que l'on inflige une mort lente et souffrante &#224; ces &#234;tres humains inf&#233;rieurs intellectuellement dans le but de tester la s&#233;curit&#233; de nos produits domestiques. De m&#234;me, nous ne pourrions admettre qu'on les confine pour toujours dans des espaces int&#233;rieurs restreints avant de les abattre pour les manger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que nous soyons pr&#234;ts &#224; le faire pour des animaux non humains constitue donc une forme de &#171; sp&#233;cisme &#187; &#8211; un pr&#233;judice qui perdure parce qu'il est utile au groupe dominant &#8211; et en l'occurrence, les membres du groupe dominant ce ne sont ni les Blancs ni les m&#226;les, mais l'ensem&#173;ble des &#234;tres humains.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des combats et des victoires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien des choses ont chang&#233; depuis la parution de cette recension et du livre qui en a suivi, lui aussi intitul&#233; &lt;i&gt;Animal Liberation&lt;/i&gt;. Un nouveau mouvement en a &#233;merg&#233; et celui-ci a eu, &#224; tout le moins dans les pays d&#233;velopp&#233;s, un impact significatif sur la mani&#232;re dont bien des gens, d&#233;sormais, pensent aux animaux. Une importante litt&#233;rature consacr&#233;e aux animaux et &#224; l'&#233;thique est aussi parue et un vigoureux d&#233;bat philosophique s'en est suivi, qui se poursuit jusqu'&#224; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'apport de la science&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un des d&#233;veloppements les plus significatifs concerne la mani&#232;re dont la science est venue appuyer le mouvement pour les animaux. Certains trouveront cela &#233;trange puisque les d&#233;fenseurs des animaux qui s'opposent &#224; leur utilisation dans la recherche scientifique sont volontiers d&#233;crits par leurs adversaires comme &#233;tant des ennemis de la science. Mais le fait est que le mouvement pour les animaux doit fermement prendre le parti de la science, celle-ci devant bien entendu &#234;tre respectueuse des limites &#233;thiques relatives &#224; la mani&#232;re dont elle traite les animaux, comme elle doit l'&#234;tre &#233;galement lorsqu'elle utilise les sujets humains &#224; des fins de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science apporte de nombreuses contributions au mouvement pour les animaux. C'est ainsi que la th&#233;orie de l'&#233;volution d&#233;boulonne l'id&#233;e que Dieu a donn&#233; aux humains les pleins pouvoirs sur les autres animaux, une id&#233;e qui a servi durant des mill&#233;naires de pr&#233;texte nous permettant de leur faire tout ce que l'on voulait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La description et le s&#233;quen&#231;age du g&#233;nome humain et de celui de notre proche parent, le chimpanz&#233;, nous montrent aujourd'hui &#224; quel point nous sommes apparent&#233;s. De nombreux scientifiques acceptent d&#233;sormais, sur une base strictement scientifique, que les chimpanz&#233;s doivent &#234;tre inclus dans le genre &lt;i&gt;Homo&lt;/i&gt; jusqu'ici r&#233;serv&#233; aux humains. Nous avons si longtemps divis&#233; le monde en &#171; humains &#187; et &#171; animaux &#187; que c'est un v&#233;ritable choc pour certains d'apprendre que les diff&#233;rences g&#233;n&#233;tiques entre les humains et les chimpanz&#233;s sont moindres qu'entre les chimpanz&#233;s et les gorilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;galement appris, gr&#226;ce aux travaux de Jane Goodall et de plusieurs autres, &#224; quel point sont riches et complexes les vies &#233;motionnelles et sociales des chimpanz&#233;s et des autres grands singes. Pourquoi, d&#232;s lors, persistons-nous &#224; maintenir que tous les &#234;tres humains ont des droits fondamentaux, comme le droit &#224; la vie, &#224; la libert&#233; et &#224; ne pas &#234;tre tortur&#233;, mais que cela ne vaut que pour les &#234;tres humains ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche scientifique a &#233;galement clairement &#233;tabli ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; l'&#233;vidence, &#224; savoir que les poules, si elles ont le choix entre les cages qu'on utilise dans l'industrie avicole et le plein air, pr&#233;f&#232;rent &#234;tre &#224; l'ext&#233;&#173;rieur et dans l'herbe. En fait, elles sont m&#234;me pr&#234;tes &#224; travailler fort pour rejoindre le grand air et taperont s'il le faut longtemps du bec sur un bouton avant que la porte ne s'ouvre. Les m&#234;mes m&#233;thodes de recherche ont montr&#233; que les poules ont un fort d&#233;sir de pondre leurs &#339;ufs dans un nid abrit&#233;, une chose impossible dans l'usuelle cage d'&#233;levage en batterie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des r&#233;formes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un des r&#233;sultats de ces recherches et de quelques autres est que l'Union europ&#233;enne est en voie d'adopter les r&#233;formes les plus importantes jamais introduites o&#249; que ce soit dans le monde en mati&#232;re d'&#233;levage industriel. C'est ainsi que d&#232;s 2012, des centaines de millions de poules auront plus d'espace, que des perchoirs et des nichoirs seront mis &#224; leur disposition ; les veaux de boucherie ainsi que les truies ne seront plus confin&#233;s &#224; des box individuels trop petits pour eux et dans lesquels il leur est impossible de se retourner ou de faire quelques pas. Il faut esp&#233;rer que l'Am&#233;rique du Nord suivra cet exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d'autres domaines de la maltraitance des animaux, des progr&#232;s sont aussi accomplis, m&#234;me s'ils sont lents. Un patient lobbying et des campagnes spectaculaires men&#233;es contre des g&#233;ants de l'industrie du cosm&#233;tique comme Revlon ont par exemple fait en sorte que l'on poss&#232;de d&#233;sormais, pour tester les produits d&#233;velopp&#233;s par l'industrie, des m&#233;thodes scientifiquement satisfaisantes et qui n'utilisent pas d'animaux. Cependant, les ressources consacr&#233;es au d&#233;veloppement de solutions &#224; l'utilisation d'animaux en recherche restent minuscules si on les compare &#224; celles qui sont d&#233;pens&#233;es dans les recherches qui utilisent des animaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Indices de succ&#232;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un indice qui permet de savoir qu'une cause devient acceptable se trouve dans le fait que ses adversaires tentent d'en minorer la port&#233;e en assurant que, bien entendu, cela va de soi, ils sont d'accord avec certaines des id&#233;es que mettent de l'avant les promoteurs de la cause ; mais ils rejettent cependant certaines de leurs autres id&#233;es. De nos jours, tout le monde, depuis les scientifiques qui se livrent &#224; des exp&#233;rimentations sur les animaux jusqu'&#224; Roger Scruton, ce philosophe d&#233;fenseur de la chasse &#224; courre, d&#233;fend l'id&#233;e de bien-&#234;tre animal. Dans son petit livre &lt;i&gt;Animal Rights and Wrongs&lt;/i&gt;, Scruton va jusqu'&#224; &#233;crire qu'une &#171; &lt;i&gt;v&#233;ritable &#233;thique du bien-&#234;tre animal&lt;/i&gt; &#187; doit commencer par reconna&#238;tre que la mani&#232;re dont nous traitons les animaux dans l'&#233;levage industriel est inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, Matthew Scully, un chr&#233;tien conservateur qui fut r&#233;dacteur de discours pour le pr&#233;sident George W. Bush, a surpris plus d'un conservateur en publiant &lt;i&gt;Dominion : The Power of Man, the Suffering of Animals, and the Call to Mercy&lt;/i&gt; (Dominance : le pouvoir des humains, la souffrance des animaux et un appel &#224; la piti&#233;), une charge pol&#233;mique et enflamm&#233;e contre la maltraitance des animaux par les &#234;tres humains, qui d&#233;bouche sur une description d&#233;vastatrice de la r&#233;alit&#233; de l'&#233;levage industriel. Des figures de proue de la droite &#233;tats-unienne comme Pat Buchanan et Charles Colson n'ont pas tari d'&#233;loges &#224; l'endroit de ce livre. Et en 2008, les &#233;lecteurs de la Californie ont rejet&#233; massivement le maintien des cages d'&#233;levage en batterie pour les poules et les box &#233;troits dans lesquels vivent souvent les truies quand elles sont en gestation ainsi que les veaux de boucherie. Le r&#233;sultat de ce vote a donn&#233; au mouvement animalier am&#233;ricain sa plus importante victoire lors d'un r&#233;f&#233;rendum sur l'&#233;levage industriel et lui a donn&#233; l'&#233;lan qui lui permettra de porter le combat contre l'&#233;levage industriel dans d'autres &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le chemin &#224; parcourir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, et il faut le dire, il n'existe aucune soci&#233;t&#233; o&#249; l'on s'approcherait d'une prise en compte des int&#233;r&#234;ts des animaux qui leur accorderait une &#233;gale consid&#233;ration. Et le fait que les m&#233;thodes occidentales d'&#233;levage intensif se r&#233;pandent &#224; pr&#233;sent en Chine et dans des pays en voie de d&#233;veloppement conduit &#224; l'emprisonnement de milliards d'autres animaux dans des fermes industrielles. De sorte que le mieux que nous puissions dire, quarante ans plus tard, c'est qu'&#224; tout le moins dans les pays industrialis&#233;s, nous avons commenc&#233; &#224; aller dans la bonne direction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Normand Baillargeon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le mythe d'un traitement &#034;humain&#034;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-mythe-d-un-traitement-humain</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-mythe-d-un-traitement-humain</guid>
		<dc:date>2012-09-01T16:38:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tom Regan</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>Regan, Tom</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Vus de l'ext&#233;rieur, les d&#233;fenseurs des droits des animaux (DDA) doivent sembler bien &#233;tranges. Nous ne mangeons pas de viande, nous &#233;vitons tout cosm&#233;tique qui aurait &#233;t&#233; test&#233; sur des animaux et nous boycottons les &#171; Ringling Brothers &#187; [un cirque qui utilise des animaux, NDT]. Porter de la fourrure est hors de question : les DDA ne portent m&#234;me pas de cuir ou de laine. En fait, bien des gens consid&#232;rent que les DDA sont &#224; classer parmi les cingl&#233;s certifi&#233;s et les tiennent pour des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Regan-Tom-+" rel="tag"&gt;Regan, Tom&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1382.gif?1642092134' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;300&#034; height=&#034;405&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vus de l'ext&#233;rieur, les d&#233;fenseurs des droits des animaux (DDA) doivent sembler bien &#233;tranges. Nous ne mangeons pas de viande, nous &#233;vitons tout cosm&#233;tique qui aurait &#233;t&#233; test&#233; sur des animaux et nous boycottons les &#171; Ringling Brothers &#187; [un cirque qui utilise des animaux, NDT]. Porter de la fourrure est hors de question : les DDA ne portent m&#234;me pas de cuir ou de laine. En fait, bien des gens consid&#232;rent que les DDA sont &#224; classer parmi les cingl&#233;s certifi&#233;s et les tiennent pour des premiers de classe de la dinguerie. Pourtant, quand on le ram&#232;ne &#224; l'essentiel, ce que nous d&#233;fendons est de l'ordre du simple bon sens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce que croient les DDA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous consid&#233;rons que les animaux que nous tuons pour en faire de la nourriture, que nous trappons pour leur fourrure, que nous utilisons dans nos laboratoires ou que nous dressons &#224; sauter dans un cerceau, sont des &#234;tres uniques et non pas des choses g&#233;n&#233;riques. Pourquoi, demandez-vous ? Parce que ce qu'ils vivent et subissent a une influence sur la qualit&#233; et la dur&#233;e de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les DDA consid&#232;rent que, de ce point de vue, les &#234;tres humains et les animaux sont identiques et &#233;gaux. Et c'est pourquoi tous les DDA partagent, sur le plan de la moralit&#233;, la m&#234;me perspective qui enjoint de ne pas faire aux animaux ce que nous ne voudrions pas que l'on nous fasse : les manger, s'en v&#234;tir, faire des exp&#233;riences sur eux, les dresser &#224; sauter dans des cerceaux. Nous ne demandons pas que les cages soient plus grandes, nous demandons qu'elles soient vides.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La loi demande un traitement &#171; humain &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Peu de gens sont des DDA. Pourquoi ? La r&#233;ponse tient en partie &#224; notre estimation de la fr&#233;quence et de la quantit&#233; des mauvais traitements. Les DDA consid&#232;rent que nous nous trouvons devant une trag&#233;die aux proportions inimaginables, tandis que les autres pensent que les cas de mauvais traitements sont rares. Ce dernier point de vue peut sembler &#233;minemment raisonnable. Apr&#232;s tout, n'avons-nous pas des lois qui r&#233;gissent la mani&#232;re dont les animaux peuvent &#234;tre trait&#233;s, des lois que font appliquer des inspecteurs gouvernementaux ? Or, qu'exige la loi ? Selon notre l&#233;gislation la plus importante, l'&lt;i&gt;Animal Welfare Act&lt;/i&gt;, les animaux doivent recevoir &#171; un traitement et des soins humains &#187;. En d'autres mots, ils doivent &#234;tre trait&#233;s avec cl&#233;mence, bont&#233;, compassion et sympathie &#8211; c'est en effet ce que signifie le mot &#171; humain &#187; selon n'importe quel dictionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les choses allaient aussi mal que le donnent &#224; entendre les DDA, les inspecteurs du gouvernement rapporteraient une &#233;norme quantit&#233; de cas de traitements inhumains. Or, ce n'est pas ce qui se produit. Durant l'ann&#233;e financi&#232;re 2001, l'Animal Plant Health Inspection Service (APHIS) a men&#233; 12 000 inspections. De ce nombre, on ne rapporta que 140 sites o&#249; la loi pouvait avoir &#233;t&#233; transgress&#233;e en raison de la mani&#232;re dont on y traitait les animaux ; ce qui sugg&#232;re un taux de conformit&#233; &#224; la loi de pr&#232;s de 99 %. Pas &#233;tonnant, d&#232;s lors, que le public puisse penser qu'&#224; de tr&#232;s rares exceptions pr&#232;s, les animaux sont trait&#233;s avec cl&#233;mence, bont&#233;, compassion et sympathie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les inspections de l'APHIS et le mythe des &#171; soins et traitements humains &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais la tragique v&#233;rit&#233;, c'est que la confiance que le public accorde aux inspections gouvernementales n'est pas m&#233;rit&#233;e. Ce que les inspecteurs de l'APHIS entendent par &#171; traitement humain &#187; invalide en effet les inspections avant m&#234;me qu'elles n'aient lieu. Consid&#233;rez ces quelques exemples de ce qui arrive aux animaux dans les laboratoires de recherche :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Des chats, des chiens, des primates non humains et d'autres animaux sont noy&#233;s, meurent de suffocation ou de privation de nourriture.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On les br&#251;le, on les soumet &#224; des radiations et on s'en sert comme cobayes pour de la recherche militaire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On pratique sur eux des op&#233;rations afin de leur enlever les yeux ou de d&#233;truire leur ou&#239;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On leur tranche des membres et on &#233;crase leurs organes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On recourt &#224; divers moyens pour leur causer des arr&#234;ts cardiaques, leur donner des ulc&#232;res, ou provoquer des crises &#233;pileptiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On les prive de sommeil, on leur inflige des chocs &#233;lectriques, on les expose &#224; des temp&#233;ratures extr&#234;mes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Toutes ces proc&#233;dures et leurs effets sont conformes &#224; l'&lt;i&gt;Animal Welfare Act&lt;/i&gt;. Toutes sont consid&#233;r&#233;es par les inspecteurs de l'APHIS comme entrant dans le cadre &#171; des soins et des traitements humains &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et &#231;a devient pire encore&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On estime &#224; 20 millions le nombre d'animaux qui sont utilis&#233;s chaque ann&#233;e dans les laboratoires de recherche pouvant faire l'objet d'inspections par l'APHIS. Ce nombre est &#233;norme, mais il para&#238;t bien petit quand on le compare aux dix milliards d'animaux qui sont annuellement abattus pour &#234;tre mang&#233;s, seulement aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, et la chose est remarquable, les animaux de ferme sont explicitement exclus de la protection l&#233;gale que procure l'&lt;i&gt;Animal Welfare Act.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici ce qu'on y lit : &#171; &lt;i&gt;Dans l'&lt;/i&gt;Animal Welfare Act, &lt;i&gt;le mot &#8220;animal&#8221; exclut [&#8230;] les chevaux qui ne sont pas utilis&#233;s &#224; des fins de recherche ainsi que les autres animaux de ferme comme par exemple, mais non exclusivement, le b&#233;tail ou la volaille, qui servent ou sont destin&#233;s &#224; servir de nourriture ou &#224; donner des fibres. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si ce n'est pas notre gouvernement qui le fait, qui donc d&#233;termine ce qui constitue un traitement et des soins humains pour les animaux de ferme ? Dans la &lt;i&gt;realpolitik&lt;/i&gt; de l'agriculture animale des &#201;tats-Unis, ce sont les industries des animaux de ferme qui d&#233;cident. Que permettent les r&#232;gles qu'elles se donnent ? En voici des exemples.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les veaux de boucherie passent leur vie enti&#232;re seuls dans des stalles si petites qu'ils ne peuvent s'y retourner.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les poules pondeuses vivent un an ou plus &#224; sept ou plus dans des cages de la taille d'un tiroir de bureau ; au bout de l'ann&#233;e, il est fr&#233;quent qu'on les fasse je&#251;ner durant deux semaines afin de provoquer un dernier cycle de ponte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les truies vivent durant quatre ou cinq ans dans des enclos individuels (des stalles de gestation) &#224; peine plus larges qu'elles et o&#249; elles sont contraintes &#224; donner naissance &#224; une port&#233;e apr&#232;s l'autre.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jusqu'&#224; ce que survienne la panique caus&#233;e par la vache folle, les boeufs et les vaches &#224; lait qui &#233;taient trop faibles pour se tenir sur leurs pattes (les &#171; bovins &#224; terre &#187;) &#233;taient tra&#238;n&#233;s ou pouss&#233;s jusqu'&#224; leur lieu d'abattage.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les oies et les canards sont gav&#233;s de ce qui repr&#233;senterait 30 livres de nourriture par jour pour un &#234;tre humain dans le but de faire grossir leur foie afin de satisfaire les amateurs de foie gras.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces conditions de vie et ces pratiques donnent une id&#233;e de ce que l'industrie entend par cl&#233;mence, bont&#233;, compassion et sympathie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N'oublions pas les fibres
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la novlangue de l'&lt;i&gt;Animal Welfare Act&lt;/i&gt;, il n'y a pas que les animaux-nourriture qui ne se qualifient pas comme &#233;tant des animaux. Il en va de m&#234;me de&#8230; comment donc les appeler, d&#233;j&#224; ? ... &#171; &lt;i&gt;ceux qui servent ou sont destin&#233;s &#224; servir de fibres &lt;/i&gt; &#187;. &#192; servir de cuir, par exemple ; ou de laine ; ou de fourrure. C'est l&#224; un fait et non pas une fable. Les animaux &#224; fourrure, qu'ils soient trapp&#233;s dans la nature ou &#233;lev&#233;s dans des usines &#224; fourrure, n'ont pas droit &#224; la protection, aussi minime soit-elle, que procure l'&lt;i&gt;Animal Welfare Act&lt;/i&gt;. Et l'industrie de la fourrure, comme celle des animaux de ferme, &#233;dicte sa propre r&#233;glementation et sa propre conception de ce qui constitue un &#171; traitement humain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui est autoris&#233; dans le cadre d'un trappage ou d'un &#233;levage humain de fourrure ? En voici quelques exemples.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Dans les usines &#224; fourrure, les visons, les chinchillas, les ratons laveurs, les renards et autres animaux &#224; fourrure sont confin&#233;s leur vie enti&#232;re dans des cages grillag&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les heures de veille se passent &#224; aller et venir dans cet espace restreint ou &#224; bouger de la t&#234;te, ou &#224; sauter sur les parois des cages ou &#224; s'automutiler, ou &#224; cannibaliser les compagnons qui partagent leur cage.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; On les tue en leur cassant le cou ou en les asphyxiant (en utilisant du dioxyde de carbone ou du monoxyde de carbone) ou en leur ins&#233;rant des tiges &#233;lectriques dans le rectum pour les faire &#171; frire &#187; de l'int&#233;rieur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les animaux trapp&#233;s dans la nature mettent en moyenne 15 heures &#224; mourir en se d&#233;chiquetant eux-m&#234;mes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est parfaitement l&#233;gal ; chacune de ces pratiques est conforme aux normes de cl&#233;mence, de bont&#233;, de compassion et de sympathie qui pr&#233;valent dans cette industrie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'heure de la col&#232;re a sonn&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ceux et celles parmi nous qui ont un certain &#226;ge se souviennent des mots immortels de l'annonceur de t&#233;l&#233;vision Howard Beale dans le film Network. C'est devenu d&#233;ment, dit-il. Le monde est sens dessus dessous. Il faut que les gens se mettent en col&#232;re. Vraiment en col&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Je veux que vous vous leviez de vos chaises&lt;/i&gt;, dit Beale &#224; ses t&#233;l&#233;spectateurs, &lt;i&gt;que vous alliez &#224; la fen&#234;tre, l'ouvriez, que vous sortiez la t&#234;te et criiez : &#8220;Je suis rouge de col&#232;re et je ne tol&#233;rerai plus rien de tout cela&lt;/i&gt;&#8221;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes qui croient ce que leur disent les porte-parole des industries et les inspecteurs du gouvernement quand ils parlent de &#171; traitements et de soins humains &#187; donn&#233;s aux animaux devraient suivre le conseil d'Howard Beale et entrer dans une col&#232;re rouge, et cela pour deux raisons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour commencer, parce qu'on a trahi leur confiance. Car le fait est qu'on ne leur a pas dit la v&#233;rit&#233; et qu'ils ont &#233;t&#233; tromp&#233;s et manipul&#233;s par les porte-parole de l'industrie et du gouvernement. &#171; Ne vous en faites pas, Jean et Jeanne Public. Faites-nous confiance. Tout va bien dans le labo, tout va bien sur la ferme et dans la nature. Les animaux sont trait&#233;s humainement. &#187; Vous faire confiance ? Il faut esp&#233;rer que jamais plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens devraient devenir rouges de col&#232;re pour une deuxi&#232;me raison : parce que les animaux sont maltrait&#233;s. Quand leurs organes sont &#233;cras&#233;s et que leurs membres sont amput&#233;s, quand on les rend malades avec la nourriture qu'ils sont forc&#233;s d'ingurgiter et qu'ils passent toute leur vie seuls, en isolement, quand ils sont gaz&#233;s ou qu'on leur fracture le cou pour les tuer, nous nous trouvons devant une situation telle qu'aucune machine de propagande n'est en mesure de masquer ces faits horribles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un jour le grand public devient rouge de col&#232;re, les rangs des d&#233;fenseurs des droits des animaux vont commencer &#224; grossir d'une mani&#232;re encore jamais vue. Quand ce jour-l&#224; arrivera, mais pas avant, notre espoir d'un monde dans lequel les animaux seront r&#233;ellement trait&#233;s de mani&#232;re humaine sera &#224; notre port&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Normand Baillargeon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vie pitoyable de Nim Chimpsky</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-vie-pitoyable-de-Nim-Chimpsky</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-vie-pitoyable-de-Nim-Chimpsky</guid>
		<dc:date>2012-09-01T16:31:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rald McKenzie</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie politique et pens&#233;e critique</dc:subject>
		<dc:subject>McKenzie, G&#233;rald</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Publi&#233;e par Peter Singer dans The New York Review of Books, &#171; The troubled life of Nim Chimpsky &#187; est une analyse critique du documentaire Project Nim de James Marsh. Le film raconte le traitement subi par un singe enlev&#233; tr&#232;s t&#244;t &#224; sa m&#232;re &#8211; une &#171; machine reproductrice &#187; dont tous les petits ont servi &#224; des exp&#233;riences &#8211; en vue de lui enseigner la langue des signes am&#233;ricaine. On l'a surnomm&#233; Nim Chimpsky, en r&#233;f&#233;rence au c&#233;l&#232;bre linguiste Noam Chomsky, qui a avanc&#233; que seuls les humains (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Ethique-animale-Les-" rel="directory"&gt;Dossier : &#201;thique animale - Les animaux ont-ils des droits ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cinema-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Philosophie-politique-et-pensee-+" rel="tag"&gt;Philosophie politique et pens&#233;e critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-McKenzie-Gerald-+" rel="tag"&gt;McKenzie, G&#233;rald&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Droits-des-animaux-+" rel="tag"&gt;Droits des animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1391.jpg?1642092135' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;500&#034; height=&#034;350&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233;e par Peter Singer dans &lt;i&gt;The New York Review of Books&lt;/i&gt;, &#171; The troubled life of Nim Chimpsky &#187; est une analyse critique du documentaire &lt;i&gt;Project Nim&lt;/i&gt; de James Marsh. Le film raconte le traitement subi par un singe enlev&#233; tr&#232;s t&#244;t &#224; sa m&#232;re &#8211; une &#171; machine reproductrice &#187; dont tous les petits ont servi &#224; des exp&#233;riences &#8211; en vue de lui enseigner la langue des signes am&#233;ricaine. On l'a surnomm&#233; Nim Chimpsky, en r&#233;f&#233;rence au c&#233;l&#232;bre linguiste Noam Chomsky, qui a avanc&#233; que seuls les humains avaient la facult&#233; du langage. C'est Herbert Terrace, professeur de psychologie &#224; l'Universit&#233; de Columbia, qui fut derri&#232;re ce projet qui a d&#233;but&#233; dans les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nim passa entre les mains de plusieurs responsables au cours de ses premi&#232;res ann&#233;es d'existence. Il se retrouva notamment pris en charge par une ancienne &#233;tudiante de Terrace qui prit soin de lui au milieu de ses propres enfants ; on l'habilla, on le nourrit de la m&#234;me mani&#232;re que le reste de la famille, on le c&#226;lina comme un enfant. Il se retrouva plus tard dans une grande r&#233;sidence avec des chercheurs qui y vivaient en permanence pour suivre de pr&#232;s son &#233;volution linguistique. Sans jamais &#234;tre en contact avec d'autres primates, on r&#233;ussit &#224; lui apprendre pr&#232;s de 120 signes et &#224; communiquer ainsi avec lui. Mais plus &#231;a allait, plus Nim devenait agressif dans ce milieu &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Devant ce comportement et la difficult&#233; grandissante d'amasser des fonds pour le projet, le professeur Terrace d&#233;cida un jour qu'il avait assez de mat&#233;riel et arr&#234;ta l'exp&#233;rience. Le film montre une sc&#232;ne douloureuse o&#249; Nim est s&#233;par&#233; &#171; des siens &#187; pour &#234;tre plac&#233; dans un centre pour primates. Peter Singer rappelle dans son texte que Nim n'avait jamais &#233;t&#233; en relation avec d'autres singes ni v&#233;cu dans une cage avant de se retrouver dans ce centre. Le documentaire raconte aussi le reste de l'histoire de Nim, qui est mort en l'an 2000 dans une r&#233;serve faunique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude des grands singes nous a appris que ce &#171; &lt;i&gt; sont des &#234;tres conscients d'eux-m&#234;mes pouvant vivre des vies riches et profondes en &#233;motions.&lt;/i&gt; &#187; Singer rapporte une sc&#232;ne du documentaire qui l'illustre bien : quand Herbert Terrace retourna voir Nim dans ce centre pour primates un an plus tard, celui-ci le reconn&#251;t imm&#233;diatement et engagea une conversation en langage des signes. Quand le professeur partira, Nim restera immobile et refusera de manger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, plusieurs pays ont interdit ou fortement encadr&#233; les exp&#233;riences scientifiques qui impliquent les grands singes. Le film sur Nim montre que les exp&#233;riences dont ils sont les cobayes ont des impacts terribles sur ceux-ci. Cette r&#233;flexion sur le film de James Marsh, &lt;i&gt;Project Nim&lt;/i&gt;, et sur les positions &#233;thiques des primatologues soul&#232;ve des questions fondamentales : l'exp&#233;rience humaine est-elle unique, peut-elle se concevoir comme s&#233;par&#233;e de son environnement, et cet environnement m&#233;rite-t-il n'importe quel traitement ? Et enfin, quels seraient les impacts d'une nouvelle conception du monde vivant o&#249; les humains, les animaux et m&#234;me les plantes auraient droit &#224; l'&#233;galit&#233; m&#234;me si leur niveau de complexit&#233; est diff&#233;rent et o&#249; fixer les limites ou les seuils qui peuvent justifier la consommation des uns par les autres ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
