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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Le cabinet des horreurs budg&#233;taires</title>
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		<dc:date>2010-07-09T18:39:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#200;ve-Lyne Couturier, Pierre-Antoine Harvey</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Harvey, Pierre-Antoine </dc:subject>
		<dc:subject>Couturier, &#200;ve-Lyne </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fiscalit&#233; &#233;quitable est le meilleur moyen de financer les services publics. Pour le moment, le gouvernement Charest a tout faux dans ce domaine. Plut&#244;t que d'y aller avec des propositions audacieuses, on se contente de ressasser de vieilles peurs et de reprendre un discours trop entendu depuis le manifeste des Lucides. Il existe pourtant de nombreuses solutions pour renflouer les coffres de l'&#201;tat, sans que cela ne se fasse aux d&#233;pens de la majorit&#233; de la population. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour imposer une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-quebecoise-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Harvey-Pierre-Antoine-+" rel="tag"&gt;Harvey, Pierre-Antoine &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Couturier-Eve-Lyne-+" rel="tag"&gt;Couturier, &#200;ve-Lyne &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1012.gif?1642092113' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;886&#034; height=&#034;665&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une fiscalit&#233; &#233;quitable est le meilleur moyen de financer les services publics. Pour le moment, le gouvernement Charest a tout faux dans ce domaine. Plut&#244;t que d'y aller avec des propositions audacieuses, on se contente de ressasser de vieilles peurs et de reprendre un discours trop entendu depuis le manifeste des Lucides. Il existe pourtant de nombreuses solutions pour renflouer les coffres de l'&#201;tat, sans que cela ne se fasse aux d&#233;pens de la majorit&#233; de la population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour imposer une r&#233;forme &#224; la population, rien de mieux qu'attiser la peur et lancer de la poudre aux yeux. En alliant un grand d&#233;ploiement d'experts et une exhibition d'effrayantes statistiques d&#233;natur&#233;es, la consultation sur les finances publiques lanc&#233;e en novembre 2009 par le ministre Bachand ressemble &#224; un cabinet des horreurs. Qu'il y ait n&#233;cessit&#233; d'augmenter les revenus de l'&#201;tat : soit ! Par contre, il nous appara&#238;t inutile d'agiter les menaces, de brandir l'urgence ou d'appeler aux fatalit&#233;s afin de limiter le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;ficit de qui ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La marge de man&#339;uvre du Qu&#233;bec est &#233;troite !&lt;/i&gt;, ne cesse-t-on de r&#233;p&#233;ter. Bien s&#251;r, le Qu&#233;bec est en d&#233;ficit ; nous traversons une r&#233;cession. Or, le d&#233;ficit ne repr&#233;sentera que 1,3 % du PIB alors qu'au f&#233;d&#233;ral il sera de 3,5 %, de 4,4 % en Ontario et de plus de 9 % aux &#201;tats-Unis. Du c&#244;t&#233; des d&#233;penses, celles du Qu&#233;bec ont augment&#233; au rythme spartiate de 4,6 % par ann&#233;e depuis 2003 alors que dans le reste du Canada, elles gonflaient en moyenne de plus de 6,5 % annuellement. La retenue budg&#233;taire du Qu&#233;bec s'est pay&#233;e au prix d'une contraction du nombre d'employ&#233;es dans la fonction publique et d'une pr&#233;carisation des emplois dans l'&#233;ducation, la sant&#233; et les services sociaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conseil du Tr&#233;sor Qu&#233;bec, 2009, L'effectif de la fonction publique du Qu&#233;bec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour expliquer les d&#233;ficits &#224; venir, il faut surtout regarder du c&#244;t&#233; des baisses d'imp&#244;ts r&#233;centes. Le gouvernement du Qu&#233;bec admet lui-m&#234;me &#234;tre responsable de plus de la moiti&#233; de son manque &#224; gagner pour l'ann&#233;e 2009-2010. Pr&#232;s de 2,5 milliards $ sur les 4,7 milliards de d&#233;ficit s'expliquent par les diff&#233;rents cadeaux fiscaux offerts aux particuliers et aux entreprises depuis 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les experts du rapport &lt;i&gt;Le Qu&#233;bec face &#224; ses d&#233;fis&lt;/i&gt;, engag&#233;s par le gouvernement qu&#233;b&#233;cois pour donner leur avis sur les finances publiques, on ne peut imposer davantage les Qu&#233;b&#233;cois. Le Qu&#233;bec serait d&#233;j&#224; &#224; ce chapitre en t&#234;te en Am&#233;rique du Nord et au-dessus de la moyenne des pays du G7. Pourtant, l'un de ces experts, le fiscaliste Luc Godbout, rappelait dans une &#233;tude de 2008 l'importance de consid&#233;rer &#224; la fois les pr&#233;l&#232;vements fiscaux et les transferts re&#231;us : &#171; [&#8230;]&lt;i&gt; en tenant compte de la charge fiscale nette qui comprend les imp&#244;ts sur le revenu, les cotisations pay&#233;es et les prestations re&#231;ues, il est possible de constater que la charge fiscale nette au Qu&#233;bec en regard des pays du G7 n'&#233;tait pas plus &#233;lev&#233;e qu'ailleurs, bien au contraire. En effet, en 2006, les 11 cas analys&#233;s positionnaient favorablement les r&#233;sultats du Qu&#233;bec&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Godbout, L. et S. St-Cerny, 2008, La charge fiscale nette des particuliers (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chiffres, d&#233;j&#224; avantageux, ne tiennent compte que des transferts fiscaux (cr&#233;dit imp&#244;ts TPS-TVQ et prestations fiscales pour enfant) et laissent en dehors de l'&#233;quation les services publics particuliers dont b&#233;n&#233;ficient les Qu&#233;b&#233;coises (garderies &#224; 7 $, assurance m&#233;dicament, tarifs d'&#233;lectricit&#233; accessibles, subventions &#224; la R&amp;D pour les entreprises). Notre fort taux de contribution fiscale et de services publics nous permet cependant de c&#244;toyer un club tr&#232;s s&#233;lect constitu&#233; du Danemark, de la Su&#232;de, de la Belgique, de la Norv&#232;ge et de la Finlande. Le sens de la comparaison est une question de choix politiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Qu&#233;bec surendett&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La dette du Qu&#233;bec augmente, gonfl&#233;e par les investissements en infrastructures li&#233;s au plan de relance. D'ici la reprise, pr&#233;vue fin 2010, elle passera de 42 &#224; 46 % du PIB nous pla&#231;ant effectivement au sommet des provinces canadiennes. Par contre, la panique n'est aucunement justifi&#233;e si on se compare avec les autres pays industrialis&#233;s. En utilisant la dette nette et les calculs de l'OCDE, on constate que le Qu&#233;bec se situe assez pr&#232;s de la moyenne des pays de l'OCDE (32,8 % contre 41,7 % de la dette nette sur le PIB). Le probl&#232;me m&#233;rite discussion, mais rien de justifie l'imposition d'urgence de solutions ind&#233;sirables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#244;t des soci&#233;t&#233;s serait lui aussi intouchable parce que, selon les experts, nous n'aurions pas &#171; &lt;i&gt;de marge de man&#339;uvre par rapport au reste de l'Am&#233;rique du Nord, pour ce qui est des imp&#244;ts des soci&#233;t&#233;s&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comit&#233; consultatif sur l'&#233;conomie et les finances publiques, 2009, Le Qu&#233;bec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pourtant, c'est Investissement Qu&#233;bec qui se vante sur son site Internet qu'au Qu&#233;bec, &#171; &lt;i&gt;le taux d'imp&#244;t des soci&#233;t&#233;s s'&#233;tablit &#224; 30,9 % [27 % en 2009&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deloitte, 2009, Taux d'imposition des entreprises 2005-2009, KPMG, 2009, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;] : un des taux les plus bas en Am&#233;rique du Nord&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Investissement Qu&#233;bec :&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. KPMG, une des plus importantes firmes de consultants en fiscalit&#233;, classe Montr&#233;al au 8e rang sur 35 villes internationales en terme de comp&#233;titivit&#233; du r&#233;gime fiscal pour les entreprises en 2008. Le gouvernement a renonc&#233; &#224; pr&#232;s de 2 milliards de revenus en &#233;liminant la taxe sur le capital afin &#171; d'encourager les investissements &#187;. Qu&#233;bec accorde ainsi &#224; l'ensemble des entreprises le cong&#233; de taxe qui, auparavant, &#233;tait r&#233;serv&#233;, par l'entremise d'un cr&#233;dit de taxe, uniquement &#224; celles qui investissaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hausse des tarifs d'&#233;lectricit&#233; semble en bonne voie d'&#234;tre impos&#233;e dans l'urgence. Cette mesure, qu'on dit &#233;quitable et favorable &#224; l'environnement, ne se r&#233;v&#232;le apr&#232;s &#233;tude qu'une simple strat&#233;gie de marchandisation d'un service public. En plus d'avoir peu d'impact sur l'&#233;conomie d'&#233;nergie, une augmentation uniforme du tarif du bloc patrimoniale, viendrait gruger dans le budget disponible des familles de la classe moyenne et moins nanties, une part de 2 &#224; 3 fois plus grande que chez leurs concitoyens les plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des solutions &#233;quitables pour financer nos services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre limit&#233;es, comme on aimerait nous le laisser croire, les options du gouvernement pour aller chercher l'argent qui manque sont multiples. Avant m&#234;me d'examiner une nouvelle augmentation de l'imposition des entreprises, des efforts imm&#233;diats doivent &#234;tre faits afin de s'assurer que la moiti&#233; des entreprises qui ne payent actuellement aucun imp&#244;t soient mises &#224; contribution. Le gouvernement pourrait imposer de v&#233;ritables redevances sur nos ressources naturelles dont la demande explose avec la croissance asiatique (eau, mines et for&#234;t). Du c&#244;t&#233; des particuliers, avant d'appliquer des mesures r&#233;gressives comme l'augmentation des taxes ou des tarifs, il semble &#233;quitable d'aller r&#233;cup&#233;rer une part de la contribution des mieux nantis. Ces derniers ont vu leur taux d'imposition tomber de 30 % &#224; 21 % depuis la fin des ann&#233;es 1990. L'ajout d'un 4e palier d'imposition plus &#233;lev&#233;e pour les revenus d&#233;passant 110 000 $ viendrait facilement r&#233;&#233;quilibrer cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;* * *&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif du gouvernement dans cette r&#233;forme impos&#233;e dans l'urgence et la crise est double : on continue le remplacement de notre syst&#232;me d'imposition progressif et universel par un ensemble de ponctions (taxes et tarifs) qui ciblent les &#171; usagers &#187;, peu importe leurs moyens. Et, au nom de la fausse urgence de l'endettement, on tente d'occulter les autres objectifs d'un r&#233;gime fiscal que sont le partage de la richesse et le d&#233;veloppement social et &#233;conomique durable du Qu&#233;bec. Face &#224; la peur, nous devons r&#233;pondre par la raison, car elle est bien souvent l'alli&#233;e de l'espoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conseil du Tr&#233;sor Qu&#233;bec, 2009, &lt;i&gt;L'effectif de la fonction publique du Qu&#233;bec 2007-2008&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Analyse comparative des cinq derni&#232;res ann&#233;es. &lt;a href=&#034;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/effectif-des-secteurs-public-et-parapublic/effectif-de-la-fonction-publique/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/effectif-des-secteurs-public-et-parapublic/effectif-de-la-fonction-publique/&lt;/a&gt; , p. 10. Conseil du Tr&#233;sor du Qu&#233;bec, 2009. &lt;i&gt;&#201;VOLUTION DE L'EFFECTIF EN &#201;QUIVALENT TEMPS COMPLET (&#201;.T.C.) Par statut d'emploi et secteur&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Godbout, L. et S. St-Cerny, 2008, &lt;i&gt;La charge fiscale nette des particuliers au Qu&#233;bec et dans les pays du G7&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;https://acpcol01.usherbrooke.ca/prod/recherche/chairefisc.nsf/alldoc/87F3EF2AC63EAD508525727A001D0DF2?OpenDocument&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://acpcol01.usherbrooke.ca/prod/recherche/chairefisc.nsf/alldoc/87F3EF2AC63EAD508525727A001D0DF2?OpenDocument&lt;/a&gt;. p. 22.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comit&#233; consultatif sur l'&#233;conomie et les finances publiques, 2009, &lt;i&gt;Le Qu&#233;bec face &#224; ses d&#233;fis&lt;/i&gt;, p. 2&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deloitte, 2009, &lt;i&gt;Taux d'imposition des entreprises 2005-2009&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.deloitte.com/assets/Dcom-Canada/Local%20Assets/Documents/Tax/FR/ca_fr_fiscalite_Taux-impot-des-societes_Juin09%20.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.deloitte.com/assets/Dcom-Canada/Local%20Assets/Documents/Tax/FR/ca_fr_fiscalite_Taux-impot-des-societes_Juin09%20.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
KPMG, 2009, KPMG's Corporate and Indirect Tax Rate Survey 2009, p. 12. &lt;a href=&#034;http://www.kpmg.ca/en/news/documents/KPMG_CorporateIndirectTaxRateSurvey_Accessible5final.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.kpmg.ca/en/news/documents/KPMG_CorporateIndirectTaxRateSurvey_Accessible5final.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Investissement Qu&#233;bec : &lt;a href=&#034;http://www.investquebec.com/fr/index.aspx?page=332&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.investquebec.com/fr/index.aspx?page=332&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pierre-Antoine Harvey et &#200;ve-Lyne Couturier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Institut de recherche et d'informations socio&#233;conomiques (IRIS)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un rendez-vous avec l'histoire</title>
		<link>https://www.ababord.org/Un-rendez-vous-avec-l-histoire</link>
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		<dc:date>2010-07-09T18:33:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Martineau, Christian P&#233;pin</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Martineau, V&#233;ronique </dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;pin, Christian</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique aurait mis le Qu&#233;bec dans le rouge. Le d&#233;ficit serait sid&#233;ral, &#233;valu&#233; &#224; 4,7 milliards $. Afin de renflouer les coffres de l'&#201;tat, le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec (PLQ) propose sans grande surprise une tarification plus &#233;lev&#233;e et plus d&#233;velopp&#233;e des services publics. R&#233;unis en Conseil g&#233;n&#233;ral les 26 et 27 septembre 2009, ses membres ont vot&#233;, entre autres, en faveur de l'augmentation des tarifs d'hydro-&#233;lectricit&#233;, de l'instauration des droits de scolarit&#233; au coll&#233;gial et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pepin-Christian-+" rel="tag"&gt;P&#233;pin, Christian&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1011.gif?1642092113' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;551&#034; height=&#034;354&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise &#233;conomique aurait mis le Qu&#233;bec dans le rouge. Le d&#233;ficit serait sid&#233;ral, &#233;valu&#233; &#224; 4,7 milliards $. Afin de renflouer les coffres de l'&#201;tat, le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec (PLQ) propose sans grande surprise une tarification plus &#233;lev&#233;e et plus d&#233;velopp&#233;e des services publics. R&#233;unis en Conseil g&#233;n&#233;ral les 26 et 27 septembre 2009, ses membres ont vot&#233;, entre autres, en faveur de l'augmentation des tarifs d'hydro-&#233;lectricit&#233;, de l'instauration des droits de scolarit&#233; au coll&#233;gial et des p&#233;ages sur les autoroutes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi, les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises devront se serrer la ceinture, &lt;i&gt;sans exception !&lt;/i&gt; Heureusement, de nombreuses organisations populaires, communautaires, syndicales et f&#233;ministes ont tout r&#233;cemment fond&#233; une coalition afin de contrer le nouvel assaut du gouvernement en mati&#232;re de tarification et de privatisation des services publics. Un printemps chaud s'annonce, et des &#233;lans d'espoir prennent forme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La crise apr&#232;s la crise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'avoir recours &#224; une tarification plus &#233;lev&#233;e des services publics n'est pas nouvelle. Depuis 2004, les tarifs d'Hydro-Qu&#233;bec ont d&#233;j&#224; augment&#233; de 20 %&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#201;PACQ, C'est (encore) &#224; vous de payer pour la crise, Non aux hausses de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comme si cela ne suffisait pas, c'est principalement avec une nouvelle augmentation substantielle des tarifs d'&#233;lectricit&#233; que le gouvernement souhaite rembourser les dettes du Qu&#233;bec. Selon les nombreuses allusions faites par le ministre des Finances, Raymond Bachand, depuis l'automne dernier, nous pouvons anticiper que celle-ci repr&#233;sente l'attaque la plus imminente. Pour leur part, les tarifs dans les transports en commun ont connu une hausse de 29,2 % entre 2000 et 2006&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comit&#233; consultatif de lutte contre la pauvret&#233; et l'exclusion sociale, Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'acc&#232;s aux Centres de la petite enfance (CPE) n'avait &#233;galement pas &#233;t&#233; &#233;pargn&#233; par cette logique lorsque les tarifs ont &#233;t&#233; augment&#233;s par les Lib&#233;raux de 5 $ &#224; 7 $ par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de ces r&#233;centes attaques &#224; l'accessibilit&#233; de ces services publics essentiels, le gouvernement ne cesse de menacer le droit &#224; l'&#233;ducation. Rappelons que le gouvernement du Qu&#233;bec a impos&#233; un d&#233;gel des frais de scolarit&#233; universitaires qui passeront de 1 668 $ en 2007 &#224; 2 168 $ en 2012 annuellement. De plus, le plan de redressement de l'UQAM, &#233;labor&#233; avec des chiffres que Claude Corbo aurait re&#231;us du minist&#232;re de l'&#201;ducation, pr&#233;voit que la hausse des frais de scolarit&#233; de 100 $ par ann&#233;e se poursuivra apr&#232;s 2012&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nadeau-Dubois, Gabriel, &#171; Hausse des frais de scolarit&#233; apr&#232;s 2012 ? Un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le sc&#233;nario le plus inqui&#233;tant est une d&#233;r&#233;glementation des frais de scolarit&#233;. En plus des frais de scolarit&#233;, le droit &#224; l'&#233;ducation est menac&#233; par une hausse continuelle des frais aff&#233;rents dans les universit&#233;s et les c&#233;geps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'instauration de la logique du priv&#233; dans les services publics et les programmes sociaux prend de plus en plus d'ampleur au Qu&#233;bec. Derri&#232;re cette logique de tarification de plus en plus insidieuse se profile le projet de privatisation et de marchandisation des services publics. &#192; force de consid&#233;rer ces services comme des marchandises qui se monnayent &#224; des prix de plus en plus &#233;lev&#233;s, les entreprises &#224; la recherche de nouveaux d&#233;bouch&#233;s r&#234;vent &#224; l'id&#233;e de saisir ces occasions de profit, qui repr&#233;sentent des revenus potentiels de plusieurs dizaines de milliards de dollars. De toute &#233;vidence, cette logique est structurelle et non &#233;v&#233;nementielle. Ainsi, seule la construction d'un front commun combatif et permanent permettra de mettre un terme &#224; ce saccage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour un r&#233;el front commun, permanent et bas&#233; sur la lutte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette nouvelle menace d'augmentation des tarifs dans les services publics, de nombreuses organisations ont r&#233;pondu &#224; l'appel du Mouvement d'&#233;ducation populaire et d'action communautaire du Qu&#233;bec et ont fond&#233; la &lt;i&gt;Coalition oppos&#233;e &#224; la tarification et &#224; la privatisation des services publics&lt;/i&gt;, form&#233;e de plusieurs groupes de pression et organisations &#233;tudiantes, communautaires, syndicales, de divers horizons. Sur le plan des revendications, cette coalition propose de financer ad&#233;quatement les services publics et les programmes sociaux dans une perspective de lutte contre la privatisation et la marchandisation du bien commun. Pour la coalition, ce financement doit se faire par une fiscalit&#233; plus progressive. De plus, cette coalition s'oppose aux hausses de tarifs de l'&#233;lectricit&#233; r&#233;sidentielle et des services publics, particuli&#232;rement les services de sant&#233; et les services sociaux, l'&#233;ducation, les garderies et les transports collectifs. Une majorit&#233; d'organisations consid&#232;re que l'accent doit &#234;tre mis sur la mobilisation et l'escalade des moyens de pression. Reste &#224; voir si cette coalition restera fid&#232;le &#224; ses ambitions de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop souvent, la lutte politique se restreint &#224; des communiqu&#233;s de presse conjoints ou &#224; des campagnes de lettres aux d&#233;put&#233;es. En soi, ces moyens peuvent &#234;tre des plus l&#233;gitimes, mais leur pertinence et leur &#233;cho politique d&#233;pendent de leur enracinement dans une v&#233;ritable escalade des moyens de pression. Cette logique prescrit qu'&#224; chaque &#233;tape de notre combat, nous devons faire comprendre au gouvernement que s'il ne renonce pas &#224; ses politiques antisociales, la lutte ne pourra que s'intensifier, compromettant de plus en plus la paix sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le prolongement des coupes draconiennes du Parti qu&#233;b&#233;cois et de Lucien Bouchard en 1996, la lutte au d&#233;ficit z&#233;ro reprend de plus belle avec de nouveaux assauts des plus inqui&#233;tants. Nous nous retrouvons &#224; un point tournant de notre histoire : ou nous acceptons que soient d&#233;truits nos m&#233;canismes de distribution de la richesse, ou nous freinons ce saccage, qui profite aux plus riches et &#224; de puissantes corporations. Par le pass&#233;, nous avons acquis de nombreux droits &#233;conomiques et sociaux par la lutte, et il nous faut les conserver par la lutte. Osons esp&#233;rer que nous serons &#224; la hauteur des d&#233;fis qui nous attendent et que nous ne serons pas contraints au final &#224; revivre un autre rendez-vous manqu&#233;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#201;PACQ, &lt;i&gt;C'est (encore) &#224; vous de payer pour la crise, Non aux hausses de tarifs !&lt;/i&gt;, p. 6.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comit&#233; consultatif de lutte contre la pauvret&#233; et l'exclusion sociale, &lt;i&gt;Les r&#233;percussions des hausses tarifaires sur les conditions de vie des personnes &#224; faible revenu&lt;/i&gt;, Qu&#233;bec, f&#233;vrier 2008, p. 14.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nadeau-Dubois, Gabriel, &#171; Hausse des frais de scolarit&#233; apr&#232;s 2012 ? Un d&#233;gel n'attend pas l'autre &#187;, &lt;i&gt;Ultimatum&lt;/i&gt; (Montr&#233;al), p. 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ci-g&#238;t l'Agence des PPP</title>
		<link>https://www.ababord.org/Ci-git-l-Agence-des-PPP</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Ci-git-l-Agence-des-PPP</guid>
		<dc:date>2010-07-09T18:23:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Fran&#231;ois Landry, Bertrand Schepper</dc:creator>


		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Schepper, Bertrand</dc:subject>
		<dc:subject>Landry, Jean-Fran&#231;ois </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 21 octobre 2009, le gouvernement d&#233;posait le projet de loi 65, cr&#233;ant Infrastructure Qu&#233;bec, mettant un terme au mandat de l'Agence des Partenariats public-priv&#233; (PPP). Le nouvel organisme &#171; aura le mandat d'encadrer la r&#233;alisation des grands projets publics de 40 millions et plus. Il assurera aussi un contr&#244;le des &#233;ch&#233;anciers et des budgets pr&#233;vus. &#187; Ces modifications ont fait dire &#224; certains que Qu&#233;bec enterrait l'Agence des PPP. &lt;br class='autobr' /&gt; Il serait plus juste de parler d'un changement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Schepper-Bertrand-+" rel="tag"&gt;Schepper, Bertrand&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1010.gif?1642092113' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;228&#034; height=&#034;353&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 21 octobre 2009, le gouvernement d&#233;posait le projet de loi 65, cr&#233;ant Infrastructure Qu&#233;bec, mettant un terme au mandat de l'Agence des Partenariats public-priv&#233; (PPP). Le nouvel organisme &#171; &lt;i&gt;aura le mandat d'encadrer la r&#233;alisation des grands projets publics de 40 millions et plus. Il assurera aussi un contr&#244;le des &#233;ch&#233;anciers et des budgets pr&#233;vus&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;quebec-enterre-l-agence-des-ppp&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Ces modifications ont fait dire &#224; certains que Qu&#233;bec enterrait l'Agence des PPP.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il serait plus juste de parler d'un changement cosm&#233;tique. Le projet de loi 65 modifie le r&#244;le jusqu'&#224; maintenant d&#233;volu &#224; l'Agence des PPP pour en faire un organisme &#224; vocation beaucoup plus large, qui aura son mot &#224; dire sur la plupart des grands projets d'infrastructure du gouvernement, et ce, peu importe leur mode de r&#233;alisation. Comment expliquer ce changement de discours ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus d'avoir essuy&#233; de vives critiques tout au long de sa br&#232;ve existence (2004-2009), le travail de l'Agence laissait planer de s&#233;rieux doutes quant &#224; son impartialit&#233; dans de nombreux dossiers, particuli&#232;rement celui tant m&#233;diatis&#233; du CHUM. Le rapport, tr&#232;s critique, du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du 18 novembre 2009 nous rappelle encore une fois comment l'Agence aurait manqu&#233; de rigueur dans ses analyses et hypoth&#232;ses de travail, ce qui aurait r&#233;sult&#233; en des d&#233;cisions plus qu'avantageuses pour les consortiums priv&#233;s dans les dossiers du CHUM et du CUSM&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le chapitre 5 du tome 2 du rapport du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Politiquement, l'agence devenait de plus en plus une v&#233;ritable patate chaude pour le gouvernement qui d&#233;cide alors de mettre un terme &#224; son action.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La mort des PPP ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; &#224; conclure &#224; la fin des PPP au Qu&#233;bec, il y a une marge importante. Tout d'abord, rappelons que des projets importants du gouvernement ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; couverts par l'Agence (salle de l'OSM, parach&#232;vement des autoroutes 25 et 30 ainsi que le CHUM et le CUSM). Ces projets sont l'occasion pour les consortiums priv&#233;s de se faire la main sur la formule des PPP au Qu&#233;bec. Il y a fort &#224; parier que les nombreux projets d'infrastructures qui verront le jour au cours des prochaines ann&#233;es feront l'envie du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce sujet, il existe cependant des formules moins restrictives et moins m&#233;diatis&#233;es qui sont utilis&#233;es par des organismes publics pour des projets de moins grande envergure. Malheureusement, dans ce jeu ce sont syst&#233;matiquement les organismes publics qui prennent tous les risques et le partenaire priv&#233; engrange les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'exemple, certaines universit&#233;s, afin de pallier au sous-financement chronique du syst&#232;me d'&#233;ducation, utilisent un mod&#232;le de partenariat public-priv&#233; d&#233;s&#233;quilibr&#233;. Le projet de l'UQAM et de l'&#206;lot Voyageur est ici particuli&#232;rement parlant, bien qu'il ne corresponde pas &#224; la d&#233;finition d'un PPP tel que l'Agence des PPP le concevait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de ne pas contracter un pr&#234;t qui aurait eu pour effet de r&#233;duire ses subventions du minist&#232;re de l'&#201;ducation, du Loisir et du Sport (MELS), l'UQAM choisit plut&#244;t de &lt;i&gt;garantir&lt;/i&gt; l'emprunt d'une filiale de l'entreprise partenaire du projet, Busac, pour la construction. Cette firme priv&#233;e a ainsi pu b&#233;n&#233;ficier du taux d'emprunt pr&#233;f&#233;rentiel accord&#233; &#224; l'universit&#233;. &#192; la suite de cette op&#233;ration, Busac devait louer &#224; l'UQAM les locaux du nouveau pavillon en assurant l'entretien du b&#226;timent durant 25 ans, apr&#232;s quoi l'UQAM en prendrait possession et serait responsable des r&#233;novations &#224; y faire. Par cons&#233;quent, l'UQAM se trouve &#224; assumer les risques de la construction et de la location d'un b&#226;timent dont elle n'est pas propri&#233;taire pendant plus de 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le fiasco de l'&#206;lot Voyageur a &#233;t&#233; largement comment&#233; et critiqu&#233;, nous remarquons que, bien que dans une envergure moindre, c'est bien souvent en vertu du m&#234;me proc&#233;d&#233; que se construisent actuellement d'autres projets de pavillons universitaires. L'UQAR a construit son nouveau pavillon de L&#233;vis en PPP et la m&#234;me formule est utilis&#233;e par l'UQO qui ouvre en janvier 2010 un pavillon &#224; Saint-J&#233;r&#244;me&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour plus de d&#233;tails, consultez l'&#233;tude de l'IRIS, Les PPP dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (apr&#232;s avoir fait affaire avec le m&#234;me promoteur). Il est &#224; noter, que dans tous ces cas, c'est l'organisme public qui prend la vaste partie des risques et l'entreprise priv&#233;e qui empoche les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, il ne s'agit plus de partenariat, mais bien d'une rente assur&#233;e par le public pour le promoteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que l'Agence des PPP n'est plus, il est clair que les projets &#224; l'avantage des promoteurs priv&#233;s continueront de se r&#233;aliser, peut-&#234;tre avec une attention m&#233;diatique moindre et sous un aspect plus &#171; neutre &#187; ; soyons certains toutefois que l'app&#226;t du gain n'a pas &#233;t&#233; enterr&#233; avec l'Agence des PPP. Les promoteurs se cachent dor&#233;navant derri&#232;re une nouvelle structure dans l'espoir de r&#233;aliser des projets majeurs sans le battage m&#233;diatique autour des PPP et de leur d&#233;funte Agence dont l'esprit r&#244;de toujours&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ledevoir.com/politique/quebec/272838/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ledevoir.com/politique/quebec/272838/&lt;/a&gt; quebec-enterre-l-agence-des-ppp&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le chapitre 5 du tome 2 du rapport du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec pour l'ann&#233;e 2009-2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour plus de d&#233;tails, consultez l'&#233;tude de l'IRIS, &lt;i&gt;Les PPP dans les universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises&lt;/i&gt;, disponible sur son site Internet : &lt;a href=&#034;http://www.iris-recherche.qc.ca/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.iris-recherche.qc.ca/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une longue guerre &#224; finir</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-longue-guerre-a-finir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Une-longue-guerre-a-finir</guid>
		<dc:date>2010-07-09T18:21:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1980, l'id&#233;e de soumettre l'immense potentiel commercial des services publics aux lois du march&#233; ne cesse de faire saliver les gens d'affaires. Mais la man&#339;uvre pour y arriver est d&#233;licate : la privatisation entra&#238;ne bien souvent des prix plus &#233;lev&#233;s et des services diminu&#233;s. Certains secteurs non rentables, bien que n&#233;cessaires, sont carr&#233;ment &#233;limin&#233;s. Si bien que s'affrontent dans une bataille sans fin l'int&#233;r&#234;t des populations &#224; conserver des services publics de qualit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1009.gif?1642092113' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;787&#034; height=&#034;443&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1980, l'id&#233;e de soumettre l'immense potentiel commercial des services publics aux lois du march&#233; ne cesse de faire saliver les gens d'affaires. Mais la man&#339;uvre pour y arriver est d&#233;licate : la privatisation entra&#238;ne bien souvent des prix plus &#233;lev&#233;s et des services diminu&#233;s. Certains secteurs non rentables, bien que n&#233;cessaires, sont carr&#233;ment &#233;limin&#233;s. Si bien que s'affrontent dans une bataille sans fin l'int&#233;r&#234;t des populations &#224; conserver des services publics de qualit&#233; et celui de grandes compagnies &#224; les privatiser pour accumuler les profits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les accords commerciaux s'int&#232;grent &#224; la vaste strat&#233;gie de privatisation des services publics. Ils offrent de nombreux avantages. Ils agissent efficacement pour venir &#224; bout des r&#233;glementations qui prot&#232;gent le secteur. Ils permettent aux grandes corporations multinationales d'utiliser un moyen de pression suppl&#233;mentaire pour arriver &#224; leurs fins. Les accords commerciaux rendent quasiment irr&#233;versibles les ententes conclues : par les liens juridiques contraignants qu'elles cr&#233;ent, ces ententes sont &#224; l'abri des changements de gouvernement ou des pressions citoyennes. Mais surtout, les accords commerciaux permettent de tisser d'immenses toiles : les plus puissantes entreprises ont la possibilit&#233; de soumettre des appels d'offres dans un rayon toujours plus grand de territoires vari&#233;s ; elles peuvent conqu&#233;rir des march&#233;s dont profite encore l'&#233;conomie locale. Ces accords favorisent le d&#233;ploiement de gigantesques entreprises transnationales de services : cha&#238;nes de cliniques et d'h&#244;pitaux, multinationales de placement de personnel, r&#233;seaux priv&#233;s d'universit&#233;s, multinationales de l'eau, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services publics ainsi privatis&#233;s peuvent s'int&#233;grer &#224; de puissantes corporations qui se d&#233;ploient dans les secteurs les plus divers et dont les profits disparaissent dans l'insondable sph&#232;re de l'&#233;conomie financiaris&#233;e. Les grandes multinationales de l'eau par exemple &#8211; Suez Lyonnaise des eaux, Veolia, Bechtel &#8211;, ont donn&#233; &#224; plusieurs reprises la preuve de leur inefficacit&#233; dans leur secteur pourtant vital : importantes augmentations des tarifs, investissements insuffisants, appropriation de l'expertise qui rend tr&#232;s difficile une reprise publique de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D'importantes victoires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant les ann&#233;es 1990, on a tent&#233; de mettre en place des projets extr&#234;mement ambitieux de privatisation des services publics par les accords commerciaux. La Zone de libre-&#233;change des Am&#233;riques (ZL&#201;A) se voulait une forme &#171; am&#233;lior&#233;e &#187; de l'AL&#201;NA &#8211; l'accord commercial entre le Canada, les &#201;tats-Unis et le Mexique &#8211;, incluant cette fois les services et s'imposant dans toutes les Am&#233;riques. Cet accord a m&#234;me forc&#233; le gouvernement du Canada &#224; conclure un accord de libre &#233;change avec les provinces canadiennes, l'Accord sur le commerce int&#233;rieur (ACI). C'est au nom de cette entente que la mobilit&#233; de la main-d'&#339;uvre canadienne s'acc&#233;l&#232;re et que les march&#233;s publics s'ouvrent progressivement au Canada. Encore plus visionnaire, l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), n&#233;goci&#233; dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), vise &#224; entreprendre des cycles de n&#233;gociation dans lesquels tous les secteurs des services sont soumis &#224; la lib&#233;ralisation, et cela, sans la moindre limite. Sur les &#233;tag&#232;res de l'immense march&#233; universel, les services seraient vendus sans restriction, dans un monde d&#233;r&#233;glement&#233;, comme des tomates ou des t&#233;l&#233;viseurs, en suivant la loi de l'offre et de la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux projets se sont heurt&#233;s &#224; une forte r&#233;sistance. La ZL&#201;A est morte de sa belle mort, &#224; Mar del Plata en 2005, sans personne pour la pleurer, gr&#226;ce au refus de cinq pays sud-am&#233;ricains&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Venezuela et les pays du MERCOSUR (Br&#233;sil, Argentine, Uruguay, Paraguay).&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; l'OMC, les avanc&#233;es de l'AGCS sont li&#233;es &#224; celles du cycle de Doha, incluant, entre autres, l'agriculture et les barri&#232;res tarifaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS a soulev&#233; contre lui une extraordinaire mobilisation : en Europe et au Canada, des centaines de villes et r&#233;gions se sont prononc&#233;es contre cet accord, parmi lesquelles la Ville de Montr&#233;al. En Europe, celles qui ont fait ce choix se d&#233;claraient de mani&#232;re frondeuse &#171; zone hors AGCS &#187;. En 2006, le cycle de Doha sombrait. La raison la plus &#233;vidente : l'incapacit&#233; des pays membres de s'entendre sur le sujet vital et d&#233;licat de l'agriculture. La question des services restait donc ouverte : d'une part, la volont&#233; de lib&#233;raliser le secteur n'&#233;tait en rien att&#233;nu&#233;e ; d'autre part, il semblait &#233;vident que l'id&#233;e avait provoqu&#233; un vif d&#233;saccord et une importante mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Prochain &#233;pisode&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Devant l'&#233;chec du cycle de Doha, les grandes puissances commerciales &#8211; les &#201;tats-Unis et l'Europe principalement &#8211; ont relanc&#233; une strat&#233;gie d&#233;j&#224; mise de l'avant depuis quelques ann&#233;es : concevoir des accords bilat&#233;raux. Ceux-ci se sont multipli&#233;s. L'Europe &#224; elle seule a commenc&#233; &#224; n&#233;gocier des accords de partenariat &#233;conomique avec plus de 70 pays de l'Asie, des Cara&#239;bes et du Pacifique. Des n&#233;gociations parfois houleuses qui ont souvent provoqu&#233; de vives r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de dire, en ce moment, &#224; quel point les accords bilat&#233;raux n&#233;goci&#233;s touchent les services, tant ceux-ci sont nombreux, diff&#233;rents et tant il est difficile maintenant d'en &#233;valuer avec pr&#233;cision les effets. Une observation rapide nous permet de constater que les services sont jusqu'&#224; maintenant relativement &#233;pargn&#233;s. Mais une connaissance plus approfondie de ces r&#233;sultats nous permettra de v&#233;rifier cette impression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'accord Canada-Union europ&#233;enne, en cours de n&#233;gociation, nous fait craindre une nouvelle offensive. Selon les n&#233;gociateurs, tout est ouvert. Les Europ&#233;ens ont d'importantes multinationales de services, notamment dans les domaines de l'eau, de l'&#233;nergie, des communications, de la finance et de la sant&#233;. Une ouverture du march&#233; canadien leur permettrait d'obtenir un accord semblable avec les &#201;tats-Unis. Press&#233; d'ouvrir le &#171; grand espace &#233;conomique &#187; dont il r&#234;ve &#224; voix haute, et guid&#233; par de puissants patrons (ceux de Bombardier, de la Banque de Montr&#233;al, d'Alcan, du Groupe Secor et sans aucun doute de Power Corporation), Jean Charest a tout fait pour que l'Europe puisse n&#233;gocier directement avec les provinces, mettant ainsi en jeu les secteurs de services sous leur juridiction (sant&#233;, &#233;ducation, culture, finances, &#233;nergie, march&#233;s publics).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne semble r&#233;gl&#233; donc. Et la crise, qui a d&#233;clench&#233; des cris indign&#233;s contre un protectionnisme source de tous les maux, devient le pr&#233;texte id&#233;al pour relancer le libre-&#233;change et d&#233;r&#233;glementer le secteur des services. Pourtant, les d&#233;r&#233;glementations ne sont-elles pas, d'un avis quasiment unanime, la cause de cette crise ? Il faut donc revenir &#224; la raison. Plus que jamais, en ces temps difficiles, il devient imp&#233;ratif d'exclure les services des accords commerciaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Venezuela et les pays du MERCOSUR (Br&#233;sil, Argentine, Uruguay, Paraguay).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand la philanthropie oriente les politiques sociales</title>
		<link>https://www.ababord.org/Quand-la-philanthropie-oriente-les</link>
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		<dc:date>2010-07-09T18:09:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole de S&#232;ve</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>de S&#232;ve, Nicole </dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si au temps de la Renaissance, les m&#233;c&#232;nes se voulaient les protecteurs des arts et des lettres, aujourd'hui les riches et les rentiers de ce monde deviennent les nouveaux philanthropes et souhaitent marquer de leur influence la solution &#224; de nombreux enjeux sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt; Le ph&#233;nom&#232;ne du philanthrocapitalisme est relativement r&#233;cent au Qu&#233;bec. Par contre, son rayonnement aupr&#232;s du gouvernement est on ne peut plus significatif et s'appuie sur la volont&#233; de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois de se d&#233;finir, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Seve-Nicole-+" rel="tag"&gt;de S&#232;ve, Nicole &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Inegalites-et-pauvrete-+" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1008.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;777&#034; height=&#034;649&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si au temps de la Renaissance, les m&#233;c&#232;nes se voulaient les protecteurs des arts et des lettres, aujourd'hui les riches et les rentiers de ce monde deviennent les nouveaux philanthropes et souhaitent marquer de leur influence la solution &#224; de nombreux enjeux sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne du philanthrocapitalisme est relativement r&#233;cent au Qu&#233;bec. Par contre, son rayonnement aupr&#232;s du gouvernement est on ne peut plus significatif et s'appuie sur la volont&#233; de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois de se d&#233;finir, dor&#233;navant, comme un gestionnaire de ressources et facilitateur de projets pour soutenir des initiatives connexes &#224; ses missions essentielles. L'influence des philanthropes est aussi l&#233;gitim&#233;e par la crise des finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, depuis 2000, une fondation priv&#233;e est particuli&#232;rement active dans ce domaine. Il s'agit de la Fondation Chagnon. Fond&#233;e en 2000 &#224; la suite de la vente de Vid&#233;otron &#224; Quebecor, elle a pour mission d'agir sur les causes de la pauvret&#233; et de la maladie, en plus de soutenir les communaut&#233;s dans leurs actions et leur recherche de solutions. Depuis sa cr&#233;ation, elle s'est associ&#233;e au gouvernement qu&#233;b&#233;cois pour mettre sur pied diff&#233;rents fonds d&#233;di&#233;s &#224; des interventions cibl&#233;es aupr&#232;s de certaines cat&#233;gories de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2002, la Fondation Chagnon a investi dans le Fonds qu&#233;b&#233;cois d'initiatives sociales pour financer le projet &lt;i&gt;Autonomie Jeunes familles&lt;/i&gt; en plus de contribuer &#224; la cr&#233;ation de Qu&#233;bec en forme et &#224; la mise sur pied du Fonds pour la promotion de saines habitudes de vie en 2006. Au cours de l'automne, le gouvernement s'est une fois de plus associ&#233; &#224; la Fondation Chagnon pour cr&#233;er le Fonds de d&#233;veloppement des jeunes enfants et &#224; la Fiducie de la famille Chagnon pour cr&#233;er le Fonds de soutien aux proches aidants des a&#238;n&#233;s. D'ici 10 ans, la Fondation et la Fiducie auront vers&#233; 500 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les milieux sonnent constamment l'alarme devant le sous-financement chronique des services publics, particuli&#232;rement en &#233;ducation, dans les services sociaux ou encore les organismes communautaires, la r&#233;ponse gouvernementale est d'instaurer de nouvelles sources de financement issues du secteur priv&#233; afin de soutenir de nouvelles initiatives. Et ce n'est pas tout. Cette d&#233;rive d&#233;mocratique ne semble pas vouloir s'arr&#234;ter. Tout porte &#224; croire qu'il y a dans les cartons gouvernementaux d'autres projets d'association avec des fondations priv&#233;es pour le financement d'actions gouvernementales futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est particuli&#232;rement inqui&#233;tant dans ce processus, c'est que le gouvernement affaiblit la fonction publique qu&#233;b&#233;coise et contribue &#224; l'&#233;mergence d'une fonction publique de nature priv&#233;e en parall&#232;le. Des services autrefois dispens&#233;s par le secteur public sont dor&#233;navant pris en charge par des organismes priv&#233;s subventionn&#233;s qui doivent respecter de nouvelles balises &#233;nonc&#233;es dans l'entente de partenariat entre le gouvernement et la Fondation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;quit&#233; et l'avenir des services publics</title>
		<link>https://www.ababord.org/L-equite-et-l-avenir-des-services</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/L-equite-et-l-avenir-des-services</guid>
		<dc:date>2010-07-09T18:08:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-No&#235;l Grenier</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Grenier, Jean-No&#235;l </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec et les associations syndicales ont rendez-vous afin de renouveler les conventions collectives de quelque 475 000 salari&#233;s de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Les organisations syndicales, regroup&#233;es au sein d'un Front commun, demandent des am&#233;liorations salariales totalisant 11,25 % sur trois ans. Le gouvernement r&#233;plique avec une offre globale de 7 % sur une p&#233;riode de cinq ann&#233;es. Alors que les uns justifient leurs demandes au nom de l'&#233;quit&#233; et de la capacit&#233; d'attirer et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Grenier-Jean-Noel-+" rel="tag"&gt;Grenier, Jean-No&#235;l &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1006.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;591&#034; height=&#034;443&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec et les associations syndicales ont rendez-vous afin de renouveler les conventions collectives de quelque 475 000 salari&#233;s de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Les organisations syndicales, regroup&#233;es au sein d'un Front commun, demandent des am&#233;liorations salariales totalisant 11,25 % sur trois ans. Le gouvernement r&#233;plique avec une offre globale de 7 % sur une p&#233;riode de cinq ann&#233;es. Alors que les uns justifient leurs demandes au nom de l'&#233;quit&#233; et de la capacit&#233; d'attirer et de retenir des ressources humaines de qualit&#233;, les t&#233;nors gouvernementaux font valoir que les salari&#233;s de l'&#201;tat b&#233;n&#233;ficient d'une r&#233;mun&#233;ration globale qui fait l'envie de plusieurs salari&#233;s du secteur priv&#233;. Qu'en est-il au juste ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dernier rapport de l'Institut de la statistique du Qu&#233;bec (ISQ, 2009) donne raison aux organisations syndicales. On y apprend que les salaires vers&#233;s dans la fonction publique et dans les r&#233;seaux de sant&#233; et de l'&#233;ducation sont inf&#233;rieurs de 8,7 % &#224; ceux vers&#233;s dans le secteur priv&#233; pour des emplois comparables. Malgr&#233; les limites de la comparaison effectu&#233;e par l'ISQ, il n'en demeure pas moins que pr&#232;s des trois quarts des titres d'emploi de l'administration publique provinciale accusent des retards significatifs au chapitre de la r&#233;mun&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument habituel selon lequel cet &#233;cart est compens&#233; par les avantages sociaux plus g&#233;n&#233;reux et le plus petit nombre d'heures de travail ne semble plus tenir la route. &#192; ce chapitre, la r&#233;mun&#233;ration globale des salari&#233;s des secteurs public et parapublic accuse aujourd'hui un retard de 3,7 %. Ces &#233;carts se creusent depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, si bien que le pouvoir d'achat des employ&#233;s de l'&#201;tat s'est d&#233;t&#233;rior&#233; de plus de 3 % (ils sont donc plus pauvres !) alors que celui des autres salari&#233;s qu&#233;b&#233;cois s'am&#233;liorait de 9 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est troublante &#224; plus d'un titre. Les secteurs public et parapublic forment le bastion du syndicalisme qu&#233;b&#233;cois et l'&#233;rosion des conditions de travail peut, &#224; terme, affaiblir l'ensemble du mouvement syndical. Les &#233;carts de r&#233;mun&#233;ration peuvent &#233;galement miner les principes de l'&#233;quit&#233; salariale pour laquelle les travailleuses du Qu&#233;bec ont combattu pendant des d&#233;cennies. Enfin, plusieurs cat&#233;gories d'emploi &#233;prouvent d'importantes difficult&#233;s d'attraction et de r&#233;tention des ressources humaines ; une situation qui ne sera pas corrig&#233;e par les offres du gouvernement du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il faut pr&#233;ciser que l'offre gouvernementale porte sur l'ensemble de la masse salariale et non uniquement sur la r&#233;mun&#233;ration. L'ajout de ressources (par exemple, l'embauche de personnel de soutien dans les &#233;coles) se fera au d&#233;triment des conditions salariales. Dans un geste d'une rare g&#233;n&#233;rosit&#233;, l'&#201;tat offre le partage des gains de productivit&#233; d&#233;coulant d'une r&#233;organisation &#233;ventuelle du travail. On laisse ainsi entendre que peu d'efforts ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s &#224; cet &#233;gard depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, nos propres recherches et plusieurs autres d&#233;montrent sans &#233;quivoque que les salari&#233;s doivent composer avec des charges de travail plus lourdes, des exigences de performance plus &#233;lev&#233;es tandis que la promesse de la s&#233;curit&#233; d'emploi semble de plus en plus &#233;loign&#233;e de la r&#233;alit&#233; quotidienne. Les salari&#233;s des secteurs public et parapublic contribuent donc d&#233;j&#224; largement au maintien des services publics de qualit&#233; dans un contexte o&#249; les ressources sont insuffisantes pour satisfaire une population qui, elle, est de plus en plus exigeante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demandes des organisations syndicales nous paraissent tout &#224; fait raisonnables. L'offre de l'employeur rel&#232;ve du stratag&#232;me puisque de r&#233;elles am&#233;liorations dans la r&#233;mun&#233;ration y sont conditionnelles &#224; des r&#233;ductions de co&#251;ts tout &#224; fait hypoth&#233;tiques. Mais c'est surtout aux registres de l'&#233;quit&#233;, de l'int&#233;grit&#233; et de l'avenir des services publics que les demandes syndicales prennent tout leur sens. Comment peut-on faire la promotion d'un march&#233; du travail plus juste et &#233;quitable pour tous si cela rel&#232;ve de la fiction dans le cas des salari&#233;s du plus grand employeur au Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aurons-nous droit &#224; un r&#232;glement n&#233;goci&#233;, juste et &#233;quitable pour les salari&#233;s, ou &#224; un autre ballet politique qui servira essentiellement &#224; d&#233;montrer que le parti au pouvoir agit avec responsabilit&#233; en regard de la situation des finances publiques ? Jusqu'&#224; maintenant, les salari&#233;s ont maintenu &#224; flot les services publics gr&#226;ce &#224; leur d&#233;vouement et &#224; leur engagement, souvent au risque de leur sant&#233; mentale. Combien de temps le feront-ils en l'absence d'une r&#233;elle reconnaissance de leur contribution ? &#192; moins que la d&#233;t&#233;rioration de la qualit&#233; des services et les p&#233;nuries de main-d'&#339;uvre ne servent &#224; justifier le recours &#224; la privatisation sous toutes ses formes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des entreprises priv&#233;es de placement dans les services publics</title>
		<link>https://www.ababord.org/Des-entreprises-privees-de</link>
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		<dc:date>2010-07-09T18:05:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les employeurs de la fonction publique ont de plus en plus recours &#224; des entreprises priv&#233;es de placement &#224; but lucratif pour combler leurs besoins de main-d'&#339;uvre. C'est vrai dans la fonction publique, tout comme dans le r&#233;seau de la sant&#233;. Bien que la strat&#233;gie ne soit pas nouvelle, elle a acquis une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le r&#233;seau de la sant&#233;, la r&#233;ing&#233;nierie entreprise en 2003 par le gouvernement Charest a men&#233; &#224; la cr&#233;ation forc&#233;e de 95 centres de sant&#233; et de services sociaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les employeurs de la fonction publique ont de plus en plus recours &#224; des entreprises priv&#233;es de placement &#224; but lucratif pour combler leurs besoins de main-d'&#339;uvre. C'est vrai dans la fonction publique, tout comme dans le r&#233;seau de la sant&#233;. Bien que la strat&#233;gie ne soit pas nouvelle, elle a acquis une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le r&#233;seau de la sant&#233;, la r&#233;ing&#233;nierie entreprise en 2003 par le gouvernement Charest a men&#233; &#224; la cr&#233;ation forc&#233;e de 95 centres de sant&#233; et de services sociaux (CSSS) dont la mission consiste &#224; coordonner les r&#233;seaux locaux de services (RLS). Le RLS comprend aussi bien des fournisseurs publics que priv&#233;s. La nouvelle philosophie de gestion des ressources humaines (Nouvelle gestion publique) s'inscrit dans le cadre des accords commerciaux sur les march&#233;s publics. Elle est &#233;galement favoris&#233;e et justifi&#233;e par la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre. Ainsi, le secteur priv&#233; contribue &#224; l'exode du personnel des &#233;tablissements publics et &#224; la privatisation de la dispensation des soins, entra&#238;nant des occasions d'affaires pour les uns et de la d&#233;pendance pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Largement subventionn&#233;es par des contrats d'affaires octroy&#233;s &#224; m&#234;me les fonds publics, les entreprises priv&#233;es de placement sont en voie de devenir un secteur &#233;conomique prosp&#232;re. Il compte maintenant, pour le seul domaine des soins, plus de 140 entreprises. Il s'agit surtout de petites et moyennes entreprises (PME), r&#233;cemment cr&#233;&#233;es. L'offre de services et de main-d'&#339;uvre est diversifi&#233;e : placement de personnel de toutes les cat&#233;gories d'emploi, soins &#224; domicile subventionn&#233;s, formation de personnel, etc. Leur d&#233;veloppement ne laisse aucun doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'ann&#233;e 2007-2008, les d&#233;penses des &#233;tablissements publics en main-d'&#339;uvre ind&#233;pendante (MOI) s'&#233;levaient &#224; plus de 324 millions $, pour un total de 9,8 millions d'heures travaill&#233;es, soit 3,3 % des heures travaill&#233;es dans les &#233;tablissements publics. Ce sont les r&#233;gions de Montr&#233;al et de la Mont&#233;r&#233;gie qui arrivent en t&#234;te de liste. Le personnel en soins et le personnel paratechnique repr&#233;sentent les cat&#233;gories (1 et 2) o&#249; la MOI a &#233;t&#233; le plus utilis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les impacts n&#233;gatifs &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les effets n&#233;fastes de la MOI dans le r&#233;seau de la sant&#233; sont multiples : diminution de la qualit&#233; des soins faute de bien conna&#238;tre les patientes et leurs besoins, probl&#232;mes li&#233;s &#224; la s&#233;curit&#233; et &#224; la continuit&#233; des soins dus &#224; la tr&#232;s grande mobilit&#233; de la MOI. Les professionnelles en soins du secteur public paient le prix de la pr&#233;sence du secteur priv&#233; : elles assument les cas lourds et complexes ; elles doivent orienter, superviser, aider la MOI et faire les heures suppl&#233;mentaires obligatoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une disparit&#233; entre les conditions de travail (salaire, horaires de travail, heures suppl&#233;mentaires obligatoires, etc.) du personnel du r&#233;seau public fix&#233;es par le d&#233;cret de 2005 et celles du secteur priv&#233; qui d&#233;coulent des contrats commerciaux, puisque les entreprises priv&#233;es font jouer les r&#232;gles de l'offre et de la demande. Loin de faciliter l'organisation du travail, la pr&#233;sence du personnel des entreprises priv&#233;es nuit au climat de travail, &#224; la coh&#233;sion du groupe et &#224; la r&#233;tention du personnel du r&#233;seau public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sommes colossales engag&#233;es pour louer de la MOI ne sont pas sans cons&#233;quences sur les citoyennes payeurs et payeuses de taxes et le gouvernement. Les employeurs, en signant de tels contrats, engagent leurs budgets pour les ann&#233;es &#224; venir, limitant ainsi les sommes disponibles pour l'am&#233;lioration des services &#224; la population et pour le recrutement de personnel permanent. Par d&#233;finition, les entreprises priv&#233;es sont &#224; but lucratif ; elles b&#233;n&#233;ficient de faibles taux d'imposition, d'all&#233;gements fiscaux et encaissent des profits &#224; m&#234;me les fonds publics. Par ailleurs, la possibilit&#233; de fusion d'entreprises priv&#233;es de placement est bien r&#233;elle et peut mener &#224; terme &#224; la formation d'un monopole et d'une perte de contr&#244;le du secteur public sur ses d&#233;penses. La d&#233;pendance et le trafic d'influence guettent &#233;galement le r&#233;seau public de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations syndicales entendent combattre la pr&#233;sence des entreprises priv&#233;es de placement dans la fonction publique et dans le r&#233;seau de la sant&#233;. Il en va non seulement de la qualit&#233; des soins aux patients mais aussi de la survie des services publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fonction publique : Y a-t-il encore du gras &#224; couper ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Fonction-publique-Y-a-t-il-encore</link>
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		<dc:date>2010-07-09T18:05:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serge Roy</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Roy, Serge</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique et financi&#232;re a ramen&#233; &#224; l'avant-plan le discours selon lequel les coupes sont n&#233;cessaires dans la fonction publique afin de faire face &#224; un d&#233;ficit croissant. Les n&#233;gociations du secteur public sont aussi l'occasion pour le gouvernement lib&#233;ral et le Conseil du patronat de rench&#233;rir sur l'incapacit&#233; de payer davantage les fonctionnaires, &#233;tant donn&#233; l'important d&#233;ficit r&#233;apparu dans les finances publiques dans la foul&#233;e de la crise. &lt;br class='autobr' /&gt; De nouvelles coupures ? Mais o&#249; ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Roy-Serge-+" rel="tag"&gt;Roy, Serge&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1004.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;591&#034; height=&#034;443&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise &#233;conomique et financi&#232;re a ramen&#233; &#224; l'avant-plan le discours selon lequel les coupes sont n&#233;cessaires dans la fonction publique afin de faire face &#224; un d&#233;ficit croissant. Les n&#233;gociations du secteur public sont aussi l'occasion pour le gouvernement lib&#233;ral et le Conseil du patronat de rench&#233;rir sur l'incapacit&#233; de payer davantage les fonctionnaires, &#233;tant donn&#233; l'important d&#233;ficit r&#233;apparu dans les finances publiques dans la foul&#233;e de la crise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nouvelles coupures ? Mais o&#249; ? Voil&#224; une question &#224; laquelle les employ&#233;es de l'&#201;tat ont &#233;t&#233; confront&#233;es &#224; maintes reprises au cours des 25 derni&#232;res ann&#233;es. Ajoutons une autre question : est-il r&#233;aliste de r&#233;duire, puis d'&#233;liminer, le d&#233;ficit, entre autres par de nouvelles coupes dans la fonction publique ? L'histoire des 25 derni&#232;res ann&#233;es nous apprend que l'&#233;quilibre des finances publiques, lorsqu'il s'appuie sur des coupes dans les effectifs et les budgets, se fait sur le dos de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une fonction publique d&#233;j&#224; &#233;prouv&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque du &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187; du gouvernement de Lucien Bouchard, alors chef du Parti qu&#233;b&#233;cois, un pr&#233;tendu consensus a &#233;t&#233; &#233;tabli au Sommet sur l'avenir socio&#233;conomique du Qu&#233;bec, en octobre 1996. Il s'en est suivi un bras de fer, trompeusement appel&#233; n&#233;gociation, pour arracher aux syndiqu&#233;s des secteurs public et parapublic des concessions majeures. Il en est r&#233;sult&#233; des d&#233;parts massifs &#224; la retraite laissant nombre de secteurs de travail avec une p&#233;nurie importante de personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En examinant l'&#233;volution de l'effectif de la fonction publique de 2003 &#224; 2008&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'effectif de la fonction publique 2007-2008, document publi&#233; par le Conseil (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, on s'aper&#231;oit que celui-ci a augment&#233; par rapport &#224; ce qu'il &#233;tait 10 ans plus t&#244;t. &#192; cette &#233;poque, la fonction publique, comme les r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation, avait subi les effets de milliers de d&#233;parts &#224; la retraite suscit&#233;s par la recherche obsessionnelle de l'&#233;limination du d&#233;ficit en trois ans, &#224; la suite du Sommet d'octobre 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, &#224; partir de 2003 il y a d&#233;croissance de l'effectif. Le gouvernement lib&#233;ral, nouvellement &#233;lu, se donne rapidement l'objectif de r&#233;duire, de &#171; d&#233;graisser &#187;, l'appareil gouvernemental. &#192; la suite de l'application des mesures de notre &#171; dame de fer &#187; &#224; nous, Monique J&#233;r&#244;me-Forget, la fonction publique se retrouve en 2008 avec 5,5 % moins d'effectifs par rapport &#224; 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut voir cependant que certains minist&#232;res sont davantage touch&#233;s. Il est remarquable de constater que le minist&#232;re du D&#233;velop-pement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) se voit amput&#233; de 11,5 % de ses effectifs, plus du double de la moyenne totale. C'est assez inqui&#233;tant &#224; une &#233;poque o&#249; les probl&#232;mes environnementaux et la question &#233;cologique pr&#233;occupent tous les esprits. Cette situation appara&#238;tra moins grave que celle v&#233;cue par le minist&#232;re de l'Environ-nement dans les ann&#233;es 1990 alors que ce minist&#232;re avait subi des coupes de 40 % de son budget et de ses effectifs. Les lib&#233;raux ont fait dispara&#238;tre le minist&#232;re en l'int&#233;grant avec d'autres services pour cr&#233;er le MDDEP tout en continuant de r&#233;duire ses ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre cas frappant est celui du minist&#232;re des Transports, dont l'effectif a &#233;t&#233; r&#233;duit de 12,8 % entre 2003 et 2008. De plus, la cat&#233;gorie des cols bleus de ce minist&#232;re a continu&#233; &#224; diminuer malgr&#233; les besoins criants. L'explication se trouve dans l'augmentation sans cesse grandissante de la sous-traitance dans la plupart des activit&#233;s de ce minist&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de la R&#233;gie du b&#226;timent est aussi inqui&#233;tant &#224; une &#233;poque o&#249; les scandales resurgissent dans l'industrie de la construction. Cet organisme gouvernemental a tout de m&#234;me vu ses effectifs diminuer de pr&#232;s de 10 % au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es. D'ailleurs, le Syndicat de la fonction publique du Qu&#233;bec (SFPQ) &#171; &lt;i&gt;a d&#233;nonc&#233; la baisse marqu&#233;e du nombre d'inspections sur le terrain. En 2003, 55 300 visites ont &#233;t&#233; conduites ; en 2008, il y en a eu &#224; peine 13 500, a relev&#233; le SFPQ, qui croit que ce nombre tombera sous la barre des 10 000, cette ann&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; R&#233;gie du b&#226;timent : les inspecteurs doivent se contenter de la parole des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La R&#233;gie, de son c&#244;t&#233;, attribue cette diminution &#224; une nouvelle approche dans l'inspection qui consiste &#224; recourir &#224; l'autocontr&#244;le par les entrepreneurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, on constate que les minist&#232;res et les services qui subissent le plus durement les coupes dans la fonction publique sont ceux qui sont les plus utiles &#224; la soci&#233;t&#233;. Par ailleurs, pour la m&#234;me p&#233;riode, l'effectif de l'Assembl&#233;e nationale a augment&#233; de 7,2 % et celui du Conseil ex&#233;cutif, sous la responsabilit&#233; du premier ministre, de 31 %. Au cours de cette m&#234;me p&#233;riode, le gouvernement a utilis&#233; une partie de sa marge de man&#339;uvre pour appliquer des diminutions d'imp&#244;t qui ont surtout profit&#233; aux mieux nantis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Couper, couper, couper&#8230; Erreur, erreur, erreur&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si certains esprits pourraient &#234;tre tent&#233;s de se r&#233;jouir de la perspective de r&#233;duire encore la taille de la fonction publique, ils feraient une grave erreur s'ils ont &#224; c&#339;ur l'organisation de services publics efficaces. Ils feraient &#233;galement une erreur s'ils croyaient que de telles coupes permettraient de r&#233;tablir l'&#233;quilibre des finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Couper dans la fonction publique, &#231;a ne veut pas dire &#233;liminer le fonctionnaire qu'on imagine nous casser les pieds ou se les tra&#238;ner. En fait, l'image du fonctionnaire qui passe ses journ&#233;es &#224; lire le journal ou &#224; s'occuper de ses affaires personnelles au lieu de travailler pour l'&#201;tat n'est plus d'actualit&#233; depuis belle lurette. Au cours des 25 derni&#232;res ann&#233;es, les r&#233;organisations et op&#233;rations qualit&#233; ont fini par cr&#233;er une situation telle que les charges de travail ont &#233;t&#233; d&#233;mesur&#233;ment augment&#233;es, ou encore carr&#233;ment &#233;limin&#233;es, en les confiant &#224; des sous-traitants ou en les abolissant tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples sont nombreux des effets n&#233;fastes des coupes dans la fonction publique. J'en ai donn&#233; quelques-uns plus haut. On pourrait ajouter ceux de l'Agriculture, de la Culture (27 % de r&#233;duction d'effectifs), de l'Office qu&#233;b&#233;cois de la langue fran&#231;aise qui a subi des coupes de 8,3 % pendant que les probl&#232;mes linguistiques r&#233;apparaissent principalement dans la r&#233;gion de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques de compression successives du dernier quart de si&#232;cle n'ont pas eu de p&#233;nibles cons&#233;quences uniquement dans les r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation. Bien que la fonction publique ne soit pas vue comme aussi n&#233;vralgique que les deux grands r&#233;seaux, il n'en demeure pas moins qu'elle joue un r&#244;le important dans plusieurs domaines pour assurer &#224; la soci&#233;t&#233; une qualit&#233; de vie appr&#233;ciable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, &#224; l'&#233;poque de la globalisation de l'&#233;conomie et de l'offensive des milieux financiers et des multinationales, la fonction publique comme l'ensemble des services publics, peut &#234;tre vue comme un rempart contre la dictature des march&#233;s et de la finance mondialis&#233;e. C'est donc une grave erreur que de fragiliser la fonction publique m&#234;me si, globalement, il s'agit d'une structure aux mains des poss&#233;dants pour contr&#244;ler la soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne peut nier que les nombreux services publics apparus depuis les ann&#233;es 1960 ont permis d'am&#233;liorer les conditions de vie de la population du Qu&#233;bec. D'ailleurs, dans bien des cas, ils ont &#233;t&#233; mis en place &#224; la suite de revendications des mouvements sociaux, des organisations syndicales et du mouvement des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, plusieurs observateurs des milieux financiers ont reconnu que le Qu&#233;bec a &#233;t&#233; moins affect&#233; par la crise &#233;conomique et financi&#232;re de 2007 et 2008 parce qu'il y a ici des services publics et des programmes sociaux solides. La capacit&#233; &#224; recourir aux fonds publics a &#233;t&#233; d'une aide tr&#232;s pr&#233;cieuse pour limiter les d&#233;g&#226;ts du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;fendre la fonction publique : un objectif progressiste !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors, faut-il chercher &#224; &#171; d&#233;graisser &#187; la fonction publique une fois de plus ? Nous entendrons sans doute encore ce discours maintenant que les milieux financiers ont eu l'aide de l'&#201;tat. En r&#233;alit&#233;, il n'y a pas de gras &#224; couper dans la fonction publique, &#224; moins que l'on cherche &#224; &#233;liminer sa capacit&#233; d'agir et &#224; faire respecter les r&#232;gles &#233;dict&#233;es par le gouvernement lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fonction publique est loin d'&#234;tre parfaite. Mais si vous l'affaiblissez sans cesse ce sont ceux qui cherchent constamment &#224; se soustraire &#224; leurs responsabilit&#233;s sociales qui en profiteront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte actuel a ses particularit&#233;s. Il d&#233;coule de cette crise mondiale du capitalisme une situation catastrophique pour des millions de personnes, notamment aux &#201;tats-Unis. Cette crise fait suite &#224; plusieurs ann&#233;es d'encensement du march&#233; et de l'entreprise priv&#233;e. Durant la m&#234;me p&#233;riode, les chantres d'une plus grande lib&#233;ralisation n'ont pas cess&#233; d'attaquer l'&#201;tat, la r&#233;glementation, la lourdeur administrative, le poids de la fiscalit&#233; qui serait nuisible au d&#233;veloppement &#233;conomique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas perdre de vue que cette crise financi&#232;re est due, en partie, &#224; la faiblesse de la r&#233;glementation du milieu financier &#224; l'&#233;chelle internationale. Je n'ose pas imaginer les d&#233;g&#226;ts que le Qu&#233;bec aurait eu &#224; subir s'il &#233;tait all&#233; aussi loin que la droite &#233;conomique et financi&#232;re l'exigeait. Non, il n'est vraiment pas pertinent d'inventer du gras &#224; couper dans la fonction publique. Il faut plut&#244;t chercher &#224; l'am&#233;liorer et &#224; faire en sorte qu'elle serve davantage l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral plut&#244;t que les int&#233;r&#234;ts de certains groupes priv&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'effectif de la fonction publique 2007-2008, document publi&#233; par le Conseil du tr&#233;sor du Qu&#233;bec et disponible sur le site gouvernemental.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; R&#233;gie du b&#226;timent : les inspecteurs doivent se contenter de la parole des entrepreneurs &#187;, Michel Corbeil, &lt;i&gt;Le Soleil&lt;/i&gt;, 31 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le temps est venu de r&#233;clamer... leur d&#251;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-temps-est-venu-de-reclamer-leur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-temps-est-venu-de-reclamer-leur</guid>
		<dc:date>2010-07-09T18:02:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan Perrier</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Perrier, Yvan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; lire certains &#233;ditorialistes ou chroniqueurs de la presse &#233;crite, la pr&#233;sente conjoncture n'annonce a priori rien qui vaille la peine pour les salari&#233;es des secteurs public et parapublic au Qu&#233;bec. Les Sansfa&#231;on, Dubuc et Girard, nous informent que les perspectives de r&#233;coltes sur le plan salarial, en cette p&#233;riode dite trouble pour les finances publiques, s'av&#232;rent inexistantes. Des hausses fam&#233;liques, pour ne pas dire compl&#232;tement et largement en de&#231;&#224; de l'inflation, sont &#224; envisager (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Economie-et-finances-publiques-+" rel="tag"&gt;Economie et finances publiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Perrier-Yvan-+" rel="tag"&gt;Perrier, Yvan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1003.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;569&#034; height=&#034;427&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; lire certains &#233;ditorialistes ou chroniqueurs de la presse &#233;crite, la pr&#233;sente conjoncture n'annonce &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; rien qui vaille la peine pour les salari&#233;es des secteurs public et parapublic au Qu&#233;bec. Les Sansfa&#231;on, Dubuc et Girard, nous informent que les perspectives de r&#233;coltes sur le plan salarial, en cette p&#233;riode dite trouble pour les finances publiques, s'av&#232;rent inexistantes. Des hausses fam&#233;liques, pour ne pas dire compl&#232;tement et largement en de&#231;&#224; de l'inflation, sont &#224; envisager selon ces mauvais oracles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne faut donc pas compter sur un rattrapage salarial ni esp&#233;rer une meilleure protection du pouvoir d'achat. La r&#233;cente r&#233;cession devient le pr&#233;texte pour ne rien accorder. Les n&#233;gociations dans le secteur public s'annoncent particuli&#232;rement difficiles et il est &#224; craindre que le gouvernement soit tent&#233; de les r&#233;gler par un oukase, c'est-&#224;-dire un d&#233;cret gouvernemental impos&#233; unilat&#233;ralement. Ces n&#233;gociations rel&#232;vent pourtant d'un droit d&#233;mocratique assur&#233; par une protection constitutionnelle. Il faut maintenant en examiner les perspectives dans les secteurs public et parapublic, afin d'en d&#233;terminer clairement les enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier temps : les travailleurs contre l'&#201;tat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que c'est &#224; la suite d'une lutte syndicale importante que les personnes oeuvrant dans les secteurs public et parapublic obtiennent, en 1964-1965, un r&#233;gime de n&#233;gociation qui leur permet l'exercice d'un droit fondamental dans une soci&#233;t&#233; libre : le droit de gr&#232;ve. &#192; l'occasion de la n&#233;gociation de 1968, les acteurs syndicaux s'&#233;taient pr&#233;sent&#233;s en rangs dispers&#233;s. Le gouvernement a eu beau jeu pour imposer sa politique salariale. Un seul groupe a &#233;t&#233; en mesure de pulv&#233;riser le cadre de la politique de r&#233;mun&#233;ration du gouvernement (celui des employ&#233;es d'h&#244;pitaux et des infirmi&#232;res membres de la F&#233;d&#233;ration nationale des services CSN). De ce face-&#224;-face avec l'&#201;tat-employeur, certains dirigeants syndicaux sont furieux de savoir que le gouvernement a refus&#233;, &#224; toutes fins utiles, de n&#233;gocier sa politique de r&#233;mun&#233;ration. &#192; l'&#233;poque, il n'existait m&#234;me pas de table centrale pour traiter des hausses de salaires, des vacances et autres sujets apparent&#233;s au &#171; mon&#233;taire lourd &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la ronde de 1971-1972, le pr&#233;sident de la CSN, Marcel Pepin, a &#233;t&#233; en mesure de mettre sur pied un projet d&#233;j&#224; &#233;prouv&#233; lors des n&#233;gociations dans le secteur de la construction : un Front commun intersyndical regroupant les membres des secteurs public et parapublic affili&#233;s &#224; la CSN, &#224; la FTQ et &#224; la CEQ. &#192; la suite de cette n&#233;gociation, qui a donn&#233; lieu &#224; un affrontement social in&#233;dit (dont les moments forts sont une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale dans les secteurs public et parapublic, puis l'emprisonnement du pr&#233;sident de chacune des trois centrales, suivi d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale des secteurs public, parapublic et priv&#233;, avec occupation de certaines radios et de quelques villes), les syndiqu&#233;es ont obtenu une victoire et les repr&#233;sentants du gouvernement ont d&#251; capituler devant plusieurs revendications du Front commun, dont celle dont on a beaucoup parl&#233; d'un salaire de 100 $ par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deuxi&#232;me temps : l'&#201;tat contre les travailleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;2009-2010 : nous en sommes au 17e face-&#224;-face entre les deux principaux protagonistes des n&#233;gociations dans ce secteur qui embauche maintenant plus d'un demi-million de salari&#233;es. Lors de la ronde de n&#233;gociations pr&#233;c&#233;dente (2003-2005), le gouvernement n'aurait m&#234;me pas consacr&#233; plus de deux heures &#224; la table centrale pour discuter avec ses vis-&#224;-vis syndicaux des conditions de r&#233;mun&#233;ration pour ses salari&#233;es. Du d&#233;but &#224; la fin, sans broncher, il a maintenu la m&#234;me offre mon&#233;taire : 8 % d'augmentation pour une dur&#233;e de plus de six ans et six mois ou 12,6 % d'augmentation au total en incluant la question de l'&#233;quit&#233; salariale. Dans les faits, depuis 2001, les salari&#233;es du gouvernement du Qu&#233;bec ont vu leur r&#233;mun&#233;ration progresser moins rapidement que ceux du secteur priv&#233;. Pire encore, en pleine p&#233;riode dite de prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique, les salari&#233;es de l'&#201;tat ont encaiss&#233;, en 2004 et en 2005, un gel des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1979, les salari&#233;es des secteurs public et parapublic ont vu les diff&#233;rents gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s &#224; Qu&#233;bec s'attaquer &#224; leur pouvoir d'achat. C'est plus souvent qu'autrement &#224; coups de lois sp&#233;ciales (pensons &#224; la dramatique n&#233;gociation de 1982-1983) ou de menaces de recourir &#224; des lois sp&#233;ciales que se sont d&#233;roul&#233;es ces n&#233;gociations entre le gouvernement du Qu&#233;bec et les organisations syndicales qui repr&#233;sentent des salari&#233;Es &#339;uvrant dans des secteurs fondamentaux de notre &#233;conomie. Dans ce contexte, o&#249; l'&#201;tat ne s'est pas g&#234;n&#233; pour imposer &#224; l'occasion unilat&#233;ralement ses vues &#224; ses salari&#233;Es, notons qu'il n'y a jamais eu l'adoption de deux d&#233;crets cons&#233;cutifs fixant autoritairement les conditions de travail et de r&#233;mun&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Troisi&#232;me temps : &#201;tat de droit ou dirigisme &#233;tatique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, depuis 2007, il est reconnu que la libert&#233; d'association en mati&#232;re de droit syndical inclut &#233;galement l'exercice du droit &#224; la n&#233;gociation. Il s'agit l&#224; d'une question qui concerne, selon les juges de la Cour supr&#234;me du Canada, &#171; &lt;i&gt;(l)a dignit&#233; humaine, l'&#233;galit&#233;, la libert&#233;, le respect de l'autonomie de la personne et la mise en valeur de la d&#233;mocratie&lt;/i&gt; &#187; (paragraphe 81, &lt;i&gt;Health Services and Support&lt;/i&gt;, CSC). Inviter le gouvernement &#224; faire fi des droits des salari&#233;es des secteurs public et parapublic (comme le souhaitent &#224; ce moment-ci certains id&#233;ologues actifs dans les m&#233;dias d'information), c'est lui demander d'agir non pas selon les standards de l'&#201;tat de droit, mais bien plut&#244;t selon une logique qui rel&#232;ve du dirigisme &#233;tatique propre aux politiciens autoritaires rustres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pr&#233;sente conjoncture, les porte-parole du gouvernement et les fabricants d'opinion publique accentuent la pression sur le mouvement syndical en vue de discr&#233;diter (encore une fois) les revendications l&#233;gitimes des syndiqu&#233;es qui n'ont pas n&#233;goci&#233; leurs conditions de travail et de r&#233;mun&#233;ration depuis bient&#244;t quasiment un septennat. Il ne faut pas se laisser berner par la voix des sir&#232;nes minist&#233;rielles en vertu desquelles il n'y aurait plus un sou de disponible pour des hausses de r&#233;mun&#233;ration dans les coffres de l'&#201;tat. S'il en est ainsi, c'est uniquement en raison du fait que le gouvernement a d&#233;cid&#233; de se priver de revenus pour financer correctement les co&#251;ts de ses services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ici la conclusion de la pr&#233;sente ronde de n&#233;gociation dans les secteurs public et parapublic, les salari&#233;es doivent montrer une solide adh&#233;sion aux revendications et une forte mobilisation. Ils doivent, comme ce fut le cas en 1971-1972, rester unis et tr&#232;s d&#233;termin&#233;s &#224; obtenir ce qui leur revient de droit. Dans ce d&#233;cor, le gouvernement n'aura pas le choix d'y songer &#224; deux fois avant de refuser de participer pleinement au processus de la n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise budg&#233;taire ou non, pour les salari&#233;es des secteurs public et parapublic le temps est r&#233;ellement venu de r&#233;clamer&#8230; leur d&#251;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prise de contr&#244;le des soins de sant&#233; rentables</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-prise-de-controle-des-soins-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-prise-de-controle-des-soins-de</guid>
		<dc:date>2010-07-09T17:59:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Claude Pr&#233;mont</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;mont, Marie-Claude </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Certains contrats sont plus visibles que d'autres. La longue proc&#233;dure qui doit mener sous peu &#224; la signature de contrats de PPP (partenariats public-priv&#233;) pour la construction et l'entretien des deux grands h&#244;pitaux universitaires de Montr&#233;al (CHUM et CUSM) au co&#251;t de quelque 9 milliards $ est sans doute la manifestation la plus frappante de la nouvelle voie contractuelle emprunt&#233;e par les pouvoirs publics du Qu&#233;bec au sein du r&#233;seau de la sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Parmi une gamme plus large et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Nos-services-publics-un-" rel="directory"&gt;Dossier : Nos services publics, un tr&#233;sor collectif en p&#233;ril&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton1002.gif?1642092112' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;924&#034; height=&#034;616&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Certains contrats sont plus visibles que d'autres. La longue proc&#233;dure qui doit mener sous peu &#224; la signature de contrats de PPP (partenariats public-priv&#233;) pour la construction et l'entretien des deux grands h&#244;pitaux universitaires de Montr&#233;al (CHUM et CUSM) au co&#251;t de quelque 9 milliards $ est sans doute la manifestation la plus frappante de la nouvelle voie contractuelle emprunt&#233;e par les pouvoirs publics du Qu&#233;bec au sein du r&#233;seau de la sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi une gamme plus large et diversifi&#233;e de contrats qui se mettent progressivement en place, une autre classe se d&#233;marque. Il s'agit de contrats par lesquels des h&#244;pitaux paient de petits h&#244;pitaux priv&#233;s sp&#233;cialis&#233;s, que la loi d&#233;nomme &#171; centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s &#187; ou &#171; laboratoires d'imagerie m&#233;dicale &#187;. Ces contrats fournissent &#224; ces entreprises priv&#233;es une client&#232;le qui y re&#231;oit certains soins, surtout de type chirurgie ambulatoire ou tests diagnostics &#224; haute technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contractualisation des services publics au secteur priv&#233; &#224; but lucratif est le compagnon d'armes oblig&#233; du repli de l'&#201;tat social qui s'observe sur un vaste horizon dessin&#233; par la mondialisation des &#233;changes &#233;conomiques. La lib&#233;ralisation des &#233;changes pousse l'action publique dans une voie &#224; sens unique : celle de la fragilisation de ses assises fiscales et de la d&#233;volution au secteur priv&#233; de comp&#233;tences bien s&#233;lectionn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat entre les pouvoirs publics et le prestataire priv&#233; sied &#233;galement bien &#224; la logique ambiante du nouveau management public qui permet, dit-on, d'accro&#238;tre l'efficience de l'action publique dont le r&#244;le est, du m&#234;me souffle, remis en question. Ce mouvement s'appuie sur la croyance de la sup&#233;riorit&#233; de la gestion des entreprises priv&#233;es sur le secteur public, tax&#233; de technocratisme et de lourdeur hi&#233;rarchique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec en arri&#232;re-sc&#232;ne la crise des finances publiques aliment&#233;e par la d&#233;b&#226;cle financi&#232;re, le secteur de la sant&#233; fait face &#224; des restructurations majeures &#224; travers les territoires. L'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) observe que les fonctions, qui &#233;taient regroup&#233;es sous l'autorit&#233; d'acteurs unifi&#233;s depuis l'instauration des r&#233;gimes universels de sant&#233;, s'&#233;clatent et se sp&#233;cialisent. On distingue et confie &#224; des acteurs s&#233;par&#233;s les fonctions de la prestation de soins, de l'achat de services de sant&#233;, de la gestion de soins et des institutions, de la r&#233;gulation des syst&#232;mes et du financement des soins&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Perrot, Le r&#244;le de la contractualisation dans l'am&#233;lioration de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le contrat devient l'outil privil&#233;gi&#233; pour raccorder ensemble ces acteurs dispers&#233;s et imposer du m&#234;me coup, au c&#339;ur du financement et de la prestation des services publics de sant&#233;, la soci&#233;t&#233; par actions de droit priv&#233;, celle m&#234;me qui avait &#233;t&#233; sp&#233;cifiquement exclue au moment de l'adoption du r&#233;gime public de soins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le coup de pouce de la Cour supr&#234;me du Canada dans l'affaire Chaoulli&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La manifestation de la volont&#233; de transf&#233;rer aux acteurs priv&#233;s certaines parties des responsabilit&#233;s publiques en mati&#232;re de sant&#233; avait &#224; peine commenc&#233; &#224; se faire valoir de fa&#231;on concr&#232;te au Qu&#233;bec avant la prise de pouvoir en avril 2003 par le gouvernement lib&#233;ral de Jean Charest. Certains rapports d'enqu&#234;te en avaient certes indiqu&#233; la voie, comme le rapport Arpin de 1999 et le rapport Clair de 2001, qui ont &#233;t&#233; suivis du rapport M&#233;nard en 2005 et du rapport Castonguay en 2008. Ces rapports donnent tous le m&#234;me mot d'ordre de recrutement de soci&#233;t&#233;s priv&#233;es &#224; but lucratif pour la prestation de soins de sant&#233; couverts par le r&#233;gime public (et de fa&#231;on plus discr&#232;te pour le financement). Le trac&#233; l&#233;gislatif ou r&#233;glementaire pour lancer ce r&#233;gime remodel&#233; se met graduellement en place, &#224; la suite du coup de pouce de la Cour supr&#234;me du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la Cour supr&#234;me rendait en juin 2005 une d&#233;cision controvers&#233;e dans l'affaire &lt;i&gt;Chaoulli&lt;/i&gt;, par laquelle elle conclut que la prohibition de l'assurance priv&#233;e duplicative du Qu&#233;bec est contraire &#224; l'article 1 de la Charte des droits et libert&#233;s de la personne. Les apparences veulent que cette d&#233;cision favorise la protection des droits et libert&#233;s des citoyens dans le secteur de la sant&#233;. Il n'en est rien. Le sens profond de la d&#233;cision se traduit essentiellement par un affaiblissement majeur de la capacit&#233; des pouvoirs publics de r&#233;glementer et de contr&#244;ler les march&#233;s priv&#233;s de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec en a fait son lit par des modifications l&#233;gislatives et r&#233;glementaires qui favorisent la mise en place et l'expansion de nouveaux march&#233;s priv&#233;s pour les soins de sant&#233;, en commen&#231;ant par l'adoption de la loi 33 en d&#233;cembre 2006. Cette loi pr&#233;voit notamment la conclusion de contrats de cinq ans pour acheminer des cohortes de patients vers les soci&#233;t&#233;s &#224; capital priv&#233; que sont les centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s et les laboratoires d'imagerie m&#233;dicale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La sous-traitance de soins m&#233;dicaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces contrats int&#232;grent au c&#339;ur du fonctionnement du r&#233;seau public la sous-traitance de soins m&#233;dicaux &#224; des entreprises &#224; capital priv&#233;. Dans la logique du march&#233;, la sous-traitance peut s'appuyer sur l'un des trois motifs suivants. Le premier vise la r&#233;duction des co&#251;ts de production lorsque le sous-traitant parvient &#224; offrir la m&#234;me qualit&#233; de services &#224; un co&#251;t inf&#233;rieur. Le second motif s'appuie sur la recherche d'une capacit&#233; de production qui n'est pas disponible &#224; l'interne, pendant que le dernier motif recherche &#224; l'ext&#233;rieur une sp&#233;cialisation absente &#224; l'interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons encore peu de d&#233;tails pour v&#233;rifier si l'un ou l'autre de ces objectifs seront respect&#233;s. Pour l'instant, le plus gros projet de sous-traitance ayant fait l'objet d'une certaine publicit&#233; a &#233;t&#233; rejet&#233; puisque les co&#251;ts auraient &#233;t&#233; sup&#233;rieurs. C'est la raison pour laquelle le ministre Bolduc a refus&#233; de priver le projet du nouveau CHUM de ses espaces pour les soins d'ophtalmologie qui auraient ainsi d&#251; &#234;tre sous-trait&#233;s &#224; un h&#244;pital priv&#233; sp&#233;cialis&#233; voisin du CHUM. Une &#233;tude command&#233;e par le ministre d&#233;montrait que les co&#251;ts priv&#233;s &#233;taient sup&#233;rieurs &#224; ceux du CHUM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre dossier, l'appel d'offres lanc&#233; par l'H&#244;pital du Sacr&#233;-C&#339;ur en mars 2009 est actuellement en suspens pour les m&#234;me raisons, puisque les deux propositions soumises affichent des co&#251;ts sup&#233;rieurs aux attentes. Par ailleurs, pour des motifs d'insuffisance de capacit&#233; (d&#233;lais d'attente), un contrat de 3 millions $ a r&#233;cemment &#233;t&#233; adjug&#233; par l'H&#244;pital Cit&#233;-de-la-sant&#233; de Laval &#224; la Clinique chirurgicale d'orthop&#233;die de Laval pour pratiquer des chirurgies de la cataracte. Peu de d&#233;tails sur ce contrat ont jusqu'ici &#233;t&#233; rendus publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les soins rentables &#224; l'entreprise priv&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;glementation qu&#233;b&#233;coise qui a suivi l'adoption de la loi 33 a d&#233;j&#224; identifi&#233; la cinquantaine de chirurgies sp&#233;cialis&#233;es qui peuvent se pratiquer en mode ambulatoire &#224; l'ext&#233;rieur des h&#244;pitaux. Ces actes bien s&#233;lectionn&#233;s, jumel&#233;s au triage de patients dont l'&#233;tat de sant&#233; pr&#233;sente peu de risques, forment donc le gros du potentiel de march&#233;s pr&#233;visibles et rentables pour les nouvelles entit&#233;s qui se mettent en place pour accueillir les fonds publics et les patients munis de la carte soleil, afin de cro&#238;tre et devenir une voie de prestation privil&#233;gi&#233;e de certains soins m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois que les contrats publics auront permis &#224; ces nouvelles entreprises de s'implanter et de prendre de l'essor, on peut s'attendre &#224; ce qu'un gouvernement favorable &#224; l'id&#233;ologie de droite en profite pour pousser plus loin le m&#233;canisme et introduire de nouveaux march&#233;s. Cette deuxi&#232;me phase confirmerait l'instauration d'un r&#233;el syst&#232;me de sant&#233; &#224; deux vitesses par l'autorisation de la pratique m&#233;dicale mixte pour les m&#233;decins et les Centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s et par l'ouverture plus grande &#224; l'assurance priv&#233;e duplicative, comme le recommande fortement le rapport Castonguay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau qu&#233;b&#233;cois pourrait alors d&#233;montrer que la contractualisation des services publics dans le domaine de la sant&#233; peut facilement devenir un exutoire d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t public, comme l'exp&#233;rience internationale le d&#233;montre trop souvent. L'OMS soulignait en effet &#171; &lt;i&gt;avec force que la contractualisation peut s'av&#233;rer n'&#234;tre qu'un outil au service d'int&#233;r&#234;ts particuliers sans consid&#233;ration pour l'int&#233;r&#234;t collectif&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi s'engager aveugl&#233;ment dans une voie que l'on sait si p&#233;rilleuse ? Les &#233;v&#233;nements et all&#233;gations de la derni&#232;re ann&#233;e en mati&#232;re de contrats publics municipaux ou provinciaux nous rappellent &#224; quel point la r&#233;gulation des pratiques contractuelles repr&#233;sente un d&#233;fi constant, voire une mission impossible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Perrot, &lt;i&gt;Le r&#244;le de la contractualisation dans l'am&#233;lioration de la performance des syst&#232;mes de sant&#233;&lt;/i&gt;, Gen&#232;ve, OMS, Discussion Paper no. 1, 2004, 52 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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