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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Luttes autochtones</title>
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		<dc:date>2016-11-21T02:00:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Tremblay</dc:creator>


		<dc:subject>Colonialisme et imp&#233;rialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Peuples autochtones</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Tremblay, Catherine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Catherine Tremblay a s&#233;journ&#233; du 25 mai au 25 novembre 2015 au Guatemala, dans le cadre d'une mission de Projet accompagnement Qu&#233;bec Guatemala. Elle y a accompagn&#233; les communaut&#233;s autochtones locales dans leur combat pour la reconnaissance de leurs droits. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans la maison familiale o&#249; je suis h&#233;berg&#233;e, des jeunes pratiquent une danse th&#233;&#226;trale sur l'invasion europ&#233;enne. Leur sourire g&#234;n&#233; me fait comprendre qu'il vaut mieux garder la surprise pour l'ouverture du premier Cumbre de Naciones (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-64-avril-mai-2016-" rel="directory"&gt;No 064 - avril / mai 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Colonialisme et imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nations-autochtones-+" rel="tag"&gt;Peuples autochtones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tremblay-Catherine-+" rel="tag"&gt;Tremblay, Catherine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2306.png?1642092186' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;504&#034; height=&#034;307&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Catherine Tremblay a s&#233;journ&#233; du 25 mai au 25 novembre 2015 au Guatemala, dans le cadre d'une mission de Projet accompagnement Qu&#233;bec Guatemala. Elle y a accompagn&#233; les communaut&#233;s autochtones locales dans leur combat pour la reconnaissance de leurs droits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la maison familiale o&#249; je suis h&#233;berg&#233;e, des jeunes pratiquent une danse th&#233;&#226;trale sur l'invasion europ&#233;enne. Leur sourire g&#234;n&#233; me fait comprendre qu'il vaut mieux garder la surprise pour l'ouverture du premier Cumbre de Naciones originarias (Sommet des Premi&#232;res Nations), l'&#233;v&#233;nement que je suis venue accompagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;tourne le regard et explore mon environnement : une grande pi&#232;ce vide aux murs couverts de banderoles &#224; l'effigie de Daniel Pedro Mateo, d&#233;fenseur de la terre, enlev&#233;, tortur&#233; et tu&#233; par les promoteurs d'une entreprise espagnole. Bien des questions me viennent en t&#234;te. Existe-t-il un lien entre son sacrifice et la motivation de ses neuf enfants &#224; s'impliquer dans la lutte pour l'autonomie autochtone ? Ou encore, est-ce le mandat d'arr&#234;t &#233;mis contre leur m&#232;re qui les anime ainsi ? Pourquoi la lutte du peuple Qanjob'al est-elle aussi importante aux yeux des jeunes autochtones avec qui je passerai les prochains jours ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Culture du d&#233;veloppement et conflictualit&#233;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'imposition des projets hydro&#233;lectriques de l'entreprise espagnole Hidralia Energia, le village de Santa-Eulalia s'est transform&#233; en terrain conflictuel, o&#249; la r&#233;sistance fait partie de la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus d'an&#233;antir les moyens de subsistance que sont les r&#233;coltes et l'eau, les m&#233;gaprojets transgressent la volont&#233; des peuples et leur identit&#233;. Ainsi, &#224; travers des consultations populaires, 29 municipalit&#233;s affect&#233;es du d&#233;partement de Huehuetenango (dont la capitale porte le m&#234;me nom) se sont prononc&#233;es contre les projets hydro&#233;lectriques. Malgr&#233; tout, l'entreprise transnationale, avec l'encouragement du gouvernement du Guatemala et des organismes financiers internationaux, a &#233;tabli des barrages &#224; plusieurs endroits sur la rivi&#232;re sacr&#233;e Q'am B'alam. Plus de 40 permis d'exploration et d'exploitation ont &#233;t&#233; octroy&#233;s dans le d&#233;partement de Huehuetenango, bafouant le droit des peuples autochtones &#224; un consentement libre, pr&#233;alable et &#233;clair&#233; &#224; l'&#233;gard de leur territoire et de leurs ressources naturelles pourtant garanti par la D&#233;claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et la Convention 169 de l'Organisation internationale du travail, que le Guatemala a sign&#233;es et ratifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de mon passage dans le village de Santa-Eulalia, plusieurs personnes ont exprim&#233; leur peur du retour &#224; la violence. Maria m'a ainsi expliqu&#233; pourquoi : &#171; &lt;i&gt;Ici, nous pouvons seulement constater et attendre. Nous ne pouvons pas nous r&#233;unir, sinon les soldats vont entrer, comme dans les ann&#233;es 1980. Le maire paie des gens pour nous intimider. Il est de la mano dura&lt;/i&gt; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'expression guat&#233;malt&#232;que mano dura d&#233;signe une personne affili&#233;e au Parti (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Certes, le traumatisme du g&#233;nocide et les craintes qu'il se reproduise sont pr&#233;sents chez les survivant&#183;e&#183;s, mais cette fois ce sont plut&#244;t les &#233;v&#233;nements r&#233;cents qui les apeurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit des 19 et 20 janvier 2015 montre bien l'&#233;tat de danger dans lequel le peuple de Maria se retrouve depuis 2008 avec l'arriv&#233;e de l'entreprise espagnole. Le matin du 19 janvier, devant le Centre administratif de justice de Santa-Eulalia, les autorit&#233;s ancestrales se sont r&#233;unies avec un groupe de personnes demandant un dialogue avec les autorit&#233;s gouvernementales pour la lib&#233;ration de deux d&#233;fenseurs du territoire de la r&#233;gion captur&#233;s la journ&#233;e m&#234;me. Les &#233;v&#233;nements ont vite d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; : Diego Marcos Pedro, le maire de Santa-Eulalia, et son fils ont en effet attaqu&#233; sans avertissement les personnes pr&#233;sentes par arme &#224; feu. Ensuite, le maire a appel&#233; &#224; la formation d'un groupe paramilitaire au parc central, regroupant environ 100 personnes, des partisans de son parti politique et promoteurs de l'entreprise hydro&#233;lectrique. Ils sont entr&#233;s dans les bureaux de la radio communautaire Snuq' Jolom Konob', attaquant le personnel et vandalisant le mat&#233;riel. Sous ordre de sortir les membres du mouvement social de leurs maisons et de les expulser de la municipalit&#233;, ils ont captur&#233; hommes et femmes autochtones pour les attaquer et les laisser bless&#233;s dans la rue. Devant cette violence et les menaces, plusieurs personnes ont fui dans les montagnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sistance &#224; la criminalisation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avocat Pedro Toledo, d&#233;fenseur des droits du peuple maya Q'anjob'al, fut accus&#233; de quatre d&#233;lits survenus au cours de ces &#233;v&#232;nements des 19 et 20 janvier 2015. Apr&#232;s un mois en prison, son proc&#232;s de premi&#232;re d&#233;claration avait lieu le 4 novembre 2015, plusieurs mois apr&#232;s les &#233;v&#233;nements. Il a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; sur le champ. Le juge Miguel &#193;ngel G&#225;lvez a critiqu&#233; le minist&#232;re public &#8211; charg&#233; d'enqu&#234;ter sur les preuves et de veiller au respect des garanties minimales d'un proc&#232;s &#233;quitable &#8211; d'accuser au hasard quelques personnes, perdant toute objectivit&#233;. Il a m&#234;me estim&#233; que le minist&#232;re public &#233;tait en train de se faire manipuler. Selon la Convergence pour les droits humains, au Guatemala, &#171; &lt;i&gt;les entreprises maintiennent la pression pour que soient condamn&#233;s particuli&#232;rement les leaders non violents et ceux qui se sont mobilis&#233;s devant le gouvernement pour demander un dialogue respectueux et le respect de leur droit &#224; la consultation libre, pr&#233;alable et inform&#233;e&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huit d&#233;fenseurs des droits humains du nord de Huehuetenango, assist&#233;s par l'organisme de coordination de l'accompagnement international au Guatemala ACOGUATE, ont pass&#233; de longs mois en d&#233;tention provisoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les victimes de criminalisation sont souvent accus&#233;es des d&#233;lits les plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ils furent priv&#233;s de leur libert&#233;, victimes de la criminalisation de l'action politique, une strat&#233;gie g&#233;n&#233;ralis&#233;e en Am&#233;rique latine allant &#224; l'encontre des droits civils et politiques. Ermita&#241;o L&#243;pez, inculp&#233; de six chefs d'accusation pour les &#233;v&#232;nements survenus les 19 et 20 janvier 2015, s'exprimait sur la fragilit&#233; de la libert&#233; et l'injustice qu'il est en train de vivre : &#171; &lt;i&gt;&#202;tre ici, une heure est un jour, un jour est une semaine, un mois est un an, et pendant que passe le temps, je d&#233;p&#233;ris.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Libre d&#233;termination en territoire plurinational
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les peuples que j'ai accompagn&#233;s au Sommet des Premi&#232;res Nations en ao&#251;t 2015 ont profit&#233; du contexte des &#233;lections pr&#233;sidentielles du pays pour r&#233;fl&#233;chir aux moyens de r&#233;affirmer leur autonomie. Ils d&#233;noncent les institutions qui favorisent l'impunit&#233; ainsi que l'absence d'une constitution plurinationale ; ils affirment &#233;galement l'urgence d'un retour &#224; une d&#233;mocratie r&#233;elle. L'appui aux manifestations massives &#224; la capitale, lesquelles demandaient la d&#233;mission du pr&#233;sident Otto Perez Molina et l'implantation de r&#233;formes &#233;tatiques, a &#233;t&#233; clam&#233;. J'ai saisi la marginalisation qui pers&#233;cute les peuples autochtones lorsqu'une femme a &#233;clat&#233; de rire en me parlant de ces manifestations : &#171; &lt;i&gt;Les pouvoirs de l'&#201;tat ne correspondent pas aux int&#233;r&#234;ts du Guatemala, d'ailleurs son syst&#232;me n'a jamais repr&#233;sent&#233; nos nations et c'est maintenant qu'ils [les manifestant&#183;e&#183;s] le r&#233;alisent. Nous, nous le savions depuis des si&#232;cles, mais ici, nous ne manifestons pas, sinon la prison ou la mort nous guettent.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233;s L&#233;on de Barillas d&#233;sapprouve quant &#224; lui les candidats des partis politiques de sa r&#233;gion, qui n'ont aucune proposition pour l'environnement et sont en accord avec les projets miniers et hydro&#233;lectriques. Pour lui, les projets dits de d&#233;veloppement se sont montr&#233;s incompatibles avec la vision du bien commun et de la dignit&#233; humaine et collective des peuples autochtones. L'utilisation de l'eau de la rivi&#232;re sacr&#233;e Q'am B'alam (dans une r&#233;gion o&#249; la ressource fait d&#233;j&#224; d&#233;faut) &#224; des fins d'extraction de m&#233;taux repr&#233;sente une grande offense aux peuples, aux biens naturels et &#224; l'&#233;quilibre cosmique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouvelle spoliation
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'opposant aux politiques n&#233;olib&#233;rales et mettant de l'avant des solutions alternatives, les peuples du gouvernement plurinational pr&#233;occupent les groupes &#233;conomiques et politiques dominants du Guatemala. Ils r&#233;clament le respect des lois ancestrales, l'&#233;tablissement d'&#233;coles mayas nationales et le respect des territoires ancestraux. Parce que ces peuples invisibles revendiquent une forme d'organisation et de repr&#233;sentation propre devant l'&#201;tat, le contr&#244;le de l'exploitation de leurs ressources naturelles et de leurs territoires, leur propre syst&#232;me de justice interne, le d&#233;veloppement de leur culture et l'ex&#233;cution de leurs propres plans de d&#233;veloppement, ils sont la cible des repr&#233;sentants des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et politiques du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le syst&#232;me d'exploitation colonial s'est &#233;croul&#233; au cours du XIXe si&#232;cle, l'&#201;tat qui en a surgi, bas&#233; sur l'id&#233;e d'un pouvoir unique dans une soci&#233;t&#233; homog&#232;ne et promettant des droits &#233;gaux pour tous et toutes, a bafou&#233; ceux des peuples autochtones. Ceux-ci ont d&#251; accepter une forme d'organisation politique non d&#233;sir&#233;e, impos&#233;e par les m&#233;tis, devenant ainsi une colonie &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me des limites nationales. Comme l'explique M. L&#233;on : &#171; &lt;i&gt;Nous ne sommes pas pauvres, nous avons &#233;t&#233; appauvris.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;s&#233;quilibres de pouvoir entre peuples autochtones et m&#233;tis ont culmin&#233; dans les ann&#233;es 1980, ann&#233;es les plus meurtri&#232;res de la guerre civile, o&#249; les forces de l'&#201;tat ont men&#233; un g&#233;nocide contre les populations autochtones et les ont d&#233;plac&#233;es massivement. En effet, la Commission d'&#233;claircissement historique relate que 93 % des crimes de la guerre sont attribuables aux forces officielles de l'&#201;tat et que 83 % des victimes appartenaient aux diff&#233;rentes ethnies mayas. Les survivant&#183;e&#183;s doivent maintenant composer avec l'annulation de la sentence de Rios Montt, laquelle condamnait l'ex-chef d'&#201;tat pour g&#233;nocide et crimes contre l'humanit&#233; en mai 2013. La lutte contre l'impunit&#233; est une charge qui incombe aux premiers peuples, en plus de celle contre la d&#233;possession des terres et des biens naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni l'&#233;galit&#233; juridique des citoyen&#183;ne&#183;s, ni les politiques &#233;tatiques concernant les Autochtones n'ont &#233;t&#233; capables de r&#233;soudre l'isolement et la vuln&#233;rabilit&#233; de ces premi&#232;res nations, qui se consid&#232;rent comme &#233;tant les derniers peuples colonis&#233;s. Leur reconnaissance comme sujets collectifs de droit et la refondation de l'&#201;tat, pour corriger les anomalies historiques d'une nation homog&#232;ne, constituent les racines de leurs revendications. Sans aucun doute, les graves in&#233;galit&#233;s et injustices que repr&#233;sente le saccage des ressources naturelles par les compagnies &#233;trang&#232;res et la criminalisation des d&#233;fenseur&#183;e&#183;s de l'eau et de la terre motivent les jeunes &#224; s'impliquer dans la r&#233;sistance. La figure symbolique du martyre Daniel Pedro Mateo rappelle que les attaques des mini&#232;res et des projets hydro&#233;lectriques demeurent des plus alarmantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'expression guat&#233;malt&#232;que mano dura d&#233;signe une personne affili&#233;e au Parti patriote, qui &#233;tait au pouvoir pendant les ann&#233;es les plus violentes du g&#233;nocide et dont le slogan est la &#171; main ferme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les victimes de criminalisation sont souvent accus&#233;es des d&#233;lits les plus s&#233;rieux, ne permettant pas leur libert&#233; conditionnelle. Les crimes de terrorisme, enl&#232;vement et s&#233;questration sont souvent utilis&#233;s, car ils peuvent donner lieu &#224; une peine plus longue.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : culturalsurvival.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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