<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=949&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La &#171; paix &#187; comme prolongement de la guerre</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-paix-comme-prolongement-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-paix-comme-prolongement-de-la</guid>
		<dc:date>2016-06-10T15:29:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie Jubinville, Blandine Juchs, Florence Tiffou</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Conflits, droits humains et impunit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Jubinville, Annie</dc:subject>
		<dc:subject>Juchs, Blandine</dc:subject>
		<dc:subject>Tiffou, Florence</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le conflit arm&#233; colombien semble sur le point d'atteindre le stade de la signature des accords de paix entre le gouvernement et les deux principales gu&#233;rillas, soit les Forces arm&#233;es r&#233;volutionnaires de Colombie (FARC) et l'Arm&#233;e de lib&#233;ration nationale (ELN). &lt;br class='autobr' /&gt; Cependant, les derniers mois ont &#233;t&#233; marqu&#233;s par une augmentation de la criminalisation des mouvements sociaux : arrestations hautement m&#233;diatis&#233;es, assassinats, adoption de paquets l&#233;gislatifs r&#233;pressifs qui cr&#233;ent de nouveaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-62-dec-2015-janv-2016-" rel="directory"&gt;No 062 - d&#233;c. 2015 / janv. 2016&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Amerique-latine-et-Caraibes-+" rel="tag"&gt;Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Conflits-droits-humains-et-+" rel="tag"&gt;Conflits, droits humains et impunit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Jubinville-Annie-+" rel="tag"&gt;Jubinville, Annie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Juchs-Blandine-+" rel="tag"&gt;Juchs, Blandine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Tiffou-Florence-+" rel="tag"&gt;Tiffou, Florence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2214.png?1642092180' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;581&#034; height=&#034;387&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le conflit arm&#233; colombien semble sur le point d'atteindre le stade de la signature des accords de paix entre le gouvernement et les deux principales gu&#233;rillas, soit les Forces arm&#233;es r&#233;volutionnaires de Colombie (FARC) et l'Arm&#233;e de lib&#233;ration nationale (ELN).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cependant, les derniers mois ont &#233;t&#233; marqu&#233;s par une augmentation de la criminalisation des mouvements sociaux : arrestations hautement m&#233;diatis&#233;es, assassinats, adoption de paquets l&#233;gislatifs r&#233;pressifs qui cr&#233;ent de nouveaux d&#233;lits sp&#233;cifiques aux manifestations, augmen&#173;tation des peines de prison pour les d&#233;lits li&#233;s aux activit&#233;s de contestation. L'&#201;tat a tout l'air de se pr&#233;parer &#224; affronter un nouvel ennemi : l'opposition non arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trois ans de n&#233;gociations de paix, et apr&#232;s ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 18 octobre 2012, Iv&#225;n M&#225;rquez, chef de la d&#233;l&#233;gation des FARC, pronon&#231;ait &#224; Oslo un discours dans le cadre de l'ouverture des n&#233;gociations de paix intitul&#233; &#171; Notre r&#234;ve : la paix avec justice sociale et souverainet&#233; &#187;. Ce discours donnait le ton : le processus serait long et devrait mener &#224; la r&#233;solution des causes structurelles du conflit arm&#233;, &#224; savoir la concentration de la propri&#233;t&#233; terrienne entre les mains d'une minorit&#233; et le mod&#232;le de d&#233;veloppement capitaliste bas&#233; sur l'extraction de ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s pr&#232;s de trois ans de n&#233;gociations, les FARC et le gouvernement annon&#231;aient un premier accord sur le th&#232;me de la justice le 23 septembre dernier. Poursuivant les pourparlers, les parties se sont entendues pour arriver &#224; un accord final le 23 mars 2016. Cet accord mettrait fin &#224; plus de 50 ans de confrontation entre les FARC et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre temps, les n&#233;gociations entre l'ELN, la deuxi&#232;me gu&#233;rilla en importance, et le gouvernement colombien devraient permettre la cr&#233;ation d'une deuxi&#232;me table de n&#233;gociation avant la fin de l'ann&#233;e. Pour sa part, l'Arm&#233;e populaire de lib&#233;ration (EPL), active dans le nord-est du pays, n'a pas encore donn&#233; d'indice clair de sa disposition &#224; participer &#224; un processus d'entente avec l'&#201;tat. Son commandant a &#233;t&#233; tu&#233; dans une op&#233;ration militaire planifi&#233;e dans ce but le 2 octobre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; des cessez-le-feu temporaires et trois ans de n&#233;gociation, les menaces faites aux membres des mouvements sociaux et les assassinats cibl&#233;s n'indiquent aucune am&#233;lioration de la situation des droits humains. Au premier semestre 2015, le rapport de &lt;i&gt;Somos Defensores&lt;/i&gt; fait &#233;tat d'une augmentation de 105 % des attaques contre les d&#233;fenseur&#183;e&#183;s des droits humains, dont 31 assassinats. Seulement au cours du mois de septembre 2015, dans le contexte des &#233;lections municipales et r&#233;gionales du 25 octobre, deux candidats du parti d'opposition, le &lt;i&gt;Polo Democr&#225;tico Alternativo&lt;/i&gt;, ont &#233;t&#233; assassin&#233;s. Pendant ce temps, 70 % des 22 millions des travailleurs&#183;euses en Colombie n'ont acc&#232;s ni au r&#233;gime de s&#233;curit&#233; sociale ni &#224; un r&#233;gime de prestations d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le nouvel ennemi : les luttes sociales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La guerre que vit la Colombie est consid&#233;r&#233;e comme un conflit arm&#233; et un conflit social. D'apr&#232;s les organisations populaires, pour mettre fin au premier conflit, il faut r&#233;soudre le second. Malgr&#233; les vagues de r&#233;pressions qu'il a subies, l'ensemble du mouvement social colombien persiste dans la construction d'un nouveau mod&#232;le &#233;conomique et politique bas&#233; sur les droits des peuples. En 2008, un mouvement de contestation initi&#233; par les communaut&#233;s autochtones du Cauca, dans le sud du pays, a marqu&#233; le retour des grandes mobilisations ; il a men&#233; &#224; la constitution d'organisations et de plateformes nationales. Dans ce mouvement de contestation, on retrouve des acteurs politiques qui ont jou&#233; un r&#244;le majeur dans la s&#233;rie de gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales ayant secou&#233; le pays en 2013 et 2014&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire notamment &#224; ce sujet Roberto Nieto, &#171; Le Paro agrario en Colombie &#187;, &#192; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La derni&#232;re grande gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale a men&#233; &#224; la signature du d&#233;cret 870 du 8 mai 2014 mettant en place un processus de n&#233;gociation entre le gouvernement et la plateforme nationale &lt;i&gt;Cumbre Agraria, Campesina, Etnica y Popular&lt;/i&gt; (Sommet agricole : paysan, ethnique et populaire), mise sur pied en septembre 2014 et toujours active.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plateforme de revendications inclut un moratoire sur l'attribution de titres d'exploitation mini&#232;re, une r&#233;forme de l'&#233;ducation, de la sant&#233; et des services publics, le droit de manifester ainsi que la mise sur pied d'un comit&#233; sp&#233;cial de droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce nouvel acteur, le gouvernent national utilise plusieurs strat&#233;gies pour faire entrave aux organisations populaires : faire durer les n&#233;gociations, les faire errer dans des d&#233;dales administratifs, faire passer de toute urgence une s&#233;rie de paquets l&#233;gislatifs rendant ill&#233;gaux les blocages et les manifestations. Un des derniers exemples en date est la r&#233;forme du Code policier adopt&#233;e en premi&#232;re lecture en juin 2015. Cette r&#233;forme augmenterait drastiquement les pouvoirs des policiers. Elle leur permettrait notamment de s'introduire dans le domicile d'un&#183;e citoyen&#183;ne ou de proc&#233;der &#224; une arrestation en l'absence de mandat, &#233;largissant le concept de flagrant d&#233;lit. Ces changements l&#233;gislatifs visent tr&#232;s clairement la criminalisation des mouvements de contestation. Ils sont inspir&#233;s du m&#234;me esprit que les politiques impos&#233;es au Canada dans les derni&#232;res ann&#233;es, criminalisant les blocages de routes, les manifestations sans itin&#233;raire connu, le port de masques dans une manifestation, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Int&#233;r&#234;t &#233;tranger&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Canada a officiellement plac&#233; la Colombie au c&#339;ur de sa politique &#233;trang&#232;re en 2010, avec la pr&#233;tention d'am&#233;liorer le respect des droits de la personne, la croissance &#233;conomique, la lutte contre la pauvret&#233; et d'aider &#224; mettre fin &#224; des d&#233;cennies de violence. Cependant, cette politique &#233;trang&#232;re semble se concentrer sur l'acc&#232;s des entreprises canadiennes aux ressources colombiennes. En 2013, 82 % des 70 entreprises canadiennes pr&#233;sentes en Colombie travaillaient dans le secteur de l'extraction des ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011, la loi 1448, connue sous le nom de Loi des victimes, a &#233;tabli un programme sur dix ans intitul&#233; &#171; Unit&#233; de restitution des terres &#187; ayant pour objectif de r&#233;troc&#233;der les terres acquises ill&#233;galement &#224; leurs propri&#233;taires d'origine. Le gouvernement colombien s'est donn&#233; jusqu'&#224; 2021 pour redistribuer pr&#232;s de deux millions des sept millions d'hectares de terres accapar&#233;es. Au cours des trois premi&#232;res ann&#233;es, l'Unit&#233; a r&#233;solu 854 cas, pour un total de 18 464 hectares. &#192; ce rythme, l'Unit&#233; aura besoin de plus d'un si&#232;cle pour venir &#224; bout de son objectif !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs critiques de la loi 1448 et du processus qui en d&#233;coule rappellent que les zones &#233;tablies pour la restitution des terres sont des zones d'int&#233;r&#234;t de l'industrie extractive. Ainsi, 80 % des projets gaziers et p&#233;troliers et 20 % des projets miniers co&#239;ncideraient avec les 78 municipalit&#233;s consid&#233;r&#233;es comme prioritaires par l'Unit&#233; de restitution des terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnistie internationale s'inqui&#232;te que cette loi &#171; &lt;i&gt;puisse encourager et assurer la p&#233;rennit&#233; de certains projets agro-industriels en raison desquels les gens ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s &#224; l'origine, ou qui ont &#233;t&#233; implant&#233;s sur des terres vol&#233;es via des violations de droits humains&lt;/i&gt; &#187;. Soulignons que le gouvernement canadien a investi dans le programme de restitution. Le Canada, tout comme l'Union europ&#233;enne et les &#201;tats-Unis, voit dans la paix en Colombie un march&#233; juteux, permettant d'acc&#233;der &#224; des ressources naturelles et de l&#233;galiser des acquisitions de terres obtenues dans le cadre du conflit arm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elles tenaient &#224; l'&#233;tablissement d'une paix r&#233;elle en Colombie, les puissances inter&#173;nationales auraient d&#233;j&#224; pos&#233; le premier geste de paix cons&#233;quent possible : le retrait des groupes de gu&#233;rillas des listes terroristes. Tant que ces organisations seront consid&#233;r&#233;es comme telles, c'est tout le discours politique li&#233; &#224; leur existence qui est &#233;clips&#233;, rendant difficile la tenue des d&#233;bats politiques n&#233;cessaires &#224; l'&#233;tablissement d'une paix durable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N&#233;gocier avec le Capital&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le secteur p&#233;trolier illustre bien l'intrication des conflits social et arm&#233;. Les entreprises p&#233;troli&#232;res ont tout int&#233;r&#234;t &#224; appuyer les n&#233;gociations avec les gu&#233;rillas afin de mettre fin aux attaques contre leurs infrastructures et de permettre l'acc&#232;s &#224; des ressources p&#233;troli&#232;res jusque-l&#224; inaccessibles de par la pr&#233;sence des gu&#233;rillas. Par ailleurs, les leaders com&#173;munautaires, autochtones ou syndicaux vivent encore sous les menaces d'assassinat par les groupes paramilitaires. L'opposition aux m&#233;gaprojets de d&#233;veloppement est dange&#173;reusement li&#233;e aux menaces de repr&#233;sailles, parfois mortelles. Les organisations syndicales insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'ententes avec les entreprises sans quoi les accords de paix avec les gu&#233;rillas ne signifieront qu'une augmentation des m&#233;gaprojets extractifs et de la r&#233;pression contre les mouvements sociaux et commu&#173;nautaires dans ces r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat de la USO du secteur p&#233;trolier a invit&#233; les entreprises de cette industrie &#224; participer &#224; une assembl&#233;e pour la paix le 19 novembre dernier. Un appel similaire a aussi &#233;t&#233; lanc&#233; par des organisations sociales et syndicales comme l'Organisation nationale autochtone, l'Organisation nationale de processus des communaut&#233;s noires, le Congr&#232;s des Peuples et la Centrale syndicale des travailleurs. Elles demandent la cr&#233;ation d'une table de n&#233;gociation sur les enjeux sociaux ind&#233;pendante mais li&#233;e aux tables de n&#233;gociations avec les gu&#233;rillas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie des gu&#233;rillas marxistes de prendre le pouvoir n'est plus &#224; l'ordre du jour, cependant les garanties d'un changement social par la voix des urnes semblent loin d'&#234;tre acquises. D'importants secteurs de la soci&#233;t&#233;, incluant les ex-gu&#233;rilleros, tenteront leur chance au p&#233;ril de leur vie dans les prochaines ann&#233;es. Pour leur part, les mouvements sociaux sont fortement mobilis&#233;s, mais font face &#224; l'augmentation de la criminalisation de leurs actions. La signature d'accords de paix dans les conditions actuelles laisse craindre que cette &#171; paix &#187; ne soit que le prolongement de la guerre par d'autres moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est probablement dans les rues que se joueront au cours des prochains mois et ann&#233;es les transformations sociales qui permettront l'&#233;tablissement d'une paix durable avec justice sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire notamment &#224; ce sujet Roberto Nieto, &#171; Le Paro agrario en Colombie &#187;, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no 52, d&#233;cembre 2013. &lt;a href=&#034;https://www.ababord.org/Le-Paro-Agrario-en-Colombie&#034;&gt;Disponible en ligne&lt;/a&gt;. NDLR.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les auteures sont membres du &lt;i&gt;Projet accompagnement solidarit&#233; Colombie&lt;/i&gt; (PASC). Plus d'infos &lt;a href=&#034;http://www.pasc.ca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Nad&#232;ge Mazars - hanslucas.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la m&#233;moire de Carlos, un ami et camarade enlev&#233; puis assassin&#233; en janvier 2015 &#224; Bogot&#225;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
