<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ababord.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
	<link>https://www.ababord.org/</link>
	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ababord.org/spip.php?id_mot=946&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
		<url>https://www.ababord.org/local/cache-vignettes/L144xH53/siteon0-9c6c5.png?1729015892</url>
		<link>https://www.ababord.org/</link>
		<height>53</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Pathologies gestionnaires en &#233;ducation</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pathologies-gestionnaires-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Pathologies-gestionnaires-en</guid>
		<dc:date>2016-06-01T19:49:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Fran&#231;ois Lessard</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Lessard, Jean-Fran&#231;ois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec d&#233;posait, en d&#233;cembre 2014, ses offres aux employ&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat en vue du renouvellement des conventions collectives &#233;chues en mars dernier. Jusqu'&#224; maintenant, l'essentiel de l'attention a &#233;t&#233; port&#233; sur la r&#233;mun&#233;ration : les augmen&#173;tations propos&#233;es sont fam&#233;liques et les conditions d'acc&#232;s &#224; la retraire ne cessent de se durcir. &lt;br class='autobr' /&gt; Au-del&#224; d'une nouvelle course au d&#233;ficit z&#233;ro, dans une soci&#233;t&#233; qui n'a pourtant jamais produit autant de richesse, l'approche du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-61-oct-nov-2015-" rel="directory"&gt;No 061 - oct. / nov. 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Lessard-Jean-Francois-+" rel="tag"&gt;Lessard, Jean-Fran&#231;ois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2199.png?1642092179' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;306&#034; height=&#034;461&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec d&#233;posait, en d&#233;cembre 2014, ses offres aux employ&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat en vue du renouvellement des conventions collectives &#233;chues en mars dernier. Jusqu'&#224; maintenant, l'essentiel de l'attention a &#233;t&#233; port&#233; sur la r&#233;mun&#233;ration : les augmen&#173;tations propos&#233;es sont fam&#233;liques et les conditions d'acc&#232;s &#224; la retraire ne cessent de se durcir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au-del&#224; d'une nouvelle course au d&#233;ficit z&#233;ro, dans une soci&#233;t&#233; qui n'a pourtant jamais produit autant de richesse, l'approche du gouvernement Couillard refl&#232;te assez fid&#232;lement une conception largement r&#233;pandue au Qu&#233;bec qui n'a jamais accord&#233;, hormis au moment de la R&#233;volution tranquille, une grande valeur aux commis de l'&#201;tat charg&#233;s de veiller au bon fonctionnement des diverses missions du service public, pourtant consid&#233;r&#233;es comme essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Changement de paradigme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; les offres sont beaucoup plus int&#233;ressantes, c'est en ce qui concerne, entre autres, les offres sectorielles, notamment au niveau coll&#233;gial. Ces offres sont dignes d'int&#233;r&#234;t dans la mesure o&#249; elles sont r&#233;v&#233;latrices des transformations actuellement &#224; l'&#339;uvre dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, soulignons que Qu&#233;bec est arriv&#233; &#224; la table de n&#233;gociation avec un document qui est essentiellement un copier-coller des demandes de la F&#233;d&#233;ration des c&#233;geps. Cette organisation &#8211; tr&#232;s mal nomm&#233;e, car elle laisse entendre qu'elle repr&#233;sente l'ensemble des c&#233;geps &#8211; est en r&#233;alit&#233; la porte-parole uniquement des directions coll&#233;giales. Elle n'a jamais repr&#233;sent&#233; rien d'autre, ni les &#233;tudiant&#183;e&#183;s ni le corps enseignant. Notons donc que le changement dans l'approche est important. Fut une &#233;poque, pas si lointaine, o&#249; le gouvernement se pr&#233;sentait comme &#233;tant au-dessus des revendications des diff&#233;rentes parties et cherchait &#224; arbi&#173;trer le litige en ayant l'id&#233;e de l'int&#233;r&#234;t commun en t&#234;te. Or, de faire siennes les demandes des direc&#173;tions coll&#233;giales, cela constitue un changement r&#233;v&#233;lateur de la marginalisation des employ&#233;&#183;e&#183;s de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre &#233;l&#233;ment fort significatif des nouvelles dynamiques en vogue concerne la pression continue en faveur de la bureaucratisation du syst&#232;me d'&#233;ducation. Par exemple, Qu&#233;bec veut revoir la formation des comit&#233;s d'embauche des professeur&#183;e&#183;s au niveau coll&#233;gial. Actuellement, ceux-ci sont compos&#233;s de deux gestionnaires et de trois professeurs, ces derniers sont donc majoritaires par une seule voix : on souhaite inverser le rapport en faveur des gestionnaires. Qu&#233;bec se propose &#233;galement de faire si&#233;ger des gestionnaires sur les comit&#233;s de r&#233;vision de note. Dans sa formule actuelle, quand un&#183;e &#233;tudiant&#183;e demande &#224; ce que la note d'une &#233;valuation soit r&#233;vis&#233;e, un comit&#233; de professeur&#183;e&#183;s accomplit cette t&#226;che. Le gouvernement annonce vouloir &#233;galement &#171; &lt;i&gt;assurer la responsabilisation des intervenants&lt;/i&gt; &#187;. Comment ? Les professeurs sont-ils des irresponsables ou &#224; tout le moins pas assez responsables ? Ils sont pourtant d&#233;j&#224; &#233;valu&#233;s (via leur enseignement, leurs m&#233;thodes p&#233;dagogiques, leurs plans de cours, leur implication d&#233;partementale, etc.), mais insuffisamment avance-t-on. Il faudrait augmenter le nombre et le genre d'&#233;valuations, et ce serait aux gestionnaires d'assurer l'efficacit&#233; du processus. Enfin, Qu&#233;bec revient une nouvelle fois &#224; la charge &#224; propos des coordonnateurs et coordonnatrices de d&#233;partement qui sont, aujourd'hui, des pairs &#233;lus par les assembl&#233;es professorales. L&#224; encore, le gouvernement, courroie de transmission de la F&#233;d&#233;ration des c&#233;geps, voudrait y voir des gestionnaires. Le mode de fonctionnement souple et coll&#233;gial qui caract&#233;rise les d&#233;partements des c&#233;geps semble d&#233;plaire grandement &#224; l'esprit manag&#233;rial.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Contre l'autonomie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, de telles demandes minent de fa&#231;on importante l'enthousiasme et le moral du corps enseignant. De laisser entendre que des gestionnaires sont mieux plac&#233;s que des enseignant&#183;e&#183;s pour d&#233;cider qui est apte &#224; l'enseignement ; que les professeur&#183;e&#183;s ne devraient pas avoir le choix des coll&#232;gues avec qui ils et elles vont travailler durant leur carri&#232;re ; mais aussi que des gestionnaires sont capables d'&#233;valuer si un&#183;e &#233;tudiant&#183;e a bien compris la pens&#233;e d'un&#183;e philosophe, bien appliqu&#233; une th&#233;orie en sociologie ou correctement comment&#233; une &#339;uvre litt&#233;raire rel&#232;ve d'une attaque frontale contre l'autonomie des professeur&#183;e&#183;s. Transformer les coordonnateurs&#183;trices de d&#233;partement en gestionnaires l'est &#233;galement. D'&#233;crire noir sur blanc qu'il faut &#171; &lt;i&gt;assurer la responsabilisation&lt;/i&gt; &#187; de ceux et celles qui ont d&#233;cid&#233; de consacrer leur vie &#224; l'enseignement &#8211; et sachant qu'ils sont d&#233;j&#224; soumis &#224; de tr&#232;s et trop nombreuses &#233;valuations de toutes sortes &#8211; rel&#232;ve presque de l'injure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'y a pas que l'autonomie professorale qui est ici en jeu. Malgr&#233; le discours dominant v&#233;hicul&#233; dans l'espace public et par la plupart des politicien&#183;ne&#183;s, c'est &#224; un bourbier bureaucratique auquel l'on promet le syst&#232;me d'&#233;ducation avec de telles demandes. En multipliant les interventions des gestionnaires, on d&#233;tourne le syst&#232;me d'&#233;ducation de son r&#244;le fondamental. Si autant de pouvoirs leur sont accord&#233;s , il est &#233;vident que ceux-ci demanderont de nouvelles ressources, notamment plus de postes afin de prendre en charge leurs nouvelles responsabilit&#233;s. Or, les gestionnaires constituent le groupe d'employ&#233;&#183;e&#183;s qui a vu leur part cro&#238;t davantage que tous les autres corps d'emplois, aussi bien en &#233;ducation qu'en sant&#233;, depuis trois d&#233;cennies. De plus, &#233;tant tr&#232;s (trop ?) bien r&#233;mun&#233;r&#233;s, ils p&#232;sent de plus en plus sur les budgets de fonctionnement. Tout devient affaire de management ! Les organismes (aussi bien publics que priv&#233;s) fonctionnaient pourtant relativement bien avant l'invasion de cet esprit gestionnaire. Cette inflation inconsid&#233;r&#233;e et irr&#233;fl&#233;chie t&#233;moigne d'une pathologie de l'&#233;poque pr&#233;sente, celle, comme l'a tr&#232;s bien d&#233;montr&#233; le sociologue Vincent de Gaulejac, d'une soci&#233;t&#233; carr&#233;ment &#171; malade de sa gestion &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Blanche L. M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
