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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>&#192; nous l'UQAM !</title>
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		<dc:date>2016-06-01T19:13:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Blais, Mich&#232;le Nevert, Ricardo Pe&#241;afiel</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Pe&#241;afiel, Ricardo</dc:subject>
		<dc:subject>Blais, Marie</dc:subject>
		<dc:subject>Nevert, Mich&#232;le</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Marie Blais, pr&#233;sidente du SCCUQ (Syndicat des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM) et Mich&#232;le Nevert, pr&#233;sidente du SPUQ (Syndicat des professeur&#183;e&#183;s de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les n&#233;gociations des conventions collectives des professeur&#183;e&#183;s et des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM se d&#233;roulent dans le contexte des n&#233;gociations de l'ensemble de la fonction publique et d'une grande partie du secteur parapublic. &#192; b&#226;bord ! a rencontr&#233; les pr&#233;sidentes du SPUQ et du SCCUQ pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Dossier-Contre-l-offensive-" rel="directory"&gt;Dossier : Contre l'aust&#233;rit&#233;, luttes syndicales et populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Education-et-enseignement-+" rel="tag"&gt;Education et enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Penafiel-Ricardo-+" rel="tag"&gt;Pe&#241;afiel, Ricardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Blais-Marie-+" rel="tag"&gt;Blais, Marie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Nevert-Michele-+" rel="tag"&gt;Nevert, Mich&#232;le&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2194.png?1642092179' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;675&#034; height=&#034;401&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Marie Blais, pr&#233;sidente du SCCUQ (Syndicat des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM) et Mich&#232;le Nevert, pr&#233;sidente du SPUQ (Syndicat des professeur&#183;e&#183;s de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations des conventions collectives des professeur&#183;e&#183;s et des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM se d&#233;roulent dans le contexte des n&#233;gociations de l'ensemble de la fonction publique et d'une grande partie du secteur parapublic. &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; a rencontr&#233; les pr&#233;sidentes du SPUQ et du SCCUQ pour conna&#238;tre les sp&#233;cificit&#233;s de leurs luttes respectives ainsi que les articulations de celles-ci entre elles, avec les &#233;tudiant&#183;e&#183;s, avec d'autres enjeux relatifs au secteur universitaire, &#224; l'&#233;ducation et aux r&#233;formes des services publics en g&#233;n&#233;ral ainsi qu'au Front commun et &#224; la r&#233;sistance de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise organis&#233;e contre l'offensive aust&#233;ritaire. Les lignes qui suivent rapportent les faits saillants d'une vive et cordiale discussion qui a eu lieu dans les locaux du SCCUQ par un chaud apr&#232;s-midi de l'automne du m&#234;me acabit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Ricardo Pe&#241;afiel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour une cogestion de l'universit&#233; par tous ses participant&#183;e&#183;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt; : Avant d'aborder les enjeux plus g&#233;n&#233;raux, pourriez-vous nous parler sommairement des enjeux sp&#233;cifiques &#224; vos syndicats ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; &#192; notre table de n&#233;gociation, nous portons particuli&#232;rement des questions relatives aux conditions d'apprentissage, &#224; l'acc&#232;s aux auxiliaires d'enseignement, &#224; la taille des groupes, &#224; la stabilisation de l'emploi (c'est-&#224;-dire &#224; l'att&#233;nuation de la pr&#233;carit&#233;) et &#224; la pr&#233;sence des charg&#233;&#183;e&#183;s de cours dans les comit&#233;s de programme. Et, bien entendu, il y a la question salariale puisque nous, les charg&#233;&#183;e&#183;s de cours de l'UQAM, sommes parmi les moins bien pay&#233;s au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Du c&#244;t&#233; du syndicat des professeur&#183;e&#183;s, nous avons &#233;galement comme priorit&#233; la question du rattrapage salarial (puisque nous aussi sommes les moins bien pay&#233;s au Qu&#233;bec) et des conditions de travail que nous devons absolument am&#233;liorer. Ce qui implique soutenir la recherche et la cr&#233;ation de chaque professeur&#183;e ; diminuer le nombre d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s dans les cours ; augmenter le partage des t&#226;ches &#8211; autrement dit, augmenter le corps professoral. Il faut dor&#233;navant prendre en compte ce qui n'a jamais &#233;t&#233; tenu en consid&#233;ration jusqu'&#224; pr&#233;sent, soit le rapport entre vie professionnelle et vie priv&#233;e. Parce qu'il y a &#224; l'UQAM, comme dans les autres universit&#233;s d'ailleurs, une augmentation des taux de d&#233;pression, de &lt;i&gt;burn-out&lt;/i&gt;, d'&#233;puisement professionnel. Finalement, nous avons une troisi&#232;me priorit&#233; fondamentale dans nos n&#233;gociations : c'est la r&#233;affirmation et la consolidation du fonctionnement en cogestion de l'universit&#233;, parce que actuellement il y a un d&#233;rapage syst&#233;matique, un contournement des instances dites &#171; coll&#233;giales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, nous parlions de cogestion au d&#233;part&#8230; Il faut rappeler que l'UQAM a &#233;t&#233; fond&#233;e par de jeunes profs qui cr&#233;ent tr&#232;s vite leur syndicat et signent une convention collective dans laquelle ils inscrivent non seulement leurs conditions de travail, mais &#233;galement le principe de cogestion entre profs, &#233;tudiant&#183;e&#183;s et administration dans le fonctionnement de l'universit&#233;. Depuis ce temps, dans toutes les n&#233;gociations des conventions collectives, la direction a cherch&#233; &#224; nous faire reculer sur ce principe. Aujourd'hui, elle dit : &#171; Nous avons le droit de g&#233;rance, nous sommes la direction, c'est &#224; nous de diriger. &#187; Elle revendique ainsi un pouvoir de g&#233;rance absolu accru ; elle voudrait d&#233;cider seule du fonctionnement de cette universit&#233;, sans avoir &#224; consulter les professeur&#183;e&#183;s et la communaut&#233;. Le projet patronal retire de la convention collective du SPUQ les dispositions concernant la composition et les pouvoirs de la plus haute instance d&#233;cisionnelle acad&#233;mique : la Commission des &#233;tudes. Celle-ci traite toutes les questions relatives &#224; l'enseignement et &#224; la recherche ; il importe de souligner que les membres de la direction sont actuellement minoritaires par rapport aux repr&#233;sentant&#183;e&#183;s de la communaut&#233; universitaire. On essaie ainsi d'enlever aux professeur&#183;e&#183;s la capacit&#233; d'intervenir et de s'opposer &#224; des d&#233;cisions acad&#233;miques qu'ils et elles pourraient juger erron&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; Mais il faudrait une plus grande coll&#233;gialit&#233; : que l'on donne davantage voix au chapitre aux charg&#233;&#183;e&#183;s de cours, notamment dans les comit&#233;s de programmes. Au sein de l'UQAM, on doit donner plus de place &#224; la communaut&#233; : les profs, les charg&#233;&#183;e&#183;s de cours, les &#233;tudiant&#183;e&#183;s et, pourquoi pas, les employ&#233;&#183;e&#183;s de soutien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La (mauvaise) gouvernance, un enjeu pour les services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais :&lt;/strong&gt; Au-del&#224; de quelques points de divergence entre nous, on se rejoint sur la plupart des enjeux relatifs &#224; un r&#233;investissement dans le financement des universit&#233;s, aux conditions d'enseignement, au nombre d'&#233;tudiant&#183;e&#183;s par classe et m&#234;me sur la question de la gouvernance qui est une question qui ne touche pas uniquement l'UQAM. Alors qu'ici le Conseil d'administration veut contourner la Commission des &#233;tudes et que la direction cherche &#224; imposer &#224; l'UQAM un mod&#232;le de gouvernance similaire &#224; celui des universit&#233;s priv&#233;es, ailleurs on retrouve des enjeux tout &#224; fait semblables ; comme aux autres tables de n&#233;gociation des professeur&#183;e&#183;s de c&#233;geps et du r&#233;seau de la sant&#233; o&#249; toutes ces questions de contr&#244;le, de reddition de comptes, de formation, de standardisation, de performance sont d&#233;battues en ce moment. &#192; l'automne, les questions de gouvernance seront aussi &#224; l'ordre du jour avec le projet de loi pr&#244;nant la fin de la structure &#233;lue des commissions scolaires et leur remplacement par un conseil d'administration d'une quinzaine de membres compos&#233;s notamment d'&#233;lus municipaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert :&lt;/strong&gt; C'est la &#171; cadrification &#187; de la fonction publique, et de tout en g&#233;n&#233;ral. On cr&#233;e des administrateurs, des cadres, des contr&#244;les&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; Au nom de la transparence et de la participation de la soci&#233;t&#233; dans les conseils d'administration, on &#171; privatise de l'int&#233;rieur &#187; le secteur public en imposant des objectifs et des formes d'organisation calqu&#233;es sur le priv&#233;, en nommant des personnes issues du milieu des affaires dans les conseils d'administration et en orchestrant une reddition de comptes &#233;tablie en fonction d'une certaine conception de la performance qui n'a rien &#224; voir avec l'universit&#233; ni avec les services publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'id&#233;ologie de l'aust&#233;rit&#233; au service de la partie patronale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Le probl&#232;me c'est que nous devons mener ces luttes dans le contexte d'un discours sur l'aust&#233;rit&#233;. L'administration n'arr&#234;te pas de dire que l'universit&#233; n'a pas d'argent : &#171; Elle ne peut donc rien vous donner. &#187; Pourtant, des membres, professeur&#183;e&#183;s en sciences comptables, de finance, actuariat ont fait la d&#233;monstration, avec les documents du Conseil d'administration, qu'il y avait des surplus tous les ans dans le budget acad&#233;mique, mais qu'ils le transf&#233;raient dans des fonds d'immobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; On a noirci la situation financi&#232;re du Qu&#233;bec, comme on noircit volontairement la situation de l'UQAM, dans le but d'imposer de nouvelles conditions de travail et de nouvelles formes de fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Le recteur nous a envoy&#233; un long message &#224; la rentr&#233;e pour dire qu'il n'&#233;tait pas parvenu &#224; couper 6 millions de dollars sur 20 M$ de manque &#224; gagner. &#192; &#231;a, il ajoute une coupe suppl&#233;mentaire qui viendra du gouvernement qui &#171; pourrait &#187; &#234;tre de 7,2 M$ (dont le montant, donc, n'est pas certain !). De plus, il ajoute la menace d'une diminution de la population &#233;tudiante qui &#171; pourrait &#187; entra&#238;ner un autre manque &#224; gagner de 5 M$. Or, il ne s'agit que de suppositions, bas&#233;es sur des chiffres qui ne sont pas rendus publics et qui sont certainement exag&#233;r&#233;s dans le but de ne rien c&#233;der aux tables de n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la m&#234;me chose en ce qui concerne le discours gouvernemental sur l'aust&#233;rit&#233; et les compressions. Un coll&#232;gue du D&#233;partement des sciences &#233;conomiques me faisait remarquer que le d&#233;ficit budg&#233;taire provincial ne repr&#233;sente que 0,3 % du PIB du Qu&#233;bec, c'est-&#224;-dire tr&#232;s peu. Alors l'objectif de l'aust&#233;rit&#233; n'est pas tant l'&#233;quilibre budg&#233;taire que le d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat, tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais :&lt;/strong&gt; D&#233;mant&#232;lement mais aussi reconstruction, reconfiguration des rapports de force. R&#233;duire le r&#244;le de l'&#201;tat pour mieux le transformer, l'organiser diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le Nevert : &lt;/strong&gt; Le probl&#232;me est, d'abord, &#224; Qu&#233;bec. Lorsqu'on d&#233;nonce les compressions et l'aust&#233;rit&#233;, c'est &#233;vident que ce n'est pas un probl&#232;me strictement de l'UQAM. Ce qu'on reproche au recteur, c'est d'adh&#233;rer &#224; ce discours [de l'aust&#233;rit&#233;] et de l'appliquer ici, plut&#244;t que de d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts communs de l'UQAM et de l'enseignement universitaire. Ce qui nous oblige &#224; nous battre sur deux fronts en m&#234;me temps.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Front commun et luttes citoyennes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Blais : &lt;/strong&gt; Ce n'est pas simple de poser la question du financement des universit&#233;s en m&#234;me temps que la n&#233;gociation des conventions collectives. On a &#224; faire un travail local, pour sensibiliser sur le fait qu'il y a de l'argent qui est mal g&#233;r&#233; par l'administration de l'UQAM et, en m&#234;me temps, se battre pour un r&#233;investissement en &#233;ducation. Car le probl&#232;me n'est pas seulement au niveau universitaire, mais dans l'ensemble du syst&#232;me d'&#233;ducation. Les coupes et la r&#233;organisation des pouvoirs scolaires sont en train de d&#233;truire l'&#233;ducation au Qu&#233;bec et, en tant que citoyenne autant que comme syndicat, notre devoir est de d&#233;fendre le droit &#224; l'&#233;ducation pour tous. Le d&#233;fi, c'est de ne pas se disperser. De ne pas n&#233;gliger le front des n&#233;gociations au nom d'un travail plus national, mais plut&#244;t de parvenir &#224; les articuler pour qu'ils se nourrissent mutuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de travailler avec d'autres syndicats, avec le Front commun, avec les &#233;tudiant&#183;e&#183;s, avec des coalitions contre l'aust&#233;rit&#233;, avec des mouvements citoyens comme &#171; Je prot&#232;ge mon &#233;cole publique &#187;&#8230; Ce qui est encourageant, c'est que actuellement ces enjeux-l&#224; sont pos&#233;s directement par la soci&#233;t&#233; civile. Si ce n'&#233;tait que nous, les syndicats, on se ferait accuser de corporatisme. Mais, actuellement, la lutte devient populaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : montrealcampus.ca&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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