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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>La modestie et la t&#233;nacit&#233;</title>
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		<dc:date>2016-05-22T21:25:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Beaucage, Bernard &#201;mond</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>Beaucage, Paul </dc:subject>
		<dc:subject>&#201;mond, Bernard</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le cheminement artistique et intellectuel de Bernard &#201;mond frappe par sa singularit&#233; et sa constance. Apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; l'anthropologie et travaill&#233; &#224; titre d'animateur, voire sp&#233;cialiste de l'audiovisuel pour la t&#233;l&#233;vision communautaire inuite durant quelques ann&#233;es, &#201;mond a d&#233;cid&#233;, durant les ann&#233;es 1990, de r&#233;aliser des documentaires. Assez promptement, comme documentariste, il attire l'attention des cin&#233;philes en cr&#233;ant des m&#233;trages de qualit&#233;, qui t&#233;moignent d'une vision du monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-61-oct-nov-2015-" rel="directory"&gt;No 061 - oct. / nov. 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cinema-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Litterature-+" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Beaucage-Paul-+" rel="tag"&gt;Beaucage, Paul &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Emond-Bernard-+" rel="tag"&gt;&#201;mond, Bernard&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton2175.png?1642092177' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;178&#034; height=&#034;226&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le cheminement artistique et intellectuel de Bernard &#201;mond frappe par sa singularit&#233; et sa constance. Apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; l'anthropologie et travaill&#233; &#224; titre d'animateur, voire sp&#233;cialiste de l'audiovisuel pour la t&#233;l&#233;vision communautaire inuite durant quelques ann&#233;es, &#201;mond a d&#233;cid&#233;, durant les ann&#233;es 1990, de r&#233;aliser des documentaires. Assez promptement, comme documentariste, il attire l'attention des cin&#233;philes en cr&#233;ant des m&#233;trages de qualit&#233;, qui t&#233;moignent d'une vision du monde personnelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s que nous ayons assist&#233; &#224; son dernier long m&#233;trage, &lt;i&gt;Le journal d'un vieil homme&lt;/i&gt; (2015) en projection de presse, Bernard &#201;mond nous a accord&#233; une longue entrevue &#224; ce sujet. De plus, nous avons abord&#233; avec le cin&#233;aste des questions qui se rattachent &#224; l'ensemble de son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord ! &lt;/i&gt; : Pourquoi avez-vous choisi d'adapter Une banale histoire d'Anton Tchekhov ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard &#201;mond : &lt;/strong&gt; Pour diff&#233;rentes raisons. D'abord parce que j'ai eu un v&#233;ritable coup de foudre pour la nouvelle de Tchekhov, que j'ai d&#233;couverte il y a d&#233;j&#224; environ 25 ans. Malheureusement, je n'ai pas pu concr&#233;tiser mon dessein d'adaptation cin&#233;matographique de cette &#339;uvre, &#224; l'&#233;poque. Je suis tr&#232;s content aujourd'hui d'avoir pu finalement mener ce projet &#224; terme. Ce que j'appr&#233;cie particuli&#232;rement chez Tchekhov, c'est qu'il nous d&#233;crit des personnes plut&#244;t que des personnages. Dans ses &#339;uvres les plus accomplies, il ne r&#233;duit jamais les &#234;tres humains &#224; de simples st&#233;r&#233;otypes ou &#224; des vecteurs d'id&#233;es. &#192; ses yeux, l'id&#233;al consiste &#224; brosser le portrait de l'&#234;tre humain dans toute sa complexit&#233;. Cela dit, l'&#233;poque de la Russie tsariste que l'auteur d&#233;peint avec acuit&#233; dans &lt;i&gt;Une banale histoire&lt;/i&gt; comporte, &#224; mon sens, diverses similitudes avec le Qu&#233;bec d'aujourd'hui. Un tel parall&#232;le t&#233;moigne avec &#233;loquence de l'universalit&#233; et de la modernit&#233; de l'&#339;uvre tch&#233;khovienne. &#201;videmment, compte tenu des moyens dont je disposais, je savais que je ne pourrais pas faire un &#171; film &#224; costumes &#187; ou un drame &#224; dimension historique. Cependant, pour moi, cela n'a pas repr&#233;sent&#233; un probl&#232;me puisque j'ai identifi&#233; dans le r&#233;cit de Tchekhov des &#233;l&#233;ments qui touchent, de mani&#232;re significative, les gens de notre &#233;poque. Or, &#224; mes yeux, ce rapport entre le pass&#233; et le pr&#233;sent s'av&#232;re beaucoup plus int&#233;ressant, plus instructif qu'une reconstitution historique impeccable, mais qui accentuerait le sentiment d'&#233;loignement que l'on peut ressentir face au pass&#233;. Par ailleurs, j'appr&#233;cie grandement les qualit&#233;s d'&#233;criture, la chaleur, l'humour et le ton des &#339;uvres litt&#233;raires d'Anton Tchekhov. Aussi, je peux vous affirmer sans ambages qu'&lt;i&gt;Une banale histoire&lt;/i&gt; m'appara&#238;t comme &#171; la nouvelle totale &#187; et que j'ai consid&#233;r&#233; le fait de transposer l'action de ce r&#233;cit dans le Qu&#233;bec contemporain comme un d&#233;fi des plus stimulants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B ! &lt;/i&gt; : Je vois. Lorsque vous avez &#233;labor&#233; la mise en sc&#232;ne de votre film, dans quelle perspective avez-vous travaill&#233; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.&#201;. : &lt;/strong&gt; J'ai essay&#233;, comme dans l'ensemble de mon &#339;uvre, d'&#233;viter de verser dans la facilit&#233; narrative, dans l'esbroufe. D&#232;s lors, je me suis efforc&#233; d'adopter un style empreint de sobri&#233;t&#233;. Voyez-vous, un peu comme je le soulignais dans mon recueil &lt;i&gt;Il y a trop d'images&lt;/i&gt; [Lux &#233;diteur, 2011], je tente constamment de m'&#233;loigner du cin&#233;ma en tant que machine &#224; &#233;motions artificielles. Je crois plut&#244;t &#224; des notions comme celle de traduire les vraies &#233;motions des &#234;tres humains au public sans jamais le manipuler. En outre, j'essaie de communiquer au spectateur des sentiments, des pens&#233;es, des moments de vie authentiques afin de favoriser une r&#233;flexion personnelle de sa part. Pour paraphraser Tchekhov, je dirais que je cherche &#224; repr&#233;senter le r&#233;el sans avoir recours &#224; &#171; des effets &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B ! &lt;/i&gt; : Dans &lt;i&gt;Le journal d'un vieil homme&lt;/i&gt;, les principaux interpr&#232;tes incarnent leurs personnages respectifs de mani&#232;re tr&#232;s probante. Comment les avez-vous choisis et dirig&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.&#201;. : &lt;/strong&gt; Dans le cas de Paul Savoie, qui campe Nicolas, il est essentiellement un com&#233;dien de th&#233;&#226;tre reconnu. Cependant, j'ai pens&#233; &#224; lui tr&#232;s rapidement pour jouer le r&#244;le du protagoniste de mon long m&#233;trage. &#201;videmment, j'&#233;tais conscient du potentiel dramatique extraordinaire dont dispose cet acteur et je savais qu'il entretenait une affection exceptionnelle pour la dramaturgie de Tchekhov. Pour ce qui est de Marie-&#200;ve Pelletier, qui incarne Katia, son nom m'a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; par une ex-directrice de distribution : celle-ci avait remarqu&#233; les aptitudes de la jeune femme. Or, je dois vous dire que je n'ai pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;u. Comme je l'ai fait pour Paul Savoie, j'ai donn&#233; beaucoup de latitude &#224; Marie-&#200;ve et elle a admirablement r&#233;pondu &#224; mes attentes. Ainsi que vous le devinez, il n'est pas facile d'atteindre une qualit&#233; de jeu comparable &#224; celle de Paul Savoie. Et pourtant, elle parvient incontestablement &#224; se hausser au niveau de Savoie dans le film. J'ose esp&#233;rer que j'aurai l'occasion de travailler &#224; nouveau avec elle dans un avenir rapproch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : De quelle fa&#231;on avez-vous collabor&#233; avec votre directeur de la photographie ? Aviez-vous des attentes tr&#232;s pr&#233;cises par rapport &#224; son travail et lui avez-vous permis de faire preuve d'originalit&#233; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.&#201;. : &lt;/strong&gt; Dans le cas de mon op&#233;rateur, Jean-Pierre Saint-Louis, je vous avoue que j'ai &#233;prouv&#233; un plaisir exquis &#224; renouer avec lui pour la r&#233;alisation du &lt;i&gt;Journal d'un vieil homme&lt;/i&gt;. Cet homme remarquable a collabor&#233; &#224; la cr&#233;ation de quatre de mes documentaires. Pourtant, il y avait d&#233;j&#224; plusieurs ann&#233;es que je n'avais pas travaill&#233; avec lui avant de r&#233;aliser ce film. Notre pr&#233;c&#233;dente collaboration avait eu lieu lorsqu'il avait assum&#233; les fonctions de directeur de la photographie dans &lt;i&gt;20h17 rue Darling&lt;/i&gt;. Apr&#232;s coup, nos chemins se sont s&#233;par&#233;s. N&#233;anmoins, j'ai suivi avec int&#233;r&#234;t le cheminement de Jean-Pierre aupr&#232;s d'autres cin&#233;astes. Ce que j'appr&#233;cie particuli&#232;rement chez lui, c'est sa capacit&#233; &#224; composer avec la lumi&#232;re naturelle. &#192; plusieurs reprises, j'avais pu observer son travail dans les films de Robert Morin. Ainsi, peu de temps avant de former mon &#233;quipe de tournage, j'ai visionn&#233; &lt;i&gt;Les quatre soldats &lt;/i&gt; [2013] de Morin et j'en ai tant go&#251;t&#233; la perspective visuelle que je me suis dit qu'il fallait absolument que Jean-Pierre photographie mon adaptation de l'&#339;uvre de Tchekhov.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Au plan musical, vous avez derechef collabor&#233; avec Robert Marcel Lepage. Manifestement, vous &#234;tes tr&#232;s &#224; l'aise lorsque vous travaillez avec lui. De quelle nature a &#233;t&#233; la contribution du compositeur &#224; votre plus r&#233;cent film ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.&#201;. : &lt;/strong&gt; Elle a &#233;t&#233; tr&#232;s diff&#233;rente de celle qu'il a apport&#233;e &#224; mes autres films dans la mesure o&#249; il n'a compos&#233; la musique que de deux extraits de la r&#233;alisation : ce sont ceux dans lesquels on voit Katia jouer des sc&#232;nes de l'&lt;i&gt;Antigone&lt;/i&gt; de Sophocle. Tous les autres extraits musicaux que l'on entend dans mon long m&#233;trage ont &#233;t&#233; compos&#233;s par le grand musicien russe Dimitri Chostakovitch : il s'agit de morceaux tir&#233;s de ses quatuors &#224; cordes. Le quinzi&#232;me quatuor de Chostakovitch apporte, &#224; mon sens, une composante tr&#232;s intense au &lt;i&gt;Journal d'un vieil homme&lt;/i&gt;. J'ai d&#251; aller &#224; l'encontre de la volont&#233; de ma monteuse, Louise C&#244;t&#233; (une collaboratrice de premier plan), pour que l'on int&#232;gre la musique de Chostakovitch dans le film. Et croyez-moi, je ne suis pas d&#233;&#231;u du r&#233;sultat que j'ai obtenu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B !&lt;/i&gt; : Par ailleurs, entretenez-vous d&#233;j&#224; une id&#233;e assez pr&#233;cise du prochain long m&#233;trage que vous allez r&#233;aliser ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.&#201;. : &lt;/strong&gt; Oui, je peux m&#234;me vous dire que j'en ai d&#233;j&#224; &#233;crit le sc&#233;nario et que ce film, s'il voit le jour, traitera de l'histoire d'une dame assez &#226;g&#233;e qui se penche sur la signification de son pass&#233;. &#201;videmment mon intrigue recoupera des th&#232;mes abord&#233;s dans mes longs m&#233;trages pr&#233;c&#233;dents. Cependant, elle se distingue de mes deux plus r&#233;centes &#339;uvres dans la mesure o&#249; ma figure centrale ne sera pas un intellectuel, contrairement &#224; ce que repr&#233;sentent les personnages de Pierre dans &lt;i&gt;Tout ce que tu poss&#232;des&lt;/i&gt; et de Nicolas dans &lt;i&gt;Le journal d'un vieil homme&lt;/i&gt;. N&#233;anmoins, comme dans tous mes films de fiction, il sera question d'une consid&#233;ration globale du sens de la vie. J'ose esp&#233;rer que les diff&#233;rents organismes auxquels je vais demander des subventions me donneront l'occasion de tourner ce film en 2017&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192;B ! &lt;/i&gt; : Je comprends. En terminant, on sait que vous &#234;tes un artiste engag&#233;, qui s'est impliqu&#233; courageusement dans diff&#233;rents enjeux sociopolitiques (les droits des Autochtones, les &#233;lections qu&#233;b&#233;coises de 2012, la charte des valeurs qu&#233;b&#233;coises). Or, on vous voit moins prendre position ces derniers temps. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.&#201;. : &lt;/strong&gt; Vous avez raison. Comme vous le devinez, le portrait politique du Qu&#233;bec actuel me d&#233;&#231;oit vivement. En toute honn&#234;tet&#233;, je me demande combien de temps on va devoir subir cette r&#233;alit&#233; pernicieuse. Toutefois, un peu comme Nicolas dans &lt;i&gt;Le journal d'un vieil homme&lt;/i&gt;, je tente d'&#233;viter de tomber dans le pi&#232;ge de l'amertume. Je ne perds pas foi en la nature humaine, m&#234;me si des &#233;v&#233;nements politiques comme ceux dont nous sommes actuellement t&#233;moins me r&#233;voltent &#233;norm&#233;ment. Cependant, je pense que c'est &#224; travers la r&#233;alisation de longs m&#233;trages que je suis le plus utile. Remarquez que mon film traduit une vision sociopolitique particuli&#232;re et une philosophie de vie nuanc&#233;e. Quoi qu'il en soit, ne vous attendez pas &#224; me voir prendre position prochainement sur la place publique. Cela dit, je me donne toujours une certaine marge de man&#339;uvre pour pouvoir intervenir au cas o&#249; je jugerais que ma prise de position pourrait faire avancer une cause importante &#224; laquelle je crois&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Les films S&#233;ville&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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